Cette bd est grandiose, du début à la fin elle nous transplante dans un autre univers où l'on est complètement dépaysé. Le scénario est très abouti bien que la fin m'eut laissé sur la mienne (de faim ). Je trouve que l'histoire est très belle, les personnages sont si humains, si vrais, si naturels que l'on aimerait les côtoyer. Côté dessins, là aussi c'est génial, très complet, profond et magnifiquement pensé, donnant une mise en scène des plus belles qu'il m'ait été permis de voir.
En résumé, on lit "Où le regard ne porte pas" comme une aquarelle s'observe et on sort de la lecture changé avec une drôle d'impression.
J’hésitais à mettre 4 mais quand je pense au bonheur de lire cette bd aux couvertures magnifiques et au prix peut élevé la 5ème étoile est méritée, je l'offre donc.
Très bonne Bd au dessin agréable, le dessinateur étant mort j'espère que la suite sera toute aussi plaisante. Le scénario quant à lui ne m'a pas semblé confus comme j'ai pu le lire. J'attends le 3° tome qui va arriver d'ici un mois.
Magistral !
Pourtant, cette bd ne m’attirait guère à priori. La faute sans doute à un cadrage particulier (cases d’1/2 page) et à des dessins lisses et froids (accentués par le noir et blanc). Mais une fois plongé dans cette œuvre, on prend conscience de la puissance de ses propos de et de la réflexion (c'est le mot) qu’elle suscite sur le sens caché de la vie, sur les autres ... Le lent cheminement d’Emile pour comprendre l’étrange "héritage" laissé par son ami est prenant et le final conclu de belle manière cette quête intérieure menée à son terme.
Difficile d’en dire plus au risque de dévoiler l’histoire, ce qui gâcherait la découverte et le plaisir de lecture ...
PS : elveen, merci pour cette belle découverte ! ;)
Quelle histoire !
Nous sommes à Néopolis et toute la populace, qu'elle soit humaine, animale, divine, mécanique ou cybernétique, possède des super pouvoirs.
L'histoire gravite autour d'un commissariat et de sa bande de flics mais l'originalité est que, tout en ayant des super pouvoirs, ils ne paraissent pas super-héroïques et ne se sentent pas comme c'est souvent (toujours ?) le cas investis d'une mission sacrée de sauvetage du monde ou de leurs concitoyens. Non non, ici, tout le monde reste cool quoi qu'il arrive et on passe la journée à bosser, avoir des aventures extraordinaires, bref, la routine.
Le scénario, on s'en fout plus ou moins. Ici, pas de ligne directrice ou d'histoire dirigiste, non ce sont les rapports entre les personnages qui sont intéressants. Ça part un peu dans tous les sens et ça convient très bien à cet univers complètement loufoque et tellement réussi que la lecture est toujours agréable et en plus l'humour omniprésent fait toujours mouche.
Que du bon dans cette BD : les différents personnages sont tous très réussis (mention spéciale à sergent César le clébard de service qui est vraiment un chien galeux), les dessins sont superbes et toujours très lisibles, le découpage est fait dans un style série TV de luxe très dynamique. En plus, c'est bourré de références. Il y en a tellement et c'est tellement bien fait qu'on se surprend à les chercher dans les dialogues ou en fond de case. Les dialogues parlons-en : terribles ! Comme toujours avec Moore. Donc pour les fans de comics, une BD à lire absolument, le duo Moore/Ha est en parfaite osmose, et comme c'est précisé au dos d'un des tomes, Top 10 est une BD d'exception...
Une belle claque ! Cette BD philosophico-historico-politique décante lentement après une première approche, puis se livre peu à peu. Que de symboles, de références dans ces deux tomes plus qu'étonnants et qui n'ont pas terminé de me surprendre ! J'admire la profondeur, la recherche, la réflexion, l'engagement et la construction de cet ouvrage. Et le graphisme d'Yslaire tellement adéquat au contenu. Hors normes, à tous les niveaux.
Une BD qui mettra peut-être un peu de temps à trouver son public, mais qui vaut le détour.
C'est mon "coup de coeur" du moment. Une BD tout à fait attachante et originale.
Pourquoi ?
La gageure était de transposer en BD un scénario initialement écrit pour le cinéma.
Les auteurs y sont arrivés : le résultat est une BD tout à fait originale, attachante qui traverse l'histoire du 20ème siècle, mais surtout qui restitue remarquablement les caractères des personnages. Quelle lisibilité ! Quels dialogues ! Quelle précision dans les décors ! La recherche historique des détails et événements est remarquable.
Le classicisme du dessin est enrichi de multiples originalités qui enchantent tout au long de la lecture.
C'est une excellente BD : à lire, et pas uniquement pour les amateurs d'un bon "Lelouch".
Dans la série "je-rattrape-mon-retard-de-lecture-de-plusieurs-mois", voici "Akira". Et c'est génial, comme il fallait s'y attendre.
On suit les aventures de Kaneda et Tetsuo, anciens amis devenus ennemis quand le deuxième développe ses pouvoirs et peut enfin s'affirmer. Et puis vient Akira, qui donne son nom à la série. C'est une espèce de gamin énigmatique qui doit dire trois mots en tout, mais capable de ravager la planète.
Bref l'histoire peut se résumer à une lutte entre le "bien" et le "mal", des pouvoirs, de l'amour, de la haine, des motos... :)
Même si le tout peut parfois paraître un peu longuet sur la fin, on suit la série avec plaisir et l'envie de voir la suite. Le tout amène quand même à réfléchir sur l'homme, la guerre ou encore le pouvoir de la science quand on joue à l'apprenti sorcier.
Je dois avouer que je n'ai pas trop aimé la toute fin. J'ai trouvé ça en complet décalage avec les événements qui venaient de se produire à Néo-Tokyo.
Enfin, en tout cas, j'ai préféré cette histoire à Dômu - Rêves d'enfants, une autre oeuvre antérieure de l'auteur, un peu similaire dans l'idée, mais dans laquelle rien n'est expliqué. Un seul tome était peut-être un peu juste pour cette série.
Les dessins sont tout bonnement incroyablement détaillés, précis et réalistes, et de manière égale sur toute la série, sachant que c'est quand même une saga de plus de 2000 pages.
Un petit mot sur le sens de lecture à l'occidentale, ce qui provoque un problème de bras gauche/bras droit pour Tetsuo entre autres. C'est bien dommage, mais sinon l'édition - pour ma part en noir & blanc - me paraît de bonne facture (grand format, pages couleurs au début etc.).
Bref, une des grandes oeuvres de la bande dessinée de science-fiction, et maintenant je vais pouvoir regarder le film dans la semaine. :)
Je vais peut-être paraître généreux comparé aux BDs du même genre, mais j'ai trouvé Gibier de Potence vraiment excellent, et je m'étonne d'ailleurs un peu des précédents avis moyens.
Tout d'abord le scénario. Evidemment, il n'innove pas vraiment en la matière. Néanmoins, l'histoire des différents protagonistes est intéressante et s'approfondit au fur et à mesure qu'on avance et cela donne de la consistance à cette BD qui joue surtout sur cela (histoire entre Cooper et Granger, William l'adolescent, Lopeman que l'on découvre dans le tome 3...).
Evidemment, il y a un fil conducteur à cette pléthore de personnages, plutôt artificiel dans le premier cycle, mais déjà plus intéressant dans le premier album du second cycle, où le suspense est bien présent et où des alliances infortunées se créent... laissant augurer un quatrième tome des plus intéressants.
Pour ma part, j'ai adoré les graphismes de cette série, je trouve que c'est son point fort.
Delcourt nous livre une fois de plus une BD de très bonne qualité.
Le dessin, sans être exceptionnel, est assez particulier, "imprécis" et anguleux, il dégage une impression de réalisme pour les personnages. Les paysages sont eux magnifiquement représentés.
La colorisation fait une grosse partie du travail. Elle joue sur les ombres et lumières, les dégradés de couleurs et les camaïeux pour accentuer ce réalisme. Ainsi, les décors des Etats-Unis de l'époque sont vraiment, je trouve, magnifiques (notamment dans le tome 2).
Enfin, un cadrage et une mise en page qui collent bien : le découpage des cases, l'alternance des évènements, qui décrivent au mieux les nombreuses scènes d'action.
J'ai réellement été charmé par cette BD, autant par l'histoire que par le dessin, et je ne peux que vivement la conseiller. ;)
J'attends avec impatience le tome 4 !
Cet album fait ressortir de façon étonnante la différence entre une autobiographie et un carnet de voyages. Là où l'un est (de façon caricaturale) très introspectif ("centré sur le nombril de l'auteur" diront certains), l'autre est nettement plus tourné vers l'extérieur. C'est en quelque sorte le monde qui agit sur la personne pour la changer, et le récit de ce changement n'est nullement égocentrique.
"Clichés Beyrouth 1990", non seulement c'est un carnet de voyages, mais en plus c'est raconté de telle sorte qu'à chaque instant on se croit presque dans un récit de pure fiction. On est balloté entre la véracité de l'histoire et sa dimension franchement ludique. Car le sujet a beau être assez grave (Beyrouth, la guerre, le malheur des gens qui subissent cette guerre), les passages humoristiques sont assez nombreux.
Le traitement de l'histoire est en fait réellement original, et particulièrement prenant. Difficile de décrire cette impression, mais cet album est assez unique parmi ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, et il est littéralement envoutant ! L'équilibre de la narration est proprement incroyable, et le dessin de Christophe Gaultier (qui ne plaira sûrement pas à tout le monde au premier abord) est un petit bijou de justesse.
Il ressemble par certains côtés au Photographe, même si le traitement n'a rien à voir. Mais si vous avez apprécié l'un, vous risquez fort de complètement succomber sous le charme de l'autre.
Ca fait des jours que je me demande quoi dire sur cet album et je n'ai toujours pas trouvé les mots, à part "Lisez-le" évidemment. :) Sérieusement, c'est un des meilleurs albums que j'ai lu depuis longtemps, ce serait vraiment dommage de passer à côté.
Je vais faire court avec V pour VENDETTA, tout d'abord je précise que: CE QUE JE DIS ICI EST UNE VISION PUREMENT PERSONNELLE.
D'habitude les scénars de Moore sont des genres de comédies (in)humaines alors que V est une histoire centrée sur son personnage principal, du coup je ne parlerai pas de celui ci de peur d'en dire trop, le titre est déjà très révélateur et est à prendre grandement en considération pour la lecture.
L'univers maintenant est, c'est une constante chez l'auteur, réussi, envoûtant, prenant etc...
Et pourtant le truc du: Monde totalitaire et facho ça sort pas vraiment des sentiers battus. Alors pour être original Moore au lieu d'essayer de nous décrire une réalité froide nous fait le coup de la mise en scène, le personnage de V ersatz de la COMEDIA D'EL ARTE quasi invincible et surhumain, trouve naturellement sa place dans un décor de théâtre. Une petite précision sur V tout de même: Paradoxalement, malgré son omniprésence, il est plus un "esprit de libération" qu'un véritable personnage, son visage figé, ses citations éloquentes, sa façon de parler par énigme à sa petite protégée (histoire de la guider sans pour autant lui imposer une voie) lui donnent un coté abstrait, irréel.
Venons en au style de dessin, l'effet peinture et figé des personnages, parfaitement assumé, est là pour bien souligner l'espèce de lourdeur d'esprit de la populace qui a été prompte a cautionner un régime sécuritaire. Pour ce qui est des environnements, le style graphique utilisé illustre parfaitement la sensation d'oppression et de malaise vécue par les différents protagonistes.
Pour conclure je dirais que V est une des meilleures créations de Moore.
Donc oui je conseille fortement la lecture, et oui c'est une BD culte.
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Où le regard ne porte pas...
Cette bd est grandiose, du début à la fin elle nous transplante dans un autre univers où l'on est complètement dépaysé. Le scénario est très abouti bien que la fin m'eut laissé sur la mienne (de faim ). Je trouve que l'histoire est très belle, les personnages sont si humains, si vrais, si naturels que l'on aimerait les côtoyer. Côté dessins, là aussi c'est génial, très complet, profond et magnifiquement pensé, donnant une mise en scène des plus belles qu'il m'ait été permis de voir. En résumé, on lit "Où le regard ne porte pas" comme une aquarelle s'observe et on sort de la lecture changé avec une drôle d'impression. J’hésitais à mettre 4 mais quand je pense au bonheur de lire cette bd aux couvertures magnifiques et au prix peut élevé la 5ème étoile est méritée, je l'offre donc.
Marshall
Très bonne Bd au dessin agréable, le dessinateur étant mort j'espère que la suite sera toute aussi plaisante. Le scénario quant à lui ne m'a pas semblé confus comme j'ai pu le lire. J'attends le 3° tome qui va arriver d'ici un mois.
Le Dessin
Magistral ! Pourtant, cette bd ne m’attirait guère à priori. La faute sans doute à un cadrage particulier (cases d’1/2 page) et à des dessins lisses et froids (accentués par le noir et blanc). Mais une fois plongé dans cette œuvre, on prend conscience de la puissance de ses propos de et de la réflexion (c'est le mot) qu’elle suscite sur le sens caché de la vie, sur les autres ... Le lent cheminement d’Emile pour comprendre l’étrange "héritage" laissé par son ami est prenant et le final conclu de belle manière cette quête intérieure menée à son terme. Difficile d’en dire plus au risque de dévoiler l’histoire, ce qui gâcherait la découverte et le plaisir de lecture ... PS : elveen, merci pour cette belle découverte ! ;)
Top 10
Quelle histoire ! Nous sommes à Néopolis et toute la populace, qu'elle soit humaine, animale, divine, mécanique ou cybernétique, possède des super pouvoirs. L'histoire gravite autour d'un commissariat et de sa bande de flics mais l'originalité est que, tout en ayant des super pouvoirs, ils ne paraissent pas super-héroïques et ne se sentent pas comme c'est souvent (toujours ?) le cas investis d'une mission sacrée de sauvetage du monde ou de leurs concitoyens. Non non, ici, tout le monde reste cool quoi qu'il arrive et on passe la journée à bosser, avoir des aventures extraordinaires, bref, la routine. Le scénario, on s'en fout plus ou moins. Ici, pas de ligne directrice ou d'histoire dirigiste, non ce sont les rapports entre les personnages qui sont intéressants. Ça part un peu dans tous les sens et ça convient très bien à cet univers complètement loufoque et tellement réussi que la lecture est toujours agréable et en plus l'humour omniprésent fait toujours mouche. Que du bon dans cette BD : les différents personnages sont tous très réussis (mention spéciale à sergent César le clébard de service qui est vraiment un chien galeux), les dessins sont superbes et toujours très lisibles, le découpage est fait dans un style série TV de luxe très dynamique. En plus, c'est bourré de références. Il y en a tellement et c'est tellement bien fait qu'on se surprend à les chercher dans les dialogues ou en fond de case. Les dialogues parlons-en : terribles ! Comme toujours avec Moore. Donc pour les fans de comics, une BD à lire absolument, le duo Moore/Ha est en parfaite osmose, et comme c'est précisé au dos d'un des tomes, Top 10 est une BD d'exception...
XXe ciel.com
Une belle claque ! Cette BD philosophico-historico-politique décante lentement après une première approche, puis se livre peu à peu. Que de symboles, de références dans ces deux tomes plus qu'étonnants et qui n'ont pas terminé de me surprendre ! J'admire la profondeur, la recherche, la réflexion, l'engagement et la construction de cet ouvrage. Et le graphisme d'Yslaire tellement adéquat au contenu. Hors normes, à tous les niveaux.
Toute une vie
Une BD qui mettra peut-être un peu de temps à trouver son public, mais qui vaut le détour. C'est mon "coup de coeur" du moment. Une BD tout à fait attachante et originale. Pourquoi ? La gageure était de transposer en BD un scénario initialement écrit pour le cinéma. Les auteurs y sont arrivés : le résultat est une BD tout à fait originale, attachante qui traverse l'histoire du 20ème siècle, mais surtout qui restitue remarquablement les caractères des personnages. Quelle lisibilité ! Quels dialogues ! Quelle précision dans les décors ! La recherche historique des détails et événements est remarquable. Le classicisme du dessin est enrichi de multiples originalités qui enchantent tout au long de la lecture. C'est une excellente BD : à lire, et pas uniquement pour les amateurs d'un bon "Lelouch".
Akira
Dans la série "je-rattrape-mon-retard-de-lecture-de-plusieurs-mois", voici "Akira". Et c'est génial, comme il fallait s'y attendre. On suit les aventures de Kaneda et Tetsuo, anciens amis devenus ennemis quand le deuxième développe ses pouvoirs et peut enfin s'affirmer. Et puis vient Akira, qui donne son nom à la série. C'est une espèce de gamin énigmatique qui doit dire trois mots en tout, mais capable de ravager la planète. Bref l'histoire peut se résumer à une lutte entre le "bien" et le "mal", des pouvoirs, de l'amour, de la haine, des motos... :) Même si le tout peut parfois paraître un peu longuet sur la fin, on suit la série avec plaisir et l'envie de voir la suite. Le tout amène quand même à réfléchir sur l'homme, la guerre ou encore le pouvoir de la science quand on joue à l'apprenti sorcier. Je dois avouer que je n'ai pas trop aimé la toute fin. J'ai trouvé ça en complet décalage avec les événements qui venaient de se produire à Néo-Tokyo. Enfin, en tout cas, j'ai préféré cette histoire à Dômu - Rêves d'enfants, une autre oeuvre antérieure de l'auteur, un peu similaire dans l'idée, mais dans laquelle rien n'est expliqué. Un seul tome était peut-être un peu juste pour cette série. Les dessins sont tout bonnement incroyablement détaillés, précis et réalistes, et de manière égale sur toute la série, sachant que c'est quand même une saga de plus de 2000 pages. Un petit mot sur le sens de lecture à l'occidentale, ce qui provoque un problème de bras gauche/bras droit pour Tetsuo entre autres. C'est bien dommage, mais sinon l'édition - pour ma part en noir & blanc - me paraît de bonne facture (grand format, pages couleurs au début etc.). Bref, une des grandes oeuvres de la bande dessinée de science-fiction, et maintenant je vais pouvoir regarder le film dans la semaine. :)
Gibier de potence
Je vais peut-être paraître généreux comparé aux BDs du même genre, mais j'ai trouvé Gibier de Potence vraiment excellent, et je m'étonne d'ailleurs un peu des précédents avis moyens. Tout d'abord le scénario. Evidemment, il n'innove pas vraiment en la matière. Néanmoins, l'histoire des différents protagonistes est intéressante et s'approfondit au fur et à mesure qu'on avance et cela donne de la consistance à cette BD qui joue surtout sur cela (histoire entre Cooper et Granger, William l'adolescent, Lopeman que l'on découvre dans le tome 3...). Evidemment, il y a un fil conducteur à cette pléthore de personnages, plutôt artificiel dans le premier cycle, mais déjà plus intéressant dans le premier album du second cycle, où le suspense est bien présent et où des alliances infortunées se créent... laissant augurer un quatrième tome des plus intéressants. Pour ma part, j'ai adoré les graphismes de cette série, je trouve que c'est son point fort. Delcourt nous livre une fois de plus une BD de très bonne qualité. Le dessin, sans être exceptionnel, est assez particulier, "imprécis" et anguleux, il dégage une impression de réalisme pour les personnages. Les paysages sont eux magnifiquement représentés. La colorisation fait une grosse partie du travail. Elle joue sur les ombres et lumières, les dégradés de couleurs et les camaïeux pour accentuer ce réalisme. Ainsi, les décors des Etats-Unis de l'époque sont vraiment, je trouve, magnifiques (notamment dans le tome 2). Enfin, un cadrage et une mise en page qui collent bien : le découpage des cases, l'alternance des évènements, qui décrivent au mieux les nombreuses scènes d'action. J'ai réellement été charmé par cette BD, autant par l'histoire que par le dessin, et je ne peux que vivement la conseiller. ;) J'attends avec impatience le tome 4 !
Clichés Beyrouth 1990
Cet album fait ressortir de façon étonnante la différence entre une autobiographie et un carnet de voyages. Là où l'un est (de façon caricaturale) très introspectif ("centré sur le nombril de l'auteur" diront certains), l'autre est nettement plus tourné vers l'extérieur. C'est en quelque sorte le monde qui agit sur la personne pour la changer, et le récit de ce changement n'est nullement égocentrique. "Clichés Beyrouth 1990", non seulement c'est un carnet de voyages, mais en plus c'est raconté de telle sorte qu'à chaque instant on se croit presque dans un récit de pure fiction. On est balloté entre la véracité de l'histoire et sa dimension franchement ludique. Car le sujet a beau être assez grave (Beyrouth, la guerre, le malheur des gens qui subissent cette guerre), les passages humoristiques sont assez nombreux. Le traitement de l'histoire est en fait réellement original, et particulièrement prenant. Difficile de décrire cette impression, mais cet album est assez unique parmi ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, et il est littéralement envoutant ! L'équilibre de la narration est proprement incroyable, et le dessin de Christophe Gaultier (qui ne plaira sûrement pas à tout le monde au premier abord) est un petit bijou de justesse. Il ressemble par certains côtés au Photographe, même si le traitement n'a rien à voir. Mais si vous avez apprécié l'un, vous risquez fort de complètement succomber sous le charme de l'autre. Ca fait des jours que je me demande quoi dire sur cet album et je n'ai toujours pas trouvé les mots, à part "Lisez-le" évidemment. :) Sérieusement, c'est un des meilleurs albums que j'ai lu depuis longtemps, ce serait vraiment dommage de passer à côté.
V pour Vendetta
Je vais faire court avec V pour VENDETTA, tout d'abord je précise que: CE QUE JE DIS ICI EST UNE VISION PUREMENT PERSONNELLE. D'habitude les scénars de Moore sont des genres de comédies (in)humaines alors que V est une histoire centrée sur son personnage principal, du coup je ne parlerai pas de celui ci de peur d'en dire trop, le titre est déjà très révélateur et est à prendre grandement en considération pour la lecture. L'univers maintenant est, c'est une constante chez l'auteur, réussi, envoûtant, prenant etc... Et pourtant le truc du: Monde totalitaire et facho ça sort pas vraiment des sentiers battus. Alors pour être original Moore au lieu d'essayer de nous décrire une réalité froide nous fait le coup de la mise en scène, le personnage de V ersatz de la COMEDIA D'EL ARTE quasi invincible et surhumain, trouve naturellement sa place dans un décor de théâtre. Une petite précision sur V tout de même: Paradoxalement, malgré son omniprésence, il est plus un "esprit de libération" qu'un véritable personnage, son visage figé, ses citations éloquentes, sa façon de parler par énigme à sa petite protégée (histoire de la guider sans pour autant lui imposer une voie) lui donnent un coté abstrait, irréel. Venons en au style de dessin, l'effet peinture et figé des personnages, parfaitement assumé, est là pour bien souligner l'espèce de lourdeur d'esprit de la populace qui a été prompte a cautionner un régime sécuritaire. Pour ce qui est des environnements, le style graphique utilisé illustre parfaitement la sensation d'oppression et de malaise vécue par les différents protagonistes. Pour conclure je dirais que V est une des meilleures créations de Moore. Donc oui je conseille fortement la lecture, et oui c'est une BD culte.