Fred Bernard et Benjamin Flao adaptent avec talent le best-seller de Peter Wohlleben. Et je trouve que le format bande dessinée se prête parfaitement au sujet, rendant cette lecture accessible à tous, des plus jeunes aux plus anciens.
Pour qui ne connaitrait pas le livre, Peter Wohlleben relate dans celui-ci son expérience, revenant sur les découvertes faites sur le sujet durant ces dernières décennies. L’adaptation se présente sous forme de chapitres saisonniers (printemps, été, automne, hiver et à nouveau le printemps), on y apprend ce qu’est un arbre, son importance pour la planète, ses interactions avec d’autres organismes vivants (champignons, insectes, oiseaux, mammifères), les spécificités selon les essences, les dégâts causés par l’homme (depuis les pluies acides jusqu’aux conséquences dues au réchauffement climatique en passant par l’exploitation forestière non raisonnée). Peter Wohlleben revient également sur les dernières découvertes en date concernant des sujets jugés fantaisistes par certains mais scientifiquement vérifiés (la communication entre les arbres, les principes d’entre-aide, la notion de douleur et de souffrance).
J’aime beaucoup cette approche du monde végétal, qui contrairement aux modèles proposés par les religions monothéistes, place cet univers sur un pied d’égalité avec le monde animal (humains compris) ou le monde minéral. Cette impression d’appartenir à un grand tout me plait énormément et devrait permettre d’inciter chaque lecteur à respecter tout ce qui l’entoure.
La bande dessinée synthétise bien le livre. Le dessin permet d’illustrer de manière claire les explications plus scientifiques tout en proposant beaucoup de planches naturalistes qui, du simple fait qu’elles illustrent des espèces faciles à observer dans nos contrées, parleront à tout un chacun. Le fait que Peter Wohlleben habite une région très proche de la mienne joue sans doute également de manière positive dans mon appréciation puisque sa forêt ressemble beaucoup à la mienne. Je m’y sens chez moi.
Parce que ce récit incite à observer, écouter et respecter la nature, je trouve que sa lecture devrait être une priorité dans le monde enseignant. Du coup, j’ai tendance à pardonner certains défauts (des passages un peu lourds ou redondants, de petites erreurs d’écriture, etc…) tant je les trouve mineurs comparés à tout ce que ce livre peut apporter au lecteur.
Mmmmm ! Quel régal que ce thriller !
Douze, c'est le nombre de convives invités par l'Hydre dans un hôtel de luxe des Alpes en fin de saison. L'Hydre ? Personne ne sait qui elle est, si ce n'est qu'elle est à la tête d'une organisation criminelle de grande ampleur et que son petit plaisir annuel est de réunir dans un lieu un certain nombre de personnes toutes issues des "affaires", qu'elles soient d’État ou criminelles. Anciens flics, agents spéciaux ou tueurs professionnels, tout ce beau petit monde est convié à un repas où le silence est imposé, puis passé les Douze coups de minuit, le "jeu" peut commencer... Une seule règle : survivre, pour espérer intégrer la fameuse organisation de l'Hydre.
Voilà un album haletant, tout en tension, qui sait tenir son lecteur jusqu'à son dénouement. Chaque personnage est bien campé et amené, se dévoilant délicatement au fil des pages... avant de disparaître... ou pas. Il n'y aura qu'un "élu".
Graphiquement, Hervé Boivin que j'avais découvert il y a fort longtemps avec Le Sabre et l'épée nous propose un travail beaucoup plus abouti, dans un style réaliste. Ses décors son travaillés, ses personnages expressifs. Cadrages et découpages donnent tout le rythme nécessaire à ce petit jeu de massacre en huis-clos pour notre plus grand bonheur.
Petite mention spéciale pour la couverture très réussi : ce filigrane d'armes couleur bronze en vernis sélectif en arrière plan du masque de l'Hydre et de l'hôtel où se confine l'action est une vrai réussite ; c'est de toute beauté !
Un vrai petit régal à déguster tranquillement dans son canap' au coin du feu !
Manara adaptant la vie du Caravage, je ne pouvais pas passer à côté ! Quelle idée brillante, quelle fougue de la part d'un auteur accusant ses 78 ans cette année.
J'ai eu l'occasion de voir le Caravage passer dans mes cours d'histoire de l'art (bien trop vite, malheureusement) et j'ai surtout vu ses œuvres dans certains musées. Il est vrai qu'un tableau du Caravage à quelque chose qui marque, ses poses, ses lumières qui attire l'œil. Ce sont des peintures qu'il faut surtout voir en vrai, pour ressentir pleinement la vie qu'il y a insufflé.
Manara adapte donc la vie de ce peintre, mais je dirais qu'il tente aussi de faire par là une œuvre qui le concerne pleinement. Les amateurs de fesses en trouveront bien une ou deux au détour d'une planche, mais les proportions de femmes dénudées sont diminuées par rapport au Manara classique. Et surtout, son personnage du Caravage est avant tout un artiste, pleinement tourné vers son art et uniquement concerné par lui. Batailleur, arrogant, fier, investi, le Caravage est dépeint comme l'artiste fiévreux, celui qui doit peindre et doit toucher du doigt une perfection. Les tableaux sont représentés tout au long de la BD, mais plusieurs clin d'œil sont aussi dissimulés de ci, de là, donnant à la BD un intérêt certain si vous la relisez après avoir découvert d'autres artistes du Cinquecento italien ! Tout amateur d'art saura s'amuser à décortiquer les références, les citations explicites.
Mais cette BD n'est pas qu'une adaptation de la vie du Caravage, et au-delà de l'histoire j'y vois indéniablement un sous texte dans lequel Manara semble parler de lui-même. Les doubles sens abondent : la grâce vers laquelle le Caravage tend semble tout autant la grâce papale lui permettant de rejoindre Rome que la Grace divine, celle artistique, vers lequel il tend par ses œuvres. Manara parle d'un artiste, présente son obsession pour l'art jusque dans les moindres recoins de sa vie (la scène où regardant une croupe de femme il ne s'intéresse qu'a la lumière par exemple). Sans faire de psychanalyse de comptoir, j'aurais presque l'impression que Manara nous dévoile une œuvre plus personnelle, somme d'une vie de travail sur le dessin. Il rend hommage aux maitres italiens qui semblent l'avoir marqués, il se projette peut-être dans un artiste dévoué à son art jusqu'au bout et qui semble mélancolique lorsque l'œuvre est fini, incapable de s'arrêter de peindre (comme il semble incapable d'arrêter la bande dessinée à près de 80 ans).
Je ne parle bien sur pas des dessins, magnifiques. Outre les références et les citations, Manara s'amuse à reconstruire minutieusement des ateliers d'artistes, des costumes d'époques, des lieux tels qu'on pourrait les imaginer à cette époque. C'est une plongée dans l'Italie de la Renaissance, une magnifique mise en image qui explique par le dessin la lumière qui marque tant le Caravage. Manara n'a plus vraiment besoin de faire ses preuves sur le plan pictural, et pourtant il prouve encore qu'il en a sous le capot. Remarquable !
Cette BD basée sur la vie et les voyages de John Muir, écologiste avant la lettre, manque d'un chouia sa cinquième étoile. Peut-être parce que j'ai trouvé ça tellement admirable malgré mes réserves de départ, que j'en ressens finalement un peu de frustration. En fait, j'aurais aimé que ce soit encore plus long, plus étoffé. Allez, je lui colle un coup de cœur quand même. Ca les vaut amplement.
D'abord graphiquement, le dessin est splendide. Le trait est remarquable de finesse et contient une foultitude de détails. Ca foisonne, ça vibre. Les contours fourmillent comme dans les tableaux pointillistes (alors qu'on a affaire à des traits bien marqués, hein ?). Le noir et blanc, qui peut être source de frustration (on imagine aisément le travail de coloriste que cela pourrait engendrer), apporte pourtant la touche contemplative. En effet, mon impression avant d'entamer ma lecture était de tenir une BD terne, presque vide comme ces dessins que l'on trouve dans les carnets de coloriage pour enfants. Mais non, le dessin est vraiment splendide et colle finalement très bien à l'état intérieur de cet homme tout entier happé dans l'environnement qu'il traverse. En outre, notre personnage sort d'une longue période de convalescence qui a bien failli le laisser définitivement aveugle. Alors oui, le dessin, à la fois net et pâle, retranscrit ce retour à la vue, à la vie, et traduit assez bien l'émerveillement de John Muir devant cette nature extraordinairement subtile.
Ce voyage est agréable à suivre. On est avec lui, dans l'immensité de territoires encore vierges de souillures humaines. De longs passages muets et méditatifs composent et rythment le récit. Contrairement à Cosme, j'ai trouvé le propos juste et profond, que ce soit au niveau écologique ou spirituel. Lomig présente John Muir un peu à la façon d'un Adam moderne, et ça fonctionne parfaitement. Le propos est d'une actualité brulante et tragique. Bien entendu, il n'y a pas d'intrigue. Il s'agit d'un voyage, d'une déambulation solitaire à travers les Etats-Unis d'avant la conquête totale de l'Ouest sauvage, pas d'une enquête policière. Chercher un scénario ici avec moults rebondissements me parait un non-sens. Néanmoins, les images accompagnent parfaitement les réflexions de Muir et offrent de très belles transitions. Moi, en tout cas, ça me va complètement.
En outre, ça m'a rappelé le récit de Jean-Jacques Audubon qui a fait également l'objet d'une adaptation BD, plus classique. Mais il y a dans la BD de Lomig une force poétique incontestable, absente du livre de Grolleau et Royer. Il permet d'inscrire ce voyage de découverte dans une attitude spirituelle profonde et juste : la "Nature" (pour les peuples animistes, la Nature n'existe pas en dehors d'eux ; ils en font parti intégralement) est une source d'inspiration, permet la méditation. Une promenade vaut toutes les gamberges du monde. Quiconque a déjà fait cette expérience le sait. T'as un souci, tu te poses des questions en boucle sans parvenir à démêler la pelote ? Alors va faire une balade, et la solution, si tu sais regarder, viendra à toi. C'est aussi simple et magique que cela.
Ouais ! Cette solitude vaut bien un coup au cœur.
"Vous les mômes qui grandissez là-dedans... Vous accordez trop de pouvoir aux morts. Ça vous détourne."
J'ai lu le 1er volume de Clémentine par Tillie Walden, dans l'univers Wdead (série prévue en 3 volumes), et d'après les jeux vidéo édités par Telltale. Plus exactement, ça reprend la suite des jeux vidéo avec ce personnage.
Tillie Walden, c'est une autrice américaine, que j'apprécie beaucoup et qui est éditée en vf en France chez Gallimard jeunesse avec des ouvrages tels que Spinning ou Dans un rayon de soleil. Et maintenant, avec sa série Wdead Clémentine chez Delcourt.
Ce premier volume comporte un préambule à l'histoire pour la liaison entre les jeux vidéo et ce qu'il va se déroulee dans ces 3 volumes. Alors, je ne connaissais pas du tout car je n'ai pas joué aux jeux vidéo mais concrètement ce n'est pas très grave car dans le récit, Tillie Walden réussit à placer des flash-back, pour que l'on apprenne un tant soit peu l'histoire de Clémentine. Là Clémentine a 17 ans à peu près et elle va rencontrer de nouvelles personnes avec qui elle va devoir affronter les rôdeurs et bien plus. Les personnages sont des adolescents, comme Tillie sait très bien les raconter, avec leurs doutes et leurs questionnements, mais avec en plus cette sombre réalité qui est la leur puisque ils vivent ou sont nés dans un monde post-apocalyptique. Tillie a réussi à s'approprier l'univers Wdead tout en finesse et avec toujours cette touche intimiste qui lui est propre. Avec de plus son graphisme très reconnaissable, et ce noir et gris à la Wdead qu'elle arrive à sublimer.
J'ai vraiment beaucoup aimé. Il y a des scènes très émouvantes et intenses. On est tout de suite embarqué aux côtés de ces personnages à la sensibilité toute réaliste. Belle réussite pour cette autrice qui est à découvrir. Et vraiment hâte de lire la suite des aventures de Clémentine en comics.
Avec simplicité et autodérision, Nicolas Wild fait le récit de sa mission en Afghanistan. Parti sur un coup de tête, il prend rapidement conscience qu’il a atterri dans un pays à la fois dangereux et attachant. L’auteur nous plonge dans son quotidien de dessinateur dans une agence de communication. Sur fond de plans d’aide américains, d’actions de communication pour des programmes onusiens ou d’aide humanitaire… les expatriés vivent à l’Occidentale dans leur quartier haute sécurité, leur bar-restaurant « La Joie de Vivre » (ça ne s’invente pas !), leur piscine et leurs fêtes entre expats. A l’inverse, la population afghane manque de tout, de nourriture, de soins médicaux, d’écoles. Le premier tome est fluide et le second est aussi bon. Cette fois, il est question du trafic d’opium et des tentatives occidentales pour l’endiguer. Ce deuxième tome est particulièrement intéressant pour montrer le décalage qui existe entre la vision occidentale de la question afghane et la réalité sur le terrain. Nicolas Wild décrypte les plans occidentaux et les fausses bonnes-solutions de l’ONU qui ne font qu’aggraver le problème faute d’avoir correctement analysé la situation locale. Croisant carnet de voyage et album documentaire, Kaboul disco raconte un pays, l’Afghanistan, que l’on a envie de mieux connaitre et de mieux comprendre.
J'ai vraiment été séduit par ce récit autobiographique de Magali Le Huche. J'avais beaucoup aimé son travail dans la série Verte/Pome/Mauve et je ne suis pas déçu de la retrouver dans un récit beaucoup plus intime.
De plus comme je suis fan des Fab Four, son récit ne pouvait que me toucher. Magali s'expose courageusement dans le récit de son passage de l'enfance à l'âge adulte.
Deuxième fille dans une famille intellectuelle supérieure, elle se retrouve en forte difficulté à son entrée en sixième dans un grand collège parisien. J'ai alors retrouvé une ambiance à la Kubrik dans son face à face avec Crioufolle, sa perverse (et raciste ?) prof de français.
Comme pour la confrontation entre Baleine et Hartman, la rencontre entre Le Huche et Crioufolle provoque la destruction psychique de celle qui n'est pas dans le moule. C'est une thématique peu abordée que développe Magali avec sa phobie scolaire et la quasi-destruction de son moi par un système élitiste aveugle aux particularités des enfants.
Issu d'un grand collège parisien, je connais bien cette ambiance même si je n'ai pas eu les soucis de Magali. La phobie scolaire est un casse-tête très culpabilisant pour les parents. La description qu'en donne Magali Le Huche est une vraie piste de réflexion pour tous les parents peu présents et qui voient les choses leur échapper.
La couverture est magnifique de sens. La petite Magali doit traverser la route, son Abbey Road, pour grandir dans ce monde gris et souvent terrifiant. Les parents ont montré leurs limites alors Magali a trouvé des compagnons de route. Pas n'importe lesquels : des Immortels, même si le 8 décembre 1980 un dingue a déchargé son flingue sur un génie quand Magali était bébé.
Car Magali a trouvé son monde coloré, un peu psychédélique dont elle a compris intuitivement toutes les richesses.
Le graphisme de Magali Le Huche travaille sur la distance à soi dans l'autodérision touchante avec son trait fin et souple. Ces épisodes sont presque en N&B tout juste adouci par des nuances de roses. Dans ce récit touchant s'introduit comme par effraction des doubles pages colorées de façon très travaillées et abouties.
Grâce soit rendue aux quatre de Liverpool pour avoir accompagné Magali sur le chemin de la créativité qui produit ce petit bijou. Bien d'autres enfants rencontrent des compagnons de route bien plus malveillants dans leurs mondes parallèles.
La série de Magali montre que les Beatles ont sauvé au moins une étoile de mer échouée sur la plage, c'est déjà immense.
"Elève Le Huche, levez-vous ! Félicitation vous saurez rendre des lecteurs/rices heureux/ses !!"
Quelle merveille ce livre!
Commençons par le dessin!
J'aime énormément le travail de Jean Dytar (une bibliographie sans fausse note (Scénario/dessin) et en particulier Florida, un de mes gros coups de coeur de l'année 2018) mais là, waouh, je ne m'attendais pas à pareille claque visuelle !! Un peu dans la même veine que David Vandermeulen pour Fritz Haber.
Que c'est beau et cette idée de découpage des planches qui permet, aidé par les couleurs, de suivre en parallèle et aisément nos trois protagonistes (i.e. Rimbaud, Verlaine et Nouveau) est judicieuse et marche formidablement bien.
Côté scénario, rien à redire, c'est d'une subtilité et finesse sans nom ! On ne présente plus non plus Laurent-Frédéric Bollée et on notera l'apport reconnu de Jean Dytar.
Lire ce récit sur la genèse des Illuminations me donne des envies de (re)lire le(s) livre(s) de Rimbaud, (re)lire les livres de Verlaine et Nouveau, se renseigner sur cette période et ces trois auteurs et finalement, se replonger à nouveau dans cette BD !
Un immanquable de 2023 !
Je ne comprends même pas pourquoi une personne qui n’aime pas les mangas et qui n’a lu que le 1er tome, donne son avis.
Ce manga est génial. Certes, au début il ressemble à bcp d’autres, mais au fil de l’histoire, des intrigues se complexifient. Les personnages évoluent tout au long de l’histoire. Les enjeux changent et évoluent eux aussi. Et ce n’est pas un manga très long, du coup il se lit très bien.
Ceux qui disent qu’on ne différencie pas les persos, ben on ne peut rien pour eux, personnellement, je n’ai jamais eu de mal.
POSSIBLES SPOILERS
Il n’est sans doute pas utile de faire de la pub pour cette saga de 6 tomes au succès énorme, mais je vais le faire quand même.
C’est ma saga préférée, celle qui m’a fait pleuré à chaudes larmes tout le tome 5 et 6.
je me suis attachée énormément à Riad et à sa maman, au destin de son petit Frère Fadi, et à ce père tellement compliqué, antisémite sexiste nationaliste, mais son père quand même avec des moments touchants entre eux dans les premiers tomes .
Je prête ces tomes à toute ma famille comme si je donnais des nouvelles de gens de notre famille justement, nous n’avons aucun lien avec la Syrie mais cette bd parle à tous les humains
Riad a fait une des œuvres les plus importantes du monde de la bd à mes yeux.
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La Vie secrète des arbres
Fred Bernard et Benjamin Flao adaptent avec talent le best-seller de Peter Wohlleben. Et je trouve que le format bande dessinée se prête parfaitement au sujet, rendant cette lecture accessible à tous, des plus jeunes aux plus anciens. Pour qui ne connaitrait pas le livre, Peter Wohlleben relate dans celui-ci son expérience, revenant sur les découvertes faites sur le sujet durant ces dernières décennies. L’adaptation se présente sous forme de chapitres saisonniers (printemps, été, automne, hiver et à nouveau le printemps), on y apprend ce qu’est un arbre, son importance pour la planète, ses interactions avec d’autres organismes vivants (champignons, insectes, oiseaux, mammifères), les spécificités selon les essences, les dégâts causés par l’homme (depuis les pluies acides jusqu’aux conséquences dues au réchauffement climatique en passant par l’exploitation forestière non raisonnée). Peter Wohlleben revient également sur les dernières découvertes en date concernant des sujets jugés fantaisistes par certains mais scientifiquement vérifiés (la communication entre les arbres, les principes d’entre-aide, la notion de douleur et de souffrance). J’aime beaucoup cette approche du monde végétal, qui contrairement aux modèles proposés par les religions monothéistes, place cet univers sur un pied d’égalité avec le monde animal (humains compris) ou le monde minéral. Cette impression d’appartenir à un grand tout me plait énormément et devrait permettre d’inciter chaque lecteur à respecter tout ce qui l’entoure. La bande dessinée synthétise bien le livre. Le dessin permet d’illustrer de manière claire les explications plus scientifiques tout en proposant beaucoup de planches naturalistes qui, du simple fait qu’elles illustrent des espèces faciles à observer dans nos contrées, parleront à tout un chacun. Le fait que Peter Wohlleben habite une région très proche de la mienne joue sans doute également de manière positive dans mon appréciation puisque sa forêt ressemble beaucoup à la mienne. Je m’y sens chez moi. Parce que ce récit incite à observer, écouter et respecter la nature, je trouve que sa lecture devrait être une priorité dans le monde enseignant. Du coup, j’ai tendance à pardonner certains défauts (des passages un peu lourds ou redondants, de petites erreurs d’écriture, etc…) tant je les trouve mineurs comparés à tout ce que ce livre peut apporter au lecteur.
Douze
Mmmmm ! Quel régal que ce thriller ! Douze, c'est le nombre de convives invités par l'Hydre dans un hôtel de luxe des Alpes en fin de saison. L'Hydre ? Personne ne sait qui elle est, si ce n'est qu'elle est à la tête d'une organisation criminelle de grande ampleur et que son petit plaisir annuel est de réunir dans un lieu un certain nombre de personnes toutes issues des "affaires", qu'elles soient d’État ou criminelles. Anciens flics, agents spéciaux ou tueurs professionnels, tout ce beau petit monde est convié à un repas où le silence est imposé, puis passé les Douze coups de minuit, le "jeu" peut commencer... Une seule règle : survivre, pour espérer intégrer la fameuse organisation de l'Hydre. Voilà un album haletant, tout en tension, qui sait tenir son lecteur jusqu'à son dénouement. Chaque personnage est bien campé et amené, se dévoilant délicatement au fil des pages... avant de disparaître... ou pas. Il n'y aura qu'un "élu". Graphiquement, Hervé Boivin que j'avais découvert il y a fort longtemps avec Le Sabre et l'épée nous propose un travail beaucoup plus abouti, dans un style réaliste. Ses décors son travaillés, ses personnages expressifs. Cadrages et découpages donnent tout le rythme nécessaire à ce petit jeu de massacre en huis-clos pour notre plus grand bonheur. Petite mention spéciale pour la couverture très réussi : ce filigrane d'armes couleur bronze en vernis sélectif en arrière plan du masque de l'Hydre et de l'hôtel où se confine l'action est une vrai réussite ; c'est de toute beauté ! Un vrai petit régal à déguster tranquillement dans son canap' au coin du feu !
Le Caravage
Manara adaptant la vie du Caravage, je ne pouvais pas passer à côté ! Quelle idée brillante, quelle fougue de la part d'un auteur accusant ses 78 ans cette année. J'ai eu l'occasion de voir le Caravage passer dans mes cours d'histoire de l'art (bien trop vite, malheureusement) et j'ai surtout vu ses œuvres dans certains musées. Il est vrai qu'un tableau du Caravage à quelque chose qui marque, ses poses, ses lumières qui attire l'œil. Ce sont des peintures qu'il faut surtout voir en vrai, pour ressentir pleinement la vie qu'il y a insufflé. Manara adapte donc la vie de ce peintre, mais je dirais qu'il tente aussi de faire par là une œuvre qui le concerne pleinement. Les amateurs de fesses en trouveront bien une ou deux au détour d'une planche, mais les proportions de femmes dénudées sont diminuées par rapport au Manara classique. Et surtout, son personnage du Caravage est avant tout un artiste, pleinement tourné vers son art et uniquement concerné par lui. Batailleur, arrogant, fier, investi, le Caravage est dépeint comme l'artiste fiévreux, celui qui doit peindre et doit toucher du doigt une perfection. Les tableaux sont représentés tout au long de la BD, mais plusieurs clin d'œil sont aussi dissimulés de ci, de là, donnant à la BD un intérêt certain si vous la relisez après avoir découvert d'autres artistes du Cinquecento italien ! Tout amateur d'art saura s'amuser à décortiquer les références, les citations explicites. Mais cette BD n'est pas qu'une adaptation de la vie du Caravage, et au-delà de l'histoire j'y vois indéniablement un sous texte dans lequel Manara semble parler de lui-même. Les doubles sens abondent : la grâce vers laquelle le Caravage tend semble tout autant la grâce papale lui permettant de rejoindre Rome que la Grace divine, celle artistique, vers lequel il tend par ses œuvres. Manara parle d'un artiste, présente son obsession pour l'art jusque dans les moindres recoins de sa vie (la scène où regardant une croupe de femme il ne s'intéresse qu'a la lumière par exemple). Sans faire de psychanalyse de comptoir, j'aurais presque l'impression que Manara nous dévoile une œuvre plus personnelle, somme d'une vie de travail sur le dessin. Il rend hommage aux maitres italiens qui semblent l'avoir marqués, il se projette peut-être dans un artiste dévoué à son art jusqu'au bout et qui semble mélancolique lorsque l'œuvre est fini, incapable de s'arrêter de peindre (comme il semble incapable d'arrêter la bande dessinée à près de 80 ans). Je ne parle bien sur pas des dessins, magnifiques. Outre les références et les citations, Manara s'amuse à reconstruire minutieusement des ateliers d'artistes, des costumes d'époques, des lieux tels qu'on pourrait les imaginer à cette époque. C'est une plongée dans l'Italie de la Renaissance, une magnifique mise en image qui explique par le dessin la lumière qui marque tant le Caravage. Manara n'a plus vraiment besoin de faire ses preuves sur le plan pictural, et pourtant il prouve encore qu'il en a sous le capot. Remarquable !
Au cœur des solitudes
Cette BD basée sur la vie et les voyages de John Muir, écologiste avant la lettre, manque d'un chouia sa cinquième étoile. Peut-être parce que j'ai trouvé ça tellement admirable malgré mes réserves de départ, que j'en ressens finalement un peu de frustration. En fait, j'aurais aimé que ce soit encore plus long, plus étoffé. Allez, je lui colle un coup de cœur quand même. Ca les vaut amplement. D'abord graphiquement, le dessin est splendide. Le trait est remarquable de finesse et contient une foultitude de détails. Ca foisonne, ça vibre. Les contours fourmillent comme dans les tableaux pointillistes (alors qu'on a affaire à des traits bien marqués, hein ?). Le noir et blanc, qui peut être source de frustration (on imagine aisément le travail de coloriste que cela pourrait engendrer), apporte pourtant la touche contemplative. En effet, mon impression avant d'entamer ma lecture était de tenir une BD terne, presque vide comme ces dessins que l'on trouve dans les carnets de coloriage pour enfants. Mais non, le dessin est vraiment splendide et colle finalement très bien à l'état intérieur de cet homme tout entier happé dans l'environnement qu'il traverse. En outre, notre personnage sort d'une longue période de convalescence qui a bien failli le laisser définitivement aveugle. Alors oui, le dessin, à la fois net et pâle, retranscrit ce retour à la vue, à la vie, et traduit assez bien l'émerveillement de John Muir devant cette nature extraordinairement subtile. Ce voyage est agréable à suivre. On est avec lui, dans l'immensité de territoires encore vierges de souillures humaines. De longs passages muets et méditatifs composent et rythment le récit. Contrairement à Cosme, j'ai trouvé le propos juste et profond, que ce soit au niveau écologique ou spirituel. Lomig présente John Muir un peu à la façon d'un Adam moderne, et ça fonctionne parfaitement. Le propos est d'une actualité brulante et tragique. Bien entendu, il n'y a pas d'intrigue. Il s'agit d'un voyage, d'une déambulation solitaire à travers les Etats-Unis d'avant la conquête totale de l'Ouest sauvage, pas d'une enquête policière. Chercher un scénario ici avec moults rebondissements me parait un non-sens. Néanmoins, les images accompagnent parfaitement les réflexions de Muir et offrent de très belles transitions. Moi, en tout cas, ça me va complètement. En outre, ça m'a rappelé le récit de Jean-Jacques Audubon qui a fait également l'objet d'une adaptation BD, plus classique. Mais il y a dans la BD de Lomig une force poétique incontestable, absente du livre de Grolleau et Royer. Il permet d'inscrire ce voyage de découverte dans une attitude spirituelle profonde et juste : la "Nature" (pour les peuples animistes, la Nature n'existe pas en dehors d'eux ; ils en font parti intégralement) est une source d'inspiration, permet la méditation. Une promenade vaut toutes les gamberges du monde. Quiconque a déjà fait cette expérience le sait. T'as un souci, tu te poses des questions en boucle sans parvenir à démêler la pelote ? Alors va faire une balade, et la solution, si tu sais regarder, viendra à toi. C'est aussi simple et magique que cela. Ouais ! Cette solitude vaut bien un coup au cœur.
Walking Dead - Clementine
"Vous les mômes qui grandissez là-dedans... Vous accordez trop de pouvoir aux morts. Ça vous détourne." J'ai lu le 1er volume de Clémentine par Tillie Walden, dans l'univers Wdead (série prévue en 3 volumes), et d'après les jeux vidéo édités par Telltale. Plus exactement, ça reprend la suite des jeux vidéo avec ce personnage. Tillie Walden, c'est une autrice américaine, que j'apprécie beaucoup et qui est éditée en vf en France chez Gallimard jeunesse avec des ouvrages tels que Spinning ou Dans un rayon de soleil. Et maintenant, avec sa série Wdead Clémentine chez Delcourt. Ce premier volume comporte un préambule à l'histoire pour la liaison entre les jeux vidéo et ce qu'il va se déroulee dans ces 3 volumes. Alors, je ne connaissais pas du tout car je n'ai pas joué aux jeux vidéo mais concrètement ce n'est pas très grave car dans le récit, Tillie Walden réussit à placer des flash-back, pour que l'on apprenne un tant soit peu l'histoire de Clémentine. Là Clémentine a 17 ans à peu près et elle va rencontrer de nouvelles personnes avec qui elle va devoir affronter les rôdeurs et bien plus. Les personnages sont des adolescents, comme Tillie sait très bien les raconter, avec leurs doutes et leurs questionnements, mais avec en plus cette sombre réalité qui est la leur puisque ils vivent ou sont nés dans un monde post-apocalyptique. Tillie a réussi à s'approprier l'univers Wdead tout en finesse et avec toujours cette touche intimiste qui lui est propre. Avec de plus son graphisme très reconnaissable, et ce noir et gris à la Wdead qu'elle arrive à sublimer. J'ai vraiment beaucoup aimé. Il y a des scènes très émouvantes et intenses. On est tout de suite embarqué aux côtés de ces personnages à la sensibilité toute réaliste. Belle réussite pour cette autrice qui est à découvrir. Et vraiment hâte de lire la suite des aventures de Clémentine en comics.
Kaboul Disco
Avec simplicité et autodérision, Nicolas Wild fait le récit de sa mission en Afghanistan. Parti sur un coup de tête, il prend rapidement conscience qu’il a atterri dans un pays à la fois dangereux et attachant. L’auteur nous plonge dans son quotidien de dessinateur dans une agence de communication. Sur fond de plans d’aide américains, d’actions de communication pour des programmes onusiens ou d’aide humanitaire… les expatriés vivent à l’Occidentale dans leur quartier haute sécurité, leur bar-restaurant « La Joie de Vivre » (ça ne s’invente pas !), leur piscine et leurs fêtes entre expats. A l’inverse, la population afghane manque de tout, de nourriture, de soins médicaux, d’écoles. Le premier tome est fluide et le second est aussi bon. Cette fois, il est question du trafic d’opium et des tentatives occidentales pour l’endiguer. Ce deuxième tome est particulièrement intéressant pour montrer le décalage qui existe entre la vision occidentale de la question afghane et la réalité sur le terrain. Nicolas Wild décrypte les plans occidentaux et les fausses bonnes-solutions de l’ONU qui ne font qu’aggraver le problème faute d’avoir correctement analysé la situation locale. Croisant carnet de voyage et album documentaire, Kaboul disco raconte un pays, l’Afghanistan, que l’on a envie de mieux connaitre et de mieux comprendre.
Nowhere girl
J'ai vraiment été séduit par ce récit autobiographique de Magali Le Huche. J'avais beaucoup aimé son travail dans la série Verte/Pome/Mauve et je ne suis pas déçu de la retrouver dans un récit beaucoup plus intime. De plus comme je suis fan des Fab Four, son récit ne pouvait que me toucher. Magali s'expose courageusement dans le récit de son passage de l'enfance à l'âge adulte. Deuxième fille dans une famille intellectuelle supérieure, elle se retrouve en forte difficulté à son entrée en sixième dans un grand collège parisien. J'ai alors retrouvé une ambiance à la Kubrik dans son face à face avec Crioufolle, sa perverse (et raciste ?) prof de français. Comme pour la confrontation entre Baleine et Hartman, la rencontre entre Le Huche et Crioufolle provoque la destruction psychique de celle qui n'est pas dans le moule. C'est une thématique peu abordée que développe Magali avec sa phobie scolaire et la quasi-destruction de son moi par un système élitiste aveugle aux particularités des enfants. Issu d'un grand collège parisien, je connais bien cette ambiance même si je n'ai pas eu les soucis de Magali. La phobie scolaire est un casse-tête très culpabilisant pour les parents. La description qu'en donne Magali Le Huche est une vraie piste de réflexion pour tous les parents peu présents et qui voient les choses leur échapper. La couverture est magnifique de sens. La petite Magali doit traverser la route, son Abbey Road, pour grandir dans ce monde gris et souvent terrifiant. Les parents ont montré leurs limites alors Magali a trouvé des compagnons de route. Pas n'importe lesquels : des Immortels, même si le 8 décembre 1980 un dingue a déchargé son flingue sur un génie quand Magali était bébé. Car Magali a trouvé son monde coloré, un peu psychédélique dont elle a compris intuitivement toutes les richesses. Le graphisme de Magali Le Huche travaille sur la distance à soi dans l'autodérision touchante avec son trait fin et souple. Ces épisodes sont presque en N&B tout juste adouci par des nuances de roses. Dans ce récit touchant s'introduit comme par effraction des doubles pages colorées de façon très travaillées et abouties. Grâce soit rendue aux quatre de Liverpool pour avoir accompagné Magali sur le chemin de la créativité qui produit ce petit bijou. Bien d'autres enfants rencontrent des compagnons de route bien plus malveillants dans leurs mondes parallèles. La série de Magali montre que les Beatles ont sauvé au moins une étoile de mer échouée sur la plage, c'est déjà immense. "Elève Le Huche, levez-vous ! Félicitation vous saurez rendre des lecteurs/rices heureux/ses !!"
Les Illuminés
Quelle merveille ce livre! Commençons par le dessin! J'aime énormément le travail de Jean Dytar (une bibliographie sans fausse note (Scénario/dessin) et en particulier Florida, un de mes gros coups de coeur de l'année 2018) mais là, waouh, je ne m'attendais pas à pareille claque visuelle !! Un peu dans la même veine que David Vandermeulen pour Fritz Haber. Que c'est beau et cette idée de découpage des planches qui permet, aidé par les couleurs, de suivre en parallèle et aisément nos trois protagonistes (i.e. Rimbaud, Verlaine et Nouveau) est judicieuse et marche formidablement bien. Côté scénario, rien à redire, c'est d'une subtilité et finesse sans nom ! On ne présente plus non plus Laurent-Frédéric Bollée et on notera l'apport reconnu de Jean Dytar. Lire ce récit sur la genèse des Illuminations me donne des envies de (re)lire le(s) livre(s) de Rimbaud, (re)lire les livres de Verlaine et Nouveau, se renseigner sur cette période et ces trois auteurs et finalement, se replonger à nouveau dans cette BD ! Un immanquable de 2023 !
Ares - The Vagrant Soldier
Je ne comprends même pas pourquoi une personne qui n’aime pas les mangas et qui n’a lu que le 1er tome, donne son avis. Ce manga est génial. Certes, au début il ressemble à bcp d’autres, mais au fil de l’histoire, des intrigues se complexifient. Les personnages évoluent tout au long de l’histoire. Les enjeux changent et évoluent eux aussi. Et ce n’est pas un manga très long, du coup il se lit très bien. Ceux qui disent qu’on ne différencie pas les persos, ben on ne peut rien pour eux, personnellement, je n’ai jamais eu de mal.
L'Arabe du futur
POSSIBLES SPOILERS Il n’est sans doute pas utile de faire de la pub pour cette saga de 6 tomes au succès énorme, mais je vais le faire quand même. C’est ma saga préférée, celle qui m’a fait pleuré à chaudes larmes tout le tome 5 et 6. je me suis attachée énormément à Riad et à sa maman, au destin de son petit Frère Fadi, et à ce père tellement compliqué, antisémite sexiste nationaliste, mais son père quand même avec des moments touchants entre eux dans les premiers tomes . Je prête ces tomes à toute ma famille comme si je donnais des nouvelles de gens de notre famille justement, nous n’avons aucun lien avec la Syrie mais cette bd parle à tous les humains Riad a fait une des œuvres les plus importantes du monde de la bd à mes yeux.