Je tiens à préciser que c’est la première fois que je poste une œuvre comme celle-ci à la fois époustouflante et remarquable. Mon ambition cachée serait de faire découvrir celle-ci au plus grand nombre de lecteurs. Je suis assez déconcerté du quasi-anonymat qui règne autour de cette série. Elle ne mérite absolument pas d’être oubliée dans un coin car elle se présente d’une qualité indéniable. Il faut lui laisser une chance. C’est pour moi une belle révélation qui prend aux tripes. On ne sortira pas indemne d'une telle lecture.
Tout d’abord, une narration assez dynamique nous permet d’entrer directement dans l’histoire d’un petit garçon élevé par son grand-père dans un village reculé de Birmanie. Le graphisme littéralement très expressif nous engloutit littéralement dans une atmosphère tropicale moite et inquiétante.
La Birmanie est un très beau pays de par ses paysages et de par la diversité de ses habitants en différentes ethnies. Cependant, ce pays n’a pas eu de chance car la dictature militaire se succède au pouvoir depuis 1962. De 1988 à 2011, la Birmanie a été officiellement dirigée par une junte militaire, considérée comme une des pires dictatures de la planète. Cette œuvre de près de 208 pages est une dénonciation des pratiques utilisées par les militaires pour asseoir leur pouvoir. On va avoir une terrible impression d’impuissance face à la fatalité du sort d’un peuple. Superbement déprimant !
On découvre ainsi que le travail forcé est une pratique courante qui va concerner des milliers de Birmans. La liberté de la presse n’existe pas. Les droits de l’homme sont bafoués. Le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant. Les partis d’opposition sont interdits. La population est surveillée et tout opposant au Conseil d’état pour la restauration de la loi et de l’ordre (nom officiel et sans rire de la junte) est emprisonné à vie.
En1990 suite à un fort mouvement contestataire de la population, ils organisent des élections libres, remportées à plus de 80 % par la Ligue nationale pour la Démocratie d' Aung San Suu Kyi, fille d'Aung San et accessoirement prix Nobel de la paix. Les élections sont annulées et Aung San Suu Kyi est assignée à résidence ; elle n'a été libérée que le 13 novembre 2010. Bizarrement, les auteurs ont choisi de ne pas trop en parler mais de se concentrer sur les habitants qui vivent un calvaire. J’ai apprécié ce choix loin de toute fainéantise intellectuelle.
Je ne pourrais pas dire cette fois-ci que j’ai passé un agréable moment de lecture. Les pires ignominies de ce régime seront montrées via le récit des habitants d’un paisible village d’une province assez lointaine de Rangoon. Le récit ne sera pas drôle et il y aura des moments fort éprouvants. J’ai dû arrêter plusieurs fois ma lecture afin de reprendre mon souffle. Cela se présente certes comme un récit fictionnel mais à la fin de l’ouvrage, il y a des photographies commentées et l’on se rend compte que c’est bien le destin réel de certains protagonistes dont les noms ont été légèrement modifiés. Ainsi, on va voir qu’un petit garçon de 10 ans va mourir d’une balle dans les bras de sa mère et qu’on jettera son corps dans la nature tout en emmenant de force la mère au loin. Bref, des moments insupportables et qui témoignent que ce que se passe dans ce pays est intolérable. On ne peut pas être le chantre de valeurs universelles et ne rien faire…
Les mots du grand-père résonnent encore en moi: "La force qui sommeille en toi fera céder toutes les cages. Pense autrement. Pense l'impensable. Pense au souffle qui traverse les barreaux de ta cellule. Observe, imprègne-toi, pénètre l'esprit des hommes les plus vils. Trouve les failles. Creuse-les. Tous les empires s'écroulent un jour s'ils reposent sur des fondations rongées par la vermine. Le soleil rebrillera sur la Birmanie et ce jour-là tu seras un homme libre". C'est plein d'espoir et on pense alors à Nelson Mandela et à son destin.
C’est une œuvre extrême dans la violence et dans l’esthétisme qui s’en dégage. J’en suis ressorti totalement secoué. Peu de lecture ont provoqué chez moi ce genre de sentiment. La haine, la colère, la compassion, l’envie de croire à une cause juste… J’ai ressenti cette bande dessinée comme une tentative de réveil de nos consciences. Bref, une déferlante d’émotion qui m’a emporté avec force et conviction. Une œuvre à découvrir absolument !
Thorgal ... Que dire de plus sur cette série fleuve (plus de 30 ans... ). Chacun a ses albums préférés. Pour ma part c'est un sans faute jusqu'à "La Forteresse Invinsible", qui clôt, à sa manière, un certain cycle. Après je n'ai plus suivi ("La marque des bannis", "Géants" ... bof, j'ai décroché... ). Je n’achète plus les albums de Thorgal et il y en a sûrement des bons, des nouveaux cycles... ).
Je ne m'étendrai pas sur les qualités de cette saga, tout a été dit. J'ai été bercé par ces aventures. Pour faire simple, mes albums préférés sont (dans le désordre) :
- Le cycle du pays Qâ
- La chute de Brek Zarith
- Alinoë
- La gardienne des clefs
- Les 3 vieillards du pays d'Aran
- Au-delà des ombres
- Le maître des montagnes
- Aaricia
- Louve
Bref un monument de la bd.
En BD pour enfant, je crois que personne n'a fait mieux que cette série !
Le graphisme est de grande qualité, et en couleur directe (ce qui est bien rare en BD enfantine).
Les personnage tous bien typés, sont amusants.
Le scénario est toujours captivant, et souvent drôle.
Et surtout, l'on s'attache aux personnages car ... , et c'est tout là ce qui fait la différence avec bien des séries, il brille dans chacun d'eux une flamme d'humanisme permanent touchante qui laisse très peu indifférent et qui est bien rare dans l'univers de la BD en général.
Pour cet humanisme vraiment exceptionnel qui se dégage de cette série, et tout le reste, à mes yeux, un incontournable et solide 5/5 .
Un autre chef d’œuvre du 9ème art absolument magique et puissant. Une véritable odyssée moyenâgeuse glissant insidieusement (à la fin du 1er tome puis dans le 2ème) dans l'univers des mythes et légendes bretonnes. Mais pas les lutins et les fées de Pierre Dubois (que j'adore soit dit en passant.) Non là c'est plus réaliste et fortement documenté. Bourgeon a dû accomplir un travail de titan pour l'élaboration de cette saga.
J'ai été bercé dans mon enfance par ces images plutôt dures mais incroyablement magiques d'un monde oublié (la cité des Douarts, un monde parallèle ?) Je n'ai pas tout compris à la 1ère lecture et ce n'est qu'au bout de 4 voire 5 lectures (sur plusieurs années bien entendu) que cette série a commencé à m'emporter.
Dans le 3ème tome, nous replongeons violemment dans la réalité crue de cette époque sans pitié qu'est le Moyen-Age. C'est souvent horrible (le final avec son bûcher qui me fait un peu penser au "Nom de la Rose", les multiples mutilations, viols et autres tortures) mais aussi très sensuel et magique (la jeune femme sur la plage, l’héroïne souvent à moitié dévêtue, la jeune fille brune avec l’espèce de sorcier). Cette alternance entre ces moments de cruauté inouïe, et cette sensualité brute fait toute la puissance de cette série. Tous les personnages sont forts. L’héroïne bien entendu, l'Anicet (le jeune branleur bête et lâche par excellence) et surtout le chevalier errant. Ce personnage est une ordure mais au fur et à mesure du récit on s'attache vraiment à sa personnalité tourmentée. C'est le Moyen-Age, il faut être un loup pour survivre.
Le langage moyenâgeux ne m'a pas gêné. Même si ce n'est pas évident à la 1ère lecture cela rend ce récit encore plus authentique (même dans sa partie fantastique) et l'aventure n'en devient que plus enivrante.
Donc selon moi une des meilleures bandes dessinées françaises toutes époques confondues (légèrement supérieure aux Passagers du vent car plus sauvage et fantastique). Une aventure qui sent la pluie, la boue, les embruns et le sang.
Une bien belle série des non moins belles et glorieuses années 80. Cette série transpire ou plutôt suinte les années 80, en tout cas par son coté sombre, belge et rock and roll. L'auteur Daniel Hulet fut fortement inspiré par la scène musicale gothique et industrielle de ces années là (Virgin Prunes, Siouxie and the Banheee, EINSTUERZENDE NEUBAUTEN, The Neon Judgement ... pour les connaisseur). Cela se ressent fortement.
Charles un jeune dessinateur de bd (plus dans le genre artiste solitaire punk gothique que gang mazda ) s'installe dans un vieil appartement GLAUQUISSIME du centre ville de Bruxelles. Cet appartement se situe dans un vieil immeuble sorte de bâtiment industriel d’Allemagne de l'Est et tenu par une mystérieuse sorte de concierge non moins glauquissime. Cet endroit l'inspire. Je le comprends, dans le genre c'est magnifique. Bref il s'installe contre l'avis de ses proches. Sa petite amie et ses 2, 3 pot...2 potes c'est un goth associal. De vrais crétins au look assez atroce et démodé qui eux flairent l'entourloupe au premier coup d'oeil (et de nez ). Mais lui il kiffe !
Une semaine après il commence effectivement à être épuisé et tout bizarre, comme happé et sucé par l'énergie négative qui émane de cet endroit maléfique. De plus, la concierge est vraiment étrange, voire très flippante et il y a les mystérieux autres locataires de l’immeuble, curieusement invisibles ...
Après une nuit d’inactivité, de non-inspiration et de "cloportisation" il découvre un mystérieux motif peint sur le plancher tel un tapis et découvre un journal écrit par l'ancien locataire de cet appartement ...
Je n'en dirai pas plus mais sachez qu'il y a des souterrains en dessous de l'immeuble, qu'on aura droit à des visions hallucinatoires dantesques et que la concierge de l'immeuble est une sacrée bonne femme.
Après coup cette bd m'a fortement faites penser au film " Le locataire " de Polanski , mais avec une touche gothique belge absolument unique dans le monde de la bd. Hulet a mis toutes ses tripes dans cette œuvre. Les cadrages sont novateurs pour l'époque, les couleurs magnifiques (à part quelques pages assez fades dans le 1er album ). Il y a un changement de graphisme à un moment dans le 3ème tome mais ça passes plutôt bien et c'est justifié dans le scénario.
Cette bd ne plaira sûrement pas au jeune public ou aux fans de bd actuels car cela peut passer pour démodé mais "L’État Morbide" c'est tout une époque.
Et puis cette bd m'est très chère car je suis moi même dessinateur de bd (amateur) et je ressent bien ce besoin de solitude et d'ambiance délétère recherché par le héros (ce qui doit être le cas de Hulet, paix à son âme). De plus le parallèle entre les planches qu'il dessine (une obscure série de SF horrifique) et le récit qui se déroule sous nos yeux, donc la bd que nous tenons entre les mains est assez vertigineux.
Bref immense série : 5/5 !
Il me tarde de découvrir son autre série Immondys, que je ne trouve nulle part.
En BD, la grande épopée des Albigeois et autres cathares en Occitanie (où l'on parlait la langue d'Oc), c'est ici et je dirais même qu’ici, qu'on la découvrira !
Rien avoir avec l'ersatz au titre pompeux de « Cathares » dessinée par Bono qui, en trois tomes, ne nous raconte qu’une course poursuite romancée entre deux groupes pour retrouver le trésor de cette communauté, et clore cette trilogie de façon la plus invraisemblable qui soit, et en la démarrant de façon historiquement assez douteuse, avec également graphiquement un château de Montségur peu réaliste ne ressemblant en rien au nid d’aigle quasi imprenable qu’il était ! Quelques photos sur google images rappelleront ce qu’était Montségur, ce pic vertigineux qui flirte avec les nuages, et couvert de son château.
Dans Mémoire de Cendres, Jarbinet, historien de son état, nous sert un scénario documenté en béton avec toutes les implications des pays ou régions limitrophes (Angleterre – Italie - France d'alors) dans ce qui va être in fine un génocide d’une population au nom de la papauté avec un comté de Toulouse offert sur un plateau par les armées dirigées par le pape, au bien chanceux roi de France.
Jarbinet s’est certainement très fortement impliqué pour nous servir un pareil pan d’histoire en cette époque tumultueuse du début du 13ème siècle, rendue vivante comme si cela se passait hier, avec des personnage des plus attachants, … certains également des plus repoussants (c’est selon …), mais qui ne laissent pas indifférents.
La couleur directe de l’auteur est sublime, une des plus belles qui soient ! Et son graphisme de grande qualité qui semble réalisé avec une facilité déconcertante n’est pas en reste.
Même si les personnages sont romancés, ce n’est pas souvent que l’on peut se targuer de lire dans l’univers de la BD une si riche et prenante épopée historiquement documentée, avec un graphisme de si haut vol, de ceux des plus réussis.
Un incontournable en BD historique … comme en BD réaliste !
Je vais essentiellement parler du 1er cycle. Le 2ème est bon mais nettement moins fort et le 3ème, je ne l'ai pas lu.
Cette série est une pure merveille, un chef d'œuvre de féerie et de mystère. Les 2 premiers tomes sont les plus sombres, étranges. Les marais mystérieux puis la "prison". Le suspense est proprement insoutenable. Mais où se trouve Arthis, pourquoi est-il là ? le dessin de Vicompte n'est certes pas parfait mais il dégage une formidable intensité et l'architecture labyrinthique de la "prison" est proprement ahurissante.
Puis le dessin s'améliore de pages en pages. C’est très délicat, très féminin dans les visages. Très "princes et princesses" mais cela s'accorde parfaitement au récit très fort de Makyo avec de vrais moments d'intensité dramatique, essentiellement en ce qui concerne les tourments amoureux des personnages (de vrais fleurs bleues Makyo et Vicomte :)) Les couleurs plutôt pales s'accordent également à merveille avec la tonalité romantique de ce récit.
J'ai également beaucoup aimé les passages du roi perdant la mémoire ou du nain avec la pierre de folie cousue sous sa peau. Le final avec ce nain est également très beau, très fort.
Pour ce qui est du 2ème cycle je l'avais beaucoup aimé lorsque j'étais jeune, moins quelques années après. Le 1er album est très bon (autant que le 1er cycle) puis après cela devient plus banal. On a l'impression d'avoir déjà vu ça (l'état morbide transposé en Inde, en moins fort). Les dessins d'Herenguel sont plutôt bons, dans la même veine classique que Vicomte mais moins marquants. Mais bon rien de honteux.
Cette bd j'ai mis longtemps à la lire. Des années ! Tellement célébrée partout comme un chef d'œuvre que cela ne me disait rien du tout. Et puis un jour je me suis mis à la lire et là le choc ! Un chef d'œuvre. J'ai été transporté par cette poésie douce-amère, cet univers poétique et plutôt triste où le pauvre héros vit dans une maison minuscule (un placard) construite sur un mur labyrinthique autour d'une propriété qu'il prétend posséder (ou qui lui revient de droit, je ne sais plus). Il ne peut descendre car il y a les chiens en bas. Il reluque la fille des voisins le soir après avoir mangé sa boite de conserve et téléphoné à sa mère (qui est morte). C'est triiiiiste ...
Les dessins sont magnifiques (superbe noir et blanc). L'intrigue n'est jamais ennuyeuse. Ce monde surréaliste est un enchantement. LE roman graphique culte (avec Silence).
Un chef d'oeuvre de la bd ! Tout a été dit sur cette très grande série mêlant enquêtes policières et fantastique avec un génie rarement égalé. Mélange de policier et de fantastique ne lésinant pas sur le gore parfois (momie en folie, une boucherie ! ) le tout dans un Paris très finement reconstitué (Tardi étant un spécialiste sûrement incollable sur le sujet).
Quand je vois l'avis général de 3 étoiles je ne comprends vraiment pas !
De plus les personnages sont vraiment hauts en couleurs. Adèle tout d’abord: belle et sévère, tirant constamment la gueule avec un humour pince sans rire et fumant clopes sur clopes. Les affreux sont également toujours géniaux avec leurs gueules déformées. Absolument pathétiques sous ces allures de savants fous.
Les intrigues sont toujours palpitantes et mènent presque toujours à d'obscures rites sataniques la nuit dans les endroits célèbres de Paris comme le musée du Louvres, le cimetière du père Lachaise ou les catacombes. Et il y a toujours ce second degré et cet humour noir typique de Tardi.
Nette préférence pour « Le démon de la tour Eiffel » et surtout « Momie en folie ».
Culte ! Fantastique ! Désopilant ! Intelligent ! Unique par son style et sa conception ! Que dire : c'est sans doute ma BD préférée ! Même s'il ne faut pas la dissocier de toute l'œuvre de Donjon, ça reste mon cycle favori !
Les 2 premiers tomes (qui sont également les 2 premiers publiés) sont fabuleux, et j'ai du mal à comprendre que l'on adore pas forcement. J'aime cette amitié naissante entre Herbert, anti héros par excellence, et Marvin, monstre végétarien aux croyances surprenantes. Tout ça sous l'oeil d'un gardien devenu cynique après la mort (non relatée à ce jour) d'Alexandra.
Et après des années de disette, Tronsfar vont enfin reprendre la plume pour continuer cette fabuleuse série. Ce sera avec 2 "Crépuscule", mais je ne désespère pas qu'ils décident enfin de clore les zéniths.
Heureux ceux qui n'ont pas encore découvert cette série : que du bonheur en perspective !
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Lunes birmanes
Je tiens à préciser que c’est la première fois que je poste une œuvre comme celle-ci à la fois époustouflante et remarquable. Mon ambition cachée serait de faire découvrir celle-ci au plus grand nombre de lecteurs. Je suis assez déconcerté du quasi-anonymat qui règne autour de cette série. Elle ne mérite absolument pas d’être oubliée dans un coin car elle se présente d’une qualité indéniable. Il faut lui laisser une chance. C’est pour moi une belle révélation qui prend aux tripes. On ne sortira pas indemne d'une telle lecture. Tout d’abord, une narration assez dynamique nous permet d’entrer directement dans l’histoire d’un petit garçon élevé par son grand-père dans un village reculé de Birmanie. Le graphisme littéralement très expressif nous engloutit littéralement dans une atmosphère tropicale moite et inquiétante. La Birmanie est un très beau pays de par ses paysages et de par la diversité de ses habitants en différentes ethnies. Cependant, ce pays n’a pas eu de chance car la dictature militaire se succède au pouvoir depuis 1962. De 1988 à 2011, la Birmanie a été officiellement dirigée par une junte militaire, considérée comme une des pires dictatures de la planète. Cette œuvre de près de 208 pages est une dénonciation des pratiques utilisées par les militaires pour asseoir leur pouvoir. On va avoir une terrible impression d’impuissance face à la fatalité du sort d’un peuple. Superbement déprimant ! On découvre ainsi que le travail forcé est une pratique courante qui va concerner des milliers de Birmans. La liberté de la presse n’existe pas. Les droits de l’homme sont bafoués. Le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant. Les partis d’opposition sont interdits. La population est surveillée et tout opposant au Conseil d’état pour la restauration de la loi et de l’ordre (nom officiel et sans rire de la junte) est emprisonné à vie. En1990 suite à un fort mouvement contestataire de la population, ils organisent des élections libres, remportées à plus de 80 % par la Ligue nationale pour la Démocratie d' Aung San Suu Kyi, fille d'Aung San et accessoirement prix Nobel de la paix. Les élections sont annulées et Aung San Suu Kyi est assignée à résidence ; elle n'a été libérée que le 13 novembre 2010. Bizarrement, les auteurs ont choisi de ne pas trop en parler mais de se concentrer sur les habitants qui vivent un calvaire. J’ai apprécié ce choix loin de toute fainéantise intellectuelle. Je ne pourrais pas dire cette fois-ci que j’ai passé un agréable moment de lecture. Les pires ignominies de ce régime seront montrées via le récit des habitants d’un paisible village d’une province assez lointaine de Rangoon. Le récit ne sera pas drôle et il y aura des moments fort éprouvants. J’ai dû arrêter plusieurs fois ma lecture afin de reprendre mon souffle. Cela se présente certes comme un récit fictionnel mais à la fin de l’ouvrage, il y a des photographies commentées et l’on se rend compte que c’est bien le destin réel de certains protagonistes dont les noms ont été légèrement modifiés. Ainsi, on va voir qu’un petit garçon de 10 ans va mourir d’une balle dans les bras de sa mère et qu’on jettera son corps dans la nature tout en emmenant de force la mère au loin. Bref, des moments insupportables et qui témoignent que ce que se passe dans ce pays est intolérable. On ne peut pas être le chantre de valeurs universelles et ne rien faire… Les mots du grand-père résonnent encore en moi: "La force qui sommeille en toi fera céder toutes les cages. Pense autrement. Pense l'impensable. Pense au souffle qui traverse les barreaux de ta cellule. Observe, imprègne-toi, pénètre l'esprit des hommes les plus vils. Trouve les failles. Creuse-les. Tous les empires s'écroulent un jour s'ils reposent sur des fondations rongées par la vermine. Le soleil rebrillera sur la Birmanie et ce jour-là tu seras un homme libre". C'est plein d'espoir et on pense alors à Nelson Mandela et à son destin. C’est une œuvre extrême dans la violence et dans l’esthétisme qui s’en dégage. J’en suis ressorti totalement secoué. Peu de lecture ont provoqué chez moi ce genre de sentiment. La haine, la colère, la compassion, l’envie de croire à une cause juste… J’ai ressenti cette bande dessinée comme une tentative de réveil de nos consciences. Bref, une déferlante d’émotion qui m’a emporté avec force et conviction. Une œuvre à découvrir absolument !
Thorgal
Thorgal ... Que dire de plus sur cette série fleuve (plus de 30 ans... ). Chacun a ses albums préférés. Pour ma part c'est un sans faute jusqu'à "La Forteresse Invinsible", qui clôt, à sa manière, un certain cycle. Après je n'ai plus suivi ("La marque des bannis", "Géants" ... bof, j'ai décroché... ). Je n’achète plus les albums de Thorgal et il y en a sûrement des bons, des nouveaux cycles... ). Je ne m'étendrai pas sur les qualités de cette saga, tout a été dit. J'ai été bercé par ces aventures. Pour faire simple, mes albums préférés sont (dans le désordre) : - Le cycle du pays Qâ - La chute de Brek Zarith - Alinoë - La gardienne des clefs - Les 3 vieillards du pays d'Aran - Au-delà des ombres - Le maître des montagnes - Aaricia - Louve Bref un monument de la bd.
Jojo
En BD pour enfant, je crois que personne n'a fait mieux que cette série ! Le graphisme est de grande qualité, et en couleur directe (ce qui est bien rare en BD enfantine). Les personnage tous bien typés, sont amusants. Le scénario est toujours captivant, et souvent drôle. Et surtout, l'on s'attache aux personnages car ... , et c'est tout là ce qui fait la différence avec bien des séries, il brille dans chacun d'eux une flamme d'humanisme permanent touchante qui laisse très peu indifférent et qui est bien rare dans l'univers de la BD en général. Pour cet humanisme vraiment exceptionnel qui se dégage de cette série, et tout le reste, à mes yeux, un incontournable et solide 5/5 .
Les Compagnons du Crépuscule
Un autre chef d’œuvre du 9ème art absolument magique et puissant. Une véritable odyssée moyenâgeuse glissant insidieusement (à la fin du 1er tome puis dans le 2ème) dans l'univers des mythes et légendes bretonnes. Mais pas les lutins et les fées de Pierre Dubois (que j'adore soit dit en passant.) Non là c'est plus réaliste et fortement documenté. Bourgeon a dû accomplir un travail de titan pour l'élaboration de cette saga. J'ai été bercé dans mon enfance par ces images plutôt dures mais incroyablement magiques d'un monde oublié (la cité des Douarts, un monde parallèle ?) Je n'ai pas tout compris à la 1ère lecture et ce n'est qu'au bout de 4 voire 5 lectures (sur plusieurs années bien entendu) que cette série a commencé à m'emporter. Dans le 3ème tome, nous replongeons violemment dans la réalité crue de cette époque sans pitié qu'est le Moyen-Age. C'est souvent horrible (le final avec son bûcher qui me fait un peu penser au "Nom de la Rose", les multiples mutilations, viols et autres tortures) mais aussi très sensuel et magique (la jeune femme sur la plage, l’héroïne souvent à moitié dévêtue, la jeune fille brune avec l’espèce de sorcier). Cette alternance entre ces moments de cruauté inouïe, et cette sensualité brute fait toute la puissance de cette série. Tous les personnages sont forts. L’héroïne bien entendu, l'Anicet (le jeune branleur bête et lâche par excellence) et surtout le chevalier errant. Ce personnage est une ordure mais au fur et à mesure du récit on s'attache vraiment à sa personnalité tourmentée. C'est le Moyen-Age, il faut être un loup pour survivre. Le langage moyenâgeux ne m'a pas gêné. Même si ce n'est pas évident à la 1ère lecture cela rend ce récit encore plus authentique (même dans sa partie fantastique) et l'aventure n'en devient que plus enivrante. Donc selon moi une des meilleures bandes dessinées françaises toutes époques confondues (légèrement supérieure aux Passagers du vent car plus sauvage et fantastique). Une aventure qui sent la pluie, la boue, les embruns et le sang.
L'Etat morbide
Une bien belle série des non moins belles et glorieuses années 80. Cette série transpire ou plutôt suinte les années 80, en tout cas par son coté sombre, belge et rock and roll. L'auteur Daniel Hulet fut fortement inspiré par la scène musicale gothique et industrielle de ces années là (Virgin Prunes, Siouxie and the Banheee, EINSTUERZENDE NEUBAUTEN, The Neon Judgement ... pour les connaisseur). Cela se ressent fortement. Charles un jeune dessinateur de bd (plus dans le genre artiste solitaire punk gothique que gang mazda ) s'installe dans un vieil appartement GLAUQUISSIME du centre ville de Bruxelles. Cet appartement se situe dans un vieil immeuble sorte de bâtiment industriel d’Allemagne de l'Est et tenu par une mystérieuse sorte de concierge non moins glauquissime. Cet endroit l'inspire. Je le comprends, dans le genre c'est magnifique. Bref il s'installe contre l'avis de ses proches. Sa petite amie et ses 2, 3 pot...2 potes c'est un goth associal. De vrais crétins au look assez atroce et démodé qui eux flairent l'entourloupe au premier coup d'oeil (et de nez ). Mais lui il kiffe ! Une semaine après il commence effectivement à être épuisé et tout bizarre, comme happé et sucé par l'énergie négative qui émane de cet endroit maléfique. De plus, la concierge est vraiment étrange, voire très flippante et il y a les mystérieux autres locataires de l’immeuble, curieusement invisibles ... Après une nuit d’inactivité, de non-inspiration et de "cloportisation" il découvre un mystérieux motif peint sur le plancher tel un tapis et découvre un journal écrit par l'ancien locataire de cet appartement ... Je n'en dirai pas plus mais sachez qu'il y a des souterrains en dessous de l'immeuble, qu'on aura droit à des visions hallucinatoires dantesques et que la concierge de l'immeuble est une sacrée bonne femme. Après coup cette bd m'a fortement faites penser au film " Le locataire " de Polanski , mais avec une touche gothique belge absolument unique dans le monde de la bd. Hulet a mis toutes ses tripes dans cette œuvre. Les cadrages sont novateurs pour l'époque, les couleurs magnifiques (à part quelques pages assez fades dans le 1er album ). Il y a un changement de graphisme à un moment dans le 3ème tome mais ça passes plutôt bien et c'est justifié dans le scénario. Cette bd ne plaira sûrement pas au jeune public ou aux fans de bd actuels car cela peut passer pour démodé mais "L’État Morbide" c'est tout une époque. Et puis cette bd m'est très chère car je suis moi même dessinateur de bd (amateur) et je ressent bien ce besoin de solitude et d'ambiance délétère recherché par le héros (ce qui doit être le cas de Hulet, paix à son âme). De plus le parallèle entre les planches qu'il dessine (une obscure série de SF horrifique) et le récit qui se déroule sous nos yeux, donc la bd que nous tenons entre les mains est assez vertigineux. Bref immense série : 5/5 ! Il me tarde de découvrir son autre série Immondys, que je ne trouve nulle part.
Mémoire de cendres
En BD, la grande épopée des Albigeois et autres cathares en Occitanie (où l'on parlait la langue d'Oc), c'est ici et je dirais même qu’ici, qu'on la découvrira ! Rien avoir avec l'ersatz au titre pompeux de « Cathares » dessinée par Bono qui, en trois tomes, ne nous raconte qu’une course poursuite romancée entre deux groupes pour retrouver le trésor de cette communauté, et clore cette trilogie de façon la plus invraisemblable qui soit, et en la démarrant de façon historiquement assez douteuse, avec également graphiquement un château de Montségur peu réaliste ne ressemblant en rien au nid d’aigle quasi imprenable qu’il était ! Quelques photos sur google images rappelleront ce qu’était Montségur, ce pic vertigineux qui flirte avec les nuages, et couvert de son château. Dans Mémoire de Cendres, Jarbinet, historien de son état, nous sert un scénario documenté en béton avec toutes les implications des pays ou régions limitrophes (Angleterre – Italie - France d'alors) dans ce qui va être in fine un génocide d’une population au nom de la papauté avec un comté de Toulouse offert sur un plateau par les armées dirigées par le pape, au bien chanceux roi de France. Jarbinet s’est certainement très fortement impliqué pour nous servir un pareil pan d’histoire en cette époque tumultueuse du début du 13ème siècle, rendue vivante comme si cela se passait hier, avec des personnage des plus attachants, … certains également des plus repoussants (c’est selon …), mais qui ne laissent pas indifférents. La couleur directe de l’auteur est sublime, une des plus belles qui soient ! Et son graphisme de grande qualité qui semble réalisé avec une facilité déconcertante n’est pas en reste. Même si les personnages sont romancés, ce n’est pas souvent que l’on peut se targuer de lire dans l’univers de la BD une si riche et prenante épopée historiquement documentée, avec un graphisme de si haut vol, de ceux des plus réussis. Un incontournable en BD historique … comme en BD réaliste !
Balade au bout du monde
Je vais essentiellement parler du 1er cycle. Le 2ème est bon mais nettement moins fort et le 3ème, je ne l'ai pas lu. Cette série est une pure merveille, un chef d'œuvre de féerie et de mystère. Les 2 premiers tomes sont les plus sombres, étranges. Les marais mystérieux puis la "prison". Le suspense est proprement insoutenable. Mais où se trouve Arthis, pourquoi est-il là ? le dessin de Vicompte n'est certes pas parfait mais il dégage une formidable intensité et l'architecture labyrinthique de la "prison" est proprement ahurissante. Puis le dessin s'améliore de pages en pages. C’est très délicat, très féminin dans les visages. Très "princes et princesses" mais cela s'accorde parfaitement au récit très fort de Makyo avec de vrais moments d'intensité dramatique, essentiellement en ce qui concerne les tourments amoureux des personnages (de vrais fleurs bleues Makyo et Vicomte :)) Les couleurs plutôt pales s'accordent également à merveille avec la tonalité romantique de ce récit. J'ai également beaucoup aimé les passages du roi perdant la mémoire ou du nain avec la pierre de folie cousue sous sa peau. Le final avec ce nain est également très beau, très fort. Pour ce qui est du 2ème cycle je l'avais beaucoup aimé lorsque j'étais jeune, moins quelques années après. Le 1er album est très bon (autant que le 1er cycle) puis après cela devient plus banal. On a l'impression d'avoir déjà vu ça (l'état morbide transposé en Inde, en moins fort). Les dessins d'Herenguel sont plutôt bons, dans la même veine classique que Vicomte mais moins marquants. Mais bon rien de honteux.
Ici même
Cette bd j'ai mis longtemps à la lire. Des années ! Tellement célébrée partout comme un chef d'œuvre que cela ne me disait rien du tout. Et puis un jour je me suis mis à la lire et là le choc ! Un chef d'œuvre. J'ai été transporté par cette poésie douce-amère, cet univers poétique et plutôt triste où le pauvre héros vit dans une maison minuscule (un placard) construite sur un mur labyrinthique autour d'une propriété qu'il prétend posséder (ou qui lui revient de droit, je ne sais plus). Il ne peut descendre car il y a les chiens en bas. Il reluque la fille des voisins le soir après avoir mangé sa boite de conserve et téléphoné à sa mère (qui est morte). C'est triiiiiste ... Les dessins sont magnifiques (superbe noir et blanc). L'intrigue n'est jamais ennuyeuse. Ce monde surréaliste est un enchantement. LE roman graphique culte (avec Silence).
Adèle Blanc-Sec
Un chef d'oeuvre de la bd ! Tout a été dit sur cette très grande série mêlant enquêtes policières et fantastique avec un génie rarement égalé. Mélange de policier et de fantastique ne lésinant pas sur le gore parfois (momie en folie, une boucherie ! ) le tout dans un Paris très finement reconstitué (Tardi étant un spécialiste sûrement incollable sur le sujet). Quand je vois l'avis général de 3 étoiles je ne comprends vraiment pas ! De plus les personnages sont vraiment hauts en couleurs. Adèle tout d’abord: belle et sévère, tirant constamment la gueule avec un humour pince sans rire et fumant clopes sur clopes. Les affreux sont également toujours géniaux avec leurs gueules déformées. Absolument pathétiques sous ces allures de savants fous. Les intrigues sont toujours palpitantes et mènent presque toujours à d'obscures rites sataniques la nuit dans les endroits célèbres de Paris comme le musée du Louvres, le cimetière du père Lachaise ou les catacombes. Et il y a toujours ce second degré et cet humour noir typique de Tardi. Nette préférence pour « Le démon de la tour Eiffel » et surtout « Momie en folie ».
Donjon Zenith
Culte ! Fantastique ! Désopilant ! Intelligent ! Unique par son style et sa conception ! Que dire : c'est sans doute ma BD préférée ! Même s'il ne faut pas la dissocier de toute l'œuvre de Donjon, ça reste mon cycle favori ! Les 2 premiers tomes (qui sont également les 2 premiers publiés) sont fabuleux, et j'ai du mal à comprendre que l'on adore pas forcement. J'aime cette amitié naissante entre Herbert, anti héros par excellence, et Marvin, monstre végétarien aux croyances surprenantes. Tout ça sous l'oeil d'un gardien devenu cynique après la mort (non relatée à ce jour) d'Alexandra. Et après des années de disette, Tronsfar vont enfin reprendre la plume pour continuer cette fabuleuse série. Ce sera avec 2 "Crépuscule", mais je ne désespère pas qu'ils décident enfin de clore les zéniths. Heureux ceux qui n'ont pas encore découvert cette série : que du bonheur en perspective ! Essayez de lire les BD dans l'ordre de parution : ça me semble plus intéressant.