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L'Aigle de Clermont

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Une épopée guerrière dans la France du 16è siècle.


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Adaptations de romans en BD Alexandre Dumas Les Guerres de Religion

Le dernier quart du 16ème siècle... La France en ces temps-là… On y fait la connaissance de Louis de Clermont, seigneur de Bussy d’Amboise, tombé amoureux fou de Diane de Méridor, l’épouse du comte de Monsoreau, laquelle –pour la postérité- sera connue sous le nom de « La Dame de Monsoreau ». Gentilhomme du duc d’Anjou –frère de Henri III- et surnommé « L’Aigle », Bussy d’Amboise s’est fait connaître par sa sauvagerie lors du massacre de la Saint-Barthélemy. L’on suit la geste de ce personnage, certes arrogant et brutal, mais dont la bravoure et la rage d'en découdre avec tout qui se mettra au travers de sa route ne le ferons pas reculer devant lions rugissants, énormes chauve-souris, panthères affamées ou infâmes bandits.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 1980
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série L'Aigle de Clermont

18/10/2011 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai vu l'autre jour cette bande dans le thème Renaissance, ça m'a donné envie de m'y replonger car je m'en souviens bien, je la lisais dans le pocket Blek entre 1977 et 78, et j'adorais à l'époque ce genre de bande, il y en avait une autre dans le même style du nom de "Baraban" dessinée par des Espagnols et diffusée dans le pocket Oliver. En plus, ça me rappelait le beau feuilleton télé qui passait sur la 2ème chaîne en 1972, j'ignorais que cette bande avait fait l'objet d'édition en albums.. Je possède encore quelques numéros de Blek où elle figure en bande complémentaire, c'est une longue saga qui flirtait parfois légèrement avec le fantastique et qui contenait 78 épisodes dessinés par l'Italien De Vita pour l'éditeur de petits formats Lug ; elle fut publiée d'abord dans le pocket Pipo entre 1955 et 1960, je ne l'ai pas connue à cette époque, n'étant pas encore né. Relue aujourd'hui, ça n'a plus la même saveur, mais le charme n'est pas rompu, la nostalgie aidant. J'ai toujours été friand des histoires de cape et d'épée ; après le western, c'est mon genre préféré, et cette adaptation très libre de La Dame de Montsoreau d'Alexandre Dumas, illustrait une belle page d'Histoire de France au temps des derniers Valois. Tout est affaire de conspirations, de luttes de pouvoir et de romanesque, des ingrédients aujourd'hui éprouvés qui en 1977 étaient encore passionnants. C'était très dynamique, il y avait beaucoup de duels d'escrime, de belles figures d'ennemis redoutables, un valeureux héros chevaleresque, de très belles femmes, dont la fameuse Diane de Méridor qui se languissait d'amour... Alors il est clair que les lecteurs d'aujourd'hui préféreront les exploits du Scorpion ou d'Ariane de Troïl à ceux de Bussy d'Amboise baptisé ici l'Aigle de Clermont, mais à l'époque, on n'avait que ça et Capitan dans Tintin.. La bande même si elle affiche son côté vintage par ses dialogues parfois un peu naïfs et son économie de décors, reste très plaisante pour des gens de ma génération. Le dessin est typique de son époque, avec une mise en page en cases plus larges que dans d'autres petits formats, mais surtout le dessin est précis et joli, respectant les costumes du XVIème siècle..bref, c'est une bonne lecture tout de même pour les curieux qui souhaitent découvrir comment c'était la BD avant...

25/08/2015 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Ca, c’est de la BD !… Histoire librement inspirée de l’intrigue du roman « La Dame de Monsoreau », l’auteur nous livre une véritable fresque, une épopée graphique parfois copiée mais jamais égalée. Auteur inconnu ou oublié… série inconnue sauf des « anciens » (et encore).. cet Aigle mérite pourtant le détour. Grande aventure de cape et d’épée, elle débute –sous forme de petit format- dans « Pipo » dès 1956 pour se poursuivre dans « Blek ». Elle est incorporée dans une véritable intrigue politique d’alors qui met en scène les grands problèmes religieux et politiques sous le règne d’Henri III et principal rival : son propre frère le duc d’Anjou. S’associe une grand histoire d’amour impossible. En plus d’une intrigue captivante, l’art de Dvi éclate vraiment. Il n’a pas son pareil pour manier plume et pinceau dans des dessins qui sont –pour moi- de véritable œuvres d’art. Les personnages sont bien campés, les recherches des costumes et apprêts, des détails historiques forment un ensemble de vraiment bon ton. Il est impossible, je pense, de lire ces pages comme on le ferait pour un album « normal » (on lit le texte en s’arrêtant très rarement sur le contenu de la ou des cases). Ici, impossible de ne pas s’arrêter pour contempler, scruter, apprécier le dessin. C’est vrai, les personnages principaux et intervenants divers prennent parfois « la pause », mais c’est cette imagerie qui donne toute sa saveur à cette véritable « littérature graphique ». Qui plus est, le noir et blanc magnifie personnages et décors, offre l’illusion d’une 3D de par la façon de les travailler en profondeur. Peut-on parler « d’un trait », « d’une ligne » ?… non car chaque dessin, chaque forme plutôt, est composée de nombreux traits fins –serrés ou non- qui donne cette sorte d’ampleur aux cases. L’histoire générale comporte 4 histoires. L’ensemble a été –heureusement- réuni par l’éditeur en deux très beaux volumes de quelque 100 pages chacun (dommage la couverture souple !) tirés à 1000 exemplaires chacun. Il existe un magnifique port-folio (que je ne possède pas, grrr…) où les grandes planches en quadrichromie dévoilent toutes leurs richesses. L’Aigle de Clermont ?… il s’est envolé il y a longtemps. Mais il repasse de temps en temps. Très bon et vrai coup de cœur ; très rare de ma part.

18/10/2011 (modifier)