Après avoir lu les critiques j'ai décidé de mettre la mienne, je ne contredirai pas les avis précédents.
Il me semble qu'il faut juste prendre cette œuvre pour ce qu'elle est une super introduction et découverte d'une fiction inspirée de l'histoire, qui a pour but de nous faire découvrir à travers c'est mœurs et images l' univers du jeu de rôle du même titre.
Par ce biais j'ai passé un super moment et j'ai hâte de pouvoir découvrir la suite en espérant qu'après la trilogie la saga puisse se poursuivre, je serai client
Un roman dans cette univers pourrais aussi me satisfaire.
Merci de m'avoir lu, je ne suis personne apprécié par vous même
Blondin et Cirage est une bande dessinée née en 1939 (année chargée historiquement), et bien de son époque par certains aspects. Elle met en scène deux jeunes enfants, Blondin, un garçon blond, et cirage, un garçon d'origine africaine. Les deux sont placés sur un pied d'égalité, ce qui était franchement osé pour l'époque, pour mémoire Tintin au Congo fut publié seulement 9 ans auparavant.
On peut penser que ce duo préfigure Bibi Fricotin et Razibu Zouzou, pourtant rien n'est plus faux. Si Cirage et Razibu sont tous les deux les plus emportés du lot, tandis que Blondin et Bibi sont plutôt la voix de la raison, Razibu sert de faire-valoir (et est parfois couard), alors que Cirage est finalement le personnage le plus sympathique car le plus humain des deux. Blondin est certes malin, mais incroyablement lisse, (trop) propre sur lui et un peu trop sûr de lui, ce qui ressemble un peu à de l'arrogance. Cirage a des défauts, dans lesquels chacun peut se retrouver, tout en ne manquant ni de courage, ni d'initiative, sauvant bien souvent la situation quand Blondin reste prisonnier de ses convenances. On sent clairement à quel personnage Jijé accordait sa préférence.
Blondin et Cirage vont vivre des aventures policières, parfois flirtant avec la science-fiction. Les scénarios sont souvent originaux, même si pour certains tomes on sent que l'histoire a été changée en cours de route. C'est particulièrement vrai dans le dernier tome ; Blondin et cirage découvrent les soucoupes volantes, qui commence par une chasse au marsupilami, puis au yeti, et nous amène aux Ovni... Et pourtant cela se tient.
Alors pourquoi ai-je dit qu'elle est de son époque ? Déjà, les dessins un peu caricaturaux, notamment cirage qui est affublé d'une belle grosse lèvre. Ensuite, on a deux enfants qui font un peu tout, mais sans que des figures parentales soient vraiment présentes (quand elle apparaissent, ce sont souvent des victimes de machinations à sauver par leurs enfants). Et parfois on a de bon gros clichés, notamment dans le fameux "le Nègre blanc" cité par Josq.
Cela dit jamais de racisme ou autre, le seul moment un peu douteux est justement à la fin du Nègre blanc, où un sorcier, "B'akelit", voit sa croyance en un "grand okapi" tournée en dérision et présentée à un missionnaire (sous-entendu : représentant du seul Dieu qui existe) qui compte en faire un de ses plus fidèles disciples...
Pourtant, dans le tome suivants, Jijé nous fait oublier cette fausse note en prenant un malin plaisir à nous montrer un B'akelit toujours imbu du grand okapi, et sauveur de la situation, face à une police ouvertement raciste, semblant indiquer que la fin du Nègre blanc n'était pas volontaire et que Jijé souhaitait mettre les choses au point (à noter aussi le stoïcisme de B'akelit traité de "chèvre sénégalaise").
En fait, Jijé est plus moderne qu'il n'y parait, puisqu'il détourne volontiers certains codes et clichés :
1) Si Blondin et Cirage sont des boy-scouts, cela n'est évoqué qu'une fois, et tourné en dérision, par l'énumération des règles du scoutisme par Cirage, qui explique notamment que le scout doit toujours faire une blague pour être de bonne humeur
2) Dans le Nègre blanc, le roi "Trombona-koulis" est présenté au départ comme un roi africain traditionnel (avec costume qui va avec) et superstitieux. Tandis que le premier ministre s'habille et vit à l'occidentale. Et pourtant, c'est bien le roi qui demande à B'akelit de "ficher la paix au grand Okapi", ou bien qui comprend le premier qu'un singe porte simplement les chaussures de Blondin quand le premier ministre est persuadé qu'il s'est changé en animal.
Mon tome préféré reste "Blondin et Cirage découvrent les soucoupes volantes, car il met en scène un cousin du Marsupilami, le Marsupilami africanus, un marsupilami sans queue, pas très malin, relativement large, et qui ne pense qu'à manger, criant de "bahou" à longueur de temps. Il s'agit de la seule parodie autorisée du Marsupilami, un geste sympathique de Franquin vis-à-vis de son ancien mentor, poussant le beau geste jusqu'à dessiner quelques cases mettant en scène Spirou et le "vrai" Marsupilami. Inutile de dire que chaque intervention du Marsupilami africanus provoque de sacrés éclats de rire, la bestiole ayant un fort (mauvais) caractère et une vraie personnalité.
Au final, une série assez originale, à mi-chemin entre tradition et innovation, un peu infantile, mais ayant du cœur.
Il y a un rapport de connivence entre Jacques Ferrandez et Albert Camus qui se renforce d'adaptation en adaptation. Bien sûr le vécu des deux hommes recèlent beaucoup de similitudes dans leur vision algérienne, leur terre natale chérie.
Le risque était probablement là aussi. Que Ferrandez nous fasse un Carnet d'Orient bis en lieu et place de ce Premier homme pur récit autobiographique d'Albert Camus. Comme pour L'Etranger l'auteur respecte pleinement la pensée du prix Nobel dans une thématique qui leur est commune : la recherche de leurs origines afin d'y trouver une légitimité et du sens.
A la recherche de son père, mort en 14, Jacques Cormery/Camus découvrira l'immense richesse de sa maman. Une femme analphabète, veuve jeune, soumise à sa mère qui abandonne ses aspirations naturelles de femme pour rester fille et mère docile.
La construction de Ferrandez en petits chapitres courts où alternent épisodes du passé et ceux contemporains des années 55/60 nous conduit progressivement à la découverte du moi intime et profond de Camus. J'ai trouvé ce dévoilement de l'auteur particulièrement émouvant et personne d'autre que Ferrandez ne pouvait proposer une mise en images plus juste et mieux comprise de la pensée de l'écrivain.
Malgré l'abondance des récits algériens de Ferrandez je ne me lasse pas de ses aquarelles toujours nouvelles et envoûtantes à mes yeux. La jeunesse de Camus est purement algéroise marquée par la ville et la mer. Seuls quelques épisodes de chasses avec l'oncle Ernest nous renvoient à ces paysages arides et grandioses de l'intérieur des terres. Quoiqu'il en soit, les planches de Ferrandez exhalent les odeurs d'embruns, de poissons, de lessive et de... cabinets.
Les tableaux de la grande pauvreté, matérielle et intellectuelle, de la famille Cormery se succèdent sans tomber dans un apitoiement mièvre. Au contraire il en résulte une fécondité extraordinaire. Si Cormery était né Américain, il serait peut-être devenu chanteur de Blues ou de Country à l'image d'un Johnny Cash.
Une lecture captivante à la fois dans sa singularité du parcours de Camus mais aussi pour son côté universel sur les rapports humains. Excellent
C’est un peu l’Incal d’aujourd’hui. Un monde futuriste qui tient plus de l’anticipation de ce qui nous attend mais remis au goût du jour. Avec tous les codes des deux héros loosers à la sauce John Difool contre les mecas qui font respecter les normes Wokistes poussées à leurs extrêmes. C’est franchement une excellente découverte pour moi et tellement bien dessiné jusqu’aux moindres détails. C’est ma BD coup de cœur du mois.
Si vous aimez Jean Yves Mitton et ses séries de femmes rebelles historiques, cette série est faite pour vous.
Nous suivons la vie d’Alwilda, princesse guerrière viking, fille d’un roi de Scandinavie du 5 eme siècle qui deviendra pirate.
Dans la ligne droite des séries de Mitton telles Quetzalcoatl, Vae Victis, Attila... mon amour.
L’histoire est prenante, m’a permis de me replonger dans l’univers des vikings que j’affectionne toujours.
Très bien écrit, découpé en 3 chapitres de 16 planches par album.
Même si la réalité historique laisse la place à une aventure fantasmée, cela est normal vu le peu de traces qu’elle a laissé dans l’histoire, et on ne lui en tiendra pas rigueur, et m’a invité de moi même à aller en lire plus sur son sujet.
Les graphismes comme à l’accoutumée chez JY Mitton sont splendides, de belles scènes d’action, régulièrement des jolies femmes dénudées à la moindre occasion et sans raison, (c’est bien ce qui m’avait plu chez cet auteur lorsque je l’ai découvert à l’adolescence avec Chroniques Barbares, et je ne boude pas mon plaisir encore aujourd’hui !).
En bref, si vous êtes amateur de l’œuvre de Mitton et des ses séries de guerrières belles et dénudées, lisez ceci. Sinon passez votre chemin.
Dans la catégorie Jenesépatropourkoijélussa, Back To Japan trouve une place de choix. Tout simplement parce que j'ai trouvé ça super ! C'est fin, profond, pudique. Une très bonne et heureuse surprise pleine de qualités qui effacent quelques défauts finalement bien dérisoires.
Située vraisemblablement au début des années 2000, quoiqu'il en soit avant l'avènement de l'hyper-connectivité, Back To Japan raconte l'histoire d'une jeune femme pas tout à fait trentenaire qui, sur un coup de sang, part au Japan pour, en quelque sorte, y laisser mourir sa vieille 125 cm³. Ça n'a l'air de rien, mais ça va droit au but, et se focalise sur l'essentiel. En outre, on entre rapidement dans le sujet : à la onzième page, notre héroïne se lance sur les routes. Ce qui signifie qu'en à peine dix pages, les autrices parviennent à nous dresser le portrait de cette jeune femme déterminée qui n'a renoncé ni à ses rêves de gamin, ni à ses envies, aussi impulsives soient-elles. Et le plus fort, c'est qu'on y croit.
On retient de ce voyage les préoccupations liées à son statut de femme cheminant seule et loin de chez elle. La peur des mauvaises rencontres bien entendu, sujet d'inquiétude de la part de son entourage, balayé d'un revers de main lors de la préparation de son départ, la rattrape assez vite. Si les 22 500 km de ce road trip sont jalonnés de rencontres extrêmement bienveillantes, elle a malgré tout à quelques reprises, frôlé le drame. Pourtant rien n'est anxiogène. En l'occurrence, elle insiste sur l'importance de bien comprendre la culture des pays qu'elle traverse, de bien intégrer chaque geste afin de ne pas provoquer de malentendu, ce qui est une préoccupation essentielle. Elle parle de la masculinité et de ses pulsions incontrôlables, mais elle substitue au jugement la relativité de ce fait. Ce n'est qu'un exemple, mais je trouve que tout est finement amené. Ainsi, lorsqu'elle évoque ses souvenirs d'enfance, il y a quelque chose d'extrêmement touchant parce qu'à chaque fois, le souvenir tombe juste là où il devait tomber, sans gnagnatisme aucun. De même avec ses affaires de femme qui nous offrent une page assez drôle sur l'inconvénient d'avoir ses règles (les lois énervantes de l'expédition en solitaire). Le genre de page digressive que l'on retrouve de temps à autre le long du récit, traitée avec un humour à la Françoize Boucher.
Vite fait, deux mots sur le dessin qui se révèle bien moins anodin qu'il n'y parait. Le trait de Clémentine Fourcade est joli, subtil, empruntant discrètement quelques codes au manga. Les expressions des personnages et leurs gestes sont très bien croqués.
C'est tellement chouette que je n'ai même pas envie de parler des maladresses ou des menus défauts.
Bref ! Tout cela est très intelligemment mené. Il y a énormément de chaleur dans ce livre, des moments comme seuls ceux qui y ont été confrontés peuvent croire (ces synchronicités étonnantes qui font par exemple apparaitre un réparateur de moto au beau milieu de nulle part). Les réflexions sont très ciblées, précises, atteignant directement le cœur de chaque question évoquée. Tout est ramassé et se lit d'une traite. Aucune lourdeur. On sent que Melu (Mélusine Mallender) est concentrée, toutes pensées tendues vers son objectif. On sent qu'elle accueille ce qui arrive, ce qui, à défaut de la préserver des galères, lui permet de toujours trouver une porte de sortie. On sent également que ce voyage initiatique l'a profondément révélée. Je trouve que c'est assez rare de ressentir cela à ce point.
De ce beau voyage, on ressort avec des envies de vivre la même chose. A moi en tout cas, cette lecture aura su redonner le goût du voyage dans les traverses, loin de la foule mais au contact des vrais gens. Et puis en refermant Back To japan, on constate une fois de plus qu'ailleurs, les humains ne semblent pas avoir encore perdu trop de leur humanité. On se dit que finalement, ce monde est beau et qu'il y a matière à se réjouir.
Atrabile est un éditeur indépendant de qualité et ça se confirme une nouvelle fois avec ce titre. Formidable découverte que cet album.
C'est drôle, on rit, c'est émouvant, on verserait presque une petite larme, c'est gênant, malaisant, absurde, réaliste, lourd, fin, juste, trop, etc.... Tant d'émotions ressenties en un seul bouquin, c'est rare et gage de qualité ! Ça pourrait s'apparenter à un scénario des frères Dardenne filmé par les Coen (eux aussi frères).
Très très grande réussite que ce titre. Hautement recommandé et un immanquable pour tout amateur de Manwha (Corée).
Echolands est une expérience visuelle et narrative, un plongeon dans des mondes inconnus.
Je vais commencer par le seul point négatif de cet album, le prix, presque quarante euros. Ça pique ! De plus ce n'est pas un one shot, mais une série, donc, tu sais que tu vas devoir remettre la main à la poche. Mais bon, on en a pour son argent : qualité du bouquin et pagination importante. Mais je comprends que ça puisse en rebuter plus d'un.
Maintenant je vais vous parler de ce qui m'a explosé au visage dès que j'ai feuilleté la BD : le dessin !
Je connaissais le talent de J.H. Williams III, mais là, il s'est surpassé.
Un dessin réaliste, des décors fabuleux bourrés de détails et tout ça, pas dans un style, mais dans différents styles, procédé déjà mis en pratique dans Sandman - Ouverture, mais ici, il va encore plus loin. Suivant les mondes dont sont issus les personnages, ils sont graphiquement différents et la colorisation de Stewart n'est pas en reste puisqu'elle aussi sera différente. Par exemple, le monde de l'île au trésor aura un style rappelant celui de Jack Kirby avec des couleurs lumineuses, celui de Horror Hill un noir et blanc ténébreux, celui de Echolands un style légèrement manga avec des couleurs seventies ....
Il me faut maintenant parler du format choisi, le format à l'italienne, celui-ci permet à Williams III de s'amuser et d'innover ce qui permet une immersion totale dans ces mondes imaginaires avec des doubles pages à couper le souffle. Une mise en page hors normes qui ne m'a pas perdu, elle reste facile à suivre et très dynamique.
Aux oubliettes les gaufriers !
Époustouflant ! Bravo messieurs Williams III et Stewart.
Allez voir la galerie.
Pour faire une bonne BD, il faut aussi une bonne histoire .....
Hope Redhood, avec son air de chaperon rouge, a volé avec sa troupe une pierre précieuse à Teros Demond, le puissant sorcier qui règne sur San Francisco. Il va envoyer sa fille à leur poursuite pour récupérer ce caillou qui a des facultés particulières.
Haden Blackman a su créer un monde ou plutôt des mondes fascinants avec leurs lois spécifiques. Blackman a pioché un peu partout : le conte, la littérature et la mythologie mais avec une véritable cohérence. On va y côtoyer des sorciers, des vampires, des guerriers, des robots avec une IA, un demi-dieu, un oracle, une elfe .....
Le groupe de Hope est attachant avec des personnages aux personnalités très différentes mais c'est Hope qui cristalise l'attention avec sa part d'ombre.
Quant aux méchants, Teros Demond et sa fille, ils sont adorablement monstrueux.
Un univers captivant, étourdissant, foisonnant et épique qui laisse place à l'aventure mais aussi à la réflexion, le titre de ce comics commence à prendre du sens.
A chaque fin de chapitre, une pleine page avec l'oracle qui interpelle le lecteur et une interview de Teros Demond qui nous éclaire un peu plus sur ce personnage.
J'ai adoré et très très très impatient de découvrir la suite.
Note réelle : 4,5 (je ne peux pas mettre 5 pour un premier tome).
Gros coup de cœur.
Du point de vue graphique, cette bd est un véritable feu d'artifice pour les yeux. A voir les précédents commentaires, notamment ceux qui trouve cela dépassé, ou ceux qui "ont du mal à croire que ça date de 1995", beaucoup semblent ignorer qu'en réalité cette bd date de 1983, année ou elle est parue en épisode dans le magazine Femmes d'aujourd'hui, c'est à dire que l'album correspondant a été publié 12 ans après la sortie en presse de la BD. C'est donc un style années 80. Quel plaisir pour moi de retrouver cette petit bijoux kitchissime à souhait mais si original dans le style de dessin, car je désespérait de retrouver les pages qu' enfant je collectionnait chaque semaine avec mon grand frère. On pourrait presque faire une bd de transition pour expliquer comment un vaisseau qu'il fallait arrêter pour empêcher la catastrophe est devenue ensuite celui de l'héroïne. Le fait qu'on ne s'y attarde pas plus que ça peut sembler incohérent, mais à bien y regarder, un vaisseau ennemi qui devient celui du héros, ça me rappelle un certains robot transformable... C'est sublime !
Trip sensoriel et hallucinogène imparable, laissez vous emporter par GRIP.
C'est plutôt bizarre de mettre un "pas mal" sur un album coup de coeur, mais cette BD est si difficile à appréhender et à comprendre (Mais, est-ce bien nécessaire ?) qu'il est difficile de se faire un avis ferme et définitif.
Ce qui est sûr, c'est que l'autrice arrive à proposer un récit muet d'une grande modernité, sur des bases et recettes (symbologie, graphisme, etc..) des plus anciennes (cf. Lynd Ward, Otto Nückel, etc...).
Ce qui est également sûr, c'est que cette bd ne plaira pas à tout le monde.
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Capitaine Vaudou
Après avoir lu les critiques j'ai décidé de mettre la mienne, je ne contredirai pas les avis précédents. Il me semble qu'il faut juste prendre cette œuvre pour ce qu'elle est une super introduction et découverte d'une fiction inspirée de l'histoire, qui a pour but de nous faire découvrir à travers c'est mœurs et images l' univers du jeu de rôle du même titre. Par ce biais j'ai passé un super moment et j'ai hâte de pouvoir découvrir la suite en espérant qu'après la trilogie la saga puisse se poursuivre, je serai client Un roman dans cette univers pourrais aussi me satisfaire. Merci de m'avoir lu, je ne suis personne apprécié par vous même
Blondin et Cirage
Blondin et Cirage est une bande dessinée née en 1939 (année chargée historiquement), et bien de son époque par certains aspects. Elle met en scène deux jeunes enfants, Blondin, un garçon blond, et cirage, un garçon d'origine africaine. Les deux sont placés sur un pied d'égalité, ce qui était franchement osé pour l'époque, pour mémoire Tintin au Congo fut publié seulement 9 ans auparavant. On peut penser que ce duo préfigure Bibi Fricotin et Razibu Zouzou, pourtant rien n'est plus faux. Si Cirage et Razibu sont tous les deux les plus emportés du lot, tandis que Blondin et Bibi sont plutôt la voix de la raison, Razibu sert de faire-valoir (et est parfois couard), alors que Cirage est finalement le personnage le plus sympathique car le plus humain des deux. Blondin est certes malin, mais incroyablement lisse, (trop) propre sur lui et un peu trop sûr de lui, ce qui ressemble un peu à de l'arrogance. Cirage a des défauts, dans lesquels chacun peut se retrouver, tout en ne manquant ni de courage, ni d'initiative, sauvant bien souvent la situation quand Blondin reste prisonnier de ses convenances. On sent clairement à quel personnage Jijé accordait sa préférence. Blondin et Cirage vont vivre des aventures policières, parfois flirtant avec la science-fiction. Les scénarios sont souvent originaux, même si pour certains tomes on sent que l'histoire a été changée en cours de route. C'est particulièrement vrai dans le dernier tome ; Blondin et cirage découvrent les soucoupes volantes, qui commence par une chasse au marsupilami, puis au yeti, et nous amène aux Ovni... Et pourtant cela se tient. Alors pourquoi ai-je dit qu'elle est de son époque ? Déjà, les dessins un peu caricaturaux, notamment cirage qui est affublé d'une belle grosse lèvre. Ensuite, on a deux enfants qui font un peu tout, mais sans que des figures parentales soient vraiment présentes (quand elle apparaissent, ce sont souvent des victimes de machinations à sauver par leurs enfants). Et parfois on a de bon gros clichés, notamment dans le fameux "le Nègre blanc" cité par Josq. Cela dit jamais de racisme ou autre, le seul moment un peu douteux est justement à la fin du Nègre blanc, où un sorcier, "B'akelit", voit sa croyance en un "grand okapi" tournée en dérision et présentée à un missionnaire (sous-entendu : représentant du seul Dieu qui existe) qui compte en faire un de ses plus fidèles disciples... Pourtant, dans le tome suivants, Jijé nous fait oublier cette fausse note en prenant un malin plaisir à nous montrer un B'akelit toujours imbu du grand okapi, et sauveur de la situation, face à une police ouvertement raciste, semblant indiquer que la fin du Nègre blanc n'était pas volontaire et que Jijé souhaitait mettre les choses au point (à noter aussi le stoïcisme de B'akelit traité de "chèvre sénégalaise"). En fait, Jijé est plus moderne qu'il n'y parait, puisqu'il détourne volontiers certains codes et clichés : 1) Si Blondin et Cirage sont des boy-scouts, cela n'est évoqué qu'une fois, et tourné en dérision, par l'énumération des règles du scoutisme par Cirage, qui explique notamment que le scout doit toujours faire une blague pour être de bonne humeur 2) Dans le Nègre blanc, le roi "Trombona-koulis" est présenté au départ comme un roi africain traditionnel (avec costume qui va avec) et superstitieux. Tandis que le premier ministre s'habille et vit à l'occidentale. Et pourtant, c'est bien le roi qui demande à B'akelit de "ficher la paix au grand Okapi", ou bien qui comprend le premier qu'un singe porte simplement les chaussures de Blondin quand le premier ministre est persuadé qu'il s'est changé en animal. Mon tome préféré reste "Blondin et Cirage découvrent les soucoupes volantes, car il met en scène un cousin du Marsupilami, le Marsupilami africanus, un marsupilami sans queue, pas très malin, relativement large, et qui ne pense qu'à manger, criant de "bahou" à longueur de temps. Il s'agit de la seule parodie autorisée du Marsupilami, un geste sympathique de Franquin vis-à-vis de son ancien mentor, poussant le beau geste jusqu'à dessiner quelques cases mettant en scène Spirou et le "vrai" Marsupilami. Inutile de dire que chaque intervention du Marsupilami africanus provoque de sacrés éclats de rire, la bestiole ayant un fort (mauvais) caractère et une vraie personnalité. Au final, une série assez originale, à mi-chemin entre tradition et innovation, un peu infantile, mais ayant du cœur.
Le Premier Homme
Il y a un rapport de connivence entre Jacques Ferrandez et Albert Camus qui se renforce d'adaptation en adaptation. Bien sûr le vécu des deux hommes recèlent beaucoup de similitudes dans leur vision algérienne, leur terre natale chérie. Le risque était probablement là aussi. Que Ferrandez nous fasse un Carnet d'Orient bis en lieu et place de ce Premier homme pur récit autobiographique d'Albert Camus. Comme pour L'Etranger l'auteur respecte pleinement la pensée du prix Nobel dans une thématique qui leur est commune : la recherche de leurs origines afin d'y trouver une légitimité et du sens. A la recherche de son père, mort en 14, Jacques Cormery/Camus découvrira l'immense richesse de sa maman. Une femme analphabète, veuve jeune, soumise à sa mère qui abandonne ses aspirations naturelles de femme pour rester fille et mère docile. La construction de Ferrandez en petits chapitres courts où alternent épisodes du passé et ceux contemporains des années 55/60 nous conduit progressivement à la découverte du moi intime et profond de Camus. J'ai trouvé ce dévoilement de l'auteur particulièrement émouvant et personne d'autre que Ferrandez ne pouvait proposer une mise en images plus juste et mieux comprise de la pensée de l'écrivain. Malgré l'abondance des récits algériens de Ferrandez je ne me lasse pas de ses aquarelles toujours nouvelles et envoûtantes à mes yeux. La jeunesse de Camus est purement algéroise marquée par la ville et la mer. Seuls quelques épisodes de chasses avec l'oncle Ernest nous renvoient à ces paysages arides et grandioses de l'intérieur des terres. Quoiqu'il en soit, les planches de Ferrandez exhalent les odeurs d'embruns, de poissons, de lessive et de... cabinets. Les tableaux de la grande pauvreté, matérielle et intellectuelle, de la famille Cormery se succèdent sans tomber dans un apitoiement mièvre. Au contraire il en résulte une fécondité extraordinaire. Si Cormery était né Américain, il serait peut-être devenu chanteur de Blues ou de Country à l'image d'un Johnny Cash. Une lecture captivante à la fois dans sa singularité du parcours de Camus mais aussi pour son côté universel sur les rapports humains. Excellent
No Future
C’est un peu l’Incal d’aujourd’hui. Un monde futuriste qui tient plus de l’anticipation de ce qui nous attend mais remis au goût du jour. Avec tous les codes des deux héros loosers à la sauce John Difool contre les mecas qui font respecter les normes Wokistes poussées à leurs extrêmes. C’est franchement une excellente découverte pour moi et tellement bien dessiné jusqu’aux moindres détails. C’est ma BD coup de cœur du mois.
Alwilda
Si vous aimez Jean Yves Mitton et ses séries de femmes rebelles historiques, cette série est faite pour vous. Nous suivons la vie d’Alwilda, princesse guerrière viking, fille d’un roi de Scandinavie du 5 eme siècle qui deviendra pirate. Dans la ligne droite des séries de Mitton telles Quetzalcoatl, Vae Victis, Attila... mon amour. L’histoire est prenante, m’a permis de me replonger dans l’univers des vikings que j’affectionne toujours. Très bien écrit, découpé en 3 chapitres de 16 planches par album. Même si la réalité historique laisse la place à une aventure fantasmée, cela est normal vu le peu de traces qu’elle a laissé dans l’histoire, et on ne lui en tiendra pas rigueur, et m’a invité de moi même à aller en lire plus sur son sujet. Les graphismes comme à l’accoutumée chez JY Mitton sont splendides, de belles scènes d’action, régulièrement des jolies femmes dénudées à la moindre occasion et sans raison, (c’est bien ce qui m’avait plu chez cet auteur lorsque je l’ai découvert à l’adolescence avec Chroniques Barbares, et je ne boude pas mon plaisir encore aujourd’hui !). En bref, si vous êtes amateur de l’œuvre de Mitton et des ses séries de guerrières belles et dénudées, lisez ceci. Sinon passez votre chemin.
Back to Japan
Dans la catégorie Jenesépatropourkoijélussa, Back To Japan trouve une place de choix. Tout simplement parce que j'ai trouvé ça super ! C'est fin, profond, pudique. Une très bonne et heureuse surprise pleine de qualités qui effacent quelques défauts finalement bien dérisoires. Située vraisemblablement au début des années 2000, quoiqu'il en soit avant l'avènement de l'hyper-connectivité, Back To Japan raconte l'histoire d'une jeune femme pas tout à fait trentenaire qui, sur un coup de sang, part au Japan pour, en quelque sorte, y laisser mourir sa vieille 125 cm³. Ça n'a l'air de rien, mais ça va droit au but, et se focalise sur l'essentiel. En outre, on entre rapidement dans le sujet : à la onzième page, notre héroïne se lance sur les routes. Ce qui signifie qu'en à peine dix pages, les autrices parviennent à nous dresser le portrait de cette jeune femme déterminée qui n'a renoncé ni à ses rêves de gamin, ni à ses envies, aussi impulsives soient-elles. Et le plus fort, c'est qu'on y croit. On retient de ce voyage les préoccupations liées à son statut de femme cheminant seule et loin de chez elle. La peur des mauvaises rencontres bien entendu, sujet d'inquiétude de la part de son entourage, balayé d'un revers de main lors de la préparation de son départ, la rattrape assez vite. Si les 22 500 km de ce road trip sont jalonnés de rencontres extrêmement bienveillantes, elle a malgré tout à quelques reprises, frôlé le drame. Pourtant rien n'est anxiogène. En l'occurrence, elle insiste sur l'importance de bien comprendre la culture des pays qu'elle traverse, de bien intégrer chaque geste afin de ne pas provoquer de malentendu, ce qui est une préoccupation essentielle. Elle parle de la masculinité et de ses pulsions incontrôlables, mais elle substitue au jugement la relativité de ce fait. Ce n'est qu'un exemple, mais je trouve que tout est finement amené. Ainsi, lorsqu'elle évoque ses souvenirs d'enfance, il y a quelque chose d'extrêmement touchant parce qu'à chaque fois, le souvenir tombe juste là où il devait tomber, sans gnagnatisme aucun. De même avec ses affaires de femme qui nous offrent une page assez drôle sur l'inconvénient d'avoir ses règles (les lois énervantes de l'expédition en solitaire). Le genre de page digressive que l'on retrouve de temps à autre le long du récit, traitée avec un humour à la Françoize Boucher. Vite fait, deux mots sur le dessin qui se révèle bien moins anodin qu'il n'y parait. Le trait de Clémentine Fourcade est joli, subtil, empruntant discrètement quelques codes au manga. Les expressions des personnages et leurs gestes sont très bien croqués. C'est tellement chouette que je n'ai même pas envie de parler des maladresses ou des menus défauts. Bref ! Tout cela est très intelligemment mené. Il y a énormément de chaleur dans ce livre, des moments comme seuls ceux qui y ont été confrontés peuvent croire (ces synchronicités étonnantes qui font par exemple apparaitre un réparateur de moto au beau milieu de nulle part). Les réflexions sont très ciblées, précises, atteignant directement le cœur de chaque question évoquée. Tout est ramassé et se lit d'une traite. Aucune lourdeur. On sent que Melu (Mélusine Mallender) est concentrée, toutes pensées tendues vers son objectif. On sent qu'elle accueille ce qui arrive, ce qui, à défaut de la préserver des galères, lui permet de toujours trouver une porte de sortie. On sent également que ce voyage initiatique l'a profondément révélée. Je trouve que c'est assez rare de ressentir cela à ce point. De ce beau voyage, on ressort avec des envies de vivre la même chose. A moi en tout cas, cette lecture aura su redonner le goût du voyage dans les traverses, loin de la foule mais au contact des vrais gens. Et puis en refermant Back To japan, on constate une fois de plus qu'ailleurs, les humains ne semblent pas avoir encore perdu trop de leur humanité. On se dit que finalement, ce monde est beau et qu'il y a matière à se réjouir.
Les Daronnes
Atrabile est un éditeur indépendant de qualité et ça se confirme une nouvelle fois avec ce titre. Formidable découverte que cet album. C'est drôle, on rit, c'est émouvant, on verserait presque une petite larme, c'est gênant, malaisant, absurde, réaliste, lourd, fin, juste, trop, etc.... Tant d'émotions ressenties en un seul bouquin, c'est rare et gage de qualité ! Ça pourrait s'apparenter à un scénario des frères Dardenne filmé par les Coen (eux aussi frères). Très très grande réussite que ce titre. Hautement recommandé et un immanquable pour tout amateur de Manwha (Corée).
Echolands
Echolands est une expérience visuelle et narrative, un plongeon dans des mondes inconnus. Je vais commencer par le seul point négatif de cet album, le prix, presque quarante euros. Ça pique ! De plus ce n'est pas un one shot, mais une série, donc, tu sais que tu vas devoir remettre la main à la poche. Mais bon, on en a pour son argent : qualité du bouquin et pagination importante. Mais je comprends que ça puisse en rebuter plus d'un. Maintenant je vais vous parler de ce qui m'a explosé au visage dès que j'ai feuilleté la BD : le dessin ! Je connaissais le talent de J.H. Williams III, mais là, il s'est surpassé. Un dessin réaliste, des décors fabuleux bourrés de détails et tout ça, pas dans un style, mais dans différents styles, procédé déjà mis en pratique dans Sandman - Ouverture, mais ici, il va encore plus loin. Suivant les mondes dont sont issus les personnages, ils sont graphiquement différents et la colorisation de Stewart n'est pas en reste puisqu'elle aussi sera différente. Par exemple, le monde de l'île au trésor aura un style rappelant celui de Jack Kirby avec des couleurs lumineuses, celui de Horror Hill un noir et blanc ténébreux, celui de Echolands un style légèrement manga avec des couleurs seventies .... Il me faut maintenant parler du format choisi, le format à l'italienne, celui-ci permet à Williams III de s'amuser et d'innover ce qui permet une immersion totale dans ces mondes imaginaires avec des doubles pages à couper le souffle. Une mise en page hors normes qui ne m'a pas perdu, elle reste facile à suivre et très dynamique. Aux oubliettes les gaufriers ! Époustouflant ! Bravo messieurs Williams III et Stewart. Allez voir la galerie. Pour faire une bonne BD, il faut aussi une bonne histoire ..... Hope Redhood, avec son air de chaperon rouge, a volé avec sa troupe une pierre précieuse à Teros Demond, le puissant sorcier qui règne sur San Francisco. Il va envoyer sa fille à leur poursuite pour récupérer ce caillou qui a des facultés particulières. Haden Blackman a su créer un monde ou plutôt des mondes fascinants avec leurs lois spécifiques. Blackman a pioché un peu partout : le conte, la littérature et la mythologie mais avec une véritable cohérence. On va y côtoyer des sorciers, des vampires, des guerriers, des robots avec une IA, un demi-dieu, un oracle, une elfe ..... Le groupe de Hope est attachant avec des personnages aux personnalités très différentes mais c'est Hope qui cristalise l'attention avec sa part d'ombre. Quant aux méchants, Teros Demond et sa fille, ils sont adorablement monstrueux. Un univers captivant, étourdissant, foisonnant et épique qui laisse place à l'aventure mais aussi à la réflexion, le titre de ce comics commence à prendre du sens. A chaque fin de chapitre, une pleine page avec l'oracle qui interpelle le lecteur et une interview de Teros Demond qui nous éclaire un peu plus sur ce personnage. J'ai adoré et très très très impatient de découvrir la suite. Note réelle : 4,5 (je ne peux pas mettre 5 pour un premier tome). Gros coup de cœur.
XHG-C3
Du point de vue graphique, cette bd est un véritable feu d'artifice pour les yeux. A voir les précédents commentaires, notamment ceux qui trouve cela dépassé, ou ceux qui "ont du mal à croire que ça date de 1995", beaucoup semblent ignorer qu'en réalité cette bd date de 1983, année ou elle est parue en épisode dans le magazine Femmes d'aujourd'hui, c'est à dire que l'album correspondant a été publié 12 ans après la sortie en presse de la BD. C'est donc un style années 80. Quel plaisir pour moi de retrouver cette petit bijoux kitchissime à souhait mais si original dans le style de dessin, car je désespérait de retrouver les pages qu' enfant je collectionnait chaque semaine avec mon grand frère. On pourrait presque faire une bd de transition pour expliquer comment un vaisseau qu'il fallait arrêter pour empêcher la catastrophe est devenue ensuite celui de l'héroïne. Le fait qu'on ne s'y attarde pas plus que ça peut sembler incohérent, mais à bien y regarder, un vaisseau ennemi qui devient celui du héros, ça me rappelle un certains robot transformable... C'est sublime !
Grip
Trip sensoriel et hallucinogène imparable, laissez vous emporter par GRIP. C'est plutôt bizarre de mettre un "pas mal" sur un album coup de coeur, mais cette BD est si difficile à appréhender et à comprendre (Mais, est-ce bien nécessaire ?) qu'il est difficile de se faire un avis ferme et définitif. Ce qui est sûr, c'est que l'autrice arrive à proposer un récit muet d'une grande modernité, sur des bases et recettes (symbologie, graphisme, etc..) des plus anciennes (cf. Lynd Ward, Otto Nückel, etc...). Ce qui est également sûr, c'est que cette bd ne plaira pas à tout le monde.