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Par Katz
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Ah, Astérix... Ce doit être une des premières bandes dessinées que j'ai tenue entre mes petites mains. Quel tome ai-je lu en premier, cela, par contre, m'est impossible à souvenir. Je me souviens parfaitement du premier livre que j'ai lu, ou plus exactement que je suis allé chercher dans une bibliothèque familiale pour lire, mais la bande dessinée... Cela est d'autant plus difficile que j'en ai probablement tenues avant même de savoir lire. Bref, tout cela pour vous dire qu'Astérix, tout comme Tintin en son genre, fait véritablement partie des meubles de ma culture bdéesque, voire de ma culture tout court. Cependant, à la différence d'un Tintin, que je ne lis plus beaucoup, et qui fait presque réellement partie des meubles, Astérix est une bande dessinée pour laquelle je garde un grand attachement, matinée d'une grande tendresse, et c'est toujours avec une lueur pétillante au coin de l'oeil que j'observe mes titres, soigneusement rangés à portée de main, pour lire le soir... Ah! misère des misères que la disparition de Goscinny... Ce jour-là, je le crois, c'est une partie de l'âme d'Astérix qui s'est envolée, au paradis des génies s'il en est un. Ce jour-là, de fait, Astérix n'est pas seulement devenu orphelin, on pourrait dire qu'il a décédé lui-aussi. En tout cas, c'est non seulement ce que je pense, mais c'est aussi ce que j'ai ressenti, à la lecture des albums qui ont suivi. J'aimais Astérix et Obélix, donc, bien sûr, j'ai acheté le titre qui a suivi la disparition de Goscinny : Le Grand Fossé. L'âme, incontestablement, n'y était plus. Il n'y était tellement plus que je ne me souviens d'ailleurs plus de l'intrigue de ce titre, alors que je puis me souvenir de toutes les autres (évidemment). Il y avait, en particulier, un côté "mièvre" qui m'a déplu, et ne correspondait absolument pas à ce que l'on pourrait appeler "l'esprit d'Astérix", celui du temps de Goscinny. L'Odyssée d'Astérix était peut-être un peu plus réussi. Il y avait là quelques bons gags qui me sont restés, même si encore une fois j'ai presque tout oublié de l'intrigue. Et puis, vinrent Le Fils de César, dont un de mes seuls souvenirs est : "pitié!", puis Astérix chez Rahazade (vous voyez, malgré tout, mon esprit d'abnégation et de persévérance...) dont j'ai tout oublié sauf le gag reprenant le 'fameux' : "soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?". Ce fut donc là que, mon esprit de persévérance ayant été épuisé, et mon abnégation de même, je décidais implicitement qu'Uderzo pouvait s'amuser à perpétuer à sa façon le mythe Astérix (en le détruisant), je le laisserais faire sans m'en préoccuper, puisque je ne pouvais en rien empêcher un tel massacre. Vous comprenez donc, d'ailleurs, que ma note ne vaut que pour les albums scénarisés par Goscinny, les seuls "vrais" Astérix à mes yeux. Quant aux autres, y compris l'inénarrable Le Ciel leur est tombé sur la tête (titre prémonitoire s'il en est) dont j'ai découvert l'existence sur ce site même... Il vaut sans doute mieux, et pour la postérité, et pour le respect des âmes, oublier leur dite existence. Au final, je ne voudrais donc retenir d'Astérix que ce mélange d'Histoire à la fois maltraitée et respectée, de par le fait même qu'il ne s'agissait pas d'une bande dessinée historique, mais qu'elle était pourtant assez bien documentée... et d'humour. Un mélange absolument fascinant et détonnant. Du travail de Goscinny, je ne voudrais aussi retenir que l'essentiel, qui tient en une simple question : n'est-il pas là un des génies de la bande dessinée ? En effet, si l'on se penche un peu sur ses scénario, l'on s'apercevra sans peine de leur mécanique imparable, de leurs enchaînements sans failles, de leurs transitions aux petits oignons, fourmillant de milles idées, le tout servi par des dialogues d'horlogerie fine, d'une précision comique redoutable. Un seul exemple en est l'excellentissime Astérix et Cléopâtre, dont la couverture est en soi une page mythique de la bande dessinée "franco-belge". Si on compare ce chef-d'oeuvre à son pâle ersatz d'adaptation cinématique Astérix : Mission Cléopâtre, c'en est à pleurer. J'en ai fait l'amère expérience, après avoir visionné ledit film. Le jugeant plutôt moyen, et me demandant si la faute en était à la bande dessinée d'origine, dont je me souvenais de la trame, mais non point des détails, je suis allé la relire, en ayant en tête son adaptation filmique. Et là, ce fut un véritable choc : pourquoi diable avait-on oublié l'essentiel des scènes si percutantes, si drôles, d'un comique huilé et ciselé par un orfèvre en la matière ? Pourquoi diable alors qu'une bande dessinée est, par essence, un story-board d'un film ? Hormis quelques scènes 'pharaoniques' (et encore) qu'était-il donc qui ne fut point transposable dans un film ? A priori, rien... Si l'on excepte l'ego des scénaristes et du réalisateur, soucieux de poser leur 'patte' sur ce film, rien n'explique pourquoi l'on ait viré l'excellence, pour la remplacer par un très dispensable comique kleenex. En l'occurrence, un véritable cas d'école de presque tout ce qu'il faut éviter de faire. Oublions donc. Ceci étant, l'hommage ne serait point complet s'il n'incluait Uderzo, qui reste celui qui a donné corps à Astérix. Si l'âme de cette bande dessinée recèle dans le travail de Goscinny, il serait profondément injuste d'oublier celui qui donné corps et chair aux visions de l'orfèvre. Il a su les transcrire, il a sur leur donner chair, il a su leur conférer une patte qui est sienne, et qui fait l'indéniable charme, et l'indéniable force, de cette série mythique. Quelques furent ses errements, on ne saurait oublier qu'il est un des deux pères d'Astérix. C'est à cette aune là que je saurais lui pardonner d'autant plus facilement que s'il est libre de faire ce qu'il veut, je suis tout aussi libre de ne point l'y suivre. Un grand bravo, posthume, donc, à ces deux maîtres, pour cette merveilleuse série, inégalable, et inégalée.

30/04/2007 (modifier)
Par klod
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

J'ai commencé à lire avec Tintin et depuis, chaque lecture est une nouvelle (re)découverte. Si j'avais un voeux à réaliser, ce serait de les effacer tous de ma mémoire pour pouvoir à nouveau les lire (et les découvrir) pour la 1ère fois ! Comme quand, gamin, à chaque passage dans un rayon BD, je rêvais sur la couverture et le titre des albums non encore lus, imaginant ce qu'il pouvait bien s'y passer, jusqu'au jour où mes parents se décidaient enfin à m'en acheter un ! Et là........... Le Bonheur ! Tintin, c'est LA BD de référence. Une des très rares que l'on peut qualifier d'oeuvre d'art. Chaque album est très différent du précédent et marque une nouvelle évolution. Si l'on y réfléchi bien, il est très difficile de raconter de mémoire le déroulement exact d'une histoire de Tintin. Bien que le scénario paraisse simple au 1er abord, il est en fait très compliqué par les innombrables rebondissement et chemin détournés que suit Tintin pour arriver au bout de l'aventure. C'est ce qu'a cherché (et réussi) à faire Hergé : créer de l'Aventure à l'état pur. Tintin est, pour ma part, une des seules séries dont même les cases, prises isolément, me restent en mémoire. Ce qui prouve qu'Hergé cherchait (et atteignait souvent) à chaque instant la perfection, dans l'équilibre du dessin, dans les mouvements, le décor, les effet de nuit, de pluie etc... Combien de BD actuelles, même très réussie par ailleurs, sont pleines de cases sans charme, non "travaillées" et qui ne servent qu'a supporter un bout de texte et s'oublient à peine quittées des yeux. Voilà quelques raisons parmi tant d'autres (que je ne citerais pas pour ne pas être trop long !) qui font que pour moi, Tintin est à la B.D. ce que les paroles de Jacques Brel et la musique de Mozart sont aux paroles et à la musique rap. Et toc ! Prends ça dans les dents le rap ! PS : En lisant les avis précédents, je m'aperçois que beaucoup de ceux qui n'aiment pas mettent en avant le racisme et l'anticommunisme de Hergé. Pour le racisme on peut se demander si vous avez déjà lu la série en entier! la plupart des albums prechent un message de tolérance et d'acceptation de l'autre. Oui, l'idéologie qui se dégage du "congo" et des "soviets" était dans l'air du temps et l'on ne peut blamer Hergé ( très jeune à l'époque ) pour ça. Il ne faisait que retranscrire bêtement les idées générales de l'époque, tout comme vous le faites actuellement en détournant la tête de tout ce qui ne prone pas l'égalité des races. Quand à l'anticommunisme! je ne vois pas pourquoi il faudrait s'en offusquer à ce point. A l'époque la Russie était en plein bolchévisme et l'on sait ce que ça a donné. Bon allez, j'espère que vous saurez ouvrir les yeux comme l'a fait Hergé à partir du Lotus bleu. amicalement.

29/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Les Cinq Conteurs de Bagdad
Les Cinq Conteurs de Bagdad

Waaah ! Alors, drôle, prenant, intelligent... Tout est particulier dans ce livre. Beaucoup plus construit qu'une "bande dessinée d'auteur à la Sfar ou Blain", beaucoup plus cohérent sur tous les points, même si de cette école on retrouve des personnages égarés, une ambiance changeante, les récits qui s'enchaînent sont tous très différents par le degré d'écoute avec lequel il faut les lire et cette multiplicité fait la force de cette histoire. L'arbre à palabres est particulièrement réussi, et l'histoire de l'homme qui reste pas autant à mon sens. Cette bd est si riche que... j'pense pas qu'elle laisse qui que ce soit indifférent.

29/04/2007 (modifier)
Par chris.24
Note: 5/5
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

Décidément à chaque fois que je prends une oeuvre de Cosey je me fais embarquer et je ne décroche pas... Je viens de lire "Le voyage en Italie" l'intégrale parue sous la collection Aire Libre, de quasiment 100 pages et il se passe quelque chose, on se retrouve happé dans cette histoire et on n'en ressort qu'à la dernière case... Une histoire forte, des non-dits, des tensions liées à la guerre du Vietnam en filigrane... des personnages attachants, une histoire d'amour, d'amitié aussi, un voyage, les souvenirs, des retrouvailles... Il y a une réelle implication psychologique des personnages et c'est plus ça qui laisse finalement ces impressions, plutôt qu'un scénario se déroulant classiquement... J'ai beaucoup aimé...

27/04/2007 (modifier)
Couverture de la série 300
300

Excellente Bd de Miller une fois de plus ! D'abord graphiquement, le noir et blanc est superbe, dynamique et expressif à souhait, aidé en plus par un découpage survitaminé. Les couleurs achèvent de planter l'ambiance d'antiquité et de guerre. Un vrai must, à condition de comprendre que les intentions de l'auteur (comme celui du film) étaient de faire de l'heroic fantasy à partir de faits historique -comme Conan le Barbare avec la préhistoire- et on a une histoire faite de résistance dans le bon sens du terme. THIS IS SPARTAAAAAAA !!!!!

27/04/2007 (modifier)
Par klod
Note: 5/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Ca va être de la "répète" mais tant pis. C'est cultissime bien sûr. En tout cas jusqu'au "grand fossé". Après la qualité des scénarios et l'intérêt sont en chute libre. Qu'il nous manque Goscinny! Pour ma part, j'ai arrêté la collection au "grand fossé".

27/04/2007 (modifier)
Par Polette
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux

Sublime ! Baku et Taniguchi nous emmènent à la fois sur les sommets du monde et au plus profond des alpinistes qui tentent de gravir ces montagnes. Dès le premier tome, nous faisons connaissance avec des hommes d'une incroyable volonté et passionnés, et nous partons avec eux dans leurs aventures. La série monte progressivement en intensité avec les différentes tentatives de Habu Joji, alpiniste de caractère, jusqu'à faire le plus incroyable des paris. Un petit bémol tout de même pour le 3ème tome qui se recentre sur l'histoire de l'appareil photo et qui m'a donc moins intéressée. Ce qui m'a le plus plu dans cette série, c'est la façon dont l'auteur nous fait rentrer dans l'esprit des héros. La passion de la montagne est plus forte que tout, même plus forte que la mort. Et ceci n'est pas exagéré : je vis au coeur des Alpes et la montagne peut parfois se montrer cruelle. Malgré les risques, l'envie est toujours plus forte. La montagne nous arrache des personnes chères, mais on continue à l'aimer comme une soeur... Elle fait partie intégrante de notre vie. Les dessins de Taniguchi sont sublimes, les paysages sont très beaux, ils donnent parfois le vertige ! Certains passages du texte sont exagérés, gros et en gras, mais ceci n'a pas gêné ma lecture. Une série magnifique que je conseille vivement à tous. Que la montagne est belle...

26/04/2007 (modifier)
Par Kud
Note: 5/5
Couverture de la série Calvin et Hobbes
Calvin et Hobbes

Pour moi, tout simplement le meilleur de la BD humoristique. J'ai dû tous les relire 10 fois chacun mais je ne m'en lasse jamais. Si certains veulent l'acheter en anglais, attention, il vaut mieux avoir un sérieux niveau, surtout en vocabulaire car Calvin et Hobbes sortent des expressions pas communes pour décrire leurs pensées. Personnellement, j'en ai acheté certains en anglais/couleurs pour le plaisir mais je les ai tous en français. Un univers entier à découvrir. Spiff le spationaute, les voyages dans le temps à l'aide d'une boîte en carton (qui se transforme en transmutateur quand l'ouverture est sur le côté), les bonhommes de neige psychopathes... C'est GENIAL. A noter que Bill Watterson n'a jamais autorisé la moindre exploitation commerciale de "Calvin & Hobbes" (T-shirt, dessins animés ou autres) malgré de grosses sollicitations, ce qui en dit long sur la morale de Calvin. Tout est ironie dans cette BD. A avoir absolument dans sa bibliothèque.

26/04/2007 (modifier)
Par jeanno
Note: 5/5
Couverture de la série L'Etoffe des Zéros
L'Etoffe des Zéros

C'est la première BD qui m'a vraiment fait marrer ! Je me rappelle avec un pote on a dû la lire un bon millier de fois et à chaque fois c'était la crise de rire ! C'est une bonne BD en noir et blanc avec un humour bien gras, bien dosé et pleins de phrase culte du genre "c'est pas du plastique ça ! MAIS C'EST DE LA MERDE !!!!" lol Rien que de dire cette phrase je revois les dessins et je me marre (pour information mon enfoiré de kleptomane de cousin me l'a piquée il y a au moins 10 ans !! quel sale dfsdizeuruig !) Aahhhh que de souvenirs, d'ailleurs si quelqu'un sait où je pourrais la re-chopper ce serait sympa !! Conclusion : à lire et relire et rerelire... en particulier l'épisode avec les rideaux c'est tordant ! Bonne lecture !

25/04/2007 (modifier)
Couverture de la série S.O.S. Bonheur
S.O.S. Bonheur

Sans doute l'oeuvre la plus inspirée de Van Hamme, loin devant ses sous-jamesbonderie. La narration en saynètes est non seulement plaisante mais enrichissante, et permet plusieurs points de vue, chose encore trop rare en BD. Ensuite son propos est loin des manichéismes, et les travers d'une société inspire plus à la réflexion qu'à la critique. C'est le comportement humain et ses défauts qui est visé. Mais l'histoire prend toute sa dimension avec la formidable fin, pessimiste en apparence, mais qui montre de façon éloquente que la plupart des révolutions ne sont que des révolutions de façade. En somme l'idée est que les idéologies ne valent pas grand chose si l'homme ne s'améliore pas de l'intérieur. Magistral, Van Hamme prouve qu'il vaut mieux que certaines de ses productions. Seul bémol, le dessin et l'ambiance qui sont effectivement assez typés 80' et vieillots...

22/04/2007 (modifier)