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Par Pasukare
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Doggybags
Doggybags

Je me suis bien amusée en lisant le premier tome de Doggybags, recueil de 3 histoires complètement déjantées inspirées du comics, avec coupures pubs et multiples petits reportages plus ou moins véridiques. Au départ je l'ai acheté parce qu'il y avait une histoire écrite et dessinée par Florent Maudoux et son histoire intitulée "Masiko" est vraiment très plaisante à lire, j'ai retrouvé avec grand plaisir son style graphique, ses couleurs, son dynamisme et une histoire mêlant humour, tueries et amour maternel. Mon histoire préférée de ce premier tome est celle de Run, la dernière du recueil : une histoire qui pourrait être sous-titrée "La lose" tellement le héros, fort peu sympathique, accumule les mauvais coups du sort. On dirait du Richard Bachman, mis en image exactement comme je l'aurais imaginé dans mon cerveau. Franchement, rien à redire, le dessin est excellent, la mise en scène, les cadrages, les enchainements, la chute ! Du grand art. Je ne m'étends pas plus que cela sur la première qui m'a laissée assez indifférente, que ce soit pour le dessin ou le scénario. Je ne la prends même pas en considération dans ma notation. Le tome 2 nous offre 3 nouvelles histoires fortes et déjantées, entrecoupées de pubs, de documentations diverses ou de petits reportages. Les deux premières sont les meilleures à mes yeux, entre les tueurs d'extraterrestres aguicheuses et les défenseur de la frontière américano-mexicaine qui font une rencontre dont ils se seraient bien passés, on est servi côté tueries ! Le dessin colle bien au scénario, rien à redire. Je suis en revanche moins emballée par la dernière, apparemment inspirée d'une histoire vraie. J'aurais préféré que les auteurs s'inventent une fin un peu plus apocalyptique, parce que je me suis finalement ennuyée, malgré les tentatives de construction non linéaire du récit. Le dessin ne m'a pas convaincue non plus, c'est gore, mais le sang semble être extérieur à la scène, comme ajouté après coup, ce qui n'apporte que confusion en fin de compte. Malgré un effort évident pour produire un tome 3 riche et recherché, je ne suis pas emballée. Alors certes on apprend plein de choses sur le Mexique, son histoire et ses violences, certes l'idée de donner un thème à ce tome est louable mais j'ai finalement été plus intéressée par les pages d'Histoire que par les histoires elles mêmes. La première est sans grand intérêt à mes yeux alors qu'au départ j'étais plutôt confiante, mais le fantastique et le côté angoissant ne ressortent absolument pas et je suis arrivée à la dernière page avec un sentiment de "tout ça pour ça". Je pense de plus que les lecteurs sans notion d'espagnol seront quelque peu frustrés : ça manque quand même un peu de traductions... La deuxième, écrite et dessinée par le sieur Maudoux, est la mieux dessinée des 3 mais ne surprend pas vraiment, on se doute très vite du fin mot de l'histoire. Les amateurs/trices de formes féminines seront servis, c'est toujours ça de pris. La troisième histoire enfin, lue hier, j'ai déjà du mal à me souvenir de ce dont elle parle... Le principe ne surprend plus, le courrier des lecteurs n'est pas drôle (même pour faire "vrai'', les fautes d'orthographe ça tue quand même), bof quoi... Pour résumer : Tome 1 Tome 2 Tome 3 Pas sûr que je m'intéresse à la suite si elle sort un jour.

10/02/2011 (MAJ le 29/10/2012) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un sac de billes
Un sac de billes

Adapter un classique populaire relève toujours de la gageure. Il faut être sûr de soi et avoir du talent pour le faire sans dénaturer l'intrigue originale et pervertir (au sens large) le message sous-jacent. Le tandem Kris-Bailly, qui avait si bien fonctionné sur Coupures irlandaises, relève le défi du Sac de billes, véritable monument littéraire. Et avec brio une nouvelle fois. Kris, que je considère comme l'un de nos meilleurs narrateurs de l'intime, nous propose une lecture de grande qualité de l'oeuvre de Joffo, avec des scènes semi-muettes mais très expressives, un récit où les instants graves alternent avec des passages plus légers (lorsque le père des deux enfants leur avoue par exemple ne pas savoir concrètement ce que signifie être juif est l'un des temps forts du roman, et tout aussi réussi dans la BD). Le deuxième tome continue sur le même tempo, entre moments d'émotion, muets ou pas, et scènes un peu plus remuantes. On retrouve toute l'essence du récit, grâce à une construction impeccable. Le côté "voyage" des deux enfants est aussi très présent, ce n'était vraiment pas facile de se déplacer dans ces conditions... Ma lecture du roman remonte à 20, voire 25 ans, mais c'est toujours un plaisir de suivre Maurice et Jo dans leur périple vers la Zone libre. Chapeau bas également à Vincent Bailly qui a bien su s'approprier l'atmosphère de la France occupée, probablement bien aidé par la foultitude de films traitant de la période. Ses gamins sont très expressifs et les adultes soignés, en particulier les parents des enfants et le prêtre qui les aide. Son faciès me rappelle d'ailleurs celui de l'éditeur de la BD... Deux petites choses m'ont un peu ralenti dans ma lecture cependant : le fait que les enfants changent un peu trop souvent de vêtements, et le traitement des couleurs un peu étrange par moments. Des touches trop vives ou encore des "traits" qui ne se justifient pas... Mais c'est du chipotage car j'ai beaucoup apprécié ma lecture, qui m'a rappelé le plaisir de lire ce classique à l'adolescence.

26/04/2011 (MAJ le 28/10/2012) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Princess Jellyfish
Princess Jellyfish

Au vu des couvertures de ce manga, j'hésitais à emprunter cette série que j'assimilais directement à un shojo cucul-la-praline. Mais ce n'est vraiment pas ça, la couverture est trompeuse. A la base, c'est un josei, un manga destiné aux jeunes femmes. Son sujet, les femmes ultra-complexées, repliées sur elles-mêmes et sur leurs passions excessives et souvent loufoques, l'une pour les trains, l'autre pour les poupées ou encore l'héroïne pour... les méduses. Celles-ci vivent entre elles dans une résidence dont elles ne sortent qu'à peine et qu'elles appellent leur couvent, formellement interdit aux hommes et aux femmes coquettes. Jusqu'au jour où une superbe jeune femme s'attache à l'héroïne et s'incruste dans la résidence... sauf qu'elle lui avoue bien vite qu'elle n'est pas une femme... Le ton de cette série est au délire, à l'humour mais aussi aux sentiments. C'est drôle, touchant et assez déjanté. Les personnages sont tous originaux, très attachants et dotés de psychologies complexes mais réalistes. L'intrigue est dense et variée. La situation n'est en outre pas figée et les choses évoluent plutôt bien de tome en tome. Le dessin est simple et agréable et la narration parfaitement fluide et claire. Et ce que j'ai apprécié par dessus tout, c'est que le ton est vraiment adulte, sans jamais être ni niais ni sombre. C'est une lecture qui fait plaisir et où l'on suit avec le sourire les petites aventures d'une poignée de personnages qu'on apprécie de plus en plus au fil des pages.

28/10/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Oms en série
Oms en série

Décidément, cette nouvelle collection lancée par Ankama promet ! Après Niourk voici "Oms en série", nouvelle adaptation d'un roman de Stefan Wul. Les Draags sont des êtres à peau bleue, dont l'animal domestique préféré est l'Om. A chaque portée d'une femelle Om, les petits, une fois sevrés, sont offerts à un enfant d'une autre famille Draag, on leur met un joli collier, on leur trouve un joli nom, ils ont une jolie niche, on joue avec eux, bref, l'Om est le meilleur ami du Draag ! Cette inversion des rôles, qui met l'être humain à la place exacte du chien dans notre société moderne, est d'une justesse qui en fera réfléchir plus d'un sur la condition d'animal domestique ;) On y retrouve tout ! Même les notions de relativité du temps qui passe et la conception de la douleur. C'est plutôt surprenant mais j'ai adoré ! Le héros de l'histoire est un Om qui a réussi à s'instruire en même temps que sa petite maîtresse Draag et qui décide à un moment donné d'échapper à sa condition avant qu'on le remette à sa place d'animal domestique. Il va alors rencontrer les Oms sauvages. Graphiquement, c'est très joli, l'univers des Draag, tout en couleurs vives, est très réussi. Le dessin est relativement sobre, mais d'une grande justesse. Le seul petit reproche que je pourrais faire c'est la vitesse à laquelle Terr, notre héros, finit par prendre la tête du groupe. J'imagine que dans le roman cela s'est passé un peu moins vite et qu'on se trouve ici face une des contraintes de l'adaptation en BD. En dehors de cela, rien à dire ! J'aime décidément beaucoup cet auteur et cette nouvelle collection (à qui je donne ce coup de cœur), vivement la suite, et les autres adaptations prévues par l'éditeur.

27/10/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Génération mal-logée !
Génération mal-logée !

Une BD pour laquelle j'ai légèrement hésité entre le 4 et le 3. Mais j'avoue que le coup de cœur du moment m'a décidé à la hausse. Tout d'abord j'ai beaucoup aimé le dessin, qui est très sympathique et très frais, mais je regrette juste une utilisation un peu abusive des têtes SD et d'expressions extrêmes qui sont parfois un peu "mal-t-à-propos". C'est un peu dommage car sinon j'aime vraiment bien les dessins et la colorisation ! Mais il faut avouer que le thème est très très bien abordé : les appartements sur Paris et les soucis pour se loger quand on est étudiant sans trop de sous. Le propos est bien traité à mon sens puisqu'on va assister à l'intégralité de ce qui peut se passer (ou presque) et que l'auteur ajoute des précisions parfois qui sont très intéressantes. Le propos est très sérieux dans le fond. D'ailleurs on peut noter l'utilisation très bien faite de la légèreté pour contraster avec la situation qui semble parfois dramatique. Notamment lorsqu'on voit les disparités ou simplement les coups de malchances de certaines personnes. Ce que j'ai bien aimé aussi au-delà de ce sujet grave, c'est la légèreté et la fraicheur du ton sur la vie étudiante, sur les colocs, les cours etc... qui n'est pas le propos mais qui apporte une bonne note de fraicheur. Dans l'ensemble, un sentiment très positif, malgré quelques petits "défauts" à mes yeux; un dessin que j'ai beaucoup aimé, et une auteure que je vais suivre de ce pas. 3.5/5 arrondi à 4 quand même, parce que j'ai bien aimé. Mon petit coup de cœur du moment Mise à jour après la lecture du tome 2 : Très intéressant ce deuxième opus, qui permet à l'auteure de se renouveler sans lasser. En effet, après la recherche de logements et les arnaques, nous suivons dans ce tome les différents moyens pour s'en sortir. Et il y en a ! J'ai aussi particulièrement adoré les différentes histoires des personnes se retrouvant dans le squat. Certaines sont assez incroyables mais que trop vraies malheureusement. Dommage cependant que l'auteure continue d'utiliser à outrance les têtes en SD et qu'un humour un peu trop potache ralentit le sujet qui est plutôt sérieux. J'ai également regretté un peu la fin du diptyque, et j'ai trouvé que certaines ficelles faisaient plus grosses dans ce deuxième opus. C'est franchement dommage, car dans l'ensemble il se dégage encore une fraicheur certaine. Cela reste un très bon opus que j'ai pris grand plaisir à lire même si je trouve dommage qu'il n'y ai pas de troisième tome pour conclure la série, mais l'auteure semble avoir fait le tour du propos. Du coup ma note est plutôt arrondie à 3/5 mais je pense que cette série est tout de même très sympathique à lire pour avoir une idée de ce que peut être la pénibilité pour avoir un logement à Paris. 3/5 au final et un conseil d'achat gardé pour ma part.

14/09/2012 (MAJ le 26/10/2012) (modifier)
Couverture de la série Gotham Central
Gotham Central

Gotham Central raconte une suite d'enquêtes classiques plus ou moins liées les unes aux autres dans l'univers de Batman, à la manière d'une série policière américaine qui, au fil des affaires, en profite pour approfondir discrètement ses personnages. Avant de lire la BD j'avais quelques appréhensions face à ce mix de prime abord étrange entre The Wire et l'univers d'un gars déguisé en chauve-souris. Mais j'ai été conquis. Je pense que ce qui rend cette alchimie possible tient beaucoup au dessin à la Year One, très réaliste, peu fouillé, allant brutalement à l'essentiel. Dans "Un Long Halloween" j'ai vraiment eu du mal avec le contraste entre un graphisme plutôt réaliste du monde de la pègre, et celui complètement fantaisiste des super-vilains. Ici les super-vilains s'intègrent bien. Gotham Central, c'est d'abord l'occasion de découvrir les méchants batmaniens sous un tout nouvel angle, plus humain d'une part et donc plus intéressant ; la police établit des profils de ces criminels d'exception, et Ed Brubaker parvient à les rendre très crédibles grâce à une plume sobre et sensible. C'est aussi l'occasion de voir un Batman différent. Dans les BDs canoniques, Batman est un personnage principal, quand ce n'est pas LE personnage principal. Ici, évidemment sa présence surplombe toute la BD, mais il apparaît peu. Nous n'avons plus son point de vue à lui ; nous ne savons rien de ses motivations, de ses enjeux, ce n'est qu'un type laconique qui apparaît pour disparaître aussitôt. Et on découvre que pour les policiers, il y a des raisons légitimes de détester cet homme qui fait le boulot à leur place, agit en toute impunité sans se soucier des lois, ce "freak" qui a transformé leur ville en Foire aux Monstres. La relation est ambiguë, car si effectivement la police a bien du mal à souffrir son soutien, elle en a aussi besoin quand la situation la dépasse. Gotham Central, c'est le point de vue de gens ordinaires sur un monde qui ne l'est plus, qui ne leur appartient presque plus, et qui est pourtant le leur. C'est aussi une manière très habile de faire de la BD de super-héros "pour les grands", bien mieux que Nolan ne l'a fait pour le cinéma, et dans la continuité de Year One. Bref, Gotham Central ; j'adore !

26/10/2012 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Siècle
Le Grand Siècle

Il est agréable de se laisser surprendre par une série dont on n'attendait pas grand-chose et qui se révèle être finalement passionnante. Le récit est dense avec une foule d’informations transmises au fil des pages sans pour autant alourdir la lecture. Au contraire, elle est des plus prenantes. L’intrigue reste entière sans pour autant frustrer le lecteur. L’auteur se joue de nous avec une grande habileté et nous fait voyager aussi au gré des errements de ses personnages. Il est rare de trouver une telle évolution graphique au sein d’une série sans changement de main. Dans le premier opus, le trait est appuyé pour s’affiner et devenir presque aérien dans les suivants. Il devient plus brouillon aussi, mais sans perdre en lisibilité grâce à une mise en couleur adaptée. Bref, j’attends la suite !

26/10/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Shrimp
Shrimp

« Shrimp » nouvelle série sur les piles B.D. des librairies dont les auteurs sont à mettre aux côtés des Sfar, Trondheim, Larcenet et Cie, et je n’exagère aucunement le grand talent dont ils font preuve dans ce premier opus, qui fait partie de mes grandes découvertes de ce début d’année. Comme avec l’autre bande de joyeux drilles les auteurs nous proposent une histoire décalée, qui tient la route et qui garde une trame totalement fluide et logique. On est en plein dans de la S.-F. à tendance humoristique où l'humour n’est pas présent constamment et à chaque case certes, il se révèle souvent subtil, on le trouve dans une situation ou dans un détail du décor, une expression, une réplique, etc. on aurait plus tendance à sourire tout du long qu’à s’esclaffer. Je ne sais pas ce que nous réservent Matthieu Donk (d’après son idée originale, et c’est peu dire) et Benjamin d’Aoust, mais je ne peux imaginer être déçue par la suite, ça me semble de l’ordre de l’impossible. Le récit est foutrement original (justement) entre voyage dans l’espace et cuisine aux crustacés, voici une vraie trouvaille délirante aux personnages hyper attachants. Prévue en deux tomes seulement (sniff) j'espère qu'ils feront une suite histoire de rester le plus longtemps possible dans cet univers cocasse à souhait. Visuellement Mathieu Burniat a un style tout en simplicité mais suffisamment détaillé et surtout très expressif, en quelques coups de crayons bien posés il nous fait des gueules de chez gueules. Les couleurs sont sobres voire peut-être même un peu trop, jouant sur le contraste entre blanc, marron et noir ; additionnées d‘un peu de vert par ci, un peu de gris par là, une chouille de bleu et une pointe d’orangé. Le résultat est reposant et raffiné et surtout il met bien en valeur les personnages et les décors dans lesquels ils évoluent. Tome 2 Graphiquement ce tome est dans la continuité du premier, même style, même colorisation, même qualité, c'est un plaisir. Concernant le scénario l'histoire avance, pas très vite certes, elle a même tendance à partir un peu à droite à gauche, mais le récit étant bien barré dès le début ça passe parfaitement bien. L'humour est toujours présent et les personnages aussi attachants qu'auparavant, si ce n'est plus. A noter un temps d'attente très réduit entre ces deux premiers tomes, j'espère que la suite viendra tout aussi vite.

05/03/2012 (MAJ le 23/10/2012) (modifier)
Par Chéreau
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Vent dans les Saules
Le Vent dans les Saules

Une nouvelle série découverte par BDtheque, qui est en passe de devenir ma source presque exclusive de découverte de nouvelles BD. Bravo aux superbes dessins de Michel Plessix, pleins de rondeur, de détails amusants, à ses cases solidement construites et à ses belles mises en page, qui rendent un belle hommage à ce roman vieux d'un siècle et apparemment bien plus connu outre-Manche qu'ici. Plessix parvient d'ailleurs à le renouveler et à nous rendre actuels, dans leurs attitudes et leur expression, ces personnages de la Belle Époque, fussent-ils incarnés par des animaux. Nous suivons donc les aventures de Rat et Taupe, deux sympathiques vieux garçons à l'anglaise, et de leurs amis Loutre et Crapaud. Les anecdotes plaisantes se suivent au fil des saisons, le fil conducteur étant fourni par Crapaud et sa passion de la vitesse, qui entraîne régulièrement toute la bande dans des péripéties heureusement sans grande gravité. Peut-être suis-je un peu âgé pour goûter le plaisir simple d'un album qui ressemble à une suite d'illustrations, et pour m'attacher entièrement à ces personnages conçus pour un public d'enfants. Mais je reconnais la qualité de l'adaptation, la fluidité de la transcription du roman en BD et j'apprécie, une nouvelle fois, ces dessins magnifiques et emplis de poésie, où la nature sous toutes ses formes est un personnage en soi. Un 3,5 qui deviendra peut être un 4 à la relecture.

21/10/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
La Vengeance du Comte Skarbek

Encore un album découvert grâce à BDtheque et à son astucieux système de comparaison avec les autres inscrits. Et cette fois ci, contrairement à quelques autres, la satisfaction est globalement au rendez-vous. Mon 3/5 est proche d'un 3,5/5. J'ai passé un bon moment de lecture. Je n'ai pas boudé mon plaisir. Mais je ne mettrai pas 4. Cet hommage assumé au comte de Monte-Cristo est bien monté, bien rodé. Le scénario ne laisse rien au hasard. C'est presque trop professionnel : les rebondissements sont à la page où on les attend, presque prévisibles une fois qu'on a compris la mécanique générale de l'histoire, les 3 ou 4 scènes dénudées obligatoires sont toutes là, à intervalles hygiéniquement respectés. On a l'impression d'assister à l'exercice d'école d'un étudiant en BD particulièrement brillant, qui aurait bien étudié tout son Van Hamme. Je ne lance pas le nom au hasard et les ressemblances (jusqu'au choix d'une histoire en deux tomes !) ne sont sans doute pas fortuites : Yves Sente est le continuateur de Van Hamme sur la série Thorgal, dont le premier dessinateur fut Grzegorz Rosinski, dessinateur de la Vengeance du comte Skarbek... Malgré tout, le charme opère, même si quelques faiblesses dans le déroulement du procès ou quelques passages dialogués un peu confus m'ont fait tiquer. L'histoire aurait sans doute gagné à occuper une vingtaine de pages de plus, pour laisser les personnages s'installer davantage, ouvrir quelques fausses pistes et masquer sous davantage de chair le squelette de l'intrigue. Un mot sur le dessin, superbe, souple, jouant sur les contrastes de lumière et de couleur, mais qui peut dérouter les amateurs de ligne claire. On retrouve le Rosinski peintre, que laissent deviner les somptueuses couvertures de Thorgal. Bref, un coup de cœur, oui. Mais pas un récit inoubliable. Un bon moment, une lecture à recommander. Mais à lire dans le même esprit de détente amusée que lorsqu'on aborde un Largo Winch.

21/10/2012 (modifier)