Nowhere girl
Magali a 11 ans en 1990. Elle aime les Beatles, dans la catégorie « passionnément » ou « à la folie ». Ce qu'elle aime moins, c'est l'école, surtout depuis qu'elle est au collège.
Adolescence Autobiographie Douleurs intimes La BD au féminin Les Beatles
Elle qui pensait être une élève comme les autres éprouve soudainement une peur panique à l'idée d'aller au collège. Telle une Alice au pays des merveilles, elle se réfugie alors dans l'univers parallèle des Beatles nourri de leur musique et de couleurs éclatantes. Une bande dessinée autobiographique, sensible et drôle, en dépit de la gravité du sujet, la phobie scolaire.
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| Date de parution | 05 Mars 2021 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Cette BD autobiographique sur Nathalie Le Huche est une excellente histoire d'adolescence. Je dois dire que c'est surprenamment intéressant, alors même que cette période du collège est bien loin derrière moi pourtant. Le récit se développe autour de l'arrivée en sixième de cette enfant, sixième qui va mal se passer et je le comprend. La BD parle assez rapidement de la violence scolaire, développée ici par une enseignante sadique et méchante, qui va briser toute la confiance de Magalie et lui faire fuir l'école. Phobie scolaire, à 11 ans. Si cette situation qui me parait tout de même dingue est ensuite détaillé avec ce que Magalie fera. Et entre les cours à la maison, la lente marche vers l'adolescence et sa famille, elle découvre les Beatles. Comme une sorte d'exutoire à son mal-être, elle se passionne pour les Fabulous Four qui vont l'accompagner durant ces années. La BD est donc à la fois l'histoire de sa phobie scolaire et l'histoire de sa passion pour les Beatles, avec une mise en scène franchement réussie sur différents points. Elle s'amuse à faire ressortir la musique dans des compositions psychédéliques, représentant bien à mon goût cet aspect synesthésique de la musique. La BD se finit bien, comme on s'en doutait, mais laisse penseur quant à la violence qu'on autorise dans l'école et la façon dont les professeurs sont bien plus souvent responsable qu'on l'image du manque de confiance de leurs élèves. Une bonne BD qui donne envie de continuer à suivre son autrice !
J'ai vraiment été séduit par ce récit autobiographique de Magali Le Huche. J'avais beaucoup aimé son travail dans la série Verte/Pome/Mauve et je ne suis pas déçu de la retrouver dans un récit beaucoup plus intime. De plus comme je suis fan des Fab Four, son récit ne pouvait que me toucher. Magali s'expose courageusement dans le récit de son passage de l'enfance à l'âge adulte. Deuxième fille dans une famille intellectuelle supérieure, elle se retrouve en forte difficulté à son entrée en sixième dans un grand collège parisien. J'ai alors retrouvé une ambiance à la Kubrik dans son face à face avec Crioufolle, sa perverse (et raciste ?) prof de français. Comme pour la confrontation entre Baleine et Hartman, la rencontre entre Le Huche et Crioufolle provoque la destruction psychique de celle qui n'est pas dans le moule. C'est une thématique peu abordée que développe Magali avec sa phobie scolaire et la quasi-destruction de son moi par un système élitiste aveugle aux particularités des enfants. Issu d'un grand collège parisien, je connais bien cette ambiance même si je n'ai pas eu les soucis de Magali. La phobie scolaire est un casse-tête très culpabilisant pour les parents. La description qu'en donne Magali Le Huche est une vraie piste de réflexion pour tous les parents peu présents et qui voient les choses leur échapper. La couverture est magnifique de sens. La petite Magali doit traverser la route, son Abbey Road, pour grandir dans ce monde gris et souvent terrifiant. Les parents ont montré leurs limites alors Magali a trouvé des compagnons de route. Pas n'importe lesquels : des Immortels, même si le 8 décembre 1980 un dingue a déchargé son flingue sur un génie quand Magali était bébé. Car Magali a trouvé son monde coloré, un peu psychédélique dont elle a compris intuitivement toutes les richesses. Le graphisme de Magali Le Huche travaille sur la distance à soi dans l'autodérision touchante avec son trait fin et souple. Ces épisodes sont presque en N&B tout juste adouci par des nuances de roses. Dans ce récit touchant s'introduit comme par effraction des doubles pages colorées de façon très travaillées et abouties. Grâce soit rendue aux quatre de Liverpool pour avoir accompagné Magali sur le chemin de la créativité qui produit ce petit bijou. Bien d'autres enfants rencontrent des compagnons de route bien plus malveillants dans leurs mondes parallèles. La série de Magali montre que les Beatles ont sauvé au moins une étoile de mer échouée sur la plage, c'est déjà immense. "Elève Le Huche, levez-vous ! Félicitation vous saurez rendre des lecteurs/rices heureux/ses !!"
Magali a 11 ans en 1990 et elle va faire sa rentrée au collège. D'abord fière de devenir une grande, elle déchante quand son envie de trop bien faire se confronte à la réalité et notamment à une prof à la pédagogie agressive. Succombant à l'anxiété, elle va finalement être diagnostiquée de phobie scolaire, être déscolarisée et chercher refuge dans sa passion naissante pour les Beatles. Nowhere girl est une autobiographie où l'autrice se raconte, présentant ses difficultés scolaires et comment les Beatles ont marqué sa vie de l'époque. J'ai un âge très proche de celui de Magali La Huche et la façon dont elle fait revivre le tout début des années 90 me parle forcément. J'ai souri à l'évocation des passions des pré-ados de son âge, qu'il s'agisse du Grand Bleu ou de Patrick Bruel. Il y a une part de nostalgie dans ce qui m'a plu dans cet album et dans son récit. Mais il y a aussi un graphisme et une mise en scène très réussie et agréable qui donne envie de lire et qui font très bien ressortir les émotions, les joies et les angoisses de l'héroïne. On y retrouve notamment de manière très crédible les passions intenses des jeunes ados quand ils ou elles deviennent fans d'une célébrité ou d'un groupe. Et dans le cas présent, on ressent aussi la façon dont elle a servi de soutien psychologique à l'héroïne, à cette époque et encore longtemps après. L'histoire n'est pas passionnante ou singulièrement originale, mais elle est très bien racontée, sincère et jamais ennuyeuse. Elle est également bien structurée, avec une introduction et des enchainements clairs avant d'aboutir à une conclusion satisfaisante.
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