Un immense coup de coeur à la lecture.
Une originalité incroyable dans le scénario et les dialogues, un humour permanent et décalé, un graphisme simple mais efficace, agréable, avec des couleurs chatoyantes et très réussies, des personnages attachants... que demander de plus ?
Une découverte plus qu'heureuse d'un vrai petit chef d'oeuvre en BD !!!
J'ai acheté cette BD car, avec tous ces avis positifs lus dessus, je pensais qu'elle allait recevoir le grand prix (ou au moins un prix) au festival d'Angoulême. De toute manière une BD sur la politique avec Blain au dessin, ça ne pouvait être mauvais.
Et c'est vrai que ça ne l'est pas. Car (comme je le pensais), c'est assez drôle. Même si à première vue, les dialogues ont l'air austères, c'est un grand plaisir à lire, les dialogues sont fluides. Il y a des scènes vraiment excellentes où je me suis bien marré (je pense notamment à celle de "Tintin" ou des "Stabilo")... Donc le scénario n'a rien d'ennuyant, et même si j'ai trouvé l'album assez inégal dans son intensité et son humour, toutes les histoires se lisent avec un réel plaisir, de plus, même le scènes les plus invraisemblables (a priori, dans un ministère) sonnent vraies. Sans oublier, Alexandre Taillard de Vorms, qui nous rappelle particulièrement un homme politique (Dominique de Villepin)... D'ailleurs c'est assez marrant de mettre "une gestuelle" (ce qui caractérise le plus Alexandre) sur un ex-ministre, que je ne n'imaginais pas comme ça.
Au niveau du dessin, c'est du Blain, moi j'aime beaucoup son style, en plus d'être esthétique, il est très lisible et très expressif, tous ses personnages ont des têtes bien spéciales, que j'aime beaucoup. Enfin, moi c'est un style que j'apprécie énormément.
J'attends la suite, et je pense que les auteurs n'auront aucun mal à faire aussi bien. J'aimerais juste que certaines zones d'ombres nous soient révélés (comme, comment Arthur a rencontré Alexandre, car dès la première scène Alexandre à l'air de bien le connaître).
Mise à jour (décembre 2011) après lecture du tome 2 :
A la lecture de cet album, on se rend compte que le tome 1 n'était qu'un longue et bonne introduction.
Si le premier tome était tout juste rigolo, celui-là est vraiment énorme avec des passages super marrants, mais le tout sonne vraiment juste et à la lecture, on se croit vraiment dans un cabinet de ministre, la pression nous pesant aussi sur les épaules (les moments où les personnages se défoulent sont jubilatoires).
Le tome nous présente une version de l'avant guerre en Irak très intéressante.
Un album, génial, pour une série dans l'ensemble, très bonne.
Oh ? Voilà une série prometteuse sur un sujet étonnant car peu connu (surtout de moi !).
Et dire que la grande guerre a également touché ces îles lointaines, derniers vestiges du paradis sur terre. Mais, dans ce premier opus, cette guerre reste en toile de fond. Ce tome s’attarde sur l’arrivée d’un étrange bonhomme du continent chargé d’enquêter . . . sur quoi ? le doute persiste. A ce moment sévissent des décès de jeunes filles pour le moins étranges . . . accident ? meurtre ? . . . La narration reste douce malgré les événements qui se produisent sur l’île et l’agitation des préparatifs pour l’entrée en guerre. C’est un peu comme si elle s’imprégnait du rythme de vie de ces autochtones. Un récit qui m’a intéressé donc, d’autant plus qu’il repose sur des planches de qualité. Le trait est fin, élégant et la mise en couleur des plus flatteuses.
Bref, du travail de pro … à suivre ! (et merci à Spooky pour la découverte de cet album !)
C’est une histoire magnifique par un auteur de BD dont le talent n’est plus à prouver. Le trait y est encore plus minimaliste que dans ses productions passées, et sous une apparence faussement maladroite, les expressions et les attitudes des personnages sont hyper bien rendues. Et c’est peut-être cela le vrai talent : avec une économie de moyens, réussir à produire une histoire forte, à la poésie touchante et drôle, doublée d’une peinture acerbe des mœurs d’un village de province. Emile est extrêmement attachant par son humilité et sa candeur devant les découvertes qu’il fait sur lui-même.
Rabaté, fin observateur, vient briser tous les clichés qu’on peut avoir sur la vieillesse sans l’idéaliser, et ne fait que la rendre beaucoup moins glauque voire joyeuse. Il montre que l’aventure est toujours à portée de main, même à un âge de la vie où l’on serait plus enclin à se résigner à attendre la mort, et que la déchéance est d’abord dans les têtes. Cette BD est un vrai petit bijou à découvrir absolument pour apprécier la vie et ses vraies valeurs, telle une invitation à profiter de tous les petits bonheurs du présent en se moquant du regard des autres. En somme, une fable libératrice et optimiste sur notre condition d’humains pathétiques pris dans les fers d’une société figée dans les préjugés et la bêtise.
Une série culte datant des années 80 et adaptée des romans de Paul-Jacques Bonzon. Sous le trait, très dans l'air du temps de Nicolas Wintz, les deux scénaristes nous entraînent dans l'univers du célèbre auteur, mais un univers modifié où l'humour est omniprésent, bien plus que dans les romans originaux, dont d'ailleurs seul le troisième titre de la série est tiré. Il s'en suit donc un impression de décalage qui n'est pas pour déplaire.
Noob est un univers nouveau, rafraichissant et vraiment original (précurseurs dans le milieu des mmorpg en France avec leur série live). Des personnages haut en couleur, des anecdotes qui parlent à tous les joueurs de jeux vidéo en ligne. J'ai adoré, et l'évolution au fil des tomes me donne raison. De plus, j'adore leur approche crossmédia !!!
Excellente initiative de rajouter dans le site cette BD pour enfants, souvent classée comme album sous prétexte qu'elle ne contient pas de dialogues (ou presque). Elle est d'ailleurs citée pour cette raison dans le fameux L'Art Invisible de Scott McCloud.
On pense au poème de Prévert en suivant les aventures nocturnes de ce petit garçon, emmené par le bonhomme de neige qu'il a lui-même fabriqué et qui s'éveille à la nuit tombée.
Le dessin est superbe, de la main d'un peintre ou d'un illustrateur plutôt que d'un dessinateur formé à la BD. On sourit aux scènes cocasses que vivent les deux compères, pleines de trouvailles. Le dessin est si parlant que les dialogues sont inutiles. Le mutisme du Bonhomme de neige, dont la bouche n'en est pas une, rend de toute façon naturel ce choix du silence.
Mes enfants se sont initiés à la bande dessinée avec ces albums qu'on peut lire sans savoir lire. Je pense notamment aux albums de la collection Pucerons de Dupuis, particulièrement au très bon Petit poilu.
De Raymond Briggs enfin, je ne peux que recommander l'excellent Sacré Père Noël, suivi du presque aussi bon Les Vacances du sacré Père Noël.
La vie, la mort, les remords, les regrets, la vengeance...
Tels sont les thèmes abordés dans cette oeuvre majestueuse qui trouve un souffle épique dans les pinceaux de l'artiste Tenuta qui considère chaque case comme une peinture unique d'un vaste tableau éclaté en guise de mosaïque.
L'histoire n'est guère complexe mais n'est pas simpliste pour autant et revêt de multiples couches de lecture selon la sensibilité de chacun.
Le pari est simple mais très honnête : proposer un véritable melting-pot européen sur les légendes asiatiques tout en conservant une identité unique. Cette légende rassemble les atouts des chambaras japonais sans en ressembler toutefois à un seul spécifiquement.
On pense une fois de plus à la légende du sabreur manchot en ronin solitaire magnifié par l'insurmontable "The Blade" de Tsui Hark mais aussi et surtout par son utilisation de la faune et de la flore à Princesse Mononoke.
Outre le fait d'utiliser des dominantes blanche et rouge pour symboliser par évidence la vie et la mort, Tenuta découpe son histoire de façon fort intelligente avec des combats sanglants et rapides (Je n'avais vu découpage aussi fluide et réussi y compris dans Okko) à une narration ponctuée de scènes d'action d'anthologie (la traque par les loups des premières pages pourrait servir de storyboard) à des flashbacks plus tempérés se greffant au fur et à mesure à l'histoire principale.
Cette quête de mémoire par un ronin mutilé et amnésique ne s'accompagne d'aucune scène inutile. On ressent le désespoir de chacun des personnages qui, au delà de gloire et de pouvoir, a faim de rédemption et d'attention.
J'ai également beaucoup apprécié comme les éléments fantastiques à peine effleurés et sans explication se greffent sans encombres à l'ambiance principale. Qu'il s'agisse de l'évolution physique de l'impératrice ou de son bras droit invulnérable , le lecteur ne sera pas pris par la main pour en deviner leurs origines et ne se sentira jamais pour autant perdu.
La force d'un tel récit ne serait rien sans la maitrise évidente d'un auteur sorti de nulle part et maitrisant les estampes japonaises et leur animation. Car les êtres comme les animaux bougent et se mouvent comme des ombres sans être écrasés par des décors omniprésents.
Le plaisir fut tel que les 4 tomes ont été lus à la suite, peut être trop rapidement et sans temps morts mais avec le sentiment équivoque d'y retourner vite et prochainement. Une claque ébouriffante sur un terrain parallèle et dissociable d'Okko. La récente parution du magnifique coffret ou de l'intégrale devraient achever de vous convaincre de l'utilité publique d'une telle œuvre dans votre bibliothèque.
Je regrette juste de ne pas avoir pris le temps de l'avoir lue plus tôt mais pour des raisons personnelles les Nuées Écarlates sont arrivées à point nommé dans mon évolution pour autant de réflexion comme de distraction...
C'est une série magnifique qui serait culte, si les tomes 9 et 10 avaient apporté quelque chose à l'histoire .
L'Histoire : dans les premiers tomes on voit bien l'horeur dans les rues, la peur, les zombies .
Au fur et à mesure ils apprennent à survivre (trouver de la nourriture, essence, eau, médicaments, armes, munitions,..).
Une bonne histoire qui varie les situations des personnages (sauf des tomes 9 et 10), des rebondissements et des retournements de situations.
Le dessin : je ne vois pas ce que certains lui reprochent, je ne le trouve pas incroyable, mais pas moche non plus. On est dans du horror-comics, pas dans une BD historique, on ne cherche pas à être réaliste.
Tome 1 à 4: 5/5
Tome 5 à 8 : 4/5
Tome 9 et 10 : 3/5
Tome 10 à 12 : 4/5
Tome 13 : 3,5/5
Je viens d'achever la lecture de ce 3ème tome de Siegfried. Cette série est une des meilleures jamais lues, c'est une leçon de bande dessinée que nous donne là Alex Alice, un chef-d'oeuvre du 9ème art.
Je regrette que cet ouvrage ne soit même pas sélectionné à Angoulême à la place de ces "Bds pour Bobos" que l'on peut voir chaque année. C'est plus que regrettable car on ne peut nier tant de qualités dans une BD. Tout d'abord un scénario millimétré, d'une régularité incroyable, une mise en scène et un découpage parfait. Je n'ai jamais vu d'aussi belles scènes en bande dessiné, on croirait voir un film, je pense notamment à la scène où Crane décolle entre les géants. Dessins et couleurs sont sublimes. Des doubles pages explosives. C'est absolument TOUT ce que j'attends d'une BD.
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Le Voyage des Pères
Un immense coup de coeur à la lecture. Une originalité incroyable dans le scénario et les dialogues, un humour permanent et décalé, un graphisme simple mais efficace, agréable, avec des couleurs chatoyantes et très réussies, des personnages attachants... que demander de plus ? Une découverte plus qu'heureuse d'un vrai petit chef d'oeuvre en BD !!!
Quai d'Orsay
J'ai acheté cette BD car, avec tous ces avis positifs lus dessus, je pensais qu'elle allait recevoir le grand prix (ou au moins un prix) au festival d'Angoulême. De toute manière une BD sur la politique avec Blain au dessin, ça ne pouvait être mauvais. Et c'est vrai que ça ne l'est pas. Car (comme je le pensais), c'est assez drôle. Même si à première vue, les dialogues ont l'air austères, c'est un grand plaisir à lire, les dialogues sont fluides. Il y a des scènes vraiment excellentes où je me suis bien marré (je pense notamment à celle de "Tintin" ou des "Stabilo")... Donc le scénario n'a rien d'ennuyant, et même si j'ai trouvé l'album assez inégal dans son intensité et son humour, toutes les histoires se lisent avec un réel plaisir, de plus, même le scènes les plus invraisemblables (a priori, dans un ministère) sonnent vraies. Sans oublier, Alexandre Taillard de Vorms, qui nous rappelle particulièrement un homme politique (Dominique de Villepin)... D'ailleurs c'est assez marrant de mettre "une gestuelle" (ce qui caractérise le plus Alexandre) sur un ex-ministre, que je ne n'imaginais pas comme ça. Au niveau du dessin, c'est du Blain, moi j'aime beaucoup son style, en plus d'être esthétique, il est très lisible et très expressif, tous ses personnages ont des têtes bien spéciales, que j'aime beaucoup. Enfin, moi c'est un style que j'apprécie énormément. J'attends la suite, et je pense que les auteurs n'auront aucun mal à faire aussi bien. J'aimerais juste que certaines zones d'ombres nous soient révélés (comme, comment Arthur a rencontré Alexandre, car dès la première scène Alexandre à l'air de bien le connaître). Mise à jour (décembre 2011) après lecture du tome 2 : A la lecture de cet album, on se rend compte que le tome 1 n'était qu'un longue et bonne introduction. Si le premier tome était tout juste rigolo, celui-là est vraiment énorme avec des passages super marrants, mais le tout sonne vraiment juste et à la lecture, on se croit vraiment dans un cabinet de ministre, la pression nous pesant aussi sur les épaules (les moments où les personnages se défoulent sont jubilatoires). Le tome nous présente une version de l'avant guerre en Irak très intéressante. Un album, génial, pour une série dans l'ensemble, très bonne.
Papeete 1914
Oh ? Voilà une série prometteuse sur un sujet étonnant car peu connu (surtout de moi !). Et dire que la grande guerre a également touché ces îles lointaines, derniers vestiges du paradis sur terre. Mais, dans ce premier opus, cette guerre reste en toile de fond. Ce tome s’attarde sur l’arrivée d’un étrange bonhomme du continent chargé d’enquêter . . . sur quoi ? le doute persiste. A ce moment sévissent des décès de jeunes filles pour le moins étranges . . . accident ? meurtre ? . . . La narration reste douce malgré les événements qui se produisent sur l’île et l’agitation des préparatifs pour l’entrée en guerre. C’est un peu comme si elle s’imprégnait du rythme de vie de ces autochtones. Un récit qui m’a intéressé donc, d’autant plus qu’il repose sur des planches de qualité. Le trait est fin, élégant et la mise en couleur des plus flatteuses. Bref, du travail de pro … à suivre ! (et merci à Spooky pour la découverte de cet album !)
Les Petits Ruisseaux
C’est une histoire magnifique par un auteur de BD dont le talent n’est plus à prouver. Le trait y est encore plus minimaliste que dans ses productions passées, et sous une apparence faussement maladroite, les expressions et les attitudes des personnages sont hyper bien rendues. Et c’est peut-être cela le vrai talent : avec une économie de moyens, réussir à produire une histoire forte, à la poésie touchante et drôle, doublée d’une peinture acerbe des mœurs d’un village de province. Emile est extrêmement attachant par son humilité et sa candeur devant les découvertes qu’il fait sur lui-même. Rabaté, fin observateur, vient briser tous les clichés qu’on peut avoir sur la vieillesse sans l’idéaliser, et ne fait que la rendre beaucoup moins glauque voire joyeuse. Il montre que l’aventure est toujours à portée de main, même à un âge de la vie où l’on serait plus enclin à se résigner à attendre la mort, et que la déchéance est d’abord dans les têtes. Cette BD est un vrai petit bijou à découvrir absolument pour apprécier la vie et ses vraies valeurs, telle une invitation à profiter de tous les petits bonheurs du présent en se moquant du regard des autres. En somme, une fable libératrice et optimiste sur notre condition d’humains pathétiques pris dans les fers d’une société figée dans les préjugés et la bêtise.
Les Six Compagnons
Une série culte datant des années 80 et adaptée des romans de Paul-Jacques Bonzon. Sous le trait, très dans l'air du temps de Nicolas Wintz, les deux scénaristes nous entraînent dans l'univers du célèbre auteur, mais un univers modifié où l'humour est omniprésent, bien plus que dans les romans originaux, dont d'ailleurs seul le troisième titre de la série est tiré. Il s'en suit donc un impression de décalage qui n'est pas pour déplaire.
Noob
Noob est un univers nouveau, rafraichissant et vraiment original (précurseurs dans le milieu des mmorpg en France avec leur série live). Des personnages haut en couleur, des anecdotes qui parlent à tous les joueurs de jeux vidéo en ligne. J'ai adoré, et l'évolution au fil des tomes me donne raison. De plus, j'adore leur approche crossmédia !!!
Le Bonhomme de neige
Excellente initiative de rajouter dans le site cette BD pour enfants, souvent classée comme album sous prétexte qu'elle ne contient pas de dialogues (ou presque). Elle est d'ailleurs citée pour cette raison dans le fameux L'Art Invisible de Scott McCloud. On pense au poème de Prévert en suivant les aventures nocturnes de ce petit garçon, emmené par le bonhomme de neige qu'il a lui-même fabriqué et qui s'éveille à la nuit tombée. Le dessin est superbe, de la main d'un peintre ou d'un illustrateur plutôt que d'un dessinateur formé à la BD. On sourit aux scènes cocasses que vivent les deux compères, pleines de trouvailles. Le dessin est si parlant que les dialogues sont inutiles. Le mutisme du Bonhomme de neige, dont la bouche n'en est pas une, rend de toute façon naturel ce choix du silence. Mes enfants se sont initiés à la bande dessinée avec ces albums qu'on peut lire sans savoir lire. Je pense notamment aux albums de la collection Pucerons de Dupuis, particulièrement au très bon Petit poilu. De Raymond Briggs enfin, je ne peux que recommander l'excellent Sacré Père Noël, suivi du presque aussi bon Les Vacances du sacré Père Noël.
La Légende des nuées écarlates
La vie, la mort, les remords, les regrets, la vengeance... Tels sont les thèmes abordés dans cette oeuvre majestueuse qui trouve un souffle épique dans les pinceaux de l'artiste Tenuta qui considère chaque case comme une peinture unique d'un vaste tableau éclaté en guise de mosaïque. L'histoire n'est guère complexe mais n'est pas simpliste pour autant et revêt de multiples couches de lecture selon la sensibilité de chacun. Le pari est simple mais très honnête : proposer un véritable melting-pot européen sur les légendes asiatiques tout en conservant une identité unique. Cette légende rassemble les atouts des chambaras japonais sans en ressembler toutefois à un seul spécifiquement. On pense une fois de plus à la légende du sabreur manchot en ronin solitaire magnifié par l'insurmontable "The Blade" de Tsui Hark mais aussi et surtout par son utilisation de la faune et de la flore à Princesse Mononoke. Outre le fait d'utiliser des dominantes blanche et rouge pour symboliser par évidence la vie et la mort, Tenuta découpe son histoire de façon fort intelligente avec des combats sanglants et rapides (Je n'avais vu découpage aussi fluide et réussi y compris dans Okko) à une narration ponctuée de scènes d'action d'anthologie (la traque par les loups des premières pages pourrait servir de storyboard) à des flashbacks plus tempérés se greffant au fur et à mesure à l'histoire principale. Cette quête de mémoire par un ronin mutilé et amnésique ne s'accompagne d'aucune scène inutile. On ressent le désespoir de chacun des personnages qui, au delà de gloire et de pouvoir, a faim de rédemption et d'attention. J'ai également beaucoup apprécié comme les éléments fantastiques à peine effleurés et sans explication se greffent sans encombres à l'ambiance principale. Qu'il s'agisse de l'évolution physique de l'impératrice ou de son bras droit invulnérable , le lecteur ne sera pas pris par la main pour en deviner leurs origines et ne se sentira jamais pour autant perdu. La force d'un tel récit ne serait rien sans la maitrise évidente d'un auteur sorti de nulle part et maitrisant les estampes japonaises et leur animation. Car les êtres comme les animaux bougent et se mouvent comme des ombres sans être écrasés par des décors omniprésents. Le plaisir fut tel que les 4 tomes ont été lus à la suite, peut être trop rapidement et sans temps morts mais avec le sentiment équivoque d'y retourner vite et prochainement. Une claque ébouriffante sur un terrain parallèle et dissociable d'Okko. La récente parution du magnifique coffret ou de l'intégrale devraient achever de vous convaincre de l'utilité publique d'une telle œuvre dans votre bibliothèque. Je regrette juste de ne pas avoir pris le temps de l'avoir lue plus tôt mais pour des raisons personnelles les Nuées Écarlates sont arrivées à point nommé dans mon évolution pour autant de réflexion comme de distraction...
Walking Dead
C'est une série magnifique qui serait culte, si les tomes 9 et 10 avaient apporté quelque chose à l'histoire . L'Histoire : dans les premiers tomes on voit bien l'horeur dans les rues, la peur, les zombies . Au fur et à mesure ils apprennent à survivre (trouver de la nourriture, essence, eau, médicaments, armes, munitions,..). Une bonne histoire qui varie les situations des personnages (sauf des tomes 9 et 10), des rebondissements et des retournements de situations. Le dessin : je ne vois pas ce que certains lui reprochent, je ne le trouve pas incroyable, mais pas moche non plus. On est dans du horror-comics, pas dans une BD historique, on ne cherche pas à être réaliste. Tome 1 à 4: 5/5 Tome 5 à 8 : 4/5 Tome 9 et 10 : 3/5 Tome 10 à 12 : 4/5 Tome 13 : 3,5/5
Siegfried
Je viens d'achever la lecture de ce 3ème tome de Siegfried. Cette série est une des meilleures jamais lues, c'est une leçon de bande dessinée que nous donne là Alex Alice, un chef-d'oeuvre du 9ème art. Je regrette que cet ouvrage ne soit même pas sélectionné à Angoulême à la place de ces "Bds pour Bobos" que l'on peut voir chaque année. C'est plus que regrettable car on ne peut nier tant de qualités dans une BD. Tout d'abord un scénario millimétré, d'une régularité incroyable, une mise en scène et un découpage parfait. Je n'ai jamais vu d'aussi belles scènes en bande dessiné, on croirait voir un film, je pense notamment à la scène où Crane décolle entre les géants. Dessins et couleurs sont sublimes. Des doubles pages explosives. C'est absolument TOUT ce que j'attends d'une BD.