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Couverture de la série Bad Ass
Bad Ass

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en achetant cet BD d'occaz', bien cotée sur le site, un peu au hasard. J'ai eu un peu peur, après acquisition, en feuilletant les pages, car je ne suis pas fan de ce graphisme informatisé, très "dessin animé" moderne, que je qualifie personnellement de graphisme Totally spies. Ma crainte s'est amplifiée lorsque j'ai découvert qu'il s'agissait d'une histoire de super héros, genre que je n'affectionne pas particulièrement...le summum étant la scène avec la super héros fan de Beethoven et son rayon plasma tiré par son violon, que j'ai trouvé un peu ridicule. Néanmoins, la suite m'a bien plu. J'ai trouvé original l'idée de mettre un super vilain en tant que personnage principal, charismatique, au passé mystérieux. Même si c'est du classique: il parait imbattable, et est devenu méchant après des brimades reçues pendant sa boutonneuse adolescence, en fait cette histoire ne manque pas d'un certain humour de second degré, mêlant volontairement des éléments kitsch et des clichés de série B. Cet album ne manque pas de rythme, on ne s'ennuie pas un instant, le découpage est bien maîtrisé, notamment les scènes entre le passé et le présent. Bref, je dois reconnaître que j'ai hâte de voir la suite. Donc, un bon 3/5, susceptible d'être revu à la hausse selon le niveau des tomes suivants. (215)

10/06/2013 (modifier)
Par Ducky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fête des morts
Fête des morts

L'histoire d'un flic français, au Cambodge, de "la brigades des étrangers", qui lutte contre la pédophilie de ses compatriotes. Un peu sanguin, il ne suit pas forcément les règles imposées par sa hiérarchie et ça lui amène quelques soucis. Dit comme ça, ça peut faire penser aux histoires peu originales de vieux flics sur le retour, mais ce bonhomme là il est attachant, et ambigu aussi et on le suit volontiers. Si le sujet est fort (mes prédécesseurs l'ont évoqué) et dur, pour moi ce n'est pas le seul atout de cette œuvre : le dessin mes aïeux ! Un beau noir et blanc, expressif, parfois fin et délicat, parfois plus gras, qui joue merveilleusement bien avec les ombres et me fait penser à Risso à ce niveau là. Vraiment beau, dès sa couverture. Une fois terminé, je suis revenu sur certaines planches. Et la narration, le découpage, les dialogues, l'ambiance, bah c'est le genre qui fait que j'accroche, dès les premières pages. Ca se finit même limite un peu vite malgré ses 104 pages. Un album franchement bien, un coup de coeur même, que je relirai pour sûr.

10/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Une Plume pour Clovis
Une Plume pour Clovis

Ce récit en 28 planches fut publié dans Pilote à partir de novembre 1968, écrit et dessiné par Gébé (qui participait aussi aux fameuses pages d'actualité du journal, un rescapé de Hara-Kiri, le journal "bête et méchant"). C'est ainsi que je l'ai découvert en couleurs dans Pilote ; ça m'a un peu surpris vu que j'avais dans les 9 ou 10 ans, et que c'était un graphisme inhabituel, mais ça m'a marqué, et quand j'ai vu l'édition du Square bien plus tard en bibliothèque, j'étais bien étonné de voir une telle curiosité intéresser un éditeur, je l'ai relue et ça m'a rappelé plein de souvenirs agréables, parce que c'est indéfinissable, c'est vraiment une curiosité, qui aurait dû avoir une suite, mais son insuccès décida Gébé à abandonner et même à quitter la BD pour le dessin humoristique politique. Quel dommage ! Cette histoire qui sentait bon la campagne profonde plongeait dans une ruralité nostalgique aux saines valeurs, au temps où l'on allait chercher son lait à la ferme avec un bidon, où les vieux cafés de village conservaient cet aspect vieillot plein de charme, où les chambres d'hôtel avaient des planchers qui craquent et des draps raides. J'ai un peu connu ça puisque je passais mes vacances à la campagne, j'en ai gardé un amour de la vie paysanne et des goûts simples ; à cette époque je dévorais mes Bd préférées dans les magazines et les petits formats. L'action se passe dans un petit village rural où est né Clovis, vieillard têtu et volontaire qui se lance à la recherche d'un vieux camarade d'école communale, Casimir, qui devait lui rapporter une jolie plume de faisan, et qu'il n'a plus revu depuis 60 ans. Cette histoire paraît banale comme ça, mais elle dégage une fraîcheur et un charme suranné, aidé par le graphisme de Gébé qui utilise la technique des pointillés et qui donne à ses personnages (surtout Clovis) des physionomies étonnantes qui renforcent l'aspect comique.

10/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Les Sanguinaires
Les Sanguinaires

Cette création de 1997 m'a tout de suite emballé, car je suis très attiré par cette époque du Haut-Moyen Age encore mal connue, pleine d'obscurantisme, à un moment où la religion chrétienne commence à grandir dans cet empire Franc. Malheureusement, cette série fut avortée pour cause d'insuccès et ne compte que 2 albums. Le thème choisi était pourtant riche et fut très peu exploité en BD. Le scénariste Cothias qui, à l'époque, était sur plusieurs autres séries de l'éditeur Glénat, a dû sûrement être débordé et n'a pas eu le temps de rectifier le tir... Véritable épopée de sang, de barbarie et de passions, la série se déroule sous la royauté de Clothaire, fils de Clovis, et conte d'abord la rivalité des fils de Clothaire puis celle des 2 reines Brunehaut et Frédégonde. Cette succession d'affrontements, de complots, de scènes orgiaques et de débauches effrénées sont donc écrites par Patrick Cothias qui s'est bien documenté sur le sujet, et bien mises en images par Bernard Dufossé, qui change totalement de registre ici, après de nombreuses Bd enfantines et la bande de SF Tärhn, prince des étoiles ; son dessin se fait plus nerveux et plus fouillé, notamment dans les éléments de décor très fidèles au style mérovingien. Une vraie réussite qui laisse beaucoup de regrets par son potentiel entrevu à la fin du second album, mais hélas inachevé. Je la recommande cependant.

10/06/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batchalo
Batchalo

Batchalo, malgré sa jolie couverture et le coup de coeur de mon libraire au moment de sa sortie, ne m'avait pas tentée. Il faut dire que j'ai un peu de mal à me lancer spontanément dans la BD historique. C'est à l'occasion d'un festival BD (Cibeins 2013 pour ne pas le citer) et d'une séance de dédicaces que je me suis décidée, il faut dire que le dessin d'Arnaud Bétend est tout simplement magnifique et une dédicace d'un artiste de ce talent sur un one shot, ça ne se refuse pas. A cette occasion j'ai notamment appris que toutes les planches ont été dessinées et colorisées entièrement "à la main", la seule touche informatique ayant été de mettre un filtre sépia sur des planches originales en noir et blanc. Batchalo, c'est surtout une histoire édifiante dans un contexte bien mal connu : celui de la déportation et de l'extermination des roms dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale. Savant mélange de fiction et d'histoire avec un grand H, Batchalo nous emmène sur la route, en compagnie de gens du voyage (comme on les appelle maintenant) et d'un "gadjo", à la recherche d'enfants disparus, enlevés par les soldats allemands pour servir la recherche médicale du tristement célèbre Dr Mengele. La beauté du dessin contraste avec les horreurs vécues par les personnages de l'histoire. Il n'est sans doute pas facile de mettre en image cette triste page de l'histoire européenne. Mais Batchalo ce n'est pas que ça, c'est aussi une formidable plongée dans les traditions roms, la force des liens qui unissent les membres d'une même famille mais aussi ceux du même clan et même des clans entre eux. Une bien belle BD à découvrir sans hésiter, pour le plaisir des yeux mais aussi pour tout ce qu'elle peut nous apprendre sur cet épisode assez méconnu. Un livret en fin d'ouvrage nous en dit d'ailleurs un peu plus sur tous les points historiques du récit.

09/06/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Freaks' Squeele - Funérailles
Freaks' Squeele - Funérailles

Décidément, Florent Maudoux est un auteur de talent, que ce soit au scénario ou au dessin. Fan de la série mère Freaks' Squeele depuis ses débuts, je n'avais pas été tentée par le premier spin-off (dont il n'était que scénariste) mais Funérailles étant un de mes personnages préférés et Florent ayant cette fois aussi pris en charge le dessin, j'ai moins hésité (les trois avis précédemment postés ayant été décisifs). Ce premier tome nous conte les jeunes années du légendaire Prétorius, mal né dans un monde aux fondements et traditions admirablement bien pensés et mis en histoire. Ce savant mélange d'archaïsmes et de modernité, de points communs et de divergences avec notre propre monde donne un album d'une grande richesse (le nombre de pages, bien loin des standards commerciaux, n'y est pas étranger je pense, Ankama laisse de l'espace à ses auteurs et a bien raison de le faire). Je ne m'attendais pas à découvrir un monde aussi intrigant dans un spin off, je me demande si l'auteur avait déjà imaginé tout ça lorsqu'il a créé son personnage pour la série principale. Graphiquement c'est du Florent Maudoux dans toute sa splendeur (et tout en couleurs) : un style reconnaissable entre tous, une signature à lui tout seul. Je regrette peut-être juste que trop de personnages féminins aient un air de famille avec son héroïne Xiong Mao. Que dire de plus ? Rien si ce n'est "A quand la suite ??" !

09/06/2013 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lucien
Lucien

Il restait donc une série culte de ma jeunesse que j'avais oublié de noter ! Combien d'heures de poilade ai-je pu passer sur les planches de Margerin en général et sur les histoires de Lucien en particulier ? Lucien le looser sympathique, fan de Harley et de rockabilly mais tellement Français moyen. Lucien le roi des plans foireux et ses potes aussi fumistes que lui : Ricky le rockeur de bal musette, Gillou, le roi du tuning, Riton, le bellâtre frimeur le plus célèbre de Malakoff, Nanard le cousin hippie parti élever des chèvres dans le Larzac... Margerin est d'autant plus drôle, dans les trois premiers albums, qu'il s'en tient au format de la nouvelle, croquée en quelques pages, sans souci d'organiser une véritable série et de faire progresser ses personnages. Chaque histoire est une saynète, à la façon de pastilles télévisuelles telles que Kaamelott ou Bref, qui se commence en général par l'idée fumante d'un des membres de la bande (un cachet pour un concert au fin fond de la Bretagne, une petite annonce pour une "belle américaine" vendue une bouchée de pain dans le journal, un grand appart à louer...) et se termine immanquablement en foirade magistrale. L'esprit d'Iznogoud n'est pas loin, si l'ambiance est ici plus Gauloises-Kronenbourg. Margerin farcit chacune de ses cases de gags visuels et verbaux éparpillés sur plusieurs plans, qui font tout le sel de ses albums et que j'échange encore, régulièrement, avec d'autres afficionados, comme on se récite la scène de la cuisine des Tontons flingueurs. Dans un rassemblement de motards, un vendeur ambulant de frites douteuses répond à un client mécontent "naze, mon huile ? De la Motul de première qualité !" Dans un train pour le Castellet (le Castellet dans les Pyrénées comme on le découvrira à la dernière case), un type raide comme un parapluie, vêtu comme un croque-mort et au menton orné d'une sévère barbe en collier lit un livre. Le titre est visible : "Bouquin chiant". C'est idiot, c'est potache, mais c'est tout Margerin et j'adore y retrouver mes fous rires d'ados, lorsqu'on lisait à deux ou trois une même planche en s'esclaffant à l'unisson. A partir de Lulu s'maque, la série s'assagit, prend de la longueur, s'empâte et s'embourgeoise comme le personnage principal. Mais elle garde son charme et ses savoureux détails d'arrière-plan. Margerin a souvent été critiqué comme un auteur de seconde zone, un gribouilleur de petits mickeys rigolos en ligne claire à la papa. Digne héritier de Goscinny ou Gotlib, il a au contraire créé une sorte de genre. Et ne compte plus ses fans. J'en suis.

09/06/2013 (modifier)
Par fabfab00
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série De Cape et de Crocs
De Cape et de Crocs

Une bande dessinée qui sort de l'ordinaire, voilà la première pensée qui me vient à l'esprit pour parler de "De Cape et de Crocs". Les dialogues sont superbes, inspirés du théâtre du 17è siècle sans pour autant être pénible à lire pour ceux qui n'en raffolent pas, et nos héros nous entraînent dans des aventures rocambolesques et bourrées d'humour! Le dessin pour sa part n'est pas en reste, j'aime beaucoup la colorisation, avec un choix de couleur dominante par page ou double-page qui donne un rendu magnifique. Si je dois faire un petit reproche à cette série c'est qu'un ou deux albums de la série sont un peu en-dessous des autres pour le scénario(plutôt vers la fin), mais attention, nous parlons ici d'une série qui place la barre très haut à chaque volume! Dessin: 4.75/5 Scénario: 5/5 (vol 1-7) 4/5 (vol 8-10) Global: 4.5/5 Je recommande bien-entendu!

09/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Quetzalcoatl
Quetzalcoatl

En 1997, J.Y. Mitton quitte Vae Victis et se lance seul dans cette aventure avec toujours un souci du détail remarquablement mis en valeur par son dessin clair et précis, où le décor a autant d'importance que les personnages. A plus forte raison ici où il choisit un sujet riche et complexe avec cette fresque épique, située peu après l'arrivée des Espagnols dans l'empire Aztèque. Une fresque d'amour et de sang, de fureur et de sexe, à travers le destin tragique d'une jeune aztèque, Maïana, où l'on croise Montezuma et Cortez. C'est elle qui conte à des moines horrifiés son histoire, depuis sa capture dans son village jusqu'à la destruction de Mexico. Comme dans ses autres créations, Mitton donne le premier rôle à une femme, et comme toujours chez lui, il y a beaucoup d'érotisme, qui se traduit ici par des images parfois un peu hard. Trop selon certains ? pas tout à fait vrai, quand on connaît les moeurs aztèques ; j'ai beaucoup lu sur cette civilisation, et leur goût en matière de sexe n'est pas trop loin de ce que montre Mitton même s'il en a rajouté beaucoup certes. J'adore discuter avec Mitton, à chaque dédicace, il se lâche et vous livre des tas de secrets de fabrication, c'est un épicurien, et quand on le connaît bien, on comprend pourquoi il met du sexe dans ses BD. Bon en dehors de ça, on suit en filigrane le génocide de tout un peuple et l'anéantissement d'une brillante civilisation, c'est la honte de l'Espagne comme le génocide indien est aussi la honte de l'Amérique. Les sacrifices humains et cette "orgie" de sang ? croyez-moi, rien n'est exagéré, Mitton n'a rien inventé ici ; ce qui est étrange, c'est que les conquistadores s'en soient horrifiés, alors qu'avec les tortures de l'Inquisition, ils n'avaient rien à envier aux Aztèques. Mitton va donc plus loin que Torton dans ses conquérants du mexique, en montrant des scènes violentes qui s'appuient sur la réalité historique. On pense beaucoup au roman "Azteca" de Gary Jennings, dont Mitton m'a avoué s'être inspiré ; il a notamment apporté un grand soin dans le vocabulaire nahuatl, langage parlé par les peuples amérindiens, de même que les coutumes sont bien décrites. Cette belle fresque qui brille aussi par ses couleurs, explore une période peu abordée aussi crûment en BD pour ses excès sanglants, elle figure parmi les plus fortes des sagas Vécu de l'éditeur Glénat, et en apprendra beaucoup sur ce peuple. Je la recommande.

09/06/2013 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Silas Corey
Silas Corey

Fabien Nury est en train de s'imposer comme un des tous grands scénaristes de sa génération. J'avais apprécié sa série Je suis légion, virtuose mais un peu complexe et cérébrale. Son chef d'oeuvre à ce jour, Il était une fois en France, oeuvre adulte, puissante et sombre, est un de mes grands coups de cœur de ces dernières années en BD. Toujours passionné par les grands conflits militaires du XXe siècle, il signe ici un diptyque plus récréatif, sur les traces d'une sorte de James Bond de la Grande Guerre, amateur de costumes en alpaga et d'hôtels de prestige, envoyé par trois employeurs différents aux trousses du mystérieux espion Aquila. Signe de sa grande maîtrise scénaristique, Nury parvient, sans perdre son lecteur, à multiplier les ellipses pour ne laisser place qu'à l'action : attentat et bagarre au revolver aux galeries Lafayette, poursuite sur les toits ou dans les égouts, corps-à-corps au Lutétia... Les monuments Art nouveau du Paris de la Belle époque offrent un décor grandiose à cette histoire d'espionnage à tiroirs. La guerre, pourtant, n'est jamais loin. Et l'horreur de la tuerie en cours affleure à chaque page, derrière la frivolité où s'étourdit la capitale. Le front couvert de cadavres servira d'ailleurs de décor à la scène finale de l'histoire, comme pour ramener in extremis le lecteur sur le lieu où se déroule la seule véritable tragédie du récit. Solidement documenté, Fabien Nury, tout en déployant son roman rocambolesque avec une diabolique maestria, nous fait découvrir les complots et coups bas qui permirent réellement à un Clemenceau plus retors que ne le décrivent les livres d'histoire de prendre le pouvoir, en novembre 1917, en éliminant son adversaire de toujours, Joseph Caillaux. Pour autant, il ne faut pas chercher une trop grande profondeur chez les différents protagonistes de cette histoire qui est avant tout un grand feuilleton d'aventure. Même si Nury s'attache à ce qu'aucun personnage ne soit totalement binaire, nous ne sommes pas ici dans une oeuvre d'analyse psychologique. Le dessin nerveux et énergique de Pierre Alary sert parfaitement le scénario. Avec quelques morceaux de bravoure, comme la grande scène des galeries Lafayette. On pourrait reprocher tout au plus au dessinateur de partager le maniérisme un peu outrancier si fréquent dans la BD actuelle. Ces détails n'enlèvent rien à mon appréciation globale : Silas Corey est un excellent divertissement, qui se lit d'une traite et se referme avec plaisir. De la grande et bonne BD d'aventure comme on aimerait en lire plus souvent.

09/06/2013 (modifier)