Les derniers avis (7532 avis)

Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notre Mère la Guerre
Notre Mère la Guerre

Je réécris mon avis après la lecture des 4 tomes, et je passe ma note à 5/5. Kris a, à mon humble avis, trouvé l’équilibre parfait entre l’enquête policière, qui avance lascivement, et le background historique. L’horreur chez les poilus, on connaît pourtant, on a lu des tas de livres, vu des tas de films et documentaires sur le sujet (voir notre thème). Mais cette période sombre de notre histoire fait toujours aussi froid dans le dos, surtout quand elle est décrite de façon aussi réaliste. Je sais qu’il est d’une banalité affligeante de s’écrier « putain mais quelle connerie cette guerre, comment a-t-on pu laisser faire ça », mais c’est vraiment ce qui vient à l’esprit en refermant le dernier tome. Le rythme est lent (amateurs d’action, passez votre chemin) et la poésie omniprésente, au travers les réflexions de notre détective gendarme. L’écriture est magistrale, quelle beauté dans les textes ! Je me demande comment il est possible d’écrire des choses pareilles sans avoir vécu la guerre soi-même… L’auteur a dû faire beaucoup de recherches et lire de nombreux témoignages. Le dessin de Maël est magnifique, même si les couleurs se limitent souvent à une palette boueuse, tranchées oblige. Le dénouement de l’enquête est satisfaisant au possible (cohérent et surprenant) et les dernières pages laissent vraiment un goût amer dans la bouche, avec cet armistice qui arrive enfin, mais trop tard pour une génération mutilée et traumatisée. La guerre ne se termine jamais pour ceux qui ont combattu, les séquelles sont trop profondes. Cette série est pour moi un coup de maître : des personnages à la psychologie bien définie, une enquête policière prenante qui se greffe sur un contexte historique effroyable, et une fin « coup de poing ». Une lecture qui marque.

03/05/2011 (MAJ le 29/11/2012) (modifier)
Couverture de la série Titeuf
Titeuf

Après lecture des 13 tomes, mon jugement est sans appel : Culte ! Personne ne peut être passé à côté de Titeuf, il est incontournable. L'humour de Zep est simple mais efficace avec des situations proches de la réalité des enfants. J'ai passé de bons moments de lecture même si les derniers tomes avaient une légère tendance à s'essouffler, le treizième relance l'affaire en abordant de nouveaux sujets. Titeuf ne change pas beaucoup mais il évolue tranquillement, il grandi. Les dessins ont toujours été simplistes mais les personnages ont chacun leur style, chacun leur personnalité. Au passage je n'aime pas vraiment l'adaptation en dessin animé, elle ne traduit en rien l'humour de la BD.

27/11/2012 (modifier)
Par vigneron
Note: 5/5
Couverture de la série Le Transperceneige
Le Transperceneige

Le premier tome est un best. Je l'ai lu 10 ans après sa parution, puis au moment d'une séparation, encore 10 années plus tard, je l'ai perdu. Il est resté gravé dans ma mémoire, tellement le périple depuis le wagon de queue était symbolique et simplement troublant. Par contre je trouvais cette oeuvre originale comme un essais unique et je suis surpris de constater aujourd'hui qu'il y a une suite. C'est le problème malgré tout dans l'art. Mais je collectionnerai les suites, tant qu'elles sont limitées et qu'à la mort de l'auteur ne se transmette pas...

27/11/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Peter Pan
Peter Pan

Je me décide finalement à écrire cet avis. Il aura mis du temps à sortir, à murir, à prendre forme. Le signe d'une grande BD ? Sans doute. Sans doute ..... J'ai commencé à lire Peter Pan dans les rayons de mon magasin favori, et ayant trouvé le premier tome très bon, j'ai décidé d'acheter la série. Au final, il m'a fallu plus d'un an de volonté pour achever la série complète et prendre les deux derniers tomes. Pourquoi une telle durée ? Parce que j'avais du mal à me motiver à la finir. Finalement je l'ai fait, et je ne le regrette pas du tout. Peter Pan, c'est vraiment une excellente BD. Indéniablement. Et je recherche encore aujourd'hui à comprendre le pourquoi de ce retard. Le dessin est toujours aussi bon avec du Loisel, même si ce n'est pas mon dessinateur préféré. L'ensemble est très joli, avec des cases parfois véritablement magnifique. Et contrairement à Disney, il aura réussi une fée Clochette qui marque la mémoire. Une qualité classique chez Loisel, mais il m'apparait important de le souligner. Et sur ce cadre déjà prêt, s'ajoute un scénario qui ... frappe juste. Comme beaucoup, je n'ai jamais lu le livre original (dont on me vante souvent la qualité), mais j'avais vu (partiellement) le dessin animé de Walt Disney. C'est d'ailleurs curieux, car je ne l'avais pas du tout aimé. Ici, le propos est clairement plus tourné vers les adultes que son homologue cinématographique. Le Londres du début est sale, puant, rempli d'ordure (humaines ou inertes), crasseux, noir et sordide. Et dans ce dédale de rues tortueuses, une silhouette avec une flûte jaillit, sortant presque de la couverture : Peter, le garçon qui aime inventer et raconter des histoires. Le scénario va d'ailleurs éviter l'écueil énorme des personnages manichéens, faisant de chaque personnage une véritable mine de sentiments, d'histoires et de défauts, tout autant que de qualité. L'incarnation de ce fouillis étant Peter, garçon qu'on trouve adorable et qu'on plaint avant de se rendre compte au fur et à mesure des tomes de sa noirceur, celle qu'il soupçonnait propre au adulte, qu'il refusait en ne voulant plus jamais grandir. Et pourtant, il est au final comme ces adultes qu'il haïssait. Une sorte de marche inéluctable du destin. Peter Pan est une série qui à su combiner ce qui existait déjà avec des trouvailles originales, avec un ton acide, assez noir, voir violent (et même très violent), mais tellement prenant, passionnant. Une fois entamée, la série ne se laisse pas lâcher. On veut connaitre la suite, comprendre ce que Peter va devenir, bien qu'on le sache intérieurement. Et la fin n'en sera que plus douloureuse. Une série qui est indispensable, que l'on aime Loisel ou non. Que l'on aime les contes ou non. C'est une série qui est au-delà des très bonnes BD. C'est simplement un immanquable.

27/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

J'ai découvert le premier tome en 2004 à sa sortie. Il faut dire qu'à l'époque je commençais à chercher un autre type de BD, me sortir de mes vieux Tintin et mes Lucky Luke, puisque pour ma part je ne m'y intéressais pas plus que çà. J'ai pourtant passé des heures à chercher un nouveau style qui me convienne : en tombant sur ce livre, j'ai vraiment accroché. Le personnage principal me parlait, cette série était pour moi. Je me suis facilement identifié au héros à ce moment là. L'histoire dégage quelque chose d'humain, de vrai. L'humour y est très présent même si certains passages plus durs dégagent d'autres émotions. Les dessins relativement simplistes sont suffisants. Pas besoin de rentrer dans les détails, quelques coups de crayons et on ressent tout de suite l'atmosphère parfois léger, parfois pesant. Après avoir débattu longuement avec d'autres lecteurs sur cette série, je peux comprendre qu'on accroche pas vraiment. En fait, je suis convaincu qu'on adhère à cette BD (ou non) en fonction du moment dans notre vie où on la découvre. Si les premières pages ne vous parlent pas maintenant, repassez plus tard !

26/11/2012 (modifier)
Par Pierig
Note: 5/5
Couverture de la série Z comme don Diego
Z comme don Diego

L’humour crétin est bien au rendez-vous mais, quand il est assumé (comme c’est le cas ici), c’est jouissif ! A l’inverse de Zorro qui saute des hauteurs de l’hacienda sans vérifier si Tornade l’attend en contrebas, Fabcaro et Fabrice Erre maitrisent bien leur sujet de bout en bout (-en-train). Comme le souligne Mac Arthur, le récit est découpé en strips qui forment une histoire complète. C’est un exercice périlleux car il faut trouver un juste équilibre entre les gags des strips et le développement du récit. Côté dessin, le trait de Fabrice Erre présente des similitudes avec celui de Jean-Claude Poirier (Horace Cheval de l'Ouest) : sobre mais efficace. Bref, j’ai passé un excellent moment de lecture ! A conseiller sans réserves. MAJ du 23/11/2012 : Le tome 2 me pose un cas de conscience que je peux traduire en ces termes : Moi : Comment noter une série lorsque le deuxième opus est encore meilleur que le premier ? Ma conscience : Bah, simple … on lui rajoute une étoile ! Moi : Ah oui mais ça en fera 5 … est-ce qu’on peut mettre « culte » pour une bd humoristique ? Ma conscience : Tu risques de te faire décrédibiliser mais il faut assumer ses choix … Moi : … Moi : Et comment noter la série si le troisième opus est encore meilleur ? Ma conscience : Tu lui ajouteras un coup de cœur en prime mais on n’y est pas encore …

07/05/2012 (MAJ le 23/11/2012) (modifier)
Par Al Macino
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Que dire ?! Quand le dessin magnifiquement maîtrisé met en lumière un scénario aussi prenant et bien huilé on ne peut que s'incliner devant tant de talent. Tout y est : des personnages bien choisis aux traits psychologiques intéressants. Une histoire passionnante, une ambiance à couper le souffle. Jamais BD ne m'avait tant fait rentrer dans une histoire. A ne pas rater!

21/11/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

Après avoir lu cette série j’ai eu quelques difficultés avec la plupart de mes autres lectures, les visuels me paraissant toujours pauvres, les décors inexistants et les couleurs fades, soupirant sans cesse car rien ou presque ne trouvait grâce à mes yeux. J’ai même été obligée de relire certaines B.D. qui m’avaient laissée totalement indifférente, incapable de rentrer dans les histoires tant les visuels étaient insignifiants comparativement à celui de Requiem. Sans jouer l‘amoureuse transie d‘Olivier Ledroit, il faut bien admettre que peu d’auteurs peuvent rivaliser avec cette bête du pinceau, ce demi-fou des couleurs éclatantes et envoûtantes, ce découpeur de cases à l’arrache, que vous croyez, mais qui sont minutieusement millimétrées. Unique en son genre, Requiem ça ne se lit pas mais se regarde avant tout, car c’est le graphisme qui dicte le sens de lecture des planches. Toute série, même culte, comportera toujours quelques défauts, ne serait-ce dû qu’à la subjectivité de chacun. Le principal défaut de cette série étant et de loin le plus gros, presque l’unique, que seuls trois tomes ont été édités en tirage de tête très grand format, alors que moi je les veux tous ! Ensuite, il est vrai que comme certains l’ont dit sur le tome 6 ou 7, il faudrait que je me replonge dedans pour être précise, apparaît un certain humour un peu malvenu et surtout trop décalé par rapport aux tomes précédents, il surprend et fait un peu tache, heureusement ça ne concerne qu’un seul tome, même si une vague de légèreté souffle sur les tomes suivants. Il est vrai aussi, les auteurs l’ont confirmé eux-mêmes en interview, qu’aimant tant cette série ils ont eu tendance à vouloir développer trop de personnages, et ont été obligés de limiter leurs désirs. Effectivement parfois j’aurais bien aimé retourner aux sources de l’histoire, mais les nouveaux venus sont tout aussi intéressants, moi je prends tout, je ne suis pas difficile. D’autant que j’adore le monde créé par Mills avec, comme dit ironiquement Pasukare dans son avis : « les gentils méchants, les méchants pas beaux, les méchants sans honneur, les méchants avec honneur et les méchants méchants qui trahissent les méchants gentils », tout cela dans un monde ultra gothique où tout est inversé, où la cruauté est de rigueur et la pitié une tare interdite. Les personnages fourmillent et le rôle donné aux personnages historiques est judicieux et intéressant. De plus, les femmes ne sont pas que des potiches, elles ont aussi des rôles principaux et du caractère, ce qui est tout à fait jouissif. Requiem c’est une série à tenter, même si ce n’est a priori pas dans vos goûts, il serait dommage de se priver d’un tel délice. Tome 11 Je suis un peu déçue du visuel qui perd de façon significative en qualité sur de nombreuses cases, surtout les plus petites. Globalement je trouve la colorisation un peu moins travaillée que sur les tomes précédents, ça m'a un peu gâchée ma lecture, car pour moi Requiem c'est à 70 % du plaisir visuel. L'histoire elle avance et reprend la trame principale. Je laisse tout de même la note de culte en espérant que la suite sera à la hauteur de mes espérances.

21/06/2012 (MAJ le 19/11/2012) (modifier)
Couverture de la série Une sacrée mamie
Une sacrée mamie

Un mystère pour moi cette série. Je ne suis pas passéiste. J'exècre normalement les films et livres nostalgiques qui veulent donner l'impression de "c'était mieux avant" (style les enfants du marais). Et pourtant là je me régale. Le pitch : Dans le Japon d'après guerre, Akihiro un jeune urbain est envoyé chez sa grand-mère à la campagne. Cette dernière est pauvre mais a un sacré tempérament, une philosophie et un mode de vie qui vont influencer et marquer durablement la vie du garçon. Cette bd est divisée en courts chapitres qui chacun narre un événement, une anecdote. Tout est frais dans cette bd. Le graphisme sans être extraordinaire est mignon tout plein. C'est drôle, parfois émouvant. C'est la bd qui illustre idéalement la formule de 7 à 77 ans. Pour l'occidental, elle permet une plongée dans le mode de vie japonais. Elle est donc aussi très instructive. C'est un peu comme Nonombà sans le fantastique (et encore on est au Japon donc le folklore fantastique est parfois présent : fantôme etc). J'en suis au tome 5 pour l'instant et pas de lassitude. Je pense que sur la longueur cela va sans doute se répéter un peu. C'est selon moi une série qu'il faut lire par petite dose, un tome ou chapitre par ci par là pour ne pas se lasser. Surtout pas d'indigestion. Un manga que ma femme dévore aussi. 4.5/5

18/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Georges & Tchang - Une histoire d'amour au vingtième siècle
Georges & Tchang - Une histoire d'amour au vingtième siècle

J'ai découvert cet album à cause des différents articles polémiques lus sur le net (Figaro, l'Express, la Dépêche, etc). Si l'album plait plutôt aux journalistes, il déchaîne un torrent de haine de certains intégristes religieux et (ou) homophobes. Un site catho a même déposé une plainte pour faire interdire l'ouvrage. Il divise aussi beaucoup les amateurs du dessinateur Hergé. Je décide donc de me faire ma propre opinion. Surprise, je me rends compte que je connais un peu Laurent Colonnier. Je les ai croisés lui et ses avatars sur différents forums (bdparadisio, bulledair, bdgest) depuis les années que je navigue sur les sites de bandes dessinées. Ses interventions me l'ont souvent rendu assez antipathique. Partant du principe qu'il ne faut pas juger une œuvre sur son auteur mais sur son contenu et trouvant que Colonnier avait trouvé une très bonne idée, j'ai donc acheté hier cet album avec une légère angoisse. Une idée même en or ne fait pas forcément un bon ouvrage, l'auteur aura-t-il réussi à faire une bonne bd ? Colonnier le fait et encore plus encore. J'ai lu hier soir un livre subtil, fin, émouvant, érudit, recherché, maitrisé et tout cela en rendant l'ouvrage limpide et indéniablement grand public. Certains s'étonnent de l'absence de réaction venant de Moulinsart. Quel mot pourrait-il venir du saint siège à part : MERCI. Merci d'avoir remis en lumière le créateur souvent trop à l'ombre du mythe commercial Tintin. Je ne suis ni un tintinophile (bien qu'ayant lu tous les albums) ni un exégète d'Hergé. Pour le lecteur lambda que je suis, Hergé c'est souvent un nom qu'on m'a appris à prononcer avec des pincettes. "C'est bien gentil Tintin mais l'auteur était assez nauséeux avec ses pensées religieuses réactionnaires d’extrême droite" nous rabâche-t-on même à l'école. Alors il est agréable de trouver un auteur qui cherche à faire percevoir l'homme qui était derrière ce pseudo Hergé : Georges Rémi. On retrouve un Rémi dans la galère dans le Bruxelles d'avant-guerre. D'ailleurs tout le décorum des années 30 est parfaitement rendu avec plein de détails assez fins. On va entrer dans sa vie et son processus créatif. On croisera aussi les personnages l'ayant inspiré pour la Castafiore, Tournesol, des références à Haddock. Je me fiche de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. L'important est que tout parait plausible, vraisemblable et à vrai dire à la fin de la lecture on espère que cela s'est effectivement passé comme cela. Qu'en est-il de cette pseudo polémique sur la relation Tchang et Georges ? J'y vois une très belle relation d'amitié. 2 hommes qui se sont trouvés et qui se sont enrichis et influencés l'un l'autre. On évoque à peine une hypothétique liaison amoureuse sur une planche assez subtile qui ne montre rien. Si on est choqué par cela alors on peut brûler La confusion des sentiments de Zweig. D'ailleurs cette bd m'a souvent fait penser à ce roman. Y a-t-il d'autres choses qui pourraient choquer les ayants droits ? Le fait que Georges et sa femme emploient des expressions xénophobes ? C'est oublier l'état d'esprit des européens de cette époque. On lit bien pire chez ce génial écrivain qu'est Orwell. Peut-être parce que Georges Rémi apparaît très influençable à la fois aux idées catholiques par sa femme ou aux idées anti-japonaises de son ami Tchang ? Il n'en paraît que plus humain et ouvert à l'autre. Peut être car son évolution graphique ne serait pas de son seul fait mais grandement influencé par son ami chinois ? Il me semblait que c'était un fait acquis. Je ne vois que le fait d'apprendre que Rémi ne voulait pas d'enfant car il pensait ne pas être un bon père (entre autre de sa stérilité supposée). Je crois que c'est la peur de tous les hommes. La polémique est ridicule et montre un climat homophobe français. D'ailleurs, la trame générale de l'histoire s'attarde plus sur l'utilisation d'Hergé par les amis de Tchang en instrument de propagande anticapitaliste que sur cette pseudo relation amoureuse entre les deux hommes. Graphiquement ce n'est pas réellement le style de dessins que j’apprécie habituellement. Je trouve d'ailleurs que pour un hommage au maître du mouvement qu'était Hergé, le dessin est trop figé, trop statique à mon goût. J'y retrouve d'ailleurs plus une influence de Jacobs que d'Hergé. Par contre, toutes les cases sont incroyablement composées et souvent fourmillent de détails. L'abord n'est pas facile mais une fois qu'on est dedans on profite pleinement. De la belle ouvrage en fait. En conclusion, on tient là pour moi un des musts de cette année. Une bd qu'on sent mûrement réfléchie, pensée durant des années par l'auteur. Une bd hommage à un grand auteur de bande dessinée que je trouve beaucoup plus réussie que le Gringos locos paru aussi cette année. Une autre bd ayant soulevé une polémique. Est-ce un moyen marketing ? Dommage ? 4.5/5

18/11/2012 (modifier)