Sans la moindre hésitation, j’attribue à cette superbe série la note maximale et un coup de cœur !
S’il m’a fallu quelques planches pour me plonger dans le récit, je n’ai plus pu décrocher par la suite, étant complètement passionné par cette extraordinaire aventure humaine.
Comment rester de marbre devant le travail de l’équipe de MSF ? Devant le sort du peuple afghan ? Et puis surtout devant le sort de Bernard Lefèvre, le photographe ?
Car il est bien question d’un périple physique incroyable mais tellement riche sur le plan humain. Je me suis parfaitement identifié au photographe et j’ai éprouvé à son égard une très grande empathie. C’est tellement rythmé et passionnant que le lecteur s’attache aux différents protagonistes et ressort franchement bousculé de sa lecture. Même s’il m’arrive de vivre des événements assez étonnants dans mon boulot, je dois dire que cet album m’a vraiment interpellé au regard de la vie sécurisée dont nous profitons…
Cette aventure est pourtant bien réelle et les clichés photographiques de Bernard Lefèvre sont là pour nous le rappeler. Alternant un dessin assez simpliste, comme dans La Guerre d'Alan, avec des photos, j’ai adoré l’approche graphique de l’album. Le minimalisme du trait m’a moins dérangé dans cette série, car il sert parfaitement l’insertion des clichés photos. C’est très habilement transposé et le résultat final est à la hauteur du documentaire. Il est à noter que l’édition intégrale propose un dvd qui est assez appréciable en fin de lecture.
Une fois encore, la BD a réussi à m’émouvoir et à m’étonner. Ce carnet de voyage fait incontestablement partie du must de ma bibliothèque. Cette lecture fut un pur moment de bonheur et me fait dire que ma passion pour la bande dessinée a encore de très beaux jours devant elle…
L'originalité de cette excellente série concerne son approche de la Première Guerre Mondiale. En effet l'histoire se déroule pendant la guerre des tranchées et propose une approche policière plutôt qu'une approche guerrière. De plus elle évoque un thème pas souvent évoqué : les meurtres de femmes derrière les lignes. Car si dix millions d'hommes ont péri dans les tranchées des centaines de femmes ont été violées et assassinées.
Tome 1 : 3/5 L'histoire démarre assez lentement. On apprend à travers les pensées d'un vieil homme souffrant des effets des gazs qu'un tueur vise les femmes pendant les permissions à l'arrière. Le lieutenant Roland Vialatte (le vieil homme) de la gendarmerie est chargé de l'enquête qui va le mener sur le front. Là il découvre les conditions de vie des hommes et apprend l'existence d'une section composée de repris de justice. Dans cette première complainte les personnages sont posés de fort belle manière et le dessin attire l'oeil mais le manque d'action se fait clairement ressentir. Cela dit on a connu des démarrages de séries moins bons (voir L'oeil des Doberman).
Tome 2 : 5/5 Cette fois-ci l'histoire nous mène au coeur des combats, l'intrigue étant centrée sur la section évoquée dans le tome 1. Le tome propose donc une part importante de scènes de guerre sans pour autant tomber dans le déluge d'action. La violence prend par ailleurs tout son sens dans cet épisode avec des scènes de guerre pas très longues mais assez sanglantes, notamment la dernière qui clôt le tome de fort belle manière. Ce deuxième volume se dévore donc à une vitesse folle, rarement une BD ne m'aura autant captivé de sa première case jusqu'à la dernière ! L'histoire des femmes assassinées continue par ailleurs avec de nouveaux éléments qui agrandissent les soupçons sur la section de criminels.
Tome 3 : 4/5 L'histoire démarre fort : deux ans se sont écoulés depuis l'attaque qui a coûté la vie à la section toute entière. Roland est devenu tankiste et affronte les Allemands en première ligne avant d'être blessé au cours d'un assaut. Rapatrié à l'arrière, il reprendra son enquête lorsqu'une autre victime sera découverte. Aidé par un camarade de tranchées, Roland fera une nouvelle découverte sur la section désormais anéantie qui remettra tout en cause. Le rythme diminuera alors un peu trop mais l'histoire reste toujours aussi prenante. A la fin du tome on apprendra comment Roland a été gazé et a survécu malgré tout, juste avant de recevoir une nouvelle stupéfiante. Très honnêtement il n'y avait pas meilleur moyen de terminer cette partie : on nous met vraiment l'eau à la bouche avec une information finale de taille et on nous promet donc un tome final des plus grandiose. L'attente va être longue.
Moyenne des trois tomes : 4/5
Certains vont voir un psy, Xavier Mussat a fait une bande dessinée. Un livre qui touche au cœur autant par le portrait sans concession qu'il fait des siens que par les illustrations graphiques de chaque situations. Un livre qui fait réfléchir au sens de la vie et aux responsabilités de chacun en tant que parents.
Quelle ambiance!!
J'ai rencontré l'auteur et voilà quelqu'un qui aime ce qu'il fait et s'applique à ne rien laisser au hasard.
Le Paris de la belle époque est retranscrit dans une ambiance noire et prenante, on est emporté par cette BD. De plus, l'auteur (qui est aussi le dessinateur) n'hésite pas à jouer sur les effets : cases arrondies, fonds noirs... et cela amène un plus à cette ambiance mystique. Beaucoup de mystère plane au dessus de cette enquète et on a hâte de connaître la suite...
Après lecture des 3 tomes. (on ma offert le premier et j'ai couru acheter les 2 autres...)
C'est le genre d'univers que j'affectionne tout particulièrement, le réel et le fantastique sont parfaitement imbriqués, on voyage tant géographiquement que dans des mondes parallèles en étant totalement transporté et ce voyage ne s'arrête que lorsque l'on repose la BD.
Le dessin est maîtrisé même si parfois il manque un peu de maturité.
Vite la fin!!!
Si on me demande une série qui met en valeur le 9ème Art, je pense que Siegfried sera dans ma réponse.
Je me suis explosé les yeux en lisant cette série tellement c'est beau ! Je m'attendais à de très beaux dessins (dans le genre du Troisième Testament), mais c'est encore mieux au final !
Les couleurs sont choisies avec intelligence et discernement et la blancheur écarlate de certaines planches entrecroise de sombres décors dans d'autres, un ravissement !
Ce qui a rendu le dessin encore plus maitrisé, ce sont les mimiques très simples que peut faire Mime face à des double-planches magistrales, cela 'allège' la perfection du crayon !
Alex Alice a explosé son potentiel pour nous livrer une œuvre sur laquelle il a passé du temps. Il a joué avec les codes de la bande dessinée : découpe des planches variée, réfléchie, originale et phylactères soignés, innovants et faisant partie intégrante du dessin (chose rare).
Le scénario est vraiment bien ficelé, en triptyque (chouette !) et la narration est vraiment bien choisie ! Là aussi, Alice a réussi son effet : adapter divers "légendes" en BD et réussir à rendre une histoire prenante, chevaleresque ; le tout demeurant à la fois complexe (notamment le milieu et la fin du dernier tome) mais accessible à tous : jeunes-(plus) vieux, BDphiles passionnés-néophytes peu exigeants !
Bravo à Alex Alice qui a réalisé seul ce triptyque, d'une main de maître ! On sent qu'il s'est beaucoup investi mais qu'il est resté en confiance tout au long de la série !
5/5 amplement mérité !
Voilà un album qui m'a perturbé.
Je l'ai trouvé passionnant et hautement original. Pas par la trame de son histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais par son traitement en contre-pied génialement imaginé. Car le héros dans le monde des humains, chose très inhabituelle, c'est d'abord l'Aigle avec un grand A. Et l'on perçoit tout au travers du regard du super-prédateur qui lutte pour sa survie, et qui est ici, de surcroît, particulièrement vengeur et tueur.
Le rendu graphique est sublime. Ca donne au résultat un climat froid, glacial, glauque même, très prenant, même si tout de même pas toujours très crédible, ... mais est-il permis de rêver ?
Vivement que Sokal tienne bon la barre, et que le deuxième tome puisse être à la hauteur du premier, ou le dépasser !
Note : 4.5/5 !
Si on a un peu suivi l'actualité BD de cette année, on a forcément entendu parler, entre autres de la dernière œuvre de Davodeau, et franchement, c'est un must.
Je ne suis pas forcément un amateur de vin... Je peux en goûter et en différencier, mais je n'aime pas vraiment ça. Mais, honnêtement, si on est un tant soit peu curieux je pense qu'on n'est pas obligé d'adorer le vin (ou la BD) pour apprécier ce livre.
En effet, si la fabrication du vin peut paraître rébarbative aux non initiés, Davodeau et son talent narratif sont là pour rendre le tout passionnant.
Alors évidemment, comme, à l'origine, j'ai plus lu ce pavé pour avoir des renseignements sur la BD, je me suis des fois dit, lorsque j'ai suivi le parcours initiatique de ces deux ignorants dans un domaine, qu'il n'y avait pas assez de passages portant sur la BD, mais finalement, cela reste agréable à lire. C'est vrai que le pourcentage de pages traitant de vin est plus important, mais comme ces chapitres sont vraiment très intéressants, surtout que dans le domaine j'ai tout à apprendre, on ne décroche pas du livre (j'ai même pu retrouver un peu de mon expérience dans le chapitre des vendanges), que j'avais prévu de lire en plus de temps.
Cette BD est illustrée par le magnifique, dégradé et soigné dessin de Davodeau, avec un trait semi-réaliste fin (très joli sur les paysages naturels) et une colorisation au lavis gris, certes classique mais, elle aussi, magnifique.
"Les ignorants" fait partie des meilleurs albums de l'année, qui sera instructif dans les deux domaines aux amateurs de BDs et de vins (d'ailleurs, je vais conseiller cette BD à certains non-initiés), et qui donne aussi envie de lire (les BDs citées qu'on n'a pas encore lues) et (presque) de boire les beaux vins de (pratiquement) ma région.
4,5/5, j'ai failli mettre 5/5...
J'ai acheté ce pavé car il avait de bonnes critiques sur le site et que j'ai pu le trouver à un prix correct pas loin de chez moi.
Sa lecture m'a procuré beaucoup de plaisir, ça a été mon "rendez-vous du soir" pendant une dizaine de jours.
Avant de lire les autres critiques, je le comparais déjà un peu à du "Friends": des jeunes New-Yorkais, dont la plupart sont des colloc, à une période charnière de leur vie: plus des étudiants, mais pas tout à fait encore des adultes non plus...
C'est un beau récit de tranches de vie de la jeunesse des années 90.
J'ai bien aimé aussi les interludes entre les chapitres du style "A quoi ressembleriez vous si vous étiez du sexe opposé", "Quel serait le titre de votre biographie"...etc avec les personnages, principaux comme secondaires, qui répondent tour à tour sur une case.
Graphiquement, c'est un comics en noir et blanc. Le trait est jeune, frais, dynamique, simple, efficace...c'est beau.
Seule petite ombre au tableau, quelques erreurs dans les phylactères: coquilles, mots en double ou oubliés, et je pense que ça et là il existe quelques erreurs de traduction (je pense notamment qu'à la fin, un "I was told that..." de Sherman a été traduit à la lettre ce qui donne grosso modo, "j'ai été dit que...", bof bof, quoi)
Bon sur un bon 600 pages, ces erreurs ne sont pas omniprésentes et ne pourrissent pas la lecture.
Bref, un beau livre à découvrir, ça a été un vrai plaisir que de me replonger dans les années 90 en suivant les histoires, drôles ou pas, du quotidien de cette sympathique bande de jeunes.
(101)
Cette BD est très déroutante : pendant assez longtemps, on ne sait pas vraiment où l'auteur veut en venir. Et en même temps, cela fait écho au côté déroutant qu'a son nouveau pays pour le migrant, représenté ici par des visions fantastiques et oniriques. Tout comme lui, nous avançons en pays inconnu, ignorant que nous sommes des causes, des effets, du sens.
Peu de bandes dessinées ont fait ce pari de ne pas contenir aucune parole, une rare exception étant Capricorne tome 12 d'Andreas, fort opportunément intitulé "" et fort réussi lui aussi. Cela oblige à une démarche plus active du lecteur, qu'on peut apprécier ou pas. Ici, je trouve que cela contribue à générer cette ambiance onirique et mystérieuse, tout en rendant les possibles difficultés linguistiques d'un migrant, sans pour autant nuire à la compréhension finale.
Graphiquement, c'est magnifique. Je ne trouve pas les personnages statiques, bien au contraire. Et ce, même en restant quelques secondes sur chaque image, qui mérite effectivement qu'on s'y attarde.
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Le Photographe
Sans la moindre hésitation, j’attribue à cette superbe série la note maximale et un coup de cœur ! S’il m’a fallu quelques planches pour me plonger dans le récit, je n’ai plus pu décrocher par la suite, étant complètement passionné par cette extraordinaire aventure humaine. Comment rester de marbre devant le travail de l’équipe de MSF ? Devant le sort du peuple afghan ? Et puis surtout devant le sort de Bernard Lefèvre, le photographe ? Car il est bien question d’un périple physique incroyable mais tellement riche sur le plan humain. Je me suis parfaitement identifié au photographe et j’ai éprouvé à son égard une très grande empathie. C’est tellement rythmé et passionnant que le lecteur s’attache aux différents protagonistes et ressort franchement bousculé de sa lecture. Même s’il m’arrive de vivre des événements assez étonnants dans mon boulot, je dois dire que cet album m’a vraiment interpellé au regard de la vie sécurisée dont nous profitons… Cette aventure est pourtant bien réelle et les clichés photographiques de Bernard Lefèvre sont là pour nous le rappeler. Alternant un dessin assez simpliste, comme dans La Guerre d'Alan, avec des photos, j’ai adoré l’approche graphique de l’album. Le minimalisme du trait m’a moins dérangé dans cette série, car il sert parfaitement l’insertion des clichés photos. C’est très habilement transposé et le résultat final est à la hauteur du documentaire. Il est à noter que l’édition intégrale propose un dvd qui est assez appréciable en fin de lecture. Une fois encore, la BD a réussi à m’émouvoir et à m’étonner. Ce carnet de voyage fait incontestablement partie du must de ma bibliothèque. Cette lecture fut un pur moment de bonheur et me fait dire que ma passion pour la bande dessinée a encore de très beaux jours devant elle…
Notre Mère la Guerre
L'originalité de cette excellente série concerne son approche de la Première Guerre Mondiale. En effet l'histoire se déroule pendant la guerre des tranchées et propose une approche policière plutôt qu'une approche guerrière. De plus elle évoque un thème pas souvent évoqué : les meurtres de femmes derrière les lignes. Car si dix millions d'hommes ont péri dans les tranchées des centaines de femmes ont été violées et assassinées. Tome 1 : 3/5 L'histoire démarre assez lentement. On apprend à travers les pensées d'un vieil homme souffrant des effets des gazs qu'un tueur vise les femmes pendant les permissions à l'arrière. Le lieutenant Roland Vialatte (le vieil homme) de la gendarmerie est chargé de l'enquête qui va le mener sur le front. Là il découvre les conditions de vie des hommes et apprend l'existence d'une section composée de repris de justice. Dans cette première complainte les personnages sont posés de fort belle manière et le dessin attire l'oeil mais le manque d'action se fait clairement ressentir. Cela dit on a connu des démarrages de séries moins bons (voir L'oeil des Doberman). Tome 2 : 5/5 Cette fois-ci l'histoire nous mène au coeur des combats, l'intrigue étant centrée sur la section évoquée dans le tome 1. Le tome propose donc une part importante de scènes de guerre sans pour autant tomber dans le déluge d'action. La violence prend par ailleurs tout son sens dans cet épisode avec des scènes de guerre pas très longues mais assez sanglantes, notamment la dernière qui clôt le tome de fort belle manière. Ce deuxième volume se dévore donc à une vitesse folle, rarement une BD ne m'aura autant captivé de sa première case jusqu'à la dernière ! L'histoire des femmes assassinées continue par ailleurs avec de nouveaux éléments qui agrandissent les soupçons sur la section de criminels. Tome 3 : 4/5 L'histoire démarre fort : deux ans se sont écoulés depuis l'attaque qui a coûté la vie à la section toute entière. Roland est devenu tankiste et affronte les Allemands en première ligne avant d'être blessé au cours d'un assaut. Rapatrié à l'arrière, il reprendra son enquête lorsqu'une autre victime sera découverte. Aidé par un camarade de tranchées, Roland fera une nouvelle découverte sur la section désormais anéantie qui remettra tout en cause. Le rythme diminuera alors un peu trop mais l'histoire reste toujours aussi prenante. A la fin du tome on apprendra comment Roland a été gazé et a survécu malgré tout, juste avant de recevoir une nouvelle stupéfiante. Très honnêtement il n'y avait pas meilleur moyen de terminer cette partie : on nous met vraiment l'eau à la bouche avec une information finale de taille et on nous promet donc un tome final des plus grandiose. L'attente va être longue. Moyenne des trois tomes : 4/5
Sainte Famille
Certains vont voir un psy, Xavier Mussat a fait une bande dessinée. Un livre qui touche au cœur autant par le portrait sans concession qu'il fait des siens que par les illustrations graphiques de chaque situations. Un livre qui fait réfléchir au sens de la vie et aux responsabilités de chacun en tant que parents.
Ontophage
Quelle ambiance!! J'ai rencontré l'auteur et voilà quelqu'un qui aime ce qu'il fait et s'applique à ne rien laisser au hasard. Le Paris de la belle époque est retranscrit dans une ambiance noire et prenante, on est emporté par cette BD. De plus, l'auteur (qui est aussi le dessinateur) n'hésite pas à jouer sur les effets : cases arrondies, fonds noirs... et cela amène un plus à cette ambiance mystique. Beaucoup de mystère plane au dessus de cette enquète et on a hâte de connaître la suite...
Les Portes de Shamballah
Après lecture des 3 tomes. (on ma offert le premier et j'ai couru acheter les 2 autres...) C'est le genre d'univers que j'affectionne tout particulièrement, le réel et le fantastique sont parfaitement imbriqués, on voyage tant géographiquement que dans des mondes parallèles en étant totalement transporté et ce voyage ne s'arrête que lorsque l'on repose la BD. Le dessin est maîtrisé même si parfois il manque un peu de maturité. Vite la fin!!!
Siegfried
Si on me demande une série qui met en valeur le 9ème Art, je pense que Siegfried sera dans ma réponse. Je me suis explosé les yeux en lisant cette série tellement c'est beau ! Je m'attendais à de très beaux dessins (dans le genre du Troisième Testament), mais c'est encore mieux au final ! Les couleurs sont choisies avec intelligence et discernement et la blancheur écarlate de certaines planches entrecroise de sombres décors dans d'autres, un ravissement ! Ce qui a rendu le dessin encore plus maitrisé, ce sont les mimiques très simples que peut faire Mime face à des double-planches magistrales, cela 'allège' la perfection du crayon ! Alex Alice a explosé son potentiel pour nous livrer une œuvre sur laquelle il a passé du temps. Il a joué avec les codes de la bande dessinée : découpe des planches variée, réfléchie, originale et phylactères soignés, innovants et faisant partie intégrante du dessin (chose rare). Le scénario est vraiment bien ficelé, en triptyque (chouette !) et la narration est vraiment bien choisie ! Là aussi, Alice a réussi son effet : adapter divers "légendes" en BD et réussir à rendre une histoire prenante, chevaleresque ; le tout demeurant à la fois complexe (notamment le milieu et la fin du dernier tome) mais accessible à tous : jeunes-(plus) vieux, BDphiles passionnés-néophytes peu exigeants ! Bravo à Alex Alice qui a réalisé seul ce triptyque, d'une main de maître ! On sent qu'il s'est beaucoup investi mais qu'il est resté en confiance tout au long de la série ! 5/5 amplement mérité !
Kraa
Voilà un album qui m'a perturbé. Je l'ai trouvé passionnant et hautement original. Pas par la trame de son histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais par son traitement en contre-pied génialement imaginé. Car le héros dans le monde des humains, chose très inhabituelle, c'est d'abord l'Aigle avec un grand A. Et l'on perçoit tout au travers du regard du super-prédateur qui lutte pour sa survie, et qui est ici, de surcroît, particulièrement vengeur et tueur. Le rendu graphique est sublime. Ca donne au résultat un climat froid, glacial, glauque même, très prenant, même si tout de même pas toujours très crédible, ... mais est-il permis de rêver ? Vivement que Sokal tienne bon la barre, et que le deuxième tome puisse être à la hauteur du premier, ou le dépasser !
Les Ignorants
Note : 4.5/5 ! Si on a un peu suivi l'actualité BD de cette année, on a forcément entendu parler, entre autres de la dernière œuvre de Davodeau, et franchement, c'est un must. Je ne suis pas forcément un amateur de vin... Je peux en goûter et en différencier, mais je n'aime pas vraiment ça. Mais, honnêtement, si on est un tant soit peu curieux je pense qu'on n'est pas obligé d'adorer le vin (ou la BD) pour apprécier ce livre. En effet, si la fabrication du vin peut paraître rébarbative aux non initiés, Davodeau et son talent narratif sont là pour rendre le tout passionnant. Alors évidemment, comme, à l'origine, j'ai plus lu ce pavé pour avoir des renseignements sur la BD, je me suis des fois dit, lorsque j'ai suivi le parcours initiatique de ces deux ignorants dans un domaine, qu'il n'y avait pas assez de passages portant sur la BD, mais finalement, cela reste agréable à lire. C'est vrai que le pourcentage de pages traitant de vin est plus important, mais comme ces chapitres sont vraiment très intéressants, surtout que dans le domaine j'ai tout à apprendre, on ne décroche pas du livre (j'ai même pu retrouver un peu de mon expérience dans le chapitre des vendanges), que j'avais prévu de lire en plus de temps. Cette BD est illustrée par le magnifique, dégradé et soigné dessin de Davodeau, avec un trait semi-réaliste fin (très joli sur les paysages naturels) et une colorisation au lavis gris, certes classique mais, elle aussi, magnifique. "Les ignorants" fait partie des meilleurs albums de l'année, qui sera instructif dans les deux domaines aux amateurs de BDs et de vins (d'ailleurs, je vais conseiller cette BD à certains non-initiés), et qui donne aussi envie de lire (les BDs citées qu'on n'a pas encore lues) et (presque) de boire les beaux vins de (pratiquement) ma région.
De mal en pis
4,5/5, j'ai failli mettre 5/5... J'ai acheté ce pavé car il avait de bonnes critiques sur le site et que j'ai pu le trouver à un prix correct pas loin de chez moi. Sa lecture m'a procuré beaucoup de plaisir, ça a été mon "rendez-vous du soir" pendant une dizaine de jours. Avant de lire les autres critiques, je le comparais déjà un peu à du "Friends": des jeunes New-Yorkais, dont la plupart sont des colloc, à une période charnière de leur vie: plus des étudiants, mais pas tout à fait encore des adultes non plus... C'est un beau récit de tranches de vie de la jeunesse des années 90. J'ai bien aimé aussi les interludes entre les chapitres du style "A quoi ressembleriez vous si vous étiez du sexe opposé", "Quel serait le titre de votre biographie"...etc avec les personnages, principaux comme secondaires, qui répondent tour à tour sur une case. Graphiquement, c'est un comics en noir et blanc. Le trait est jeune, frais, dynamique, simple, efficace...c'est beau. Seule petite ombre au tableau, quelques erreurs dans les phylactères: coquilles, mots en double ou oubliés, et je pense que ça et là il existe quelques erreurs de traduction (je pense notamment qu'à la fin, un "I was told that..." de Sherman a été traduit à la lettre ce qui donne grosso modo, "j'ai été dit que...", bof bof, quoi) Bon sur un bon 600 pages, ces erreurs ne sont pas omniprésentes et ne pourrissent pas la lecture. Bref, un beau livre à découvrir, ça a été un vrai plaisir que de me replonger dans les années 90 en suivant les histoires, drôles ou pas, du quotidien de cette sympathique bande de jeunes. (101)
Là où vont nos pères
Cette BD est très déroutante : pendant assez longtemps, on ne sait pas vraiment où l'auteur veut en venir. Et en même temps, cela fait écho au côté déroutant qu'a son nouveau pays pour le migrant, représenté ici par des visions fantastiques et oniriques. Tout comme lui, nous avançons en pays inconnu, ignorant que nous sommes des causes, des effets, du sens. Peu de bandes dessinées ont fait ce pari de ne pas contenir aucune parole, une rare exception étant Capricorne tome 12 d'Andreas, fort opportunément intitulé "" et fort réussi lui aussi. Cela oblige à une démarche plus active du lecteur, qu'on peut apprécier ou pas. Ici, je trouve que cela contribue à générer cette ambiance onirique et mystérieuse, tout en rendant les possibles difficultés linguistiques d'un migrant, sans pour autant nuire à la compréhension finale. Graphiquement, c'est magnifique. Je ne trouve pas les personnages statiques, bien au contraire. Et ce, même en restant quelques secondes sur chaque image, qui mérite effectivement qu'on s'y attarde.