Une idée intéressante et un dessin appliqué et très pro...
On se croirait revenir à l'Egypte ancienne tant tout est saisissant, des décors aux personnages... tout !
Vraiment une bonne idée de cadeau pour quelqu'un ou pour soi, que l'on soit fan de l'Egypte ou pas !
Alors là, je suis franchement sur le c**
Cette BD est excellente, tant par le graphisme que par le découpage, je n'ai pas encore trouvé une autre BD à la hauteur en ce qui concerne l'action (mais ma culture BDesque n'est pas des plus complètes). C'est vrai que de l'action il y en a, faut aimer ! (ce n'est pourtant pas ce que je préfère habituellement), mais dans "Yiiu", l'esthétique du mouvement m'impressionne vraiment.
La colorisation est aussi très belle, très contrastée entre le chaud et le froid, les ocres, rouges, oranges, et les bleus, verts, turquoises.
Et malgré la grande place laissée à l'action, je trouve les scénarios assez élaborés, voir philosophiques.
Je la conseille vraiment aux amateurs de beaux graphismes.
Je crois qu'hormis Léon La Came et Blankets que je place tout en haut de mes bd préférées, Blake Hole est décidemment une oeuvre cultissime. Car elle nous entraîne dans un monde étrange. Complètement étrange. Et c'est ça que j'aime dans la Bd.
A dire vrai l'auteur pousse le lecteur a s'enfoncer dans un dédale cauchemardesque, à mi-chemin entre mythe et réalité, à prendre part à la souffrance infligée aux adolescents par une société terriblement bien décrite, mais sans donner de leçons.
Loin d'être une bd gnian-gnian sur le sempiternel mal-être du passage à l'âge adulte, Black Hole va beaucoup plus loin en ne portant aucun jugement, en utilisant juste la métaphore comme argument littéraire. Car oui, pour l'oeuvre de Burns on peut réellement parler de roman graphique !!!
A l'issue de sa lecture, Black Hole poursuit le lecteur qui se retrouve hanté par ses personnages... Magnifique graphiquement de plus !!!
Franchement, ne passez pas à côté de la lecture de cette oeuvre !!!
Cette BD est très mal connu du grand public à cause du fait que l'auteur a eu du mal à continuer la parution de nouveaux albums et pourtant...
Cette BD est l'une des meilleures aventures dans le genre chevaleresque. Le scénario est exceptionnel avec des suites dans certains albums. Les dessins sont agréable et ne référant à aucune autre BD (que je connaisse). Aventure assez claire, paysage intéressant, personnages tous convaincants.
Bref, n'oubliez pas de vous arrêter lire les albums de Percevan dans les points de vente entre midi et deux ou dans les bibliothèques car ça vaut vraiment le coup.
(Si vous aimez les épées avec une touche de science-fiction ces livres sont fait pour vous - ou pour vos enfants).
Continuité d'Aldébaran, "Bételgeuse", dont la jeune Kim devient l'héroïne même si d'autres membres du groupe du premier cycle réapparaissent, se situe dans la même veine, à l'exception qu'ici la planète reste encore un mystère intégral pour ses nouveaux occupants humains.
Dire toutefois que c'est un plagiat ou une répétition d'Aldébaran n'aurait pas de sens : les enjeux sont totalement différents. Ici, Kim et son équipe de secours doivent découvrir si une espèce vivant sur la planète est assez intelligente pour empêcher la colonisation de celle-ci. Pour cette raison, une expédition d'exploration s'est déchirée et s'affronte désormais en deux clans. Tout en menant cette enquête, Kim devine la présence d'une "mantrisse", ce qui laisse espérer des réponses aux questions restées en suspens sur Aldébaran...
Curieux de lire qu'il y a moins d'action ou d'intérêt dans ce cycle, c'est une évolution habile et originale du postulat de départ, qui tentait de découvrir la nature de l'animal si mystérieux et dangereux qui menaçait les hommes, et se révélait finalement d'une intelligence supérieure tout en gardant ses mystères. Léo évite de se répéter en remplaçant l'intrigue double du premier cycle qui était la survie des personnages principaux pourchassés par un gouvernement totalitaire, ici c'est l'exploration de la planète pour savoir ou non si l'homme a le droit de s'y installer, cause de division au sein de l'exploration.
Le scénariste maintient sans cesse la tension, au gré de la rencontre d'une faune et d'une flore toujours fascinantes, et les conflits sont nombreux. Les personnages sont bien étudiés, sans jamais sombrer dans le psychologisme. Tout juste pourrait-on noter un certain languissement à la fin du tome 5 qui tarde un peu à s'achever, mais un défaut mineur comparé aux qualités de l'ensemble.
Le dessin refuse toujours un style tape-à-l'oeil, et les mises en pages sobres savent mettre en valeur les panoramas luxuriants mis en scène d'un trait clair et agréable par Léo. Le graphisme est d'une belle fluidité, et l'expressivité des personnages ne gâche rien.
Au final, une nouvelle leçon de la nature dépassant l'homme, pour une intrigue intelligente et passionnante qui se dévore littéralement. Cela laisse augurer le meilleur pour Antarès, cycle suivant.
J'ajoute ma pierre à l'édifice sur Aldébaran pour dire, s'il le fallait encore, que c'est vraiment une série indispensable.
Les 5 tomes se dévorent littéralement.
Je me souviens que quand j'ai ouvert le tome 1, je n'ai pas pu m'arrêter jusqu'à la fin du 5. J'ai tout lu en deux jours tellement c'était passionnant.
Il faut admettre que le dessin de Léo peut surprendre au début mais on s'habitue au trait lisse et la coloration "vive" : Après, c'est très joli.
Et puis il y a ce côté écolo : On a bousillé notre planète, nous laissera-t-on en flinguer une autre impunément ? La réponse semble être négative.
Du coup, on se dit qu'on est pas si mal sur Terre, à condition d'agir avant qu'il ne soit trop tard.
Mais je me pose une question, pourquoi n'y a-t-il pas de mantrisse sur Terre ? Peut-être y en a-t-il une, mais elle nous laisse faire n'importe quoi...
En tout cas, à lire absolument.
Une planète quelque peu semblable à la terre, colonisée par une expédition terrienne qui a perdu le contact avec sa base, voilà la toile de l'histoire. Sa faune reste un mystère pour les colonisateurs, et un jour, un village entier est détruit par un animal inconnu qui doit posséder des proportions inquiétantes.
Les survivants chercheront la vérité, croisant des parias pourchassés par l'état totalitaire qui s'est développé sur Aldébaran.
Peu de séries de science-fiction ont opposé directement l'homme contre la nature qu'il découvre lors de voyages dans l'espace, du moins après son installation.
Ici, Léo maîtrise son sujet, dévoilant peu sa "mantrisse", cet animal fantastique aux proportions inquiétantes qui se révèle aussi d'une intelligence rare. Il exerce ainsi une fascination en jouant sur le mystère, tout en donnant des coups de pattes aux travers humains.
Les rapports sociologiques sont étudiés, un peu longuement parfois, mais donnent une épaisseur et une maturité remarquable aux histoires.
Ici, aucun effet facile n'est employé, rien n'est sacrifié au spectaculaire, ce qui n'empêche pas de belles prouesses graphiques qui raviront les amateurs du genre.
Le seul reproche à faire, c'est peut-être un épilogue un peu incertain, mais c'est pour mieux savourer le cycle suivant Bételgeuse. En tout cas, cette sorte de fable écologique renouvelle tranquillement le genre, et mérite qu'on la considère comme une oeuvre majeure.
Alors là je vous trouve trop sévères. Pour ma part je suis d'accord avec le dernier avis. Cette BD a un vrai charme... Tous les ingrédients sont réunis, ça me rappelle l'age d'or du magazine "Métal Hurlant" - pas de tabou, tout y est montré, le gore comme le porno. Le scénar est franchement pas mal et on se laisse agréablement charmer dans ce mélange de phantasmes, de cruauté, de sexe, d'onirisme, d'esthétisme industriel, et de science-fiction bien barré. Et le tout tient bien la route.
Le côté "virginal" de Druuna - et oui ! - (par rapport à ce monde maladif) est une chose assez amusante et osée - et oui il y a quand même pas mal d'humour là-dedans, il ne faut pas tout prendre au sérieux. Voilà un délicieux divertissement, bien vicieux de surcroît. J'adore les dessins, et j'avoue que Druuna, ben moi j'ai beaucoup de sympathie pour elle, je sais pas mais vous êtes un peu difficiles quand même.
Franchement cette BD me semble (malheureusement) unique en son genre. L'absence de moralité, voilà peut-être ce qui en fait une oeuvre culte !
Pourquoi reprocher l'aspect documentaire et historique de cette série ? La bande dessinée ne pourrait-elle donc pas se permettre d'être documentée et pédagogique pour n'offrir que des feuilletons sans âme ne s'appuyant sur aucune réalité !
Plongée irréprochable dans les remous des guerres de religions, cette série présente Günther et Pritz, deux mercenaires allemands qui se trouvent mêlés à une tentative d'attentat contre Henri IV dont ils deviennent des fidèles chargés de missions dangereuses.
Daniel Bardet écrit des intrigues basées sur des épisodes de ces conflits religieux qui permettent de redécouvrir une réalité âpre et violente. Ses savoureux dialogues sont bien évidemment sa plus grande réussite, s'adaptant au vieux français pour un plus grand parfum d'authenticité. Ils se révèlent très accessibles si l'on accepte d'entrer dans le jeu du scénariste car ils sont succulents, très imagés et pleins d'humour, de véritables merveilles pour qui aime la lecture.
Le travail de Dermaut permet de mesurer la documentation du tandem d'auteurs grâce à la précision des lieux explorés et de la reconstitution. Le trait parfois maladroit et rigide du début évolue de plus en plus vers un style personnel et plein de fougue. Chaque personnage est travaillé physiquement, ce qui achève de lui donner une personnalité ébauchée par la magie des dialogues.
Les deux héros, eux-mêmes, sont remarquablement cernés, se révélant bien loin d'être des enfants de choeur mais finalement plus idéalistes qu'il n'y paraît.
Goepfert prend le relais du dessin au tome 13. Il possède son propre style, différent de son prédécesseur. Il ne démérite pas pour croquer ses personnages, et même s'il est parfois difficile de s'adapter à un nouveau dessin dissemblable de celui qui a pendant longtemps fait le sel de cette série, sa reprise est sans doute la meilleure que l'on pouvait espérer.
Un classique tout simplement qui possède une identité très forte et qu'il est indispensable de connaître.
Voila un Moyen-Âge bien sombre, bien noir ; autant le dire, j’ai adoré "Berserk", bien que le dessin m’ait un peu rebuté. Mais on finit par s’habituer aux traits de l’auteur.
L’histoire est rondement menée avec son lot de surprises.
Avec des scènes de batailles magnifiques, "Berserk" fait penser un peu à Conan le barbare mais à une autre époque et vraiment plus violent, sauf qu'à chaque tome de Conan il y avait une nouvelle mission.
Dans "Berserk", les thèmes collent parfaitement à l’univers moyenâgeux, à savoir famine, guerres incessantes, intégrisme religieux, sorcellerie.
"Berserk" possède un bestiaire fantastique incroyable, des monstres et démons sortis d'on ne sait où.
Si vous aimez l’héroic fantasy, la médiéval fantasy, les univers cauchemardesques, il ne faut absolument pas rater ce monument qu’est "Berserk". Ah ! J’allais oublier, il y a des scènes sexuelles plus ou mois explicites : « viols ou scènes d’amour consentantes » alors ce manga s’adresse à un public mature.
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Nil
Une idée intéressante et un dessin appliqué et très pro... On se croirait revenir à l'Egypte ancienne tant tout est saisissant, des décors aux personnages... tout ! Vraiment une bonne idée de cadeau pour quelqu'un ou pour soi, que l'on soit fan de l'Egypte ou pas !
Yiu - Premières missions
Alors là, je suis franchement sur le c** Cette BD est excellente, tant par le graphisme que par le découpage, je n'ai pas encore trouvé une autre BD à la hauteur en ce qui concerne l'action (mais ma culture BDesque n'est pas des plus complètes). C'est vrai que de l'action il y en a, faut aimer ! (ce n'est pourtant pas ce que je préfère habituellement), mais dans "Yiiu", l'esthétique du mouvement m'impressionne vraiment. La colorisation est aussi très belle, très contrastée entre le chaud et le froid, les ocres, rouges, oranges, et les bleus, verts, turquoises. Et malgré la grande place laissée à l'action, je trouve les scénarios assez élaborés, voir philosophiques. Je la conseille vraiment aux amateurs de beaux graphismes.
Black Hole
Je crois qu'hormis Léon La Came et Blankets que je place tout en haut de mes bd préférées, Blake Hole est décidemment une oeuvre cultissime. Car elle nous entraîne dans un monde étrange. Complètement étrange. Et c'est ça que j'aime dans la Bd. A dire vrai l'auteur pousse le lecteur a s'enfoncer dans un dédale cauchemardesque, à mi-chemin entre mythe et réalité, à prendre part à la souffrance infligée aux adolescents par une société terriblement bien décrite, mais sans donner de leçons. Loin d'être une bd gnian-gnian sur le sempiternel mal-être du passage à l'âge adulte, Black Hole va beaucoup plus loin en ne portant aucun jugement, en utilisant juste la métaphore comme argument littéraire. Car oui, pour l'oeuvre de Burns on peut réellement parler de roman graphique !!! A l'issue de sa lecture, Black Hole poursuit le lecteur qui se retrouve hanté par ses personnages... Magnifique graphiquement de plus !!! Franchement, ne passez pas à côté de la lecture de cette oeuvre !!!
Percevan
Cette BD est très mal connu du grand public à cause du fait que l'auteur a eu du mal à continuer la parution de nouveaux albums et pourtant... Cette BD est l'une des meilleures aventures dans le genre chevaleresque. Le scénario est exceptionnel avec des suites dans certains albums. Les dessins sont agréable et ne référant à aucune autre BD (que je connaisse). Aventure assez claire, paysage intéressant, personnages tous convaincants. Bref, n'oubliez pas de vous arrêter lire les albums de Percevan dans les points de vente entre midi et deux ou dans les bibliothèques car ça vaut vraiment le coup. (Si vous aimez les épées avec une touche de science-fiction ces livres sont fait pour vous - ou pour vos enfants).
Bételgeuse
Continuité d'Aldébaran, "Bételgeuse", dont la jeune Kim devient l'héroïne même si d'autres membres du groupe du premier cycle réapparaissent, se situe dans la même veine, à l'exception qu'ici la planète reste encore un mystère intégral pour ses nouveaux occupants humains. Dire toutefois que c'est un plagiat ou une répétition d'Aldébaran n'aurait pas de sens : les enjeux sont totalement différents. Ici, Kim et son équipe de secours doivent découvrir si une espèce vivant sur la planète est assez intelligente pour empêcher la colonisation de celle-ci. Pour cette raison, une expédition d'exploration s'est déchirée et s'affronte désormais en deux clans. Tout en menant cette enquête, Kim devine la présence d'une "mantrisse", ce qui laisse espérer des réponses aux questions restées en suspens sur Aldébaran... Curieux de lire qu'il y a moins d'action ou d'intérêt dans ce cycle, c'est une évolution habile et originale du postulat de départ, qui tentait de découvrir la nature de l'animal si mystérieux et dangereux qui menaçait les hommes, et se révélait finalement d'une intelligence supérieure tout en gardant ses mystères. Léo évite de se répéter en remplaçant l'intrigue double du premier cycle qui était la survie des personnages principaux pourchassés par un gouvernement totalitaire, ici c'est l'exploration de la planète pour savoir ou non si l'homme a le droit de s'y installer, cause de division au sein de l'exploration. Le scénariste maintient sans cesse la tension, au gré de la rencontre d'une faune et d'une flore toujours fascinantes, et les conflits sont nombreux. Les personnages sont bien étudiés, sans jamais sombrer dans le psychologisme. Tout juste pourrait-on noter un certain languissement à la fin du tome 5 qui tarde un peu à s'achever, mais un défaut mineur comparé aux qualités de l'ensemble. Le dessin refuse toujours un style tape-à-l'oeil, et les mises en pages sobres savent mettre en valeur les panoramas luxuriants mis en scène d'un trait clair et agréable par Léo. Le graphisme est d'une belle fluidité, et l'expressivité des personnages ne gâche rien. Au final, une nouvelle leçon de la nature dépassant l'homme, pour une intrigue intelligente et passionnante qui se dévore littéralement. Cela laisse augurer le meilleur pour Antarès, cycle suivant.
Aldébaran
J'ajoute ma pierre à l'édifice sur Aldébaran pour dire, s'il le fallait encore, que c'est vraiment une série indispensable. Les 5 tomes se dévorent littéralement. Je me souviens que quand j'ai ouvert le tome 1, je n'ai pas pu m'arrêter jusqu'à la fin du 5. J'ai tout lu en deux jours tellement c'était passionnant. Il faut admettre que le dessin de Léo peut surprendre au début mais on s'habitue au trait lisse et la coloration "vive" : Après, c'est très joli. Et puis il y a ce côté écolo : On a bousillé notre planète, nous laissera-t-on en flinguer une autre impunément ? La réponse semble être négative. Du coup, on se dit qu'on est pas si mal sur Terre, à condition d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Mais je me pose une question, pourquoi n'y a-t-il pas de mantrisse sur Terre ? Peut-être y en a-t-il une, mais elle nous laisse faire n'importe quoi... En tout cas, à lire absolument.
Aldébaran
Une planète quelque peu semblable à la terre, colonisée par une expédition terrienne qui a perdu le contact avec sa base, voilà la toile de l'histoire. Sa faune reste un mystère pour les colonisateurs, et un jour, un village entier est détruit par un animal inconnu qui doit posséder des proportions inquiétantes. Les survivants chercheront la vérité, croisant des parias pourchassés par l'état totalitaire qui s'est développé sur Aldébaran. Peu de séries de science-fiction ont opposé directement l'homme contre la nature qu'il découvre lors de voyages dans l'espace, du moins après son installation. Ici, Léo maîtrise son sujet, dévoilant peu sa "mantrisse", cet animal fantastique aux proportions inquiétantes qui se révèle aussi d'une intelligence rare. Il exerce ainsi une fascination en jouant sur le mystère, tout en donnant des coups de pattes aux travers humains. Les rapports sociologiques sont étudiés, un peu longuement parfois, mais donnent une épaisseur et une maturité remarquable aux histoires. Ici, aucun effet facile n'est employé, rien n'est sacrifié au spectaculaire, ce qui n'empêche pas de belles prouesses graphiques qui raviront les amateurs du genre. Le seul reproche à faire, c'est peut-être un épilogue un peu incertain, mais c'est pour mieux savourer le cycle suivant Bételgeuse. En tout cas, cette sorte de fable écologique renouvelle tranquillement le genre, et mérite qu'on la considère comme une oeuvre majeure.
Druuna
Alors là je vous trouve trop sévères. Pour ma part je suis d'accord avec le dernier avis. Cette BD a un vrai charme... Tous les ingrédients sont réunis, ça me rappelle l'age d'or du magazine "Métal Hurlant" - pas de tabou, tout y est montré, le gore comme le porno. Le scénar est franchement pas mal et on se laisse agréablement charmer dans ce mélange de phantasmes, de cruauté, de sexe, d'onirisme, d'esthétisme industriel, et de science-fiction bien barré. Et le tout tient bien la route. Le côté "virginal" de Druuna - et oui ! - (par rapport à ce monde maladif) est une chose assez amusante et osée - et oui il y a quand même pas mal d'humour là-dedans, il ne faut pas tout prendre au sérieux. Voilà un délicieux divertissement, bien vicieux de surcroît. J'adore les dessins, et j'avoue que Druuna, ben moi j'ai beaucoup de sympathie pour elle, je sais pas mais vous êtes un peu difficiles quand même. Franchement cette BD me semble (malheureusement) unique en son genre. L'absence de moralité, voilà peut-être ce qui en fait une oeuvre culte !
Les chemins de Malefosse
Pourquoi reprocher l'aspect documentaire et historique de cette série ? La bande dessinée ne pourrait-elle donc pas se permettre d'être documentée et pédagogique pour n'offrir que des feuilletons sans âme ne s'appuyant sur aucune réalité ! Plongée irréprochable dans les remous des guerres de religions, cette série présente Günther et Pritz, deux mercenaires allemands qui se trouvent mêlés à une tentative d'attentat contre Henri IV dont ils deviennent des fidèles chargés de missions dangereuses. Daniel Bardet écrit des intrigues basées sur des épisodes de ces conflits religieux qui permettent de redécouvrir une réalité âpre et violente. Ses savoureux dialogues sont bien évidemment sa plus grande réussite, s'adaptant au vieux français pour un plus grand parfum d'authenticité. Ils se révèlent très accessibles si l'on accepte d'entrer dans le jeu du scénariste car ils sont succulents, très imagés et pleins d'humour, de véritables merveilles pour qui aime la lecture. Le travail de Dermaut permet de mesurer la documentation du tandem d'auteurs grâce à la précision des lieux explorés et de la reconstitution. Le trait parfois maladroit et rigide du début évolue de plus en plus vers un style personnel et plein de fougue. Chaque personnage est travaillé physiquement, ce qui achève de lui donner une personnalité ébauchée par la magie des dialogues. Les deux héros, eux-mêmes, sont remarquablement cernés, se révélant bien loin d'être des enfants de choeur mais finalement plus idéalistes qu'il n'y paraît. Goepfert prend le relais du dessin au tome 13. Il possède son propre style, différent de son prédécesseur. Il ne démérite pas pour croquer ses personnages, et même s'il est parfois difficile de s'adapter à un nouveau dessin dissemblable de celui qui a pendant longtemps fait le sel de cette série, sa reprise est sans doute la meilleure que l'on pouvait espérer. Un classique tout simplement qui possède une identité très forte et qu'il est indispensable de connaître.
Berserk
Voila un Moyen-Âge bien sombre, bien noir ; autant le dire, j’ai adoré "Berserk", bien que le dessin m’ait un peu rebuté. Mais on finit par s’habituer aux traits de l’auteur. L’histoire est rondement menée avec son lot de surprises. Avec des scènes de batailles magnifiques, "Berserk" fait penser un peu à Conan le barbare mais à une autre époque et vraiment plus violent, sauf qu'à chaque tome de Conan il y avait une nouvelle mission. Dans "Berserk", les thèmes collent parfaitement à l’univers moyenâgeux, à savoir famine, guerres incessantes, intégrisme religieux, sorcellerie. "Berserk" possède un bestiaire fantastique incroyable, des monstres et démons sortis d'on ne sait où. Si vous aimez l’héroic fantasy, la médiéval fantasy, les univers cauchemardesques, il ne faut absolument pas rater ce monument qu’est "Berserk". Ah ! J’allais oublier, il y a des scènes sexuelles plus ou mois explicites : « viols ou scènes d’amour consentantes » alors ce manga s’adresse à un public mature.