Les derniers avis (9589 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monstres
Monstres

Un excellent album marquant quoique je le mette pas dans mes bandes dessinées cultes. En effet, je trouve que toute la partie avec l'officier noir et sa famille n'est pas très captivante et comme c'est au début du récit, j'avais peur que tout le récit soit comme ça. Heureusement, cela devient passionnant lorsque Bobby s'évade et globalement c'est captivant à lire, mais je trouve que le récit souffre de quelques longueurs (notamment dans les scènes se passant en Allemagne) vu que Windsor-Smith aime bien prendre son temps pour montrer la psychologie des personnages, même si parfois ça finit par tourner un peu en rond. C'est un récit très noir car l'auteur n'a aucun tabou et traite de beaucoup de sujets sombres, et certaines scènes sont très violentes, surtout psychologiquement. Comme je le dis le rythme est lent et ce n'est pas un album qu'on peut lire en une journée, à moins d'avoir beaucoup d'heures de temps libre. Le point fort est sans contexte la psychologie des personnages parce que la plupart des personnages sont complexes et très humains, même les pires salauds. Le dessin est bon quoique je le mette pas dans mon panthéon personnel. Le genre d'album avec des scènes fortes qui restent dans la tête toute la vie....

13/12/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Deep Me
Deep Me

Il y a de fortes chances que l’amateur de BD lambda soit quelque peu dérouté par cet étrange objet, vaguement inquiétant, noir comme un écran de smartphone, à l’extérieur comme à l’intérieur, hormis quelques éclipses inversées qui font surgir ça et là des images imprécises au cours de la narration. Les trois-quarts du livre sont constitués de cases noires où seuls les phylactères d’un dialogue mystérieux révèlent très progressivement la teneur du récit. A ce stade, impossible d’en dire trop au risque de gâcher l’effet de surprise qui fait tout le sel de l’ouvrage. On pourra tout au plus dire que le début de l’histoire rappelle ce film terrifiant des années 70, « Johnny s’en va en guerre », d’ailleurs évoqué brièvement, dans lequel un soldat se réveille sur un lit d’hôpital, aveugle et dans l’incapacité de communiquer avec le monde extérieur. Certains reprocheront peut-être cette « paresse graphique » de la part de l’auteur, mais l’approche résolument oubapienne de ce dernier, laquelle est depuis longtemps sa marque de fabrique, le place hors d’atteinte des critiques fondées sur les codes normatifs de la bande dessinée. Marc-Antoine Mathieu nous met d’emblée dans la peau (si l’on peut dire…) du narrateur, privé de la vue et de la parole. Plongé dans un noir d’encre inquiétant, celui-ci entend des personnages dialoguer autour de lui sans pouvoir décrypter leurs propos énigmatiques, tandis que ceux-ci ne l’entendent pas. Le lecteur, qui est le seul à prendre connaissance de ses états d’âme, sera vite happé par l’intrigue, désireux de connaître le fin mot de l’histoire. Avec « Deep Me », titre au nom évocateur qui fait visiblement référence à la fameuse « IA » joueuse d’échec des années 90, Mathieu nous livre une œuvre où il prouve de nouveau avec brio sa capacité à aborder les domaines les plus pointus de la métaphysique tout en tentant de les vulgariser avec son œil d’artiste-poète. L’auteur nous soumet ici les grandes questions ontologiques concernant la conscience, l’immortalité et la nature profonde de l’homme, et bien sûr la question de Dieu, se contentant d’y répondre par des hypothèses à la fois merveilleusement poétiques et terriblement vertigineuses, comme lui seul sait le faire. Ceux qui ont la chance (pourrait-on parler de privilège ?) de connaître — et d’apprécier — le travail de MAM, seront enchantés de cette nouvelle œuvre. Quant aux autres, du moins ceux qui sont fascinés par ces questions ou qui privilégient les ouvrages requérant une certaine participation du lecteur, ils sont vivement invités à la découvrir, ainsi que l’ensemble de sa bibliographie, à commencer par la série Julius Corentin Acquefacques, un OVNI culte et emblématique de son auteur. A ce titre, « Deep Me » nous aura « profondément » comblés.

12/12/2022 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jesse James
Jesse James

Quel bel album ! Il me remémore l'époque où je lisais les fascicules Larousse sur les légendes du Far West, à laquelle nombre de pointures avaient participé dans les années 1980 (je crois). Ce qui m'a attiré l'oeil, c'est la couverture, dégageant une énergie et une puissance folles, qui me rappellent un peu le trait de Colin Wilson, le deuxième meilleur dessinateur de la saga Blueberry derrière bien sûr l'immense et immortel Jean Giraud. A l'intérieur le travail de Chris Régnault me semble fortement inspiré par ses deux modèles, dans le style bien sûr, mais aussi dans la mise en scène. Il y a encore un gap pour rejoindre le maître, mais franchement c'est du gros et beau boulot, y compris quand le dessinateur s'attache à nous mettre des visages (surtout celui de Jesse, forcément) en gros plan. C'est de la belle ouvrage au niveau graphique, il n'y a pas à tortiller du cul pour s'en rendre compte. Notre amis Dobbs est au scénario (avec Chris Régnault), et là encore, que du bon. Non content de nous livrer les passages iconiques de la légende JJ, comme certaines attaques ou la scène de sa mort, dont on ne saura jamais si c'était en fait un suicide, tout me semble y être, y compris dans l'après, lorsque sa mère, son frère et son fils perpétuent le culte dont il était l'objet, à des niveaux divers. Du très bon boulot, complété par un bon dossier écrit par l'historien Farid Ameur, qui se permet pour l'occasion de tordre le cou à quelques clichés de la légende. Aveuglé par l'esprit de vengeance, sujet à des sautes d'humeur probablement dues à la prise d'opiacées, quasiment drogué par l'appel du sang, on est loin du Robin des Bois américain, poli, etc. (même si durant ses périodes de retrait il a apparemment fait montre d'un esprit serviable envers ses voisins) que l'imagerie populaire collective vend depuis un siècle et demi... Bref, un très bon one-shot, qui dépoussière un peu le mythe. Je recommande chaleureusement.

11/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Souvenirs de Mamette
Les Souvenirs de Mamette

J'ai emprunté les albums des "Souvenirs de Mamette" sans connaître la série mère. J'ai tout de suite été pris par ma lecture dès les premières pages. J'ai même été agréablement surpris que ce soit proposé à un public de pré-ados 10/13. Cette petite fille impertinente qui subit "l'abandon" de ses parents dans un milieu hostile possède un charme qui ne s'épuise pas au fil des albums. Nous sommes très loin d'un récit guimauve avec une ambiance bucolique et pleine d'ambiances merveilleuses. Nob nous plonge dans une dure réalité du monde paysan, dur au mal et taiseux. Malgré tout, Mamette garde le sourire et une volonté d'être libre de ses choix. Dans cette France des années 35, elle arrive à nous attendrir de cette réalité qui n'existe plus. Un passé enrobé de nostalgie que peu d'entre nous aimeraient vivre. Je découvre le graphisme de Nob que je trouve excellent. Les personnages sont très expressifs et drôles, les paysages vraiment bien travaillés et avec une multitude de détails pittoresques. La mise en couleur qui accompagne les saisons et les heures de la journée est une vraie réussite. Les lumières proposent des ambiances nocturnes ou de veillées exquises. Un spin off qui me donne l'envie de me plonger dans la série mère et au delà dans les productions de Nob.

10/12/2022 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Saint-Elme
Saint-Elme

Il n'y a que du très bon dans cette série. A commencer par l'ambiance qui règne dans cette petite ville de Saint Elme, bien mise en image par le dessin de Frederik Peeters. Le parti pris graphique est interessant, même si de prime abord il peut paraitre un peu difficile d'accès. L'encrage est épais, la colorisation est foncée et la palette de couleur punchie est assez osée, mais l'ensemble est harmonieux. Ce mélange offre une atmosphère très particulière dans laquelle j'ai plongé avec plaisir. Pour faire une bonne BD, un graphisme original de suffit pas. Et c'est parfait puisqu'ici le scénario n'est pas en reste. L'histoire est tout ce qui me plait. Une intrigue qui lorgne vers le récit policier, un détective, une enquête, des personnages louches, des petits trafics, des plus grosses magouilles, des personnage secondaires qui prennent de l'ampleur... Le puzzle qui se met en place est très prenant. La construction du scénario est bien équilibré et ultra efficace, alternant les réponses aux interrogations soulevées précédemment, et les nouveaux mystères. C'est bien raconté, bien construit, bref ça se lit tout seul. J'ai pris un réel plaisir à lire ces 3 tomes et d'ailleurs, je n'ai qu'une envie : lire la suite.

10/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Poussin-bleu
Poussin-bleu

Repéré grâce aux couvertures lors de leurs sorties, j’avais à chaque fois vite refermé les albums, rebuté par un graphisme bien peu chatoyant au 1er regard. Finalement j’ai craqué lors d’une offre spéciale regroupant les 2 albums, un petit pari histoire de voir (toujours cette histoire de couvertures plein de promesse). Je ne regrette absolument pas. Je découvre ainsi le travail de Monsieur le chien, son dessin est franchement peu folichon, un trait un peu raide, des couleurs osées … Honnêtement c’est limite hideux, en plus la narration est un peu décousue, plusieurs personnages, lieux souvent sur la même page, ça fait un rendu un peu « amateur ». MAIS car il en faut bien un, ça passe super bien dans notre cas, finalement on est jamais perdu et le trait possède un certain potentiel comique. Je ne dirais pas que le tout a du charme mais ça reste efficace et en parfaite adéquation avec l’histoire. Les auteurs jouent avec les codes de la Fantasy : le héros naïf (et d’autres moins), des quêtes, de nombreuses rencontres, personnages et épreuves … avec un humour débile présent toutes les 3 cases. Tout n’est pas systématiquement réussi mais j’ai franchement bien rigolé dans l’ensemble, j’ai bien adhéré au ton. Je conseille aux amateurs de fantasy et de trucs bien cons. C’est une parodie sans en être vraiment une, une bonne surprise pour moi, les auteurs y allant à fond. Dans le style, j’ai trouvé ça bien plus sympathique que ce que fait B-gnet.

08/12/2022 (modifier)
Par Patoun
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Moon deer
Moon deer

J'ai découvert cette BD grâce au commentaire posté par gruizzli qui était à ce jour l'unique avis posté. Fait surprenant au vu des nombreux échos que j'ai pu entendre ici et là sur Moon Deer... Je me rappelle avoir été interpelé par cette première de couverture mettant en scène un petit être au regard dubitatif porté vers le ciel. Le texte est quasiment absent de cette BD et les rares interventions sont d'une grande pertinence. En effet, certains dialogues prennent tout leur sens une fois l'histoire terminée ! J'ai plusieurs fois fait marche arrière durant la lecture après avoir reçu des indices permettant une meilleure compréhension des textes (ou des dessins d'ailleurs) jusqu'alors mystérieux. Je noterai tout de même un point négatif qui a son importance surtout quand l'auteur fait le choix d'un récit par l'image: certaines cases sont trop chargées ce qui porte préjudice à la clarté du dessin et donc intrinsèquement de l'histoire. Je pense en priorité aux pages relatives aux biotopes des planètes et à celles des signaux d'alerte. Il s'agit (apparemment) de la première BD de l'auteur qui a pu réaliser cet ouvrage via un financement participatif. c'est top ! Les contributaires sont d'ailleurs remerciés un à un à la fin de la BD. Il est difficile d'en dire d'avantage sous peine de gâcher la découverte pour les prochains lecteurs. 3.5/5 que j'arrondis au supérieur pour cette première prometteuse de Yoann Kavege :)

06/12/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Colorado train
Colorado train

Dès que l’on a le livre dans les mains, on sent qu’on a affaire à du lourd, et ce n’est pas juste à cause de son poids… Déjà, il suffit de feuilleter quelques pages pour comprendre qu’on n’est pas chez les Bisounours. Le noir et blanc charbonneux du trait insuffle une atmosphère menaçante qui pue la vieille masure humide et le métal rouillé. Au fur et à mesure qu’on avance dans le récit, un clou usé vient s’ajouter à la page de garde de chacun des vingt chapitres. Vingt clous funestes qui s’égrènent aussi inéluctablement que les minutes sur le cadran d’une horloge, tels un sinistre présage. Vingt clous destinés peut-être à un cercueil ou à un supplicié. Une trouvaille hyper efficace qui fonctionne à plein dans l’imaginaire du lecteur et fait monter la tension d’un cran à chaque chapitre. En s’inspirant du premier roman de Thibault Vermot, Alex W. Inker, auteur français comme son pseudo ne l’indique pas, dédie l’ouvrage (entre autres) à Stephen King et on comprend vite pourquoi. Dès les premières pages, impossible de ne pas penser à « Stand by me » avec cette bande de gosses avides de liberté. Issus de milieux à problème, ces préados au look grunge, tout droit sortis d’un film de Gus Van Sant, tentent après l’école de tromper l’ennui dans leur bled paumé du Colorado en se laissant dériver sur leur skateboard. Bien souvent, ils doivent tenir tête à la petite frappe du quartier, Moe, qui prend un malin plaisir, avec ses potes à moto, à s’acharner sur Donny, en surpoids et en déficit de confiance. Heureusement, Durham, leur nouveau copain venu agrandir le trio, déjà composé de Suzy et Mike (et accessoirement le petit frère Calvin), va orchestrer la révolte. Fugueur réfugié dans une cabane de junkies, le jeune garçon a le cœur sur la main et le sens de la débrouille, doublé d’un QI plus élevé que la moyenne. Il n’est pas vraiment fréquentable (car déjà toxico à son âge) et ne fréquente pas l’école, mais cet as de la récup’, geek avant l’heure, sait bricoler des fusées. En résumé, une belle galerie de personnages très bien campés. Jusqu’ici, tout va bien, si tant est qu’il soit possible d’accoler un terme positif à ce tableau sordide des bas-fonds d’une Amérique provinciale oubliée du boom économique… jusqu’au jour où la ville apprend la disparition du jeune Moe. Pour le « club des quatre », mélange de soulagement et d’inquiétude. Serait-ce un coup du wendigo, créature mythique et terrifiante qui « prend la place de votre ombre » lorsque vous vous promenez seul en forêt ? On adore ce trait crasseux faussement grossier, par ailleurs plutôt précis, qui saisit bien l’âpreté du contexte, constitué de préfabriqués vétustes, de squats humides et de voies ferrées lugubres. Même le train de marchandises n’est pas rassurant dans sa course folle et mécanique, se faisant complice du croquemitaine tueur d’enfants. « Colorado Train » a l’odeur du métal, la couleur de la rouille et du sang séché, le bruit d’un essieu usé… Et si cette BD est bruyante, elle est également musicale puisque chaque chapitre s’ouvre sur un des morceaux les plus emblématiques de ces années-là (Smashing Pumpkins, Alice in Chains, Metallica, The Cure « première époque », Sonic Youth, Pixies et Marilyn Manson…), où suintait le désespoir résigné de la jeune génération des Nineties. Ce thriller à la narration impeccable ferait presque ressembler Stephen King à un conteur pour enfants. Certaines scènes sont glaçantes et les âmes les plus sensibles sentiront probablement des serpents se tortiller dans leur estomac. Une BD très marquante de cette année 2022, tout juste nommée dans la sélection d’Angoulême, et un auteur à suivre, après les remarqués Un travail comme un autre et Servir le peuple.

05/12/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blade Runner 2029
Blade Runner 2029

J’avais beaucoup aimé Blade Runner 2019, et j’ai retrouvé les mêmes qualités dans cette suite : une protagoniste « dure à cuire » certes un peu cliché mais intéressante, une intrigue prenante et fidèle à l’univers du film (et du roman), et un dessin que j’ai trouvé encore meilleur ici. Il est lisible, fourmille de détails, et les scènes d’action sont parfaitement orchestrées… on dirait presque du Otomo (Akira) par moment, il y a pire comme référence ! La dernière page annonce qu’on pourra « lire la suite et fin dans Blade Runner 2039 »… une sacrée bonne nouvelle, je suis impatient de retrouver Ash ! J’espère aussi que Delcourt traduira la série préquelle, « Blade Runner : Origins »

05/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Celui-là
Celui-là

Voici un récit très ambitieux sur nos origines préhistoriques et sur nos premières racines qui ont fondé nos premières cultures occidentales, en forme de parcours initiatique. Ce long récit paru dans A suivre à partir de 1988 m'avait déja intéressé à cette époque, mais je l'ai véritablement redécouvert avec des yeux neufs en relisant ces 2 albums qui marquent l'achèvement d'une oeuvre, Auclair n'ayant pu le terminer (décédé en janvier 1990). C'est un récit très contemplatif, traversé par une sorte de souffle épique qui transcende cette migration des peuples primitifs, j'aime quand la Préhistoire est vue sous cet angle, sérieux et documenté, ça change de Rahan, que pourtant j'adore, je suis un fan absolu de Rahan, il a enchanté mes années d'adolescence, mais ici, rien à voir, c'est une réalité historique avec un brin de mystique, et en plus c'est traité avec une grande justesse et littéralement magnifié par le dessin d'Auclair qui retrouve la perfection d'un noir & blanc d'une pureté et d'une beauté incommensurables, à l'instar de Bran Ruz ; j'en viens à me demander si je ne préfère pas quand Auclair dessine en noir & blanc tellement c'est beau. Le côté austère et un peu sec pourrait rendre ce récit ardu, mais les auteurs abordent des thématiques passionnantes, avec une véritable portée à la fois spirituelle, philosophique et anthropologique. De plus, ça prend une dimension émouvante quand on sait que cette Bd fut l'ultime oeuvre d'Auclair, Mézières et Tardi ayant dessiné les 6 dernières planches pour achever le parcours de Celui-là, et la différence de style graphique qui pourrait affaiblir la portée du propos ne m'a pas trop dérangé. Un roman graphique exceptionnel, digne des grands récits de la revue A Suivre.

03/12/2022 (modifier)