Les derniers avis (9584 avis)

Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Jours sucrés
Les Jours sucrés

Après la claque que fut Nymphéas noirs, je me suis dirigé vers un autre type de BD, plus léger et plus doux. Et je me suis retrouvé à carrément fondre devant cette BD toute mignonne et sucrée, comme un bon carreau de chocolat avec un petit thé chaud, sous un plaid, alors qu'on lit dans son fauteuil préféré en hiver ... Sincèrement, je suis le premier à le dire : cette BD est carrément classique dans son déroulé. C'est comme Martin Bonheur, comme tant d'autres histoires d'ailleurs : retour à la campagne natale, retrouvailles avec les anciens amours, découverte d'un héritage, volonté de partir de Paris et vivre plus simplement ... C'est du cliché ! Carrément, je n'ai pas honte de le dire, c'est du cliché pur jus d'un bout à l'autre, sans interruption. Et ... Vous savez quoi ? On emmerde les aigris qui ne supportent pas de voir ça, moi j'ai adoré. Voila, c'est dit, je suis fan des histoires dans ce genre, simples et efficaces, qui se passent bien et qui sont bien menées. L'essentiel dans une histoire avec la trame si simple et prévisible, c'est les personnages et l'ambiance. Et honnêtement, je suis servi. Entre les représentations (j'ai adoré le notaire en chat botté), les caractères et l'humour qui fait mouche, je suis conquis. La vieille tante qui m'a fait rire, les chats et leurs dialogues absurdes et drôles, les jeux de mots de chapitre, le dessin qui fait passer l'ensemble, tout concorde à nous faire passer un bon moment, à nous faire du bien et à nous laisser sur une impression agréable, comme si l'on flottait un peu au-dessus du sol. J'en fais trop ? Mais bien sur, évidemment ! Ca ne mérite pas un tel déluge de compliments, ça n'est pas le chef-d'œuvre du siècle et ça ne changera la vie de personne. Même dans le monde de la BD, ça ne fait ni date ni tâche. C'est juste là, c'est sympa et agréable. Mais nom de dieu, ça fait du bien de lire ce genre de choses de temps en temps, de se laisser porter, de savoir que tout se passera bien, que c'est mièvre et sucré mais pas au point de filer du diabète. C'est irréaliste, mais ça n'est pas non plus extravagant. C'est doux, et j'aime suffisamment ça pour le dire haut et fort ! Allez, vous savez quoi ? Je lui met un coup de cœur. Parce que oui, franchement, c'est le genre de BD que je garde à portée de main pendant des années, pour le relire lorsque tout va mal ou que tout va bien, pour me laisser porter par l'ambiance et les personnages, revivre avec eux une belle histoire. Parce que ça titille mon côté fleur bleue et que j'adore ça. Et puis de toute façon, je fais ce que je veux avec mes avis !

16/08/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nymphéas noirs
Nymphéas noirs

J'ai lu cette BD après la vague d'avis élogieux qui l'a propulsé presque instantanément aux sommets des catégories BDthèque. Et c'est sans doute une très bonne chose que d'avoir oublié en grande partie ce qui s'en disait, car chaque avis dévoile un tout petit peu de cette histoire qui mérite qu'on s'y plonge sans aucune informations, afin de pouvoir se laisser prendre et surprendre au mieux. J'ai rarement autant aimé une BD avec laquelle je suis en froid niveau dessin. Ce n'est pas tant les talents de l'artiste, qui fait un relativement bon travail sur les représentations et les couleurs que le fait qu'il fasse des personnages qui soient souvent trop rigides, avec notamment une constante sur les profils de trois-quarts qu'il met partout au point que ça m'a irrité. Et à la relecture, c'est encore pire. Sur ce point, je suis désolé, mais ça bloque. D'autant que la mise en couleur très impressionniste dans l'idée se marie avec le thème, donc tout n'est pas négatif. C'est juste que ce gros point noir ressort carrément, selon moi. Par contre, pour le reste … Comme dit plus haut, je ne savais rien de la BD et je n'ai pas relu les avis avant de me plonger dedans, et grand bien m'en a pris ! Je me suis laissé entrainer par une histoire que je trouvais avant tout banal, une question de meurtre, d'enquêteur qui croise une jolie institutrice etc. … Puis j'ai noté les détails, les incohérences, les petits riens qui font tiquer. Et là, arrive la fin. Celle où je me dis "Mais oui, mais c'est bien sur !". Parce qu'une fois devant le nez, on ne peut que se dire qu'on a été joué d'un bout à l'autre, que l'auteur nous a tout donné sans jamais mentir et qu'il fallait juste comprendre ce qu'il n'avait pas donné sur un plateau. Parce que la solution était si simple et évidente. J'ai rarement eu un tel sentiment à la fin d'une BD, d'autant que je me suis surpris à relire la BD presque dans la foulée pour tout remettre en ordre et enfin comprendre chaque passage étrange, chaque moment qui m'avait interpellé. Et au final, je suis encore plus ébahi à la relecture en me rendant compte d'à quel point tout est évident si on regarde de la bonne façon. Comme un bon Agatha Christie, l'auteur ne joue pas sur ce qui est caché et ce qui manque, il montre tout de façon à nous laisser dans le flou, naviguer entre les pièces qui manquent. Et au final, aucune ne manquait. Mais surtout, la BD m'a laissé un sale goût amer en bouche lorsque je l'ai fini. Parce que cette ordure, je n'arrive pas à l'enlever de ma tête une fois la BD finie. Je ne dirais rien pour ne rien en dévoiler, mais ce qu'il a fait, cette vie gâchée, je le hais profondément. Et c'est ce sentiment qui donne à la BD sa force, le ressenti que j'ai pour lui. Parce que l'auteur à beau nous faire une fin un peu sympathique et mignonne, je vois surtout une vie ruinée. Et quel goût amer que de voir tout ça se dérouler et nous laisser impuissant. Lorsque des personnages de fiction nous laissent un tel coup aux sentiments une fois leur histoire finie, c'est que ça a frappé juste. Terriblement juste. Honnêtement, n'eut été le dessin, j'aurais mis un 5* direct. Parce que la BD m'a happé et m'a eu, parce qu'elle m'a laissé sur le cul et que j'en suis encore émerveillé. C'est une magnifique démonstration de l'idée que ce n'est pas l'histoire mais la façon dont on le raconte. Amis lecteurs encore hésitants sur cette BD, foncez la lire et oubliez tout ce qu'on en dit. Abordez là en étant vierge de toute considération et laissez vous happer. Cette BD nous rappelle que parfois il faut accepter de se laisser embarquer pour un tour de manège, se laisser surprendre et apprécier le voyage. Magistral est le mot qu'il me reste après lecture.

16/08/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Massacre
Le Massacre

J'ai dévoré cet album de Simon Hureau avec un grand plaisir. On retrouve deux thématiques chères à l'auteur son amour de la faune et son attirance pour la péninsule indochinoise avec son histoire tragique. A travers les personnages farfelus de Magloire et de Limul, l'auteur construit un scénario très élaboré et captif sur la douloureuse histoire du Cambodge/Kampuchea démocratique. Hureau parvient à traiter d'un façon faussement légère le récit d'une triple disparition. Disparition du Kouprey, disparition de civilisation ancestrale cambodgienne et disparition d'une grande partie de la population du pays. Hureau nous montre très finement que ces disparitions ont pour origines la colonisation et les effets de réactions qu'elle a pu provoquer. L'auteur n'attaque pas directement le système colonial mais laisse au lecteur le soin de comprendre la perversité que le système a pu introduire. J'ai trouvé le scénario brillant dans cette lecture historique en backstage des événements indochinois. C'est très habilement mené avec une narration très fluide et avec de nombreux rebondissements. Hureau réussit même à introduire une dose d'humour. Je fais un aparté sur un passage qui illustre cette subtilité de la présentation de Simon Hureau. L'épisode des enchères peut être lu comme une transcription excitante du duel entre les deux acquéreurs potentiels. Cela commence doucement par des dizaines pour finir dans la folie des chiffres ahurissants de centaines de mille pour finir au nombre clé qui éclaire la signification cachée de la scène. Hureau enfonce alors le clou avec un cynisme qui fait froid dans le dos en nous renvoyant aux francs CFA et donc aux morts de l'esclavage ou de la colonisation africaine. Jamais je n'oublierai ce passage. Je suis un grand fan du graphisme de Simon Hureau. Il est un maître dans l'expression des détails de la faune et de la flore mais aussi des architectures et des objets. Les ambiances du Palais de Limul Goma mais aussi des paillottes cambodgiennes renvoient à deux univers aux antipodes mais qui possèdent chacun leurs richesses. J'ai toujours été marqué par le génocide du Kampuchea. Pol Pot a fait une partie de ses études à Paris. Que le système étudiant français n'ait pas pu empêcher la formation d'un tel monstre m'a toujours traumatisé. Les ouvrages qui rappellent la mémoire des victimes, hommes ou animales, de systèmes iniques et criminels sont toujours précieux. "Le massacre" en fait partie.

15/08/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Clifton
Clifton

Je réécris mon avis après avoir relu la plupart des tomes de cette série. Clifton est une bonne série quoique je le pense surtout pour la période Turk-De Groot. C'est peut-être par nostalgie, car c'est avec eux que j'ai découvert cette série, mais après avoir relu les albums pour la première fois depuis au moins 15 ans, je trouve toujours que c'est de l'excellente bd populaire pour enfants. Les scénarios fonctionnent bien, il y a une bonne balance entre l'humour et l'aventure et les dialogues et les personnages sont souvent savoureux. Le dessin de Turk est agréable à l'œil. Si la période De Groot-Bédu commence bien (La Mémoire brisée est mon album préféré non-dessiné par Turk), au fil des tomes le ton va devenir trop sérieux, particulièrement quand Bédu va se retrouver seul aux commandes. Ça reste des albums qui se lisent sans problème, mais je trouve que Clifton a perdu son identité et il ressemble à n'importe quel héros capable d'affronter n'importe quel danger alors qu'au début c'était un colonel à la retraite et donc un peu âgé. Les albums qui ont suivi ceux de Bédu ne m'ont pas trop convaincu. Quant à Macherot, s'il est sans aucun doute le meilleur dessinateur de la série, ses scénarios sont plutôt moyens.

11/10/2007 (MAJ le 11/08/2023) (modifier)
Par Sacha
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Château des Animaux
Le Château des Animaux

En magasin la première de couverture m'a captivité et la lecture était passionnante ! La morale, les idées démocratiques, sociales et solidaires me fascinent ! Le fait de dénoncer la dictature, la corruption tout en écrivant une histoire aussi follement captivante, incroyable !

10/08/2023 (modifier)
Couverture de la série De Cape et de Crocs
De Cape et de Crocs

J'ai gardé la série d'Ayrolles et de Masbou pour mon avis numéro 1000. C'est bien le moins que je pouvais faire pour remercier les auteurs de l'excellent moment de lecture qu'ils m'ont procuré. Parmi les douze albums, comme les douze pieds d'un alexandrin, je n'ai pas trouvé beaucoup de faiblesses. Certain liront une petite longueur à l'hémistiche de la série comme une petite pause dans ce combat fantaisiste. De la fantaisie, les auteurs nous en procurent dès le début du récit mélangeant les styles, les genres, les références dans un tourbillon de mots, de sons, d'images et de couleurs digne d'un feu d'artifice du roi Lune. Un roi Lune à deux visages comme le prouve une réflexion assez subtile d'Ayroles sur le Grand Siècle. Un siècle et un roi qui nous laissera en héritage la langue de Molière ou Racine, la somptuosité des architectures mais aussi le Code Noir ou des conquêtes meurtrières. Au contraire de certains je ne me suis pas lassé de l'utilisation des alexandrins. Une fois rentré dans la musique du verset, cela procure un rythme qui accompagne harmonieusement la gestuelle de nos héros. Les auteurs n'oublient aucun art dans le voyage de Lope et d'Armand (et moi ! dit Eusèbe). Ils n'oublient ni la danse, ni la peinture, ni la rhétorique ou l'astronomie ni bien sûr le théâtre. "Clame Eugénie ta mélodie, terrible et polonaise, uphonie calculée !" semblent nous murmurer les auteurs du toit de l'Olympe angoumoise. J'ai lu cette série comme un hommage vibrant à la création, à toutes les créations, derrière une façade de fantaisie calculée. J'ai beaucoup aimé les deux derniers épisodes qui nous renvoient aux réalités quotidiennes et à la contingence. Le graphisme de Masbou soutient particulièrement bien le rythme du récit. Les mimiques des personnages apportent un humour, une tendresse et une profondeur qui ont accompagné toute ma lecture. Le choix de Guy Delorme est une trouvaille qui rend hommage à tous ces rôles de méchants qui donnent une véritable épaisseur à tous les héros de la littérature. Chaque opus propose un univers graphique nouveau et cela enrichit la série comme nulle autre. La mise en couleur est un régal de contraste ou de luminosité. La poésie est musique et danse, elle est née d'un retournement (versus) interdit, c'est une boucle qui ne nous lâche plus et la chute du tome 12 nous le rappelle... avec panache.

08/08/2023 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Fabrique des Français - Histoire d’un peuple et d’une nation de 1870 à nos jours
La Fabrique des Français - Histoire d’un peuple et d’une nation de 1870 à nos jours

Pure coïncidence, cette bande dessinée, je l’ai lue quelques jours avant les émeutes de début juillet. Et comme on a pu le voir, certains politiques, en particulier l’extrême-droite avec comme chef de file le venimeux Eric « Gargamel » Zemmour, n’ont pas manqué de brandir une fois de plus le thème du « grand remplacement ». Ces derniers seraient donc bien inspirés d’entamer la lecture de cet ouvrage passionnant et documenté, qui traite de l’immigration depuis 1870 à nos jours. Car c’est dans cette seconde moitié du XIXe siècle qu’ont commencé les premiers mouvements de population au sein de l’Hexagone. A l’époque déjà, les Bretons et les Auvergnats, qui venaient s’installer dans la capitale en quête d’une vie meilleure, suscitaient l’hostilité des Parisiens. Suivis par les Italiens, les Belges et les Polonais qui furent appelés par la République, car en effet, le besoin de main d’œuvre était criant dans une France en pleine phase d’industrialisation. En 1886, les étrangers représentaient déjà une population de 1,2 millions, tandis que la démographie des Français, elle, stagnait ! C’est dans ces années que fut voté, afin de contrer le droit du sang des nationalistes, le droit du sol, condition nécessaire pour mieux intégrer ces populations et accessoirement grossir les rangs de l’armée française… Bref, l’ouvrage est passionnant, entrecoupé d’anecdotes et de témoignages de célébrités et d’anonymes dont les parents et aïeux n’étaient pas « de souche » ! Saviez-vous par exemple que la baguette était liée à la construction du métro parisien et aux immigrés qui y travaillaient ? Ou encore que la musette (oui, celle des bals) a été créée avec l’apport de l’accordéon par les Italiens ? Sans parler évidemment du couscous, devenu plat préféré des Français (mais ça tout le monde le sait déjà…).En déroulant le fil de cette histoire de l’immigration, on prend conscience de la richesse que celle-ci a apporté à la nation, mais aussi du fait que les étrangers ont été régulièrement pointés du doigt par les politiques les plus démagogues, enclins à titiller les peurs et les bas instincts. La défense de l’identité « gauloise », cet argument électoral nécessitant peu de rigueur intellectuelle, a souvent fonctionné et bien hélas fonctionne encore, en se répercutant surtout sur les lois successives qui ont fini par transformer aujourd’hui l’acquisition de la nationalité française (ou de la simple carte de séjour) en parcours du combattant. En ce qui concerne la partition graphique, Sébastien Vassant, adepte du format documentaire et historique (« Juger Pétain », « Politique qualité », « La Veille du Grand Soir »…) produit un dessin hyper lisible et donc très approprié. Son style, moins relâché et artistique que dans d’autres de ses productions, est tout à fait conforme aux codes du genre. La mise en page est variée et accompagne bien le texte. Le bémol se situe au niveau des représentations des personnages, plus ou moins célèbres, qu’on a parfois beaucoup de mal à reconnaître. Cela ne retire rien à l’intérêt de ce document que l’on peut considérer comme un ouvrage de salut public, à l’heure où le gouvernement s’apprête à présenter un énième projet de loi immigration, déjà repoussé en raison des controverses qu’il a suscitées. Mais surtout en raison de la montée en puissance des discours haineux vis-à-vis d’une frange de la population issue de l’immigration récente « de couleur », des discours qui pourraient pour la première fois favoriser l’arrivée au pouvoir d’un parti d’extrême-droite aux prochaines présidentielles. Dans un tel contexte, on se prend à espérer que « La Fabrique des Français » soit largement diffusée dans les écoles et les bibliothèques de « France et de Navarre ». Un livre très instructif qui apaise le débat, à lire évidemment de toute urgence !

06/08/2023 (modifier)
Par Jun
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Valkyrie Apocalypse
Valkyrie Apocalypse

J'adore ce manga. J'aime beaucoup les personnages, l'histoire est géniale, les combats extra. Le fait que l'auteur s'inspire des légendes et des personnages historiques du monde rend le manga aussi surprenant qu'instructif. Chaque personnage, que ce soit du côté des humains où des dieux, a sa propre histoire touchante, macabre et surprenante.

06/08/2023 (MAJ le 06/08/2023) (modifier)
Couverture de la série Primo Levi
Primo Levi

Il ne faut pas passer à côté de cette série, surtout si vous n'avez pas lu "Si c'est un homme". Dans le cadre fictif d'une rencontre entre Primo Levi et des écoliers, Matteo Mastragostino reprend quelques épisodes du célèbre roman de la déportation à Auschwitz-Birkenau. Si la série n'a pas la puissance suggestive du roman, elle n'en reste pas moins un outil de mémoire très appréciable. Ainsi, elle me semble accessible à des ados assez jeunes même si je pense que cette lecture doit être accompagnée. Le déroulé du récit est un savant dosage entre les scènes d'écoles apaisantes mais très émouvantes et les scènes historiques saisissantes mais moins dures que celles du livre. Le choix de l'auteur a été de mettre en avant les épisodes de "Selection" (à l'arrivée ou pendant la captivité) ce qui a marqué tous les détenus par une sorte de culpabilité du survivant. Même si le récit ne force pas sur le sentimental, c'est très difficile de ne pas avoir la larme à l'oeil en de nombreux passages. Cela se lit d'un trait sans avoir la possibilité de laisser le livre avant le dernier mot. Le graphisme d’Alessandro Ranghiasci ne travaille pas sur un voyeurisme morbide. Si certaines cases montrent l'horreur des corps dénudés ou des cadavres entassés on sent la volonté de respecter ces pauvres victimes. Les bourreaux sont bien sûr très présents mais toujours au second plan. On les entend aboyer plus qu'on ne les voit. Les auteurs soulignent ainsi l'importance de pouvoir comprendre vite et de pouvoir communiquer dans cet enfer si hostile. Ranghiasci a laissé les visages des soldats allemands dans une ombre qui efface leur humanité. Evidemment la mise en couleur d’Alessandra Alexakis participe pleinement au contraste paix/guerre. Si la classe est claire et lumineuse dans des tons solaires, la vie au camp reste dans la nuit quelle que soit la saison. Une lecture très émouvante et touchante qui rend accessible le plus fort témoignage sur l'horreur d'Auschwitz. A ne pas manquer.

05/08/2023 (modifier)
Par Tony
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Capitaine Vaudou
Capitaine Vaudou

Après avoir lu les critiques j'ai décidé de mettre la mienne, je ne contredirai pas les avis précédents. Il me semble qu'il faut juste prendre cette œuvre pour ce qu'elle est une super introduction et découverte d'une fiction inspirée de l'histoire, qui a pour but de nous faire découvrir à travers c'est mœurs et images l' univers du jeu de rôle du même titre. Par ce biais j'ai passé un super moment et j'ai hâte de pouvoir découvrir la suite en espérant qu'après la trilogie la saga puisse se poursuivre, je serai client Un roman dans cette univers pourrais aussi me satisfaire. Merci de m'avoir lu, je ne suis personne apprécié par vous même

03/08/2023 (modifier)