Pour moi, tout y est !
J'aime franchement ce genre graphique "à l'arrache", on sort justement des illustrations trop léchées !!!
J'suis pas papa, mais maman ... et j'ai vraiment apprécié.
Chercher à s'identifier aux héros et à chaque lecture pour les apprécier me semble délicat.
Comment faire, alors, à la lecture d'un bon "Marvel", quand on est comme moi, une p'tite bonne femme d'1m50 ?
Non, sans blague, j'ai passé un très bon moment à la lecture de cette BD drôle, fraiche et revigorante.
Une bonne idée cadeau ...
Bravo au Sieur Bob !
Ca faisait longtemps qu'une BD ne m'avait pas autant diverti !
La qualité principale de cette série, c'est qu'elle est drôle. Elle ne se prend pas au sérieux, et j'aime beaucoup cet humour, avec un comique de situation, des répliques cinglantes, quelques gags dans le décor. Il y a même une certaine forme de moquerie envers Harry Potter et Twilight (ce que ça fait du bien de conspuer cette série écoeurante de vampires à l'eau de rose !)
Le scénario est original, et ça j'apprécie également. Raconter une histoire de monstres qui dirigent un parc d'attractions, dans la Nord de la France qui plus est, fallait le faire !...et c'est fait avec brio en plus ! A aucun moment je n'ai eu envie de lâcher ma lecture, on ne s'ennuie pas.
J'ai un peu tiqué sur le scénario à la fin du tome 2 avec l'histoire des frères jumeaux, mais après relecture, mon interprétation personnelle est que l'auteur a été un peu maladroit dans les dialogues pour l'expliquer.
Comme je le disais plus haut, cette histoire se déroule dans ma région, et sans être lourdingue avec des allusions aux ch'tis à tout bout de champ ! (ça aussi ça fait du bien !)
Le deuxième tome est d'ailleurs muni d'un ex libris: une coupure de la "Voix du Nord", célèbre quotidien du Nord-Pas-de-Calais. C'est très bien fait et ça ajoute vraiment un plus à cet opus.
Côté dessins, l'origine informatisée m'a rebuté....pas plus d'une page. C'est très fluide, agréable à lire, les couleurs sont bien dosées.
Bref, une vraie bonne surprise. J'attends le tome 3 !!
(73)
Une bd mettant en scène un triple champion du monde de Curling ne peut être foncièrement mauvaise (et ce n’est pas Ryle qui me contredirait). Lorsqu’on sait en plus que Miranda participe au casting (tout comme Radada, Barbapapa, un schtroumph et j’en passe), là on se dit que c’est la perle rare (cette bd, pas Miranda … quoique ?). Et quand on voit que c’est Pixel Vengeur qui en est l’auteur, là on comprend mieux (mais on n’est pas rassuré pour autant). :)
Cet auteur est en marge de la production actuelle avec un rendu des planches aux tonalités délicieusement surannées et un délire omniprésent (mais canalisé tout de même). J’aime me plonger de temps à autre dans ce genre de déconne qui vire au grand n’importe quoi (en apparence) et où tout peut arriver (je dis bien tout). Toute allusion avec le comics Flash Gordon est bien entendu fortuite. Splash Gordon, cet unique dingo (l’australien, pas celui de Walt) avec ses épaulettes en moumoute, est accompagné par Dale (sa poupée gonflable) et par le docteur Zarkov pour sauver la planète (rien que ça). On ne sait pas pour autant s’il aura plus à craindre du kamikaze Bling (le méchant de l’histoire) ou bien de ses alliés improvisés de la planète Mongo. Inutile de préciser que cette lecture fut très divertissante. J’ai pris un réel plaisir à suivre les avatars de ce cabot roux et jaloux dès qu’on s’approche de sa poupée (c’est gonflé quand même mais 'faut dire aussi qu'elle manque pas d'air !). Le dessin est appliqué et la narration soutenue par une action et des rebondissements à gogo. A noter que Pixel vengeur interagit épisodiquement avec son héro (zéro ?) … preuve s’il en est besoin de sa grand implication dans l’ouvrage proposé. Bref, voici un bon moment de détente et de jubilation en perspective (pour autant que vous soyez "open").
Pour conclure, je dirais : Splash ahah saver of ze univer … ahem, pardon … WAUGH, lisez-là ! ;)
(Avis donné après la lecture des 100 premiers chapitres)
Sur la couverture des versions comics, les critiques élogieuses comparent souvent cette série au mythique Sandman, dans la qualité. Je trouve personnellement que la comparaison se tient, tant cette série est un énorme coup de pied au cul.
L'auteur y fait évoluer les personnages de contes dans le New York de nos jours, après qu'ils aient été chassés de leurs mondes par "l'adversaire", dont l'identité au départ est inconnue.
On a ici une belle métaphore sur la diaspora juive, qui sera filée tout au long de la série.
Le premier cycle (les 75 premiers chapitres) mettra l'histoire en place et verra nos héros triompher de cet adversaire. Un second cycle est en cours de production, et voit la communauté confrontée à un sorcier tout-puissant.
La grande qualité de cette série est je trouve la capacité de déconstruction, et ce sur 2 niveaux :
- Déconstruction du personnage de conte et comptine, afin de lui donner des attributs précis, et une utilité dans la communauté (Mowgli est par exemple un excellent diplomate entre Homme et animaux)
- Déconstruction dans le récit : l'auteur tue selon son gré beaucoup de personnages principaux, mais la profondeur des personnages au départ secondaires permet d'assurer le relai sans aucun problème.L'histoire enchaine donc les retournements de situation, sans devenir confuse, mais en nous tenant en haleine à chaque chapitre.
Mêlant humour, aventure et réflexion politique, le scénario est une réussite.
Le dessin quant à lui s'améliore continuellement au cours de l'histoire, je le trouve personnellement très agréable, il sert le récit à merveille. Mention spéciale aux découpages et à la gestion de l'espace des planches, très originale.
Bref, je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir cette petite merveille!
Mon premier est le contraire de faible.
Mon second vaut fa bémol.
Mon troisième est une affirmation en Russie.
Mon quatrième est une table à laquelle on aurait coupé la tête.
Mon tout est le qualificatif que je réserve au nouvel album de Davodeau, "Les Ignorants".
Oups, on n'est pas sur le sujet "Je m'ennuie, on fait des charades BD?" sur le forum de BDthèque ??? Désolée, je vais être plus claire alors : formidable !
Comment ça "un peu court" ? Ok, ok, je développe.
En premier le dessin.
Y a pas à dire, Davodeau était déjà un fabuleux scénariste, il devient de plus en plus un très bon dessinateur. Trait éclairci, visages de plus en plus réguliers,... Il arrive à rendre la beauté de la vigne simplement en noir et blanc. Car oui, c'est beau une vigne... nostalgie des dernières vacances en Alsace.
Pour ce qui est du scénario, l'idée est simple mais géniale. La rencontre entre deux personnes passionnées par leur métier et passionnantes est tout simplement captivante. Les 270 pages ont été avalées en un clin d'oeil. L'histoire est vivante, remplie d'humour, pleine d'humanité. On a envie de les rencontrer ces gaillards, de partager avec eux autour du vin et de la BD. Deux sujets qui m'intéressent et on ressort de cette BD avec l'impression d'avoir appris plein de choses... comme c'est agréable de s'instruire en s'amusant.
Allez, on reste un peu en vacances en débouchant une bonne bouteille de vin (pour les références, voir l'avis de Mac Arthur, il a bien voulu partager :p)
J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais finalement je pense qu'il mérite bien un "culte". Je le relirai avec grand plaisir. A découvrir donc (ainsi que les autres albums de Davodeau ! Oui oui, on peut le dire, je suis fan).
Très bonne surprise que ce Urban!
Je ne connaissais pas la série d'il y'a 12 ans (urban games) mais vu ses notes sur bdtheque, c'est sans doute mieux car je serais peut être passé à coté de celle ci dont le premier tome est vraiment très bon.
Le dessin est très original et aide fortement à s'immiscer dans cet univers, le récit nous faisant découvrir cette cité étrange qu'est Monplaisir. Le dépaysement se fait très rapidement et l'on s'attache au personnage principal, sorte de gros nigaud naïf mais au bon coeur.
Bref du tout bon, moi qui n'accroche que rarement aux bd de science fiction je ne peux qu'en conseiller la lecture...
Ca, c’est de la BD !…
Histoire librement inspirée de l’intrigue du roman « La Dame de Monsoreau », l’auteur nous livre une véritable fresque, une épopée graphique parfois copiée mais jamais égalée.
Auteur inconnu ou oublié… série inconnue sauf des « anciens » (et encore).. cet Aigle mérite pourtant le détour.
Grande aventure de cape et d’épée, elle débute –sous forme de petit format- dans « Pipo » dès 1956 pour se poursuivre dans « Blek ». Elle est incorporée dans une véritable intrigue politique d’alors qui met en scène les grands problèmes religieux et politiques sous le règne d’Henri III et principal rival : son propre frère le duc d’Anjou. S’associe une grand histoire d’amour impossible.
En plus d’une intrigue captivante, l’art de Dvi éclate vraiment. Il n’a pas son pareil pour manier plume et pinceau dans des dessins qui sont –pour moi- de véritable œuvres d’art. Les personnages sont bien campés, les recherches des costumes et apprêts, des détails historiques forment un ensemble de vraiment bon ton. Il est impossible, je pense, de lire ces pages comme on le ferait pour un album « normal » (on lit le texte en s’arrêtant très rarement sur le contenu de la ou des cases).
Ici, impossible de ne pas s’arrêter pour contempler, scruter, apprécier le dessin. C’est vrai, les personnages principaux et intervenants divers prennent parfois « la pause », mais c’est cette imagerie qui donne toute sa saveur à cette véritable « littérature graphique ».
Qui plus est, le noir et blanc magnifie personnages et décors, offre l’illusion d’une 3D de par la façon de les travailler en profondeur.
Peut-on parler « d’un trait », « d’une ligne » ?… non car chaque dessin, chaque forme plutôt, est composée de nombreux traits fins –serrés ou non- qui donne cette sorte d’ampleur aux cases.
L’histoire générale comporte 4 histoires. L’ensemble a été –heureusement- réuni par l’éditeur en deux très beaux volumes de quelque 100 pages chacun (dommage la couverture souple !) tirés à 1000 exemplaires chacun.
Il existe un magnifique port-folio (que je ne possède pas, grrr…) où les grandes planches en quadrichromie dévoilent toutes leurs richesses.
L’Aigle de Clermont ?… il s’est envolé il y a longtemps. Mais il repasse de temps en temps.
Très bon et vrai coup de cœur ; très rare de ma part.
Après l’excellent Lulu Femme Nue, une œuvre de fiction profondément humaine, Etienne Davodeau revient au reportage bd pour nous livrer le récit d’une initiation croisée.
Initiation croisée… Echange de savoir et de passion… Un sujet sur mesure pour cet artiste devenu un maître dans l’art de relater les rapports humains simples et francs (voir son « Quelques jours avec un menteur » pour exemple) et dans celui de vulgariser des données techniques (lisez donc « Rural ! » pour vous en convaincre).
Et, à nouveau, Etienne Davodeau fait mouche. Son récit est instructif, amusant et incroyablement humain. Les rencontres y occupent un espace majeur, et chacune d’elles nourrit les acteurs plus sûrement que n’importe quel restaurant 4 étoiles.
Etienne et son ami viticulteur sont deux passionnés, cela se voit et se sent, mais ils gardent une capacité d’autodérision et de recul qui les rendent simples, accessibles et, aussi, extrêmement didactiques. Les deux se révèlent en effet être d’excellents professeurs.
Et s’il est amusant pour un lecteur dans mon genre d’observer les réactions d’un novice face à un Moebius, un Gibrat ou un Trondheim, le récit devient très instructif dès que le thème de la viticulture (et du vin) est abordé. Davodeau a eu une idée simple mais géniale qui fait basculer le lecteur de maître en apprenti tout au long du récit. Un coup, je m’amuse en apprenant, un coup j’apprends en m’amusant. C’est pareil mais différent.
Autre qualité : l’écriture ! Elle coule, simple, fluide, vivante, naturelle, souvent drôle. Pour parvenir à ce niveau, il faut à l’auteur une impressionnante maîtrise. Et si cette écriture est si performante, c’est parce que l’auteur parvient à ne pas la rendre omniprésente. Ici, les silences expriment autant que les dialogues. Le découpage est bien équilibré. La fin des chapitres survient avant l’idée même d’un quelconque sentiment de lassitude et ne provoque qu’une seule envie : celle de découvrir le chapitre suivant !
Ce récit riche de plus de 250 pages vous glisse dans les neurones comme un rien. Les données techniques sont digérées avec plaisir (notamment les débats sur la biodynamique et le sulfatage) tant elles sont présentées avec humour, humilité et simplicité.
… Ahhh, ce que les gens passionnés peuvent être passionnants !
A la fin de cette lecture, je ne peux que remercier Etienne Davodeau de m’avoir permis d’entrer, l’espace d’une lecture, dans le monde de ces ignorants, de ces passionnés.
PS : après lecture, je n’ai pu m’empêcher de déboucher une bouteille de muscat alsacien produite selon les principes de la biodynamie par une viticultrice indépendante (Sylvie Spielmann, de Bergheim). Et bien, il m’en est apparu encore meilleur !
Maudit mardi est une bande dessinée très originale, qu'on ouvre par curiosité d'abord et dans laquelle on plonge ensuite sans en lâcher une case. Elle raconte l'histoire à priori banale d'un homme, Achille, qui part à la recherche de son amie d'enfance après des années de séparation. Resté sur leur île natale, il regarde les paquebots passer. Une correspondance, plutôt à sens unique, finit par s'essouffler jusqu'au jour où, après avoir évité la noyade, il se décide enfin à affronter la grande ville pour retrouver celle qui lui manque tant. Si l'on s'en tient à ce résumé, l'histoire a peu de chance de vous captiver... et pourtant.
La façon dont Nicolas Vadot aborde ce sujet n'a rien, mais absolument rien de banal. Il joue avec les métaphores, installe une ambiance particulière, une étrangeté et un onirisme captivants. Au-delà de l'homme qui prend racine face à l'océan et qui s'en arrache alors que ses jambes sont devenues de bois, il y a aussi cet étonnant handicap d'un Achille sans pieds, sans talons, donc invincible. Mais dans quelle limite sa faiblesse devient une force et vice versa ? Car, on le lui a dit un jour : il mourra un mardi... mais lequel ?
Maudit mardi est teinté de nostalgie et de mélancolie, de mystères et de fantasmagories et la mise en image de cette aventure est très réussie. Des pleines et doubles pages d'une grande beauté et d'un beau crayonné jalonnent la bande-dessinée et le montage des cases est très dynamique. Techniquement, c'est donc tout aussi bon.
Pour conclure, nous évoquerons rapidement l'éditeur Sandawe.com car là aussi cela contribue à vouloir se pencher sur cette BD. Avec eux : "L'éditeur c'est vous !". Autrement dit ce sont les internautes qui investissent dans des projets qui leur plaisent. Le financement permet ensuite d'éditer les BD, mais vous en saurez plus en allant sur leur site. Il y a pas mal de choses en cours qui méritent une attention particulière.
En attendant, la suite de Maudit Mardi est déjà financée et elle paraîtra en septembre 2012.
Un vrai coup de cœur pour cette nouveauté. J'ai ri aux éclats à plusieurs reprises, essentiellement dans la première partie de l'album. Les références abordées par l'auteur sont multiples et rentrent magnifiquement bien dans les miennes. C'est drôle et pertinent, tout simplement.
Le dessin est parfait pour l'album. J'adore quand l'auteur traduit graphiquement les invraisemblances qu'il relève dans le cinéma. C'est tout simplement génial !
L'exercice pourrait sembler facile mais détrompez-vous, le concept est parfaitement traité et maîtrisé. Vivement la suite !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Je suis ton père !
Pour moi, tout y est ! J'aime franchement ce genre graphique "à l'arrache", on sort justement des illustrations trop léchées !!! J'suis pas papa, mais maman ... et j'ai vraiment apprécié. Chercher à s'identifier aux héros et à chaque lecture pour les apprécier me semble délicat. Comment faire, alors, à la lecture d'un bon "Marvel", quand on est comme moi, une p'tite bonne femme d'1m50 ? Non, sans blague, j'ai passé un très bon moment à la lecture de cette BD drôle, fraiche et revigorante. Une bonne idée cadeau ... Bravo au Sieur Bob !
Zombillénium
Ca faisait longtemps qu'une BD ne m'avait pas autant diverti ! La qualité principale de cette série, c'est qu'elle est drôle. Elle ne se prend pas au sérieux, et j'aime beaucoup cet humour, avec un comique de situation, des répliques cinglantes, quelques gags dans le décor. Il y a même une certaine forme de moquerie envers Harry Potter et Twilight (ce que ça fait du bien de conspuer cette série écoeurante de vampires à l'eau de rose !) Le scénario est original, et ça j'apprécie également. Raconter une histoire de monstres qui dirigent un parc d'attractions, dans la Nord de la France qui plus est, fallait le faire !...et c'est fait avec brio en plus ! A aucun moment je n'ai eu envie de lâcher ma lecture, on ne s'ennuie pas. J'ai un peu tiqué sur le scénario à la fin du tome 2 avec l'histoire des frères jumeaux, mais après relecture, mon interprétation personnelle est que l'auteur a été un peu maladroit dans les dialogues pour l'expliquer. Comme je le disais plus haut, cette histoire se déroule dans ma région, et sans être lourdingue avec des allusions aux ch'tis à tout bout de champ ! (ça aussi ça fait du bien !) Le deuxième tome est d'ailleurs muni d'un ex libris: une coupure de la "Voix du Nord", célèbre quotidien du Nord-Pas-de-Calais. C'est très bien fait et ça ajoute vraiment un plus à cet opus. Côté dessins, l'origine informatisée m'a rebuté....pas plus d'une page. C'est très fluide, agréable à lire, les couleurs sont bien dosées. Bref, une vraie bonne surprise. J'attends le tome 3 !! (73)
Une Aventure Intersidérante de Splash Gordon dans Mongo Fury
Une bd mettant en scène un triple champion du monde de Curling ne peut être foncièrement mauvaise (et ce n’est pas Ryle qui me contredirait). Lorsqu’on sait en plus que Miranda participe au casting (tout comme Radada, Barbapapa, un schtroumph et j’en passe), là on se dit que c’est la perle rare (cette bd, pas Miranda … quoique ?). Et quand on voit que c’est Pixel Vengeur qui en est l’auteur, là on comprend mieux (mais on n’est pas rassuré pour autant). :) Cet auteur est en marge de la production actuelle avec un rendu des planches aux tonalités délicieusement surannées et un délire omniprésent (mais canalisé tout de même). J’aime me plonger de temps à autre dans ce genre de déconne qui vire au grand n’importe quoi (en apparence) et où tout peut arriver (je dis bien tout). Toute allusion avec le comics Flash Gordon est bien entendu fortuite. Splash Gordon, cet unique dingo (l’australien, pas celui de Walt) avec ses épaulettes en moumoute, est accompagné par Dale (sa poupée gonflable) et par le docteur Zarkov pour sauver la planète (rien que ça). On ne sait pas pour autant s’il aura plus à craindre du kamikaze Bling (le méchant de l’histoire) ou bien de ses alliés improvisés de la planète Mongo. Inutile de préciser que cette lecture fut très divertissante. J’ai pris un réel plaisir à suivre les avatars de ce cabot roux et jaloux dès qu’on s’approche de sa poupée (c’est gonflé quand même mais 'faut dire aussi qu'elle manque pas d'air !). Le dessin est appliqué et la narration soutenue par une action et des rebondissements à gogo. A noter que Pixel vengeur interagit épisodiquement avec son héro (zéro ?) … preuve s’il en est besoin de sa grand implication dans l’ouvrage proposé. Bref, voici un bon moment de détente et de jubilation en perspective (pour autant que vous soyez "open"). Pour conclure, je dirais : Splash ahah saver of ze univer … ahem, pardon … WAUGH, lisez-là ! ;)
Fables
(Avis donné après la lecture des 100 premiers chapitres) Sur la couverture des versions comics, les critiques élogieuses comparent souvent cette série au mythique Sandman, dans la qualité. Je trouve personnellement que la comparaison se tient, tant cette série est un énorme coup de pied au cul. L'auteur y fait évoluer les personnages de contes dans le New York de nos jours, après qu'ils aient été chassés de leurs mondes par "l'adversaire", dont l'identité au départ est inconnue. On a ici une belle métaphore sur la diaspora juive, qui sera filée tout au long de la série. Le premier cycle (les 75 premiers chapitres) mettra l'histoire en place et verra nos héros triompher de cet adversaire. Un second cycle est en cours de production, et voit la communauté confrontée à un sorcier tout-puissant. La grande qualité de cette série est je trouve la capacité de déconstruction, et ce sur 2 niveaux : - Déconstruction du personnage de conte et comptine, afin de lui donner des attributs précis, et une utilité dans la communauté (Mowgli est par exemple un excellent diplomate entre Homme et animaux) - Déconstruction dans le récit : l'auteur tue selon son gré beaucoup de personnages principaux, mais la profondeur des personnages au départ secondaires permet d'assurer le relai sans aucun problème.L'histoire enchaine donc les retournements de situation, sans devenir confuse, mais en nous tenant en haleine à chaque chapitre. Mêlant humour, aventure et réflexion politique, le scénario est une réussite. Le dessin quant à lui s'améliore continuellement au cours de l'histoire, je le trouve personnellement très agréable, il sert le récit à merveille. Mention spéciale aux découpages et à la gestion de l'espace des planches, très originale. Bref, je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir cette petite merveille!
Les Ignorants
Mon premier est le contraire de faible. Mon second vaut fa bémol. Mon troisième est une affirmation en Russie. Mon quatrième est une table à laquelle on aurait coupé la tête. Mon tout est le qualificatif que je réserve au nouvel album de Davodeau, "Les Ignorants". Oups, on n'est pas sur le sujet "Je m'ennuie, on fait des charades BD?" sur le forum de BDthèque ??? Désolée, je vais être plus claire alors : formidable ! Comment ça "un peu court" ? Ok, ok, je développe. En premier le dessin. Y a pas à dire, Davodeau était déjà un fabuleux scénariste, il devient de plus en plus un très bon dessinateur. Trait éclairci, visages de plus en plus réguliers,... Il arrive à rendre la beauté de la vigne simplement en noir et blanc. Car oui, c'est beau une vigne... nostalgie des dernières vacances en Alsace. Pour ce qui est du scénario, l'idée est simple mais géniale. La rencontre entre deux personnes passionnées par leur métier et passionnantes est tout simplement captivante. Les 270 pages ont été avalées en un clin d'oeil. L'histoire est vivante, remplie d'humour, pleine d'humanité. On a envie de les rencontrer ces gaillards, de partager avec eux autour du vin et de la BD. Deux sujets qui m'intéressent et on ressort de cette BD avec l'impression d'avoir appris plein de choses... comme c'est agréable de s'instruire en s'amusant. Allez, on reste un peu en vacances en débouchant une bonne bouteille de vin (pour les références, voir l'avis de Mac Arthur, il a bien voulu partager :p) J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais finalement je pense qu'il mérite bien un "culte". Je le relirai avec grand plaisir. A découvrir donc (ainsi que les autres albums de Davodeau ! Oui oui, on peut le dire, je suis fan).
Urban
Très bonne surprise que ce Urban! Je ne connaissais pas la série d'il y'a 12 ans (urban games) mais vu ses notes sur bdtheque, c'est sans doute mieux car je serais peut être passé à coté de celle ci dont le premier tome est vraiment très bon. Le dessin est très original et aide fortement à s'immiscer dans cet univers, le récit nous faisant découvrir cette cité étrange qu'est Monplaisir. Le dépaysement se fait très rapidement et l'on s'attache au personnage principal, sorte de gros nigaud naïf mais au bon coeur. Bref du tout bon, moi qui n'accroche que rarement aux bd de science fiction je ne peux qu'en conseiller la lecture...
L'Aigle de Clermont
Ca, c’est de la BD !… Histoire librement inspirée de l’intrigue du roman « La Dame de Monsoreau », l’auteur nous livre une véritable fresque, une épopée graphique parfois copiée mais jamais égalée. Auteur inconnu ou oublié… série inconnue sauf des « anciens » (et encore).. cet Aigle mérite pourtant le détour. Grande aventure de cape et d’épée, elle débute –sous forme de petit format- dans « Pipo » dès 1956 pour se poursuivre dans « Blek ». Elle est incorporée dans une véritable intrigue politique d’alors qui met en scène les grands problèmes religieux et politiques sous le règne d’Henri III et principal rival : son propre frère le duc d’Anjou. S’associe une grand histoire d’amour impossible. En plus d’une intrigue captivante, l’art de Dvi éclate vraiment. Il n’a pas son pareil pour manier plume et pinceau dans des dessins qui sont –pour moi- de véritable œuvres d’art. Les personnages sont bien campés, les recherches des costumes et apprêts, des détails historiques forment un ensemble de vraiment bon ton. Il est impossible, je pense, de lire ces pages comme on le ferait pour un album « normal » (on lit le texte en s’arrêtant très rarement sur le contenu de la ou des cases). Ici, impossible de ne pas s’arrêter pour contempler, scruter, apprécier le dessin. C’est vrai, les personnages principaux et intervenants divers prennent parfois « la pause », mais c’est cette imagerie qui donne toute sa saveur à cette véritable « littérature graphique ». Qui plus est, le noir et blanc magnifie personnages et décors, offre l’illusion d’une 3D de par la façon de les travailler en profondeur. Peut-on parler « d’un trait », « d’une ligne » ?… non car chaque dessin, chaque forme plutôt, est composée de nombreux traits fins –serrés ou non- qui donne cette sorte d’ampleur aux cases. L’histoire générale comporte 4 histoires. L’ensemble a été –heureusement- réuni par l’éditeur en deux très beaux volumes de quelque 100 pages chacun (dommage la couverture souple !) tirés à 1000 exemplaires chacun. Il existe un magnifique port-folio (que je ne possède pas, grrr…) où les grandes planches en quadrichromie dévoilent toutes leurs richesses. L’Aigle de Clermont ?… il s’est envolé il y a longtemps. Mais il repasse de temps en temps. Très bon et vrai coup de cœur ; très rare de ma part.
Les Ignorants
Après l’excellent Lulu Femme Nue, une œuvre de fiction profondément humaine, Etienne Davodeau revient au reportage bd pour nous livrer le récit d’une initiation croisée. Initiation croisée… Echange de savoir et de passion… Un sujet sur mesure pour cet artiste devenu un maître dans l’art de relater les rapports humains simples et francs (voir son « Quelques jours avec un menteur » pour exemple) et dans celui de vulgariser des données techniques (lisez donc « Rural ! » pour vous en convaincre). Et, à nouveau, Etienne Davodeau fait mouche. Son récit est instructif, amusant et incroyablement humain. Les rencontres y occupent un espace majeur, et chacune d’elles nourrit les acteurs plus sûrement que n’importe quel restaurant 4 étoiles. Etienne et son ami viticulteur sont deux passionnés, cela se voit et se sent, mais ils gardent une capacité d’autodérision et de recul qui les rendent simples, accessibles et, aussi, extrêmement didactiques. Les deux se révèlent en effet être d’excellents professeurs. Et s’il est amusant pour un lecteur dans mon genre d’observer les réactions d’un novice face à un Moebius, un Gibrat ou un Trondheim, le récit devient très instructif dès que le thème de la viticulture (et du vin) est abordé. Davodeau a eu une idée simple mais géniale qui fait basculer le lecteur de maître en apprenti tout au long du récit. Un coup, je m’amuse en apprenant, un coup j’apprends en m’amusant. C’est pareil mais différent. Autre qualité : l’écriture ! Elle coule, simple, fluide, vivante, naturelle, souvent drôle. Pour parvenir à ce niveau, il faut à l’auteur une impressionnante maîtrise. Et si cette écriture est si performante, c’est parce que l’auteur parvient à ne pas la rendre omniprésente. Ici, les silences expriment autant que les dialogues. Le découpage est bien équilibré. La fin des chapitres survient avant l’idée même d’un quelconque sentiment de lassitude et ne provoque qu’une seule envie : celle de découvrir le chapitre suivant ! Ce récit riche de plus de 250 pages vous glisse dans les neurones comme un rien. Les données techniques sont digérées avec plaisir (notamment les débats sur la biodynamique et le sulfatage) tant elles sont présentées avec humour, humilité et simplicité. … Ahhh, ce que les gens passionnés peuvent être passionnants ! A la fin de cette lecture, je ne peux que remercier Etienne Davodeau de m’avoir permis d’entrer, l’espace d’une lecture, dans le monde de ces ignorants, de ces passionnés. PS : après lecture, je n’ai pu m’empêcher de déboucher une bouteille de muscat alsacien produite selon les principes de la biodynamie par une viticultrice indépendante (Sylvie Spielmann, de Bergheim). Et bien, il m’en est apparu encore meilleur !
Maudit mardi !
Maudit mardi est une bande dessinée très originale, qu'on ouvre par curiosité d'abord et dans laquelle on plonge ensuite sans en lâcher une case. Elle raconte l'histoire à priori banale d'un homme, Achille, qui part à la recherche de son amie d'enfance après des années de séparation. Resté sur leur île natale, il regarde les paquebots passer. Une correspondance, plutôt à sens unique, finit par s'essouffler jusqu'au jour où, après avoir évité la noyade, il se décide enfin à affronter la grande ville pour retrouver celle qui lui manque tant. Si l'on s'en tient à ce résumé, l'histoire a peu de chance de vous captiver... et pourtant. La façon dont Nicolas Vadot aborde ce sujet n'a rien, mais absolument rien de banal. Il joue avec les métaphores, installe une ambiance particulière, une étrangeté et un onirisme captivants. Au-delà de l'homme qui prend racine face à l'océan et qui s'en arrache alors que ses jambes sont devenues de bois, il y a aussi cet étonnant handicap d'un Achille sans pieds, sans talons, donc invincible. Mais dans quelle limite sa faiblesse devient une force et vice versa ? Car, on le lui a dit un jour : il mourra un mardi... mais lequel ? Maudit mardi est teinté de nostalgie et de mélancolie, de mystères et de fantasmagories et la mise en image de cette aventure est très réussie. Des pleines et doubles pages d'une grande beauté et d'un beau crayonné jalonnent la bande-dessinée et le montage des cases est très dynamique. Techniquement, c'est donc tout aussi bon. Pour conclure, nous évoquerons rapidement l'éditeur Sandawe.com car là aussi cela contribue à vouloir se pencher sur cette BD. Avec eux : "L'éditeur c'est vous !". Autrement dit ce sont les internautes qui investissent dans des projets qui leur plaisent. Le financement permet ensuite d'éditer les BD, mais vous en saurez plus en allant sur leur site. Il y a pas mal de choses en cours qui méritent une attention particulière. En attendant, la suite de Maudit Mardi est déjà financée et elle paraîtra en septembre 2012.
Tu mourras moins bête
Un vrai coup de cœur pour cette nouveauté. J'ai ri aux éclats à plusieurs reprises, essentiellement dans la première partie de l'album. Les références abordées par l'auteur sont multiples et rentrent magnifiquement bien dans les miennes. C'est drôle et pertinent, tout simplement. Le dessin est parfait pour l'album. J'adore quand l'auteur traduit graphiquement les invraisemblances qu'il relève dans le cinéma. C'est tout simplement génial ! L'exercice pourrait sembler facile mais détrompez-vous, le concept est parfaitement traité et maîtrisé. Vivement la suite !