Les derniers avis (9601 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Beastars
Beastars

Après des années à trouver que les nouvelles séries shonen étaient au mieux moyennes, je suis bien content de voir émerger des séries comme celle-ci et The Promised Neverland qui ont un scénario qui est autre chose que du sous-Dragon Ball. Ici, on fait la part belle à la psychologie des personnages et c'est bien traité. L'auteure aborde plusieurs sujets dont le racisme, la sexualité, les problèmes d'adolescents, etc....et les maîtrisent bien. Elle exploite bien son univers animalier où les carnivores doivent surveiller leurs instincts et ne pas dévorer les herbivores. Les personnages sont intéressants, complexes et même attachants même si certains sont de vrais cons pour le moment. J'aime surtout Legoshi le loup et sa relation avec la lapine Haru. Le seul truc qui m'a gêné dans le scénario est que le récit commence avec l’assassinat d'un herbivore par un mystérieux carnivore et, passés les premiers chapitres, on dirait que tout le monde à l'école s'en fiche un peu. Le dessin est bon même si parfois on dirait que certaines cases ne sont pas terminées (comme le dit Spooky, on dirait de l'esquisse) ce qui peut être un peu troublant au début.

18/06/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Taonga
Taonga

Jolie nouvelle série jeunesse chez Miss Jungle, Taonga nous conte les aventures d'une adolescente d'aujourd'hui, aux prises entre ses envies d'indépendance, de prince charmant et les traditions maories... Tout cela forme le cadre d'une série d'aventures très distrayantes, qui devrait plaire à nombre de jeunes lectrices (et lecteurs aussi, n'ayons pas peur), qui pourront ainsi s'initier aux mythes de l'Océan Pacifique... C'est assez prenant, on ne s'ennuie pas, même si l'introduction mythologique m'a un peu dérouté. Côté dessin, c'est une découverte : Simona Fabrizio se montre assez vistuose dans cet univers coloré et chatoyant. J'en redemande.

17/06/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ossi - Une vie pour le football
Ossi - Une vie pour le football

Il y a des gens dont le destin d'exception fut contrarié par les horreurs de la guerre... Ainsi en fut-il d'Oskar Rohr, surnommé "Ossi", qui intégra le Bayern à 18 ans et dut partir très tôt pour fuir le régime nazi... Il y revint contraint et forcé quelques années plus tard, de l'autre côté de la barrière (puisque devenu français entre-temps), et fut fait prisonnier puis déporté... Après la guerre Rohr fut peu à peu oublié de celles et ceux qui l'ont encensé. Une carrière brisée en plein élan, sans parler de sa vie tout court, marquée au fer rouge par ces années de plomb... Le scénariste, né en Allemagne de parents colombiens, propose une histoire sans affectation, directe, qui ne juge pas mais permet de constater. Du coup c'est un peu rêche, aride, mais en même temps nous sommes dans le réel des années 1930-1940. Le dessin exécuté par Marcin Podolec est à l'avenant, d'une efficacité redoutable. Un album très intéressant, qui comporte une préface de Gernot Rohr, ancien joueur et entraîneur, et petit-neveu d'Ossi ; l'opus se clôt sur un carnet documentaire comportant des photos exceptionnelles, et des notes biographiques sur quelques personnages rencontrés par Rohr au cours de sa carrière et de sa vie. précieux.

17/06/2019 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Sortilège de la femme-automate
Le Sortilège de la femme-automate

Il est de ces auteurs qu’on regrette de ne pas avoir découvert plus tôt. C’est mon cas en ce qui concerne Alexandre Kha, car son dernier album, adéquatement titré, m’est tombé dessus comme un sortilège, doublé d’un coup de cœur. L’auteur breton, qui n’est pas vraiment un nouveau venu dans la bande dessinée, a publié la majeure partie de sa production chez l’éditeur villeurbannais Tanibis. Côté dessin, la jolie ligne claire minimaliste en noir et blanc contribue pour beaucoup à l’étrangeté de cet univers à la fois familier et insolite, avec des personnages un peu désincarnés qui la plupart du temps ont l’air d’errer sans but précis. La simplicité du trait, évoquant un mix de Joost Swarte et Jason, dégage un charme intemporel. Il ne faudra pas chercher de réalisme dans le scénario, totalement fictionnel, mais soulevant des questions philosophiques autour de l’intelligence artificielle. Au lieu de livrer des réponses toutes faites, Alexandre Kha a préféré traiter la question de façon poétique. Sans négliger la réflexion, il laisse le champ large à l’imagination. Avec son androïde à la démarche lunaire prénommée Olympia, version féminisée du fameux automate joueur d’échecs du baron von Kempelen qui fascina l’Europe aux XVIIIe et XIXe siècles, et son double « humain » Lola, nous sommes transportés dans une zone intermédiaire. Dans cette banlieue industrielle oubliée et cernée de terrains vagues, les « outcasts », tels ces clones d’Iggy Pop et David Bowie, tentent de survivre, tandis que les freaks viennent s’exposer pour gagner leur croûte. Si cet univers délaissé apparaît anxiogène dans sa froideur urbaine et métallique, la plage environnante en fait la terre de tous les possibles, avec toutefois des restrictions physiques. Tel un point d’embarquement statique, on n’y voit presque aucun bateau, et il faut éviter les marais boueux qui menacent d’engloutir ceux qui le traversent… L’échappée pourra être belle, mais ne se fera que par le rêve… Olympia quant à elle, fascine tous ceux qui la croisent ou osent l’affronter aux échecs, toujours en vain. Aussi jolie qu’insaisissable, elle semble ne pas vouloir se résoudre à être la propriété de qui que ce soit et passe son temps libre à fuguer. Mais ce qui trouble le plus chez elle, ce sont peut-être ses grands yeux vides dont on croit parfois percevoir une force troublante… Après avoir rencontré Lola, au final moins humaine qu’il n’y paraît avec ses jambes en kit, le jeune Antoine va tenter de percer le secret de sa « jumelle » pour remporter la cagnotte promise à ceux qui gagneront contre elle. Victorieux, il n’échappera pas au sortilège d’Olympia, cette machine prétendument dépourvue de cœur et d’âme… Le dénouement amène dans nos boîtes crâniennes quelques questionnements à propos du transhumanisme : là où technologie et prothèses s’insinuent de plus en plus dans nos corps, tandis que certains s’efforcent de rendre les robots plus humains, par l’aspect et le comportement… Le moment où nous deviendrons des machines pensantes, et où nos créations pourront se passer de nous et nous remplaceront en tant qu’espèce dominante, est peut-être plus proche qu’on ne l’imagine… Cette très belle histoire, qui finit sur une décharge, n’est pas à jeter aux ordures, bien au contraire. A vrai dire, on n’a jamais vu la décharge aussi belle. Sous l’œil d’Alexandre Kha, elle est devenue « le Pays de Cocagne », le pays où naissent les rêves des androïdes de Philip K. Dick ! Encore un album qui se détache et vient s’ajouter aux meilleurs crus de 2019.

15/06/2019 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zaroff
Zaroff

Une bande dessinée dans la collection Signé est souvent gage de qualité et en l’occurrence, avec "Zaroff", le lecteur, que je suis , est une nouvelle fois comblé. J’avais repéré ce titre depuis quelques mois dans les prévisions de sorties, grâce à la superbe couverture qui cristallisait le crime, la moiteur d’une forêt vierge et un héros haut en couleur. A la lecture, je ne m’étais pas trompé. Certes Zaroff est le personnage ignoble et cynique que j’attendais, mais au-delà de la galerie des personnages présents, le rôle principal de ce récit reste à mes yeux cette île, je dirai presque cette île mystérieuse qui regorge de pièges, et d’une faune sauvage parfaitement mis en relief par François Miville-Deschênes, que j’avais découvert avec sa série Millénaire. Il faut avouer que son dessin est superbe et restitue l’atmosphère de cette forêt tropicale de manière magistrale. Passionné de cinéma, en particulier de la période 1927-1939, je connaissais l’existence du film de 1932 sur le comte Zaroff, et Sylvain Runberg s’en est habilement et intelligemment inspiré pour construire une chasse à l’homme qui tient en haleine sur près de 80 pages. Un dessin très soigné, un récit haletant, bref une bande dessinée que je recommande vivement

13/06/2019 (modifier)
Couverture de la série RIP
RIP

Il me semblait bien en avoir entendu du bon à sa sortie mais le pas n'avait pas été franchi ... erreur réparée suite à un emprunt à la médiathèque. Alors qu'en est il ? ... et bin c'est du très bon :) une très bonne surprise !! Je ne reviendrai pas sur l'univers glauque (mais pas tant), la couverture résume très bien. Mais j'ai pris un réel plaisir à m'y plonger, 1ère chose qui frappe c'est le dessin qui sert parfaitement le récit, pas particulièrement grandiose mais lisible, des cases détaillées, des tronches bien rendues ... bref du tout bon, ensuite viennent les couleurs ... encore du tout bon, elles installent parfaitement l'ambiance (dans un autre univers très proche du style de Grégory Parnicione à titre de comparaison). Puis vient l'histoire : emmenés de suite par la voix off de notre antihéros on se laisse conduire dans ce petit "écosystème" avec ces personnages hauts en couleurs, le tout dans une narration impeccable. Je ne connaissais pas les auteurs mais je vais m'y intéresser au vu de cet excellent 1er contact. Un mot sur l'éditeur (que je connais très peu) un grand merci ^^ Et pour ceux qui comme moi ont apprécié leur lecture ... sachez que d'autres tomes sont prévus mais point de vue d'autres personnages rencontrés dans l'aventure, même univers mais mentalité différente et il reste quelques zones d'ombres ;) Et moi si la réalisation continue sur ce niveau, je suis preneur :) J'encourage la découverte de cette série fort prometteuse et ne saurais que la conseiller aux fans de l'univers Ankamien (côté doggy hein pas wakfu et consort)

11/06/2019 (modifier)
Par BlueBlood
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Effaceur
L'Effaceur

Bon, soyons clair et concis : Après avoir tenté l'expérience avec le premier tome, que j'ai dévoré pratiquement d'une traite, je n'ai pas hésité à lire les quatre autres tomes. Comme celui de la série Pierre Tombal, le surprenant fossoyeur et gardien de son cher cimetière, j'apprécie cet humour noir. Je suis déçu que cette série, présentant et suivant cet attachant tueur, ait été arrêtée. Avec les avancées technologiques, médicales et les réseaux sociaux d'aujourd'hui + les prototypes en cours de développement, il y a là une belle matière pour imaginer et dessiner un beau lot de gags tout neufs et diablement accrocheurs. Je trouve que cette série bien méconnue, à tort d'ailleurs, mérite une très bonne place sur le podium des classiques. Néanmoins, je comprends que cet humour ne plaise pas à tout le monde, tant il est si particulier. Il est vrai qu'un nombre certain de gags de cette série sont prévisibles, tant le ton décalé spécial s'y prête, mais cela n'enlève en rien le charme qui compose cette série. Le mot de la fin : Comme vous devez vous en douter à ce niveau-là, je recommande bien évidemment la lecture de cette série.

09/06/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zaroff
Zaroff

Quel bonheur anticipé quand il y a quelques temps j'ai vu que les éditions du Lombard s’apprêtait à publier "Zaroff". Pour moi ce nom faisait écho au film de 1932 de Irving Pichel et Ernest Schoedsack ( ce dernier plus connu pour avoir réalisé le premier "King Kong" ). Souvenir du cinéma de minuit.... A l'arrivée ce "Zaroff" se veut être une sorte de suite au film. Le général Zaroff ayant fui la Russie au moment de la révolution bolchevique est un homme cultivé qui cite Marc Aurèle. C'est également un homme passionné de chasse qui s'est construit un petit paradis sur une île au large du Venezuela ou il peut s'adonner à son sport favori. Sa forteresse est décorée de ses multiples trophées mais depuis quelques temps Zaroff apprécie de chasser une autre espèce, celle des bipèdes. Il y a peu il a tué le chef d'un des gangs irlandais de Boston. Son héritière Fiona Flanagazn ayant le sens de la famille, elle kidnappe la sœur de Zaroff et ses enfants et les place dans l'île au cœur de l'affrontement. Dans ce récit ce qui est particulièrement intéressant c'est l'inversion des rôles le chasseur devient chassé et le chassé devient chasseur, les protagonistes ne sont pas forcément ce qu'ils sont censés être, les uns et les autres se déchirant. Quand la nature s'en mêle peuplée de crocodiles, des jaguars qui rôdent et si en plus la tempête arrive tout concours à nous donner une histoire cruelle et violente ou chacun sort transformé de l'affrontement. A ce titre il faut rendre hommage au scénario de Sylvain Runberg que l'on ne présente plus. En ce qui concerne le dessin et la colorisation, là aussi c'est du tout bon avec François Miville-Deschênes déjà rencontré sur Millénaire et Reconquêtes. Sa représentation de la jungle et des animaux qui l'habite est tout simplement exceptionnelle. Et cette couverture ou le comte nous fixe avec cet air de cruauté et de grande classe. N'oublions pas la couleur qui joue un rôle d'importance dans le récit, ce fascinant parallèle entre la chevelure de Fiona et la robe de chambre du comte dans les sous-bois de la jungle est d'une grande pertinence. Personnellement j'ai bien du mal à rester objectif tant le travail de ces deux auteurs me plait, avec un petit zeste d'avantage au dessin de F. Miville-Deschênes. Forcément un coup de cœur et faites tourner.

09/06/2019 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Comment décrire cette incroyable saga ? Je crois que c'est impossible avec de simples mots. En fait, on ne lit pas cette bande dessinée, on la voit. Et même plus, on la contemple. C'est du cinéma. Et du bon cinéma. De fait, Alex Alice pousse là son talent de narrateur et de dessinateur à un sommet. Le dessin, le montage, les dialogues, le scénario, et même la musique (parce qu'on a forcément Wagner en tête) : tout est là pour faire de cette bande dessinée un merveilleux film. C'est du blockbuster en BD, mais du grand blockbuster : Siegfried, c'est Le Seigneur des Anneaux d'Alex Alice. Et c'est aussi ample, épique et grandiose que les films de Peter Jackson... Son dessin est d'une finesse incomparable, chaque trait, même le plus petit, est porteur d'un sens trop grand pour être saisi dès la première lecture, écrasant le spectateur (et non plus le lecteur) comme le destin écrase les personnages de la saga. Ces immenses cases dans lequel on se plaît à perdre pied, à se noyer pour se laisser submerger par la grandeur des images, ces dessins qui se meuvent dans l'esprit émerveillé d'un spectateur égaré en plein rêve sont d'une magnificence que peu de bandes dessinées contemporaines peuvent se vanter d'égaler. Ne sombrant que (très) rarement dans le kitsch, tout est maîtrisé chez Alice : contrairement à beaucoup d'auteurs et de réalisateurs, il crée un art du grandiloquent. Son dessin toujours stylisé utilise toutes les ressources du medium qui est mis à sa disposition pour constamment dépasser le cadre limité de la page et nous ouvrir un monde. La narration choisie par Alex Alice est absolument brillante : d'habitude, je n'aime pas trop ce genre de récit qui raconte toute son histoire en flashbacks ou en flashforwards, donnant trop souvent l'impression qu'on n'assiste pas à la "vraie" histoire mais à une version qui nous en garde à distance. Ici, pas du tout : au contraire, c'est cette narration qui, en se jouant des temporalités comme le meilleur Christopher Nolan, donne tout son sens à l'oeuvre colossale d'Alex Alice, et nous offre une réflexion puissante sur la vie, la mort, l'éternité, l'Homme et le destin, tout autant qu'une mise en abyme de l'art narratif, et de la création artistique. Fort de son iconographie monumentale, Alex Alice crée donc une mythologie qui, bien que reprise des célèbres contes germaniques, s'en émancipe rapidement pour nous en proposer une nouvelle version, avec sa propre identité, ses propres personnages, ses propres questionnements et sa propre narration. Chaque choix visuel et narratif ouvre une multitude de portes au spectateur, qui ne sait plus laquelle choisir tant il sait que chacune va le mener vers des interprétations d'une richesse incommensurable. A ce titre, l'évolution des différents personnages est parfaitement réfléchie, et nous ramène aux grandes de la tragédie, antique ou moderne, tant Alice illustre à merveille les dilemmes qui animent chacun d'entre eux, au travers de dialogues somptueux, d'Odin lui-même au petit Mime, dont le traitement dans le tome final confine au sublime. A cette image, la manière donc chaque personnage est introduit, dont chaque retournement est amené, dont chaque dilemme est illustré est unique en son genre et bel et bien propre au génie alicien, dont on n'a pas fini d'entendre parler, soyons-en sûrs. Bref, si on écoute ça avec la musique de Wagner en fond, on ne peut qu'être envoûté par ce qui se révèle un monument incontournable de la bande dessinée française. Un chef-d'oeuvre instantané qu'on veut lire et relire, parce qu'on sait que l'éternité ne suffirait pas à nous en lasser...

07/06/2019 (modifier)
Couverture de la série Il fallait que je vous le dise
Il fallait que je vous le dise

S’il y a bien un point sur lequel le titre ne trompe pas, c’est ce « Il fallait » car, dès le début de ma lecture, j’ai senti ce besoin, cette nécessité pour l’autrice, Aude Mermilliod, de parler de son expérience, de son ressenti sur l’avortement. Avortement qu’elle a vécu dans sa chair, dans son âme. Alors, et même si en ma qualité d’homme je crains de ne pas pouvoir totalement partager le ressenti de l’autrice, je ne peux qu’être admiratif sur sa démarche. Une démarche honnête et sincère, un témoignage qui pourra sans doute aider d’autres personnes confrontées au même choix (car cela reste un choix et devrait pouvoir toujours et en toutes circonstances rester un choix individuel). Aude Mermilliod nous relate donc le long processus qui l’a menée depuis la découverte du fait qu’elle était enceinte jusqu’après son avortement. Ce choix individuel et douloureux, cette expérience de vie que personne ne souhaite devoir faire un jour mais face à laquelle elle n’a pas fui. La deuxième partie du récit nous permet de découvrir un médecin qui pratique l’avortement. Son parcours de vie, les motivations de ses choix, la manière dont il a évolué au fil de ses expériences : tout est à nouveau raconté avec beaucoup de naturel et de simplicité, mettant l’accent sur l’humain. La narration est fluide, le dessin sans fioritures recentre l’attention sur le sujet et sur les mots. Les sentiments, les questionnements sont le cœur même du récit et ces témoignages d’une grande sincérité ne sont ni larmoyants, ni sinistres, ni trop techniques. L’humain est ici mis en avant et ce livre pourra, je l’espère, aider d’autres femmes confrontées à ce choix et d’autres médecins amenés à les soutenir et à les aider. Un livre très certainement nécessaire pour son autrice, et utile pour oser sortir ce sujet des tabous qui l’entourent. A lire !

07/06/2019 (modifier)