Les derniers avis (7532 avis)

Par jc_denton
Note: 5/5
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Tout ayant sûrement déjà été dit sur cette BD, je ne peux que "plussoyer" les avis positifs sur cette série. Rien à redire sur le dessin évidemment, absolument génial, même si le dernier a un peu perdu de son atmosphère "film noir" avec le quatrième tome, Nouvelle-Orléans oblige. Le premier tome est synonyme de découverte du personnage et du dessin, l'histoire y étant plutôt classique et convenue dans le genre enquête de détective, mais néanmoins agréable pour qui aime cette ambiance. Le deuxième tome est clairement mon préféré, car il dispose de nombreux atouts : le trait se perfectionne un peu plus et me semble plutôt abouti, tout comme les personnages, qui malgré leur nombre ont chacun une histoire propre sinon un but et des motivations. L'apparition du personnage de Weekly apporte la touche d'humour qui manquait au premier tome, et la composition du duo avec Blacksad fonctionne avec merveille. Et l'histoire est absolument géniale et intelligente. Le fait de poser un caractère à un personnage en lui faisant prendre les traits d'un animal fonctionne parfaitement. A noter aussi que l'apparition de Blacksad en posture de Batman face à Gotham page 29 a achevé de me convaincre :) Le troisième tome, bien que décrié par certains m'a aussi beaucoup plu, sachant parfaitement exploiter le thème de la folie lié à la guerre froide. Le quatrième tome est peut-être le moins intéressant de la série à mon goût (enfin en le comparant aux autres tomes, car très bon tout de même), car pas assez sombre.

18/11/2012 (modifier)
Par jc_denton
Note: 5/5
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Allez, je me lance à l'occasion du concours (oui j'avoue), je poste mon premier avis ! Mais rassurez-vous je compte bien prendre l'habitude de donner mon avis sur les BD que je lis sur le long terme. Je commence donc par la BD qui m'a fait la plus forte impression ces dernières années : Siegfried. Ce qui m'a le plus attiré vers cette BD en premier lieu, c'est le dessin (si celui-ci me rebute au premier feuilletage, j'élimine la BD, au risque de passer à côté de bonnes histoires, mais vu l'abondance des sorties ces temps-ci, ce n'est pas vraiment un souci). Je ne connaissais pas Alice auparavant, et je dois dire que son style résume à lui seul ce que je préfère dans le dessin de bd : fluide aussi bien dans le trait que dans le découpage, il sait nous offrir des paysages et des cadrages grandioses, et se concentrer quand il le faut sur les personnages et leurs expressions. De plus on notera une certaine originalité bienvenue sur certaines pages, notamment en début d'albums avec ces pleines pages ou ces bulles particulières à certains personnages. Bref, en deux mots : classe et époustouflant. Concernant le scénario, je ne connaissais pas le Ring de Wagner, ni d'ailleurs grand chose de la mythologie nordique, mais je dois dire que j'ai tout de suite été happé par cette histoire épique, qui ne se résume pas à de l'aventure ou du fantastique comme beaucoup d'autres séries s'en contentent. C'est une histoire d'apprentissage, de parcours initiatique, mais qui n'est pour une fois pas une marche déterminée et inéluctable vers le destin, car on se rend compte que les dieux eux-mêmes ne maîtrisent pas forcément le leur. A noter à ce propos que la fin est bouleversante et inattendue si l'on ne connaît pas déjà l'histoire. Pour information, j'ai la chance d'avoir les deuxième et troisième tomes en éditions spéciales, et pour une fois, on ne se fiche pas de nous avec simplement 2 ou 3 croquis pour justifier un prix double : ces versions sont riches, intéressantes, et agrémentées d'illustrations qui enrichissent réellement l'univers de la série. J'attends avec impatience le prochain projet d'Alice où il sera seul aux commandes.

18/11/2012 (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Jeu de Pourpre
Le Jeu de Pourpre

Le jeu de pourpre m’a envouté du début à la fin. C’est tout d’abord peut-être à cause de l’exotisme qui s’en dégage : nous sommes sur les hauteurs de l’Himalaya à une période ancestrale. Mais surtout à cause du caractère mystique de l’intrigue. Makyo a inventé toute une religion avec son histoire, sa mythologie et ses implications politiques. Et c’est proprement génial : non seulement c’est plein d’imagination et aussi délirant que dans un scénario de Jodorowsky mais c’est aussi parfaitement cohérent de a à z. Le tout est bouclé sans aucune longueur en quatre tomes qui peuvent se lire d’une traite. Le dessin de Rocco est réaliste, classique et irréprochable. Il met en valeur avec sobriété ce très beau scénario. Un chef d’œuvre en quatre tomes pour 15 € dans sa version intégrale petit format (les planches ne souffrent pas trop de la réduction), on peut difficilement faire mieux en rapport qualité/prix. Indispensable.

14/11/2012 (modifier)
Par fab11
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus sur cette série, vu que je ne suis pas le posteur le plus émérite que le monde de la bande dessinée ait connu (personne ne dira le contraire). En tout cas une chose est sûre, c'est que je ne ferai pas découvrir à qui que ce soit cette magnifique série car qui n'a jamais entendu parler du plus célèbre reporter "à la houpette" de la planète. Je n'ai pas eu besoin de relire récemment l'intégralité de l'oeuvre d'Hergé car comme beaucoup de fans de bd ou d'amoureux de cette série , j'ai lu chaque album un nombre incalculable de fois . Que pourrais-je dire pour aller vite et éviter d'ennuyer d'éventuels lecteurs de cette critique. Dans un premier temps je présenterai rapidement le héros de cette cultissime série . Tintin est un reporter qui lutte contre le mal en général . Dans Les Cigares du Pharaon, Le Lotus Bleu et Le Crabe aux Pinces d'Or il affronte des trafiquants de drogue . Dans Coke en Stock il lutte contre des marchands d'esclaves. Sa curiosité le pousse à tenter d'élucider toutes sortes de mystères (comme dans Les Bijoux de la Castafiore). C'est un personnage intelligent , imaginatif. Il sait se battre comme on a pu le contater dans Tintin Au Pays de l'or Noir. Dans un second temps je présenterai encore plus rapidement Les Aventures de Tintin. Les intrigues des albums mélangent les genres : des aventures d'un bout à l'autre de la planète, des enquêtes policières, de la science fiction, des histoires d'espionnage. Il ne faut pas oublier de préciser que quand on parle de Tintin on pense aussi à Milou, au Capitaine Haddock, aux fameux Dupond et Dupont et au non moins célèbre Tryphon Tournesol et j'en passe. Ces nombreux personnages qui accompagnent Tintin le jeune reporter tout au long de ses aventures sont devenus des héros à part entière. Est-ce que je pourrais m'aventurer à essayer de dire lesquels de ces albums je préfère ? Même si je les adore tous j'avoue avoir quelques préférences. Le Secret de la Licorne et sa suite (dont je ne citerai pas le titre) sont parmi mes préférés . C'est sans doute pour cela que je n'ai pas trop accroché avec le dernier long métrage reprenant ces deux albums, réalisé par Steven Spielberg, car cette adaptation ne suit pas à la lettre l'oeuvre originale. J'ai également adoré Vol 714 Pour Sydney, Tintin et les Picaros. Bon je m'arrête là ou je vais tous les citer . En ce qui concerne le dessin , il a évolué en bien au fur et à mesure des albums . Aujourd'hui certains peuvent le trouver dépassé mais ils n'en reste pas moins apprécié par un grand nombre de fans de la série ou de la bande dessinée en général. Pour conclure je signalerai que c'est la première fois que je donne un 5 sur 5 à une série, mais je ne pouvais pas mettre moins à cette monumentale oeuvre même si certains points négatifs pourraient être cités ( en particulier le côté raciste d'Hergé qui peut faire son apparition dans certains albums dont je ne citerai pas les titres). Tintin a tout simplement fait de moi un passionné de la Bande Dessinée pour la vie.

13/11/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Guerre des Sambre - Werner & Charlotte
La Guerre des Sambre - Werner & Charlotte

Quand j'ai commencé le second cycle de la guerre des Sambre, j'étais certainement le plus dubitatif face à cette exploitation commerciale. Or, je n'ai rien contre le succès commercial dès lors que c'est justifié par la qualité. Et c'est bien le cas en l'espèce ! Il faut véritablement se plonger dans cette saga et remonter l'origine de cette malédiction pour succomber totalement aux charmes et aux délices d'une lecture franchement agréable. L'écrin est toujours aussi somptueux et on passe un agréable moment de lecture. Le second tome confirme une qualité à la fois graphique et narrative. Et puis, il y a surtout le démarrage en fanfare du second cycle à savoir "Werner et Charlotte" dont le personnage de la mère Jeanne-Sophie est véritablement charismatique au point de voler la vedette à ce couple et d'être représenté en couverture. J'ai été agréablement surpris par autant de virtuosité dans la capacité de l'auteur à renouveler le scénario et ceux malgré une erreur de taille dans la datation (si elle a conçue Charlotte alors qu'elle n'avait que 14 ans que sa fille a désormais 13 ans dans le récit, comment peut-elle avoir 30 ans ? Mathématiquement, cela fait 27 ! A croire qu'il n'y a pas de relecture sérieuse avant parution à grand renfort de publicité). Cependant, on ne va pas rester sur un aspect négatif lié après tout à un simple détail. Encore une fois , l'ensemble demeure de la plus haute qualité pour le plus grand bonheur des fans de la série Sambre. Le scénario se tient et le graphisme est de toute beauté. On remarquera que cette fois-ci, les yeux rouges sont représentés dans le camp des hommes en la personne de Werner Von Gotha. Une belle histoire d'amour en perspective avec une mère qui fera tout pour s'opposer. Cela promet ! D'ailleurs, le second tome tient toutes ses promesses avec une ambiance des plus réussies et un final des plus révélateurs. On est véritablement embarqué dans le monde de la noblesse de la cour impériale d'Autriche au siècle des lumières avec tous ces petits jeux d'intrigues. On retrouve la même folie amoureuse qui semble traverser les générations. J'aime cette série car on constate une égale qualité tout au long des albums. On est franchement comblé. Le troisième tome qui vient refermer ce cycle sera l'un des plus marquants en ce qui concerne la chute finale avec une révélation fracassante. C'est manifestement du grand art. Je ne pensais pas que cette série tiendrait sur la distance mais l'auteur nous prouve le contraire. La comtesse Jeanne-Sophie restera dans les annales tant le personnage retient l'attention par son côté manipulateur ! Elle va nous manquer. Ceux qui aiment cette saga vont être ravi par cette série. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4,5/5

09/06/2011 (MAJ le 12/11/2012) (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5
Couverture de la série Incognito (Brubaker)
Incognito (Brubaker)

Bof…pas terrible terrible, une impression de redite, ennui, déjà vu… Si j’avais dû me fier aux seuls avis postés ici, je ne me serais surement jamais intéressé à cette œuvre du prolifique duo Brubaker/Philips et elle serait vraiment restée incognito. Pourtant malgré ce titre et ce qui est distillé plus bas, cette série possède tous les atouts pour ne pas le rester. Le premier tome qui peut prétendre à être lu comme un one-shot unique est un savoureux condensé de polar et d’humour noir tout en développant une mise en abyme de la condition de super héros ou de super vilain plus particulièrement. D’ailleurs n’ayons pas peur des mots, depuis les one shot Wanted et Superman Red Son du même Mark Millar je n’avais jamais retrouvé une œuvre aussi fun et originale sur les superslibards que cette série ! Zack Overkill est un super méchant qui a été contraint d’abdiquer et de recommencer une toute nouvelle vie sous une identité tenue secrète de ses anciens alliés. Seulement bosser aux archives dans une administration c’est foutrement emmerdant lorsqu’on a touché du doigt le divin et les expériences illicites les plus excitantes !!! Mais Zack est surveillé constamment donc à défaut de se jouer de la vie d’autrui comme il pouvait le faire autrefois, il va utiliser son vieux masque pour jouer les justiciers et se taper les jolies blondes salopes du service comptable de sa boite ! Oui mais voilà lorsqu’on est doté d’une force surhumaine et qu’on se promène d’immeuble en immeuble ce genre d’exploits passe difficilement inaperçu et réveille les consciences, aussi bien d’un côté que de celui des anciens amis trahis. Zack va donc malgré lui se retrouver dans une aventure où il va retrouver ses origines et beaucoup de connaissances ainsi qu’un nouveau souffle à son existence… La voix off si caractéristique des polars trouve un second souffle en rendant sympathique un personnage qui n’est pas censé l’être. Le tout est fait avec une légereté que je n’avais pas vu venir. Zack est un personnage dont le passé trouble va se révéler au fur et à mesure mais c’est trop tard : le lecteur a de l’empathie pour ce personnage qui s’amuse comme un gosse, culbute sa collègue bourrée déguisé en père Noël ou en imitateur masqué et se fait manipuler par son collègue. Pourtant l’histoire va clairement avancer sur ses origines non sans distiller des scènes d’action d’une tension et d’une maitrise absolue comme cette attaque dans le centre commercial. Zack n’est pas le seul et on en veut pas mal à sa peau ! Brubaker nous trimballe d’un versant à l’autre avec une facilité déconcertante, appuyant les origines de ces êtres surpuissants et différents avec beaucoup de crédibilité et de vraisemblance. Le résultat est tout simplement prodigieux car on sent Philips peut être s’amuser davantage à dessiner ces dessins flashy dans des situations improbables et jubilatoires (voir la manière dont Zack chute de son appartement dynamité dans le second tome). Les auteurs jubilent et entrainent le lecteur dans leurs délires. Ce n’est jamais ennuyeux ni déjà vu mais complètement divertissant et excitant ! Le second tome est un peu en deçà car il utilise des codes déjà mis en places dans le premier volume mais reste très agréable à lire. Les diverses révélations s’enchainent crescendo rendant la lecture palpitante comme un bon vieux pulp des années 50 dans un monde contemporain et crédible. Brubaker tisse un univers palpitant à travers quelques flashbacks et des enchainements qui coulent de source sans oublier les femmes fatales chères à ces deux auteurs ! :) J’ai trouvé ça très fort et surtout très frais car il est de plus en plus difficile de trouver des histoires originales sans passer par la case Marvel et ses trames inutilement alambiquées. Incognito est un pamphlet prèt à déguster qui se boit comme un apéro bien frais. Du pur fun qui dépasse Criminal dans un domaine où je n’attendais rien de ce duo. Reste à lire Sleeper dont Incognito s’inspire pas mal mais j’ai réellement hâte d’en lire la suite. Très très chouette pour peu qu’on se laisse porter par le talent de ces deux auteurs, Incognito porte vraiment mal son nom et mérite toute votre reconnaissance. S’il y a bien un récit qui ne doit pas rester incognito c’est bien celui-ci, I BELIEVE IN ZACK OVERKILL le plus cool des super méchants !

12/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Le Troisième Testament - Julius
Le Troisième Testament - Julius

Je poste mon avis après lecture du tome 2 qui vient juste de sortir. Le Troisième Testament premier du nom est une de mes séries favorites, une excellente combinaison entre aventure, enquête ésotérique et fantastique. On retrouve les mêmes ingrédients qui ont fait sa réussite dans cette suite qui fait figure de préquel. Bon je ne vais pas faire un long résumé (lire les autres avis pour ça) et pour faire cours, Le Troisième Testament : Julius se déroule à l’aube de la chrétienté, quelques décennies après la mort du Christ où l’on suit Julius Publius Vindex, légat de Rome et que les lecteurs du Troisième Testament connaissent mieux sous le nom de Julius de Samarie, le fameux prophète disparu. Alors pas besoin d’avoir lu la série d’origine pour commencer Julius mais personnellement je le recommande car comme je l’ai dit plus haut, Julius reprend un peu les mêmes recettes que son aîné, tant au niveau du dessin que de la trame du récit. Le Troisième Testament 1 et 2 sont avant tout un spectacle hollywoodien avec un graphisme soigné et recherché et en plus un scénario qui tient bien en haleine. C’est un peu comme Star Wars dans le sens où il faut d’abord avoir vu la première trilogie, ça permet de ne pas tout révéler et de maintenir la curiosité du lecteur. Pour aborder la BD en elle-même, faute de temps ce n’est pas Alex Alice qui est au dessin pour le tome 1 mais Robin Recht, Alice s’occupant du scénario et Xavier Dorison l’aide dans l'écriture et supervise la cohésion de l’ensemble. Le style de Recht m’a beaucoup plu, tout aussi dynamique que celui d’Alice avec des cadrages inspirés des films de cinéma, son dessin par contre est plus proche d’un Mathieu Lauffray je trouve, avec ce côté parfois un peu crayonné, enfin bref, on est dans la continuité de la première série malgré les années d’écarts et le changement de dessinateur. Mais ça ne m’étonne pas car tout ce petit monde travaille ou travaillait parfois dans le même atelier avec aussi Bajram, Montaigne, qui dessine le tome 2 etc. D’ailleurs le tome 2 démontre le professionnalisme de ces auteurs là car souvent un changement de dessinateurs n’apporte que des emmerdes mais ici c’est encore une réussite, et même mieux, je trouve le graphisme de Montaigne plus plaisant en cela qu’il est un poil plus réaliste tout en gardant les qualités de Recht. Julius reprend les mêmes recettes que Le Troisième Testament, les qualités comme les défauts. Alors personnellement ça ne m’a jamais gêné mais beaucoup reprochent au Troisième Testament le découpage du récit qui traîne parfois en longueur pour finalement tout dévoiler dans l’ultime album (4 tomes dans les 2 séries). Dans Julius, c’est la même chose : le premier tome a mis en place les personnages et dans le second on commence à rentrer dans le concret. Si le premier tome offrait 80 superbes pages, le second est plus classique avec 50 pages, et d’après une interview d’Alice il devrait en être de même normalement pour le 3ème album. On pouvait se poser la question de savoir si Le Troisième Testament Julius serait à la hauteur de son aîné après lecture du premier tome mais maintenant que le deux est sorti, je suis quasiment sûr qu’on se dirige vers une série immanquable encore une fois.

10/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Gipsy
Gipsy

Si tu aimes les gros bras adeptes de leur corps, misogynes, qui boivent de la bière et font l'amour à leurs camions alors cette BD est pour toi. Il y a des femmes voluptueuses en tenues sexy, des bourrins bodybuildés qui tapent avant de réfléchir, des combats aux couteaux, des courses de camions, de l'humour... bref c'est l'aventure. Des steppes de Sibérie en passant par l'Europe pendant la coupe du monde de football, puis au Moyen Orient pour finir en Amérique Latine, on voyage les histoires ne se ressemblent pas, donc on ne s'ennuie pas. On s'attache à Tzagoi et sa personnalité sans se prendre au sérieux, un peut à la manière d'un James Bond on veut le voir enchaîner les conquêtes féminines (s'en est énervant de voir la facilité qu'il a), défoncer la gueule à tous ceux qui lui marchent sur les bottes, écouter de la musique traditionnelle tzigane et jouer du violon pour transporter des compotes pour bébés ou du caviar. Humour savamment dosé, scènes d'actions qui s'enchaînent, personnages secondaires charismatiques sans entrer dans la caricature, bon découpage des cases avec certains plans cinématographiques. On notera une évolution du dessin entre le premier et le dernier album qui ne cesse d'évoluer en bien pour finalement arriver à maturité et obtenir sa propre identité. Pour une fois qu'on a une bande dessinée qui est ce quelle prétend être ça fait plaisir. Merci Messieurs MARINI et SMOLDEREN, à quand le prochain?

09/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Cercle vicieux
Cercle vicieux

Petit livre, mais belle réussite que ce Cercle Vicieux, dont le titre et la couverture nous narguent, nous promettent la solution à la petite énigme délivrée par l'histoire. Le procédé, proche des idées de l'oubapo, n'est peut-être pas nouveau, mais il est ici très bien exploité. Et n'étouffe pas la narration, loufoque à souhait. Un exercice de style, mais avec du style ! Les personnages rondouillards, assez récurrents chez Lécroart (en tout cas dans ses livres de la collection Mimolette de l'Association), collent je trouve très bien à cette histoire. C'est vraiment une des plus belles réussites de l'auteur (dont je vous encourage fortement à découvrir les autres productions !!!), dont je recommande la lecture et l'achat (peu coûteux), comme une porte d'entrée vers d'autres œuvres proches par l'esprit (du même auteur ou de M. A. Mathieu par exemple).

07/11/2012 (modifier)
Couverture de la série Okko
Okko

Okko est une série qui reprend les codes de l’heroic fantasy mais réussit avec brio à les retransmettre dans le japon médiéval. En cela, on a un groupe homogène d’aventuriers constitué d’Okko le rônin, Noburo un puissant guerrier immortel à moitié démoniaque, Noshin le moine capable d’invoquer les divinités, et le jeune Tikku qui fait office « d’écuyer » d’Okko et que l’on voit à chaque début et fin de cycle dans la peau d’un vieux maître racontant les exploits de ce groupe. Je suis vraiment tombé sous le charme de cette série car j’aime les histoires de samouraïs, les romans d’Eiji Yoshikawa, mais à part Dragon Ball je ne suis pas spécialement féru de manga. Je trouve les séries souvent trop longues, destinées pour les trois quart à un public adolescent, et le noir et blanc fini par me lasser. Alors même si la construction des personnages et l’histoire sont assez classiques de prime abord, Hub réussit le pari de marier un dessin à l’occidental on va dire, tout en respectant la mentalité et la culture nippone (on a même des sous-titres pour certains termes pas toujours évidents), donc pour ça chapeau ! Alors le dessin me plaît beaucoup et est d’une grande maîtrise technique, précis, les expressions faciales sont toujours justes, les combats au sabre sont dynamique, les décors et paysages changent au fur et à mesure qu’on change de cycle. Imaginez une aventure de 120 pages se déroulant dans un monde entièrement constitué d’eau et d’îlots puis un deuxième qui change radicalement avec des forêts noires et des montagnes titanesques (un cycle très lent j’avoue) et enfin un troisième cycle ayant pour thème l’air (mon préféré). Mais si le dessin est grandiose, la vrai claque est venu du coloriage, juste exceptionnel ! Des couleurs vraiment éblouissantes sans exagérer, très variées. C’est ça que j’attends d’un récit d’aventure, qu’on m’en mette plein la tronche avec des changements géographiques, de cultures, un bestiaire de créatures mythologiques… Bon petit bémol tout de même, Hub distille au compte goutte les informations sur le passé de nos héros, ce qui fait qu’au tome 8 (10 de prévus) on ne sait toujours pas grand-chose sur leur passé et il a fallu attendre le cycle de l’air pour en savoir un peu. Et j’ai l’impression qu’Hub va nous laisser dans le flou jusqu’à la fin mais peut être que je me trompe. Un dernier point concernant l’achat : Okko étant un véritable phénomène, il existe plusieurs éditions parues et à différents prix. Il y a l’édition normale de 2 tomes par cycle qu’on trouve chez tous les vendeurs ; celle en coffret comprenant les 2 tomes où le prix augmente radicalement alors que bon, c’est juste un beau coffret. Pour ma part je compte acheter les éditions en intégrale, un tome par cycle, un prix correct (18,99e neuf) pour une bd qui dépasse la centaine de pages et est plus pratique. Après il existe aussi les tirages de têtes qui sont vraiment réservés aux collectionneurs mais qui ne sont pas des intégrales. De plus, je ne les conseils pas car déjà, c’est en noir et blanc (or la couleur est le gros point fort de la série) et pour quasiment le même prix on peut se payer l’édition vraiment ultime que je kifferai de m’offrir si j’étais pété de tune : les éditions sorties chez Bruno Graff. Celles-ci sont des versions en intégrale de luxe (tranche toilé) ET en couleurs ET fournies avec des ex-libris.

06/11/2012 (modifier)