Les derniers avis (7532 avis)

Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Castro
Castro

Il y a des BD parfois qu'on ne peut pas s'empêcher d'aimer. C'est ainsi, et celle-ci fait partie du lot. J'ai eu une belle surprise sous le sapin avec ce tome. Une belle surprise, car Cuba est un pays sur lequel j'aime beaucoup me pencher. Cet attrait soudain m'est venu avec la BD Le Tueur (eh oui, parfois les BD sont instructives). C'est donc tout guilleret que je me suis plongé dans ce pavé de plus de 300 pages, en noir et blanc, qui allait retracer la vie et l’œuvre de Fidel Castro. Un pari qui s'annonçait bien. Et un pari totalement remporté par l'auteur je trouve ! Tout est franchement bon dans la BD. Le dessin est excellent, en noir et blanc mais avec des têtes parfaitement reconnaissables, très proches d'une réalité photographique. Un grand soin a été apporté aux paysages je trouve, les rues de La Havane et les montagnes cubaines donnent l'impression de se plonger dedans. Ensuite, la narration est excellente, et tellement proche d'une interview que j'ai bien cherché pour vérifier que le narrateur n'est qu'une invention de la part de l'auteur. J'avais fermé le livre en étant persuadé qu'il existait véritablement, tant l'auteur lui a donné une âme et une cohérence. Un double de l'auteur, certes, mais un double parfaitement exécuté. Et à travers ses yeux, l'histoire de Cuba se dessine. Au début timidement présent, juste spectateur des événements, le héros y prend progressivement part, choisit de rester sur Cuba alors qu'il pourrait rentrer, ne retournera plus jamais dans son pays. Ce narrateur interne est d'ailleurs très intéressant, car embrassant totalement les idéaux de Castro, on sent qu'il lui pardonne tout, et surtout que l'homme le fascine. Le portrait qu'il brosse n'est pas des plus reluisants, mais on ne peut que se sentir envahi de sympathie envers lui. Charismatique au possible, idéaliste et humain, attaché à ses principes, et ne trahissant jamais ses propos ou ses idées, Castro est une gueule du siècle, incontestablement. Un homme qui attire et fascine. Difficile à cerner, mais en même temps presque prévisible, beau parleur, se faisant ami et ennemi, impitoyable avec les premiers comme avec les seconds, il est le type même de la figure révolutionnaire. Mais le récit n'est pas uniquement centré sur Castro, et c'est ce qui fait sa grande force. Car nous verrons également le quotidien des petites gens de Cuba, autant pendant que après la révolution. Les rationnements, les privations, la liberté de presse bâillonnée. Cuba ne devient pas le paradis rêvé. Des amitiés se brisent, des gens partent, et au final le narrateur lui-même semble se dire que la révolution a échoué. La faute aux autres, aux Américains qui tentèrent de les renverser, de les asphyxier ; aux Russes qui ne firent que les exploiter, mais un peu aussi aux décisions internes. Castro lui-même reconnaît des erreurs lors de ses discours. Pour autant, il avouera qu'il recommencerait, si besoin est. La révolution est sa vie. D'autres portraits sont brossés dans le livre, tout autant intéressants. La mythique figure du Che, bien évidemment, mais également le frère Raul Castro, qui aura une importance que je ne lui aurais pas soupçonnée. Et tant d'autres révolutionnaires, déchus ou assassinés, importants ou traîtres, partisans de la première heure ou convertis. Et les femmes également. Celle du héros en premier lieu, mais celles de Castro également. Quelle(s) histoire(s) ! Changeant de femmes, tombant amoureux, trahi par elles, Castro connaîtra des heures aussi mouvantes que dans sa politique. Et pour conclure en beauté un récit prenant, l'auteur fera à la fin une "interview", réelle ou imaginaire, de Castro lui-même. Sa véracité importe au final peu, tant elle colle à la peau de l'homme décrit dans les pages précédentes. Un homme qui fascine, c'est certain. Mais en même temps, une tristesse semble sortir de ces dernières pages, de cette révolution qui semble avoir échoué, de Castro en vêtements Adidas qui regarde tristement la fenêtre en maintenant qu'il recommencerait si c'était à recommencer. Vous aurez compris : j'ai été conquis par l’œuvre. Une galerie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, une tranche d'histoire méconnue pour moi mais qui m'intéresse décidément de plus en plus, une île rejetée du monde entier qui se maintient coûte que coûte, et un personnage qui s'attache à elle, qui veut la défendre dans les mots. Et Castro. Le titre du livre est vraiment le titre du propos : Castro est le centre. Il transparaît partout, est le centre de tout. Ses discours ponctuent le tout d'une façon magistrale, on le voit presque faire ses grands gestes et la vie l'animer lorsqu'il pousse son cri de victoire : "La patrie ou la mort ! Nous vaincrons !". Et ses idéaux, ses volontés de créer la société équitable ne le rendent que plus noble. Tout comme son attachement vaille que vaille à ses principes. Une BD que je trouve vraiment très bien faite. Autant sur le dessin que sur le propos, et sur l'histoire. Certes, elle n'est pas partiale, mais finalement, qui est véritablement partial sur Cuba et sur Castro ? L'auteur fait ressortir son amour pour l'île, sa fascination pour l'homme et ses regrets pour les échecs répétés. Toutes ces émotions ont transpiré des pages et m'ont atteint. Une réussite incontestable. Je mets allègrement un 5/5 car j'ai vraiment beaucoup aimé, et je pense que je le relirai souvent. Il me reste encore beaucoup à découvrir à l'intérieur je crois. Et c'est vraiment un coup de cœur du moment. Non, je ne peux que me réjouir de l'avoir eu. C'est vraiment une belle BD.

04/01/2013 (modifier)
Par Xuanin21
Note: 5/5
Couverture de la série Eric Castel
Eric Castel

Je ne suis probablement pas parfaitement objectif avec cette BD qui a bercé mon enfance et début d'adolescence. Le fait que je sois fan de foot et du Barça en particulier, moi qui ai grandi loin de Barcelone et rêvé d'être un jour à la place de Pablito. Aujourd'hui à 40 ans j'essaie de reconstituer ma collection de l'époque, vu que mes parents estimaient que j'étais "trop vieux pour ces bêtises". Les infos purement footballistique sont assez justes même s'il est vrai que les intrigues sont parfois un peu justes... le parfum de nostalgie qui émane de ces histoires en font pour moi une BD culte!! Mais je comprends que pour les puristes elle ne passe pas trop bien...

04/01/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Silence
Silence

En relisant cette BD, je me suis rendu compte que je l'avais mal notée. Car Silence possède trop de qualités pour un simple 4/5. Non, elle est franchement culte. J'en suis sûr. Comes parvient à réunir à merveille son dessin en noir et blanc aux gueules si campées avec un récit mêlant les vieilles croyances, les petits villages, les sorcières et les idiots, les animaux et la nature. Le récit est rempli de douceur et de poésie, bien que la bêtise, la méchanceté et la noirceur des êtres humains transparaissent. Une haine envers les étrangers traverse les albums : aussi bien envers ces gitans qu'envers ce pauvre Silence simple, ou encore envers ce petit nain difforme qui se retrouve à l'asile on ne sait trop pourquoi. Et face à cette haine, les armes des simples d'esprit : le silence obstiné d'un homme peu malin. L'émerveillement devant la mer, devant des choses simples, des petites envies de gâteau ou simplement des mots tracés maladroitement sur une ardoise. Silence, c'est une BD simple et efficace, on n'est pas dans une énigme policière, pas dans un grand roman, pas dans une fresque. C'est simple, à l'image de ce petit village en apparence calme. Mais derrière beaucoup de choses couvent. Et au final, Silence ouvrira les yeux sur ce monde. Il cèdera un temps à la violence, avant de retrouver son monde simple. Mais il est déjà trop tard. La haine a gangréné tout. Nul gagnant au final. Mais est-ce vraiment la fin ? J'ai maintenant Silence depuis un long moment, et je constate qu'il reste un plaisir à le lire et relire, dans un soir tranquille, quand on est installé confortablement dans un fauteuil, une bonne tasse de thé à portée de main. Et voila qu'on rouvre à nouveau le livre, et l'atmosphère déjà présente rejaillit brutalement, vous enveloppe et vous refait plonger le temps d'un récit dans une campagne française. Un récit qui à force de relecture atteint pour moi le statut de culte. Je le mets dans ma réserve personnelle, toujours à portée de ma main et prêt pour une nouvelle relecture.

08/03/2012 (MAJ le 29/12/2012) (modifier)
Couverture de la série Michel Vaillant
Michel Vaillant

Série culte pour moi, elle réunit 2 grandes passions : la BD et la course automobile (et plus). Scénario la plupart du temps très réussis et que dire des dessins super réalistes, on reconnaît n'importe quelle voiture au premier coup d’œil et même les pilotes, documentation très poussée. Merci Jean Graton.

27/12/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Il y a beaucoup d’avis élogieux et bien écrits sur le site, donc je vais faire court. Monument de la BD franco-belge, Tintin continue de passionner des millions de lecteurs du monde entier… dont moi. Les aventures de Tintin ont été parmi mes premières BD et je continue à les lire encore aujourd’hui avec un plaisir intact. Tout m’enchante dans l’univers du jeune reporter : les personnages, les dessins, les intrigues. Chaque épisode est une invitation à l’aventure et à l’évasion. Certes, les tous premiers tomes sont loin d’être géniaux mais l’ensemble de cette saga mérite amplement la mention culte !

27/12/2012 (modifier)
Par calmels
Note: 5/5
Couverture de la série Le Miroir des Alices
Le Miroir des Alices

Graphisme à pleurer de joie, enfin un livre (même si les personnages sont manga) tellement fouillé, travaillé sur le graphisme, les couleurs, les transparences, et même le scenario, tout est vraiment tip top. Rien à redire de quoi que ce soit. Chui frais

26/12/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série 20 ans ferme
20 ans ferme

20 ans ferme est l'un des meilleurs récits que j'ai pu lire pour expliquer le problème de l'incarcération. Il est clair que la société civile se désintéresse totalement de la question car elle a d'autres préoccupations. A travers l'histoire d'un détenu, on arrive à percevoir toute l'injustice d'un tel système qui brise totalement la personne. En effet, les prisonniers sont traités pire que des animaux et les exemples ne manqueront pas dans ce documentaire. Ils ne méritent pas un tel traitement malgré tout ce qu'ils ont pu faire. Et puis, on mélangera volontiers les tueurs et les voleurs car ce qui n'est absolument pas accepté c'est le révolté contre un système totalement injuste. En l'espèce, nous avons un voleur qui a arraché des biens à des personnes qui en ont accumulé plus que de raison et qui ne cesse de s'enrichir car ils ont été élevé dans le culte de la possession. Plus ils en ont, plus il leur en faut. Un peu comme ceux qui partent en Belgique ou ailleurs pour ne pas payer l'impôt représentant la solidarité nationale. Bref, je n'ai absolument aucune compassion pour eux et j'en arrive même à comprendre les motivations d'un cambrioleur qui prend sans demander de permission. Attention, comprendre ne veut pas dire accepter. La misère sous toutes ses formes est à l'origine de tous les maux. Il est vrai que de manière générale, la société repliée sur elle-même, est peu disposée à accorder plus de droits aux prisonniers en leur permettant simplement d'avoir une incarcération décente. J'en ai entendu qui pense qu'on transforme les prisons en Club Méditerranée ce qui est très loin d'être le cas. On rejette en bloc tous ceux qui sont en prison. Il n'y a aucune tolérance et même lorsqu'ils ont payé leurs dettes à la société. Plus de douche, plus de parloir, plus de considération: c'est la revendication des prisonniers. N'est 'elle pas légitime ? Chaque être humain a droit à la dignité et à la propreté. C'est tellement évident. Face à ces revendications, la réponse est toujours la même: le refus aveugle. L'administration répond par la violence, la hargne, l'humiliation. Pour moi, cette déshumanisation est inacceptable. Il faut revoir le système de fond en comble. Espérons que cette bd apportera la conscience nécessaire. Mais au vu de ce que je vois, ce n'est pas gagné !

23/12/2012 (modifier)
Couverture de la série Astérix
Astérix

Pour mon centième avis posté sur le site, j’ai eu envie de marquer le coup, symboliquement, en choisissant une série déjà multi-avisée, archi-connue, mais qui a gardé pour moi toute la fraîcheur de la nouveauté. C’est aussi un hommage à René Goscinny. Qui a beaucoup fait pour sortir la bande dessinée du créneau d’édification bien pensante de la jeunesse où elle était souvent confinée. Qui a beaucoup fait pour faire connaître des auteurs très différents (et aussi très différents de ce qu’il faisait ou aimait) au travers du magazine Pilote. Qui a porté très haut la créativité de scénarii dans des séries très populaires – et à juste titre. Et qui a enrichi l’imaginaire de tout un chacun de personnages, d’expressions, qui le rendent inoubliable alors même que son nom s’estompe pour les générations actuelles. Mais comme il ne s’agit pas ici de dresser des statues, mais d’aviser une série d’albums, entrons dans le vif d’un sujet toujours bien vivant : Astérix. La mère de toutes les lectures de bandes dessinées pour moi. Dont j’ai emprunté les premiers à ma bibliothèque municipale, le mercredi après midi, puis que j’ai lu, relu, rerelu après que mes parents me les aient tous achetés. Je suis donc tombé dedans quand j’étais petit et, comme Obélix, j’en redemande ! Le dessin d’Uderzo, qui a évolué comme d’autres grandes séries vers une forme plus "ronde" , plus aboutie et dynamique, est je trouve un très bon complément au texte. Une réelle symbiose entre les deux s’était établie. En fait, ce qui fait le succès d’Astérix, c’est avant tout les scénarii de Goscinny – ce que sa disparition en 1977 a cruellement démontré, eu égard à l’affadissement total de la série qui semble parfois être « tombée sur la tête », pour paraphraser une des dernières catastrophes parues sous ce nom. En effet, comme pour d’autres séries (Lucky Luke ou Iznogoud par exemple), Goscinny a emporté l’âme d’Astérix dans sa tombe…dans laquelle il doit se retourner régulièrement en voyant ce que « ça » donne… Ces scénarii justement, bourrés d’allusions aux « people » (même si ce terme est anachronique), aux actualités, aux modes de l’époque, comment se fait-il que cinquante ans plus tard ils se révèlent encore « adaptés » à un lectorat qui s’est singulièrement renouvelé ? Et comment expliquer que le succès de ce héros franchouillard ait été presque équivalent en Allemagne ? C’est que Goscinny, au-delà de quelques écarts, avait sans doute atteint à l’intemporel, à l’universel dans l’humour (comme on peut le dire et le vérifier, toutes proportions gardées, de Chaplin). Au passage, plus que d’aventure, c’est plutôt dans la catégorie humour que je rangerais cette série dans les « immanquables » du site… En matière d’humour, Goscinny joue sur les anachronismes (qui sont autant de clins d’œil adressés au lecteur), sur la pseudo érudition expliquant l’étymologie de noms de lieux ou de personnes, sur les clichés ancrés dans l’imaginaire collectif… En fait, si Astérix a réussi à toucher toutes les générations, de 7 à 77 ans pour utiliser le slogan d’un grand concurrent, c’est aussi qu’il propose plusieurs degrés de lecture. C’est une mine dont on n’extrait les trésors qu’au fur et à mesure que nous avons à disposition les outils pour le faire. Mes relectures s’espacent – j’espère toujours, sans succès, arriver à en oublier les histoires, pour pouvoir bénéficier à nouveau de la surprise d’un gag, d’une réplique, d’une situation. Mais si la surprise n’est plus là, le plaisir est lui toujours intact, et le rire aussi. C’est aussi pour moi la première lecture (et relecture !) que j’ai partagée avec mon fils, ce qui nous vaut régulièrement des fous rires alimentés par ce plaisir commun. Sur le grand nombre d’albums, tous n’atteignent pas la note maximum que j’attribue à la série (je souhaite ne noter ici que la période Goscinny donc !). Mais franchement, on en est rarement loin. Par contre, beaucoup de chefs d’œuvre du genre. La liste de mes albums préférés est bien longue, je n’en citerai que quelques uns, dans le désordre : « Astérix et Cléopâtre » (qui a permis à Alain Chabat de montrer qu’on pouvait - à condition d’avoir du talent, servir et renouveler l’œuvre sans la trahir) ; « Astérix aux jeux olympiques » ( qui a permis de montrer qu’on pouvait – à condition de ne pas avoir d’idée et/ou de talent, rendre insipide au cinéma un album très drôle et le trahir), « Le cadeau de César » ; « Le domaine des dieux » ; « Astérix et le chaudron » , « Le bouclier arverne », « Astérix en Corse », « Les lauriers de César », « La zizanie », « Le devin », etc … enfin bref, de quoi graver quelques titres sur le menhir d’Obélix ! Les personnages entourant le héros, même secondaires, sont excellents : les habitants du village, très typés et sources de gags récurrents (le village et ses « habitudes » étant lui-même une sorte de personnage), César (qui sur-joue)… Et dans chaque album, quelques créations savoureuses (les centurions d’ « Astérix légionnaire » ; Pépé ; Tullius Detritus…). Quant au héros, Astérix, il n’a pas cette image de perfection, de sérieux qui colle à Tintin. Même si Obélix est là pour insuffler une part de folie, de surprise, Astérix garde assez de malice pour ne pas être un personnage trop fat. A noter que, comme souvent, le cinéma n’a pas forcément rendu service à cette série. Les dessins animés « figent » les personnages et ne sont le plus souvent qu’une version « faibles » des albums (même si plusieurs ne s’en sortent pas si mal) – et « Les douze travaux d’Astérix » me laissent la même impression, quand bien même Goscinny et Uderzo l’ont eux-mêmes dirigé. Les films, celui de Chabat mis à part (je n’ai pas vu le dernier, « Au service de sa majesté »), sont navrants et on ne peut qu’espérer que les jeunes qui les voient passeront outre et liront quand même les albums si ce n’est pas fait avant. Ces films renforcent le marchandising, déjà important du temps de Goscinny, mais qui atteint quand même aujourd’hui des sommets. En cela le personnage d’Astérix (parc d’attractions y compris) est un réel concurrent du grand cousin Mickey. Bref, je ferme cette longue parenthèse, et rajoute mes quelques lignes de louanges aux nombreux avis précédents. Malgré ses défauts (que j’ai probablement en partie occultés, même s’il est vrai qu’ils sont essentiellement concentrés dans les derniers tomes), cette série peut sans conteste être qualifiée de culte, et mérite évidemment de multiples lectures ! Bien reçue et notée 5/5 !

18/12/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Meteors
Meteors

Peut-on imaginer un monde où les hommes confieraient totalement leur destinée à des intelligences artificielles ? Et si c’était pour les sauver d’un cataclysme écologique majeur ? Bref, cette idée anticipatrice est loin d’être idiote dans un horizon d’une centaine d’années où les dangers climatiques et de pollution menacent notre planète. De nos jours, on se repose bien sur des machines pour réaliser des actes de vie courante de plus en plus élaborées. L’évolution conduira à ce constat. Tout n’est plus qu’une question de temps. Cependant, quel peut être le problème en pareil cas ? Les individus ne savent actuellement plus faire un calcul mathématique car ils se sont trop reposés sur la calculatrice qui donne le résultat automatiquement. L’homme va petit à petit perdre l’habitude de réaliser un effort. Il va perdre à plus ou moins long terme la maîtrise sur les actes de la vie courante, puis sur l’évolution politique de la planète. Il est d’ailleurs marquant de souligner que l’émergence de cette entité I.A. se fera avec le vote démocratique des populations. Cela rappelle également de tristes heures dans l’histoire de l’humanité. La réflexion sera de mise. Le monde imaginé par Duval semble être un prolongement direct de l’idée que Stanley Kubrick avait imaginée dans l’Odyssée de l’espace dont nous aurons d’ailleurs droit à un fameux clin d’œil en guise de conclusion. J’ai bien aimé l’univers composé sur le clivage espèce humaine et digitale. L’arrivée d’une troisième entité n’est pas la bienvenue et cela sera d’ailleurs le point d’orgue à une guerre sans merci où les pires craintes se réaliseront malgré la présence volontaire de garde-fou. J’ai beaucoup apprécié le dynamisme du dessin avec ses décors impressionnants ainsi que la mise en couleur qui donne du relief. Quant au scénario, malgré quelques invraisemblances et des personnages sous exploités, c’est l’un des meilleurs et des plus inventifs pour une très bonne série de science-fiction. Météors est véritablement une réussite du genre. Il est dommage que l’aventure se termine au bout d’une trilogie. On remarquera que la fin est assez ouverte et appelle à un second cycle. Il est vrai qu’avec cette qualité, on en redemande !

18/12/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Okko
Okko

J’adore « Okko » et pourtant l’appellation « culte » serait presque un peu excessive car les scénarios ne sont pas intrinsèquement originaux. Le premier cycle table sur les vampires, le second sur les zombies et le troisième surtout sur la magie. Ma préférence, pour l’instant, va au « cycle de l’eau », qui est à mes yeux le plus original et aussi peut-être parce qu’étant le tout premier, on y découvre l’univers « Okko ». Le « cycle de la terre » est plus classique et l’impression de déjà-vu est furieusement présente. Quant au « cycle de l’air », plus surprenant que le précédent, il comporte un peu trop de combats, à mon goût évidemment, mais ce n’est pas gênant car le plaisir visuel prend le relais. Malgré ces « tous petits défauts », à mettre impérativement entre guillemets, il y a une ambiance particulière qui fait que je suis totalement tombée sous le charme de cette série. Charme dû aux personnages attachants et originaux, et à une dose de fantastique bien dosée et présente quasiment à chaque instant du récit. Ce Japon issu d’une autre dimension, ponctué de mots et de titres japonais, malgré son haut niveau de fantastique m’a paru presque réel, et il a été extrêmement jouissif de m’y balader. Le graphisme évidemment y est pour beaucoup, je n’aurai cependant qu’un seul et unique reproche. Dans les premiers tomes la colorisation a tendance à être ton sur ton, les décors et personnages se confondent un peu trop par moments, ce qui n’est plus du tout le cas dans le « cycle de l’air » que je trouve parfait à tous les niveaux. La seule chose qui manque à cette série c’est son édition en Format de Luxe, comme celui sorti pour Long John Silver. J’ai vu et possède même quelques Tirages de Tête en noir et blanc, et bien que le dessin soit très beau, la colorisation lui apporte, à mes yeux, un plus non négligeable, mettant en valeur chaque détail des décors et habillements des personnages, et qui nous propulsent totalement dans ce monde magique et hypnotique. Le cycle du feu Une autre bonne aventure en compagnie d'Okko et de sa troupe, bien que le feu ne soit pas suffisamment présent dans le récit à mon goût, surtout dans le second tome, où il est quasiment absent. En ce qui concerne le dessin, le papier du tome 8 est plus mat et le rendu moins lumineux. Par ailleurs la colorisation est sensiblement différente des tomes précédents, les couleurs ne sont pas tout à fait les mêmes, moins raffinées je dirais, avec l'apport d'un bleu presque désagréable car il détonne trop et devient agaçant. Je laisse ma note maximale, car je suis une inconditionnelle de cet univers, mais j'espère que pour le cycle du vide le visuel sera de même facture que les tomes 1 à 7, car s'il suit la pente du tome 8, je serai forcément un peu déçue.

02/09/2011 (MAJ le 13/12/2012) (modifier)