Les derniers avis (9627 avis)

Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hôtel étrange
Hôtel étrange

Tout simplement une des meilleures série jeune public lue en cette fin d'année ! Un univers assez onirique et farfelu peuplé de personnages originaux et truculents ; des trouvailles et un travail de vocabulaire sympas ; un graphisme tout en rondeur, clair et coloré. Bref, le duo Florian et Katherine Ferrier nous gâte ! Ajoutez à cela des personnages au caractère tranché, une dose d'aventure et de mystère, et ces deux premiers tomes font merveilleusement leur effet pour le plus grand bonheur de nos jeunes lecteurs - et le mien aussi !-. Car si certaines productions jeunesse de qualité me laissent parfois de marbre à cause du décalage entre le public ciblé et le lecteur adulte que je suis, j'ai été ici plus que séduit par cette série pleine de fraicheur et d'originalité.

21/12/2011 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ignorants
Les Ignorants

J'ai découvert l'œuvre d'Etienne Davodeau assez tardivement. J'ai une nette préférence sur ses chroniques sociales, je l'avoue, comme Un homme est mort ou encore Rural ! Et là avec ce livre, je pense que Davodeau signe un véritable chef d'œuvre. Toujours ancré dans le milieu rural, l'auteur nous offre un regard croisé sur le travail de dessinateur et sur celui de vigneron. C'est intelligent, drôle, percutant mais surtout d'une sincérité débordante. Les portraits de" candide" au festival de Saint-Malo ou encore dans "les caves" sont justes et touchants. Même si ce pavé est quelque peu déséquilibré en faveur du monde viticole, je ne peux que m'en réjouir car j'ai appris pas mal de choses en le lisant. D'ailleurs, j'ai lu cette bande dessinée d'une traite tellement le récit d'Etienne Davodeau est passionnant. En plus, phénomène assez rare, la lecture des "ignorants" donne envie de se replonger dans d'autres bd. Bref, une lecture que je recommande fortement.

20/12/2011 (modifier)
Couverture de la série Gardiens de l'être
Gardiens de l'être

Eckhart Tolle, dont les livres sur la sagesse et la philosophie pour un meilleur art de vivre sont bien connus, associe ses textes avec le dessinateur Patrick McDonnell, créateur de "Mutts", pour nous livrer un petit joyau. Les textes en vis-à vis des planches, strips, ou parfois simples dessins se marient à merveille, et les paroles de Tolle coulent comme de l'eau de source. Sa vision intérieure du monde est non seulement remplie de sagesse proche du zen, par exemple, mais plein de petites phrases simples en apparence mais dont l'éloquence et la fraîcheur surgissent presque à chaque sentence, et de plus, il y a beaucoup d'humour, parfois assez mordant. Le dessinateur rajoute sa touche avec des personnages vifs, enlevés, dynamiques,drôles, et cela montre que profondeur et BD sont largement possibles. De la poésie en ressort, c'est une véritable ode aux liens unissant les animaux et les hommes, et l'idée qu'aimer la vie n'est pas mièvre mais fort. Une perle rare et, qui plus est, un cadeau idéal en période de fête.

19/12/2011 (modifier)
Par kuwanan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Etoffe des Légendes
L'Etoffe des Légendes

Bonjour à tous, J'ai découvert cette BD un peu au hasard dans le rayon en étant attiré par le format atypique. En la feuilletant j'ai vraiment accroché avec l'univers visuel. Les dessins sont superbes et s'immerger dans l'univers sombre de cette BD est un vrai plaisir. Le scénario quant à lui fonctionne bien même s'il n'est pas révolutionnaire. Je suis impatient de connaître la suite. Bref j'ai adoré.

19/12/2011 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Durango
Durango

Après avoir découvert Durango quand j'étais au lycée, je suis devenu à l'époque l' un de ses plus grands fans et je suis étonné de voir que mon plaisir est toujours le même lors de mes relectures de cette série culte. Il faut tout de même avouer que le scénario est souvent répétitif sur l'ensemble des quinze tomes. Ce cow-boy solitaire parvient tout le temps à déjouer les manigances de riches propriétaires terriens qui veulent s'approprier par la force bien sûr les terres des pauvres petits éleveurs ou parfois de mineurs. Malgré cela Durango reste une très bonne série, digne des plus grands "westerns spaghetti", en effet on retrouve au long des épisodes la plupart des clichés aperçus dans ce genre de films : les duels bien sûr, les attaques meurtrières de banques, les ranchs dévastés par des hommes de main, la "révolution mexicaine" (les trois épisodes couvrant cette période sont tout simplement magnifiques), le héros arrivant dans une gare isolée et j'en passe. Swolfs se permet même dans le tome 9 de faire apparaître un homme ressemblant étrangement à Lucky Luke. Je suis quand même moins emballé par les 2 derniers épisodes dessinés par Thierry Girod, même si les dessins restent de bonne qualité. En bref je suis toujours ravi de lire les aventures du cavalier solitaire gaucher utilisant un Mauser M98, car si cette série a maintenant 30 ans elle n'a pas pris une ride.

18/12/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série The Beats
The Beats

Comme l'indiquent en préface les deux scénaristes, la "beat generation" a déjà fait l'objet de nombreux articles, ouvrages, et autres films. Leur intention n'est donc pas de présenter la Bible ultime de ce mouvement, mais bel et bien de proposer leur vision de ses principales figures, au travers de notices biographiques plus ou moins approfondies. Au premier rang de ces figures, se trouvent des gens comme Jack Kerouac, William S. Burroughs, ou encore Allen Ginsberg. Ecrivains et poètes qui ont, sinon fondé, théorisé et installé la culture beatnik. Les différentes "branches" sont ensuite explorées, comme la renaissance de la poésie à San Francisco dans les années 1960, ou bien les "nanas beats", qui posent un regard plus contrasté sur le portrait un chouia laudatif fait à leurs compagnons. C'est très instructif, surtout concernant les auteurs majeurs cités, mais cela permet d'approcher aussi les différentes formes qu'a pu prendre la culture beatnik, avec la poésie, la musique, la peinture, une culture qui prônait le sexe libre, la prise de drogues sans restriction, et bien d'autres excès. C'est Ed Piskor qui illustre une bonne moitié de ces chroniques, dans un style semi-réaliste underground assez agréable. Seul hic, sa propension à représenter les personnages secondaires, quels qu'ils soient, avec la même tête. Un peu gênant lorsque ces personnages secondaires sont les principaux des récits suivants ou précédents... D'autres dessinateurs aux styles variés dessinent les autres anecdotes, plus courtes. Un ouvrage qui, s'il n'est pas complet -et ce n'est pas sa prétention, du tout-, n'en reste pas moins fort intéressant pour saisir un peu la quintessence d'un courant artistique majeur du siècle dernier.

18/12/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Vieilles Canailles
Vieilles Canailles

La conclusion de Spaghetti Brothers est vraiment excellente. Trillo est un grand scénariste malheureusement assez méconnu au point que j'ai de la difficulté à trouver ses albums. Il maitrise parfaitement son sujet ici et passe de plusieurs époques sans aucun problème. Le dessin de Mandrafina est superbe en noir et blanc. Au début, je trouvais ça juste pas mal avec Amerigo qui raconte ses souvenirs, puis quand on voit de plus en plus tous les membres de la famille, j'ai totalement accroché. L'évolution des personnages est intéressante et ils sont toujours aussi délicieux dans leurs comportements souvent immoraux. J'adore l'humour noir dont fait preuve Trillo ! Bref, si vous avez aimé Spaghetti Brothers, je ne vois pas comment vous ne pouvez pas aimer "Vieilles Canailles".

16/12/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dorian Gray
Dorian Gray

S'attaquer à l'adaptation BD de monstres de la littérature ne relève pas seulement du défi. Sa réussite tient à mon sens autant au talent, qu'au grain de folie que saura y insuffler l'auteur pour sortir du bourbier que peut facilement devenir ce genre de monument éculé et adulé. Or, ici Corominas nous sort le grand jeu. Il réussit haut la main son examen de passage devant les piètres critiques que nous sommes et ne pourrait se prévaloir d'un place d'honneur au Salon des Refusés. Son dessin est tout simplement magnifique et assez original ; sa colorisation contrastée est sublime et renforce à merveille les ambiances si marquées du Londres de cette fin XIXe. J'ai de plus adoré les illustrations qu'il fait du livre ésotérique de Lord Henry... C'est ici que ce petit grain de folie dont je parlais prend toute sa saveur... Tout est ici exacerbé pour servir à merveille cette histoire Fantastique qui nous embarque sur les sentiers tortueux de l'art, de la beauté et des plaisirs... Le plaisir est en tout cas pour nous, et c'est donc un pari plus que gagné que nous propose ici Corominas avec une BD dont je ne peux que chaudement recommander la lecture !

15/12/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Quelques Jours Ensemble
Quelques Jours Ensemble

Je ne vais pas refaire le pitch ni le tour complet de ce qui a déjà été dit. La simplicité paie toujours quand elle accompagne en douceur une histoire belle et douce comme celle-ci. Par certains côtés, ce one shot m'a fait penser à Rain Man, le beau gosse Self Made Man qui se doit de s'occuper d'un proche indésirable et qui va en apprendre plus sur lui même. Une histoire simple, faite de personnages "humains" et réels. Les auteurs tombent un poil dans le pathos en final mais sans s'y engouffrer réellement, ils arrivent à tenir sur le fil du simple et sensible, et cet exercice est toujours délicat. De la jolie BD tant dans sa trame que dans son dessin qui accompagne merveilleusement cette triste histoire familiale, vraiment à recommander.

14/12/2011 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Habibi
Habibi

Habibi… Difficile d’écrire un avis sur cet album de 650 planches. Il y aurait tellement à dire, tant cet album aborde une quantité phénoménale de thèmes, sans que cela ne soit par ailleurs pesant ou lassant. Là réside véritablement, selon moi, la force de l’auteur : présenter une histoire aussi complète, aussi universellement humaine, dans tout ce qu’elle peut avoir d’heureux et de douloureux, présenter une histoire qui puise dans les origines de l’Homme et de ses croyances, avec autant d’habilité, de recherche et d’intelligence. Par l’utilisation de la symbolique, de la transposition des contes et légendes orientales sur sa trame principale, l’auteur livre un récit profond qui a l’avantage certain de nous dépayser vers l’Orient. Tantôt empreint de tendresse et tantôt de cruauté, l’album est émotionnellement fort. Le rythme est bon, certes lent, mais bercé de poésie. Si vous aviez apprécié Blankets - Manteau de neige, cet album ne devrait pas vous décevoir. L’auteur continue à nous épater et nous transporte vers les mille et une nuits. De ce fait, je me suis senti plus proche de la précédente œuvre de l’auteur que de cet Habibi. L’aspect graphique est, lui aussi, hallucinant. Le travail abattu par l’auteur est incroyable et la qualité graphique s’en ressent. La mise en page et le trait étayent à merveille tout la symbolique de l’album ; du grand Art les amis, je vous le dis ! En conclusion, l’auteur a relevé un défi énorme en nous proposant ce nouveau one-shot qui garde indéniablement la qualité de son prédécesseur. Son cocktail, certes simple, est délicieux et magique : de la symbolique, de la poésie et de l’onirisme… un délice !

13/12/2011 (modifier)