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Par dut
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

J'ai découvert très tardivement Walking Dead, mais quelle découverte pour moi ! On entend beaucoup parler de Walking Dead, que ce soit les comics, la série TV, les romans, le jeu de société, alors forcément ça interpelle ! C'est presque par hasard que j'achète le 1er tome (un occasion à vil prix en bon état au Paris Comics Expo). Et là, blam ! La grosse claque ! C'est une série très addictive, j’achète et dévore donc très rapidement la suite ! J'ai lu les 17 tomes sortis, et ça me fait bien chier d'attendre le prochain tome (à raison de 2 par an, on devrait l'avoir en septembre/octobre, merde ça fait loin !) C'est rare quand une BD me donne autant envie de lire la suite, Walking Dead en fait partie ! C'est signe que je suis vraiment rentré dans l'histoire ! Je suis pas forcément fan d'histoires de zombies, mais le truc, c'est que Walking Dead, c'est pas une histoire de zombies, c'est une histoire d'hommes ! Ce qui est mis en avant, ce sont les relations entre les personnages, leurs amitiés, amours, crises, peurs, angoisses, joies etc etc Comment réagirions nous dans une situation extrême comme celle la ? Je veux pas spoiler, mais le plus terrifiant dans tout ça, c'est que les réactions humaines sont terriblement crédibles. Tout ce qui arrive à Rick et à son groupe, ben ça pourrait arriver ! C'est là la grande force de Walking dead. Certes, j'ai pu lire ici et là que le schéma de l'histoire se répétait souvent : Rick et sa bande arrivent dans un endroit, tout se passe bien, et pis à un moment ça merde, et faut s'en aller, et pis ça recommence encore... c'est pas tout à fait exact, mais moi ça ne m'a pas dérangé du tout, j'ai pas eu l'impression de lire encore et encore la même histoire.... Graphiquement, le noir et blanc est plutôt chouette, agréable, et met bien dans l'ambiance post apocalyptique ! Seul reproche, au début, quand on connait pas trop les personnages, c'est un peu compliqué, il m'est arrivé de confondre 2 nanas. Mais les petites fiches explicatives au début de chaque tome nous permettent de bien "remettre" les personnages. Et y'en a une palanquée de persos ! Une très bonne série, je suis accro ! Et oui culte car moi j'adore, et que je suis pas le seul !

01/04/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 5/5
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

Qui aujourd'hui ne connaît pas cette série ? Il est évident que tous les fans d'heroic- fantasy connaissent Légendes des Contrées Oubliées car cette trilogie n'est autre que l'une des séries de référence de ce genre, du moins en bande dessinée. J'ai eu récemment l'occasion de mettre la main sur l'intégrale petit format de cette "légendaire" série. En relisant celle-ci j'ai fait un saut dans le temps et je suis revenu un peu plus de vingt ans en arrière, lorsque je me suis lancé pour la première fois dans cette oeuvre majeure de la fantasy, n'ayons pas peur des mots. Je suis épaté car à mon sens cette oeuvre n'a pas pris une ride, c'est incroyable. Je pensais pourtant me dire à la fin de ma lecture : mince ça a pris un sacré coup de vieux. Mais finalement c'est moi qui ai pris une claque car j'ai été autant époustouflé par les dessins de Thierry Ségur et par le magnifique scénario de Bruno Chevalier que dans mes lointains souvenirs. Pourtant l'histoire de cette série, devenue culte, est très classique. Elle retrace les aventures d'un trio de héros (le noble guerrier nain, le roublard cupide et le barbare simplet) dans un monde baroque, peuplé de toutes sortes de créatures aussi originales que dangereuses. Les personnages principaux sont toujours aussi attachants, en particulier Morkaï l'esclave Akeï qui ne pense qu'à se battre. Firfïn le voleur Lïn finit lui aussi par nous paraître fort sympathique, en tout cas plus que son frère Mirlïn. Et que dire de plus du personnage principal Noren le nain, qui est tout simplement magnifique dans son rôle de guerrier nain. Le dessin de Thierry Ségur est exceptionnel. Les détails importants sont tellement nombreux tout au long des trois épisodes de cette série que cela en devient un véritable régal pour les yeux. Les couleurs sont parfaitement adaptées au dessin. Par contre j'ai trouvé un petit bémol au dessin de Ségur, c'est que parfois les cases sont trop surchargées et que l'on a du mal à définir tout de suite ce qu'elles représentent. Tout ça pour dire que si vous ne connaissez pas Légendes des Contrées Oubliées n'hésitez pas à vous y plonger et si comme moi vous êtes nostalgique du passé, relisez cette série culte, vous ne le regretterez pas.

30/03/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Si je me rappelle bien, Gaston Lagaffe, ce fut ma première BD avec laquelle j'eus des larmes de rire. Il y en eu bien d'autres par la suite, mais celle-là est spécialement la première. Dans Gaston, tout est bon. Le dessin évolue grandement au fil des histoires, avec un trait qui devient ensuite le fameux de Franquin, précis et détaillé, avec des débuts beaucoup plus en rondeur. Gaston Lagaffe évolue grandement, entre sa première apparition en costume avec nœud papillon jusqu'à son fameux pull vert, espadrilles et jean noir. Son caractère évolue, passant du gentil maladroit au défenseur de causes écologiques et animales, facétieux et inventeur. Un génie du gag, de l'invention farfelue et de la bêtise. Les histoires évoluent, toujours dans le plus positif, avec des personnages qui deviennent progressivement récurrents, des objets et des animaux qui arrivent en pagaille en la mettant également. Des contrats qui ne seront jamais signés, et tant d'autres choses que nous aurons dans un pur délire de la part de Franquin, qui saura manier toutes ces choses pour en tirer le nectar qu'il faut pour rire. Le grand intérêt, c'est aussi la diversité des gags, avec certains thèmes récurrents, notamment en faisant une suite d'histoires, mais également en variant certaines autres choses, comme la victime dans les gags, qui sera parfois Gaston lui-même ! Et puis quelle bonne humeur que ce Gaston ! Au contraire total des idées noires, nous avons le droit à une bouffée de bonne humeur et de joie de vivre qui éclabousse à travers les pages. Gaston a toujours le sourire, fait toujours sourire, il nous charme et embellit la vie. Un album complet nous fait travailler les muscles du visage et il n'est pas rare que je doive en reposer un pour rire tout mon saoul et ensuite m'essuyer les yeux. Si après tant d'années, Gaston Lagaffe continue de me faire cet effet avec des simples phrases comme "Boah, j'ai du m'endormir en sursaut", je pense qu'il mérite son statut de culte. C'est un pilier de l'humour en BD, j'en suis vraiment convaincu.

15/12/2009 (MAJ le 29/03/2013) (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5
Couverture de la série Sacré comique
Sacré comique

Vous avez toujours eu envie de lire la Bible mais n’avez jamais eu le courage de vous y plonger ? Heureusement, Daniel Goossens est là pour vous initier, par l’intermédiaire de ses héros écrivains oiseux et pantouflards, Georges et Louis. Ces derniers le font de manière peu banale certes, mais à défaut de donner envie, leurs délires nébuleux ont le mérite de bien dérider. Au final, on apprend tout de même pas mal de choses, notamment que Dieu est à la tête d’une société de standardistes répondant aux prières de chacun, ou que Jésus, s’il n’est pas forcément une lumière, a tout de même connu son heure de gloire à Hollywood… Les habitués seront surpris de retrouver Georges et Louis dans cet album alors qu’ils ne sont plus mentionnés en couverture comme ce fut le cas pour les tomes précédents. Ils n’y jouent d’ailleurs plus un grand rôle, on ne les voit qu’au début et de moins en moins au fil de l’ouvrage. La particularité du trait de Goossens est qu’il est à la fois réaliste et caricatural, surtout au niveau des visages qui ont souvent des expressions hilarantes. Il ne faut pas chercher une cohérence dans le récit, dans la mesure où l’absurde est ce qui définit le mieux son style. Et comme toujours, on ne sait jamais où il va nous emmener et c’est ça qui est bon. On peut relire ses BD mille fois, on y trouvera toujours un détail amusant auquel on n’aura pas fait attention auparavant. N’attendez pas de la part de l’auteur qu’il vous rassure quant au sens de la vie ou livre les clefs du mystère de la création, au contraire, vous en ressortirez encore plus déboussolé, mais au moins vous aurez bien ri ! Cela étant, je comprends que certains n’adhèrent pas à ce genre d’humour, qui pour moi se définirait comme pince-sans-rire, lunaire voire extra-terrestre. Avec Goossens, soit on marche, soit on ne marche pas, il n’y a pas de milieu. Pour moi, cet auteur, également chercheur en intelligence artificielle et enseignant à Paris VIII il faut le rappeler, est un génie à part dans un domaine humoristique qui ne ressemble à aucun autre, même s’il garde la patte de l’école Fluide glacial.

23/03/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Un printemps à Tchernobyl n'est pas qu'un one-shot sympathique comme une de ses petites lectures sur un sujet badin. C'est beaucoup plus que cela car il nous ouvre les yeux sur les dangers des centrales nucléaires. Il nous éclaire également sur ce qui s'est passé à Tchernobyl le 26 avril 1986 ainsi que le courage du peuple ukrainien entre la peur et la résignation. Jusqu'à encore récemment, je n'avais pas mesuré toutes les conséquences de cette catastrophe sans précédent. On nous avait dit que le nuage s'était arrêté à la frontière allemande. Je m'en souviens comme si c'était hier. On nous a honteusement menti. L'auteur Emmanuel Lepage nous délivre un documentaire tiré de sa propre expérience sur place lors d'un voyage en 2008. Il signe là une de ses oeuvres majeures. J'ai apprécié la sincérité de son propos notamment lorsqu'il décrit les paysages où la nature semble vouloir reprendre le dessus. On découvre même un Lepage assez poltron avec son masque au visage et la peur invisible de se chopper des maladies incurables dans la fameuse zone interdite. Bref, c'est un portrait sans complaisance de la situation. Les planches sont de toute beauté avec des techniques de dessin qui s'alternent harmonieusement. Les couleurs du carnage ont l'air si incandescente. On ressent de la beauté malgré le désastre écologique et le crépitement des becquerels. L'étrangeté des lieux doit résonner comme un avertissement aux futurs générations.

21/03/2013 (modifier)
Couverture de la série 100 bullets
100 bullets

Le même plaisir que la vision d'une grande série télé (Breaking Bad, Justified ou autre Sopranos), début facile, on pourrait croire que chaque volume est une histoire complète (one shot), et puis non, plus on avance dans les tomes, plus une vision d'ensemble s'ajuste. Les personnages de tomes différents se rencontrent, le scénario se construit petit à petit, et là il devient difficile de lâcher la lecture. Et ça continue comme ça avec l'intrigue qui se complique à souhait, jusqu'au 100ème épisode qui clôt la série en apothéose. Vraiment une série addictive comme une drogue dure, au début on peut penser qu'on s'arrêtera quand on voudra, et ce n'est surtout pas la cas, on essaie, mais le manque est là et il faut replonger. Si vous ne voulez pas être malade SURTOUT NE COMMENCEZ PAS, ensuite il sera trop tard...

18/03/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Souvenirs d'un jeune homme
Souvenirs d'un jeune homme

Décidément, Lauzier a un sacré don pour croquer la société et ses malaises. Pour un troisième ouvrage de l'auteur, j'ai été plus qu'enchanté, je dois bien le dire. Tout est bon là-dedans. Déjà, le trait est soigné par rapport à La Course du rat du même auteur, avec de petites améliorations notables. Le dessin n'est toujours pas beau mais je l'ai trouvé un poil plus sympathique. Peut-être une plus grande maturité (bien qu'il n'y ait pas dix ans entre les deux). Les couleurs sont toujours autant abominables, là-dessus il n'y a rien à sauver. Par contre, un effort énorme a été fourni au niveau des phylactères, et enfin c'est lisible ! La lecture est fluide, les bulles sont bien taillées, c'est un régal ! Rien à voir avec l'ancien système complètement brouillon. Et encore une fois, c'est l'histoire qui est juste superbe. J'ai littéralement a-d-o-r-é ! Le principe de base est un peu semblable à La Course du rat, avec une personne qui décide de changer sa vie en profondeur et se casse un peu la figure. Mais par contre, le propos va se tourner vers une autre forme de critique sociale. Là, c'est la jeunesse et ses fameuses illusions qui vont s'en prendre plein la poire (et sans gants je vous prie !). Et sans cette fois-ci de slogan tel que "Tous pourris !". Des pourris, il y en a, mais aussi beaucoup de gens normaux qui sont abusés par le système. Les désillusions vont être nombreuses, et encore plus de questions sont posées à la fin qu'au début de l'ouvrage au final. Un adolescent qui fait sa crise d'ado, c'est bateau comme sujet. Mais lorsqu'on pousse le concept un peu plus loin, c'est très intéressant. Les relations avec le père sont ici poussées à l’extrême, de même avec la mère, et pourtant au final, alors qu'on plaignait le père tout le livre durant, on en vient à se demander si il ne le mérite pas. Aucune limite claire n'est posée entre le salaud et l'homme de bien dans toute la BD. Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes ! Nul n'est à l'abri. Le plus important à ce niveau, c'est bien le héros. Narrateur de tous les événements, personnage haïssable par ses manières, ses réflexions et tout le mal qu'il fait autour de lui, il n'est néanmoins que perdu dans un monde qu'il doit découvrir comme un adulte désormais mais dans lequel il ne trouve pas sa place. Une sensation qu'on a aussi pu ressentir. Mais là, le héros fait dans tous les extrêmes possibles, ne se rendant même pas compte de sa propre connerie (qui est monumentale), se haïssant lui même tellement fort que c'en est presque malsain. On ne peut pas le prendre en pitié, et pourtant, on ne peut pas le blâmer de tout. C'est du coup un personnage encore une fois ambigu. Il n'est pas tout blanc, pas tout noir, pas tout gris. Il oscille entre tout en permanence. Et hautain, arrogant, haïssable ... Tout est fait pour qu'on le déteste. Lauzier a bien travaillé. En fait, je crois que Lauzier a voulu retranscrire ici tout ce qui est haïssable en nous lorsque nous passons du monde de l'enfance à celui des adultes. Le héros est chargé autant que possible, mais c'est une dénonciation. De ce que le jeune peut ressentir, de ce que la société en fait, de ce qui ne va pas. Tout est passé encore une fois au crible, des bobos aux hippies, les familles strictes et les nouveaux artistes, la mère poule et le père dépassé par son temps, les considérations philosophiques de bas étage, ... Et peut-être que, nous reconnaissant dans ce héros, nous ne le haïssons que d'avantage, aussi méchant et mesquin qu'il est. Si j'ai mis 5 étoiles à ce récit, c'est que je l'ai trouvé excellent, vraiment, avec les plus gros défauts que j'imputais à Lauzier qui ont été gommés. L'histoire marque, étant très sombre, très noire, et ne finissant ni bien ni mal. Je ne peux pas vraiment expliquer autrement, mais la fin est étrange, sans qu'on ne sache encore une fois sur quel pied danser. Lauzier nous emmène dans un tourbillon des 18 ans qui laisse perplexe, la morale n'étant pas simple du tout. Je pense que le récit s'adresse avant tout aux adultes, mais je crois que ceux qui connaissent cette période peuvent aussi comprendre beaucoup de choses à travers cet être complexe et tourmenté. Personnellement, j'ai été marqué par cette BD, et j'en recommande la lecture. Déjà pour se faire son propre avis. Mais également pour apprécier une lecture à la philosophie très particulière, par une satire de la société efficace et une satire de l'homme encore plus efficace. Nijal dit qu'il voit la BD comme la représentation de l'écueil des 18 ans. Je pense que c'est vrai. 18 ans, c'est un cap qu'il faut franchir. Et Lauzier tente de nous montrer une voie à ne pas emprunter. C'est un bon avertissement, et il mérite d'être écouté.

13/03/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série L'Homme qui n'existait pas
L'Homme qui n'existait pas

Après La Belle Image qui conte le changement du visage d'un homme qui remet toute sa vie en question, l'auteur Cyril Bonin poursuit sur ce thème avec l'homme qui n'existait pas. En effet, en l'espèce, l'homme devient invisible aux yeux du monde. Pour l'originalité de l'oeuvre, il faudra repasser. Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié ce nouvel opus qui plonge également dans les vieux films de cinéma comme pour donner une nouvelle dimension. L'homme est informaticien. Il ne réagit pas avec les sentiments mais avec les faits. Il est seul et travaille constamment avec la machine. C'est lui qui va disparaître comme pour nous faire comprendre de la vacuité de l'existence. A force de s'isoler pour se protéger des autres, il finit par disparaître. Il est condamné à hanter les lieux. Or, il va faire une rencontre qui va tout changer et mettre un peu de piment à sa vie. En réalité, c'est sa passion pour le cinéma qui va lui ouvrir certaines portes. J'ai aimé cette fable sur l'identité humaine. Elle est très subtile d'autant que sa conclusion laisse place à l'espoir. Encore une fois, l'auteur arrive à nous subjuguer grâce à une incroyable lisibilité de son récit malgré une approche très intimiste et le peu de dialogue.

10/03/2013 (modifier)
Par Andrus
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Agrippine
Agrippine

Agrippine est un chef-d'oeuvre. Non seulement à cause du superbe humour ou des expressions personnelles, mais aussi parce que Bretécher s'est impliquée dans sa bd ; au lieu de coloriser à la palette graphique, elle a pris le temps de peindre à l'aquarelle tous les détails. Si les deux derniers albums sont un peu moins bien que les autres (sans doute parce qu'on y reconnait la société actuelle), Agrippine est, par son humour et sa réalisation, une bd culte. Que ce soit "Agrippine et l'ancêtre", où l'on fait connaissance de la charmante Zonzon (ce tome est le meilleur) ou "Agrippine", où l'on fait connaissance avec les personnages et le vocabulaire, ou "Agrippine et la secte à Raymonde", qui donne l'occasion de montrer à quel point les sectes sont dangereuses ou même "Allergies", qui reste un bon album, il faut tous les lire. Par contre cette série n'est pas forcément accessible au premier coup ; il faut avoir lu deux ou trois tomes avant de comprendre le vocabulaire, le contexte et l'humour. Petit bémol pour "Agrippine déconfite": il n'y a aucun mot propre au vocabulaire d'Agrippine, pas vraiment de gags... Les meilleurs sont pour moi "Agrippine et l'ancêtre", "Agrippine prend vapeur" et "Agrippine et la secte à Raymonde".

08/03/2013 (modifier)
Par bab
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Peter Pan
Peter Pan

Que dire de cette bd qui avec La Quête de l'Oiseau du Temps a rangé Loisel dans la catégorie des grands de la bd ? C’est brillant tellement c’est sombre ! Voilà un Peter Pan qui dénote franchement du Pan de Walt Disney. La vie ne l’a pas épargnée, et quand Clochette l’emmène avec lui, ce n’est pas beaucoup plus joli. On a ici une adaptation de l’histoire bien ancrée dans son temps, avec des aventures qui se déroulent dans un monde sans concession ou la loi du plus fort et du plus malin prime. Et dans la fourberie, Clochette n’est pas en reste. Mais le tout est d’une justesse imparable et Disney est vite oublié pour se plonger dans ce Londres glauque et sombre et suivre un Peter Pan tourmenté. Au dessin, on retrouve la patte du maître, de la féminité callipyge, des visages aux couteaux. C’est beau… A lire absolument.

06/03/2013 (modifier)