Les derniers avis (7517 avis)

Par Bruno :)
Note: 5/5
Couverture de la série ClanDestine - Réunion de famille
ClanDestine - Réunion de famille

Ah oui ! Cet essai chez Marvel, visiblement très pensé en amont, est une réussite pour Alan Davis tant la spécificité scénaristique de l'histoire -du Super-Héros visuellement tout ce qu'il y a de plus classique mais dont le contexte est fortement teinté de mysticisme !- complimente le style graphique de l'auteur, toujours limite entre le semi-réaliste et le romantico-décoré (je me comprends : voir les poses des héros et/ou la représentation dessinée des manifestations para-normales...). Une famille, donc ; mais dont les liens parentaux ne sont pas ceux que l'on imagine au premier abord -ne dévoilons rien !- et qui voit ses origines très originales se perdre dans la nuit des temps... l'Amour, toujours Lui ! Une recherche manifeste quant à la création des personnages ; avec un soucis très Science-Fictionnesque assez surprenant de pousser chaque exploration des facultés extraordinaires de la famille (The Clan Destine, donc !) jusqu'au bout de leurs applications/limites et exploitations scénaristiques. Le contexte familial "recréé" permet un angle intime assez nouveau pour offrir une large palette d'idées à l'auteur et, même si son run sur le Comic est assez court, il s'en sort vraiment bien ; tout en réussissant l'exploit d'intégrer son équipe à l'univers foutraquement riche du MCG sans lui enlever un gramme de "crédibilité". Plein de promesses (avortées, donc...) et tout plein d'antagonistes intéressants -car entre deux, comme dans la vie !- ; le tout sous-tendu par un fil rouge (le mystère autour de Vincent) qui est conclu -un poil rapidement !- lors d'un ultime épisode réalisé bien après l'arrêt de la série. Faudra que je me renseigne sur les raisons de cet abandon, d'ailleurs. Un plaisir de lecture comparable à Excalibur ; pour peu qu'on évite les suites archi-pas belles et -surtout !- TRÈS maladroites (grotesques !) côté scénario... J'ai cru rêver BEURK. Merci Gaston pour le post ! Je les avais zappés...

02/12/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Le Voyage de Marcel Grob
Le Voyage de Marcel Grob

Etant moi-même alsacien, il me semblait inévitable de lire ce récit. Récit qui m'a étonné par sa démarche, puisque j'ai été confronté très jeune au phénomène des Malgré nous et tout le paradoxe des alsaciens dans la Seconde Guerre Mondiale : trop allemand pour les français, trop français pour les allemands. Interdit de parler leurs langue, obligé de souscrire à un état qu'ils n'ont pas voulu, enrôlés de force … Toutes ces histoires me sont connues par les cours d'histoire du collège lycée mais aussi et surtout par ma propre famille. La BD me paraissait donc d'abord un peu superflu. Sauf qu'il faut bien constater que les français (ceux d'outre-Vosges) ne sont pas souvent sensibilisé à ces problématiques là et peuvent avoir une vision biaisé du comportement de nombreux alsaciens. Il faut dire que leur situation était bien souvent catastrophique, comme le rappelle cette BD : participer ou être déporté, adhérer ou être fusillé, collaborer ou disparaitre. J'ai entendu de nombreuses fois cette histoire : j'ai fait ça, parce que sinon ma famille était emmenée. Et la famille, c'est au sens large : cousin, tante, oncle, tout le monde pouvait être embarqué pour une défection. Mes grands-parents et arrière grands parents ont ainsi vu leurs frères partir dans une guerre qu'ils ne voulaient pas, mourir sur le front de l'est et avoir comme seule et mince consolation, l'idée que leur famille n'a pas déjà été tuée. Je parle beaucoup de la situation que je connais, mais parce que cette BD est totalement dans cet esprit : raconter ce qui fut fait sous la contrainte. Il est facile de se dire "j'aurais fait autrement" ou encore "j'aurais résisté", mais c'est oublier tout ce que cela comportait. Le voyage de Marcel Grob fut fait contre sa volonté, avant tout. Cependant, et c'est là tout l'intérêt de la BD, c'est aussi de ce fait qu'il participe à des massacres que l'armée allemande perpétue à cette époque. Il devient du coup difficile de dire ce qu'il faut ressortir de tout ça : condamner un gars qui est né au mauvais endroit au mauvais moment ? Lui reprocher d'être devenu un salaud pour ne pas en devenir un autre ? D'avoir été dans une situation d'où rien de bon ne pouvait sortir ? Il est facile de s'ériger en juge, mais c'est passer sur la complexité de cette époque. Je digresse beaucoup, parce que cette BD aborde avec une grande justesse toutes les problématiques liées à l'enrôlement des jeunes alsaciens. Comme le rappelle la BD, certains étaient franchement ravis d'aller dézinguer du coco, tandis que d'autres voulaient juste rentrer en vie. Les SS n'étaient pas tous des monstres assoiffés de sang, même si certains sont présentés comme des sadiques. Il y a là une diversité d'être humain qu'on peut croiser dans tout les groupes. Et lorsqu'on referme la BD, c'est avec plus de questions que de certitudes. C'est la force d'un tel récit : permettre de remettre les choses dans un contexte qui ne simplifie jamais rien. Mais c'est salutaire que de se rappeler que l'Histoire n'est pas monolithique et qu'il est dangereux de caricaturer en deux camps simplifiés, les gentils et les méchants. A la fin de cette BD, je repense à mes grands-mères et leurs frères qu'elle n'ont pas revu, leur père qui a fait la résistance et s'est fait descendre (par les gendarmes français), mon grand-père enrôlé dans l'armée allemande et qui a fuit en pyjama dans la neige le soir du Nouvel an (pour se réfugier en Suisse). Je repense à tout ces alsaciens qui avait comme seul tort d'être né là, dans un coin du monde qu'on se disputait alors, et qui ont pris de plein fouet l'absurdité d'une guerre. A l'heure où les guerre se rapprochent à nouveau de l'Europe, cette BD me fait penser que nous avons eu la chance, ces dernières années, de pouvoir vivre dans un pays qui ne nous a pas obligé à faire des choses et surtout, choisir un camp (comme disait Goldman). Sortir d'une BD avec autant de questions, de réflexions et d'images est sans doute ce qu'il y a de mieux, non ?

28/11/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

Je me suis replongé ce dimanche bien installé dans mon canapé dans ... les passagers du vent. Des albums lus et relus qui me procurent toujours autant de plaisirs. Le cycle 1 de la série est une épopée extraordinaire qui marie avec brio l'histoire, l'aventure et l'humanité d'une manière captivante et immersive. Œuvre magistrale de François Bourgeon, ce cycle en cinq albums entraîne les lecteurs dans un voyage inoubliable à travers le XVIIIe siècle, où les destins de personnages complexes s'entrelacent dans un tableau riche de l'Histoire. Le premier album, "La Fille sous la Dunette", plonge le lecteur dans l'océan de l'injustice de l'esclavage. Isa, l'héroïne courageuse et émouvante, incarne la lutte pour la liberté dans une époque de préjugés et de cruautés. Bourgeon maîtrise avec habileté l'équilibre entre l'intensité dramatique et la beauté visuelle, établissant ainsi les bases d'une épopée exceptionnelle. "Le Ponton", deuxième volet du cycle, approfondit les intrigues et les relations entre les personnages, offrant une exploration complexe des dynamiques sociales et politiques. Les détails minutieux du récit et la richesse des décors démontrent l'érudition de Bourgeon dans la représentation historique. "Le Comptoir de Juda", troisième opus, plonge dans les méandres du commerce triangulaire, révélant les réalités brutales de l'économie de l'époque. Bourgeon élargit la toile narrative en explorant des thèmes sociaux et économiques tout en maintenant la tension narrative qui caractérise la série. Dans "L'Heure du Serpent", quatrième tome, les fils de l'intrigue s'entremêlent de manière magistrale. Bourgeon orchestre un final grandiose et émotionnel, dévoilant les ramifications profondes de chaque choix fait par les personnages. Le cycle atteint son apogée avec "Le Bois d'Ébène", le cinquième album qui clôture magnifiquement cette première partie de l'histoire. Bourgeon offre une conclusion épique, révélant les destins de ses personnages d'une manière à la fois réaliste et poignante. Chaque page est une œuvre d'art, avec des dessins d'une précision remarquable et une profondeur émotionnelle saisissante. Le trait artistique de Bourgeon, d'une beauté exceptionnelle, donne vie à chaque personnage et chaque lieu. Les expressions subtiles des visages, les détails des costumes et des décors transportent le lecteur dans une époque révolue avec une authenticité saisissante. En conclusion, le cycle 1 des "Passagers du Vent" est un chef-d'œuvre incontestable de la bande dessinée. François Bourgeon transcende les limites du genre en créant une saga qui allie intelligence historique, émotion brute, et une esthétique visuelle éblouissante. Ces cinq albums constituent une contribution majeure à l'art de la bande dessinée, captivant le lecteur de la première à la dernière page. Une œuvre à savourer, à explorer, et à apprécier pour les générations à venir. Culte bien évidemment.

26/11/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
Couverture de la série Achille Talon
Achille Talon

A l’heure où nous parlons que du nouveau Gaston, il y a un autre personnage emblématique extraordinaire de la bande dessinée que je souhaite remettre au goût du jour avec cet avis… c’est Achille Talon. Cette série est une œuvre exceptionnelle qui a su conquérir les lecteurs par son humour irrésistible et son charme intemporel. Créée par le talentueux Michel Regnier, alias Greg, cette série dépeint les aventures délirantes d'Achille Talon, un personnage mémorable à l'ego surdimensionné. Greg a su créer un univers comique riche et attachant, où les jeux de mots ingénieux et les situations loufoques s'entremêlent avec finesse. Achille Talon se distingue par son humour intelligent, sa satire sociale subtile et son regard aiguisé sur le quotidien. Le style graphique distinctif de Greg contribue à l'unicité de la série. Les expressions faciales exagérées et les détails visuels ne peuvent que vous captiver. Et si vous rajoutez a cette dimension visuelle brillante des dialogues hilarants, on peut crier au génie. Chaque planche est une explosion de créativité, où l'esprit débordant de Greg trouve une expression vivante. Les personnages, des plus excentriques aux plus ordinaires, ajoutent une profondeur charmante à l'ensemble. L'humour intemporel d’Achille Talon résonne au fil des générations, transcendant les époques avec brio. La série offre une expérience de lecture joyeuse et divertissante, où le rire est garanti à chaque page. Alors oui je le dis haut et fort, Greg a créé un personnage emblématique, et son ingéniosité narrative a érigé cette série au rang des chefs-d'œuvre de la bande dessinée. Pour les amateurs de BD en quête d'une lecture pleine de charme, d'intelligence et d'humour, cette série demeure une référence incontournable, prête à ravir de nouveaux lecteurs à chaque génération.

26/11/2023 (modifier)
Par Lajt
Note: 5/5
Couverture de la série Neandertal
Neandertal

J'ai suivi avec passion la quête de Laghou. L'auteur nous transporte littéralement dans un univers beau, mais impitoyable, tout à fait crédible. L'homme vaillant à l'écoute de la nature et de ses semblables y trouve sa place. J'ai éprouvé de l' admiration pour Laghou, dont le parcours semé d'embuches nous réserve quelques surprises avec en toile de fond la sincérité et l'humanité, toujours. Un merveilleux moment de lecture, merci grâce à Emmanuel Roudier.

26/11/2023 (modifier)
Par Lajt
Note: 5/5
Couverture de la série Madeleine, résistante
Madeleine, résistante

Un hommage au parcours de madeleine Riffaud, un récit poignant plein de rebondissements (évidemment). Si j'attribue 4/5 pour le tome 1 , la suite m'a scotché! Le tome 2 m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page... bouleversant. Le graphisme bien qu'un peu froid de prime abord m'a convaincu efficacement (très bonne lisibilité des expressions et actions). Vivement le tome 3 pour retrouver notre héroïne et suivre la suite de l'Histoire.

26/11/2023 (modifier)
Par Lajt
Note: 5/5
Couverture de la série Le Grand Pouvoir du Chninkel
Le Grand Pouvoir du Chninkel

Je ne connais que la version noir et blanc, grâce au format "intégrale" publié à prix très décent pour cette oeuvre que je trouve incontournable. J'ai retrouvé le même génie de Van Hamme que pour la série Thorgal. Le dessin particulièrement minutieux regorge de détails sublimes. Un "héros" très attachant, une ambiance fantasy envoutante et si bien construite... Culte.

26/11/2023 (modifier)
Par Lajt
Note: 5/5
Couverture de la série Les Ogres-Dieux
Les Ogres-Dieux

J'ai hésité entre attribuer quatre ou cinq étoiles mais le récit épique du tome 3 m'a complétement envouté. J'avais pourtant eu du mal à entrer dans l'histoire lors de la lecture du premier tome, puis l'originalité et le graphisme ont été suffisamment efficaces pour me donner envie de découvrir la suite. Grand bien m'en a pris puisque les deux tomes suivants placent la barre très haut. Le dernier tome, sorte de préquel? m'a moins emballé, probablement car j'aurais souhaité une suite directe au tome 3. Le graphisme est époustouflant. Le format texte qui s'insère régulièrement dans le récit est une vraie réussite pour compléter au mieux l'histoire.

26/11/2023 (modifier)
Par Lajt
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Dernière Reine (Rochette)
La Dernière Reine (Rochette)

La lecture m'a vraiment ravi. Je me suis attaché pleinement aux deux personnages et la deuxième partie du récit, notamment la fin, m'a bouleversé. Avec l’édition en noir et blanc, du très grand art selon moi. Note réelle 4,75/5

26/11/2023 (modifier)
Par Lajt
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série 1984 (Coste)
1984 (Coste)

Adaptation magistrale. Xavier Coste parvient, à l'instar du roman, à créer une ambiance unique et à embarquer le lecteur dans l'innommable durant la seconde partie du récit. Pour ma part une adaptation et une lecture choc ! J'ai trouvé le dessin splendide, un trait acéré et une colorisation qui s'adaptent à merveille à l'histoire.

26/11/2023 (modifier)