Très bonne bd d'ambiance, un récit bien mené et des dessins agréables.
Les personnages sont hauts en couleur et le design particulier aide a donner a cette bd une ambiance particulière. Le scénario est efficace bien qu'un peu classique et la bd a une certaine fluidité.
Bref, une bonne bd qu'on pourrait qualifier de "cinématographique".
Edition après lecture du second tome :
Ajout d'une étoile. Cette série est superbe et le scénario aux petits oignons !
Je suis sans doute la lectrice la moins encline à lire cette B.D. car rien ne m’agace plus que les femmes à peine habillées, croupes légères, seins tapageurs et regards de salopes affamées, et il y en a un beau spécimen dans ce premier opus, prénommée Tikky Big Bang. Par opposition, les univers de conte m’attirent irrésistiblement et je veux bien tenter l’expérience de ce mix pour le moins improbable à mes yeux, d’autant que l’auteur est venu exposer son projet sur le site et a su attiser ma curiosité.
Pour enchaîner dans le même thème, tous les comportements inhérents à la pimbêche écervelée dans toute sa splendeur sont ici tournés en dérision, présentés au énième degré et toujours de façon humoristique, du coup exit toute ma répulsion envers ce spécimen féminin et place au décalage délirant. En passant tout le monde en prend pour son grade, c’est un fourre-tout sans nom aux références de tous bords, réelles comme imaginaires. C’est parfois juste une petite remarque déposée ici et là, mine de rien et toujours bien amenée.
Il y a beaucoup d’humour, même si le but n’est pas de peaufiner nos abdominaux d’une case à l’autre en un rire incontrôlable, on est plutôt dans le genre sourire permanent avec une explosion de rires à certains moments, c’est de la détente à l’état pur. Avis aux déprimés : ceci est pour vous.
Le suspense aussi est omniprésent, on ne cesse de se demander quelle sera la prochaine scène et comment va-t-il sauver son petit Wonderland ? L’auteur s’adresse parfois au lecteur à quelques rares occasions et il fait aussi parler ses personnages de la B.D. elle-même, des procédés à double tranchant qui peuvent parfois ne pas passer, mais qu’il met en place de façon intelligente et drôle, et surtout avec beaucoup de parcimonie, le dosage est parfait.
Le dessin est fastueux de détails, pharaonique devrais-je dire, les couleurs pètent, le bestiaire et les monstres sont expressifs et variés. A l’image du conte original, on change de décors souvent et c’est purement jouissif. Seul petit bémol à mes yeux, les personnages humains sont parfois un peu raides, mais c’est sans gravité et ça ne gêne absolument pas la lecture ni le plaisir visuel global.
Le récit qui comprendra 5 tomes fait une entrée fracassante avec ce premier opus et je suis déjà sous tension car j’aimerais dès à présent avoir la suite entre les mains.
Ah putain ! J’ai envie de dire, excellent !
« Eloïsa et Napoléon » nous raconte une rencontre amoureuse, donc sur le fond, passez votre chemin… mais la forme m’a vraiment enchanté.
D’abord les textes sont magnifiques, et font preuve d’une poésie rarement vue en BD… l’auteur est une femme, surprise, surprise !
Mais c’est surtout le côté graphique qui m’a enchanté… Le dessin tremblotant et à main levée ressemble à de l’esquisse, et pourtant fourmille de détails. Les planches au découpage traditionnel (gaufriers de cases) laissent souvent place à de véritable explosions graphiques, avec des pages pleines (voir des double pages pleines) fourmillant de détails, et sur lesquelles sont venues se greffer quelques cases par-ci par-là… je vous ai mis quelques exemples dans la galerie, mais je vous encourage vivement à feuilleter l’ouvrage en librairie.
Mon seul regret est que je n’ai pas bien compris la pertinence du 5eme chapitre. Mais cela ne m’a pas du tout gâché ma lecture… Une histoire pas très originale, certes, mais remplie de poésie, et superbement mise en image… un coup de cœur !
Attention : chef d’œuvre :)
Car il n’existe pas d’autre terme pour désigner ce que je peux considérer comme une série intégralement aboutie, de celles qui vous évadent réellement et vous emportent loin du quotidien caniculeux ou morose de notre belle région.
Et Zorn et Dirna en fait intégralement partie. Pour une œuvre de « jeunesse » du prolifique JD Morvan, on ne peut que le féliciter que ce projet soit mené à terme et à BON terme de surcroit par une exploitation judicieuse de personnages torturés dans un monde où la mort n’existe plus mais pas le chagrin ni les regrets.
Sans abuser des créatures propres aux récits d’Heroic Fantasy, Morvan réinvente ses propres règles autour de quatre personnages aux liens complexes mais foutrement humains. Il faut faire preuve de tolérance pour outrepasser les préjugés physiques au-delà de l’enveloppe charnelle dans une quête pour la liberté et le droit à la vie tout simplement.
Alors bien sûr il y a du rythme, des doutes, de belles bagarres et beaucoup de scènes gores savamment illustrées à 4 mains par des auteurs que je ne connaissais pas. Il y a eu une attente également pour la parution complète de ces 6 chapitres épiques que j’ai connu sur le tard et eu la chance de lire d’une seule traite.
Mais en contrepartie il n’y a eu aucune déception du départ à l’arrivée pour ce magnifique voyage prouvant à tous ceux qui en doutaient encore que l’on peut faire de très jolies contes pour adultes avec tout le doute, la noirceur et l’espoir que l’on peut ressentir dans un blockbuster calibré idéalement pour nous évader le temps d’une lecture qui sera renouvelé sans nul doute avec le même plaisir.
Et rien que pour cela je ne peux que vous encourager à acquérir cette série définitivement culte à présent que tous les éléments sont réunis pour la proposer dans son intégralité…
Passons sur les polémiques entre les auteurs et les héritiers, largement commentées par mes camarades dans les avis précédents, finalement cela permet juste de ne pas prendre au pied de la lettre le récit concocté par Yann d'après des témoignages et légèrement romancés.
Pour ma part je me suis surtout attaché à la BD elle-même, que j'ai pris pour une fiction basée sur des faits réels, à savoir le voyage au travers les Etats-Unis par trois auteurs phares de la BD classique. Et j'ai souri à toutes les pages, c'est vraiment drôle, même si, encore une fois, c'est un peu romancé. Yann a réussi à écrire une histoire vraiment prenante, avec des personnages forts.
Au dessin, Olivier Schwartz est au meilleur de sa technique, s'adaptant à merveille, par exemple, au style de Franquin, et truffant ses planches de détails très chouettes, comme on pourrait le dire d'une BD franco-belge.
Une vraie bonne lecture, très sympathique.
(Je vous préviens d’emblée que l'histoire de cet arc est tellement dense, et mon avis tellement élogieux, que je risque d'oublier de vous parler de pas mal d’éléments qui font que cette histoire est géniale, je m'en excuse d'avance).
Bon à vrai dire, pourquoi est-ce que je trouve que ce début d'histoire de Batman, est l'ultime comics (comprenez, la BD de super-héros que je cherche à lire depuis le relativement peu de temps que j'en lis et que je n'avais pas encore trouvée) ?
Car, pour la première fois depuis que je lis des comics de super-héros, je trouve un comics qui 1) est un comic "fun", d'action, avec des bagarres contre plein de vilains (choses qui, j'ai l'impression que depuis F. Miller et son Dark Knight, se trouve de moins en moins) 2) un comics qui développe la psychologie des personnages.
De plus, ce qui n'est absolument pas déplaisant, la série peut être lue par des néophytes (comme moi, même si maintenant, après avoir des souvenirs de la série animée de mon enfance, avoir vu 5 des films sortis sur le personnage et avoir lu 4 BDs de l'univers, je commence à m'y habituer à Gotham city). En effet, on peut lire cet arc sans prérequis (apparemment, il est conseillé d'avoir lu La Revanche de Bane et Un Deuil dans la famille pour pleinement apprécier cet arc, mais moi qui ne les ai pas lus, je m'en suis bien sorti -mais peut-être est-ce que je vais me laisser tenter après-).
Finalement, peut-être que le plus dérangeant dans ce comics, ce serait de ne pas connaître tous les méchants. En effet, à côté des grosses pointures que sont le Joker, le Sphinx ou l’Épouvantail, il y en des moins connus, comme le Chapelier fou ou le Ventriloque (et c'est une excellente chose que de les voir ici, car je trouve ces méchants très charismatiques mais malheureusement sous exploités). Il est vrai qu'il y en a pas mal que je ne connaissais pas du tout (comme Cornélius Strik, Ciné Phil, Amygdale ou encore Firefly...), bon même si dans ce premier tome, ils ont des rôles importants, on en découvre suffisamment sur eux à la lecture de l'album pour que ça ne soit pas un problème. Ce qui m'a étonné par contre, c'est de ne pas voir de trace de super-vilains assez célèbres comme le Pingouin ou Mr. Freeze.
En tout cas, qu'est-ce que c'est jouissif de voir tous ces super méchants se balader dans Gotham et organiser mauvais coups sur mauvais coups, en affaiblissant sans le savoir Batman.
Batman est, au même titre que les vilains et les personnages secondaires (surtout Robin et Arzael), pas mal exploité psychologiquement. Il est affaibli, comme peut l'être, on l'imagine bien, un super-héros et en proie à de terribles dilemmes. Et Bane (qui n'est pas je trouve le méchant le plus mémorable et qui n'apparait pas si souvent que ça) en profite bien.
Les médias et la psychologie sont des thèmes qui apparaissent aussi en filigrane dans tout l'album.
Bon j'ai du mal à vous faire partager mon ressenti face au scénario, mais considérez cette histoire (pour l'instant) comme une œuvre forte, poignante, profonde, très intelligemment écrite... pour un comics de super-héros, c'est-à-dire qu'on y verra une personne qui rend la justice elle-même en tapant sur des dingos en costume flashy....
Flashy comme les couleurs.
Je passe donc à la partie graphique de l'album.
Passé le choc du premier chapitre (assez laid et peu maîtrisé, surtout dans les scènes d'actions), finalement au fur et à mesure de notre lecture (au fur et à mesure qu'on plonge dans l'histoire), on s'y fait, avec en fonction de chaque dessinateur, des dessins qui vont du médiocre (les chapitres de Jim Aparo), à vraiment bon mais un peu vieillot (ceux de Graham Nolan), le tout avec une colorisation aussi pas mal dépassée (je suis clément, on va dire que ça apporte un charme rétro). De toute manière, à part quelques rares exceptions, je trouve le dessin typé comics pas très joli (je trouve même le Dark Knight de Miller plus laid que cet album)
Pour finir un petit mot sur l'édition.
Certes Urban Comics font un super boulot avec une édition jolie et soignée, avec background de l'arc et couvertures originelles, etc... Mais pour des gros albums comme celui-ci, c'est hyper fragile, et ça c'est dommage.
Bref pour moi, et même si je n'ai pas l'impression d'avoir été très clair dans mon avis, c'est la meilleure histoire de Batman que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Vivement la suite (prévue pour l'automne) et la relecture (après décantation dans mon esprit) qui va avec...
Bel objet, dessin agréable, histoire prenante qui va crescendo : que demander de plus ? Pourtant c'est vrai qu'au départ certains détails laissent penser qu'on se dirige vers quelque chose d'un peu trop classique. Mais moi qui aime être surpris par les dénouements, j'ai été servi et je me suis régalé.
Première partie : présentation des forces en présence. Un groupe de jeunes amis part en vacances quelques jours sur une ile déserte. On fait tranquillement connaissance. Ca rigole, ça roucoule, ça s'engueule gentiment. Et petit à petit ce séjour va virer au cauchemar.
On assiste ensuite à une sorte de huis clos ou les personnages se font déchiqueter les uns après les autres. C'est certes bien raconté, le dessin fun dénote un peu avec cette histoire glauque, c'est sympa. Mais à part ça, jusque là, il faut bien reconnaitre que ce n'est pas extrêmement original.
Par contre que dire de la dernière partie. Je pensais que l'histoire allait se conclure sans surprise. Erreur ! J'ai été littéralement bluffé. On ne tombe pas dans une surenchère gratuite de violence. Non c'est plus fort que ça, c'est cruel et jubilatoire à la fois. Un peu à la manière de la fin du film seven.
Quel final bien trouvé, j'adore ça. Ca mérite bien un petit coup de coeur.
Tome 2
Après un superbe premier tome qui semblait être un one shot, était il besoin de faire une suite ? Je ne le pense pas. Dans l’hypothèse ou cette suite était inéluctable pour une raison qui m'échappe (souhait du scénariste, de l'éditeur ?), était il une bonne idée de changer le dessinateur ? Visiblement non.
Bref ça partait assez mal, mais je me suis laissé tenter tant j'avais aimé le premier tome.
Que dire si ce n'est un mot : Déception. Histoire moins inventive, bien moins prenante, on ne croit à aucun des trucs qu'on veut bien nous raconter. Ca essaye d'expliquer des détails du premier tome qui n'ont pas besoin d’être expliqués. Et le bouquet c'est ce final nullissime qui fait retomber le tout comme un coup de vent écroulant un château de cartes...
Je ne change pas mon 4/5, mais cela ne concerne que le premier tome, toujours chaudement recommandé.
Excellent, une des meilleures nouveautés 2012 selon moi.
Récit complètement déjanté et pourtant parfaitement maîtrisé. L’univers créé est foisonnant et tout à fait original et surprenant. On est très rapidement immergé dans ce monde fantaisiste et burlesque, les découvertes et les bonnes trouvailles sont au menu de chaque page, le plaisir de lecture est total.
Une fois de plus Lupano fait parler tout son talent et nous concocte là un univers et des personnages des plus réussis et hauts en couleurs. Cerise sur le gâteau, tout cela est sublimé par le magnifique dessin d’Andreae, que je découvre avec enthousiasme sur cet album, le visuel et le scénario sont parfaitement en harmonie et de très grande qualité.
Le monde mis en place est jubilatoire et des plus prometteurs, la suite est attendue impatiemment.
Gros coup de cœur !
Après lecture de l’intégrale.
Cette série policière réaliste m’a happé très rapidement, tout cela sonne juste et le quotidien de ces hommes de l’ombre semble parfaitement restitué. Il faut dire que l’auteur est lui-même de la partie, il faut d’ailleurs lui tirer un grand coup de chapeau car sa narration est aussi fluide qu’une filature bien menée.
Il ne faut pas s’attendre à retrouver le cliché du flic de cinéma américain, avec son lot de fusillades, explosions, cascades improbables et actes d’héroïsmes insensés, ici le quotidien se résume souvent à des planques interminables, la patience est le maître mot. Le point fort du récit réside principalement dans les personnages, vraiment attachants et humains, à la fois forts et pourtant remplis de failles et de doutes sur eux-mêmes, doutant parfois de la portée de leurs actes. On voit également à quel point leur métier peut impacter leurs vies privées et leurs relations familiales.
Le dessin de Peeters au trait si particulier me plaît toujours autant et retranscrit parfaitement les différentes émotions. La série compte actuellement deux tomes, soit deux enquêtes indépendantes. Je ne sais pas si elle est définitivement terminée ou non, mais je serais ravi de partager de nouvelles planques et filatures avec ces flics là.
Cette bande dessinée est exceptionnelle, les réflexions de Pico et de Ana Ana sa sœur sont extraordinairement bien trouvées, même si elle ne sont pour la plupart pas réelles (de même que la taille des enfants). Je me suis retrouvé explosé de rire sur 70% des planche des 5 tomes, les gags parfois muets, parfois basés sur des réflexions que seuls des adultes pourraient avoir (et que même les adultes n'ont pas), et parfois très naturels, mais tellement drôles.
Le dessin est très agréable et convient tout à fait à cette bande dessinée.
Le lien avec Calvin et Hobbes est très vite fait et c'est normal, mis a part l'imaginaire énorme de Calvin, toutes les réflexions qu'il a pourraient aller à Pico même si je trouve que Pico est plus simple, plus mignon que Calvin (tout en étant tout aussi énervant pour ses parents).
Voici une BD très agréable, drôle, qui convient tout à fait comme cadeau pour des non-bdphiles.
Idéale pour passer un bon moment.
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Parker
Très bonne bd d'ambiance, un récit bien mené et des dessins agréables. Les personnages sont hauts en couleur et le design particulier aide a donner a cette bd une ambiance particulière. Le scénario est efficace bien qu'un peu classique et la bd a une certaine fluidité. Bref, une bonne bd qu'on pourrait qualifier de "cinématographique". Edition après lecture du second tome : Ajout d'une étoile. Cette série est superbe et le scénario aux petits oignons !
Little Alice in Wonderland
Je suis sans doute la lectrice la moins encline à lire cette B.D. car rien ne m’agace plus que les femmes à peine habillées, croupes légères, seins tapageurs et regards de salopes affamées, et il y en a un beau spécimen dans ce premier opus, prénommée Tikky Big Bang. Par opposition, les univers de conte m’attirent irrésistiblement et je veux bien tenter l’expérience de ce mix pour le moins improbable à mes yeux, d’autant que l’auteur est venu exposer son projet sur le site et a su attiser ma curiosité. Pour enchaîner dans le même thème, tous les comportements inhérents à la pimbêche écervelée dans toute sa splendeur sont ici tournés en dérision, présentés au énième degré et toujours de façon humoristique, du coup exit toute ma répulsion envers ce spécimen féminin et place au décalage délirant. En passant tout le monde en prend pour son grade, c’est un fourre-tout sans nom aux références de tous bords, réelles comme imaginaires. C’est parfois juste une petite remarque déposée ici et là, mine de rien et toujours bien amenée. Il y a beaucoup d’humour, même si le but n’est pas de peaufiner nos abdominaux d’une case à l’autre en un rire incontrôlable, on est plutôt dans le genre sourire permanent avec une explosion de rires à certains moments, c’est de la détente à l’état pur. Avis aux déprimés : ceci est pour vous. Le suspense aussi est omniprésent, on ne cesse de se demander quelle sera la prochaine scène et comment va-t-il sauver son petit Wonderland ? L’auteur s’adresse parfois au lecteur à quelques rares occasions et il fait aussi parler ses personnages de la B.D. elle-même, des procédés à double tranchant qui peuvent parfois ne pas passer, mais qu’il met en place de façon intelligente et drôle, et surtout avec beaucoup de parcimonie, le dosage est parfait. Le dessin est fastueux de détails, pharaonique devrais-je dire, les couleurs pètent, le bestiaire et les monstres sont expressifs et variés. A l’image du conte original, on change de décors souvent et c’est purement jouissif. Seul petit bémol à mes yeux, les personnages humains sont parfois un peu raides, mais c’est sans gravité et ça ne gêne absolument pas la lecture ni le plaisir visuel global. Le récit qui comprendra 5 tomes fait une entrée fracassante avec ce premier opus et je suis déjà sous tension car j’aimerais dès à présent avoir la suite entre les mains. Ah putain ! J’ai envie de dire, excellent !
Eloïsa et Napoléon
« Eloïsa et Napoléon » nous raconte une rencontre amoureuse, donc sur le fond, passez votre chemin… mais la forme m’a vraiment enchanté. D’abord les textes sont magnifiques, et font preuve d’une poésie rarement vue en BD… l’auteur est une femme, surprise, surprise ! Mais c’est surtout le côté graphique qui m’a enchanté… Le dessin tremblotant et à main levée ressemble à de l’esquisse, et pourtant fourmille de détails. Les planches au découpage traditionnel (gaufriers de cases) laissent souvent place à de véritable explosions graphiques, avec des pages pleines (voir des double pages pleines) fourmillant de détails, et sur lesquelles sont venues se greffer quelques cases par-ci par-là… je vous ai mis quelques exemples dans la galerie, mais je vous encourage vivement à feuilleter l’ouvrage en librairie. Mon seul regret est que je n’ai pas bien compris la pertinence du 5eme chapitre. Mais cela ne m’a pas du tout gâché ma lecture… Une histoire pas très originale, certes, mais remplie de poésie, et superbement mise en image… un coup de cœur !
Zorn & Dirna
Attention : chef d’œuvre :) Car il n’existe pas d’autre terme pour désigner ce que je peux considérer comme une série intégralement aboutie, de celles qui vous évadent réellement et vous emportent loin du quotidien caniculeux ou morose de notre belle région. Et Zorn et Dirna en fait intégralement partie. Pour une œuvre de « jeunesse » du prolifique JD Morvan, on ne peut que le féliciter que ce projet soit mené à terme et à BON terme de surcroit par une exploitation judicieuse de personnages torturés dans un monde où la mort n’existe plus mais pas le chagrin ni les regrets. Sans abuser des créatures propres aux récits d’Heroic Fantasy, Morvan réinvente ses propres règles autour de quatre personnages aux liens complexes mais foutrement humains. Il faut faire preuve de tolérance pour outrepasser les préjugés physiques au-delà de l’enveloppe charnelle dans une quête pour la liberté et le droit à la vie tout simplement. Alors bien sûr il y a du rythme, des doutes, de belles bagarres et beaucoup de scènes gores savamment illustrées à 4 mains par des auteurs que je ne connaissais pas. Il y a eu une attente également pour la parution complète de ces 6 chapitres épiques que j’ai connu sur le tard et eu la chance de lire d’une seule traite. Mais en contrepartie il n’y a eu aucune déception du départ à l’arrivée pour ce magnifique voyage prouvant à tous ceux qui en doutaient encore que l’on peut faire de très jolies contes pour adultes avec tout le doute, la noirceur et l’espoir que l’on peut ressentir dans un blockbuster calibré idéalement pour nous évader le temps d’une lecture qui sera renouvelé sans nul doute avec le même plaisir. Et rien que pour cela je ne peux que vous encourager à acquérir cette série définitivement culte à présent que tous les éléments sont réunis pour la proposer dans son intégralité…
Gringos locos
Passons sur les polémiques entre les auteurs et les héritiers, largement commentées par mes camarades dans les avis précédents, finalement cela permet juste de ne pas prendre au pied de la lettre le récit concocté par Yann d'après des témoignages et légèrement romancés. Pour ma part je me suis surtout attaché à la BD elle-même, que j'ai pris pour une fiction basée sur des faits réels, à savoir le voyage au travers les Etats-Unis par trois auteurs phares de la BD classique. Et j'ai souri à toutes les pages, c'est vraiment drôle, même si, encore une fois, c'est un peu romancé. Yann a réussi à écrire une histoire vraiment prenante, avec des personnages forts. Au dessin, Olivier Schwartz est au meilleur de sa technique, s'adaptant à merveille, par exemple, au style de Franquin, et truffant ses planches de détails très chouettes, comme on pourrait le dire d'une BD franco-belge. Une vraie bonne lecture, très sympathique.
Batman - Knightfall
(Je vous préviens d’emblée que l'histoire de cet arc est tellement dense, et mon avis tellement élogieux, que je risque d'oublier de vous parler de pas mal d’éléments qui font que cette histoire est géniale, je m'en excuse d'avance). Bon à vrai dire, pourquoi est-ce que je trouve que ce début d'histoire de Batman, est l'ultime comics (comprenez, la BD de super-héros que je cherche à lire depuis le relativement peu de temps que j'en lis et que je n'avais pas encore trouvée) ? Car, pour la première fois depuis que je lis des comics de super-héros, je trouve un comics qui 1) est un comic "fun", d'action, avec des bagarres contre plein de vilains (choses qui, j'ai l'impression que depuis F. Miller et son Dark Knight, se trouve de moins en moins) 2) un comics qui développe la psychologie des personnages. De plus, ce qui n'est absolument pas déplaisant, la série peut être lue par des néophytes (comme moi, même si maintenant, après avoir des souvenirs de la série animée de mon enfance, avoir vu 5 des films sortis sur le personnage et avoir lu 4 BDs de l'univers, je commence à m'y habituer à Gotham city). En effet, on peut lire cet arc sans prérequis (apparemment, il est conseillé d'avoir lu La Revanche de Bane et Un Deuil dans la famille pour pleinement apprécier cet arc, mais moi qui ne les ai pas lus, je m'en suis bien sorti -mais peut-être est-ce que je vais me laisser tenter après-). Finalement, peut-être que le plus dérangeant dans ce comics, ce serait de ne pas connaître tous les méchants. En effet, à côté des grosses pointures que sont le Joker, le Sphinx ou l’Épouvantail, il y en des moins connus, comme le Chapelier fou ou le Ventriloque (et c'est une excellente chose que de les voir ici, car je trouve ces méchants très charismatiques mais malheureusement sous exploités). Il est vrai qu'il y en a pas mal que je ne connaissais pas du tout (comme Cornélius Strik, Ciné Phil, Amygdale ou encore Firefly...), bon même si dans ce premier tome, ils ont des rôles importants, on en découvre suffisamment sur eux à la lecture de l'album pour que ça ne soit pas un problème. Ce qui m'a étonné par contre, c'est de ne pas voir de trace de super-vilains assez célèbres comme le Pingouin ou Mr. Freeze. En tout cas, qu'est-ce que c'est jouissif de voir tous ces super méchants se balader dans Gotham et organiser mauvais coups sur mauvais coups, en affaiblissant sans le savoir Batman. Batman est, au même titre que les vilains et les personnages secondaires (surtout Robin et Arzael), pas mal exploité psychologiquement. Il est affaibli, comme peut l'être, on l'imagine bien, un super-héros et en proie à de terribles dilemmes. Et Bane (qui n'est pas je trouve le méchant le plus mémorable et qui n'apparait pas si souvent que ça) en profite bien. Les médias et la psychologie sont des thèmes qui apparaissent aussi en filigrane dans tout l'album. Bon j'ai du mal à vous faire partager mon ressenti face au scénario, mais considérez cette histoire (pour l'instant) comme une œuvre forte, poignante, profonde, très intelligemment écrite... pour un comics de super-héros, c'est-à-dire qu'on y verra une personne qui rend la justice elle-même en tapant sur des dingos en costume flashy.... Flashy comme les couleurs. Je passe donc à la partie graphique de l'album. Passé le choc du premier chapitre (assez laid et peu maîtrisé, surtout dans les scènes d'actions), finalement au fur et à mesure de notre lecture (au fur et à mesure qu'on plonge dans l'histoire), on s'y fait, avec en fonction de chaque dessinateur, des dessins qui vont du médiocre (les chapitres de Jim Aparo), à vraiment bon mais un peu vieillot (ceux de Graham Nolan), le tout avec une colorisation aussi pas mal dépassée (je suis clément, on va dire que ça apporte un charme rétro). De toute manière, à part quelques rares exceptions, je trouve le dessin typé comics pas très joli (je trouve même le Dark Knight de Miller plus laid que cet album) Pour finir un petit mot sur l'édition. Certes Urban Comics font un super boulot avec une édition jolie et soignée, avec background de l'arc et couvertures originelles, etc... Mais pour des gros albums comme celui-ci, c'est hyper fragile, et ça c'est dommage. Bref pour moi, et même si je n'ai pas l'impression d'avoir été très clair dans mon avis, c'est la meilleure histoire de Batman que j'ai pu lire jusqu'à présent. Vivement la suite (prévue pour l'automne) et la relecture (après décantation dans mon esprit) qui va avec...
Rocher Rouge
Bel objet, dessin agréable, histoire prenante qui va crescendo : que demander de plus ? Pourtant c'est vrai qu'au départ certains détails laissent penser qu'on se dirige vers quelque chose d'un peu trop classique. Mais moi qui aime être surpris par les dénouements, j'ai été servi et je me suis régalé. Première partie : présentation des forces en présence. Un groupe de jeunes amis part en vacances quelques jours sur une ile déserte. On fait tranquillement connaissance. Ca rigole, ça roucoule, ça s'engueule gentiment. Et petit à petit ce séjour va virer au cauchemar. On assiste ensuite à une sorte de huis clos ou les personnages se font déchiqueter les uns après les autres. C'est certes bien raconté, le dessin fun dénote un peu avec cette histoire glauque, c'est sympa. Mais à part ça, jusque là, il faut bien reconnaitre que ce n'est pas extrêmement original. Par contre que dire de la dernière partie. Je pensais que l'histoire allait se conclure sans surprise. Erreur ! J'ai été littéralement bluffé. On ne tombe pas dans une surenchère gratuite de violence. Non c'est plus fort que ça, c'est cruel et jubilatoire à la fois. Un peu à la manière de la fin du film seven. Quel final bien trouvé, j'adore ça. Ca mérite bien un petit coup de coeur. Tome 2 Après un superbe premier tome qui semblait être un one shot, était il besoin de faire une suite ? Je ne le pense pas. Dans l’hypothèse ou cette suite était inéluctable pour une raison qui m'échappe (souhait du scénariste, de l'éditeur ?), était il une bonne idée de changer le dessinateur ? Visiblement non. Bref ça partait assez mal, mais je me suis laissé tenter tant j'avais aimé le premier tome. Que dire si ce n'est un mot : Déception. Histoire moins inventive, bien moins prenante, on ne croit à aucun des trucs qu'on veut bien nous raconter. Ca essaye d'expliquer des détails du premier tome qui n'ont pas besoin d’être expliqués. Et le bouquet c'est ce final nullissime qui fait retomber le tout comme un coup de vent écroulant un château de cartes... Je ne change pas mon 4/5, mais cela ne concerne que le premier tome, toujours chaudement recommandé.
Azimut
Excellent, une des meilleures nouveautés 2012 selon moi. Récit complètement déjanté et pourtant parfaitement maîtrisé. L’univers créé est foisonnant et tout à fait original et surprenant. On est très rapidement immergé dans ce monde fantaisiste et burlesque, les découvertes et les bonnes trouvailles sont au menu de chaque page, le plaisir de lecture est total. Une fois de plus Lupano fait parler tout son talent et nous concocte là un univers et des personnages des plus réussis et hauts en couleurs. Cerise sur le gâteau, tout cela est sublimé par le magnifique dessin d’Andreae, que je découvre avec enthousiasme sur cet album, le visuel et le scénario sont parfaitement en harmonie et de très grande qualité. Le monde mis en place est jubilatoire et des plus prometteurs, la suite est attendue impatiemment. Gros coup de cœur !
RG
Après lecture de l’intégrale. Cette série policière réaliste m’a happé très rapidement, tout cela sonne juste et le quotidien de ces hommes de l’ombre semble parfaitement restitué. Il faut dire que l’auteur est lui-même de la partie, il faut d’ailleurs lui tirer un grand coup de chapeau car sa narration est aussi fluide qu’une filature bien menée. Il ne faut pas s’attendre à retrouver le cliché du flic de cinéma américain, avec son lot de fusillades, explosions, cascades improbables et actes d’héroïsmes insensés, ici le quotidien se résume souvent à des planques interminables, la patience est le maître mot. Le point fort du récit réside principalement dans les personnages, vraiment attachants et humains, à la fois forts et pourtant remplis de failles et de doutes sur eux-mêmes, doutant parfois de la portée de leurs actes. On voit également à quel point leur métier peut impacter leurs vies privées et leurs relations familiales. Le dessin de Peeters au trait si particulier me plaît toujours autant et retranscrit parfaitement les différentes émotions. La série compte actuellement deux tomes, soit deux enquêtes indépendantes. Je ne sais pas si elle est définitivement terminée ou non, mais je serais ravi de partager de nouvelles planques et filatures avec ces flics là.
Pico Bogue
Cette bande dessinée est exceptionnelle, les réflexions de Pico et de Ana Ana sa sœur sont extraordinairement bien trouvées, même si elle ne sont pour la plupart pas réelles (de même que la taille des enfants). Je me suis retrouvé explosé de rire sur 70% des planche des 5 tomes, les gags parfois muets, parfois basés sur des réflexions que seuls des adultes pourraient avoir (et que même les adultes n'ont pas), et parfois très naturels, mais tellement drôles. Le dessin est très agréable et convient tout à fait à cette bande dessinée. Le lien avec Calvin et Hobbes est très vite fait et c'est normal, mis a part l'imaginaire énorme de Calvin, toutes les réflexions qu'il a pourraient aller à Pico même si je trouve que Pico est plus simple, plus mignon que Calvin (tout en étant tout aussi énervant pour ses parents). Voici une BD très agréable, drôle, qui convient tout à fait comme cadeau pour des non-bdphiles. Idéale pour passer un bon moment.