C'est au cours d'un petit mais costaud festival cher à mon cœur que j'ai fait la connaissance de Nago l'auteur de cette BD. Petit un, ce mec est charmant et possède une culture bédéphile fort intéressante. Deuxièmement il sait ce qu'il doit évidemment pour son dessin fortement inspiré par des auteurs comme Andréas et P. Druillet. Le bougre a plus que retenu la leçon de ces maîtres dans l'art de dessiner des architectures fabuleuses.
Si je devais résumer l'histoire disons qu'un petit groupe venu des confins du grand extérieur arrive à la dernière citadelle à la recherche d'un médicament rare. Cette citadelle est habitée par une faune plus que bigarrée.
D'emblée ce qui frappe à la lecture c'est l'immense virtuosité de l'auteur ; le scénario finalement assez simple fourmille cependant de bonnes idées. Lewis Carroll n'est jamais très loin et notre curiosité est aiguisée par les découvertes que nous allons faire au détour d'un escalier. Un coup d’œil à la galerie devrait vous convaincre d'aller faire un tour dans cette citadelle même si la chose n'est peut être pas très facile du fait du tirage limité (1000 exemplaires) de cette œuvre. Coup de cœur évident pour moi.
Hey, Hey!!!
Mais dites moi que voilà une très bonne surprise, enfin une super héroïne qui n'est pas gaulée comme un mannequin anorexique, qui assume ses rondeurs. Et puis petit détail jouissif comme Faith le dit elle même ses parents ne sont pas morts dans un tragique accident, ils ne lui ont pas légué des milliards, un sabre laser ou une liste de noms ou encore une lettre d'acceptation à Poudlard. Une fille ordinaire quoi, qui ne nous assomme pas à longueur de cases avec ses problème existentiels, généralement politiquement corrects, chiants. Évoluant dans un univers familier, journaliste le jour, mais pas la reine du scoop à sensation, Faith fréquente les conventions BD, une star forcément idiote, bref des aventures pas prise de tête, pleines de rythme. Des dialogues pas idiots, une voix off pas trop envahissante, cette série est rafraîchissante. Le dessin est lumineux s'éloignant un poil des conventions du comics pas trop de pages et de cases explosées qui offrent donc une lecture aisée.
Notons pour les aficionados la présence de "Archer" autre super héros des éditions Valiant.
En résumé une série bien fichue qui casse un peu les codes, j'en fait mon coup de cœur dans le genre. Bien sûr j'irai voir la suite.
Cette nouvelle série concept m'a immédiatement interpellé, étant passionné par tout ce qui touche la Bretagne celtique et pétrie de légendes, j'avais l'intention de la poster, mais l'ami Paco m'a devancé...
Le thème est précis et fascinant puisque Soleil a envie de creuser la celtitude dans ce qu'elle a de plus mystérieux et de plus légendaire, et quoi de mieux que cette mythique forêt de Brocéliande, où je suis retourné encore me balader en juin dernier. Aujourd'hui forêt de Paimpont qui n'est plus qu'un lambeau de l'antique Brocéliande avec ses 7064 ha au sud-est de Rennes, la forêt recouvrait toute la partie centrale de l'Armorique sur environ 140 km, elle était nommée Brécilien au XIIème siècle, on la nomme en breton Brec'helean.
L'angle d'attaque de cette série semble très séduisant, d'après les pages de garde, les lieux des prochains albums font saliver, comme le château de Comper, le jardin des moines ou le poétique Val sans retour... des lieux que je connais parfaitement et d'où il se dégage une certaine atmosphère, surtout en hiver si on visite seul sans être dérangé comme en été, on y sent les figures légendaires qui les ont arpenté, à condition bien sûr d'être très réceptif. La fontaine de Barenton était donc un bon point de départ, puisqu'elle a été témoin de la passion amoureuse entre Merlin et Viviane, on y voit encore aujourd'hui le "perron de Merlin", grosse pierre plate sur laquelle il s'asseyait et embrassait sa bien-aimée. Le récit est donc bien documenté, cette romance sylvestre est conforme aux récits que j'ai pu lire dans différentes histoires de la Bretagne celtique et autres récits arthuriens.
Les auteurs choisissent aussi d'agrémenter leur récit par une dose d'humour et d'ironie dans les situations et les dialogues, ce qui fait que ça sonne moins sérieux que d'autres Bd approchant le sujet comme Excalibur - Chroniques. Le dessin accompagne bien cette narration subtile, avec un graphisme semi-réaliste très joli qui a dû s'inspirer des gravures de Gustave Doré où l'on voyait des troncs d'énormes chênes et une futaie dense. Les trognes de korrigans sont également bien senties, et la mise en page est dynamique.
Voila un bon départ sur un sujet passionnant, espérons que les autres albums avec d'autres équipes d'auteurs feront de même.
C'est sur le stand de Mosquito à Angoulême que j'ai découvert les deux albums qui composent pour l'instant ce qui est annoncé comme une trilogie. Intrigué par les deux couvertures que je trouve magnifiques, ce n'est finalement que cet été que je suis retombé sur ces BD et que j'en ai fait l'acquisition. Et quelle claque ! Ils sont vraiment forts ces italiens pour le fantastique et le noir et blanc !
Roi et Barbato nous larguent dans un monde post-apocalyptique sans qu'on sache vraiment ce qui s'est passé. Nous y suivons Ut, personnage masqué dont on ignore également pratiquement tout, mis à part que le quidam est plutôt du genre costaud, qu'il sait se battre et qu'il est un brin sentimental. Interviennent alors au fil des albums une brochette de personnages tous plus hallucinants les uns que les autres, chacun étant une pièce de musée en soi. L'atmosphère est lourde, sombre et fantasmagorique à souhait, camouflant un lourd mystère sur les origines de cette apocalypse passée... Fan du genre, j'ai tout de suite été envouté par ce récit complètement barré au graphisme si singulier.
Car cette aventure nous est servie par un dessin en noir et blanc somptueux (qui n'a pas été sans me rappeler celui de Battaglia en moins brouillon) qui donne toute sa consistance et sa puissance au récit. Noirs épais tranchants sur d'autres plus éthérés et charbonneux, Corrado Roi maîtrise parfaitement son noir et blanc et donne un élan surnaturel à son coup de crayon.
Alors si comme moi vous aimez ce qui sort un peu des sentiers battus et que vous en pincez pour le mystère et le fantastique, que le noir et blanc vous fait frissonner quand il est pratiqué avec grand art, ne passez pas à côté de cette série étonnante !
J'attends pour ma part sa conclusion avec impatience.
Dans le catalogue Urban Comics en général et celui du Bat-Univers en particulier, cette série consacrée à la pétillante Harley Quinn se démarque et cela fait du bien.
En effet, comme le posteur précédent, je trouve aussi que les comics actuels - et particulièrement ceux publiés par Urban - se complaisent dans une noirceur autant graphique que psychologique assez déprimante. Il faut dire que l'univers de Batman n'a jamais été réputé pour sa légèreté. Harley Quinn arrive donc comme un feu d'artifice où se côtoient la chatoyance (oh la belle bleue !), la désinvolture (oh la belle verte !), la loufoquerie sans retenue (oh la belle rouge !) et une liberté de ton qui suscite l'enthousiasme. Les amateurs de contorsions psychologiques et d'âmes tourmentées trouveront certainement cette série trop superficielle et manquant d'enjeux dramatiques.
C'est effectivement le cas mais c'est voulu et c'est tant mieux !
Il est d'ailleurs révélateur que, d'entrée de jeu, Harley Quinn coupe les ponts avec Gotham, avec le Joker, avec Batman et la plupart des protagonistes du Bat-Univers (excepté Poison Ivy et, plus tard dans la série, Catwoman). De ce point de vue, la couverture du tome 1 est d'ailleurs trompeuse.
Direction New-York : nouveau cadre et nouveaux personnages hauts en couleur. On sent la volonté des auteurs de libérer leur héroïne des scories oppressantes de Gotham autant que de sa relation malsaine avec le Joker.
Cette liberté dont bénéficie Harley est une vraie bouffée de fraîcheur et j'ai pris un plaisir énorme à la suivre dans son quotidien bourré de péripéties.
Et alors que je n'ai jamais été spécialement intéressé par le personnage jusqu'alors, j'ai ressenti cette fois une vraie sympathie pour elle. Energique, fofolle, impulsive, touchante, contradictoire, sexy, rigolote, violente, compatissante, impitoyable : cette Harley est un joyau aux multiples facettes qui scintille à chaque page. Ses nombreuses contradictions font d'ailleurs que le personnage n'est pas unidimensionnel, quitte parfois à flirter avec l'incohérence quand l'Harlequine se montre tantôt psychopathe tantôt redresseuse de torts, tantôt hyper-violente et tantôt tout sucre et miel.
Ce n'est pas une mince affaire pour des scénarises de jongler avec tous ces attributs opposés et le couple Conner/Palmiotti s'en sort pourtant haut la main.
Nettement plus "light" et fun que Suicide Squad, la série crée un véritable microcosme récréatif autour de Miss Quinn qui trône en son centre telle une déesse de la déconne : entre l'immeuble de Brooklyn dont elle est propriétaire peuplé de locataires croquignolets (dont certains sont de de vrais monstres de foire et même un extraterrestre), la maison de retraite où elle officie sérieusement en tant que Dr Harleen Quinzel, l'arène du Skate Club où l'on organise des matchs hyper-violents dignes de Rollerball, une échappée belle vers la Californie ou un road trip dans le désert avec ses copines Poison Ivy et Catwoman (wow... quelle affiche de rêve), Harley "Davidson" Quinn fait vrombir une rutilante mécanique. La série mêle ainsi tranches de vie et événements "bigger than life" sans se soucier de développer une véritable intrigue au long cours dans laquelle son héroïne serait (emm)mêlée.
Encore une fois, au nom de cette liberté que se permettent les auteurs, l'ensemble ressemble plutôt à un patchwork kaléidoscopique qui se tisse au fil de l'inspiration du moment. Une inspiration qui faiblit parfois mais qui retrouve assez rapidement sa vigueur à l'épisode suivant.
Graphiquement, on est également ici bien loin de l'ambiance de Gotham et sa nuit prépondérante : les planches explosent de couleurs et le dessin - particulièrement celui de l'excellent Chad Hardin, dessinateur principal de la série - est à la fois dynamique, expressif et très détaillé. Je regrette un peu que Harley a rarement la même tête d'une case à l'autre mais il faut dire que le nombre impressionnant d'expressions qu'elle arbore - reflet de sa grande instabilité émotionnelle, passant par exemple du rire à la tristesse en cinq secondes - peut expliquer ce résultat fluctuant.
C'est en tout cas un coup au but et au coeur en ce qui me concerne, tant je prends de plaisir à lire cette série qui s'apparente en fait davantage à des séries Marvel tels que Deadpool ou Spider-Man (le duo de scénaristes ayant, comme de juste, travaillé sur ces deux icônes) et change ainsi agréablement de l'atmosphère anxiogène et le propos plus sérieux de Batman.
Allons... ne fais pas la gueule, Batou ! Je t'aime aussi, tu sais. Mais j'ai parfois envie de m'aérer la tête.
Assez fan en général des albums de la collection Métamorphose et Noctambule de chez Soleil, je sors une nouvelle fois conquis par cette lecture.
Déjà, cet album réalisé par ByMöko n'est qu'une des facettes d'un projet artistique plus vaste. L'auteur a en effet agrégé autour de celui-ci des webmasters, musiciens, danseurs, etc. pour proposer au lecteur curieux un univers artistique d'une grande richesse ; j'aime ce genre de projets croisant différents médias, surtout quand c'est bien réalisé comme ici.
Mais revenons à la BD. "Au pied de la falaise" nous propose un récit initiatique qui va nous raconter le quotidien d'Akou et son passage progressif à l'âge adulte. Construits en courts chapitres se terminant souvent par une petite morale, cela n'a pas été sans me rappeler le personnage traditionnel arabe de Nasr Eddin Hodja qui impose sa philosophie de façon très subtile et souvent avec humour. Ici Akou avance dans la vie en traversant diverses épreuves, jusqu'à devoir à son tour répondre aux questions et attentes des autres.
Cet album est assez envoûtant grâce tout d'abord à ce dessin magnifique qui rend parfaitement les ambiances de cette vie africaine. Cadrages, découpages, colorisation et finesse du trait, on est proche de l'animation tant tout cela est maîtrisé. Il n'est donc pas difficile de se laisser marabouter par cet album magnifique empreint de petites sagesses universelles.
Une très belle découverte que je conseille vivement !
Malgré des critiques élogieuses et des recommandations de notre équipe de choc angoumoisine, j'ai trainé de la patte pour me lancer dans cette lecture. La faute sans doute à une couverture que je trouve ratée -cela n'engage que moi :p - et qui n'arrivait pas à tordre le cou à une motivation en berne.
Comme quoi, il faut par moment savoir se faire violence (rude épreuve que la lecture d'une BD faut dire, hein ^^ ), ou plutôt passer par dessus ses à priori. Car ce premier tome fourni du "Roy des Ribauds" est une très belle réussite. Après un début un peu laborieux (faut bien que je râle un peu !) où les pièces maîtresses de l'échiquier mettent un certain temps à se révéler et trouver leur place, la partie s'emballe gaiement pour notre plus grand bonheur ! Pour tout dire, on ne lâche plus l'album avant la dernière page...
L'intrigue concoctée par Vincent Brugeas est bigrement efficace. Il sait imposer un récit palpitant en l'ancrant dans un cadre parisien du XIIe très bien rendu qui lui confère une légitimité et un terrain de jeu de rêve pour s'amuser. Car bien sûr, ce décor n'est qu'un magnifique prétexte pour dérouler une intrigue pour l'instant très maîtrisée où il essaime des personnages épiques et bien trempés.
D'autant que Ronan Toulhoat a le don de créer des ambiances bien sombres pour emmitoufler ces protagonistes. Une fois accroché vous aurez du mal à lâcher l'affaire, et c'est avec regret que la fin de ce premier tome tombe, car il nous faudra attendre la suite pour étancher votre curiosité.
A suivre donc, et le plus tôt sera le mieux !!!!
*** tome 2 ***
Ah mais que c'est bon de retrouver ce petit monde ! Reste plus qu'à attendre impatiemment le 3e tome maintenant !!!
Car oui ce deuxième opus du "Roy des Ribauds" est trrrrrrrrèès bon !!! Le décor planté et les personnages lachés sur cette fantastique aire de jeu du Paris du XIIe siècle, il n'y a plus qu'à s'enfoncer tranquillement dans un bon gros fauteuil, pop corn en main, et déguster goulument les pérégrinations de nos compères !
Notre Roy des Ribauds s'est foutu dans la merde en assurant une vengeance personnelle, il lui faut maintenant essayer de gérer ce joyeux bordel, en sauvant sa peau si possible !
Brugeas et Toulhoat rehaussent encore le niveau avec cet album, riche en rebondissement, où de nouveaux personnages et de nouveaux pans de cet univers parisien viennent compléter à merveille une trame déjà très réussie. Le tout est parfaitement rendu grâce à des découpages, des cadrages et une mise en page au cordeau qui assurent une tension narrative impeccables.
Alors ???? A quand la suite !
Cela faisait longtemps que je voulais lire cet album !
J'ai eu du plaisir à lire cet album quoiqu'un détail m'a ennuyé. Ce n'est pas indiqué si les contes ont été inventés par les auteurs ou si ils viennent d'Afrique. Et si ce sont de vrais contes adaptés par les auteurs j'aurais aimé qu'on indique le pays d'où venait ce conte. Enfin, ce n'est pas trop grave.
Les histoires sont imaginatives, prenantes et plutôt mémorables pour des histoires aussi courtes. Ce sont des histoires qui ont pour la plupart une morale et c'est conté sur un ton léger et souvent avec de l'humour. Le dessin est très bien.
Un recueil de contes qu'on peut lire même une fois rendu adulte sans aucun problème !
J'avais adoré le premier album d'Isabel Greenberg et j'étais impatient de lire celui-ci. Après lecture, je ne suis pas du tout déçu et cela confirme mon impression qu'elle est une auteure à suivre.
On retrouve encore une fois une histoire non seulement remplie de contes, mais qui parle de la transmission de ces histoires ce qui ne peut que me plaire moi qui place la lecture comme passe-temps préféré. L'auteure fait la part belle aux femmes qui ne peuvent lire ou écrire et qui le font en secret. Je trouve tout de même facile de dire que les hommes ne sont dépeints que de manière négative car il y en a tout de même qui ont un rôle positif ou neutre quoique c'est vrai que les machos prennent une grande place.
La narration est fluide, les personnages attachants et l'histoire est bien maîtrisée. Si vous avez aimé l'autre album de cette auteure, je ne vois pas comment vous pouvez ne pas aimer celui-ci aussi !
Paradoxal de considérer une œuvre culte et de ne pas pouvoir la conseiller.
Ce manga est un bijou ! Une énorme claque lors de sa première lecture et le désir de connaître la suite à tout prix !
Ce manga relate le destin croisé de deux adolescents dans la Yougoslavie occupée par les Nazis durant la seconde guerre mondiale.
L'une est prisonnière d'un officier S.S, l'autre entre dans la résistance.
Pourquoi ne pas conseiller cette série ?
Parce que l'éditeur Vent d'ouest n'a jamais daigné publier les trois derniers tomes de la série.
Je me souviens leur avoir écrit pour leur demander de rééditer cette série (en vain).
Bref ! Une lecture poignante, et un regret en ce qui me concerne de ne jamais connaître le fin mot de cette histoire.
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Au Queur des citadelles
C'est au cours d'un petit mais costaud festival cher à mon cœur que j'ai fait la connaissance de Nago l'auteur de cette BD. Petit un, ce mec est charmant et possède une culture bédéphile fort intéressante. Deuxièmement il sait ce qu'il doit évidemment pour son dessin fortement inspiré par des auteurs comme Andréas et P. Druillet. Le bougre a plus que retenu la leçon de ces maîtres dans l'art de dessiner des architectures fabuleuses. Si je devais résumer l'histoire disons qu'un petit groupe venu des confins du grand extérieur arrive à la dernière citadelle à la recherche d'un médicament rare. Cette citadelle est habitée par une faune plus que bigarrée. D'emblée ce qui frappe à la lecture c'est l'immense virtuosité de l'auteur ; le scénario finalement assez simple fourmille cependant de bonnes idées. Lewis Carroll n'est jamais très loin et notre curiosité est aiguisée par les découvertes que nous allons faire au détour d'un escalier. Un coup d’œil à la galerie devrait vous convaincre d'aller faire un tour dans cette citadelle même si la chose n'est peut être pas très facile du fait du tirage limité (1000 exemplaires) de cette œuvre. Coup de cœur évident pour moi.
Faith
Hey, Hey!!! Mais dites moi que voilà une très bonne surprise, enfin une super héroïne qui n'est pas gaulée comme un mannequin anorexique, qui assume ses rondeurs. Et puis petit détail jouissif comme Faith le dit elle même ses parents ne sont pas morts dans un tragique accident, ils ne lui ont pas légué des milliards, un sabre laser ou une liste de noms ou encore une lettre d'acceptation à Poudlard. Une fille ordinaire quoi, qui ne nous assomme pas à longueur de cases avec ses problème existentiels, généralement politiquement corrects, chiants. Évoluant dans un univers familier, journaliste le jour, mais pas la reine du scoop à sensation, Faith fréquente les conventions BD, une star forcément idiote, bref des aventures pas prise de tête, pleines de rythme. Des dialogues pas idiots, une voix off pas trop envahissante, cette série est rafraîchissante. Le dessin est lumineux s'éloignant un poil des conventions du comics pas trop de pages et de cases explosées qui offrent donc une lecture aisée. Notons pour les aficionados la présence de "Archer" autre super héros des éditions Valiant. En résumé une série bien fichue qui casse un peu les codes, j'en fait mon coup de cœur dans le genre. Bien sûr j'irai voir la suite.
Brocéliande - Forêt du Petit Peuple
Cette nouvelle série concept m'a immédiatement interpellé, étant passionné par tout ce qui touche la Bretagne celtique et pétrie de légendes, j'avais l'intention de la poster, mais l'ami Paco m'a devancé... Le thème est précis et fascinant puisque Soleil a envie de creuser la celtitude dans ce qu'elle a de plus mystérieux et de plus légendaire, et quoi de mieux que cette mythique forêt de Brocéliande, où je suis retourné encore me balader en juin dernier. Aujourd'hui forêt de Paimpont qui n'est plus qu'un lambeau de l'antique Brocéliande avec ses 7064 ha au sud-est de Rennes, la forêt recouvrait toute la partie centrale de l'Armorique sur environ 140 km, elle était nommée Brécilien au XIIème siècle, on la nomme en breton Brec'helean. L'angle d'attaque de cette série semble très séduisant, d'après les pages de garde, les lieux des prochains albums font saliver, comme le château de Comper, le jardin des moines ou le poétique Val sans retour... des lieux que je connais parfaitement et d'où il se dégage une certaine atmosphère, surtout en hiver si on visite seul sans être dérangé comme en été, on y sent les figures légendaires qui les ont arpenté, à condition bien sûr d'être très réceptif. La fontaine de Barenton était donc un bon point de départ, puisqu'elle a été témoin de la passion amoureuse entre Merlin et Viviane, on y voit encore aujourd'hui le "perron de Merlin", grosse pierre plate sur laquelle il s'asseyait et embrassait sa bien-aimée. Le récit est donc bien documenté, cette romance sylvestre est conforme aux récits que j'ai pu lire dans différentes histoires de la Bretagne celtique et autres récits arthuriens. Les auteurs choisissent aussi d'agrémenter leur récit par une dose d'humour et d'ironie dans les situations et les dialogues, ce qui fait que ça sonne moins sérieux que d'autres Bd approchant le sujet comme Excalibur - Chroniques. Le dessin accompagne bien cette narration subtile, avec un graphisme semi-réaliste très joli qui a dû s'inspirer des gravures de Gustave Doré où l'on voyait des troncs d'énormes chênes et une futaie dense. Les trognes de korrigans sont également bien senties, et la mise en page est dynamique. Voila un bon départ sur un sujet passionnant, espérons que les autres albums avec d'autres équipes d'auteurs feront de même.
Ut
C'est sur le stand de Mosquito à Angoulême que j'ai découvert les deux albums qui composent pour l'instant ce qui est annoncé comme une trilogie. Intrigué par les deux couvertures que je trouve magnifiques, ce n'est finalement que cet été que je suis retombé sur ces BD et que j'en ai fait l'acquisition. Et quelle claque ! Ils sont vraiment forts ces italiens pour le fantastique et le noir et blanc ! Roi et Barbato nous larguent dans un monde post-apocalyptique sans qu'on sache vraiment ce qui s'est passé. Nous y suivons Ut, personnage masqué dont on ignore également pratiquement tout, mis à part que le quidam est plutôt du genre costaud, qu'il sait se battre et qu'il est un brin sentimental. Interviennent alors au fil des albums une brochette de personnages tous plus hallucinants les uns que les autres, chacun étant une pièce de musée en soi. L'atmosphère est lourde, sombre et fantasmagorique à souhait, camouflant un lourd mystère sur les origines de cette apocalypse passée... Fan du genre, j'ai tout de suite été envouté par ce récit complètement barré au graphisme si singulier. Car cette aventure nous est servie par un dessin en noir et blanc somptueux (qui n'a pas été sans me rappeler celui de Battaglia en moins brouillon) qui donne toute sa consistance et sa puissance au récit. Noirs épais tranchants sur d'autres plus éthérés et charbonneux, Corrado Roi maîtrise parfaitement son noir et blanc et donne un élan surnaturel à son coup de crayon. Alors si comme moi vous aimez ce qui sort un peu des sentiers battus et que vous en pincez pour le mystère et le fantastique, que le noir et blanc vous fait frissonner quand il est pratiqué avec grand art, ne passez pas à côté de cette série étonnante ! J'attends pour ma part sa conclusion avec impatience.
Harley Quinn
Dans le catalogue Urban Comics en général et celui du Bat-Univers en particulier, cette série consacrée à la pétillante Harley Quinn se démarque et cela fait du bien. En effet, comme le posteur précédent, je trouve aussi que les comics actuels - et particulièrement ceux publiés par Urban - se complaisent dans une noirceur autant graphique que psychologique assez déprimante. Il faut dire que l'univers de Batman n'a jamais été réputé pour sa légèreté. Harley Quinn arrive donc comme un feu d'artifice où se côtoient la chatoyance (oh la belle bleue !), la désinvolture (oh la belle verte !), la loufoquerie sans retenue (oh la belle rouge !) et une liberté de ton qui suscite l'enthousiasme. Les amateurs de contorsions psychologiques et d'âmes tourmentées trouveront certainement cette série trop superficielle et manquant d'enjeux dramatiques. C'est effectivement le cas mais c'est voulu et c'est tant mieux ! Il est d'ailleurs révélateur que, d'entrée de jeu, Harley Quinn coupe les ponts avec Gotham, avec le Joker, avec Batman et la plupart des protagonistes du Bat-Univers (excepté Poison Ivy et, plus tard dans la série, Catwoman). De ce point de vue, la couverture du tome 1 est d'ailleurs trompeuse. Direction New-York : nouveau cadre et nouveaux personnages hauts en couleur. On sent la volonté des auteurs de libérer leur héroïne des scories oppressantes de Gotham autant que de sa relation malsaine avec le Joker. Cette liberté dont bénéficie Harley est une vraie bouffée de fraîcheur et j'ai pris un plaisir énorme à la suivre dans son quotidien bourré de péripéties. Et alors que je n'ai jamais été spécialement intéressé par le personnage jusqu'alors, j'ai ressenti cette fois une vraie sympathie pour elle. Energique, fofolle, impulsive, touchante, contradictoire, sexy, rigolote, violente, compatissante, impitoyable : cette Harley est un joyau aux multiples facettes qui scintille à chaque page. Ses nombreuses contradictions font d'ailleurs que le personnage n'est pas unidimensionnel, quitte parfois à flirter avec l'incohérence quand l'Harlequine se montre tantôt psychopathe tantôt redresseuse de torts, tantôt hyper-violente et tantôt tout sucre et miel. Ce n'est pas une mince affaire pour des scénarises de jongler avec tous ces attributs opposés et le couple Conner/Palmiotti s'en sort pourtant haut la main. Nettement plus "light" et fun que Suicide Squad, la série crée un véritable microcosme récréatif autour de Miss Quinn qui trône en son centre telle une déesse de la déconne : entre l'immeuble de Brooklyn dont elle est propriétaire peuplé de locataires croquignolets (dont certains sont de de vrais monstres de foire et même un extraterrestre), la maison de retraite où elle officie sérieusement en tant que Dr Harleen Quinzel, l'arène du Skate Club où l'on organise des matchs hyper-violents dignes de Rollerball, une échappée belle vers la Californie ou un road trip dans le désert avec ses copines Poison Ivy et Catwoman (wow... quelle affiche de rêve), Harley "Davidson" Quinn fait vrombir une rutilante mécanique. La série mêle ainsi tranches de vie et événements "bigger than life" sans se soucier de développer une véritable intrigue au long cours dans laquelle son héroïne serait (emm)mêlée. Encore une fois, au nom de cette liberté que se permettent les auteurs, l'ensemble ressemble plutôt à un patchwork kaléidoscopique qui se tisse au fil de l'inspiration du moment. Une inspiration qui faiblit parfois mais qui retrouve assez rapidement sa vigueur à l'épisode suivant. Graphiquement, on est également ici bien loin de l'ambiance de Gotham et sa nuit prépondérante : les planches explosent de couleurs et le dessin - particulièrement celui de l'excellent Chad Hardin, dessinateur principal de la série - est à la fois dynamique, expressif et très détaillé. Je regrette un peu que Harley a rarement la même tête d'une case à l'autre mais il faut dire que le nombre impressionnant d'expressions qu'elle arbore - reflet de sa grande instabilité émotionnelle, passant par exemple du rire à la tristesse en cinq secondes - peut expliquer ce résultat fluctuant. C'est en tout cas un coup au but et au coeur en ce qui me concerne, tant je prends de plaisir à lire cette série qui s'apparente en fait davantage à des séries Marvel tels que Deadpool ou Spider-Man (le duo de scénaristes ayant, comme de juste, travaillé sur ces deux icônes) et change ainsi agréablement de l'atmosphère anxiogène et le propos plus sérieux de Batman. Allons... ne fais pas la gueule, Batou ! Je t'aime aussi, tu sais. Mais j'ai parfois envie de m'aérer la tête.
Au pied de la falaise
Assez fan en général des albums de la collection Métamorphose et Noctambule de chez Soleil, je sors une nouvelle fois conquis par cette lecture. Déjà, cet album réalisé par ByMöko n'est qu'une des facettes d'un projet artistique plus vaste. L'auteur a en effet agrégé autour de celui-ci des webmasters, musiciens, danseurs, etc. pour proposer au lecteur curieux un univers artistique d'une grande richesse ; j'aime ce genre de projets croisant différents médias, surtout quand c'est bien réalisé comme ici. Mais revenons à la BD. "Au pied de la falaise" nous propose un récit initiatique qui va nous raconter le quotidien d'Akou et son passage progressif à l'âge adulte. Construits en courts chapitres se terminant souvent par une petite morale, cela n'a pas été sans me rappeler le personnage traditionnel arabe de Nasr Eddin Hodja qui impose sa philosophie de façon très subtile et souvent avec humour. Ici Akou avance dans la vie en traversant diverses épreuves, jusqu'à devoir à son tour répondre aux questions et attentes des autres. Cet album est assez envoûtant grâce tout d'abord à ce dessin magnifique qui rend parfaitement les ambiances de cette vie africaine. Cadrages, découpages, colorisation et finesse du trait, on est proche de l'animation tant tout cela est maîtrisé. Il n'est donc pas difficile de se laisser marabouter par cet album magnifique empreint de petites sagesses universelles. Une très belle découverte que je conseille vivement !
Le Roy des Ribauds
Malgré des critiques élogieuses et des recommandations de notre équipe de choc angoumoisine, j'ai trainé de la patte pour me lancer dans cette lecture. La faute sans doute à une couverture que je trouve ratée -cela n'engage que moi :p - et qui n'arrivait pas à tordre le cou à une motivation en berne. Comme quoi, il faut par moment savoir se faire violence (rude épreuve que la lecture d'une BD faut dire, hein ^^ ), ou plutôt passer par dessus ses à priori. Car ce premier tome fourni du "Roy des Ribauds" est une très belle réussite. Après un début un peu laborieux (faut bien que je râle un peu !) où les pièces maîtresses de l'échiquier mettent un certain temps à se révéler et trouver leur place, la partie s'emballe gaiement pour notre plus grand bonheur ! Pour tout dire, on ne lâche plus l'album avant la dernière page... L'intrigue concoctée par Vincent Brugeas est bigrement efficace. Il sait imposer un récit palpitant en l'ancrant dans un cadre parisien du XIIe très bien rendu qui lui confère une légitimité et un terrain de jeu de rêve pour s'amuser. Car bien sûr, ce décor n'est qu'un magnifique prétexte pour dérouler une intrigue pour l'instant très maîtrisée où il essaime des personnages épiques et bien trempés. D'autant que Ronan Toulhoat a le don de créer des ambiances bien sombres pour emmitoufler ces protagonistes. Une fois accroché vous aurez du mal à lâcher l'affaire, et c'est avec regret que la fin de ce premier tome tombe, car il nous faudra attendre la suite pour étancher votre curiosité. A suivre donc, et le plus tôt sera le mieux !!!! *** tome 2 *** Ah mais que c'est bon de retrouver ce petit monde ! Reste plus qu'à attendre impatiemment le 3e tome maintenant !!! Car oui ce deuxième opus du "Roy des Ribauds" est trrrrrrrrèès bon !!! Le décor planté et les personnages lachés sur cette fantastique aire de jeu du Paris du XIIe siècle, il n'y a plus qu'à s'enfoncer tranquillement dans un bon gros fauteuil, pop corn en main, et déguster goulument les pérégrinations de nos compères ! Notre Roy des Ribauds s'est foutu dans la merde en assurant une vengeance personnelle, il lui faut maintenant essayer de gérer ce joyeux bordel, en sauvant sa peau si possible ! Brugeas et Toulhoat rehaussent encore le niveau avec cet album, riche en rebondissement, où de nouveaux personnages et de nouveaux pans de cet univers parisien viennent compléter à merveille une trame déjà très réussie. Le tout est parfaitement rendu grâce à des découpages, des cadrages et une mise en page au cordeau qui assurent une tension narrative impeccables. Alors ???? A quand la suite !
Dieu qui pue, Dieu qui pète
Cela faisait longtemps que je voulais lire cet album ! J'ai eu du plaisir à lire cet album quoiqu'un détail m'a ennuyé. Ce n'est pas indiqué si les contes ont été inventés par les auteurs ou si ils viennent d'Afrique. Et si ce sont de vrais contes adaptés par les auteurs j'aurais aimé qu'on indique le pays d'où venait ce conte. Enfin, ce n'est pas trop grave. Les histoires sont imaginatives, prenantes et plutôt mémorables pour des histoires aussi courtes. Ce sont des histoires qui ont pour la plupart une morale et c'est conté sur un ton léger et souvent avec de l'humour. Le dessin est très bien. Un recueil de contes qu'on peut lire même une fois rendu adulte sans aucun problème !
Les Cent Nuits de Héro
J'avais adoré le premier album d'Isabel Greenberg et j'étais impatient de lire celui-ci. Après lecture, je ne suis pas du tout déçu et cela confirme mon impression qu'elle est une auteure à suivre. On retrouve encore une fois une histoire non seulement remplie de contes, mais qui parle de la transmission de ces histoires ce qui ne peut que me plaire moi qui place la lecture comme passe-temps préféré. L'auteure fait la part belle aux femmes qui ne peuvent lire ou écrire et qui le font en secret. Je trouve tout de même facile de dire que les hommes ne sont dépeints que de manière négative car il y en a tout de même qui ont un rôle positif ou neutre quoique c'est vrai que les machos prennent une grande place. La narration est fluide, les personnages attachants et l'histoire est bien maîtrisée. Si vous avez aimé l'autre album de cette auteure, je ne vois pas comment vous pouvez ne pas aimer celui-ci aussi !
Fleurs de Pierre
Paradoxal de considérer une œuvre culte et de ne pas pouvoir la conseiller. Ce manga est un bijou ! Une énorme claque lors de sa première lecture et le désir de connaître la suite à tout prix ! Ce manga relate le destin croisé de deux adolescents dans la Yougoslavie occupée par les Nazis durant la seconde guerre mondiale. L'une est prisonnière d'un officier S.S, l'autre entre dans la résistance. Pourquoi ne pas conseiller cette série ? Parce que l'éditeur Vent d'ouest n'a jamais daigné publier les trois derniers tomes de la série. Je me souviens leur avoir écrit pour leur demander de rééditer cette série (en vain). Bref ! Une lecture poignante, et un regret en ce qui me concerne de ne jamais connaître le fin mot de cette histoire.