J'aurais voulu mettre culte car je suis sûr que ce genre de BD historique, tout en étant une vraie aventure BD à lire, me paraît promis à un très bel avenir. L'histoire est bien menée, trépidante, et on plonge avec Magellan dans des mondes nouveaux. Le dessin supporte cela à merveille et le cahier final permet d'aller plus loin. Pour moi, c'est un must dans le genre qui dépoussière la BD historique et le genre...
Lorsque l’on plonge dans Croisade, il est difficile de s’en défaire. Cette série merveilleusement bien orchestrée par Xavier et Dufaux, est un véritable succès et le mérite vraiment bien.
Du premier au dernier tome, le lecteur est tenu en haleine, il y rencontre des personnages étonnants et évolue dans un univers où la magie flirte avec allégresse avec le fantastique. Bien sûre, la partie plus historique nourrit la toile de fond, après tout, Croisade, ne se targue pas d’être un « manuel scolaire » !
Je ne peux que conseiller cette excellente série qui est, pour moi, incontournable dans toutes les bonnes bibliothèques !
Allons y gaiement, 5 étoiles, et c'est même sous payé.
L'objet d'abord est merveilleux, cette intégrale bien lourde, en grand format, permet de rendre hommage à la qualité graphique de l'ensemble. Ces cases peintes sont de véritables merveilles. Il y a bien parfois un côté figé, mais il souligne la profondeur et la complexité des protagonistes. Le dessin participe de cette ambiance. Que ce soit les vues de Haarlem, les scènes de mer ou celles prenant place sur les ilots gavés de soleil, Pendanx nous offre des planches somptueuses. A noter un épilogue très intéressant lui aussi.
Le scénario est lui aussi extrêmement prenant, on suit la montée de la folie de ce personnage, d'abord en pays batave, puis tout au long de son périple sur la Batavia. On assiste doucement à cette prise de pouvoir, à cette démence douce qui le ronge et finit par le ravager. La narration et le rythme, parfois très lent, soulignent au mieux les phases différentes du passage aux actes de Jeronimus. Je pense qu'il faut vraiment lire ce bouquin pour voir de quoi je parle, faire un pitch sur une telle histoire, ce ne serait pas rendre hommage au bouquin.
Mais là où l'ouvrage prend toute sa dimension, c'est par la qualité du travail historique. Outre le fait de nous passionner avec un fait réel méconnu de nous autres, pauvres ignorants, il y a une recherche historique incroyable. Dabitch nous instruit au fil des pages d'un mode de vie, de courants de pensée, d'une évolution de l'économie européenne, c'est du grand art d'autant que ce n'est jamais pédant ou professoral, c'est didactique au possible et au fil des pages, on découvre, outre cette page rouge sang, des faits historiques qui nous donnent soif de connaissance. Une merveille. J'avais aimé Abdallahi mais en passant à côté de certains aspects de ma lecture, là, c'est véritablement un grand coup de cœur.
Un conte romanesque pour adolescentes… certes, mais dans le cas présent je me suis découvert une âme de jeune fille en fleur (j’en entends rire au fond).
Cette très belle nuance de rouge nous conte donc l’étrange relation amoureuse qui se tisse entre une adolescente en pleine crise du même nom et un vampire en pleine crise, non pas du même nom mais existentielle.
Et si un truc comme Twilight me tape franchement sur le système, cette variation, elle, m’a totalement séduit. Pourquoi ? Tout d’abord grâce au ton employé : romanesque et léger à la fois, avec une grosse louche de gothique dans l’esthétique et de classique dans le narratif.
Le texte se lit facilement tout en parvenant à intégrer quelques passages du rouge et du noir cher à Stendhal : un pari audacieux relevé haut la main (mais une seule, hein, sinon c’est moins facile pour écrire… mais je m’égare) par un Mauricet en grande forme !
Le dessin est soigné et directement lisible. C’est du très bon semi-réalisme. Les personnages sont bien typés et leurs looks sont soignés. les décors ne sont pas négligés et bien en phase avec l'univers évoqué.
Non, rien à redire, vraiment ! Sinon que je suis impatient de découvrir la suite. Une suite qui, cerise sur le gâteau, cloturera la série. Pas de guimauve à rallonge, donc !
Enfin, pour convaincre les plus sceptiques qui ne verraient là qu’une œuvre opportuniste surfant sur la vague des suceurs-à-grandes-canines-toujours-bien-coiffés-même-si-ils-ne-se-voient-pas-dans-les-glaces, je citerais ce passage où la copine de l’héroïne lui propose une soirée vidéo consacrée à Twilight. Notre Garance rejette la proposition, lui préférant Gary Oldman. Si ça, c’est pas une preuve de bon goût, je n ‘y comprend plus rien !
Mon coup de cœur du moment.
J'ai acheté ce manga en même temps que Alabaster, un autre manga de Tezuka publié par le même éditeur. J'ai mis un peu de temps à lire ce one-shot car j'avais peur de trouver un truc moyen et donc d'avoir dépensé mon argent pour rien. Surprise, j'ai finalement plus apprécié 'Debout l'humanité !' que Alabaster !
Pourtant, j'avais trouvé le début franchement moyen, mais à partir du chapitre 4 l'intrigue décolle vraiment. L'auteur exploite l'idée des asexués de façon intelligente même si aujourd'hui certains éléments du récit peuvent faire sourciller (les humains acceptent facilement l'existence des asexués pas exemple). J'imagine que cette naïveté était normale dans les mangas de l'époque.
Comme dans tout bon Tezuka, il y a des personnages très bon. J'aime beaucoup Tenka Tahei qui est un pauvre type embarqué malgré lui dans un truc incroyable. Sa relation avec ses millions d'enfants est intéressante et si vous n'aimez pas l'inceste, il serait peut-être mieux de ne pas lire cet album même si les asexués n'ont pas de sexe entre les jambes (le seul truc que Tenka peut faire c'est faire joujou avec leurs seins quand ses enfants sont des femmes).
Bien sûr, durant ses 400 pages, les rebondissements sont nombreux, mais au final cela se lit assez bien. Le dessin est différent de ce que faisait habituellement Osamu Tezuka et je l'aime bien.
Cela faisait pas mal de temps que je voulais découvrir cette série et je peux affirmer haut et fort qu’elle est largement à la hauteur de mes attentes.
Le dessin en noir en blanc sans transition de gris traduit parfaitement cet univers dérangeant avec ses aplats noirs qui semblent toujours sur le point d’engloutir les personnages aux visages grimaçants, seul celui de Julius restant inexpressif en toutes circonstances. L’imagination débridée de l’auteur rend le scénario difficilement racontable mais celui-ci reste fluide grâce à une ligne claire traduisant une certaine rigueur. Comme le lecteur, Julius se voit à son insu entraîné dans un tourbillon de péripéties plus délirantes les unes que les autres. Avec toute la poésie dont il est capable, Mathieu révèle tout le potentiel extraordinaire de la bédé, explose les conventions, expérimente et joue avec les formes, avec le papier qui de support devient lui-même un personnage ou un paysage, construit des ponts entre les différentes réalités, entre le dessin et la photo, entre la science et la philosophie, recourt à des mises en abyme vertigineuses, provoque des chocs visuels et mentaux, on va de surprise en surprise, c’est tout simplement bluffant.
Cette BD, en plus de susciter une réflexion philosophique, n’est rien de moins qu’une porte ouverte vers une autre dimension. Et ouvre le champ des questionnements : où commence le rêve, où finit la réalité ? La réalité n’est-elle pas pire que le rêve ? Mathieu nous adresse-t-il une invitation au rêve ou une mise en garde contre la folie ? Aucune réponse n’est fournie… mais quel trip !
Je relirai sans aucun doute ce chef d’œuvre complexe et d’une grande richesse, certain du fait que pas mal de choses m’ont échappé en première lecture. Votre bédéthèque mérite largement cette série culte qui confère à son auteur le statut de maître du 9ème Art !
Tome 1 – L’Origine
Tome 2 – La Qu…
Tome 3 – Le Processus
Tome 4 – Le Début de la fin/La Fin du début
Tome 5 – La 2,333e dimension
Tome 6 - Le Décalage
Une revisitation très bien faite des aventures de capes et d'épées. On a les ingrédients classiques agrémentés d'une innovation technologique qui permet de sortir du cadre habituel. Le scénario est riche et bien construit, promesse d'une aventure qui ne s’essoufflera pas.
Le dessin est classique et bien réussi même s'il présente parfois des bizarreries anatomiques et si la colorisation se révèle trop sombre dans certaines cases.
Au final, une bonne bande dessinée qui donne un moment agréable de divertissement.
Pour les inquiets, qui, comme moi, hésitent à investir dans une série vu le taux d'arrêts après le tome 1, il faut savoir que le tome 2 sortira en octobre 2012 et que le tome 3 est en financement sur le site de son éditeur (puisqu'il s'agit ici de crowfunding)
Comment dire avec des mots simples ? Ah oui... juste parfait !
Pour tout avouer, je déambulais chez mon vendeur de BD en quête :
- d'une série finie
- avec un scénario (qui se tienne sur tous les volumes)
- des dessins à mon goût
- et tout ça plutôt SF - Fantasy
Je ne peux que remercier mon libraire ! C'est vrai que je ne suis pas forcément un lecteur invétéré (de BD), mais je me demande encore comment j'ai pu faire pour passer au travers.
Après la lecture des 4 premiers tomes.
Une très bonne série sur la deuxième guerre mondiale.
Les dessins sont tous bonnement sublimes.
Le scénario, quant à lui, est haletant et retranscrit bien toute l'horreur et l'absurdité de la guerre ainsi que les sentiments des différents protagonistes. De plus l'auteur a l'air de s'être très bien documenté sur la période concernée avant d'écrire son histoire et cela se ressent.
Juste un petit bémol, le fait que certains personnages pardonnent un peu trop facilement les erreurs commises par d'autres et la fin en happy end ne font pas très crédible à mon goût.
Mais bon, sinon c'est un sans faute sur toute la ligne et je conseille vivement la lecture de cette série.
Une bien bonne surprise cette BD, j'aime bien les sujets concernant le voyage dans le temps et celui-ci est très intéressant, deux compères (des Redresseurs) qui rafistolent le temps après une uchronie créée par les Manipulateurs, le tout se déroulant au XVème siècle et dans le futur.
J'attends la suite avec attention, suite qui mettra fin à ce diptyque.
Et j'espère qu'il y aura d'autres histoires de ce binôme très convaincant.
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Magellan - Jusqu'au bout du monde
J'aurais voulu mettre culte car je suis sûr que ce genre de BD historique, tout en étant une vraie aventure BD à lire, me paraît promis à un très bel avenir. L'histoire est bien menée, trépidante, et on plonge avec Magellan dans des mondes nouveaux. Le dessin supporte cela à merveille et le cahier final permet d'aller plus loin. Pour moi, c'est un must dans le genre qui dépoussière la BD historique et le genre...
Croisade
Lorsque l’on plonge dans Croisade, il est difficile de s’en défaire. Cette série merveilleusement bien orchestrée par Xavier et Dufaux, est un véritable succès et le mérite vraiment bien. Du premier au dernier tome, le lecteur est tenu en haleine, il y rencontre des personnages étonnants et évolue dans un univers où la magie flirte avec allégresse avec le fantastique. Bien sûre, la partie plus historique nourrit la toile de fond, après tout, Croisade, ne se targue pas d’être un « manuel scolaire » ! Je ne peux que conseiller cette excellente série qui est, pour moi, incontournable dans toutes les bonnes bibliothèques !
Jeronimus
Allons y gaiement, 5 étoiles, et c'est même sous payé. L'objet d'abord est merveilleux, cette intégrale bien lourde, en grand format, permet de rendre hommage à la qualité graphique de l'ensemble. Ces cases peintes sont de véritables merveilles. Il y a bien parfois un côté figé, mais il souligne la profondeur et la complexité des protagonistes. Le dessin participe de cette ambiance. Que ce soit les vues de Haarlem, les scènes de mer ou celles prenant place sur les ilots gavés de soleil, Pendanx nous offre des planches somptueuses. A noter un épilogue très intéressant lui aussi. Le scénario est lui aussi extrêmement prenant, on suit la montée de la folie de ce personnage, d'abord en pays batave, puis tout au long de son périple sur la Batavia. On assiste doucement à cette prise de pouvoir, à cette démence douce qui le ronge et finit par le ravager. La narration et le rythme, parfois très lent, soulignent au mieux les phases différentes du passage aux actes de Jeronimus. Je pense qu'il faut vraiment lire ce bouquin pour voir de quoi je parle, faire un pitch sur une telle histoire, ce ne serait pas rendre hommage au bouquin. Mais là où l'ouvrage prend toute sa dimension, c'est par la qualité du travail historique. Outre le fait de nous passionner avec un fait réel méconnu de nous autres, pauvres ignorants, il y a une recherche historique incroyable. Dabitch nous instruit au fil des pages d'un mode de vie, de courants de pensée, d'une évolution de l'économie européenne, c'est du grand art d'autant que ce n'est jamais pédant ou professoral, c'est didactique au possible et au fil des pages, on découvre, outre cette page rouge sang, des faits historiques qui nous donnent soif de connaissance. Une merveille. J'avais aimé Abdallahi mais en passant à côté de certains aspects de ma lecture, là, c'est véritablement un grand coup de cœur.
Une bien belle nuance de rouge
Un conte romanesque pour adolescentes… certes, mais dans le cas présent je me suis découvert une âme de jeune fille en fleur (j’en entends rire au fond). Cette très belle nuance de rouge nous conte donc l’étrange relation amoureuse qui se tisse entre une adolescente en pleine crise du même nom et un vampire en pleine crise, non pas du même nom mais existentielle. Et si un truc comme Twilight me tape franchement sur le système, cette variation, elle, m’a totalement séduit. Pourquoi ? Tout d’abord grâce au ton employé : romanesque et léger à la fois, avec une grosse louche de gothique dans l’esthétique et de classique dans le narratif. Le texte se lit facilement tout en parvenant à intégrer quelques passages du rouge et du noir cher à Stendhal : un pari audacieux relevé haut la main (mais une seule, hein, sinon c’est moins facile pour écrire… mais je m’égare) par un Mauricet en grande forme ! Le dessin est soigné et directement lisible. C’est du très bon semi-réalisme. Les personnages sont bien typés et leurs looks sont soignés. les décors ne sont pas négligés et bien en phase avec l'univers évoqué. Non, rien à redire, vraiment ! Sinon que je suis impatient de découvrir la suite. Une suite qui, cerise sur le gâteau, cloturera la série. Pas de guimauve à rallonge, donc ! Enfin, pour convaincre les plus sceptiques qui ne verraient là qu’une œuvre opportuniste surfant sur la vague des suceurs-à-grandes-canines-toujours-bien-coiffés-même-si-ils-ne-se-voient-pas-dans-les-glaces, je citerais ce passage où la copine de l’héroïne lui propose une soirée vidéo consacrée à Twilight. Notre Garance rejette la proposition, lui préférant Gary Oldman. Si ça, c’est pas une preuve de bon goût, je n ‘y comprend plus rien ! Mon coup de cœur du moment.
Debout l'humanité !
J'ai acheté ce manga en même temps que Alabaster, un autre manga de Tezuka publié par le même éditeur. J'ai mis un peu de temps à lire ce one-shot car j'avais peur de trouver un truc moyen et donc d'avoir dépensé mon argent pour rien. Surprise, j'ai finalement plus apprécié 'Debout l'humanité !' que Alabaster ! Pourtant, j'avais trouvé le début franchement moyen, mais à partir du chapitre 4 l'intrigue décolle vraiment. L'auteur exploite l'idée des asexués de façon intelligente même si aujourd'hui certains éléments du récit peuvent faire sourciller (les humains acceptent facilement l'existence des asexués pas exemple). J'imagine que cette naïveté était normale dans les mangas de l'époque. Comme dans tout bon Tezuka, il y a des personnages très bon. J'aime beaucoup Tenka Tahei qui est un pauvre type embarqué malgré lui dans un truc incroyable. Sa relation avec ses millions d'enfants est intéressante et si vous n'aimez pas l'inceste, il serait peut-être mieux de ne pas lire cet album même si les asexués n'ont pas de sexe entre les jambes (le seul truc que Tenka peut faire c'est faire joujou avec leurs seins quand ses enfants sont des femmes). Bien sûr, durant ses 400 pages, les rebondissements sont nombreux, mais au final cela se lit assez bien. Le dessin est différent de ce que faisait habituellement Osamu Tezuka et je l'aime bien.
Julius Corentin Acquefacques
Cela faisait pas mal de temps que je voulais découvrir cette série et je peux affirmer haut et fort qu’elle est largement à la hauteur de mes attentes. Le dessin en noir en blanc sans transition de gris traduit parfaitement cet univers dérangeant avec ses aplats noirs qui semblent toujours sur le point d’engloutir les personnages aux visages grimaçants, seul celui de Julius restant inexpressif en toutes circonstances. L’imagination débridée de l’auteur rend le scénario difficilement racontable mais celui-ci reste fluide grâce à une ligne claire traduisant une certaine rigueur. Comme le lecteur, Julius se voit à son insu entraîné dans un tourbillon de péripéties plus délirantes les unes que les autres. Avec toute la poésie dont il est capable, Mathieu révèle tout le potentiel extraordinaire de la bédé, explose les conventions, expérimente et joue avec les formes, avec le papier qui de support devient lui-même un personnage ou un paysage, construit des ponts entre les différentes réalités, entre le dessin et la photo, entre la science et la philosophie, recourt à des mises en abyme vertigineuses, provoque des chocs visuels et mentaux, on va de surprise en surprise, c’est tout simplement bluffant. Cette BD, en plus de susciter une réflexion philosophique, n’est rien de moins qu’une porte ouverte vers une autre dimension. Et ouvre le champ des questionnements : où commence le rêve, où finit la réalité ? La réalité n’est-elle pas pire que le rêve ? Mathieu nous adresse-t-il une invitation au rêve ou une mise en garde contre la folie ? Aucune réponse n’est fournie… mais quel trip ! Je relirai sans aucun doute ce chef d’œuvre complexe et d’une grande richesse, certain du fait que pas mal de choses m’ont échappé en première lecture. Votre bédéthèque mérite largement cette série culte qui confère à son auteur le statut de maître du 9ème Art ! Tome 1 – L’Origine
Tome 2 – La Qu…
Tome 3 – Le Processus
Tome 4 – Le Début de la fin/La Fin du début
Tome 5 – La 2,333e dimension
Tome 6 - Le Décalage 
Le Chevalier Mécanique
Une revisitation très bien faite des aventures de capes et d'épées. On a les ingrédients classiques agrémentés d'une innovation technologique qui permet de sortir du cadre habituel. Le scénario est riche et bien construit, promesse d'une aventure qui ne s’essoufflera pas. Le dessin est classique et bien réussi même s'il présente parfois des bizarreries anatomiques et si la colorisation se révèle trop sombre dans certaines cases. Au final, une bonne bande dessinée qui donne un moment agréable de divertissement. Pour les inquiets, qui, comme moi, hésitent à investir dans une série vu le taux d'arrêts après le tome 1, il faut savoir que le tome 2 sortira en octobre 2012 et que le tome 3 est en financement sur le site de son éditeur (puisqu'il s'agit ici de crowfunding)
Universal War One
Comment dire avec des mots simples ? Ah oui... juste parfait ! Pour tout avouer, je déambulais chez mon vendeur de BD en quête : - d'une série finie - avec un scénario (qui se tienne sur tous les volumes) - des dessins à mon goût - et tout ça plutôt SF - Fantasy Je ne peux que remercier mon libraire ! C'est vrai que je ne suis pas forcément un lecteur invétéré (de BD), mais je me demande encore comment j'ai pu faire pour passer au travers.
Airborne 44
Après la lecture des 4 premiers tomes. Une très bonne série sur la deuxième guerre mondiale. Les dessins sont tous bonnement sublimes. Le scénario, quant à lui, est haletant et retranscrit bien toute l'horreur et l'absurdité de la guerre ainsi que les sentiments des différents protagonistes. De plus l'auteur a l'air de s'être très bien documenté sur la période concernée avant d'écrire son histoire et cela se ressent. Juste un petit bémol, le fait que certains personnages pardonnent un peu trop facilement les erreurs commises par d'autres et la fin en happy end ne font pas très crédible à mon goût. Mais bon, sinon c'est un sans faute sur toute la ligne et je conseille vivement la lecture de cette série.
Les Brigades du Temps
Une bien bonne surprise cette BD, j'aime bien les sujets concernant le voyage dans le temps et celui-ci est très intéressant, deux compères (des Redresseurs) qui rafistolent le temps après une uchronie créée par les Manipulateurs, le tout se déroulant au XVème siècle et dans le futur. J'attends la suite avec attention, suite qui mettra fin à ce diptyque. Et j'espère qu'il y aura d'autres histoires de ce binôme très convaincant.