Les derniers avis (9707 avis)

Couverture de la série Léonard de Vinci - L'Ombre de la conjuration
Léonard de Vinci - L'Ombre de la conjuration

Ce travail graphiquement original et de qualité se met au service d'une narration de type "roman", avec un très bon rythme et un développement cohérent, sans accélérations factices où escamotages à théâtres de boulevard. Une intrigue d'un temps compliqué et tordu, au travers de personnages complexes à la mentalité pleine de facettes. En fait un parfum de vrai, qui change des BD trop mécaniques dans le but de susciter passions et émotions de surface. Une belle réalisation, un travail artistique de grande classe.

07/12/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mademoiselle J. (Il s'appelait Ptirou)
Mademoiselle J. (Il s'appelait Ptirou)

« Il s’appelait Ptirou » devait au départ être un one shot. Cela se transforme désormais en une mini-série. Et oui, quand tu tiens un filon, tu veux en profiter en exploitant celui-ci jusqu’à qu’il se tarisse. Economiquement je peux comprendre mais c’est souvent fait au détriment de la qualité. Les avis précédents sont unanimes sur ce point et ils ne me contrediront malheureusement pas. Pour ne pas être déçu, je prends le parti pris de ne pas lire la suite, de ne pas céder à la tentation de me procurer le tome 2 voire du tome 3 à venir et de rester sur les impressions procurées par la lecture donc du tome 1. Je baigne dans le monde de Spirou depuis toujours. J’appréhendais un peu cette énième adaptation de mon personnage fétiche, le groom le plus célèbre de la planète. Je me suis donc plongé dans l’album, sans trop d’enthousiasme. Oyé oyé jeunes gens ! Whaou ! Quelle claque ! Voilà une nouvelle histoire de Tonton Paul joliment racontée qui va éblouir les gamins présents en cette soirée de Noel. Il y a tout dans cette croisière transatlantique. Du rythme, de la poésie, de l’amour, la mort est présente également, un zest de tragédie, une conspiration sous-jacente, des syndicalistes radicaux et un happy end magnifique. Tous les ingrédients pour une belle histoire sont réunis. Le dessin est fouillé. Les décors sont travaillés. La colorisation est magnifique. C’est du franco-belge pur jus. J’ai commencé l’album en ne sachant pas ce que j’allais trouver. Peut-être un peu des émotions de mon enfance en parcourant les albums de Spirou. Pourtant c’est tout sauf une énième aventure de Spirou mon héros. Là on plonge avec délectation dans les origines de ce personnage. C’est magique et bouleversant. J’ai adoré. J’ai refermé l’album avec un peu de tristesse et de nostalgie. Je ne peux que donner un grand coup de cœur sur cet album de Laurent Verron et Yves Sente.

07/12/2020 (modifier)
Par Bouriket
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il faut flinguer Ramirez
Il faut flinguer Ramirez

Et si derrière la légende du pire assassin mexicain... se cachait le meilleur expert en aspirateurs de tous les temps ? Derrière ce pitch, à la fois simple, drôle et intrigant, se cachait l’une des bd de l’année 2018. Car le tome 1 fut un réel coup de maître de la part de Nicolas Pétrimaux pour sa première œuvre en solo. Un scénario bien ficelé, des scènes d’actions réglées au millimètre et une bonne dose d’humour : tout était réuni pour pour combler les amateurs d’action et les fans des années 80. Côté dessin, c’est également un perfect de l’auteur qui nous plonge dans une chasse à l’homme des plus cinématographique, les séquences s’enchaînant avec une fluidité parfaitement maîtrisée. Oui, ce premier tome méritait 5 étoiles. C'est donc les yeux fermés que j'achetais le tome 2 à sa sortie. Et après lecture, je ne peux m'empêcher d'éprouver une pointe de déception. Mon ressenti est que l'auteur rallonge par moment inutilement la sauce, trouvant prétexte à enchainer le scènes d'action, certes toujours magistralement réalisées et délirantes mais apportant une certaine répétition que n'offrait pas la lecture du tome 1. L'histoire en pâtit car l'intrigue n'avance pas et des pistes s'ouvrent au lieu de se refermer petit à petit. Ce deuxième opus est beaucoup plus orienté action pure que le premier, sans omettre l'humour, là encore bien présent, et n'offre pas le même équilibre dans le rythme. J'ai aussi été déçu du sort réservé à certains personnages, mais je n'en dirai pas plus. Passé ces quelques lignes exprimant un ressenti mitigé, je tiens néanmoins à le dire clairement : oui, vous pouvez acheter ce second tome sans hésitation. Mon avis personnel tient surtout en comparaison du premier volume qui frôlait la perfection, et je dois bien reconnaître que j'ai quand même englouti d'une traite le second. Au final, ma note passe de 5 à 4 étoiles mais je laisse le coup de coeur pour signifier qu'il s'agit tout de même d'un série de très haut vol.

07/12/2020 (modifier)
Par pol
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Odyssée d'Hakim
L'Odyssée d'Hakim

Pourquoi tant d’hommes, de femmes, ou de familles entières quittent tout et prennent le risque de mourir en traversant la Méditerranée dans un canoë de fortune ? Parce que la situation dans leur pays est désespérée à tel point qu’ils n’ont plus d’autres alternatives pour continuer leur vie. J’avais déjà été très touché par la lecture de Ce n'est pas toi que j'attendais du même auteur. Fabien Toulmé remet le couvert avec un nouveau récit bouleversant. Il nous raconte au travers de 3 magnifiques albums l’odyssée d’Hakim, un réfugié syrien qui a fuit son pays et la guerre pour rejoindre la France. Et (malheureusement) ce n’est nullement une fiction. Il a rencontré et interviewé à de nombreuses reprises Hakim, et c’est le récit de cette tranche de vie incroyable qu’il nous met entre les mains. Le genre de récit qui vous prends aux tripes, qui fait un gros noeud avec et qui vous retourne pour quelques jours une fois la lecture terminée. L’histoire d’Hakim c’est pas celle d’un pauvre type qui vit dans la misère et qui s’est levé un matin en se disant tiens je vais aller m’installer en Europe et vivre des allocs. L’histoire des réfugiés ce sont des gens qui quittent un pays déchiré par la guerre civile, les bombardements quotidiens, la dictature, la torture. Leur but ? Survivre… Ceux qui fuient, ce sont ceux qui ont les moyens de le faire, ceux qui ne les ont pas restent là bas en attendant la mort. Horrible réalité. En l’occurence notre Hakim est patron de sa petite entreprise, propriétaire de son appartement quand éclate la guerre dans son pays. C’est l’instinct de survie qui va l’amener à se décider à franchir le pas. Pas loin de 800 pages prenantes pour raconter en détail un parcours incroyable, des épreuves terribles, de l’espoir, de l’attente, de la peur, des désillusions, des petites victoires qui se résument parfois à un simple repas où juste un toit pour dormir une nuit. On s’attache tellement à Hakim, on souffre pour lui, on a envie de l’aider, on ressent tellement d’injustices à la lecture de ces pages. Ce récit est incroyable. Il montre la dure réalité des migrants et des réfugiés. Au fil du voyage d’Hakim, on découvre les conditions dans lesquelles ils sont accueillis dans les différents pays européens, si on peut appeler ça un accueil… Le propos est juste, la narration est brillante, le dessin est merveilleusement bien adapté, avec un style jovial qui contraste avec la violence du sujet. Lorsque vient la dernière page, on à l’impression de connaitre Hakim comme un ami. On n’a pas envie que le récit s’arrête là. On a envie de la suite : comment lui et sa famille vont aujourd’hui ? Quelle est sa vie maintenant ? Une série d’utilité publique, à lire de toute urgence. Le genre de livre qui ouvre les yeux sur le monde qui nous entoure. Une lecture marquante dont je ressors indéniablement changé.

05/12/2020 (modifier)
Par Sempai
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - White Knight
Batman - White Knight

J’ai énormément aimé ce one-shot. Certes il y a de l’action mais le plus important reste les dialogues. Je sais cela peut paraitre étrange mais les échanges entre les personnages sont excellents et riches. Je dois également dire que de voir le « Joker » en personne voulant montrer que Batman est le méchant dans l’histoire et parvenir à retourner la population contre le chevalier noir c’est vraiment excellent. Comme c’est un one-shot, le scénariste se permet un traitement des personnages très original et peut aller loin dans le traitement. En plus, nous ne sommes pas dans un « tête à tête » Joker/Batman mais les seconds rôles sont très présents et importants. Le caracter design est vraiment intéressant aussi, plus « réaliste », assez sombre, ambiance « polar urbain ». Franchement, c'est un des Batman qui m'a le plus intéressé depuis longtemps.

04/12/2020 (modifier)
Par Sempai
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série New York cannibals
New York cannibals

New York Cannibals est la seconde collaboration entre Charyn et Boucq, on est dans un polar avec des personnages extrêmement marqués et que vous n'oublierez pas. D'une histoire simple initialement, on tire le fil de cette pelote d'histoires qui se croisent. L'intrigue alors se révèle complexe et on se demande bien où ils veulent en venir et quelle est l'histoire principale. De plus, on nous laisse supposer l'intervention de "magie" et jusqu'à tard on ne saura pas si c'est la réalité ou une simple légende urbaine, histoire de faire peur aux personnes défavorisées. Je ne vais pas trop en dévoiler pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte mais je vous recommande vraiment sa lecture.

04/12/2020 (modifier)
Par Sempai
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carbone & Silicium
Carbone & Silicium

Certes l’année 2020 n’est pas finie, cependant Carbone et Silicium devrait être dans mon top 3 des BD lues cette année (et peu importe que dans ce classement il puisse y avoir des choses plus anciennes c’est moi qui décide). Pour redevenir sérieux (même si ce que je disais avant était très sérieux), Carbone et Silicium est une BD fascinante. Tout d’abord par son format hors norme, plus de 260 pages, une taille colossale, un travail sur le papier et la couverture formidable et pourtant pour un prix « modique » (en comparaison des BD de 48 pages à 11 euros). Une fois passé le choc de l’objet ouvrage, rentrons dans le vif du sujet. Les personnages suivis sont 2 intelligences artificielles enfermées dans un corps robotisé. Ces 2 I.A. vont traverser le temps (plus de 260 ans il me semble) et avec elles nous allons suivre « l’évolution » du monde. Bien entendu l’auteur utilise des ellipses avec des chapitres plus ou moins longs selon les périodes explorées. Le thème central du livre est l’amour, l’amour entre ces 2 I.A., leur complémentarité alors que si l’on regarde d’une manière macro nous avons affaire à l’une d’elle totalement sédentaire et l’autre nomade et pourtant elles ne peuvent vivre l’une sans l’autre. L’auteur explore bien entendu des thèmes très actuels car au final il ne prend aucun risque sur une vision de l’avenir original, il propose plutôt une critique de l’époque actuelle et de certaines dérives (comme les humains connectés, l’écologie, le capitalisme, etc.). Le dessin est très particulier et peu rebuter et pourtant quand on lit l’ouvrage, il était évident que cette histoire devait être représentée de cette manière. J’ai particulièrement apprécié les moments « dans la matrice ». Enfin, il est à noter que de très nombreux passages, voire « très » longs, peuvent n’avoir aucun dialogue. Ces moments de contemplation sont là pour nous permettre de voir le monde, de voir comment ces I.A. le traverse et parfois nous éclairent sur toutes les évolutions qui se sont déroulées. Je suis très enthousiaste fasse à cette BD, toutefois j’ai quelques bémols à présenter. Parfois, il nous manque (à nous lecteur) certaines clés de compréhension pour ces moments de contemplations. Peut-être est-ce une manière de nous permettre d’être en synesthésie avec le personnage qui erre par moment dans le monde ? On s’interroge parfois de « l’intérêt » (à part esthétique et c’est déjà beaucoup) de certains moments. Certes, nous ne sommes pas dans un roman graphique d’anticipation mais il y a certains éléments qui sont un peu gros à avaler comme le fait d’avoir téléchargé l’intégralité des données du monde à leur création mais d’avoir besoin d’autrui (une humaine) pour télécharger leurs consciences dans d’autres corps (et pleins de petits détails technologiques qui semblent assez peu raccord). Toutefois, ne vous y trompez pas, Carbone et Silicium est une BD, je le redis, fascinante (et c’est rare que je le dise) que je vous recommande chaudement de lire.

04/12/2020 (modifier)
Par Sempai
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Little Tulip
Little Tulip

Ayant ADORE « New York cannibals » il me fallait lire ce « premier » tome qu’est « Little Tulip » et je ne suis absolument pas déçu ! Alors j’ai préféré « New York Cannibals » MAIS « Little Tulip » est vraiment très bon !!!!!! Cette histoire est passionnante, dure mais passionnante. Elle ouvre bien sur ce qui va suivre. Certes il y a de la violence (vu le contexte), mais il y a de l’espoir, de la transmission. Je vous recommande de lire cette BD et de vous précipiter sur sa suite en attendant, je l’espère, un tome 3 (mais il ne peut en être autrement

04/12/2020 (modifier)
Couverture de la série Bolchoi arena
Bolchoi arena

J'ai beaucoup aimé les 2 premiers tomes, avec une préférence pour le 1er néanmoins. Le début de l'histoire, le dessin, le synopsis pourrait laisser croire, à tort, à une histoire pour adolescents. Mais très vite, la lecture s'avère beaucoup plus riche et complexe que de prime abord, avec cet univers virtuel, conçu comme un jeu vidéo, dans lequel les humains évoluent autour d'intrigues politiques et financières, des guerres de possession et de clans. L'environnement galactique fait penser à Star Wars, sans le côté bon contre méchant. Chacun est maître de son histoire. Le 1er tome présente bien sûr les personnages, et j'ai beaucoup aimé les passages alternés entre la vraie vie sur Terre et leurs évolutions dans le jeu, avec une accélération de l'intrigue à la fin. Le 2nd tome a un cadre plus restreint et monotone en suivant essentiellement l'héroïne dans le jeu et comment elle peut se sortir de la situation dans laquelle elle se trouve. Il y a un vrai travail fouillé pour décrire l'univers, les relations entre les multiples personnages, leur vraie vie et leur vie jouée. Une lecture plus que conseillée.

03/12/2020 (modifier)
Couverture de la série Il faut flinguer Ramirez
Il faut flinguer Ramirez

Jouissif. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit après la lecture du premier tome. Cela peut devenir culte si la suite est du même niveau. Il y a beaucoup d’éléments que l'on pourrait associer à Tarantino : de l'action, du burlesque, des personnages marqués et charismatiques, de l'originalité, une mis en page explosive et esthétique. Ce premier tome est déjà très riche en événements, les étapes du scénario sont bien respectés ce qui permet une très bonne structure dans le récit, avec une fin qui donne envie de dévorer tout de suite le tome 2 qui vient de sortir. Le dessin rend, je trouve, mieux sur papier qu'en photo, il est très coloré avec un vrai travail sur le découpage et colle parfaitement au rythme et au scénario. C'est rare d'avoir des productions de cette qualité sur tous les plans. Une réussite.

03/12/2020 (modifier)