"L’habitant de l’infini" est l’un des meilleurs mangas de sabre, c’est un manga plein de qualités, riche sur le plan scénaristique, et sur le plan visuel c’est une pure merveille. Certes, Manji est immortel mais il n'est pas invincible comme dans plein de mangas ; dire que les méchants n'auront jamais le dessus c’est absolument faux.
"L’habitant de l’infini" n’est pas seulement une histoire de vengeance, c’est bien plus que cela : une histoire riche en rebondissements et en révélations.
Je ne cherche pas à convaincre ceux qui n'aiment pas ce manga ; mais pour les autres, ceux qui aiment le Japon féodal, c’est un manga qu’il faut avoir dans sa bdthèque.
Que dire sur cette série, si ce n'est que scénaristiquement elle ne fait pas dans la dentelle : un tueur face à sa conscience tentant de ne pas devenir complètement cinglé (on pourrait éventuellement faire un parallèle avec Taxi driver de Scorcese).
Et les dessins à la fois simples et complexes (je me comprends).
Bref le tueur est une série dans laquelle on se perd dès les premières pages.
Je suis tout à fait d’accord avec Katz (du moins pour la partie que j’ai lu :) ).
Astérix, c’est une Bd référence, un humour ravageur, et un dessin qui après deux tomes plutôt à tâtons, est devenu vraiment convaincant.
Contrairement à nombre de critiques, j’apprécie autant les Bd signées post-Goscinny (Mis à part le dernier tome : ‘Le ciel lui tombe sur la tête’).
Voilà the Bd franco-belge culte.
Je tiens juste à donner mon soutien inconditionnel à ce monument de la BD. Après lecture des 2 premiers tomes, on se dit que c'est déjà très fort. Dessins impeccables, un autre monde avec une organisation politico-sociale pensée dans les moindres détails, femmes de grande beauté, action et suspense, flore et faune atypiques, amours et amitiés, trahison et pardon... Tout y est.
Puis le tome 3 arrive dans les bacs. Et là, rebelote. On change tout et on suit la même recette : dessin toujours aussi méticuleux, encore un autre monde, avec d'autres moeurs, d'autres saisons, et toujours de l'action, du suspense, un amour contrarié, etc, etc...
Cette série est un must et mérite amplement tout le bien que les posteurs en pense !
Une superbe série sur les apaches et les indiens pueblos au contact avec les conquistadors.
Une période historique bien rarement traitée, et ici c'est fait de main de maître.
C'est très humain, le ton est juste sans surenchère d'action ou de "grand spectacle", mais qu'est-ce que ça m'a fait rêver !
Enfin!, on pouvait presque toucher du doigt le monde indien tel qu'il a pu être avant les influences Européennes. C’est à dire alors qu'ils ne connaissaient ni armes à feu, ni même le cheval ! (Qui n'existait pas en Amérique et a été importé par les conquistadors.)
Seul petit bémol, le dessin est superbe et d'un style unique, sauf dans les 2 derniers albums où sa qualité baisse nettement. Le dessin est moins précis, les décors moins présents. Mais ça n'enlève rien à la qualité de l'histoire.
Unique est bien le mot qui caractérise cette série, autant par le sujet traité que par l'esthétique. Et c'est la raison pour laquelle je la qualifie de culte; en y ajoutant le fait que j'ai "voyagé" avec dès l'âge de 12 ou 13 ans.
Gaston Lagaffe, c’est l’éternel plaisir de redécouvrir les aventures du héros-gaffeur le plus célèbre et le plus sympathique. On suit avec délectation ses péripéties au ‘boulot’, sa non-activité, ses inventions abracadabrantesque…
Et ce qui le rend le plus attachant, c’est qu’on a tous un ami à qui nous fait penser Gaston !!!
Au Top 50 des meilleurs personnages secondaires, moi je vote pour :
- le chat et la mouette
- Longtarin
Seul hic, je trouve quand même les gags sont un peu répétitifs…
L'Autre Monde... (soupir) ... L'Autre Monde
Jan pilote son avion quand soudain son tableau de bord et les étoiles dans le ciel s'éteignent. Il se réveille alors dans un autre monde. Un monde plat comme dans les croyances du Moyen Age, un monde où les quatre pays portent le nom des quatre saisons, un monde où la technologie est la même qu'au début du 20ème siècle, un monde où l'imaginaire rejoint la réalité, un monde où le ciel est tel une toile tendue au-dessus de nos têtes, un monde où Jan est perçu comme un fou...
Le dessin de Florence Magnin est un chef d'oeuvre. Ni plus ni moins. Un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir depuis les planches de De Cape et de Crocs. Le style crayonné est à couper le souffle. La luminosité qui se dégage de chaque case a un je ne sais quoi de fantastique. Une touche de poésie et de douceur dans ce monde de brutes. C'est chatoyant, précis, lumineux, beau, mystérieux. Mention spéciale aux paysages : j'ai déjà vu beaucoup moins beau dans des musées !
La mise en couleur est un pur régale. Rien à redire. C'est magnifique. Tout est harmonieux. Les couleurs appuient à merveille le dessin déjà fabuleux.
S'ajoute à cela un découpage des planches parfois très original et audacieux mais qui ne le devient que quand l'histoire le demande. Je fais par exemple référence à la fin du tome 2 mais je ne dirai rien rassurer vous, tenant absolument à préserver la surprise au futur lecteur que vous serez je l'espère.
Note : 5/5 sans aucune hésitation.
Le scénario est un petit bijou. Du fantastique comme ça c'est tous les jours que j'en voudrais. Tout est finement amené, avec justesse, précision et une incroyable envie de nous faire voyager. En effet, comme son nom l'indique, L'Autre Monde vous emmènera bien dans un autre monde... un monde de rêve. J'ai été littéralement absorbé par l'histoire. Une fois l'intégrale entre mes mains, je ne l'ai reposé qu'à la fin de la 118ème page.
Pas une seule fois le cours du récit ne semble prévisible. On est chaque fois surpris et puis une fois le passage lu on se dit que ça ne pouvait pas se passer autrement. Tout se déroule de façon naturelle et douce.
La poésie est omniprésente dans l'aventure de Jan. Même moi qui suis quelqu'un qui n'aime pas les poèmes en général, j'ai été conquis.
Note : 5/5 et c'est peu dire
Les personnages sont très bien pensés : Jan perdu dans un monde qu'il ne comprend pas (du moins au début), Blanche la jolie infirmière, le vieux "savant fou" pas si fou et tous les autres. On ne peut pas dire qu'ils soient charismatiques mais ils ont tous un je ne sais quoi qui nous capte et les rend attachants.
L'Autre Monde est pour moi une révélation. Merci à Alix (NDW : De rien) pour la création de ton site sans lui je n'aurai sans doute jamais croisé la route de ce "CONI" : Chef d'Oeuvre Non Identifié. :D
Je n'hésite pas à le dire, cette série est culte et absolument immanquable ! Laissez vous tenter et vous pourriez bien vous retrouver dans un autre monde...
Tout simplement magique...
Un classique du western trop oublié du grand public aujourd'hui. L'évoquer, c'est s'entendre dire: "bof, c'est vieux" ou "ouais, mon père lisait ça, alors moi...". C'est étrange d'entendre ça à une époque où Astérix (de seulement cinq ans son cadet) ou Tintin (né en 1929(!)-dispo certes dans des éditions rafraîchies-) sont d'indétrônables best-sellers.
Se donner la peine de découvrir cette série, c'est découvrir l'une des principales qualités du western s'il est réussi: son intemporalité. Il obéit à des codes inspirés par le cinéma ou la littérature sur une époque et un lieu précis, à chaque auteur d'être capable de mettre sa personnalité dans cet univers pour donner vie à ce genre donc très codifié.
Pour Jijé, aventure au menu bien sûr, mais aussi et surtout grands espaces. "Golden Creek", premier album et sans doute le meilleur le prouve: jamais l'ouest américain n'avait été si bien représenté dans son réalisme, on y trouve chaleur et poussière au fil d'une intrigue solide. L'histoire n'est jamais naïve, mais surtout jamais le graphisme n'est celui d'une publication de presse produite par un auteur payé au rendement. La profondeur de champ est superbement rendue par les choix d'angles et le travail sur les décors. Jerry Spring, droit et ironique, y rencontre celui qui devient son inséparable compagnon, le truculent Pancho. Il croise aussi un indien noble et généreux. Et oui, l'album date de 1954, pourtant il ne s'abandonne ni aux facilités de la bande dessinée de l'époque ni aux poncifs du cinéma Hollywoodien. Il n'en gagne que sa place au panthéon des chef-d'oeuvres.
Les cinq premiers tomes sont de remarquables merveilles de structures et d'imagination au niveau du dessin comme du scénario. Ensuite, une certaine facilité peut apparaître ici et là, le scénario étant écrit par différents auteurs d'où une certaine inégalité. Jijé passe à un récit sur quatre bandes au lieu de trois, il y sacrifie un peu d'espace, la série perd un peu de substance.
Pour en juger, il suffit de lire les tomes écrits par Jacques Lob où il retrouve sa première mise en page, surtout "le duel", une longue traque où les décors sauvages ont leur rôle à jouer. Toutefois, Jijé sait surprendre et s'échapper de cadres sévères, avec son dessin fougueux et bondissant, s'appuyant sur une science maîtrisée du noir et blanc.
Franz dessine une suite au scénario hésitant entre plusieurs ambiances, mais réservant tout de même de bons moments.
Une très grande réussite qui a une importance inestimable, son graphisme ayant inspiré toute une génération d'auteurs -Giraud, Derib, Hermann...- qui ont amené la bande dessinée où elle est. L'oeuvre majeure de Jijé, un artiste qui mérite l'attention encore aujourd'hui, et bien plus que pour son rôle de précurseur.
Sans hésitation la plus belle oeuvre de Kent Williams ! Parce qu'il y étale tout les styles graphiques, de la peinture nerveuse et léchée au trait encré à la limite du croquis, et que ces différentes ambiances ne sont pas gratuite mais bien intégrée au récit, c'est ce qu'il fallait pour cette histoire virevoltante d'amour fusionnel entre 2 personnages à travers les âges.
La bd possède un rythme hypnotique et contemplatif un peu comparable aux films de Terence Malick par exemple.
Un avis de plus qui ne fera pas basculer l'unanimité : Blueberry est définitivement la série référence pour le western en bande dessinée.
Si elle avait été créée quelques années plus tôt, son héros aurait peut-être été différent, mais Jijé avait déjà réalisé Jerry Spring avec un héros raisonnable et surtout dans un style qui a très certainement posé les bases de la représentation de l'ouest américain au niveau du dessin.
Blueberry sera lui un officier anti-conformiste, et ses aventures doivent au départ beaucoup graphiquement au maître Jijé dont Jean Giraud fut l'élève. En même temps que le lieutenant se révèle aussi cabochard que téméraire, Giraud s'affranchit de ses influences pour un trait de plus en plus complexe et précis, atteignant une virtuosité qui n'est plus à prouver, tant au niveau du dessin que des mises en pages.
La série est souvent vantée pour la personnalité de son dessinateur, c'est oublier que Blueberry c'est également un Jean-Michel Charlier qui a su à merveille s'adapter à l'univers western. Son héros est souvent à contre-pied des personnages très positifs et même parfois rigides de certaines de ses séries. Buveur, bagarreur, joueur, indiscipliné, sale, Mike Blueberry est bien loin du stéoréotype du héros de publications destinées à la jeunesse vanté dans les années soixante, il est adapté à une reconstitution vivante du far-west tel qu'il peut être imaginé. Le scénariste a eu le génie de s'inspirer de cadres réels pour livrer des anecdotes souvent surprenantes et donner son cachet d'authenticité à sa série, plongeant toujours ses personnages dans des intrigues inextricables qui ne laissent aucune place à un temps morts.
L'intelligence des rebondissements qui ne sombrent jamais dans l'excès permet de maintenir sans faillir la tension sur plusieurs tomes.
Partant de schémas classiques au western, le tandem d'auteurs parvient à donner de l'épaisseur à son personnage en même temps que la série évolue: ainsi, dans le cycle "Chiuahua Pearl", alors que la violence est de plus en plus présente, Blueberry, lui de plus en plus cynique, se laisse entraîner dans une affaire bien loin de ses préoccupations de militaire pour s'enfoncer dans une spirale sanglante où il n'hésitera jamais à tuer.
Jamais l'aspect violent et glauque du western n'avait été aussi bien retranscrit dans la bande dessinée. Déjà, avec le cycle d'albums précédent, Giraud avait atteint le sommet de son art où Charlier se recentrait sur les dialogues pour rythmer davantage ses histoires tout en oubliant les textes descriptifs parfois inutiles.
L'inspiration de ce dernier ne tarit jamais, il fera un hors-la-loi de Blueberry qui mettra une dizaine d'albums divisés en sous-cycles pour se réhabiliter. Il ne faut pas oublier les inoubliables seconds rôles qui l'accompagnent, le truculent Jim MacClure ou Red Neck, ou la belle et redoutable Chiuhua Pearl...
Le nouveau cycle créé par Giraud seul à la suite de la disparition de Jean-Michel Charlier a été sévèrement reçu. L'auteur délaisse en effet l'épopée pour décrire un Blueberry devenu un joueur professionnel pris dans les tumultes de la ville de Tombstone au milieu d'une mosaïque d'autres personnages. Un biographe tente de lui bâtir une légende, Blueberry lui relate la période précédant son arrivée dans l'ouest, Giraud cernant ainsi la période avant et après les aventures qu'il a créé avec Charlier. Au fur et à mesure que l'on tente d'en faire un mythe, il révèle ses faiblesses qui en font un homme dans un univers cruel.
Le scénariste-dessinateur tente le renouvellement en donnant un ton nostalgique et pessimiste digne des oeuvres de Sam Peckinpah ou de "Impitoyable" de Clint Eastwood, pour remettre en cause le culte du légendaire en respectant la réalité.
Si le Blueberry aux attitudes contestables détruit l'illusion qu'en avait l'écrivain qui souhaite le rencontrer, il décrit un Géronimo humain qui tente dans le présent d'assurer la survie de son peuple en cherchant la paix, tandis que des blancs se griment en indiens pour s'emparer d'un convoi d'or et que la ville de Tombstone, symbole du progrès, s'enfonce dans la violence.
Basé sur les faux-semblants, ce cycle au rythme contemplatif peut surprendre. Il n'en constitue pas moins un bel exemple d'évolution pour un auteur qui fait le point sur son personnage. Attendons la suite avec impatience...
Un grand classique que l'on ne peut juger en n'ayant lu que quelques tomes. C'est une grande fresque décrite par deux auteurs hors pair dont il faut connaitre l'intégralité pour mesurer leur génie.
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L'Habitant de l'infini
"L’habitant de l’infini" est l’un des meilleurs mangas de sabre, c’est un manga plein de qualités, riche sur le plan scénaristique, et sur le plan visuel c’est une pure merveille. Certes, Manji est immortel mais il n'est pas invincible comme dans plein de mangas ; dire que les méchants n'auront jamais le dessus c’est absolument faux. "L’habitant de l’infini" n’est pas seulement une histoire de vengeance, c’est bien plus que cela : une histoire riche en rebondissements et en révélations. Je ne cherche pas à convaincre ceux qui n'aiment pas ce manga ; mais pour les autres, ceux qui aiment le Japon féodal, c’est un manga qu’il faut avoir dans sa bdthèque.
Le Tueur
Que dire sur cette série, si ce n'est que scénaristiquement elle ne fait pas dans la dentelle : un tueur face à sa conscience tentant de ne pas devenir complètement cinglé (on pourrait éventuellement faire un parallèle avec Taxi driver de Scorcese). Et les dessins à la fois simples et complexes (je me comprends). Bref le tueur est une série dans laquelle on se perd dès les premières pages.
Astérix
Je suis tout à fait d’accord avec Katz (du moins pour la partie que j’ai lu :) ). Astérix, c’est une Bd référence, un humour ravageur, et un dessin qui après deux tomes plutôt à tâtons, est devenu vraiment convaincant. Contrairement à nombre de critiques, j’apprécie autant les Bd signées post-Goscinny (Mis à part le dernier tome : ‘Le ciel lui tombe sur la tête’). Voilà the Bd franco-belge culte.
Le Cycle de Cyann
Je tiens juste à donner mon soutien inconditionnel à ce monument de la BD. Après lecture des 2 premiers tomes, on se dit que c'est déjà très fort. Dessins impeccables, un autre monde avec une organisation politico-sociale pensée dans les moindres détails, femmes de grande beauté, action et suspense, flore et faune atypiques, amours et amitiés, trahison et pardon... Tout y est. Puis le tome 3 arrive dans les bacs. Et là, rebelote. On change tout et on suit la même recette : dessin toujours aussi méticuleux, encore un autre monde, avec d'autres moeurs, d'autres saisons, et toujours de l'action, du suspense, un amour contrarié, etc, etc... Cette série est un must et mérite amplement tout le bien que les posteurs en pense !
Les Peaux-Rouges
Une superbe série sur les apaches et les indiens pueblos au contact avec les conquistadors. Une période historique bien rarement traitée, et ici c'est fait de main de maître. C'est très humain, le ton est juste sans surenchère d'action ou de "grand spectacle", mais qu'est-ce que ça m'a fait rêver ! Enfin!, on pouvait presque toucher du doigt le monde indien tel qu'il a pu être avant les influences Européennes. C’est à dire alors qu'ils ne connaissaient ni armes à feu, ni même le cheval ! (Qui n'existait pas en Amérique et a été importé par les conquistadors.) Seul petit bémol, le dessin est superbe et d'un style unique, sauf dans les 2 derniers albums où sa qualité baisse nettement. Le dessin est moins précis, les décors moins présents. Mais ça n'enlève rien à la qualité de l'histoire. Unique est bien le mot qui caractérise cette série, autant par le sujet traité que par l'esthétique. Et c'est la raison pour laquelle je la qualifie de culte; en y ajoutant le fait que j'ai "voyagé" avec dès l'âge de 12 ou 13 ans.
Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe, c’est l’éternel plaisir de redécouvrir les aventures du héros-gaffeur le plus célèbre et le plus sympathique. On suit avec délectation ses péripéties au ‘boulot’, sa non-activité, ses inventions abracadabrantesque… Et ce qui le rend le plus attachant, c’est qu’on a tous un ami à qui nous fait penser Gaston !!! Au Top 50 des meilleurs personnages secondaires, moi je vote pour : - le chat et la mouette - Longtarin Seul hic, je trouve quand même les gags sont un peu répétitifs…
L'Autre Monde
L'Autre Monde... (soupir) ... L'Autre Monde Jan pilote son avion quand soudain son tableau de bord et les étoiles dans le ciel s'éteignent. Il se réveille alors dans un autre monde. Un monde plat comme dans les croyances du Moyen Age, un monde où les quatre pays portent le nom des quatre saisons, un monde où la technologie est la même qu'au début du 20ème siècle, un monde où l'imaginaire rejoint la réalité, un monde où le ciel est tel une toile tendue au-dessus de nos têtes, un monde où Jan est perçu comme un fou... Le dessin de Florence Magnin est un chef d'oeuvre. Ni plus ni moins. Un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir depuis les planches de De Cape et de Crocs. Le style crayonné est à couper le souffle. La luminosité qui se dégage de chaque case a un je ne sais quoi de fantastique. Une touche de poésie et de douceur dans ce monde de brutes. C'est chatoyant, précis, lumineux, beau, mystérieux. Mention spéciale aux paysages : j'ai déjà vu beaucoup moins beau dans des musées ! La mise en couleur est un pur régale. Rien à redire. C'est magnifique. Tout est harmonieux. Les couleurs appuient à merveille le dessin déjà fabuleux. S'ajoute à cela un découpage des planches parfois très original et audacieux mais qui ne le devient que quand l'histoire le demande. Je fais par exemple référence à la fin du tome 2 mais je ne dirai rien rassurer vous, tenant absolument à préserver la surprise au futur lecteur que vous serez je l'espère. Note : 5/5 sans aucune hésitation. Le scénario est un petit bijou. Du fantastique comme ça c'est tous les jours que j'en voudrais. Tout est finement amené, avec justesse, précision et une incroyable envie de nous faire voyager. En effet, comme son nom l'indique, L'Autre Monde vous emmènera bien dans un autre monde... un monde de rêve. J'ai été littéralement absorbé par l'histoire. Une fois l'intégrale entre mes mains, je ne l'ai reposé qu'à la fin de la 118ème page. Pas une seule fois le cours du récit ne semble prévisible. On est chaque fois surpris et puis une fois le passage lu on se dit que ça ne pouvait pas se passer autrement. Tout se déroule de façon naturelle et douce. La poésie est omniprésente dans l'aventure de Jan. Même moi qui suis quelqu'un qui n'aime pas les poèmes en général, j'ai été conquis. Note : 5/5 et c'est peu dire Les personnages sont très bien pensés : Jan perdu dans un monde qu'il ne comprend pas (du moins au début), Blanche la jolie infirmière, le vieux "savant fou" pas si fou et tous les autres. On ne peut pas dire qu'ils soient charismatiques mais ils ont tous un je ne sais quoi qui nous capte et les rend attachants. L'Autre Monde est pour moi une révélation. Merci à Alix (NDW : De rien) pour la création de ton site sans lui je n'aurai sans doute jamais croisé la route de ce "CONI" : Chef d'Oeuvre Non Identifié. :D Je n'hésite pas à le dire, cette série est culte et absolument immanquable ! Laissez vous tenter et vous pourriez bien vous retrouver dans un autre monde... Tout simplement magique...
Jerry Spring
Un classique du western trop oublié du grand public aujourd'hui. L'évoquer, c'est s'entendre dire: "bof, c'est vieux" ou "ouais, mon père lisait ça, alors moi...". C'est étrange d'entendre ça à une époque où Astérix (de seulement cinq ans son cadet) ou Tintin (né en 1929(!)-dispo certes dans des éditions rafraîchies-) sont d'indétrônables best-sellers. Se donner la peine de découvrir cette série, c'est découvrir l'une des principales qualités du western s'il est réussi: son intemporalité. Il obéit à des codes inspirés par le cinéma ou la littérature sur une époque et un lieu précis, à chaque auteur d'être capable de mettre sa personnalité dans cet univers pour donner vie à ce genre donc très codifié. Pour Jijé, aventure au menu bien sûr, mais aussi et surtout grands espaces. "Golden Creek", premier album et sans doute le meilleur le prouve: jamais l'ouest américain n'avait été si bien représenté dans son réalisme, on y trouve chaleur et poussière au fil d'une intrigue solide. L'histoire n'est jamais naïve, mais surtout jamais le graphisme n'est celui d'une publication de presse produite par un auteur payé au rendement. La profondeur de champ est superbement rendue par les choix d'angles et le travail sur les décors. Jerry Spring, droit et ironique, y rencontre celui qui devient son inséparable compagnon, le truculent Pancho. Il croise aussi un indien noble et généreux. Et oui, l'album date de 1954, pourtant il ne s'abandonne ni aux facilités de la bande dessinée de l'époque ni aux poncifs du cinéma Hollywoodien. Il n'en gagne que sa place au panthéon des chef-d'oeuvres. Les cinq premiers tomes sont de remarquables merveilles de structures et d'imagination au niveau du dessin comme du scénario. Ensuite, une certaine facilité peut apparaître ici et là, le scénario étant écrit par différents auteurs d'où une certaine inégalité. Jijé passe à un récit sur quatre bandes au lieu de trois, il y sacrifie un peu d'espace, la série perd un peu de substance. Pour en juger, il suffit de lire les tomes écrits par Jacques Lob où il retrouve sa première mise en page, surtout "le duel", une longue traque où les décors sauvages ont leur rôle à jouer. Toutefois, Jijé sait surprendre et s'échapper de cadres sévères, avec son dessin fougueux et bondissant, s'appuyant sur une science maîtrisée du noir et blanc. Franz dessine une suite au scénario hésitant entre plusieurs ambiances, mais réservant tout de même de bons moments. Une très grande réussite qui a une importance inestimable, son graphisme ayant inspiré toute une génération d'auteurs -Giraud, Derib, Hermann...- qui ont amené la bande dessinée où elle est. L'oeuvre majeure de Jijé, un artiste qui mérite l'attention encore aujourd'hui, et bien plus que pour son rôle de précurseur.
The Fountain
Sans hésitation la plus belle oeuvre de Kent Williams ! Parce qu'il y étale tout les styles graphiques, de la peinture nerveuse et léchée au trait encré à la limite du croquis, et que ces différentes ambiances ne sont pas gratuite mais bien intégrée au récit, c'est ce qu'il fallait pour cette histoire virevoltante d'amour fusionnel entre 2 personnages à travers les âges. La bd possède un rythme hypnotique et contemplatif un peu comparable aux films de Terence Malick par exemple.
Blueberry
Un avis de plus qui ne fera pas basculer l'unanimité : Blueberry est définitivement la série référence pour le western en bande dessinée. Si elle avait été créée quelques années plus tôt, son héros aurait peut-être été différent, mais Jijé avait déjà réalisé Jerry Spring avec un héros raisonnable et surtout dans un style qui a très certainement posé les bases de la représentation de l'ouest américain au niveau du dessin. Blueberry sera lui un officier anti-conformiste, et ses aventures doivent au départ beaucoup graphiquement au maître Jijé dont Jean Giraud fut l'élève. En même temps que le lieutenant se révèle aussi cabochard que téméraire, Giraud s'affranchit de ses influences pour un trait de plus en plus complexe et précis, atteignant une virtuosité qui n'est plus à prouver, tant au niveau du dessin que des mises en pages. La série est souvent vantée pour la personnalité de son dessinateur, c'est oublier que Blueberry c'est également un Jean-Michel Charlier qui a su à merveille s'adapter à l'univers western. Son héros est souvent à contre-pied des personnages très positifs et même parfois rigides de certaines de ses séries. Buveur, bagarreur, joueur, indiscipliné, sale, Mike Blueberry est bien loin du stéoréotype du héros de publications destinées à la jeunesse vanté dans les années soixante, il est adapté à une reconstitution vivante du far-west tel qu'il peut être imaginé. Le scénariste a eu le génie de s'inspirer de cadres réels pour livrer des anecdotes souvent surprenantes et donner son cachet d'authenticité à sa série, plongeant toujours ses personnages dans des intrigues inextricables qui ne laissent aucune place à un temps morts. L'intelligence des rebondissements qui ne sombrent jamais dans l'excès permet de maintenir sans faillir la tension sur plusieurs tomes. Partant de schémas classiques au western, le tandem d'auteurs parvient à donner de l'épaisseur à son personnage en même temps que la série évolue: ainsi, dans le cycle "Chiuahua Pearl", alors que la violence est de plus en plus présente, Blueberry, lui de plus en plus cynique, se laisse entraîner dans une affaire bien loin de ses préoccupations de militaire pour s'enfoncer dans une spirale sanglante où il n'hésitera jamais à tuer. Jamais l'aspect violent et glauque du western n'avait été aussi bien retranscrit dans la bande dessinée. Déjà, avec le cycle d'albums précédent, Giraud avait atteint le sommet de son art où Charlier se recentrait sur les dialogues pour rythmer davantage ses histoires tout en oubliant les textes descriptifs parfois inutiles. L'inspiration de ce dernier ne tarit jamais, il fera un hors-la-loi de Blueberry qui mettra une dizaine d'albums divisés en sous-cycles pour se réhabiliter. Il ne faut pas oublier les inoubliables seconds rôles qui l'accompagnent, le truculent Jim MacClure ou Red Neck, ou la belle et redoutable Chiuhua Pearl... Le nouveau cycle créé par Giraud seul à la suite de la disparition de Jean-Michel Charlier a été sévèrement reçu. L'auteur délaisse en effet l'épopée pour décrire un Blueberry devenu un joueur professionnel pris dans les tumultes de la ville de Tombstone au milieu d'une mosaïque d'autres personnages. Un biographe tente de lui bâtir une légende, Blueberry lui relate la période précédant son arrivée dans l'ouest, Giraud cernant ainsi la période avant et après les aventures qu'il a créé avec Charlier. Au fur et à mesure que l'on tente d'en faire un mythe, il révèle ses faiblesses qui en font un homme dans un univers cruel. Le scénariste-dessinateur tente le renouvellement en donnant un ton nostalgique et pessimiste digne des oeuvres de Sam Peckinpah ou de "Impitoyable" de Clint Eastwood, pour remettre en cause le culte du légendaire en respectant la réalité. Si le Blueberry aux attitudes contestables détruit l'illusion qu'en avait l'écrivain qui souhaite le rencontrer, il décrit un Géronimo humain qui tente dans le présent d'assurer la survie de son peuple en cherchant la paix, tandis que des blancs se griment en indiens pour s'emparer d'un convoi d'or et que la ville de Tombstone, symbole du progrès, s'enfonce dans la violence. Basé sur les faux-semblants, ce cycle au rythme contemplatif peut surprendre. Il n'en constitue pas moins un bel exemple d'évolution pour un auteur qui fait le point sur son personnage. Attendons la suite avec impatience... Un grand classique que l'on ne peut juger en n'ayant lu que quelques tomes. C'est une grande fresque décrite par deux auteurs hors pair dont il faut connaitre l'intégralité pour mesurer leur génie.