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Couverture de la série Le Feu de Thésée
Le Feu de Thésée

Cette relecture du mythe de Thésée est une excellente surprise, je n'y croyais qu'à moitié, et bien m'en a pris de me lancer dans cette lecture passionnante. On pourrait croire que la Bd fait partie de la collection la Sagesse des Mythes éditée par Glénat et dont j'ai déjà lu quelques albums, mais il n'en est rien, les auteurs revisitent la Mythologie grecque par l'effarante révélation que Thésée ne fut pas un homme mais une femme ; une femme cependant au caractère bien trempé, qui a vécu une jeunesse chaotique, est devenue une guerrière ne pensant qu'à sa vengeance contre son père Egée qui se révèle un immonde roi, et qui au final devra affronter le Minotaure. On peut tordre, malmener ou transformer la Mythologie dans la mesure où ce n'est pas des récits historiques mais des récits chimériques destinés à magnifier l'héroïsme, colportés par des générations d'aèdes. Les auteurs ne s'en privent pas et jouent allègrement des affirmations, des vues et des idées que l'on a tous de cette histoire mythologique de Thésée, du labyrinthe du roi Minos en Crète, du fil d'Ariane etc... tout est remis en question et réinventé dans un récit violent, captivant, plein de cruauté et d'un dynamisme remarquable, sans temps morts, à tel point que le tome 1 qui laissait de belles espérances, parvient à enchaîner un tome 2 aussi palpitant qui clôture cette nouvelle variation mythologique en donnant étrangement une vérité, un aspect très plausible, on se surprend à trouver ce récit aussi crédible avec une femme pour héroïne, parce que tout colle à merveille, le scénariste s'est joué de l'histoire connue pour la rendre parfaitement acceptable, assortie d'un twist final d'une grande audace. La partie graphique me laisse un peu dubitatif par endroits car elle est irrégulière : plusieurs cases sont superbes, d'autres sont moyennes c'est très curieux ; j'ai l'impression que le dessin lorgne vers le style de Miville-Deschênes (sur Reconquêtes) mais en moins bien, les visages sont peu précis voire maladroits par endroits, le soin se reportant sur les décors. La représentation du Minotaure est conforme à ce que j'imaginais, c'est moins grandiose que celle vue dans Thésée et le Minotaure, mais quand j'étais petit, j'avais une collection d'images sur la Mythologie où le dessin du Minotaure était à peu près identique à celui que livre ici le dessinateur italien Francesco Trifogli. Un diptyque non conventionnel qui en transformant l'histoire bien connue, offre une autre alternative au mythe et étonnera pas mal de lecteurs passionnés par la Mythologie, tout comme les néophytes qui se satisferont d'un récit solide et bien mené.

28/02/2021 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté
Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté

Un conte merveilleux au dessin déroutant et efficace. L'histoire avance sur le modèle du conte initiatique : l'héroïne, bébé incongru tombé du ciel, pas à la bonne échelle, grandit au fil des rencontres et des erreurs (les siennes, celles des autres...). Une sorte de mélange entre les 12 travaux d'Hercule et Alice au pays des merveilles, qui convoquerait un imaginaire grec, italien, catholique et féministe à la fois. Pourtant, les questions que la géante se pose sont logiques, rationnelles et ressemblent à celles que nous nous posons en grandissant, ce qui touchera chacun de nous. Son caractère simple et bienveillant l'aide à se faire des ami.e.s, des amants, des professeur.e.s, mais aussi des ennemi.e.s. Comme le monde qui nous est proposé est très loin de la réalité, on ne cherchera pas l'épaisseur des personnages secondaires, mais leur rôle dans le parcours de Céleste, et cet enchainement est bien huilé. Pour moi, c'est le dessin qui fait le force de cet album, il intrigue, apaise, déroute le lecteur. N'importe quel autre trait, plus fin, plus précis, plus réaliste, plus riche aurait pu paraître exagéré ou gnangnan. Ici l'autrice va à l'essentiel. Le corps de céleste, rebondi, à la peau rose, au grandes oreilles chargées de contenir sa capricieuse chevelure rousse, à la grande mâchoire arrondie, semble une force de la nature. Tous les personnages gardent cette allure potelée au regard vide mais aux paroles pleines. L'énigme de l'apparition de Céleste sur terre restera inexpliquée, et cette frustration, qui est une part de la motivation pour tourner chaque page, restera pleine et entière, une fois le livre refermé ! Les dernières pages manquent de l'intelligence naïve et rationnelle à la fois qui caractérise le livre. Comme pour un road-movie, on se demande à la fin du voyage : Tout ça pour ça ? mais n'est-ce pas la conclusion de toute vie, finalement....

27/02/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Duel
Duel

Pas loin de l'excellence!! Il y a quelques jours le jeu de la couverture mystère mettait à l'honneur cette BD. Ni une ni deux je vais jeter un oeil aux avis et à la galerie. Là les choses s'éclairent; je connais le sujet pour avoir vu ce qui était alors le premier film de Ridley Scott en 1977 "Les Duellistes" avec Harvey Keitel et Keith Carradine. Film peu connu mais dont je me souviens qu'il m'avait marqué. Ah ces costumes de hussards napoléoniens!. Achat donc de l'objet (merci Momox), lecture et l'avis qui suit. J'ai été embarqué immédiatement par cette épopée qui met aux prises deux soldats de l'armée napoléonienne qui pendant vingt ans vont s'affronter en duel sur les champs de bataille pour une querelle quasi inexistante. Tout le sel de l'album est contenu non pas tant par les combats proprement dits mais par les liens qui unissent les deux duellistes. Liens faits de haine mais aussi de respect mutuel, voire l'épisode de la retraite de Russie ou les deux combattants unissent leurs forces dans une scène qui n'est pas dénuée d'humour. Bien souvent au cours des années les deux duellistes ne sont plus maitres de leur destin, étant devenus des héros les différents corps d'armée les obligent quasiment à combattre l'un contre l'autre, "le combat des titans", ainsi sont-ils surnommés par la troupe. Pour magnifier cette histoire de 185 pages il fallait un dessinateur à la hauteur, ce qui est le cas avec Renaud Farace qui a ma connaissance n'a produit que cet album. C'est en tout cas un coup de maitre avec ce dessin tout en noir et blanc acéré parfois à la limite de l'esquisse ce qui n'exclut pas une grande expressivité dans les visages. Foutre dieu que c'est beau et efficace. Je lis ici ou là que parfois les choses tirent un peu en longueur, pour ma part ce ne fut pas le cas. Vraiment du très bon dont je fais sans problème mon coup de cœur du moment. Faites tourner évidemment.

26/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Actium
Actium

Cet album bénéficie d'un bon scénario, clair et facile à comprendre, sans digressions, c'est probablement parmi les quelques albums que j'ai lus de cette collection, le meilleur. Bon, faut dire que les batailles antiques me passionnent plus que les batailles napoléoniennes ou celles de Louis XIV. Cette bataille a eu lieu en 31 avant J.C. au large des côtes orientales de la Grèce, près du golfe d'Ambrasie, elle est citée par les historiens comme étant l'une des batailles les plus importantes de l'Antiquité par son ampleur et ses enjeux. En effet, non seulement elle hâta la fin de la guerre civile, mais les conséquences seront que Octave en défaisant son adversaire, va s'octroyer le contrôle de la riche province d'Egypte, le contrôle des routes maritimes et surtout qu'il accédera au trône impérial. Cet album est comme les autres de la collection au niveau construction, tout au moins ceux que j'ai lus, il possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, à savoir une analyse politique qui précède la bataille en elle-même qui est toujours aussi peu montrée, et un bon dessin. L'analyse politique est assez poussée, à la différence qu'ici, comme je le disais au début, elle est clairement expliquée, sans épisodes inutiles, avec les intrigues sénatoriales et les cabales menées par Octave pour discréditer son rival Antoine. En faisant croire au Sénat que ce dernier s'est laissé ensorceler par Cléopâtre avec qui il entretient une relation amoureuse , et qu'il y a une possibilité que Rome soit assujetie à l'Egypte, le perfide Octave, poussé par son arrogance et son ambition effrénée, parvient à monter une armée et une flotte. L'album s'ouvre par l'assassinat de César, mais comme dans les autres tomes de la collection, sont donc exposés les enjeux politiques et les stratégies de guerre, avant de montrer vers la fin en quelques pages le déroulement de la bataille. Dans le cas d'Actium, c'est peut-être pas plus mal car cette bataille fut peu spectaculaire, elle est importante surtout par son terme. Les forces d'Antoine comptaient environ 500 navires, celles d'Octave 400, et il y eut plus de tués dans les rangs d'Octave, mais une mauvaise organisation et des contre-ordres décidèrent de son issue : Cléopâtre craignant autant la défaite d'Antoine que sa victoire qui ferait de lui le maître de Rome en l'éloignant d'elle, fit brusquement retirer son escadre, et Antoine la suivit ; le reste de la flotte sans chef, se rendit, et les 100 000 hommes d'Antoine sur terre, se rallièrent à Octave à qui Actium livrait ce qui allait devenir l'Empire romain. Tout ceci est bien relaté, c'est plus accrocheur je trouve que dans d'autres narrations de Delitte, c'est très instructif et divertissant ; le dessin y participe, je l'ai trouvé très correct et précis, j'avais déjà apprécié le trait de Filippo Cenni sur l'album Saint Louis de la collection Ils ont fait l'Histoire.

26/02/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Salammbô
Salammbô

Magistral, épique, psychédélique et rock'n'roll... Cette adaptation incroyable est un des chefs d'oeuvre de Druillet dont le style controversé est pour certains incompréhensible et inabordable mais que j'adore. Le trait est dynamique, la mise en page dinguesque (ouais, j'invente), et ça ne fait que renforcer le récit qui est déjà très bon au départ. Si ce dernier passe malgré tout au second plan, l'ensemble est vraiment hallucinant et sans doute l'expérience la plus proche que l'on puisse faire d'un mélange de drogues psychotropes puissantes sans craindre pour sa vie. Ce côté "Métal Hurlant" et rebelle des années 80 n'est pour moi pas du tout daté mais au contraire, intemporel... quelque chose qui peut vous sortir de votre quotidien parfois morne et gris et exploser en un fourmillement de couleurs et de cadrages psychédingos vus absolument nulle part ailleurs. Bref, un ovni certes, mais sans doute le plus bel ovni (objet visuellement novateur intemporel) que j'aie lu.

25/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Batman - Année Un (Year One)
Batman - Année Un (Year One)

Gros coup de cœur. Batman Année Un, c’est LE comics pour débuter cet Ordre de Lecture DC, c’est LE comics pour commencer Batman dans l’âge moderne, c’est LE comics à découvrir ou à redécouvrir de DC… bref c’est LE comics de référence. ---> Lire la suite sur le blog lecture DC INTRIGUES : 5/5 DESSINS : 5/5 PERSONNAGES : 5/5 LES PLUS La narration dynamique Gordon / Batman Le développement de la vie privée des personnages principaux Une patte artistique intemporelle, surtout pour une œuvre de 1988 LES MOINS Que la Catwoman présentée ne soit pas celle qui soit « canonisée », mais ce n’est pas un gros problème

25/02/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Shutter Island
Shutter Island

Il y a quelques années, j’ai acheté dans une vente aux enchères une planche de l’italien Giorgio Tabet datant des années 40. Le graphisme était particulièrement sublissime. Un condensé à la gouache et au crayon sur papier cartonné. Tout en noir blanc gris. Un peu en mode sépia style roman photo du magazine « nous deux » de nos grands-parents. Un côté passéiste génial. J’étais subjugué, j’ai craqué ! Avec Shutter Island de Christian De Metter j’ai retrouvé ce graphisme bien particulier mais ô combien génial. Du grand art à l’état pur. Visuellement c’est magnifique. Un moment de lecture jubilatoire croyez-moi. Au-delà de la partie graphisme, bien évidemment j’avais encore en mémoire le film de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio. C’est un peu dommage car la fin je la connaissais avant de commencer la lecture de ce thriller psychologique. Mais bon cela n’a pas trop atténué le plaisir de découvrir cet album. L’univers de cet hôpital psychiatrique avec ses joyeux drilles est oppressant et rendrait aisément neurasthénique le premier quidam venu. Même la mouette rieuse de Gaston serait désœuvrée. Le parfum de la parano s’installe peu à peu en nous au fur et à mesure que nous avançons dans cette histoire lugubre. C’est fascinant. Vous pouvez vous procurer cette BD. Ce n’est pas dangereux pour votre santé ! C’est juste angoissant, effrayant, et cauchemardesque. Et vous allez très certainement perdre pied. Hummmm mais que c’est bon.

24/02/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Fuite du cerveau
La Fuite du cerveau

Le mot qui ressort des autres avis est « conteur »… et là je crois que tout est dit. Je ne suis pas spécialement fan de loufoque, mais impossible de résister au talent de conteur de Pierre-Henry Gomont. En partant d’un fait avéré (le vol du cerveau de Einstein), il tisse une histoire rocambolesque aux personnages hauts en couleurs. J’adore l’ingéniosité narrative, l’inventivité dans l’utilisation du medium de la BD (par exemple la représentation de la perte de la parole de Einstein), et de manière générale j’ai beaucoup accroché à l’humour. La mise en image est réussie, et innove elle aussi souvent, notamment dans le découpage et le symbolisme et les métaphores graphiques. Voila, l’histoire est peut-être un chouïa longue, avec une baisse de rythme vers le milieu, mais je ressors de ma lecture ravi. Bravo à l’auteur !

23/02/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le vieil homme qui n’écrivait plus
Le vieil homme qui n’écrivait plus

Nous sommes bien loin des enquêtes de l'inspecteur Canardo. Mais la patte Sokal est très reconnaissable. Voilà un récit particulièrement réussi. C’est émouvant. On ne va pas ménager votre petit cœur ! Emotions assurées en perspective. Augustin Morel est jeune homme quand il s’engage dans la résistance en 1943 à la mort de son père. C’est au cours de cette époque qu’il fait la connaissance de Marianne, une jeune et belle femme. La passion est immédiatement au rendez-vous. Sa dulcinée prend une balle par une patrouille allemande. C’est un déchirement. Augustin ne pourra jamais se remettre de cette tragédie. Pour exorciser ses démons il écrit un roman pour raconter son histoire. 50 ans par la mort de Marianne, Augustin revient dans ce village où il a connu l’amour et la douleur. Une adaptation cinématographique de son roman est prévue. La réalisatrice l’a invité avec l’idée qu’il puisse jouer son propre rôle dans le film. Tout ne se passe pas comme convenu. Le passé resurgi. En creusant un peu, la vérité est moins glorieuse que celle que l’on a voulu nous faire croire. Les rancœurs sont toujours bien présentes. Graphiquement c’est magnifique. Le trait de Benoit Sokal est élégant et agréable. Bien évidement il ne pouvait s’empêcher de dessiner dans cet album, sans quelques reproductions d’animaux. Le sanglier et les chiens sont particulièrement réussis. Et que dire du chat d’Augustin ? il est sublime. On passe d’une époque à une autre avec une grande facilité. Ceci n’impacte pas la fluidité dans la lecture. Au contraire. Il y a du rythme. La cadence est soutenue. On lit à perdre haleine. Le découpage entre le passé et le présent est jubilatoire. C’est puissant même si le scénario n’est pas très original. Le suspens est préservé jusqu’au dénouement final. Perso je n’ai rien vu venir. Voilà le type d’album qui me font apprécier la BD. Un gros coup de cœur pour ce récit. Merci monsieur Sokal pour ce moment de lecture intense .

22/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Dragons de la frontière
Les Dragons de la frontière

J'ai hésité à placer cette Bd en historique, finalement j'ai opté pour l'aventure car il y a certes des éléments historiques mais le récit est quand même très aventureux. Il ne faut pas se méprendre, j'ai vu cette Bd sur internet classée en western, mais ce n'est pas un western de l'époque classique du genre, c'est une sorte de faux western on va dire, d'avant l'époque des pistoleros et des sheriffs, on est en 1778 et non en 1880 ; il est question ici de cavaliers du corps des dragons chargés de conquérir le Mexique à l'époque où ce pays est sous occupation espagnole, et en même temps chargés de surveiller la frontière du Mexique. Je conçois que ça peut tromper le lecteur moyen car cette histoire emprunte des éléments de western, surtout avec les Indiens et les paysages, mais c'est comme dans la Bd de Kresse, Les Peaux-Rouges, c'est l'époque qui détermine le genre ; le récit est avant tout celui d'un sauvetage, et ça a plus l'allure d'un récit d'aventure sur fond historique. Les auteurs espagnols placent le sauvetage de cette religieuse au centre du récit tout en décrivant avec précision la culture des peuples apaches au sein de grands espaces arides peuplés de rochers, de montagnes et de crotales. Ivan Gil offre de très belles images dans un découpage aéré et change d'univers après l'épopée napoléonienne de La Bataille et de Bérézina ; son dessin est lumineux et met en valeur les superbes paysages de ces contrées, mais il montre aussi des images violentes et parfois choc avec des charges de cavalerie, des scènes de batailles et des affrontements sanglants. Connu pour 2 bonnes séries chez Glénat, La Sueur du soleil (déjà située en Amérique précolombienne) et Justin Hiriart (sur les chasseurs de baleines au Nouveau Monde), Gregorio Harriet place l'aventure initiatique d'un jeune vétérinaire au coeur d'une tourmente guerrière opposant cavalerie espagnole et tribus apaches auxquelles se joignent des Comanches. Les références historiques renforcent le contexte d'un récit de sang et d'héroïsme, rappelant les Bd d'aventure à l'ancienne tout en apportant un souffle nouveau et un côté épique. Le tout est bien rythmé et multiplie les péripéties, la conclusion se fera dans un tome 2 que je lirai avec un grand plaisir.

22/02/2021 (modifier)