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Couverture de la série Fog
Fog

Une série BD qui me tient énormément à cœur depuis des années : le génial "Fog" de Roger Seiter & Cyril Bonin ! Pour ceux d'entre vous qui ne la connaîtraient pas, c'est (pour moi) une référence incontournable en matière d'enquête Victorienne (ce n'est pas Sherlock Holmes mais on n'est pas loin), avec un niveau scénaristique, une richesse dans l'enquête rarement égalée en Bande Dessinée. Dans le dessin, des ambiances immersives, avec notamment un traitement quasi-monochrome / bichromie très efficace et évocateur. Bref… Pour ceux qui ne connaissent pas ces 8 tomes (4 enquêtes de 2 tomes chacun), je vous les conseille vivement ! Ils existent aussi sous forme d'intégrale en deux tomes parus aux éditions du Long Bec.

10/05/2019 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5
Couverture de la série Blake et Mortimer
Blake et Mortimer

J'avoue être surpris en découvrant la moyenne sur ce site, moi qui m'attendais à découvrir au moins 4 étoiles... En ce qui me concerne, cette BD est culte de chez culte, et j'ose même dire que c'est une des sagas (LA saga) qui a le mieux survécu à son auteur. Chez Jacobs, tout est là pour faire de ses tomes successifs des modèles du genre aventure et science-fiction : deux personnages au caractère bien forgé, au background développé et attachants dès le début, du mystère omniprésent, un des méchants les plus classes et les plus intéressants que j'ai jamais vu dans une oeuvre littéraire, une ambiance et des thèmes qui se renouvellent de tome en tome (la guerre mondiale, l'Egypte antique, l'Atlantide, les voyages temporels, la Japon et la haute technologie, les espions russes et la guerre bactériologique, la décolonisation de l'Inde, etc, etc...). Pour moi, il est littéralement impossible de ne pas se laisser emporter dans l'une ou l'autre aventure, tant l'atmosphère est prenante, et le scénario réfléchi de bout en bout. Rarement une BD m'aura permis de me plonger aussi intensément dans un récit aux côtés même des personnages, essayant de percer le mystère avec eux, partageant leurs joies, leurs douleurs, leurs émotions. Il faut dire que le talent de dessinateur de Jacobs y est pour beaucoup : son trait rigoureux, réaliste et toujours fluide, provoque une immersion totale, et participe au dynamisme de l'ensemble, garanti par un rythme soigneusement entretenu par un dosage parfait des péripéties et des retournements de situations qui ne lâchent jamais nos héros. En ce qui me concerne, Blake et Mortimer a véritablement dicté les critères de l'aventure telle que je la conçois, que ce soit à la lecture ou à l'écran. D'ailleurs, il serait temps qu'au lieu de ressasser constamment les mêmes super-héros sur grand écran, on s'intéresse davantage à ces héros "old-school", qui pourraient, devraient être au cœur de très grands films. Certes, la BD revêt par moments un air légèrement désuet qui pourra rebuter, notamment par le fait d'une narration un peu trop présente (parfois les dialogues aussi) ou d'une absence presque totale de personnages féminins, mais pour moi, c'est aussi ce qui participe au charme de la série : ça sent bon les années 50, mais sans jamais basculer dans le kitsch ou le grotesque. A noter que les successeurs de Jacobs ont fait un travail d'une immense qualité. Si la saga post-Jacobs a connu certains coups de mou (c'était déjà le cas du vivant de l'auteur, mais un peu moins), l'ambiance est toujours aussi rigoureusement la même. On pourrait reprocher à Yves Sente de vouloir bannir tout mystère du passé des héros, pourquoi pas ? On pourra en vouloir à Van Hamme de partir parfois un peu trop loin dans ses délires spielbergiens (que j'aime). Mais on ne pourra leur dénier un réel talent pour immerger à nouveau leur lecteur dans les années 50 jacobsiennes : certains de leurs scénarios sont brillants (à mon sens, La Machination Voronov est un sommet de la saga, toutes époques confondues) et rendent toujours un bel hommage au créateur de la saga sans tomber dans un fan-service lourdingue. Donc quand je dis que cette saga est cultissime, je fais bien sûr référence à tous les tomes, de 1949 à aujourd'hui. Et même s'il y a eu quelques ratés bien légers, cette durabilité impressionnante montre une chose : Blake, Mortimer et Olrik sont bel et bien des durs à cuir, ils sont capables de travers les pires péripéties, même la pire d'entre elles. La mort de leur père... Alors ayons confiance : cette saga a écrit les plus grandes heures de la bande dessinée, et elle n'a pas fini sa tâche !

29/04/2019 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Voyage de Marcel Grob
Le Voyage de Marcel Grob

Sur les conseils de mon frère, je me suis lancé dans la lecture de ce récit. Dès le début, j'ai été pris dans la tourmente de cette histoire et je n'ai lâché le livre qu'à la fin, malgré les presque 180 pages qui le composent. Quel destin que celui de Marcel Grob, grand oncle alsacien de l'auteur, Philippe Collin et qui devient ici la figure des "malgré-nous". Cette génération sacrifiée d'Alsaciens, nous la connaissons tous, mais pas à travers l'histoire d'un seul homme, comme l'illustre la couverture de l'album. J'ai été secoué par cette lecture, qui ne peut laisser le lecteur indifférent : du front italien, en passant par le massacre de Marzobotto, au front Russe, on se demande encore comment Marcel Grob a pu affronter et survivre et tout cela. Bien sûr, les auteurs nous décrivent les horreurs de cette guerre, mais avec quelques éclaircies comme le comportement du lieutenant Brehme, amoureux de littérature. Du début à la fin du récit, on ressent une certaine empathie pour Marcel Grob, sans pour autant justifier ses choix. Contrairement à certains lecteurs, je n'ai pas été dérangé par le scénario qui renvoie sans cesse à l'entretien que Marcel Grob a avec le jeune juge d'instruction fictif,qui le renvoie directement à ses actions passées, à sa conscience. Au contraire, cela donne un certaine respiration au récit. A noter que le dessin, avec ses couleurs sépia et gris-bleu, est parfaitement en phase avec le récit. Une lecture très forte.

15/04/2019 (modifier)
Par Samuel
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ultralazer
Ultralazer

Alors j'avoue, je n'en n'avais pas entendu parler, c'est mon libraire qui me l'a conseillé. J'ai eu un gros coup de coeur pour cette Bd ! Les dessins sont super beaux et l'histoire m'a emportée. Ça fait beaucoup penser à Miyazaki mais un peu aussi à Dragonball. J'attends la suite avec impatience, Bouko est trop trop cool !

09/04/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Conan le Cimmérien
Conan le Cimmérien

Il est franchement dommage que l'auteur de Conan à savoir Robert Ervin Howard soit mort à l'âge de seulement 30 ans après un suicide suite à la maladie mortelle de sa mère. Il a été l'un des pères fondateurs de l'héroïc fantasy avec J.R Tolkien. Il a crée ce personnage mythique en 1932 soit 4 ans à peine avant son décès. Conan sera repris par la suite avec notamment le cinéma qui a lancé un certain Arnold Schwarzenegger mythique acteur des années 80. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort... J'ai bien aimé cette nouvelle adaptation qui rend véritablement hommage au personnage. Il y a une véritable topologie des lieux dans cette ère nommée l'âge hyborien. Chaque tome est repris par des auteurs différents pour former une histoire à part entière. La reine de la côte noire fut d'ailleurs la toute première dessinée par Robert Ervin Howard. J'aurais aimé un personnage de Conan avec un peu plus de profondeur que la force physique brute mais bon, c'est comme cela qu'il fut perçu depuis la reprise par Lyon Sprague de Camp qui a vampirisé le travail de son prédecesseur. Quelque fois, la traduction d'un personnage peut prendre d'autres chemins. Une mention spéciale pour La fille du géant de sel qui est franchement assez spectaculaire sur le fond et la forme. Pour les autres, rien à redire car c'est une adaptation vraiment réussie. Une fois n'est pas coutume.

07/04/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Pour la peau
Pour la peau

J'ai beaucoup aimé le récit de cette infidélité traité tout en nuance et surtout tout en douceur. Bien que je ne partage pas cette valeur, je dois avouer m'être fait prendre au piège de cette histoire d'amour entre Mathilde et Gabriel. Au début, c'est une rencontre fortuite et juste une histoire de sexe. Cependant, progressivement, au fil des rencontres, se tisse un lien bien plus fort comme si le charnel pouvait déboucher sur quelque chose de plus profond. A noter également une narration en double point de vue ce qui est assez intéressant à suivre. Rien n'est vulgaire et il faut le faire en la matière. Il y a un côté fantasme que j'ai bien aimé. Les dessins sont d'ailleurs de toute beauté pour s'inscrire totalement dans la ligne de ce récit érotique. Certes, c'est parfois torride mais c'est adulte.

06/04/2019 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5
Couverture de la série Les Divagations de Mr Sait-Tout
Les Divagations de Mr Sait-Tout

Dans la catégorie des pépites méconnues de Goscinny, Les Divagations de Mr Sait-tout ne sont pas loin du sommet. Juste en-dessous de La Potachologie, chef-d'oeuvre oublié du grand René, pour être précis. Et il est la preuve qu'on n'aura décidément jamais fini de découvrir le génie de cet auteur hors-normes. Avec l'aide du dessinateur Martial, Goscinny entreprend donc de réécrire l'Histoire de manière complètement loufoque. A la croisée d'Astérix (les anachronismes et le jeu sur les clichés liés à chaque nationalité), d'Iznogoud (les calembours à toutes les sauces) et Les Dingodossiers (la forme de courtes rubriques explicatives), ces Divagations de Mr Sait-tout sont un pur moment de bonheur. Les gags hilarants s'enchaînent, et d'autant plus efficacement qu'on ne s'y attend jamais, alternant entre toutes les formes de comique possible (de dialogue, de situation, de répétition, etc, etc...), ce qui permet au lecteur de ne jamais s'ennuyer, et donne à chaque récit une incroyable densité. En effet, comme souvent chez Goscinny, tout le sel de l'album réside dans les plus petits détails, qui montrent que l'auteur n'a rien négligé dans ses histoires. Maniant l'absurde avec une bonne humeur communicative, René Goscinny nous fait éclater de rire à presque chacune des pages de l'album, d'une richesse insondable. Même s'il n'a pas le génie d'un Uderzo ou d'un Greg, Martial nous offre toutefois un dessin extrêmement réussi, d'un trait clair et précis, qui met bien en valeur les expressions des personnages. Ces histoires sont en outre l'occasion pour le dessinateur, à la suite du scénariste, de varier les plaisirs en changeant de cadre du tout au tout à chaque nouveau récit, nous faisant voyager du Moyen-Âge français ou britannique aux Esquimaux en passant par la Chine, l'Italie ou l'Amérique du sud. Une exploration déjantée à laquelle on se prête sans hésiter un seul instant, et qui, au gré de ses neuf histoires, paraît décidément bien trop courte... Pas grave, arrivé à la fin, on n'a qu'à recommencer l'album à la première page. C'est de toute façon impossible de s'en lasser ! 4,5/5

06/04/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aujourd'hui est un beau jour pour mourir
Aujourd'hui est un beau jour pour mourir

Exceptionnel et grandiose ! C'est pour moi LE roman graphique de ce début d'année qui nous propose un récit apocalyptique sans zombies à la démarche saccadée et pathétique, et qui dans sa cruelle possibilité nous donne à réfléchir sur certains aspects de notre monde. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi fort. Imaginez un gros roman graphique de 380 pages qui dès sa lecture entamée ne vous lâche plus. Nul doute qu'en tant qu'amateur de BD, vous soyez également un adepte du cinéma, et donc vous connaissez forcément Alejandro Gonzàles Inarritu et plus particulièrement deux de ses films : "21 grammes" et "Babel". C'est à ces films "chorale" que fait indubitablement penser cette histoire. Grâce à un découpage nerveux et intelligemment pensé, nous passons d'un personnage à l'autre. J'aime particulièrement Yoyo et ses devinettes. Dans un futur pas trop éloigné, "le Chuchoteur" est recherché par toutes les polices du pays car il pirate les ondes du plus grand réseau d'information qui soit, TV Net. Il diffuse des messages à une population qu'il juge docile et trop aliénée par le pouvoir. Qui est cet homme qui heurte les consciences de uns et fait trembler le pouvoir ? Est-ce un des membres de ce groupe de rock qui malgré la situation cherche à enregistrer un album ? Est-ce ce vieil écrivain en mal d'inspiration ? L'assassin aux ordres d'une puissante multinationale ? Quand en plus une terrible épidémie véhicule un virus dit de "la dépression" qui se propage sur toute la planète (quelques instants avant leur mort les personnes infectées pleurent des larmes de sang ), plutôt que de soigner la population les autorités préfèrent se concentrer sur la capture du "Chuchoteur". Au scénario, dessin et colorisation, Colo, un auteur que je connaissais pas. Ce gars est un furieux que ce soit au niveau de la construction, du découpage et de la lente mais inéluctable montée en tension. Il n'y a rien à redire. Le dessin est dans un style semi-réaliste avec surtout un découpage qui insère des pages notamment celles où "le Chuchoteur" s'exprime, sans parler des récits que l'écrivain vieilli ne racontera jamais. Je ne sais qu'ajouter de plus pour vous donner envie de lire ce gros pavé qui renouvelle le genre du récit apocalyptique et de fort belle manière qui plus est. Merci aux Éditions du Long Bec d'avoir eu l'audace de sortir ce gros pavé, merci à Fabrice scénariste à ses heures, ici chargé de l'adaptation des dialogues.

31/03/2019 (modifier)
Par nospamoi
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gung Ho
Gung Ho

Oui, 5 sur 5... Très très belle surprise. C'est un mélange intéressant entre quelques ingrédients de la série Seuls (cf. le thème de la jeunesse isolée) et d'autres séries dans un univers post-apocalyptique. L'équilibre fonctionne très bien, même si je note une très légère descente de rythme dans le 4ème volet paru en ce 1er trimestre 2019. Le dessin a été réalisé sur ordinateur : je ne fais cette précision que pour ajouter combien l'auteur a réussi à sublimer la technique pour la faire oublier et donner à cette saga une ambiance très prenante, jolie mais angoissante. Côté négatif, on ne peut que regretter un rythme de parution digne du Sénat.

29/03/2019 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Dieu vagabond
Le Dieu vagabond

Avec cette nouvelle publication des éditions Sarbacane, préparez-vous à en prendre plein les mirettes ! De très belle facture avec dos toilé et vernis sélectif (ce qui n’est pas surprenant quand on sait que l’éditeur est autant attaché au contenu qu’à la forme), doté d’une couverture splendide, cet album très personnel de l’italien Fabrizio Dori est à la croisée de l’art et de la littérature. « Le Dieu vagabond », c’est une sorte de road trip mystique, où l’on suit la quête d’un satyre échoué dans le monde des humains, après avoir été puni par la déesse Artémis pour avoir pénétré dans son royaume en pourchassant une nymphe. Désormais alcoolique et à la rue, Eustis, ce dieu « inférieur », désormais simple clochard céleste, doit partager le triste quotidien des humains, dépourvu de la magie qui régnait jadis sur le monde avant que les dieux de l’Olympe ne soient remplacés par le nouveau dieu unique. Bientôt, il va se voir confier une mission par Hécate, la sœur d’Artémis. Cette mission pour le moins délicate consistera à sceller les retrouvailles de Séléné et de Pan, ce dernier étant mort trop tôt pour faire ses adieux à la déesse, sœur d’Artémis et d’Hécate. La récompense promise s’il réussit : se retrouver lui-même tel qu’il était et mettre ainsi fin à son long exil. C’est ainsi qu’équipé de son baluchon, il va prendre la route en compagnie d’un vieux professeur très myope. Graphiquement, c’est une pure merveille. Fabrizio Dori nous enchante littéralement en jouant avec les styles et les couleurs, au risque de paraître trop disparate. Il y a pourtant un vrai parti pris, mais qui fonctionne parfaitement bien car en symbiose totale avec le récit, à savoir que ce que l’auteur a produit ici n’est rien de moins qu’une ode à la vie, à la beauté et à l’amour. Le lecteur pourra ainsi se délecter de ces illustrations extraordinaires qui sont, au-delà du style contemporain propre à Dori, tout autant de références à Van Gogh, Klimt et aux peintres romantiques du XIXe siècle. Ainsi, l’auteur italien – dans le cas présent on doit pouvoir dire l’artiste – nous propose, avec ce très beau conte pour lequel il a puisé à pleines mains dans la mythologie grecque, de réenchanter le monde, notre triste monde auquel même Dori parvient à trouver une certaine poésie, quand il représente une banlieue hérissée de tours et de pylônes électriques géants… La couverture à elle seule, parfaite allégorie de notre époque, résume parfaitement le propos : assis devant sa tente Quechua, Eustis, l’ancien dieu-satyre devenu SDF, contemple l’air hagard, une boutanche de gros rouge à la main, l’immensité du ciel étoilé, souvenir résiduel de l’ancien monde, celui de la magie, de la beauté et de l’hédonisme. Ainsi, nous sentons-nous interpelés. Et si les clochards sur lesquels nous, clochards potentiels, préférons détourner le regard, étaient tout simplement des dieux déchus ? Et si pour eux le vin était juste le moyen d’oublier et d’embellir un tant soit peu la laideur qui nous environne et que nous ne voyons plus, ou que nous ne voulons plus voir ? « Le Dieu vagabond » dégage une vraie beauté malgré quelques tout petits défauts - des regards pas toujours très expressifs par exemple ou des postures un peu balourdes, guère normées « BD » parce que sans doute, cela relève davantage de l’art pictural – Fabrizio expose dans des galeries de peinture… Mais ces « maladresses » sont d’autant plus touchantes qu’on a envie de les oublier, car qui dit œuvre poétique, dit albatros aux ailes trop grandes pour se mouvoir sur une Terre trop ferme, trop fermée. D’autant que le scénario est très bien construit, reste fluide, et que l’humour est aussi là pour empêcher à quiconque toute velléité de tomber dans le sérieux comme on tomberait dans le panneau. Laissez vous emmener par ce petit chef d’œuvre, laissez infuser les merveilleuses images et la poésie de Fabrizio dans votre subconscient, des images inouïes qui pourraient bien vous aider à étoiler votre vie intérieure et vous accorder la légèreté – tout dépend évidemment de votre capacité à affronter le quotidien, à lutter contre sa pesanteur si puissante qui cloue nombre d’entre nous au sol sans que l’on en soit réellement conscient. « Les mythes sont faits pour être racontés, sans ça, le monde s’appauvrit et meurt. » Cette phrase d’Eustis synthétise à merveille la teneur du projet. Magique, je vous dis !

23/03/2019 (modifier)