Très bonne série, quête pour tuer un vampire sur plusieurs siècles.
Ce, par le biais d'un héritage plutôt spécial transmis de génération en génération, l'auteur nous tient en haleine d'album en album.
En partant du moyen-âge, on navigue de génération en génération, jusqu'à l'affrontement final.
Un coup de crayon superbe, des châteaux médiévaux dessinés d'une main de maître.
Je reste admiratif de ce travail titanesque pour faire vivre la pierre.
Un vrai plaisir pour les yeux, d'autant que le scénario est du très très bon.
Amateurs de cinéma ou de bande de potes... Accrochez-vous!! Avec ou sans moustache est formidablement drôle, beau et émouvant !! Oui premier coup de coeur de 2020 qui semble vraiment être l'année de la BD si ça continue sur cette voie !
On a l'impression de regarder un film français de la "grande époque", les scènes sont très soignées et on a tellement envie de faire partie de cette bande de copains si attachante. Les dialogues sont percutants, les couleurs enveloppent le tout de façon soignée, un vrai régal. Croisons les doigts pour qu'un duo Courty/Efix se reforme pour d'autres récits...
Une série magique dont toute ma famille a suivi chaque nouveau tome avec impatience !
Malheureusement le 5ème tome marque la fin du premier cycle et un adieu à la Violine telle qu'on la connait... en effet les éditions Dupuis décident de ne pas continuer la série, l'audience n'étant pas assez importante (et cela malgré la promesse dans le 5ème tome d'un nouveau cycle pour de nouvelles aventures en Inde). Le projet de 2ème cycle intitulé "L'aventure indienne" du scénariste Tronchet en collaboration avec le dessinateur Krings reste inachevé. Il est toutefois possible de se procurer les premières planches en noir et blanc du projet dont le premier tome devait se nommer "Le sommeil empoisonné".
Cependant, en 2018 les éditions Casterman décident de reprendre le projet et rebaptisent le second cycle "Le 3ème oeil". Le premier tome est sorti, il s'intitule également "Le sommeil empoisonné". Le scénariste reste fidèle à son poste, cependant l'histoire n'est plus la même et ce n'est pas Krings qui reprend les dessins mais Baron Bruman qui a un style à des années lumières de Krings... Très très grosse déception, le scénario n'a pas réussi à me faire oublier le dessin et j'ai eu l'impression de lire autre chose que ma saga préférée sans en apprécier pour autant le contenu... j'en fais encore des cauchemars !
Imaginons une société légèrement différente où toute forme humanoïde, insectoïde ou tout simplement animale aurait sa raison de vivre et d'exister.
L'ironie serait que cette société plurale serait complètement déshumanisée. C'est un peu ce que Yann Taillefer a voulu expliquer dans son fantastique Stum qui emprunte autant aux classiques "Blade Runner" ou "Soleil Vert" qu'aux univers de Disney maltraités par Winshluss ou Cizo qui signe l'étonnante couverture de ce petit bijou.
En cela d'ailleurs, Stum pourrait s'apparenter à une suite fantasmée de Pinocchio (Winshluss) mais mettons de suite au placard les références avancées car Stum est unique et devrait rapidement devenir culte dans le monde trop méconnu des pépites indépendantes.
Ce recueil fait constamment s'entrechoquer des êtres disgracieux dans un même univers perverti par le profit et le stupre. La bureaucratie est bien mise à mal : si vous êtes fiché vous serez mis au ban de la société et recyclé de la plus absurde des manières. Taillefer taille justement dans l'absurdité de la société actuelle pour en dresser un tableau connu et symbolique mais terriblement actuel : l'exploitation des individus pour autrui.
S'il n'y a effectivement rien d'original dans cette métaphore, c'est ici le traitement utilisé qui l'est complètement. Le dessin est unique et semble animé sous la multitude de détails offerts pour la rétine. Synthèse d'autant plus originale que toute l'histoire est entièrement muette mais constamment compréhensible par un découpage pertinent et une narration virevoltante multipliant les différents points de vue.
Et ce ne serait rien sans le coup de maître de Taillefer qui utilise uniquement le stylo à bille rouge ou noir pour griffonner, noircir, quadriller ses petits cartoons. On retrouve l'esprit des courts-métrages d'animation Looney Tunes ou Silly Symphonies avec une touche non dissimulée de scènes trash jamais gratuites. Le travail final est simplement un régal de tous les instants pour les yeux, on rit, on sourit, on pleure aussi et on fait preuve d'empathie face à cette vivisection des opinions mais également à de jolies scènes poétiques.
Mais finalement le plus réussi est de ne jamais perdre le lecteur en cours de route par une narration éclatée mais d'une fluidité sans égal. Stum est un pur régal.
Très bonne BD, tant du point de vue du scénario, que du dessin (que j'ai trouvé simpliste au début, mais qui est finalement très bien adapté).
A mon avis, cette série est méconnue du grand public.
C'est pas évident de trouver les albums, et j'ai clairement lutté pour les acquérir.
J'espère que la sortie des intégrales (re)lancera sur le devant de la scène ce petit chef d’œuvre.
Je mettrais 4.5/5 donc un 5 pour faire connaître un maximum.
Est-ce une bande dessinée pornographique ou alors un roman porno illustré....j'avoue m'être posé la question à la lecture de cette magnifique intégrale qui nous est proposée à un prix très abordable.
Peu importe la réponse à cette question, car il s'agit d'un ouvrage d'une très grande qualité. Pourtant connaisseur des bandes dessinées dites pour adultes, j'ai découvert cet auteur presque par hasard, à l'occasion de la parution de cette intégrale qui associe à un dessin superbe, un texte de grande qualité, basé sur des témoignages de femmes faites à l'auteur
J'avais déjà rencontré ce genre de procédé (dessin en noir et blanc, avec commentaires) avec Sois vicieux de Matthias Schulttheiss, mais là le dessin de Quinn est plus réaliste, et peut parfois égaler celui d'Hyman.
Les histoires relatées tournent le plus souvent autour de la soumission, qu'elle soit masculine ou féminine, sans oublier le candaulisme ou le voyeurisme.
Les textes sont crus, les dessins explicites mais le tout forme un ouvrage de grande qualité, que tout amateur de bande dessinée pornographique doit avoir lu, je dois dire je me demande encore comment j'ai fait pour passer à côté de cette série réservée à un public très averti.
Indispensable !
Et oui c’est la note maximale que je vais accorder à cette série de BD , il est très rare que je la donne mais là il le fallait, c’est pour moi la série de bande dessinée que je préfère et qui me représente le mieux.
Et oui Kid paddle est un garçon de 10 ans environ, portant toujours sa fidèle casquette. Il est un vrai geek, il adore les objets gores et sa chambre et remplie de figurines plus répugnantes les unes que les autres. Kid est aussi un enfant très créatif, malheureusement pas pour des choses forcément très intelligentes. Il a par exemple plein d’idées pour torturer les poupées de sa soeur Carole et son imagination pour raconter des histoires fausses à son ami Horace est incroyablement folle. Il est aussi fan de films interdits à son âge et qu’il va tenter de voir à plusieurs reprises au cinéma avec sa fameuse technique de l’imper qui est un des running gags de la série.
Niveaux gags donc c’est vraiment du très bon ! Bon bien sûr il faut apprécier l’humour sanglant et gore mais très clairement la sauce a pris pour moi. Il y a plusieurs gags originaux mais aussi plusieurs running gags si on peut appeler cela ainsi. Par exemple le guichet de cinéma que j’ai déjà expliqué plus haut qui est plutôt bon, malgré la récurrence de celui-ci, Midam réussit à nous trouver à chaque fois une idée originale. Il y aussi les divers gags avec Horace qui est l’ami naïf de Kid, qui lui aime beaucoup Rikiki un petit canard rose qui est pour son ami à la casquette verte « un truc de gamin ». Horace est un peu le « Kenny » de Kid Paddle, il est très fréquemment blessé et envoyé à l’hôpital car il s’est fait frapper par quelqu’un ou tout simplement à cause de sa maladresse et de sa malchance permanente. Kid va aussi souvent le faire marcher en lui racontant que des sornettes souvent composées d’extraterrestres prenant le contrôle des humains de diverses manières. Dans un album surtout, le gag de Big Bang qui crée une invention fausse est omniprésent. Big Bang est l’intello du groupe, malgré son appartement ses parents le laissent tranquillement avoir son petit laboratoire pour créer ses objets et machines tranquillement, pas étonnant pour un fils de scientifiques me direz vous (oui on voit ses parents dans un album). Le personnage en lui même se veut intelligent mais des fois on dirait plus qu’il fait semblant.
On ressent beaucoup la créativité de son auteur, les gags sont très rarement redondants et lassants et si c’est le cas il sera vite rattrapé par plein de gags excellents, hilarants et originaux. Je ris souvent à travers ces situations grotesques et farfelues. Bien sûr ceux n’aimant pas les boyaux qui giclent ne s’y retrouveront pas mais moi comme je l’ai dit je m’y retrouve complètement. (Et encore je ne vous ai pas parlé de tous les gags existants ....)
Parlons dessins, et oui le dessin, je n’ai jamais été une grande fan des BD aux personnages TROP réalistes, pour moi ce qui fait le charme des bd ce sont leurs personnages originaux, avec des visages expressifs. J’aime beaucoup le style graphique de Midam, des personnages assez disproportionnés et avec des expressions faciales exagérées. Je m’y plais, les décors eux ne sont pas non plus souvent très présents, c’est par contre assez dommage mais pour une BD comme celle-ci ce n’est pas dérangeant puisque que l'on veut surtout sourire.
Enfin bref Kid Paddle, c’est ma BD CULTE ! Je mets un 5 car elle le mérite amplement. Un vrai moment de rigolades avec ce garçon geek un peu idiot mais attachant.
Bonjour tout le monde. J'ai un coup de cœur pour cette bd, et j'espère, mais franchement, un tome 2,3,4.... Cette histoire change tout de l'imaginaire ou du classique, elle est bien dessinée (bravo pour le travail), bien rédigée, écrite (bravo pour l'imagination). J'ai pas de mots pour ça parce que je l'adore. Ceux qui aiment les livre romantiques, mystérieux, ado, imaginatifs, etc. c'est ce livre qu'il vous faut. Alors croyez moi, ce livre est magnifiquement bien fait.
Faites un tome 2 et vite !
PS. N'oubliez pas de me prévenir si le tome 2 sort, je compte sur vous !
Allez, bisous tout le monde ????
Fan de films et séries policiers, je pense ne pas prendre trop de risques en disant que SODA est le meilleur polar en bande dessinée depuis 30 ans.
Plus on avance dans les albums, plus les personnages s’étoffent et le contexte général devient de plus en plus passionnant.
Du bon, du très très bon!!!
Mon album préféré? Allez, un petit coup de cœur pour "Prières et balistique"... Peut être parce que c'est la seule fois de ma vie où j'ai vu ces deux mots dans la même phrase :)...
Strasbourg n’est pas que la capitale de Noël. Il s’est passé des choses plutôt pas très catholiques en l’an 1518 qui détruiraient sans doute le mythe. Nous avons eu une étrange épidémie qui a frappé les habitants qui se sont mis à danser frénétiquement jusqu’à en mourir d’épuisement. Cela fait d’ailleurs penser à une rave party mais avant l’heure. L’Eglise a réglé le problème d’une manière fort radicale.
A vrai dire, étant habitant de cette ville et connaissant plutôt bien son histoire, je n’en n’avais jamais entendu parler. Je pense que cet épisode a sans doute volontairement été oublié au vu de ce qui s’est passé et que je ne révèlerai point. Bref, c’est extrêmement instructif car l’auteur est allé au fond des choses pour nous expliquer les conséquences que cela a entrainées. Strasbourg est devenue petit à petit protestante et ce n’est pas sans raison.
On n’a jamais trop connu les causes véritables de cette peste dansante : Folie ? Hystérie collective ? Virus ? Conséquence de la terrible famine qui sévissait à l’époque des faits ? Possession diabolique ? ... On pourrait penser à un problème lié à un empoisonnement par du seigle contaminé par une mycotoxine mais ce n’est point établi avec certitude. Le traitement opéré par les scientifiques de l’époque s’est révélé catastrophique. Cela pourrait être amusant s’il n’y avait pas eu plus d’une centaine de morts.
Sur le plan graphique, c’est un petit bijou. Le propos est servi par une magnifique représentation. Les couleurs sont tout à fait adéquates. Même les décors de Strasbourg sont tout à fait bien respectés. J’ai pu reconnaître par exemple le fameux pont du corbeau où Emeline jette son bébé car ne pouvant plus le nourrir.
Avant d’entrer dans la danse, on réfléchira à deux fois. Une flashmob assez mortelle.
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Le Prince de la Nuit
Très bonne série, quête pour tuer un vampire sur plusieurs siècles. Ce, par le biais d'un héritage plutôt spécial transmis de génération en génération, l'auteur nous tient en haleine d'album en album. En partant du moyen-âge, on navigue de génération en génération, jusqu'à l'affrontement final. Un coup de crayon superbe, des châteaux médiévaux dessinés d'une main de maître. Je reste admiratif de ce travail titanesque pour faire vivre la pierre. Un vrai plaisir pour les yeux, d'autant que le scénario est du très très bon.
Avec ou sans moustache ?
Amateurs de cinéma ou de bande de potes... Accrochez-vous!! Avec ou sans moustache est formidablement drôle, beau et émouvant !! Oui premier coup de coeur de 2020 qui semble vraiment être l'année de la BD si ça continue sur cette voie ! On a l'impression de regarder un film français de la "grande époque", les scènes sont très soignées et on a tellement envie de faire partie de cette bande de copains si attachante. Les dialogues sont percutants, les couleurs enveloppent le tout de façon soignée, un vrai régal. Croisons les doigts pour qu'un duo Courty/Efix se reforme pour d'autres récits...
Violine
Une série magique dont toute ma famille a suivi chaque nouveau tome avec impatience ! Malheureusement le 5ème tome marque la fin du premier cycle et un adieu à la Violine telle qu'on la connait... en effet les éditions Dupuis décident de ne pas continuer la série, l'audience n'étant pas assez importante (et cela malgré la promesse dans le 5ème tome d'un nouveau cycle pour de nouvelles aventures en Inde). Le projet de 2ème cycle intitulé "L'aventure indienne" du scénariste Tronchet en collaboration avec le dessinateur Krings reste inachevé. Il est toutefois possible de se procurer les premières planches en noir et blanc du projet dont le premier tome devait se nommer "Le sommeil empoisonné". Cependant, en 2018 les éditions Casterman décident de reprendre le projet et rebaptisent le second cycle "Le 3ème oeil". Le premier tome est sorti, il s'intitule également "Le sommeil empoisonné". Le scénariste reste fidèle à son poste, cependant l'histoire n'est plus la même et ce n'est pas Krings qui reprend les dessins mais Baron Bruman qui a un style à des années lumières de Krings... Très très grosse déception, le scénario n'a pas réussi à me faire oublier le dessin et j'ai eu l'impression de lire autre chose que ma saga préférée sans en apprécier pour autant le contenu... j'en fais encore des cauchemars !
Stum
Imaginons une société légèrement différente où toute forme humanoïde, insectoïde ou tout simplement animale aurait sa raison de vivre et d'exister. L'ironie serait que cette société plurale serait complètement déshumanisée. C'est un peu ce que Yann Taillefer a voulu expliquer dans son fantastique Stum qui emprunte autant aux classiques "Blade Runner" ou "Soleil Vert" qu'aux univers de Disney maltraités par Winshluss ou Cizo qui signe l'étonnante couverture de ce petit bijou. En cela d'ailleurs, Stum pourrait s'apparenter à une suite fantasmée de Pinocchio (Winshluss) mais mettons de suite au placard les références avancées car Stum est unique et devrait rapidement devenir culte dans le monde trop méconnu des pépites indépendantes. Ce recueil fait constamment s'entrechoquer des êtres disgracieux dans un même univers perverti par le profit et le stupre. La bureaucratie est bien mise à mal : si vous êtes fiché vous serez mis au ban de la société et recyclé de la plus absurde des manières. Taillefer taille justement dans l'absurdité de la société actuelle pour en dresser un tableau connu et symbolique mais terriblement actuel : l'exploitation des individus pour autrui. S'il n'y a effectivement rien d'original dans cette métaphore, c'est ici le traitement utilisé qui l'est complètement. Le dessin est unique et semble animé sous la multitude de détails offerts pour la rétine. Synthèse d'autant plus originale que toute l'histoire est entièrement muette mais constamment compréhensible par un découpage pertinent et une narration virevoltante multipliant les différents points de vue. Et ce ne serait rien sans le coup de maître de Taillefer qui utilise uniquement le stylo à bille rouge ou noir pour griffonner, noircir, quadriller ses petits cartoons. On retrouve l'esprit des courts-métrages d'animation Looney Tunes ou Silly Symphonies avec une touche non dissimulée de scènes trash jamais gratuites. Le travail final est simplement un régal de tous les instants pour les yeux, on rit, on sourit, on pleure aussi et on fait preuve d'empathie face à cette vivisection des opinions mais également à de jolies scènes poétiques. Mais finalement le plus réussi est de ne jamais perdre le lecteur en cours de route par une narration éclatée mais d'une fluidité sans égal. Stum est un pur régal.
Les Démons d'Alexia
Très bonne BD, tant du point de vue du scénario, que du dessin (que j'ai trouvé simpliste au début, mais qui est finalement très bien adapté). A mon avis, cette série est méconnue du grand public. C'est pas évident de trouver les albums, et j'ai clairement lutté pour les acquérir. J'espère que la sortie des intégrales (re)lancera sur le devant de la scène ce petit chef d’œuvre. Je mettrais 4.5/5 donc un 5 pour faire connaître un maximum.
Ombre & lumière (Ombre et lumière)
Est-ce une bande dessinée pornographique ou alors un roman porno illustré....j'avoue m'être posé la question à la lecture de cette magnifique intégrale qui nous est proposée à un prix très abordable. Peu importe la réponse à cette question, car il s'agit d'un ouvrage d'une très grande qualité. Pourtant connaisseur des bandes dessinées dites pour adultes, j'ai découvert cet auteur presque par hasard, à l'occasion de la parution de cette intégrale qui associe à un dessin superbe, un texte de grande qualité, basé sur des témoignages de femmes faites à l'auteur J'avais déjà rencontré ce genre de procédé (dessin en noir et blanc, avec commentaires) avec Sois vicieux de Matthias Schulttheiss, mais là le dessin de Quinn est plus réaliste, et peut parfois égaler celui d'Hyman. Les histoires relatées tournent le plus souvent autour de la soumission, qu'elle soit masculine ou féminine, sans oublier le candaulisme ou le voyeurisme. Les textes sont crus, les dessins explicites mais le tout forme un ouvrage de grande qualité, que tout amateur de bande dessinée pornographique doit avoir lu, je dois dire je me demande encore comment j'ai fait pour passer à côté de cette série réservée à un public très averti. Indispensable !
Kid Paddle
Et oui c’est la note maximale que je vais accorder à cette série de BD , il est très rare que je la donne mais là il le fallait, c’est pour moi la série de bande dessinée que je préfère et qui me représente le mieux. Et oui Kid paddle est un garçon de 10 ans environ, portant toujours sa fidèle casquette. Il est un vrai geek, il adore les objets gores et sa chambre et remplie de figurines plus répugnantes les unes que les autres. Kid est aussi un enfant très créatif, malheureusement pas pour des choses forcément très intelligentes. Il a par exemple plein d’idées pour torturer les poupées de sa soeur Carole et son imagination pour raconter des histoires fausses à son ami Horace est incroyablement folle. Il est aussi fan de films interdits à son âge et qu’il va tenter de voir à plusieurs reprises au cinéma avec sa fameuse technique de l’imper qui est un des running gags de la série. Niveaux gags donc c’est vraiment du très bon ! Bon bien sûr il faut apprécier l’humour sanglant et gore mais très clairement la sauce a pris pour moi. Il y a plusieurs gags originaux mais aussi plusieurs running gags si on peut appeler cela ainsi. Par exemple le guichet de cinéma que j’ai déjà expliqué plus haut qui est plutôt bon, malgré la récurrence de celui-ci, Midam réussit à nous trouver à chaque fois une idée originale. Il y aussi les divers gags avec Horace qui est l’ami naïf de Kid, qui lui aime beaucoup Rikiki un petit canard rose qui est pour son ami à la casquette verte « un truc de gamin ». Horace est un peu le « Kenny » de Kid Paddle, il est très fréquemment blessé et envoyé à l’hôpital car il s’est fait frapper par quelqu’un ou tout simplement à cause de sa maladresse et de sa malchance permanente. Kid va aussi souvent le faire marcher en lui racontant que des sornettes souvent composées d’extraterrestres prenant le contrôle des humains de diverses manières. Dans un album surtout, le gag de Big Bang qui crée une invention fausse est omniprésent. Big Bang est l’intello du groupe, malgré son appartement ses parents le laissent tranquillement avoir son petit laboratoire pour créer ses objets et machines tranquillement, pas étonnant pour un fils de scientifiques me direz vous (oui on voit ses parents dans un album). Le personnage en lui même se veut intelligent mais des fois on dirait plus qu’il fait semblant. On ressent beaucoup la créativité de son auteur, les gags sont très rarement redondants et lassants et si c’est le cas il sera vite rattrapé par plein de gags excellents, hilarants et originaux. Je ris souvent à travers ces situations grotesques et farfelues. Bien sûr ceux n’aimant pas les boyaux qui giclent ne s’y retrouveront pas mais moi comme je l’ai dit je m’y retrouve complètement. (Et encore je ne vous ai pas parlé de tous les gags existants ....) Parlons dessins, et oui le dessin, je n’ai jamais été une grande fan des BD aux personnages TROP réalistes, pour moi ce qui fait le charme des bd ce sont leurs personnages originaux, avec des visages expressifs. J’aime beaucoup le style graphique de Midam, des personnages assez disproportionnés et avec des expressions faciales exagérées. Je m’y plais, les décors eux ne sont pas non plus souvent très présents, c’est par contre assez dommage mais pour une BD comme celle-ci ce n’est pas dérangeant puisque que l'on veut surtout sourire. Enfin bref Kid Paddle, c’est ma BD CULTE ! Je mets un 5 car elle le mérite amplement. Un vrai moment de rigolades avec ce garçon geek un peu idiot mais attachant.
Comme ton ombre
Bonjour tout le monde. J'ai un coup de cœur pour cette bd, et j'espère, mais franchement, un tome 2,3,4.... Cette histoire change tout de l'imaginaire ou du classique, elle est bien dessinée (bravo pour le travail), bien rédigée, écrite (bravo pour l'imagination). J'ai pas de mots pour ça parce que je l'adore. Ceux qui aiment les livre romantiques, mystérieux, ado, imaginatifs, etc. c'est ce livre qu'il vous faut. Alors croyez moi, ce livre est magnifiquement bien fait. Faites un tome 2 et vite ! PS. N'oubliez pas de me prévenir si le tome 2 sort, je compte sur vous ! Allez, bisous tout le monde ????
Soda
Fan de films et séries policiers, je pense ne pas prendre trop de risques en disant que SODA est le meilleur polar en bande dessinée depuis 30 ans. Plus on avance dans les albums, plus les personnages s’étoffent et le contexte général devient de plus en plus passionnant. Du bon, du très très bon!!! Mon album préféré? Allez, un petit coup de cœur pour "Prières et balistique"... Peut être parce que c'est la seule fois de ma vie où j'ai vu ces deux mots dans la même phrase :)...
Entrez dans la danse
Strasbourg n’est pas que la capitale de Noël. Il s’est passé des choses plutôt pas très catholiques en l’an 1518 qui détruiraient sans doute le mythe. Nous avons eu une étrange épidémie qui a frappé les habitants qui se sont mis à danser frénétiquement jusqu’à en mourir d’épuisement. Cela fait d’ailleurs penser à une rave party mais avant l’heure. L’Eglise a réglé le problème d’une manière fort radicale. A vrai dire, étant habitant de cette ville et connaissant plutôt bien son histoire, je n’en n’avais jamais entendu parler. Je pense que cet épisode a sans doute volontairement été oublié au vu de ce qui s’est passé et que je ne révèlerai point. Bref, c’est extrêmement instructif car l’auteur est allé au fond des choses pour nous expliquer les conséquences que cela a entrainées. Strasbourg est devenue petit à petit protestante et ce n’est pas sans raison. On n’a jamais trop connu les causes véritables de cette peste dansante : Folie ? Hystérie collective ? Virus ? Conséquence de la terrible famine qui sévissait à l’époque des faits ? Possession diabolique ? ... On pourrait penser à un problème lié à un empoisonnement par du seigle contaminé par une mycotoxine mais ce n’est point établi avec certitude. Le traitement opéré par les scientifiques de l’époque s’est révélé catastrophique. Cela pourrait être amusant s’il n’y avait pas eu plus d’une centaine de morts. Sur le plan graphique, c’est un petit bijou. Le propos est servi par une magnifique représentation. Les couleurs sont tout à fait adéquates. Même les décors de Strasbourg sont tout à fait bien respectés. J’ai pu reconnaître par exemple le fameux pont du corbeau où Emeline jette son bébé car ne pouvant plus le nourrir. Avant d’entrer dans la danse, on réfléchira à deux fois. Une flashmob assez mortelle.