Après lecture des 2 premiers tomes qui m'ont attiré de par leurs très jolies couvertures !
Il s’agit d’une bd animalière politique très agréable à lire.
En préface Xavier Dorison cite ses diverses sources d’inspiration dont « La ferme des animaux » de George Orwell. Pour les intéressés, le film « L’ombre de Staline » dépeint la genèse de ce roman.
Cette bd narre une dictature imposant des mesures spoliatrices et liberticides aux individus sous prétexte du bien collectif : au final la loi du plus fort règne et non l’état de droit.
Comment se défendre d’un tel système autoritaire ?, c’est le propos des deux premiers tomes.
Le débat par rapport au fait de renverser la dictature par les armes ou par la non coopération non violente m’ont rappelé le prêtre (Jeremy Irons) et le mercenaire (Robert de Niro) dans le merveilleux film « Mission ». Jeremy Irons répondant à De Niro « si la seule possibilité pour gagner est de prendre les armes alors ce monde n’est pas pour moi, je ne saurais y vivre ».
Relater cette thématique sous forme de fable avec des personnages animaliers est une excellente idée. Le symbolisme des animaux donne au propos une intensité plus forte que ne l’aurait fait une histoire avec des humains. Du coup, cette bd prend un air sympathique de fable de la Fontaine. La présence des animaux rend aussi la lecture de ce drame plus ludique.
Le graphisme et la colorisation sont très réussis, ne font pas Walt Disney, ce qui aurait pu être une facilité et un écueil pour une bd animalière ; de surcroît le dessin est très accessible.
Pour terminer, l’action est bien présente, il y a de nombreux rebondissements.
J’ai vraiment passé un bon moment de lecture, j’ai dévoré ces premiers tomes, j’attends avec impatience les deux prochains.
Un album documentaire excellent.
Les auteurs parviennent à aborder la problématique du réchauffement climatique d'une main de maître. Autant j'ai l'habitude de lire des ouvrages traitant ce sujet, autant je n'ai jamais autant apprécié ma lecture qu'ici. On est loin des discours de "monsieur-je-sais-tout", des "bobo-écolo" ou autres personnages insupportables. On est au contraire dans un dialogue posé et agréable entre 2 hommes, préoccupés par le réchauffement climatique et cherchant vraiment à comprendre d'où il vient, ses conséquences et ce qu'il est possible de faire pour le contrer.
L'ouvrage est donc construit sous une forme de dialogue, entrecoupé par presque toutes les questions que l'on peut se poser sur le climat.
C'est sérieux, intelligent, très pédagogue et le tout, agrémenté d'un excellent humour pour alléger notre lecture.
Je conseille donc cette BD à tout le monde, et ne manquerai pas d'en faire la pub dans les écoles, afin qu'un maximum de personnes et de jeunes lisent cet ouvrage.
4 étoiles + coup de coeur
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Je réécris mon avis après la lecture des 5 tomes.
Je pense que le seul (petit) reproche qu’on puisse faire à cette série (et c’est d’ailleurs déjà noté dans les avis plus négatifs) est une narration un peu nébuleuse : personnages multiples, passages d’une scène à une autre, voire d’une époque à une autre, bref, une narration « à la Brunschwig ». Personnellement je suis fan, mais je comprends qu’on puisse y être hermétique.
L’histoire est prenante et remarquablement écrite. Chaque tome apporte de nouveaux éléments et ajoute une couche supplémentaire au récit. L’univers mis en place, ses personnages, leur passé, leur personnalité, tout est parfaitement maîtrisé. Les révélations successives m’ont tenu en haleine, et la fin m’a beaucoup plu.
Le dessin de Ricci est magistral. Il fourmille de détails, et la composition des planches est très réussie… les couleurs lumineuses contribuent à l’ambiance futuriste et technologique. Le design m’a un peu rappelé le jeu vidéo Bioshock.
Une superbe série, et un excellent moment de lecture en ce qui me concerne.
Au bowling vous jouez pour faire des strikes ! Dans ma quête de BD, je fouille, je furète, je chine pour trouver l’album qui cochera toutes cases. Je veux voir toutes les quilles tomber. Avec « goodnight paradise » - oui Messieurs Dames - tous les items qui font une BD sublime sont réunis. Graphisme délicat et détaillé, découpage rythmé, scénario efficace qui ne s’essouffle pas, de nombreux rebondissements, colorisation juste, des décors soignés, un épilogue que tu ne vois pas arriver ou encore des personnages fouillés.
Une lecture d’une seule traite bien évidemment avec le sentiment d’avoir été un lecteur privilégié. Tu fermes cette BD avec la sensation d’avoir découvert un album sublime qui restera une référence. Magique moment durant lequel le monde s’est arrêté me permettant d’atteindre l’extase. Je m’agenouille donc pour dire un énorme bravo à Joshua Dysart et à Alberto Ponticelli pour cette œuvre magistrale.
Vous pouvez / vous devez vous procurer cet album en espérant que mon ressenti sera le vôtre.
5 étoiles bien évidemment. Je ne dirais pas « culte » peut être un peu démesuré comme notation mais énormissime BD !
Cet album très attendu d’Aimée de Jongh est un véritable choc visuel et sensoriel, ce qui en fait assurément un événement pour cette année 2021. C’est à partir d’un fait historique un peu oublié, le Dust Bowl — un phénomène météorologique lié à la sécheresse qui provoqua la misère et la fuite des paysans principalement du Texas, de l’Oklahoma et du Kansas, de 1931 à 1937 —, que l’autrice néerlandaise a conçu seule cette fiction hors normes. Elle s’est inspirée également des nombreuses photographies en noir et blanc, pour certaines très célèbres, témoignant de cette catastrophe inédite et dont une partie montrait les habitants de la région dans une immense détresse. Si John Steinbeck a évoqué dans « Les Raisins de la colère » l’exode vers la Californie de ces populations plongées dans la misère, il n’a en revanche que peu traité la question de ce dérèglement climatique dû à l’activité humaine, peut-être le premier de cette ampleur dans l’histoire de l’humanité.
La narration impeccable, faite de longues plages de silence où le dessin prend le dessus, associée à une mise en page aux plans très serrés, souvent en pleine page, nous emporte telle une tornade au cœur de l’histoire. Et si la comparaison est facile, elle n’en est pas moins vraie… Le lecteur est littéralement immergé dans cette atmosphère suffocante aux tonalités oscillant entre le gris beige et le brun orangé. Visuellement, c’est aussi magnifique que la situation des habitants appauvris par la catastrophe n’est tragique, et l’esthétique soignée n’enlève rien à la puissance de l’image. Le cadrage est saisissant, comme si l’autrice avait cherché à nous mettre le nez dans ces vents de sable pour nous faire mieux ressentir l’âpreté d’une situation dont les victimes ont littéralement « mordu la poussière ». Le trait sensible et réaliste d’Aimée de Jongh retranscrit parfaitement les états d’âme de ces gens livrés à eux-mêmes, pris dans la nasse du désespoir et pour une bonne partie captifs d’une terre maudite, sans même avoir les moyens financiers de la quitter…
Le jeune héros, John, va vivre, à travers cette première expérience professionnelle en tant que photographe, un véritable parcours initiatique qui va le plonger dans des abîmes existentiels. Très vite, malgré sa jeunesse, le douteval’envahir quant à l’éthique de la fonction qui lui a été assignée par le journal qui vient de l’embaucher : prendre des clichés suivant des thématiques très précises, un rien cyniques dans leur aspect factuel, car déjà à l’époque, le « choc des photos » était nécessaire pour augmenter les ventes. Mais il n’est pas pour autant question de porter un jugement trop sévère sur ces photographies, dont la mise en scène pouvait travestir la réalité pour la rendre plus percutante. Car sans ces témoignages sur pellicule (et ces portraits saisissants, dont certains ont marqué la conscience collective), qu’aurions-nous su de cette tragédie et quelles traces en aurait gardé l’Histoire ? Aimée de Jongh elle-même aurait-elle pu réaliser cet album ? Pourtant, John, ce garçon sensible et empathique, l’est peut-être un peu trop pour exercer un métier se résumant à observer le monde dans sa dureté, où le photographe croit se protéger derrière la froideur mécanique de son objectif…
En plus de toutes les qualités narratives et graphiques de ce one-shot, ce qui le rend encore plus marquant, plus prégnant, est la façon dont les faits décrits résonnent puissamment avec les problématiques environnementales de notre époque. On imagine sans peine qu’une telle catastrophe puisse désormais se reproduire sous n’importe quelle latitude, surtout quand l’actualité nous annonce que la côte Ouest du Canada ou la Sibérie subissent des températures approchant les 50° Celsius…
Nul doute que « Jours de sable » marquera les esprits pour longtemps et ne passera pas inaperçu. La maison Dargaud, qui l’a bien compris, a doté l’ouvrage d’une qualité éditoriale on ne peut plus seyante, renforcée par un excellent choix visuel pour la double couverture et un minimalisme stylé pour la couverture intérieure. Avec ce petit plus qui n’est rien d’autre qu’une déclaration d’amour à l’objet papier : la cordelette marque-page. Avec une réussite aussi évidente, qui pourra encore oser prétendre que le neuvième art est une affaire de mecs et nier l’importance des autrices ?
Voilà 3 albums magnifiques. Plutôt adepte des zombies, j’y allais avec un peu d’appréhension sur cette série. J’ai eu tort. Immédiatement j’ai adhéré à l’histoire. Ici les mortels ne se transforment pas en d’affreux zombies avides de chair fraiche mais en des loups affamés. Et pour assouvir leurs envies, ces gastronomes sanguinaires se contenteront de viande humaine. Et je peux vous assurez, ils sont voraces et ce n’est pas facile pour qu’ils soient rassasiés.
La population américaine doit gérer une épidémie dévastatrice. Le virus est contagieux. Les hommes se transforment peu à peu en une meute de loups cruels et insensibles à son prochain. Ce sont leurs estomacs qui les guident désormais. Malheur à celui qui sera mordu. La transformation est presque immédiate.
Petite particularité, ces loups-garous ont un avantage énormissime. Ils peuvent prendre l’apparence humaine et se fondre dans l’anonymat pour mieux égorger leurs prochaines victimes. Seule la décapitation permet de venir à bout de ces monstres. Pour se défendre, les miraculés survivants ont du boulot s’ils veulent échapper à ces nouveaux prédateurs !
Franchement cela le fait. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. J’ai lu les 3 albums d’une seule traite. Dommage que tout soit en noir et blanc. Cela aurait eu de la gueule avec des planches rouge sang.
On pense à Walking Dead bien évidemment avec cette histoire post apocalyptique. Des survivants qui s’adaptent pour survivre dans un monde cruel et impitoyable. J’adore World War Wolves. C’est à croquer sans modération. Si vous avez faim je suis sûr que vous dévorez cette série et que vous vous en mettrez plein les babines. Bon appétit.
Avec un dessin et une noirceur qui font parfois penser à Burns ou Winshluss, un trait fin et très beau, Jürg a vraiment fait du bon boulot (comme l’éditeur d’ailleurs, avec cette couverture cartonnée très épaisse et cette mise en pages aérée).
Un visuel attractif donc, et une intrigue qui ne l’est pas moins, même si elle peut surprendre ! En effet, dans un décor mal défini, post-apocalyptique en tout cas, nous suivons les mésaventures d’un petit bonhomme (à mi-chemin d’un gros bébé et d’une créature extra-terrestre), avec un découpage des chapitres en forme de compte à rebours qui nous laisse rapidement à penser que la fin ne sera pas joyeuse (voir le dessin de couverture, déjà…).
Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose de joyeux dans cette histoire, franchement très très noire ! Seules quelques rares passages apportent un peu de répit et d’oxygène au lecteur et à notre héros (lorsqu’il croise une petite fille, ou une biche et son faon). Mais même ces passages sont rapidement balayés par une violence et un nihilisme assez forts.
Ce struggle for life implacable et désespéré m’a fait penser à No comment d’Ivan Brun. A ne pas lire dans un moment de blues, le pessimisme règne. Mais à lire, vraiment, c’est très noir, mais très bon et beau, un récit qui marque.
Bonjour !
J'ai attendu et attendu l'arrivée du deuxième Tome, mais pas de bol, il ne veut pas sortir ! Quel dommage d'abandonner une histoire aussi distrayante à travers le monde de l'art et la machine à remonter le temps ! ALLEZ AU TAF, on veut une suite !
Excellent!
Un humour bien propre à l'univers, un peu trash et sombre parfois, mais c'est ça qu'on aime!
Personnages plus qu'attachants, développement de l'histoire intéressant.
Les dessins sont certes simplistes comparés aux mangas "shonen" populaires, mais le trait de dessin à son charme et reste cohérent tout le long des 27 tomes actuellement sortis, et j'aime beaucoup!
Certains moments paraissent enfantin (ou "family-friendly") pour que le chapitre d'après traite de thèmes sombres et parfois glauques. Le tout rendant l'histoire assez orienté vers un public-cible adulte en vu des sujets abordés. Cette dissonance entre les moments et le style de dessin "Wholesome" et les moments glauques renforcent un humour sombre et cynique, qui pourrait en rebuter plus d'un, si l'ont est pas friand de ce type d'humour.
Je recommande à un publique assez âgé!
Je me suis réellement régalé à la lecture de cette bd. La lecture est fluide et les scénarios s'entremêlent très bien.
On se plonge facilement dans l'action et il serait facile d'en dériver une adaptation cinématographique.
L'écriture et le dessin sont très justes. Certaines scènes auraient pu être évitées mais n'enlèvent rien et ne prêtent pas à confusion.
Peut-être un léger bémol sur la présence de petites expressions anglaises de-ci de-là, certainement justifiables par le contexte américain (les années 60), mais qui n'étaient peut-être pas indispensables en français.
J'aurais mis 4.5*, mais j'ai vraiment passé un bon moment, alors ... :)
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Le Château des Animaux
Après lecture des 2 premiers tomes qui m'ont attiré de par leurs très jolies couvertures ! Il s’agit d’une bd animalière politique très agréable à lire. En préface Xavier Dorison cite ses diverses sources d’inspiration dont « La ferme des animaux » de George Orwell. Pour les intéressés, le film « L’ombre de Staline » dépeint la genèse de ce roman. Cette bd narre une dictature imposant des mesures spoliatrices et liberticides aux individus sous prétexte du bien collectif : au final la loi du plus fort règne et non l’état de droit. Comment se défendre d’un tel système autoritaire ?, c’est le propos des deux premiers tomes. Le débat par rapport au fait de renverser la dictature par les armes ou par la non coopération non violente m’ont rappelé le prêtre (Jeremy Irons) et le mercenaire (Robert de Niro) dans le merveilleux film « Mission ». Jeremy Irons répondant à De Niro « si la seule possibilité pour gagner est de prendre les armes alors ce monde n’est pas pour moi, je ne saurais y vivre ». Relater cette thématique sous forme de fable avec des personnages animaliers est une excellente idée. Le symbolisme des animaux donne au propos une intensité plus forte que ne l’aurait fait une histoire avec des humains. Du coup, cette bd prend un air sympathique de fable de la Fontaine. La présence des animaux rend aussi la lecture de ce drame plus ludique. Le graphisme et la colorisation sont très réussis, ne font pas Walt Disney, ce qui aurait pu être une facilité et un écueil pour une bd animalière ; de surcroît le dessin est très accessible. Pour terminer, l’action est bien présente, il y a de nombreux rebondissements. J’ai vraiment passé un bon moment de lecture, j’ai dévoré ces premiers tomes, j’attends avec impatience les deux prochains.
Urgence climatique
Un album documentaire excellent. Les auteurs parviennent à aborder la problématique du réchauffement climatique d'une main de maître. Autant j'ai l'habitude de lire des ouvrages traitant ce sujet, autant je n'ai jamais autant apprécié ma lecture qu'ici. On est loin des discours de "monsieur-je-sais-tout", des "bobo-écolo" ou autres personnages insupportables. On est au contraire dans un dialogue posé et agréable entre 2 hommes, préoccupés par le réchauffement climatique et cherchant vraiment à comprendre d'où il vient, ses conséquences et ce qu'il est possible de faire pour le contrer. L'ouvrage est donc construit sous une forme de dialogue, entrecoupé par presque toutes les questions que l'on peut se poser sur le climat. C'est sérieux, intelligent, très pédagogue et le tout, agrémenté d'un excellent humour pour alléger notre lecture. Je conseille donc cette BD à tout le monde, et ne manquerai pas d'en faire la pub dans les écoles, afin qu'un maximum de personnes et de jeunes lisent cet ouvrage. 4 étoiles + coup de coeur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Urban
Je réécris mon avis après la lecture des 5 tomes. Je pense que le seul (petit) reproche qu’on puisse faire à cette série (et c’est d’ailleurs déjà noté dans les avis plus négatifs) est une narration un peu nébuleuse : personnages multiples, passages d’une scène à une autre, voire d’une époque à une autre, bref, une narration « à la Brunschwig ». Personnellement je suis fan, mais je comprends qu’on puisse y être hermétique. L’histoire est prenante et remarquablement écrite. Chaque tome apporte de nouveaux éléments et ajoute une couche supplémentaire au récit. L’univers mis en place, ses personnages, leur passé, leur personnalité, tout est parfaitement maîtrisé. Les révélations successives m’ont tenu en haleine, et la fin m’a beaucoup plu. Le dessin de Ricci est magistral. Il fourmille de détails, et la composition des planches est très réussie… les couleurs lumineuses contribuent à l’ambiance futuriste et technologique. Le design m’a un peu rappelé le jeu vidéo Bioshock. Une superbe série, et un excellent moment de lecture en ce qui me concerne.
Goodnight paradise
Au bowling vous jouez pour faire des strikes ! Dans ma quête de BD, je fouille, je furète, je chine pour trouver l’album qui cochera toutes cases. Je veux voir toutes les quilles tomber. Avec « goodnight paradise » - oui Messieurs Dames - tous les items qui font une BD sublime sont réunis. Graphisme délicat et détaillé, découpage rythmé, scénario efficace qui ne s’essouffle pas, de nombreux rebondissements, colorisation juste, des décors soignés, un épilogue que tu ne vois pas arriver ou encore des personnages fouillés. Une lecture d’une seule traite bien évidemment avec le sentiment d’avoir été un lecteur privilégié. Tu fermes cette BD avec la sensation d’avoir découvert un album sublime qui restera une référence. Magique moment durant lequel le monde s’est arrêté me permettant d’atteindre l’extase. Je m’agenouille donc pour dire un énorme bravo à Joshua Dysart et à Alberto Ponticelli pour cette œuvre magistrale. Vous pouvez / vous devez vous procurer cet album en espérant que mon ressenti sera le vôtre. 5 étoiles bien évidemment. Je ne dirais pas « culte » peut être un peu démesuré comme notation mais énormissime BD !
Jours de sable
Cet album très attendu d’Aimée de Jongh est un véritable choc visuel et sensoriel, ce qui en fait assurément un événement pour cette année 2021. C’est à partir d’un fait historique un peu oublié, le Dust Bowl — un phénomène météorologique lié à la sécheresse qui provoqua la misère et la fuite des paysans principalement du Texas, de l’Oklahoma et du Kansas, de 1931 à 1937 —, que l’autrice néerlandaise a conçu seule cette fiction hors normes. Elle s’est inspirée également des nombreuses photographies en noir et blanc, pour certaines très célèbres, témoignant de cette catastrophe inédite et dont une partie montrait les habitants de la région dans une immense détresse. Si John Steinbeck a évoqué dans « Les Raisins de la colère » l’exode vers la Californie de ces populations plongées dans la misère, il n’a en revanche que peu traité la question de ce dérèglement climatique dû à l’activité humaine, peut-être le premier de cette ampleur dans l’histoire de l’humanité. La narration impeccable, faite de longues plages de silence où le dessin prend le dessus, associée à une mise en page aux plans très serrés, souvent en pleine page, nous emporte telle une tornade au cœur de l’histoire. Et si la comparaison est facile, elle n’en est pas moins vraie… Le lecteur est littéralement immergé dans cette atmosphère suffocante aux tonalités oscillant entre le gris beige et le brun orangé. Visuellement, c’est aussi magnifique que la situation des habitants appauvris par la catastrophe n’est tragique, et l’esthétique soignée n’enlève rien à la puissance de l’image. Le cadrage est saisissant, comme si l’autrice avait cherché à nous mettre le nez dans ces vents de sable pour nous faire mieux ressentir l’âpreté d’une situation dont les victimes ont littéralement « mordu la poussière ». Le trait sensible et réaliste d’Aimée de Jongh retranscrit parfaitement les états d’âme de ces gens livrés à eux-mêmes, pris dans la nasse du désespoir et pour une bonne partie captifs d’une terre maudite, sans même avoir les moyens financiers de la quitter… Le jeune héros, John, va vivre, à travers cette première expérience professionnelle en tant que photographe, un véritable parcours initiatique qui va le plonger dans des abîmes existentiels. Très vite, malgré sa jeunesse, le douteval’envahir quant à l’éthique de la fonction qui lui a été assignée par le journal qui vient de l’embaucher : prendre des clichés suivant des thématiques très précises, un rien cyniques dans leur aspect factuel, car déjà à l’époque, le « choc des photos » était nécessaire pour augmenter les ventes. Mais il n’est pas pour autant question de porter un jugement trop sévère sur ces photographies, dont la mise en scène pouvait travestir la réalité pour la rendre plus percutante. Car sans ces témoignages sur pellicule (et ces portraits saisissants, dont certains ont marqué la conscience collective), qu’aurions-nous su de cette tragédie et quelles traces en aurait gardé l’Histoire ? Aimée de Jongh elle-même aurait-elle pu réaliser cet album ? Pourtant, John, ce garçon sensible et empathique, l’est peut-être un peu trop pour exercer un métier se résumant à observer le monde dans sa dureté, où le photographe croit se protéger derrière la froideur mécanique de son objectif… En plus de toutes les qualités narratives et graphiques de ce one-shot, ce qui le rend encore plus marquant, plus prégnant, est la façon dont les faits décrits résonnent puissamment avec les problématiques environnementales de notre époque. On imagine sans peine qu’une telle catastrophe puisse désormais se reproduire sous n’importe quelle latitude, surtout quand l’actualité nous annonce que la côte Ouest du Canada ou la Sibérie subissent des températures approchant les 50° Celsius… Nul doute que « Jours de sable » marquera les esprits pour longtemps et ne passera pas inaperçu. La maison Dargaud, qui l’a bien compris, a doté l’ouvrage d’une qualité éditoriale on ne peut plus seyante, renforcée par un excellent choix visuel pour la double couverture et un minimalisme stylé pour la couverture intérieure. Avec ce petit plus qui n’est rien d’autre qu’une déclaration d’amour à l’objet papier : la cordelette marque-page. Avec une réussite aussi évidente, qui pourra encore oser prétendre que le neuvième art est une affaire de mecs et nier l’importance des autrices ?
World War Wolves
Voilà 3 albums magnifiques. Plutôt adepte des zombies, j’y allais avec un peu d’appréhension sur cette série. J’ai eu tort. Immédiatement j’ai adhéré à l’histoire. Ici les mortels ne se transforment pas en d’affreux zombies avides de chair fraiche mais en des loups affamés. Et pour assouvir leurs envies, ces gastronomes sanguinaires se contenteront de viande humaine. Et je peux vous assurez, ils sont voraces et ce n’est pas facile pour qu’ils soient rassasiés. La population américaine doit gérer une épidémie dévastatrice. Le virus est contagieux. Les hommes se transforment peu à peu en une meute de loups cruels et insensibles à son prochain. Ce sont leurs estomacs qui les guident désormais. Malheur à celui qui sera mordu. La transformation est presque immédiate. Petite particularité, ces loups-garous ont un avantage énormissime. Ils peuvent prendre l’apparence humaine et se fondre dans l’anonymat pour mieux égorger leurs prochaines victimes. Seule la décapitation permet de venir à bout de ces monstres. Pour se défendre, les miraculés survivants ont du boulot s’ils veulent échapper à ces nouveaux prédateurs ! Franchement cela le fait. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. J’ai lu les 3 albums d’une seule traite. Dommage que tout soit en noir et blanc. Cela aurait eu de la gueule avec des planches rouge sang. On pense à Walking Dead bien évidemment avec cette histoire post apocalyptique. Des survivants qui s’adaptent pour survivre dans un monde cruel et impitoyable. J’adore World War Wolves. C’est à croquer sans modération. Si vous avez faim je suis sûr que vous dévorez cette série et que vous vous en mettrez plein les babines. Bon appétit.
Ziyi
Avec un dessin et une noirceur qui font parfois penser à Burns ou Winshluss, un trait fin et très beau, Jürg a vraiment fait du bon boulot (comme l’éditeur d’ailleurs, avec cette couverture cartonnée très épaisse et cette mise en pages aérée). Un visuel attractif donc, et une intrigue qui ne l’est pas moins, même si elle peut surprendre ! En effet, dans un décor mal défini, post-apocalyptique en tout cas, nous suivons les mésaventures d’un petit bonhomme (à mi-chemin d’un gros bébé et d’une créature extra-terrestre), avec un découpage des chapitres en forme de compte à rebours qui nous laisse rapidement à penser que la fin ne sera pas joyeuse (voir le dessin de couverture, déjà…). Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose de joyeux dans cette histoire, franchement très très noire ! Seules quelques rares passages apportent un peu de répit et d’oxygène au lecteur et à notre héros (lorsqu’il croise une petite fille, ou une biche et son faon). Mais même ces passages sont rapidement balayés par une violence et un nihilisme assez forts. Ce struggle for life implacable et désespéré m’a fait penser à No comment d’Ivan Brun. A ne pas lire dans un moment de blues, le pessimisme règne. Mais à lire, vraiment, c’est très noir, mais très bon et beau, un récit qui marque.
Harding was here
Bonjour ! J'ai attendu et attendu l'arrivée du deuxième Tome, mais pas de bol, il ne veut pas sortir ! Quel dommage d'abandonner une histoire aussi distrayante à travers le monde de l'art et la machine à remonter le temps ! ALLEZ AU TAF, on veut une suite !
Dofus
Excellent! Un humour bien propre à l'univers, un peu trash et sombre parfois, mais c'est ça qu'on aime! Personnages plus qu'attachants, développement de l'histoire intéressant. Les dessins sont certes simplistes comparés aux mangas "shonen" populaires, mais le trait de dessin à son charme et reste cohérent tout le long des 27 tomes actuellement sortis, et j'aime beaucoup! Certains moments paraissent enfantin (ou "family-friendly") pour que le chapitre d'après traite de thèmes sombres et parfois glauques. Le tout rendant l'histoire assez orienté vers un public-cible adulte en vu des sujets abordés. Cette dissonance entre les moments et le style de dessin "Wholesome" et les moments glauques renforcent un humour sombre et cynique, qui pourrait en rebuter plus d'un, si l'ont est pas friand de ce type d'humour. Je recommande à un publique assez âgé!
Sara Lone
Je me suis réellement régalé à la lecture de cette bd. La lecture est fluide et les scénarios s'entremêlent très bien. On se plonge facilement dans l'action et il serait facile d'en dériver une adaptation cinématographique. L'écriture et le dessin sont très justes. Certaines scènes auraient pu être évitées mais n'enlèvent rien et ne prêtent pas à confusion. Peut-être un léger bémol sur la présence de petites expressions anglaises de-ci de-là, certainement justifiables par le contexte américain (les années 60), mais qui n'étaient peut-être pas indispensables en français. J'aurais mis 4.5*, mais j'ai vraiment passé un bon moment, alors ... :)