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Couverture de la série Chroniques de Jérusalem
Chroniques de Jérusalem

J'ai passé un bon moment avec cette BD qui m'a littéralement fait voyager en Israël. Delisle apparait comme sympathique, ce qui facilite bien évidemment la lecture. Au début, je n'étais pourtant pas très enthousiaste, à l'instar de notre personnage, qui, en arrivant, découvre un pays pas spécialement accueillant... Mais une fois rentré dans le vif du sujet, je n'ai pas pu lâcher l'album. Ca m'a couté quelques réveils difficiles... Le trait est très sobre, les cases très lisibles et épurées, ça va direct à l'essentiel, et la lecture est donc très rapide: n'ayez pas peur de ce qui parait comme un "pavé" au premier abord. A travers l'expérience de Guy Delisle, j'ai l'impression de connaitre un peu mieux ce pays très compliqué. C'est un peu comme s'il m'avait fait une visite guidée. J'ai bien aimé certaines de ses remarques perspicaces, dont certaines ont confirmé mes griefs envers les religieux plus ou moins bornés. A titre d'exemple, j'ai trouvé amusant le fait que l'auteur soit décontenancé par le fait que l'on demande la profession de ses grands-parents pour avoir le droit d'aller à Gaza, et aussi sa remarque sur le fait que les arabes et les juifs ne peuvent pas jeter le pain, alors que les chrétiens, qui estiment que parfois il s'agit du corps du Christ, le jettent, eux. Enfin, on réalise encore le ridicule de certaines situations lorsque l'on voit tous les détours que les habitants doivent faire pour se rendre à quelques mètres de chez eux, à cause des hauts-murs. J'ai vraiment apprécié cette lecture, et j'ai presque eu un sentiment de tristesse en refermant l'album, comme si Delisle allait me manquer... En tout cas, ça m'a donné une énorme envie de découvrir ses autres carnets de coyage, comme Shenzhen, Chroniques Birmanes, ou Pyongyang. (153) Edit: Finalement, près de 2 mois après avoir posté mon avis, je mets la note maximale. Impossible pour moi d'oublier cet ouvrage.

12/08/2012 (MAJ le 20/10/2012) (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Peter Pan
Peter Pan

Petit moment de magie et d'irréalité : (re)lire le Peter Pan de Loisel calé au coin du feu... Est-ce le temps pluvieux du moment ou le besoin de replonger dans quelque fantastique "classique" série qui peuple ma bibliothèque qui me guida dans ce choix ? Toujours est-il que je me retrouvais nez au vent, dans les venelles lugubres et sordides du Londres de cette fin de XIXe siècle, période que j'affectionne particulièrement. Car c'est ça la magie d'une très bonne BD ; que dis-je, d'une BD culte ! Même déjà lue, on sait qu'à la relecture, même les années ayant passé, le plaisir sera toujours au rendez-vous ! Avec un peu de chance et en ayant été patient, on aura même "la chance" d'avoir oublié quelques scènes clés du scénario et quelques rebondissements... C'est donc dans cet état d'esprit que je me suis attelé à cette relecture, confortablement installé, à goûter artificiellement la morsure du fog londonien en suivant les pas agiles de ce Peter et son talent de conteur. Et si Peter est doué pour faire rêver son jeune public à une mère idéalisée, Loisel n'est pas en reste question talent pour nous embarquer dans ses histoires. Car c'est ici en solo qu'il s'attaque à cette adaptation de "Peter Pan". Conte classique parmi les classiques, c'est le genre de morceau qui, même pour les plus grands, peut vite devenir indigeste et vous faire regretter ce choix. Mais là, pas de citrate de betaïne à prévoir, Loisel en impose. D'une part il réussit le tour de force de nous retranscrire l'essence de ce conte merveilleux sur le rejet du monde adulte. Mais il se l'approprie pleinement pour en faire une œuvre à part et très personnelle. Le gnangnan disneyien n'a ici pas sa place et c'est la triste réalité du monde des hommes, des adultes et de leurs travers qu'il nous dépeint froidement et cruellement. Pour ça, le Londres fin XIXe est formidablement bien rendu ; les personnages et le quotidien qu'ils mènent sont criants de vie... et parfois de mort. Et c'est au fil des pages de cette comédie humaine que le fantastique pointe petit à petit son nez pour nous pousser vers l'épique. C'est là que la fée Clochette fait irruption... Clé de voute entre ces deux mondes que tout oppose, c'est elle et son fichu caractère qui assurera le lien entre ces deux univers et les personnages de son entourage. Sauf que la petite clochette peut aussi bien jouer la mignonnette que la fieffée (haha ! quel jeu de mot !) salope ! Et que sous ses airs de sainte nitouche, la Clochette n'est pas si droite que ça. Ses intérêts passent avant le reste, quitte à ce que certains sombrent dans le pourcentage de pertes autorisées que toute bonne série BD doit savoir gérer avec parcimonie... Peter avance, découvre un nouvel univers et se découvre par la même occasion. Sauf qu'être chef et prendre des décisions, ce n'est pas toujours aussi facile qu'on le croit… Devenir Peter Pan n’advient pas à n’importe qui. Graphiquement, y’a pas à dire c’est du Loisel. Original comme point de vue me direz-vous… Mais en même temps, que voulez y rajouter ? Son trait et sa façon de dessiner sont si personnels qu’on reconnaît sa patte au premier coup d’œil. Je rajouterai qu’il a toujours un sens de la narration impeccable et que ses compositions de planche sont toujours magnifiques à mes yeux. Bref : du tout bon ! Sans rentrer dans le détail des six albums qui constituent cette série, j'ai un faible pour le second "Opikanoba". L'ambiance retranscrite est palpable et la magie du lieu prenante. Mais à mes yeux, tous sont formidables et constituent un tout qu’on ne pourrait dissocier. Après, si certains trouvent la fin de cette série un peu bâclée, je n'ai pas du tout ce sentiment. Oui, certains points restent sans réponse, mais bon... Est-ce bien grave ? L'essentiel est dans la magie et la force des personnages qui composent ce conte cruel. Après, comme dans la vie, chacun fait son petit bout de chemin, même si certains se perdent en cours de voyage. Peter Pan ? Sans doute une des meilleures adaptation BD que j’ai l’occasion de lire à ce jour !

19/10/2012 (modifier)
Couverture de la série Servitude
Servitude

Un mot : superbe! Je ne suis pas un grand fan d'héroic-fantasy (les dragons, les nains ivrognes, les elfes impeccables, les orques dégoûtants... ça commence à bien faire). Mais là j'avoue avoir pris une claque. Scénaristiquement tout d'abord, la magie est présente, les esprits, les dragons, les géants... on en parle mais on les voit peu. Nous ne souffrons donc pas d'une overdose de sortilèges et de boules de feux à chaque page. Les drekkars par exemple, on les voit furtivement au cours du premier tome. Avant la lecture du deuxième album, j'avais imaginé ce qu'aurait pu être leur civilisation mais j'étais bien loin d'en imaginer sa complexité. Voila une belle preuve d'intelligence du scénariste qui, avec des bases connues, arrive à nous créer un univers original. Graphiquement, c'est vrai que certains visage se ressemblent, c'est vrai également qu'il n'y a pas beaucoup de couleurs, mais que dire du souci des détails ? On se surprend à contempler la finesse d'une cote de maille, l'architecture de la passe des drekkars est oppressante, on en arrive à sentir le bois et l'entendre grincer. Que dire de la scène d'embuscade du roi sur le pont ? L'ajout des lexiques en fin d'albums sont des éléments supplémentaires qui viennent enrichir la compréhension et l'implication du lecteur. Voici une série que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire et à relire.

16/10/2012 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Habibi
Habibi

Après le superbe Blankets, je n’imaginais pas que Craig Thompson puisse faire mieux… et pourtant c’est le cas avec cet autre pavé, encore plus épais (665 pages). Si pour moi Blankets représente l’archétype du roman graphique, je dirais qu’avec Habibi, Thompson a inventé la formule idéale du « roman graphique picaresque ». Que dire, c’est tout simplement époustouflant, tant au niveau de l’histoire que du graphisme, encore plus poussé. L’auteur s’est littéralement surpassé, son trait élégant semble avoir fusionné avec l’Art islamique traditionnel, intégrant un luxe incroyable de détails (on reste abasourdi devant ces frises et motifs orientaux qui n’ont clairement pas été trafiqués par ordinateur). La mise en page est toujours surprenante et souligne judicieusement le contexte. C’est du grand art, et une fois encore, le noir et blanc se suffit largement à lui-même. L’histoire est complexe, alternant flashbacks, références bibliques et coraniques, évocation des légendes et poèmes orientaux, digressions sur la calligraphie arabe et ses aspects symboliques, avec des ouvertures vers la science et l’ésotérisme. Mais Thompson réussit pourtant, par une alchimie subtile, à faire tenir tout ça debout. Certes on ne rentre pas dans cette histoire comme dans un moulin, et il m’a fallu moi-même quelques pages pour m’habituer à ce mode de récit, mais une fois passé le cap, quel délice ! Il s’agit d’un conte épique et débridé, où l’auteur ne s’interdit aucun thème ni aucune représentation. Entre Blankets et Habibi, le lieu de l’action (Midwest américain et terre orientale indéfinie) et le genre (autobiographie et conte) diffèrent, mais on y retrouve les mêmes questionnements philosophiques et religieux, sur l’amour, le couple et la sexualité. Et malgré les nombreuses références à la religion, il n’y a aucune trace de bigoterie dans cette démarche : l’humour et les scènes de sexe (parfois tendres et sensuelles, parfois dures et rebutantes) viennent souvent équilibrer le propos. S’ajoutent à cela des préoccupations écologiques qui contemporanisent l’ouvrage. Si ce récit à la fois actuel et intemporel recèle un message humaniste de portée universelle, il est aussi un très bel hommage à la civilisation arabe, où l’auteur nous fait apprécier la beauté et la subtilité de son art, notamment la calligraphie qui tient une place très importante tout au long du livre. Il faudrait plusieurs lectures pour en absorber toute la richesse, mais en ce qui me concerne, ma vision d’occidental lambda en a été indéniablement modifiée, et il a fallu que ce soit grâce à un Américain ! Cette culture, malgré sa proximité géographique avec l’Europe, reste au final assez méconnue et toujours en proie aux préjugés. Et cela ne s’applique pas seulement à l’électorat perméable aux discours racistes. Craig Thompson a vraiment placé la barre très haut avec cet Habibi, qui pour moi tient à la fois du chef d’œuvre et du coup de cœur.

14/10/2012 (modifier)
Par hkirua
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hard Boiled
Hard Boiled

Excellent ! C'est ce qui ressort après la lecture de ce comics ! Dans une société où les humains vivent avec les robots, un collecteur d'impôts va se questionner sur sa nature, son identité au travers d'une géante course-poursuite dans un monde aux allures cyberpunk ! L'histoire est intéressante, c'est super bourrin, super sanglant ! Avec un gun surdimensionné et (il faut le dire) pas mal de sexe. Notre héros est badass à souhait et ne se laisse pas démonter (loin de là) ! Les dessins fourmillent de détails, on a l'impression de faire face à des planches de "où est Charlie ?" en version trash (le frigidaire qui contient un cadavre de gosse, les gens qui baisent en plein milieu de la rue, le mec qui pousse le rasta sur les rails du métro), donc bien vivante ! Ça se lit assez vite donc prenez le temps de décortiquer ces pages ! Cela vous rallongera le plaisir de cette lecture ! un très bon frank miller que j'ai au moins autant aimé que Dark Knight Returns !

12/10/2012 (modifier)
Par hkirua
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Wolverine - Old Man Logan
Wolverine - Old Man Logan

Tout simplement culte ! L’action prend place dans un futur où les supervilains ont pris le contrôle tandis que les superhéros ont disparu il y a de cela plusieurs années : pourquoi ? Comment ? Mark Millar va nous apporter les réponses au fil des pages et à travers quelques scènes CULTISSIMES. Un Wolverine très torturé qui va se révéler à lui-même dans un univers post-apocalyptique au travers d'un road trip à travers les USA ! Très bien mené, avec ces successions de flashbacks délivrés au compte-goutte, qui nous incitent à tourner les pages encore et encore ! Les dessins sont bien faits et notre Wolverine est complétement charismatique ! Foncez c'est un incontournable ! Une des meilleures histoires de Mark Millar !

11/10/2012 (modifier)
Par Sejy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Regard oblique. Vision biaisée d’un no man’s land au temps suspendu. Sensation indésirable de plénitude. L’auteur peste, témoin impuissant à retranscrire l’horreur du désastre. Pourtant dans ses doutes, son agacement à ne pouvoir exhiber que le voile de splendeur idyllique jeté sur les stigmates de la catastrophe, Emmanuel Lepage fait mal, très mal. La beauté... La beauté ? Omniprésente. Pernicieuse. Dans ses représentations humaines. Dans les rencontres avec les habitants. Dans le plaisir de petits instants festifs, tentatives de réconciliation avec la réalité. Dans la tristesse de leurs histoires troublantes. Dans la joie des enfants, des visages accueillants. Dans l’évocation de valeurs admirables, la mémoire de ces héros improvisés, instantanés, et de leurs sacrifices. La beauté, encore… Dans le défi, la provocation du monstre, comme un nouveau rite initiatique : « tu n’es pas un homme si tu n’es pas allé dans la zone ! » Dans cette fatalité orgueilleuse, arrogante, souvent pour forcer l’optimisme, mais presque déplacée : « Allez, viens ! Viens avec moi goûter la radiation ! Juste cinq minutes ! Viens sentir la langue coller à ton palais ! Quitter Tchernobyl sans avoir goûté à la radioactivité, c'est un pêché ! » Précieuse, fragile, forte, indomptable, présomptueuse, la marche de la vie doit reprendre ses droits. Nécessairement, involontairement, inconsciemment, on se dupe comme on se rassure : « vas-y, fais le con tant que tu veux, de toute façon, tu vois, tu te relèves toujours ! ». Premier message, menteur crédule. La beauté partout… Dans la grisaille, la poésie funèbre de Pripiat. Dans l’immobilisme, le silence pétrifiant d’une cité fantôme, dans le recueillement religieux provoqué par ses cimetières de véhicules, ses bâtiments vides de vie. Dans la mélancolie d’objets survivants. Un meuble, un jouet abandonné charriant de bouleversants nœuds à la gorge. Dans une terre anéantie qui parade en explosions indécentes de couleurs. La beauté horrible… Dans les tableaux sublimes de paysages ressuscités hurlant que la planète " se fout " totalement de ce que l'on peut lui faire subir. Dans les panoramas bucoliques de la zone contaminée qui jettent à la face d’homo sapiens « je suis encore plus belle sans toi ! » ou dans les chiffres d’un compteur dosimètre lui signifiant qu’il n’est plus le bienvenu. Elle se remettra. À l’échelle de l’univers, le temps pour guérir des blessures infligées sera toujours insignifiant. La vie est miracle aux seuls yeux des hommes, à l’échelle de l’univers c’est une péripétie. Chaque outrage fait à la terre n’est qu’un outrage au genre humain. Nous sommes des locataires de passage, et, dans notre entêtement, nous laissons le bail expirer un peu plus chaque jour. Voilà un second message : le constat effroyable et percutant de notre insignifiance. Bien reçu monsieur Lepage !

10/10/2012 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Dans le vaste choix qui s'offre sur le thème de la Seconde Guerre mondiale, Il était une fois en France restera comme une référence. On nous invite à suivre le parcours de Joseph Joanovici, juif roumain émigré en France, qui va faire fortune dans la récupération de métaux. On a à faire à un entrepreneur pur et dur qui n'en a cure de la politique. Le problème c'est que pendant l'occupation il va fricoter avec les nazis. Et c'est là que l'on trouve tout le génie de Nury. En effet, Joanovici est un arriviste qui profite de la situation pour s'enrichir. Dans le même temps, c'est un père de famille qui assure la survie de sa famille à une période où être juif signifie la mort. Il ménage les deux côtés et sait retourner sa veste quand il faut pour survivre. On déteste le personnage et pourtant on arrive à lui trouver des circonstances atténuantes. Psychologiquement les auteurs ont, je pense, bien cerné l'âme humaine qui loin de tout manichéisme est faite d'ambiguité et d'égoïsme. Le dessin sert très bien l'histoire et je trouve allège un peu le propos en donnant des gueules aux personnages secondaires. Achetez la série elle est tout simplement démentielle.

09/10/2012 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Depuis des années, je suis un inconditionnel d'Emmanuel Lepage, et le tournant qu'il a pris dans sa carrière avec Voyage aux îles de la Désolation, qui fut pour moi la bd de l'année 2011, m'enchante. Avec ce nouveau carnet de voyage, ou encore ce deuxième documentaire en bande dessinée, Emmanuel Lepage nous offre un formidable livre. Graphiquement, c'est grandiose, on prend une claque quasiment à chaque page, avec des doubles pages à vous couper le souffle. L'univers post apocalyptique de Tchernobyl est fort bien décrit avec des images que nous avons tous vues à la télévision, comme cette grande roue abandonnée dans Pripiat, ville, censée être le fleuron du communisme. Lepage nous confie ses doutes sur la façon de témoigner d'une catastrophe alors que les habitants revenus sur place semblent heureux et que la nature luxuriante reprend sa place sur le béton :"Aurais-je pu imaginer de tels moments à Tchernobyl, au coeur d'un désastre dont j'étais venu dessiner l'horreur". En effet, aux dessins de décors désolés, gris, de villes fantômes, succèdent parfois des scènes plus bucoliques, et de joie comme ces enfants qui jouent, tout près de la zone interdite. Un témoignage fort, parfois émouvant mais surtout admirablement construit et dessiné. Tout comme Voyage aux îles de la Désolation, cette bande dessinée fait partie des livres que l'on relit avec plaisir. Un incontournable de cette année 2012

06/10/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Al Crane
Al Crane

Al Crane faisait partie des séries que je voulais lire depuis longtemps et je fus très content lorsque j'ai finalement eu la chance de lire cette série. Je ne fus pas du tout déçu par ce que j'ai lu. Tout d'abord, le dessin d’Alexis, un génial dessinateur mort trop tôt, est absolument superbe. Une des forces de son humour est que le décalage entre le réalisme de son dessin et le ridicule des situations qu'il dessine rend l'histoire encore plus drôle. En fait, au premier abord on pourrait presque croire que c'est un western normal ! Les scénarii de Lauzier sont excellents et vraiment différents de ce que j'ai lu de lui. L'humour est très noir avec des noirs qui se font traiter de sale nègres et des femmes qui ne servent qu'à se faire violer. Ce n'est pas un humour qui plaira à tous car cela va parfois très loin dans la méchanceté. Certains pourraient aussi penser qu'à force les auteurs tournent en rond, mais moi j'ai trouvé que les auteurs se renouvelaient bien et c'est avec plaisir que je mets la note maximum à cette série car cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rigolé en lisant une bande dessinée. J'ai même relu certains gags plusieurs fois de suite.

06/10/2012 (modifier)