Les derniers avis (7654 avis)

Couverture de la série Soda
Soda

J'adore Soda. Je l'avais acheté pour mon fils quand il a eu 15 ans et je m'y suis mise. Heureusement tous les 2 ou 3 ans j'oublie les histoires et je peux répéter mon plaisir de lecture. Mon mari, britannique, y a appris un vocabulaire plus courant que les livres de langues étrangères. Je suis vraiment impressionnée par le trait du dessin et les scenarios qui sont cent fois mieux que les séries TV. Quand je suis déprimée, une relecture me permet d'oublier pendant un moment mes problèmes. Je lis en mangeant du chocolat de la même haute qualité que les histoires de Soda. Au lieu de vivre à Londres, je devrais vivre à Bruxelles !!! Ici je ne trouve aucune BD et le bon chocolat est rare.

13/06/2023 (modifier)
Couverture de la série Nymphéas noirs
Nymphéas noirs

Depuis qu'une amie m'a fait lire "Maman a tort", je suis devenu un fan addict de Michel Bussi presque un idolâtre ! C'est dire que j'ai commencé cette série avec circonspection. Duval et Cassegrain allaient-ils abîmer l'un de mes romans préférés ? Connaissant bien l'intrigue qui travaille sur l'imaginaire en cachant une partie du visuel, j'étais très sceptique. Mes craintes n'étaient pas fondées. Au contraire Duval (et probablement Bussi) ont réussi à construire une mise en scène qui rend la lecture doublement intéressante pour qui a lu le roman. En effet j'ai trouvé l'enchaînement des plans et des scènes travaillés avec une grande intelligence pour ne rien dévoiler du final. Une nouvelle fois j'ai admiré l'enchevêtrement des différents meurtres qui nous promène dans un labyrinthe de pure intelligence. Même si l'image tue un peu chez moi le côté suspens dramatique que porte l'écriture de Bussi j'ai trouvé que l'ambiance proposée par Cassegrain était d'une justesse admirable. Je n'habite pas très loin de Giverny et j'ai eu la chance de me promener dans le village sans les touristes (que je suis !). Je suis fan de la peinture impressionniste et je remercie Cassegrain d'avoir soigné son graphisme pour qu'il corresponde à l'esprit du roman. Connaissant l'intrigue j'ai aimé les petits indices visuels ou les doubles sens des dialogues que les auteurs ont laissés comme des petits cailloux tout au long du récit. Stéphanie est aussi belle que dans mon imagination et son idylle avec Sérénac, qui est un moment érotique et scénaristique fort du roman, très bien transcrite par l'image. Comme Bussi nous agrémente d'un dialogue recherché avec des références culturelles très sympas cette lecture m'a comblé une fois de plus. Je n'ai aucune hésitation sur ma note.

12/06/2023 (modifier)
Couverture de la série Murena
Murena

C'est avec un grand plaisir que j'ai relu les onze tomes de la série afin de l'aviser. Cette série possède tellement de qualités que la faiblesse incontestable du tome10 ne me fait pas modifier ma notation maximale. Dufaux et Delaby ont effectué un travail d'excellence dans tous les domaines. Je n'oublie pas Jérémy Petiqueux dont la mise en couleur a renforcé cette merveilleuse impression de crédibilité dans le réalisme de la série. La réhabilitation de l'image de Néron à travers les tribulations d'un de ses proches est une trouvaille qui nécessite beaucoup de doigté. Dufaux et Delaby ont réussi le dosage quasi parfait entre les scènes historiques et les scènes fictives. Cela rend le scénario aussi intelligent qu'émotionnel. Les premiers épisodes m'ont immédiatement placé dans une ambiance digne des pièces de Jean Racine. La personnalité des personnages (Claude, Agrippine ou Néron) est si justement dépeinte, leurs discours d'un tel niveau, les citations des auteurs de l'antiquité si bien placées que la construction du récit ressemble à s'y méprendre à un travail d'horlogerie (suisse). Une autre idée géniale est de placer le centre des deux premiers cycles autour de femmes historiques. Cette idée est vraiment dans l'esprit de la Rome antique pour preuve un discours de Caton l'Ancien : "Vous les connaissez, les femmes : faites-en vos égales, tout de suite elles vous monteront sur le dos pour vous commander. Nous finirons par voir ceci : les hommes du monde entier qui gouvernent les femmes, gouvernés par les seuls hommes qui se fassent gouverner par les femmes : les Romains." Peut-il y avoir meilleure illustration du discours (macho et rétrograde) de Caton que la série de Dufaux et Delaby ? Evidemment Lemuria n'est pas de taille pour porter un troisième cycle et la disparition du personnage de Pierre laisse un grand vide. Peut-on faire mieux que Delaby dans son dessin réaliste ? Je ne suis pas sûr. Pourtant l'artiste n'a pas choisi la facilité en multipliant les cases où la plèbe grouille dans les rues, les tavernes ou au cirque. Le moindre visage de l'arrière-plan est travaillé tel le tableau des peintres italiens de la Renaissance. Le personnage le plus insignifiant de chaque case possède son expression affirmée et sa gestuelle propre. Si la BD est devenue un art, un artiste comme Delaby y a grandement contribué. On peut trouver ici et là quelques facilités scénaristiques (en dehors du t10) comme la quasi résurrection de Massam mais c'est tellement rare que je tire mon chapeau aux artistes et à tous leurs collaborateurs pour cette série hors du commun.

09/06/2023 (modifier)
Couverture de la série Silence
Silence

J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit de Comès que je classe perso comme une de mes lectures préférées. "Silence est un être qu’on n’oublie pas” écrivait le poète Henri Gougaud dans sa préface de l'oeuvre de Comès. Modestement j'ajouterais que le personnage d'Abel Mauvy restera pour moi l'une des personnifications du Mal les plus abouties du monde de la BD. À la croisée du conte mystique et ésotérique, du récit philosophique ou symbolique j'ai découvert une grande richesse dans ce scénario si singulier. J'ai immédiatement été séduit par la personne de Silence. Sa force animale, son rapport confiant à la nature et aux autres ainsi que son parler simpliste de type "pidgin" me l'a immédiatement et symboliquement placé dans l'état de l'homme naturel intrinsèquement bon (question philosophique ?) asservi en esclavage par le massif et vénal Mauvy. Comès a-t-il voulu y faire une critique du colonialisme européen ? Perso cela a été ma grille de lecture dès les premières pages. Mais les antagonismes sont nombreux tout au long du récit : richesse du coeur vs vénalité, spiritualité et "folie" vs rationalisme destructeur, courage de la sorcière vs lâcheté du village. Ce dernier antagonisme renvoie lui, à un Mauvy colabo et profiteur, image renforcée par les uniformes noirs des gendarmes, presque tirés de la garde-robe des Waffen-SS. On pourrait se dire que Comès tombe dans un manichéisme facile opposant le Bien et le Mal d'une façon simpliste et partiale. Mais Comès introduit beaucoup d'intelligence dans son scénario. Il y va par petites marches qui représentent bien nos renoncements. Ainsi Mauvy est d'autant plus préoccupant qu'il est l'image de l'inhumanité qui a grandi au fond de nous-même depuis des siècles. La fin résonne comme à un retour à une autre logique puisque le justice des hommes n'est pas pour "Silence". J'ai beaucoup aimé le final lucide sur les rapports de force mais optimiste dans sa pensée onirique. Quel plaisir de découvrir le trait de Comès qui porte le récit de façon très efficace. Tous les visages sont aussi tourmentés que l'ambiance pesante de Beausonge. Les détails sont rares mais les éclairages et les contrastes suffisent à créer cet univers de secrets et de monde clos. De plus j'ai apprécié de retrouver un graphisme qui sort de l'uniformité lassante de trop de dessinateurs. Une lecture qui m'a fait vibrer comme une sonate au clair de lune. Excellent.

08/06/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Sarcophage des âmes
Le Sarcophage des âmes

Les auteurs ont attiré mon attention. Le titre moins : les histoires fantastiques n'ont pas vraiment ma préférence. La première image m'a intrigué: Salem, décor fin XIXième siècle? Comme dans les fameuses histoires des sorcières? Dès les premières pages, on retrouve (revoit?) l'émeute populaire contre la sorcellerie, le feu, le juge dépassé par les événements, la haute dame intolérante, etc… On est vraiment dans Salem, pardon, Shaalem, avec une histoire du même genre, mais racontée d'une façon différente, avec la bouteille de "Rhum Letendre" dans le coin. Puis viens la page 30: le train Brostown-Shaalem nous rappelle que Salem est situé non loin de Boston et donc, nous confirme ainsi notre première impression! Et l'histoire continue, me passionnant de plus en plus pour cette jeune bonne sorcière qui se bat toute seule, avec ses deux amis, contre cette mouvance des méchantes sorcières. Pour la galerie, il y a même un Magasin général à demi montré, quelque part…! Et c'est bel et bien une histoire de sorcières, le groupe des méchantes contre une toute petite bonne sorcière, rejetée des siens, on ne sait pourquoi, avec ses deux amis, aussi marginaux dans leur société et qui finissent quand même par gagner dans cette histoire. Et quelle histoire! Et qui, de plus, se déroule dans un décor archi-connu, mais montré d'une façon tellement différente! Et qui nous laisse sur notre faim… Pourquoi cette jeune bonne sorcière avait-elle été rejetée? Est-ce vraiment la fin des méchantes sorcières? Et ce corbeau noir, que l'on voit à la fin de l'histoire, il vient faire quoi, là-dedans? Et pourquoi, à la dernière image, nous renvoit-on en Transylvanie, patrie de la sorcellerie? Et surtout… pourquoi ce point d'interrogation, juste après le mot "fin?" ? Vivement le tome 2 du Sarcophage des âmes!

06/06/2023 (modifier)
Par Charly
Note: 5/5
Couverture de la série Demon (Shiga)
Demon (Shiga)

Cette série captivante a su me séduire de bout en bout grâce à son originalité et à son approche narrative ingénieuse. C'est avec un immense plaisir que je lui accorde une note parfaite de 5/5. Demon nous emmène dans un univers où l'immortalité est au coeur de l'histoire. Notre protagoniste se retrouve pris dans un cycle sans fin de renaissance, où chaque mort le fait réapparaître dans un nouveau corps. Cette prémisse intrigante offre des possibilités narratives infinies, et Jason Shiga les exploite avec brio. Ce qui rend Demon si unique, c'est la façon dont l'auteur utilise des schémas, des diagrammes et des illustrations simples pour guider le lecteur à travers l'histoire. Cette approche visuelle est tout simplement brillante. Elle permet une immersion totale dans le récit et offre une expérience de lecture interactive et stimulante. J'ai adoré résoudre les énigmes et suivre les pistes visuelles astucieusement disséminées tout au long de la bande dessinée. L'humour noir et les réflexions philosophiques présentes dans Demon ajoutent une profondeur supplémentaire à l'histoire. Les questionnements existentiels auxquels le personnage principal est confronté sont habilement explorés, sans jamais alourdir le récit. Cette subtile combinaison d'éléments comiques et introspectifs rend la série à la fois divertissante et profondément réfléchie.

04/06/2023 (modifier)
Par Charly
Note: 5/5
Couverture de la série Les Cités obscures
Les Cités obscures

Dès les premières pages, j'ai été happé par les dessins détaillés et méticuleux de Schuiten. Chaque case est un véritable chef-d'oeuvre architectural, où les bâtiments et les villes prennent vie avec une précision et une imagination époustouflantes. L'attention portée aux moindres détails crée une immersion totale dans cet univers singulier. Mais ce qui m'a vraiment séduit, ce sont les scénarios brillamment construits par Peeters. Chaque album est une exploration profonde de thèmes complexes tels que l'architecture, l'urbanisme, la mémoire et l'identité. Les récits sont à la fois philosophiques et captivants, nous plongeant dans des intrigues énigmatiques et des mystères urbains fascinants. L'atmosphère des "Cités obscures" est tout simplement envoûtante. On se retrouve dans des villes étranges, à la fois familières et énigmatiques, où l'architecture joue un rôle central. Chaque page nous pousse à explorer ces contrées imaginaires, à nous perdre dans les ruelles sinueuses et à admirer les paysages urbains à couper le souffle. Ce qui rend cette série encore plus mémorable, c'est la profondeur des personnages. Chaque protagoniste est complexe, avec ses propres motivations et histoires personnelles. Leurs interactions sont riches en émotions, ajoutant une dimension humaine et émotionnelle à cet univers fantastique. Cette BD est une oeuvre d'art à part entière. La combinaison des dessins de Schuiten et des scénarios de Peeters crée une expérience visuelle et narrative unique. Cette série est un incontournable pour les amateurs de bande dessinée qui cherchent à être transportés dans un monde complexe et captivant.

04/06/2023 (modifier)
Par Charly
Note: 5/5
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Je dois dire que "Garulfo" est une véritable pépite. Cette série créée par Alain Ayroles et Bruno Maïorana a su captiver mon attention et me faire passer un moment inoubliable. L'histoire de "Garulfo" est à la fois drôle et captivante. Elle raconte les péripéties d'un crapaud ordinaire qui se retrouve transformé en prince charmant. Ce conte de fées revisité est riche en rebondissements et en humour, ce qui rend la lecture extrêmement divertissante. Les illustrations de Bruno Maïorana sont tout simplement magnifiques. Son style artistique coloré et expressif donne vie aux personnages et aux décors. Chaque planche est un véritable régal visuel, avec des détails minutieux et une mise en page fluide qui facilite la lecture. Ce qui m'a particulièrement plu dans "Garulfo", c'est sa capacité à aborder des thèmes profonds tout en restant accessible à un large public. La question de l'apparence et de l'importance de la véritable nature intérieure est traitée de manière subtile, offrant ainsi une réflexion enrichissante. En conclusion, je ne peux que donner la note maximale à "Garulfo". Cette bande dessinée allie un scénario captivant, des illustrations superbes et un message subtil.

04/06/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage de Marcel Grob
Le Voyage de Marcel Grob

Alsacienne, amatrice d’histoire, cette BD fut un cadeau très sympathique, merci à la personne qui me l’a offerte alors qu’elle lui appartenait à la base, enfin bon passons à l’avis ! Cette BD nous narre l’histoire de Marcel Grob qui en 2009 se fait emmené via une procédure assez discutable, dans le bureau d’un juge plutôt détestable. En effet Marcel Grob doit pouvoir prouver qu’il était bien un « malgré-nous », les Alsaciens et mosellans incorporés de forces dans l’armée allemande, et non un volontaire. Il est intéressant de voir une bande dessinée traitant de ce sujet tout en évoquant aussi à quel point une guerre est traumatisante, autant pour les civils que pour les soldats, autant dans un camp que dans un autre. Marcel Grob incorporé à seulement dix-sept ans a été témoin de choses abominables et fut même forcé de tuer des personnes innocentes. Sa jeunesse fut en quelque sorte gâchée, car il est sûr qu'en sortant d’une guerre, on a changé. Les personnages sont très attachants, on remarque que ces jeunes soldats se chamaillaient ou parlaient un langage familier entre eux, puis un contraste important est créé quand ils sont pour la première fois confrontés à la violence de la guerre. Le dessin est très beau, la colorisation change entre le présent et le passé ce qui est une très bonne idée. L’émotion est présente dès le début avant même que l’histoire commence, une citation, un moyen de dire aux jeunes Européens à quel point ils ont la chance de vivre en paix mais aussi qu’ils ne doivent en aucun cas oublier le passé pour autant.

27/05/2023 (modifier)
Par Charly
Note: 5/5
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Dès les premières pages, j'ai été immergé dans un monde dystopique à couper le souffle. L'intrigue se déroule dans une société divisée entre les riches habitants de Zalem, la cité suspendue, et les pauvres survivants de la décharge, en bas. Cette disparité sociale est brillamment dépeinte et contribue à créer une atmosphère sombre et captivante. J'ai été immédiatement happé par l'injustice et la lutte constante pour la survie dans cet univers impitoyable. Le personnage principal, Gally, est un véritable bijou de cette série. En tant que cyborg aux traits humains, elle incarne parfaitement le thème de l'identité et de l'humanité. Son parcours de découverte de soi, alors qu'elle lutte pour retrouver sa mémoire perdue, m'a profondément ému. Sa détermination, son courage et sa force intérieure font d'elle une héroïne inoubliable. Les scènes d'action dans "Gunnm" sont tout simplement incroyables. Les combats de cyborgs sont si bien chorégraphiés et visuellement saisissants que j'avais l'impression d'être témoin de véritables batailles épiques. Les dessins de Yukito Kishiro sont d'une qualité exceptionnelle, avec des détails minutieux et une expressivité qui donnent vie à chaque personnage et à chaque scène. Ce qui rend "Gunnm" encore plus spécial, c'est sa capacité à aborder des questions profondes et à susciter la réflexion. Les thèmes de l'identité, de l'humanité, de la technologie et de l'éthique sont intelligemment entrelacés dans l'histoire, ce qui soulève des questions pertinentes sur notre propre société.

23/05/2023 (modifier)