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Léonard de Vinci - L'Ombre de la conjuration

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

Un crime mystérieux et un détective exceptionnel... Dans les villes de Florence et de Milan, Léonard de Vinci enquête sur la mort d'un de ses amis. Derrière la main du criminel se dresse l'ombre d'un puissant et impitoyable seigneur : Laurent le Magnifique !


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Auteurs Italiens Italie Les petits éditeurs pendant la pandémie Peinture et tableaux en bande dessinée

C'est l'heure des règlements de compte à Florence. Laurent le Magnifique échappe à un attentat. Ses partisans en profitent pour faire le ménage en éliminant les sympathisants de leurs rivaux : la famille Pazzi. Léonard de Vinci prend sous sa protection un de ses amis et l'exfiltre vers Milan où il va prendre une nouvelle identité. Des années plus tard, alors que Léonard travaille à Milan, son ami est sauvagement assassiné. Le peintre, et surtout l'ingénieur, se transforme en détective pour mener l'enquête dans le plus grand secret. Les coupables semblent haut placés, intouchables, aussi va-t-il utiliser ses toiles pour confondre les coupables... Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Septembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Léonard de Vinci - L'Ombre de la conjuration
Les notes (3)
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09/09/2020 | Alix
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L'avatar du posteur Noirdésir

Il est intéressant de voir dans cet album un Léonard pas encore le vieil homme adulé de la fin, mais encore un jeune artiste – certes déjà impressionnant, mais encore relativement méconnu et devant se battre face à certains de ses commanditaires. Le dessin de Lucchi est globalement bon, avec un travail à l’aquarelle de qualité, même si dans certaines cases, trop « sombres » ou « floues », les détails sont difficiles à discerner. De même, certaines parties trop bavardes voient les bulles et leur contenu couvrir presque tout l’espace. Pour le reste, en plus du dessin intéressant, le décor (aspect graphique, mais aussi contexte historique) est bien construit, De Nardo retranscrit bien les luttes d’influence, l’ambiance haletante de cette renaissance du nord de l’Italie, où l’on assassine et l’on crée avec autant de génie et d’obstination. C’est la sorte d’enquête policière qui traverse l’histoire qui m’a le moins convaincu. Qui m’a le moins intéressé en fait. L’aspect historique, aventure est mieux réussi que l’aspect polar. Au final, un album agréable à lire, mais sur lequel je ne pense pas revenir.

05/10/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Coïncidence : j'ai lu il y a moins de 2 semaines la biographie détaillée de Leonard de Vinci dans l'album dédié de la série L'Histoire de l'Art en BD... et en parallèle, mon fils joue à Assassin's Creed II actuellement donc j'ai également pu revoir certains passages de la vie de Leonard mais aussi de l'assassinat de Julien de Medicis. Mine de rien, ça m'a aidé à me situer dans le récit de cette BD car elle plonge le lecteur dans l'Histoire avec un grand H, celle de la république de Florence puis du Duché de Milan, aux côtés d'un Leonard de Vinci assez réaliste même s'il est présenté ici comme un héros jeune et dynamique, un peu enquêteur sur les bords. Le contexte historique de cette BD est très bien documenté. Et la mise en image par Antonio Lucchi lui fait vraiment honneur. Ses vues de la ville de Florence puis de celle de Milan sont très belles, avec une vraie force visuelle. J'ai un peu moins aimé le côté embrumé de plusieurs scènes dans le seconde partie du récit mais elles n'en restent pas moins esthétiques. Les personnages aussi sont esthétiques et quand ils sont vus de près, ils sont bien faits, avec un côté caricatural qui permet de mieux les distinguer. Par contre, quand ils sont vus de plus loin, habillés des mêmes grandes capes et rendus un peu flous par le style graphique, ils sont nettement moins faciles à reconnaître. Quoiqu'il en soit, c'est une BD qu'on prend plaisir à admirer sur le plan visuel. Le scénario lui aussi est bien et tient la route mais il ne m'a pas foncièrement enthousiasmé. Il est un peu long à se mettre en place avec une première partie d'introduction assez conséquente. Celle-ci est suivie d'un brusque saut temporel qui surprend un peu, puis on retrouvera encore un autre saut encore plus radical vers le dernier tiers de l'album qui m'a là aussi fortement surpris, ayant eu l'impression de laisser soudain une action en suspens pour passer à autre chose. Mais l'un et l'autre de ces sauts finissent par s'expliquer ensuite sur le plan narratif. J'aurais cru aussi davantage m'attacher au personnage de Leonard de Vinci, surtout s'il joue le rôle d'une sorte de Sherlock Holmes du Quattrocento comme il semble à un certain moment en prendre le chemin. Mais je n'ai pas réussi à vraiment me familiariser avec lui et à le trouver charismatique, pas plus que ses compagnons qui manquaient de personnalité et d'intérêt à mes yeux. Quant à l'enquête en elle-même et à sa conclusion en forme de retournement de situation, elle ne m'a que moyennement emporté. La toute fin, avec son coup de théâtre en forme d'accusation, n'est pas mal car la sentence est originale et presque crédible sur le plan artistique et historique finalement, mais là encore elle ne m'a pas touché autant qu'elle aurait pu le faire. J'ai lu cet album comme un beau divertissement intelligent mais sans réelle passion. Probablement davantage une question d'accroche subjective plutôt que d'un quelconque défaut objectif.

10/09/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Mosquito nous propose un polar pour le moins original. Giuseppe De Nardo est un passionné d’histoire italienne, et notamment de la période de la Renaissance. Son histoire de déroule donc pendant le règne de Laurent de Médicis, et le détective essayant d’élucider le meurtre est… Léonard de Vinci ! Mais si l’histoire est bien entendu inventée, elle est pourtant très réaliste : l’auteur s’est beaucoup documenté sur l’artiste, sa personnalité, sa façon de travailler, de penser… son raisonnement et ses déductions sont donc à son image : analytiques et scientifiques (ses peintures était subjuguées par sa curiosité et ses connaissances très pointues en biologie, anatomie humaine, physique électromagnétique pour comprendre la lumière etc.) En observant son raisonnement, on comprend sa façon de peindre. C’est assez jubilatoire. Mais alors en pratique, ça donne quoi ? Et bien une enquête prenante et rondement menée. La narration est fluide, et prend un tournant intéressant vers la moitié de l’album : elle saute dans le futur, puis nous raconte le reste de l’enquête via des flashbacks… un exercice narratif assez ingénieux, et un dénouement bien amené et très logique. La mise en image d’Antonio Lucchi est spectaculaire. Bon, j’imagine que le rendu informatique ne sera pas du goût de tout le monde, mais moi j’ai beaucoup aimé. Il a clairement lui aussi fait beaucoup de recherches sur cette période. J’ai par ailleurs trouvé le changement de style pour les flashbacks judicieux (plus esquissé, comme dans des souvenirs lointains), même si je note des petits soucis de lisibilité occasionnels (sur la scène finale, par exemple). Un polar original, au background intéressant, et surtout prenant et satisfaisant. Une chouette découverte.

09/09/2020 (modifier)