Quelle incroyable livre que voilà.
Tout d'abord l'objet en lui-même est beau. Une magnifique couverture qui invite aux voyages dans le temps et dans l'espace. Une tranche rouge qui détonne avec le bleu de la couverture et le bleu des pages qui apporte une continuité entre la première et la quatrième. En bref une très belle édition qui veut rappeler les beaux manuscrits du Moyen-âge.
L'histoire s'inscrit à la fin de l'an mille alors que le Califat de Cordoue connaît de grandes mutations politiques notamment. Lupano reprend un évènement historique et le romance, l'adapte avec le brio qui est le sien. Les trois héros sont sympathiques et leurs péripéties burlesques et tragiques. On s'attache rapidement à eux et la résonance finale de l'histoire amène une certaine "morale" comme un conte des mille et une nuits.
Le dessin et la couleur s'accorde très bien à l'histoire, on y retrouve les couleurs chaudes de l'Espagne et celles vives de l'Orient.
Un album réussi, l'un des grands succès, à juste titre, de cette fin d'année.
J'ai découvert la BD à "Quai des bulles" en octobre dernier, même si j'en avais entendu parler auparavant.
La couverture attire l'oeil tout de suite, et c'est sans doute l'une des plus réussies cette année.
Après lecture et en attendant la suite et fin de cette enquête, on est happé par cette aventure du célèbre détective, et on retrouve l'esprit Sherlock Holmes. La mise en image et en page ingénieuse renforce l'immersion dans l'enquête.
Hâte de découvrir la suite...
MAJ après le tome 2
La qualité du premier tome se retrouve dans ce second. On a toujours le même plaisir à suivre le raisonnement de Holmes et de découvrir tous les détails visuels qui font avancer l'enquête et amènent doucement mais sûrement vers la résolution. Seul petit bémol : les motivations du coupable, un brin bavardes à la fin. Lorsque j'avais échangé avec les auteurs à QDB 2019 ils avaient évoqué la possibilité d'une suite avec des enquêtes sur un seul tome, à condition d'avoir de bonnes idées. Je suis curieux de voir s'ils sont capables de produire une seconde enquête de qualité et en trouvant de nouvelles idées visuelles. Si oui je passerai ma note à 5/5
Orchidea c'est une étoile dans la nuit de notre vie pleine de misères. Que ce soit dans la vieillesse ou parmi les accidents de la vie il existe des lueurs qui nous invitent au bonheur et à la liberté. Encore faut-il être disponible pour les voir. C'est ainsi que je lis cette belle série de Cosey.
Cosey nous emmène dans un road trip assez classique mais très soigné. Comme souvent dans les scénarii de ce genre il s'agit souvent de sortir des faux semblants que l'on s'impose dans notre vie cadrée pour se redécouvrir ou découvrir ceux que l'on devrait aimer.
Cosey peint magnifiquement bien cette ambiance américaine des highways interminables avec leurs trucks, leurs restoroutes sympas et les paysages somptueux, arides ou quelquefois monotones des grands espaces américains.
Comme toujours, c'est une véritable invitation au voyage que nous propose cette fratrie à la recherche d'un père qui ne va pas arrêter de les surprendre. Le thème de la recherche du bonheur, si cher à Cosy, est bien le fil rouge de l'ouvrage.
Les dessins, découpages et couleurs sont toujours d'un excellent niveau à mon goût. Les personnages sont tous vraiment attachants avec un plus pour une Ruby tourmentée par ses contradictions. Une fin à rebondissements pleine de tendresse et d'espoir. A lire sans retenue.
3.5
Ah Darling in the Franxx....J'ai suivi l'anime lorsqu'il sortait un épisode par semaine et j'adorais... et puis c'est devenu un peu n'importe quoi dans les derniers épisodes. Je ne vais pas m'étaler sur les qualités et défauts de l'anime vu que ce n'est pas le but du site, mais juste pour vous donner une idée du bordel le réalisateur (enfin, je pense que c'est le réalisateur ou du moins un membre important du staff) a dit en entrevue qu'il avait assez d'idées pour 15 épisodes et la série en compte 24.
Je connaissais donc déjà la série lorsque j'ai commencé la lecture de ce manga il y a longtemps. Je dois dire que cette adaptation est bien mieux que l'œuvre original (oui, cette série fait partie de la catégorie où l'anime est venu en premier et pas l'inverse). L'histoire est globalement respectée durant un premier temps avant qu'il y ait des gros changements qui sont les bienvenus. On enlève les moins bonnes idées et d'autres sont bien mieux traitées que dans l'anime. En fait, le seul gros défaut du manga est que la fin et un peu décevante. C'est le genre de fin abrupte qui donne l'impression qu’on n’a pas fini le récit et qu'il manque la suite.
Est-ce que c'est exagéré pour moi de mettre 4 étoiles et un coup de cœur malgré ce gros défaut ? Et ben peut-être, mais moi j'adore cet univers que je trouve intéressant même si son plein potentiel n'est pas exploré, j'adore les personnages (particulièrement Hiro et Zero Two, un des plus beaux couples venus de la fiction japonaise) et le scénario est vraiment prenant du début jusqu'à la fin. Le dessin est très bon et comme le dessinateur est le même que celui de To Love Darkness, il y a beaucoup plus de nudité que dans l'anime.
Alors voilà une œuvre que je trouve personnellement géniale, mais qui ne va pas plaire à tout le monde. Je conseille donc aux gros fans de mangas.
Une très belle surprise que ce manga ! J'avais emprunté cette série parce que j'aime les mangas policiers psychologiques et qu'il y avait que 4 tomes, je m'attendais à passer un moment sympathique et j'ai été bluffé par la qualité d'écriture !
Au début, je trouvais que c'était pas mal. Le scénario se laissait lire même si certains éléments me semblait exagéré (le coup de l'idol que presque tout le monde adore me semble un peu trop gros), mais j'avais l'impression que le récit était cousue de fil blanc et puis la révélation à la fin du premier tome m'a choqué ! C'est simple, j'ai lu les tomes suivants d'une traite tellement le scénario devenait prenant. Les auteurs traitent de thème intéressant dont la question centrale: jusqu'où la société devrait aller pour empêcher la criminalité ? Faudrait-il empiéter sur les libertés individuelles. Je veux pas trop en dire pour pas trop en révélé, mais j'ai trouvé que le scénario était plutôt intelligent. J'ai bien aimé comment il y a des ombres grises, avec des gentils qui font des trucs pas très réglo pour sauver la situation. Seul problème est que vu la situation actuelle dans le monde, j'ai l'impression que certains lecteurs risquent de mal interprété des éléments du scénario.
Le dessin est typique de ce genre de manga et il est efficace. Je pense toutefois que pour comprendre le scénario, il faut avoir quelques notions sur la société japonaise, notamment tout le délire autour des idols. Il faut aussi accepter le fait que le méchant est très intelligent et semble capable de tout faire, mais ça c'est typique de ce genre de thriller à la 'Monster'.
La fin est une des plus belles et des plus tristes que j'ai lu de ma vie. À lire absolument si on est fan de thriller psychologique.
Quand j'étais au collège, nous avions eu un devoir en classe de Français consistant à raconter un extrait d'histoire de Sherlock Holmes consistant à lui faire deviner plein de choses sur une personne en quelques instants à peine simplement sur la base des indices qu'il pouvait glaner en l'observant. Nous nous étions tous amusés à imaginer des indices parfois incongrus sur les vêtements et le corps de la personne et les déductions logiques que le fameux détective en tirait. Eh bien, c'est ce concept qui est poussé ici à la perfection dans cette superbe BD pour une enquête complète, parfaitement construite et satisfaisante.
De manière ludique, claire et très originale dans la forme, les auteurs nous plongent au cœur de l'enquête et de l'esprit de Sherlock Holmes. Ils nous montrent clairement comment il repère, catalogue et classe ses fines observations, comment il les agence avec ses connaissances érudites, les combine et débrouille peu à peu l'écheveau de la vérité jusqu'à lever enfin totalement le voile d'un mystère qui serait resté insondable sans cela et qui parait pourtant tellement logique quand on suit le fil de sa pensée.
La mise en forme des planches est la grande force de cette BD. Le travail sur la narration visuelle est impeccable, permettant de combiner des pages pleines d'informations, une lecture parfaitement fluide et des dessins de toute beauté, fourmillant de détails et d'idées originales et amusantes. Sur tout un diptyque, il n'y a eu qu'une unique double planche où j'ai hésité un peu dans l'ordre de ma lecture ; le reste a coulé comme de l'eau de source.
La lecture est en même temps ludique car le lecteur se prend très vite au jeu et s'amuse lui aussi à voir s'il aboutit aux mêmes conclusions pleines d'intelligence du personnage sur la simple base des éléments qui lui sont offerts.
C'est l'esprit même de Sherlock Holmes, au sens de l'âme de son personnage et de ses enquêtes, qui est sublimé ici dans un écrin de perfection graphique et narrative.
C’est l’avis de Titanick qui a attiré mon attention sur cette BD. Et sa lecture a été un vrai bonheur. Que c’est beau et que la narration est intelligente ! L’idée d’alterner des dialogues avec un récit épistolaire est excellente.
Ayant été profondément marqué par l’adaptation BD du Mahabharata par Jean-Marie Michaud, je ne pouvais qu’être sensible à cet univers et à cette interprétation des Rakshasas.
Un regret cependant : le format de la BD, qui par ailleurs est un très bel objet : j’ai dû vraiment forcer pour lire les petits caractères des passages épistolaires. Si jamais l’éditeur nous lit et au vu des critiques élogieuses des lecteurs, peut-être peut-on rêver à une édition avec un format augmenté ?
Bon je sais c’est un rêve… mais cette œuvre le mériterait !
Encore un achat provoqué par les avis élogieux ci-dessous.
Ce qui saute aux yeux c'est cette éblouissante couverture. Et l'intérieur n'est vraiment pas en reste. Un bijou.
Je découvre les auteurs et ils ont fait très fort.
Un comics qui fait voyager en Inde au temps de la colorisation, de l'Empire et sa compagnie britannique des Indes orientales.
Guerre, trahison, amour et êtres surnaturels sont au menu de ce récit sur fond historique avec la première guerre de Mysore.
Et ce mélange fonctionne parfaitement et là je rejoins la remarque de Mac Arthur. Ce qui en fait la force c'est sa narration au travers d'écrits épistolaires qui la rende lyrique. Un récit qui absorbe jusqu'à la moelle, mais que c'est bon.
Un deuxième point fort le graphisme, il est précis, détaillé, soigné et à cela il faut ajouter une mise en couleur réussie qui m'ont transporté en Inde au XVIII° siècle.
Une mise en page dynamique.
Que c'est beau.
Je ne peux qu'en conseiller la lecture pour un dépaysement total.
"Raconte-moi Bisham. Comment as-tu été conçu ?"
Note réelle : 4,5.
Alors même que le sixième et dernier tome de L'Arabe du futur n’est pas encore sorti, et que ses Cahiers d'Esther sont toujours en cours, Riad Sattouf nous revient avec un nouveau projet dont nous n’avons ici que la première partie (et pour moi un chouette cadeau d'anniversaire puisqu'il est paru très exactement le 4 novembre !). L’auteur ayant compris que les séries lui réussissaient, il aurait donc tort de s’en priver… Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, celui-ci a carrément créé sa propre maison d’édition, baptisée « Les Livres du futur », pour le lancement de ce « Jeune Acteur ». Cet ouvrage est pour Sattouf l’occasion d’évoquer les débuts au cinéma de Vincent Lacoste, ce jeune ado boutonneux dont personne n’aura oublié la bouille unique avec ce je-ne-sais-quoi de comique (sa « bouche de téteur » sans doute…), que l’on découvrait dans « Les Beaux Gosses », le premier film du bédéaste franco-syrien.
Il y a dans cette BD tout ce qu’on aime chez Riad Sattouf et qu’on a aimé avec « L’Arabe du futur », cette façon particulière et captivante de raconter les (petites) choses, d’évoquer des situations ordinaires avec un naturel réjouissant et cet humour propre à l’auteur alliant autodérision et franchise. Une franchise presque enfantine où le bon mot n’est pas recherché à tout prix pour faire marrer le lecteur. Peu disposé à la flatterie à l’endroit du jeune Vincent, Riad, comme il le raconte explicitement dans son récit, cherchait des physiques atypiques pour son film. Pour incarner son ado de 14 ans, Hervé, et son pote Camel (Anthony Sonigo), il lui fallait des « moches », « comme dans la vie, avec des têtes bizarres », comme lui pouvait l’être au même âge… Et sur ce plan, le but était atteint !
« Le Jeune Acteur » va ainsi nous permettre de suivre les coulisses du tournage, des séances de casting à la montée des marches à Cannes (« Les Beaux Gosses » eut tout de même les honneurs du festival via la Quinzaine des réalisateurs, avant d’être césarisé !). Une aventure passionnante émaillée de quelques galères (Lacoste a failli ne pas faire le film à cause d’une blessure au genou), avec la contrainte de devoir suivre en parallèle ses cours au collège et de passer le brevet.
Riad Sattouf inaugure le récit en évoquant sa passion pour François Truffaut, qu’il avait découvert dans « Les Quatre Cents Coups », fasciné dès lors par le personnage d’Antoine Doinel qui fut la muse du réalisateur. Lorsque la productrice Anne-Marie Toussaint, après avoir remarqué ses albums « Retour au collège » et « La Vie secrète des jeunes », lui proposa de participer à un film sur les jeunes, Sattouf sauta évidemment sur l’aubaine et « osa » s’imposer pour le tourner lui-même ! Presque par hasard, le grand fan de Truffaut allait tourner ses « Quatre Cents Coups » et trouver son « Antoine Doinel » ! Vincent Lacoste, collégien anonyme et ordinaire, fut l’heureux élu, et même si ça ne coulait pas de source au début, le courant a fini par passer et Riad est devenu son mentor !
Comme pour souligner le rapport quasi-fusionnel entre les deux personnages, Sattouf va déléguer au bout de trente pages la fonction de narrateur à Lacoste, juste après la scène du casting (où le jeune garçon va se livrer à une démonstration cocasse de tektonik, un des passages inoubliables du livre !), pour reprendre le flambeau à la conclusion. Par une extraordinaire conjonction des événements, il narre sa rencontre (peu conventionnelle) avec Jean-Pierre Léaud, l’acteur qui incarna Doinel, lors d’une soirée organisée par Noémie Lvosky, qui jouait le rôle de la mère dans « Les Beaux Gosses » ! Ainsi, la boucle était bouclée !
Graphiquement, cela reste dans la lignée de « L’Arabe du futur », avec ces monochromes pétillants et ce trait minimaliste à la fois frais, moelleux et hilarant, où les expressions des visages, a priori sommaires, prennent tout leur sens grâce à un détour imperceptible du pinceau. Il y a véritablement un style Sattouf très caractéristique. Celui-ci possède un mode de narration propre à la bande dessinée, qui ne pourrait absolument pas fonctionner sans les dessins et leur rendu comique unique, tout comme les petites annotations hors des phylactères qui sont sa marque de fabrique, et renforcent l’authenticité du propos. Nul doute que cela contribue au succès de cet auteur devenu incontournable, qui se raconte tout en ne se la racontant pas, ou en tout cas, tente de le faire à travers ses productions...
Nul doute qu’avec ce premier volet du « Jeune Acteur », Riad Sattouf a une fois de plus tapé dans le mille. « Le Jeune Acteur 1 » s’impose déjà comme un classique populaire dont le mérite est d’allier septième et neuvième art, et comme son auteur au parcours incroyable transforme en or tout ce qu’il touche, gageons que cela soit du meilleur augure pour sa jeune maison d’édition, une nouvelle aventure qui devrait, on l’espère, confirmer son (autre) don de découvreur de talents ! Tiens sinon, quand on regarde bien, il n’est pas si moche, Vincent Lacoste…
L'histoire est vraiment très touchante, j'en ai versé quelques larmes. A des moments, on pense savoir ce qui va se passer mais pas du tout ! Je vous le recommande !! Malgré qu'il puisse paraître long je l'ai lu en 1j et demi, et franchement pépite.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
La Bibliomule de Cordoue
Quelle incroyable livre que voilà. Tout d'abord l'objet en lui-même est beau. Une magnifique couverture qui invite aux voyages dans le temps et dans l'espace. Une tranche rouge qui détonne avec le bleu de la couverture et le bleu des pages qui apporte une continuité entre la première et la quatrième. En bref une très belle édition qui veut rappeler les beaux manuscrits du Moyen-âge. L'histoire s'inscrit à la fin de l'an mille alors que le Califat de Cordoue connaît de grandes mutations politiques notamment. Lupano reprend un évènement historique et le romance, l'adapte avec le brio qui est le sien. Les trois héros sont sympathiques et leurs péripéties burlesques et tragiques. On s'attache rapidement à eux et la résonance finale de l'histoire amène une certaine "morale" comme un conte des mille et une nuits. Le dessin et la couleur s'accorde très bien à l'histoire, on y retrouve les couleurs chaudes de l'Espagne et celles vives de l'Orient. Un album réussi, l'un des grands succès, à juste titre, de cette fin d'année.
Dans la tête de Sherlock Holmes
J'ai découvert la BD à "Quai des bulles" en octobre dernier, même si j'en avais entendu parler auparavant. La couverture attire l'oeil tout de suite, et c'est sans doute l'une des plus réussies cette année. Après lecture et en attendant la suite et fin de cette enquête, on est happé par cette aventure du célèbre détective, et on retrouve l'esprit Sherlock Holmes. La mise en image et en page ingénieuse renforce l'immersion dans l'enquête. Hâte de découvrir la suite... MAJ après le tome 2 La qualité du premier tome se retrouve dans ce second. On a toujours le même plaisir à suivre le raisonnement de Holmes et de découvrir tous les détails visuels qui font avancer l'enquête et amènent doucement mais sûrement vers la résolution. Seul petit bémol : les motivations du coupable, un brin bavardes à la fin. Lorsque j'avais échangé avec les auteurs à QDB 2019 ils avaient évoqué la possibilité d'une suite avec des enquêtes sur un seul tome, à condition d'avoir de bonnes idées. Je suis curieux de voir s'ils sont capables de produire une seconde enquête de qualité et en trouvant de nouvelles idées visuelles. Si oui je passerai ma note à 5/5
Orchidea
Orchidea c'est une étoile dans la nuit de notre vie pleine de misères. Que ce soit dans la vieillesse ou parmi les accidents de la vie il existe des lueurs qui nous invitent au bonheur et à la liberté. Encore faut-il être disponible pour les voir. C'est ainsi que je lis cette belle série de Cosey. Cosey nous emmène dans un road trip assez classique mais très soigné. Comme souvent dans les scénarii de ce genre il s'agit souvent de sortir des faux semblants que l'on s'impose dans notre vie cadrée pour se redécouvrir ou découvrir ceux que l'on devrait aimer. Cosey peint magnifiquement bien cette ambiance américaine des highways interminables avec leurs trucks, leurs restoroutes sympas et les paysages somptueux, arides ou quelquefois monotones des grands espaces américains. Comme toujours, c'est une véritable invitation au voyage que nous propose cette fratrie à la recherche d'un père qui ne va pas arrêter de les surprendre. Le thème de la recherche du bonheur, si cher à Cosy, est bien le fil rouge de l'ouvrage. Les dessins, découpages et couleurs sont toujours d'un excellent niveau à mon goût. Les personnages sont tous vraiment attachants avec un plus pour une Ruby tourmentée par ses contradictions. Une fin à rebondissements pleine de tendresse et d'espoir. A lire sans retenue.
Darling in the Franxx
3.5 Ah Darling in the Franxx....J'ai suivi l'anime lorsqu'il sortait un épisode par semaine et j'adorais... et puis c'est devenu un peu n'importe quoi dans les derniers épisodes. Je ne vais pas m'étaler sur les qualités et défauts de l'anime vu que ce n'est pas le but du site, mais juste pour vous donner une idée du bordel le réalisateur (enfin, je pense que c'est le réalisateur ou du moins un membre important du staff) a dit en entrevue qu'il avait assez d'idées pour 15 épisodes et la série en compte 24. Je connaissais donc déjà la série lorsque j'ai commencé la lecture de ce manga il y a longtemps. Je dois dire que cette adaptation est bien mieux que l'œuvre original (oui, cette série fait partie de la catégorie où l'anime est venu en premier et pas l'inverse). L'histoire est globalement respectée durant un premier temps avant qu'il y ait des gros changements qui sont les bienvenus. On enlève les moins bonnes idées et d'autres sont bien mieux traitées que dans l'anime. En fait, le seul gros défaut du manga est que la fin et un peu décevante. C'est le genre de fin abrupte qui donne l'impression qu’on n’a pas fini le récit et qu'il manque la suite. Est-ce que c'est exagéré pour moi de mettre 4 étoiles et un coup de cœur malgré ce gros défaut ? Et ben peut-être, mais moi j'adore cet univers que je trouve intéressant même si son plein potentiel n'est pas exploré, j'adore les personnages (particulièrement Hiro et Zero Two, un des plus beaux couples venus de la fiction japonaise) et le scénario est vraiment prenant du début jusqu'à la fin. Le dessin est très bon et comme le dessinateur est le même que celui de To Love Darkness, il y a beaucoup plus de nudité que dans l'anime. Alors voilà une œuvre que je trouve personnellement géniale, mais qui ne va pas plaire à tout le monde. Je conseille donc aux gros fans de mangas.
Fool's Paradise
Une très belle surprise que ce manga ! J'avais emprunté cette série parce que j'aime les mangas policiers psychologiques et qu'il y avait que 4 tomes, je m'attendais à passer un moment sympathique et j'ai été bluffé par la qualité d'écriture ! Au début, je trouvais que c'était pas mal. Le scénario se laissait lire même si certains éléments me semblait exagéré (le coup de l'idol que presque tout le monde adore me semble un peu trop gros), mais j'avais l'impression que le récit était cousue de fil blanc et puis la révélation à la fin du premier tome m'a choqué ! C'est simple, j'ai lu les tomes suivants d'une traite tellement le scénario devenait prenant. Les auteurs traitent de thème intéressant dont la question centrale: jusqu'où la société devrait aller pour empêcher la criminalité ? Faudrait-il empiéter sur les libertés individuelles. Je veux pas trop en dire pour pas trop en révélé, mais j'ai trouvé que le scénario était plutôt intelligent. J'ai bien aimé comment il y a des ombres grises, avec des gentils qui font des trucs pas très réglo pour sauver la situation. Seul problème est que vu la situation actuelle dans le monde, j'ai l'impression que certains lecteurs risquent de mal interprété des éléments du scénario. Le dessin est typique de ce genre de manga et il est efficace. Je pense toutefois que pour comprendre le scénario, il faut avoir quelques notions sur la société japonaise, notamment tout le délire autour des idols. Il faut aussi accepter le fait que le méchant est très intelligent et semble capable de tout faire, mais ça c'est typique de ce genre de thriller à la 'Monster'. La fin est une des plus belles et des plus tristes que j'ai lu de ma vie. À lire absolument si on est fan de thriller psychologique.
Dans la tête de Sherlock Holmes
Quand j'étais au collège, nous avions eu un devoir en classe de Français consistant à raconter un extrait d'histoire de Sherlock Holmes consistant à lui faire deviner plein de choses sur une personne en quelques instants à peine simplement sur la base des indices qu'il pouvait glaner en l'observant. Nous nous étions tous amusés à imaginer des indices parfois incongrus sur les vêtements et le corps de la personne et les déductions logiques que le fameux détective en tirait. Eh bien, c'est ce concept qui est poussé ici à la perfection dans cette superbe BD pour une enquête complète, parfaitement construite et satisfaisante. De manière ludique, claire et très originale dans la forme, les auteurs nous plongent au cœur de l'enquête et de l'esprit de Sherlock Holmes. Ils nous montrent clairement comment il repère, catalogue et classe ses fines observations, comment il les agence avec ses connaissances érudites, les combine et débrouille peu à peu l'écheveau de la vérité jusqu'à lever enfin totalement le voile d'un mystère qui serait resté insondable sans cela et qui parait pourtant tellement logique quand on suit le fil de sa pensée. La mise en forme des planches est la grande force de cette BD. Le travail sur la narration visuelle est impeccable, permettant de combiner des pages pleines d'informations, une lecture parfaitement fluide et des dessins de toute beauté, fourmillant de détails et d'idées originales et amusantes. Sur tout un diptyque, il n'y a eu qu'une unique double planche où j'ai hésité un peu dans l'ordre de ma lecture ; le reste a coulé comme de l'eau de source. La lecture est en même temps ludique car le lecteur se prend très vite au jeu et s'amuse lui aussi à voir s'il aboutit aux mêmes conclusions pleines d'intelligence du personnage sur la simple base des éléments qui lui sont offerts. C'est l'esprit même de Sherlock Holmes, au sens de l'âme de son personnage et de ses enquêtes, qui est sublimé ici dans un écrin de perfection graphique et narrative.
These Savage Shores
C’est l’avis de Titanick qui a attiré mon attention sur cette BD. Et sa lecture a été un vrai bonheur. Que c’est beau et que la narration est intelligente ! L’idée d’alterner des dialogues avec un récit épistolaire est excellente. Ayant été profondément marqué par l’adaptation BD du Mahabharata par Jean-Marie Michaud, je ne pouvais qu’être sensible à cet univers et à cette interprétation des Rakshasas. Un regret cependant : le format de la BD, qui par ailleurs est un très bel objet : j’ai dû vraiment forcer pour lire les petits caractères des passages épistolaires. Si jamais l’éditeur nous lit et au vu des critiques élogieuses des lecteurs, peut-être peut-on rêver à une édition avec un format augmenté ? Bon je sais c’est un rêve… mais cette œuvre le mériterait !
These Savage Shores
Encore un achat provoqué par les avis élogieux ci-dessous. Ce qui saute aux yeux c'est cette éblouissante couverture. Et l'intérieur n'est vraiment pas en reste. Un bijou. Je découvre les auteurs et ils ont fait très fort. Un comics qui fait voyager en Inde au temps de la colorisation, de l'Empire et sa compagnie britannique des Indes orientales. Guerre, trahison, amour et êtres surnaturels sont au menu de ce récit sur fond historique avec la première guerre de Mysore. Et ce mélange fonctionne parfaitement et là je rejoins la remarque de Mac Arthur. Ce qui en fait la force c'est sa narration au travers d'écrits épistolaires qui la rende lyrique. Un récit qui absorbe jusqu'à la moelle, mais que c'est bon. Un deuxième point fort le graphisme, il est précis, détaillé, soigné et à cela il faut ajouter une mise en couleur réussie qui m'ont transporté en Inde au XVIII° siècle. Une mise en page dynamique. Que c'est beau. Je ne peux qu'en conseiller la lecture pour un dépaysement total. "Raconte-moi Bisham. Comment as-tu été conçu ?" Note réelle : 4,5.
Le Jeune Acteur - Aventures de Vincent Lacoste au cinéma
Alors même que le sixième et dernier tome de L'Arabe du futur n’est pas encore sorti, et que ses Cahiers d'Esther sont toujours en cours, Riad Sattouf nous revient avec un nouveau projet dont nous n’avons ici que la première partie (et pour moi un chouette cadeau d'anniversaire puisqu'il est paru très exactement le 4 novembre !). L’auteur ayant compris que les séries lui réussissaient, il aurait donc tort de s’en priver… Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, celui-ci a carrément créé sa propre maison d’édition, baptisée « Les Livres du futur », pour le lancement de ce « Jeune Acteur ». Cet ouvrage est pour Sattouf l’occasion d’évoquer les débuts au cinéma de Vincent Lacoste, ce jeune ado boutonneux dont personne n’aura oublié la bouille unique avec ce je-ne-sais-quoi de comique (sa « bouche de téteur » sans doute…), que l’on découvrait dans « Les Beaux Gosses », le premier film du bédéaste franco-syrien. Il y a dans cette BD tout ce qu’on aime chez Riad Sattouf et qu’on a aimé avec « L’Arabe du futur », cette façon particulière et captivante de raconter les (petites) choses, d’évoquer des situations ordinaires avec un naturel réjouissant et cet humour propre à l’auteur alliant autodérision et franchise. Une franchise presque enfantine où le bon mot n’est pas recherché à tout prix pour faire marrer le lecteur. Peu disposé à la flatterie à l’endroit du jeune Vincent, Riad, comme il le raconte explicitement dans son récit, cherchait des physiques atypiques pour son film. Pour incarner son ado de 14 ans, Hervé, et son pote Camel (Anthony Sonigo), il lui fallait des « moches », « comme dans la vie, avec des têtes bizarres », comme lui pouvait l’être au même âge… Et sur ce plan, le but était atteint ! « Le Jeune Acteur » va ainsi nous permettre de suivre les coulisses du tournage, des séances de casting à la montée des marches à Cannes (« Les Beaux Gosses » eut tout de même les honneurs du festival via la Quinzaine des réalisateurs, avant d’être césarisé !). Une aventure passionnante émaillée de quelques galères (Lacoste a failli ne pas faire le film à cause d’une blessure au genou), avec la contrainte de devoir suivre en parallèle ses cours au collège et de passer le brevet. Riad Sattouf inaugure le récit en évoquant sa passion pour François Truffaut, qu’il avait découvert dans « Les Quatre Cents Coups », fasciné dès lors par le personnage d’Antoine Doinel qui fut la muse du réalisateur. Lorsque la productrice Anne-Marie Toussaint, après avoir remarqué ses albums « Retour au collège » et « La Vie secrète des jeunes », lui proposa de participer à un film sur les jeunes, Sattouf sauta évidemment sur l’aubaine et « osa » s’imposer pour le tourner lui-même ! Presque par hasard, le grand fan de Truffaut allait tourner ses « Quatre Cents Coups » et trouver son « Antoine Doinel » ! Vincent Lacoste, collégien anonyme et ordinaire, fut l’heureux élu, et même si ça ne coulait pas de source au début, le courant a fini par passer et Riad est devenu son mentor ! Comme pour souligner le rapport quasi-fusionnel entre les deux personnages, Sattouf va déléguer au bout de trente pages la fonction de narrateur à Lacoste, juste après la scène du casting (où le jeune garçon va se livrer à une démonstration cocasse de tektonik, un des passages inoubliables du livre !), pour reprendre le flambeau à la conclusion. Par une extraordinaire conjonction des événements, il narre sa rencontre (peu conventionnelle) avec Jean-Pierre Léaud, l’acteur qui incarna Doinel, lors d’une soirée organisée par Noémie Lvosky, qui jouait le rôle de la mère dans « Les Beaux Gosses » ! Ainsi, la boucle était bouclée ! Graphiquement, cela reste dans la lignée de « L’Arabe du futur », avec ces monochromes pétillants et ce trait minimaliste à la fois frais, moelleux et hilarant, où les expressions des visages, a priori sommaires, prennent tout leur sens grâce à un détour imperceptible du pinceau. Il y a véritablement un style Sattouf très caractéristique. Celui-ci possède un mode de narration propre à la bande dessinée, qui ne pourrait absolument pas fonctionner sans les dessins et leur rendu comique unique, tout comme les petites annotations hors des phylactères qui sont sa marque de fabrique, et renforcent l’authenticité du propos. Nul doute que cela contribue au succès de cet auteur devenu incontournable, qui se raconte tout en ne se la racontant pas, ou en tout cas, tente de le faire à travers ses productions... Nul doute qu’avec ce premier volet du « Jeune Acteur », Riad Sattouf a une fois de plus tapé dans le mille. « Le Jeune Acteur 1 » s’impose déjà comme un classique populaire dont le mérite est d’allier septième et neuvième art, et comme son auteur au parcours incroyable transforme en or tout ce qu’il touche, gageons que cela soit du meilleur augure pour sa jeune maison d’édition, une nouvelle aventure qui devrait, on l’espère, confirmer son (autre) don de découvreur de talents ! Tiens sinon, quand on regarde bien, il n’est pas si moche, Vincent Lacoste…
Quartier lointain
L'histoire est vraiment très touchante, j'en ai versé quelques larmes. A des moments, on pense savoir ce qui va se passer mais pas du tout ! Je vous le recommande !! Malgré qu'il puisse paraître long je l'ai lu en 1j et demi, et franchement pépite.