Avant de commencer à lire cette collection de BD, je connaissais déjà Liu Cixin pour avoir lu les 3 Corps, son oeuvre la plus connue. Et c'est un livre qui m'a clairement marqué avec une SF, plutôt "hard" très éloignée de la SF occidentale, au scénario très original et très bien tenu, mais également un problème sur les personnages du bouquin développés de façon complètement superficielle et indigente. Pas de héros qui va sauver l'humanité à la seule force de son courage et son talent. Ici, les personnages, que je ne peux même pas appeler "héros" sont principalement des spectateurs de la très grande Histoire qui est en train de se jouer et en fait on en apprend pas grand-chose sur eux.
Et cette première BD de cette collection sur Liu Cixin m'a énormément rappelé les 3 corps.
Le soleil est en train de mourir, sa transformation prochaine en géante rouge va inéluctablement rendre le système solaire inhabitable, et l'humanité tente de trouver les moyens de s'en sortir. Le scénario est vraiment original, solide, et aux enjeux gigantesques, à la fois triste et avec de l'espoir. D'un autre côté, il y a le même défaut que les 3 corps, c'est à dire des personnages complètement indigents, interchangeables, qui ne sont que des spectateurs de la grande histoire et n'y jouent qu'un rôle inexistant ou minime. La BD fait pas loin de 150 pages et un kilo et il les faut bien pour développer son histoire assez intense. Par ailleurs les dessins sont absolument splendides et même si je n'ai pas lu la nouvelle originale, je pense qu'on doit vraiment y gagner avec la BD tant tous les évènements sont montrés de façon grandiose. Malgré ce problème des personnages inintéressants, fréquent chez Liu Cixin, et qui je trouve, rend la lecture un peu plus difficile que la SF occidentale, je mets quand même 5 étoiles car l'histoire est vraiment bien pensée.
Ah, La Fée Aveline, c'est toute une partie de mon adolescence... J'ai lu cet album assez tôt, et contrairement à beaucoup, je pense, j'ai pu découvrir cette oeuvre de Goscinny simultanément aux Lucky Luke et Astérix, ce qui explique probablement pourquoi je la trouve aussi culte.
Mais indépendamment du souvenir d'enfance, j'adore La Fée Aveline, car je trouve qu'on est tout simplement sur une des oeuvres les plus matures de Goscinny. Adoptant une tonalité plus adulte, on n'est certes pas encore au niveau de l'oeuvre fleuve de Goscinny (mais jamais publié en albums, qu'attendent les ayants droit ?), Docteur Gaudéamus, et de ses vaudevillesques histoires (passagères) de femmes et d'adultère, mais on sent que l'auteur ne cherche pas spécialement ici à draguer un public enfantin. C'est peut-être aussi ce qui me fascinait à l'époque où je commençai à découvrir le monde des adultes et c'est ce qui rend cette Fée Aveline si particulière et assez unique au sein l'oeuvre de mon auteur favori.
Attention, on est évidemment loin de la série "pour adultes", mais cette maturité de ton est en fait nécessaire pour mieux exploiter le décalage que Goscinny instaure dans ses récits, et surtout pour mieux diffuser sa vision étonnamment satirique du monde et de la société de son époque. Ce qu'il va dénoncer ou simplement croquer de manière affectueuse, ce sont tous les travers d'un monde d'adultes, d'où le fait qu'il vaut mieux avoir cette maturité nécessaire pour mieux goûter le sel des gags de l'auteur. D'où le fait aussi que pour mettre en place un décalage maximal, il faut faire entrer en collision deux mondes qui sont complètement opposés l'un à l'autre. Cette opposition, on l'a déjà vue ailleurs, mais elle trouve ici une de ses meilleures incarnations, c'est donc celle entre le monde réel et l'univers des contes de fées.
Goscinny s'amuse sans cesse du décalage permanent qu'on va pouvoir trouver entre l'univers sucré et naïf des contes à la Perrault et notre monde désenchanté. Il s'en amuse, mais n'hésite pas non plus à dénoncer ce qu'il voit, et comme le dit bamiléké dans son avis, l'auteur a une vision étonnamment moderne du monde qui l'entoure, et sa vision des rapports hommes/femmes est franchement intéressante, faisant écho avec les débats que notre actualité connaît aujourd'hui. A la manière des meilleurs apologues, Goscinny met en scène une sorte de Candide moderne et donc actualisé, au travers de ce personnage de fée qui découvre un monde dont elle ignore tous les codes, et c'est d'une pertinence que n'égale que l'humour avec lequel c'est mis en scène.
Le papa d'Astérix promène donc son regard acéré sur un monde pris dans une sorte de frénésie incontrôlée, un monde où tout va trop vite et où aucune place n'est laissée aux rêves. Il multiplie alors tous les outils narratifs dont il raffole : jeux de mots à foison, multiplication des "anachronismes" (pour peu qu'on puisse dater l'univers des contes de fées), choc des cultures radical, situations cocasses à hurler de rire...
Jamais méchant, mais jamais consensuel, Goscinny nous offre donc un beau voyage en absurdie, et nous propose de poser un regard renouvelé sur le monde qu'on traverse au quotidien. Mais si l'ami René nous pousse à cela, ce n'est pas pour détruire, plutôt pour (re)construire quelque chose. Cette chose qu'on a perdue, et qu'il illustre à merveille ici, c'est cette capacité d'imagination, ce pouvoir de rêver, cette volonté de s'évader qui caractérise la fée Aveline. Elle vient d'un monde où tout est possible et ne comprend pas pourquoi les humains vivent tous ainsi, sans jamais chercher à s'élever au-dessus de leur médiocrité ambiante, de ce quotidien morne où personne n'est réellement heureux.
Le dessin de Coq est sans aucun doute une des plus belles armes de cette bande dessinée pour illustrer le message, ou plutôt la vision du monde, qu'elle véhicule. En effet, le dessinateur espagnol a une nouvelle fois recours à ce trait d'une élégance rare, à la fois très rigoureux et très épuré, qui donne merveilleusement corps à l'imaginaire de Goscinny, que ce soit dans son ton réaliste ou dans sa fantaisie débridée. Sous la plume de Coq, notre monde et notre quotidien sont magnifiés, et leur laideur disparaît sous un éblouissant vernis de poésie.
Ainsi, à l'image de son héroïne, Goscinny opère un renversement titanesque : la normalité, ce n'est plus "métro, boulot, dodo", c'est "carrosse, loisirs, château". En nous immisçant dans cet univers de contes de fée, l'auteur nous montre ce qu'il recherche partout dans notre monde : cette petite étincelle de bonheur qui change tout. Et comme dans toute son oeuvre, il la concrétise avec un art consommé.
Finalement, s'il fallait résumer ce chef-d'oeuvre de Goscinny, on ne pourrait guère trouver mieux que cette magnifique phrase de Chesterton, que j'aime souvent à rappeler :
"Notre monde ne manque pas de merveilles, mais seulement du désir d'être émerveillé."
J'ai une infinie sympathie pour cette série.
Vanyda y évoque merveilleusement l'adolescence et les bouleversements rencontrés durant cette période : le corps qui se transforme, la découverte du sentiment amoureux, la personnalité qui se fixe, les amitiés qui évoluent en conséquence... Cela est réalisé avec une délicatesse rare, proche de celle vue dans l'inégalée série TV "My so-called life" / "Angéla 15 ans".
Vanyda parvient grâce à un trait rond, aérien et volontiers enfantin, à une mise en page dynamique et légère, à des cadrages réinterrogeant les situations, à signifier des sentiments aussi vaporeux que la timidité, le trouble, l’amour naissant, à donner vie au bouillonnement intérieur, aux doutes tus, à esquisser des sentiments éphémères.
Avec bienveillance, Vanyda invite son lecteur dans l’intimité de personnages devenus familiers, révélant une complicité douce et silencieuse, chaude comme des souvenirs nostalgiquement suspendus, belle comme une vérité malicieusement reconnue.
"La Grande arnaque" est une merveille absolue.
Cela fourmille d'idées grandioses et d'extravagances heureuses.
Le mélange des genres (thriller politique, tragédie, historique, romance...), le jeu formellement incroyable avec la narration (faisant se déplacer le point de vue entre ici un acteur résigné à être la voix du pouvoir, là un chœur antique, etc.), l'horrible personnage de l'Iguane (véritable personnification visuelle de la terreur), cette manière de mêler les petites et la grande Histoire, les hommages au cinéma et à la littérature... Tout se renforce pour tout à la fois décrire dans leur mythologie le fonctionnement des dictatures, dénoncer avec une pertinence folle celle argentine et construire un thriller nerveux d'une habileté rare.
Chef d’œuvre indispensable qui mériterait d'être étudié en fac de lettres tout autant qu'en école d'Art.
Naturellement, ce coup de génie ne put être égalé, et la suite intitulée "l'Iguane", sans démériter, ne put atteindre un tel sommet.
L’Undertaker est un personnage qui a du caractère, de la répartie et des citations plus qu’approximatives ! Dès le premier diptyque, ça démarre fort. Undertaker est une série qui se dit inspirée de Blueberry, ce n’est pas rien, et on espère qu’elle tiendra la route jusqu’au bout. Jonas Crow est un croque mort qui a le sens des affaires. Appelé pour enterrer un client – jusque-là, rien de plus normal – il se retrouve embarqué dans une course-poursuite rocambolesque. Les personnages sont bien campés, ils prennent leur place dans l’histoire et sont intéressants. Le croque mort, pour commencer, est un homme cynique au passé trouble que l’on va découvrir au fil des tomes. Les personnages secondaires sont très bons eux-aussi en particulier les personnages féminins qui ont des caractères forts et une vraie présence dans le scénario. Dans le second diptyque, le scénario se fait plus sombre. L’histoire de chaque personnage est approfondie et la tension dramatique augmente surtout avec les nombreuses scènes de nuit, à la lueur des feux de camps. Ca crée une intimité propice aux révélations. Même si on retrouve une forme de course-poursuite, la dimension psychologique de ces deux albums et la personnalité puissante de Jeronimus Quint proposent un scénario qui réussit à bien évoluer. Le troisième diptyque apporte son lot de nouveaux personnages et de révélations. C’est vraiment une bonne série. Reste à espérer qu’elle saura s’arrêter à temps avant de commencer à s’étirer en longueur et à se répéter, ce serait dommage. Du côté du dessin, j'ai vraiment beaucoup aimé : les visages des personnages sont très expressifs, les décors somptueux, les ambiances très réussies. Tout ça est très bon.
Une Maternité rouge est une des lectures que j'ai préférées cette année. C'est pourquoi je n'hésite pas à mettre la note max.
Je trouve que Lax est aussi bon dans son scénario que dans son graphisme. Il possède une maîtrise dans les deux domaines qui fait de cet artiste un créateur d'oeuvres originales qui laissent rarement indifférentes.
Lax s'empare ici du thème des migrants qui traversent l'Afrique et la mer au péril de leur vie. C'est le thème émotionnel central du récit même si Lax n'en rajoute pas. Du racket, des meurtres, des viols, des noyades ou de l'esclavagisme tout a été dit de nombreuses fois dans divers média.
Alou est le témoin de ces misères sans en être la victime. Son impuissance est notre impuissance à sauver ces pauvres enfants transportés dans cet enfer. Le graphisme de Lax est tellement beau et précis que son récit est proche du réalisme d'un documentaire photographique.
Mais Lax exploite aussi le thème sensible de la captation des oeuvres d'art qui peuplent nos si beaux musées. Point de manichéisme dans l'approche de l'auteur. Si la barbarie des intégristes n'a aucune légitimité, le soin avec lequel les oeuvres illégitimement acquises sont traitées, permet le débat.
Lax ne propose pas de réponse toute faite. Comme tout artiste il doit apprécier les efforts fait par l'Etat pour sauvegarder tous les patrimoines. La culture a toujours été un rempart contre la barbarie et sauver une statuette Dogon c'est bien plus que présenter un ornement supplémentaire aux écoliers parisiens. Comme le dit Lax c'est le murmure des peuples que l'on écoute pour les aimer et les respecter.
Le graphisme de Lax est à son summum. Les planches du delta du Niger, le marché africain ou la traversée de la Méditerranée sont à couper le souffle. Lax nous propose une galerie de beaux visages où la souffrance des épreuves pour les migrants ou celle de l'impuissance pour les bénévoles se lit aussi facilement qu'un texte.
Une très belle série qui m'a beaucoup touché. C'est souvent le cas avec ce merveilleux auteur.
J'ai connu March comes in like a lion via son adaptation en anime et ai par la suite lu les mangas car j'étais tombé amoureux de cet univers et de ses personnages.
Ce qui fait la force de ce manga, en effet, ce n'est ni le fait que le héros soit un joueur professionnel de Shogi ni le fait qu'il soit orphelin. Nous ne sommes pas ici en présence d'un shonen à la Hikaru No Go et l'intérêt principal de ce manga est la tranche de vie des personnages et les relations qu'ils entretiennent, leur évolution et leur vie malgré les obstacles et les difficultés. Les personnages secondaires sont tous très intéressants et bien développés.
On partage la vie de Rei Kiriyama, ses doutes, ses rencontres, ses joies et ses peines et sans s'en rendre compte, 16 tomes sont terminés et il faut attendre impatiemment la suite qui tarde toujours trop à arriver.
J'ai lu les 16 tomes en quelques semaines et je recommande vivement ce manga à tous :)
RIP Bunchan <3
300ème avis
Ça aurait pu être 300 de Miller pour le clin d’œil, mais il était temps de mettre véritablement à l’honneur un auteur qui m’est cher : Andreas, un homme exigeant envers lui mais également envers son lecteur. Un tueur dans son genre, il m’en aura mis des claques et fait perdre des cheveux.
Capricorne est sa série la plus abordable, un must pour qui souhaite découvrir l’auteur.
Je l’ai découverte à l’aube des années 2000, depuis je me suis précipité sur chaque parution, ainsi que sur toutes les autres œuvres d’Andreas. A noter qu’une de ses autres séries, Rork, partage le même univers. Sa lecture enrichit diablement certains passages de Capricorne (Deliah, les cavaliers de l’apocalypse …) et donne énormément de cohérence.
Capricorne est une série terminée en 20 tomes (prémédité par l’auteur) qui m’aura tenu en haleine de A à Z.
De l’aventure fantastique (un peu old school) qui me ravit à chaque relecture. Pourtant c’est animé par des personnages pas spécialement charismatiques, alors d’où vient la magie ?
Facile !! du style Andreas.
La lecture est magique, j’en prends plein les yeux à chaque fois avec sa narration. C’est un peu sa marque de fabrique, une mise en page inspirée, des perspectives improbables, il peut tout dessiner. Avec lui, c’est tout sauf monotone, quelle maestria dans la réalisation graphique. J’adore !! c’est ponctué de pages tout simplement fabuleuses. Sur certains albums, l’auteur s’est même amusé en s’imposant des contraintes graphiques.
L’aventure démarre gentiment avec les 5 premiers tomes. Des histoires uniques, on découvre les personnages, l’univers au style gentiment vieillot. Le 3 et 5 sont des pépites à mes yeux, ainsi que le début du 1er, plein de mystère et de promesses.
Puis arrive au tome 6, le début du cycle « Concept » qui s’achèvera dans le 9 (un double album) et chamboulera le fonctionnement de ce monde. Des réponses et des nouvelles questions arrivent. Andreas joue avec son lecteur et l’emmène où il veut. Les lecteurs commenceront à apercevoir toutes les miettes (indices) semées depuis le début.
Les 5 suivants affichent un changement de mentalité de notre héros. Comme une parenthèse dans la série, ils retracent son voyage retour vers New York. Andreas expérimente : il crée un huis clos dans le 10, teste une narration uniquement horizontale dans le 11, muette pour le 12, effet prison pour le 13… il continuera par la suite avec d’autres trouvailles.
Le 11 et 12 sont peut être le ventre mou de la série, pour les autres c’est du tout bon.
A compter du 15, du très lourd, on renoue avec les débuts, les fils se dénouent au compte goutte, jusqu’au tome 20, au final tant espéré.
Je dois avouer que la toute fin est cohérente cependant je n’ai pas eu le petit goût de satisfaction totale.
Mais qu’importe la destination tant qu’il y a le voyage.
Culte !!
J’adore cette série, chaque nouveauté me faisait systématiquement tout relire, on découvrait alors ce qui nous avait parfois échappé et le génie de son auteur. Le tout est d’une grande maîtrise, scotché par autant de talent, et dire que cette série a failli être abandonnée par l’éditeur en cours de route ?! Ça aurait été une hérésie.
Les mini-albums Bobo paraissaient dans le journal de Spirou à une époque où nous étions étudiants. Il fallait retirer les pages centrales du journal, faire un découpage, un pliage et un agrafage. On avait alors un tout petit album qui évidemment ne permettait pas des dessins très élaborés. Mais le tout petit album avec des histoires courtes et drôles faisait partie du plaisir. Ainsi nous aimions beaucoup les tout petits albums de Bobo, qui ne se prenaient pas au sérieux et qui n'étaient pas destinés à être conservés. Et nous aimions aussi beaucoup les histoires des Dalton qui me font toujours rire. En fait, je ne sais pas si de nouvelles histoires de prisonniers me feraient rire actuellement.
Tombé dessus totalement par hasard dans une grande enseigne, moi et ma compagne avons tout de suite flashé sur l'aspect de la couverture, et des dessins que je trouve magnifique.
Ayant toujours adoré les intégrales, on n'a pas hésité longtemps avant de l'acheter, autant dire que je n'ai pas regretté notre achat.
Sincèrement je n'ai pas grand chose à dire, c'est une des meilleures BD que j'ai lues dernièrement, je ne vois pas vraiment de points négatifs.
-L'aspect esthétique est très propre, que ça soit pour les effets de lumières, le choix des couleurs ou la texture des vêtements (le genre de BD où je peux facilement rester à observer les détails d'une planche longuement avant de changer de page).
-L'histoire est claire et compréhensible, mais sans être trop simplifiée (notamment certains passages où on sent que la documentation technique a été bien étudiée). Je ne suis pas un expert, mais vu ce que j'ai pu lire sur le net c'est assez fidèle aux évènements réels.
Je ne connaissais ni l'auteur ni le dessinateur avant ça, et j'espère revoir leur travail ailleurs !
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La Terre Vagabonde
Avant de commencer à lire cette collection de BD, je connaissais déjà Liu Cixin pour avoir lu les 3 Corps, son oeuvre la plus connue. Et c'est un livre qui m'a clairement marqué avec une SF, plutôt "hard" très éloignée de la SF occidentale, au scénario très original et très bien tenu, mais également un problème sur les personnages du bouquin développés de façon complètement superficielle et indigente. Pas de héros qui va sauver l'humanité à la seule force de son courage et son talent. Ici, les personnages, que je ne peux même pas appeler "héros" sont principalement des spectateurs de la très grande Histoire qui est en train de se jouer et en fait on en apprend pas grand-chose sur eux. Et cette première BD de cette collection sur Liu Cixin m'a énormément rappelé les 3 corps. Le soleil est en train de mourir, sa transformation prochaine en géante rouge va inéluctablement rendre le système solaire inhabitable, et l'humanité tente de trouver les moyens de s'en sortir. Le scénario est vraiment original, solide, et aux enjeux gigantesques, à la fois triste et avec de l'espoir. D'un autre côté, il y a le même défaut que les 3 corps, c'est à dire des personnages complètement indigents, interchangeables, qui ne sont que des spectateurs de la grande histoire et n'y jouent qu'un rôle inexistant ou minime. La BD fait pas loin de 150 pages et un kilo et il les faut bien pour développer son histoire assez intense. Par ailleurs les dessins sont absolument splendides et même si je n'ai pas lu la nouvelle originale, je pense qu'on doit vraiment y gagner avec la BD tant tous les évènements sont montrés de façon grandiose. Malgré ce problème des personnages inintéressants, fréquent chez Liu Cixin, et qui je trouve, rend la lecture un peu plus difficile que la SF occidentale, je mets quand même 5 étoiles car l'histoire est vraiment bien pensée.
La Fée Aveline
Ah, La Fée Aveline, c'est toute une partie de mon adolescence... J'ai lu cet album assez tôt, et contrairement à beaucoup, je pense, j'ai pu découvrir cette oeuvre de Goscinny simultanément aux Lucky Luke et Astérix, ce qui explique probablement pourquoi je la trouve aussi culte. Mais indépendamment du souvenir d'enfance, j'adore La Fée Aveline, car je trouve qu'on est tout simplement sur une des oeuvres les plus matures de Goscinny. Adoptant une tonalité plus adulte, on n'est certes pas encore au niveau de l'oeuvre fleuve de Goscinny (mais jamais publié en albums, qu'attendent les ayants droit ?), Docteur Gaudéamus, et de ses vaudevillesques histoires (passagères) de femmes et d'adultère, mais on sent que l'auteur ne cherche pas spécialement ici à draguer un public enfantin. C'est peut-être aussi ce qui me fascinait à l'époque où je commençai à découvrir le monde des adultes et c'est ce qui rend cette Fée Aveline si particulière et assez unique au sein l'oeuvre de mon auteur favori. Attention, on est évidemment loin de la série "pour adultes", mais cette maturité de ton est en fait nécessaire pour mieux exploiter le décalage que Goscinny instaure dans ses récits, et surtout pour mieux diffuser sa vision étonnamment satirique du monde et de la société de son époque. Ce qu'il va dénoncer ou simplement croquer de manière affectueuse, ce sont tous les travers d'un monde d'adultes, d'où le fait qu'il vaut mieux avoir cette maturité nécessaire pour mieux goûter le sel des gags de l'auteur. D'où le fait aussi que pour mettre en place un décalage maximal, il faut faire entrer en collision deux mondes qui sont complètement opposés l'un à l'autre. Cette opposition, on l'a déjà vue ailleurs, mais elle trouve ici une de ses meilleures incarnations, c'est donc celle entre le monde réel et l'univers des contes de fées. Goscinny s'amuse sans cesse du décalage permanent qu'on va pouvoir trouver entre l'univers sucré et naïf des contes à la Perrault et notre monde désenchanté. Il s'en amuse, mais n'hésite pas non plus à dénoncer ce qu'il voit, et comme le dit bamiléké dans son avis, l'auteur a une vision étonnamment moderne du monde qui l'entoure, et sa vision des rapports hommes/femmes est franchement intéressante, faisant écho avec les débats que notre actualité connaît aujourd'hui. A la manière des meilleurs apologues, Goscinny met en scène une sorte de Candide moderne et donc actualisé, au travers de ce personnage de fée qui découvre un monde dont elle ignore tous les codes, et c'est d'une pertinence que n'égale que l'humour avec lequel c'est mis en scène. Le papa d'Astérix promène donc son regard acéré sur un monde pris dans une sorte de frénésie incontrôlée, un monde où tout va trop vite et où aucune place n'est laissée aux rêves. Il multiplie alors tous les outils narratifs dont il raffole : jeux de mots à foison, multiplication des "anachronismes" (pour peu qu'on puisse dater l'univers des contes de fées), choc des cultures radical, situations cocasses à hurler de rire... Jamais méchant, mais jamais consensuel, Goscinny nous offre donc un beau voyage en absurdie, et nous propose de poser un regard renouvelé sur le monde qu'on traverse au quotidien. Mais si l'ami René nous pousse à cela, ce n'est pas pour détruire, plutôt pour (re)construire quelque chose. Cette chose qu'on a perdue, et qu'il illustre à merveille ici, c'est cette capacité d'imagination, ce pouvoir de rêver, cette volonté de s'évader qui caractérise la fée Aveline. Elle vient d'un monde où tout est possible et ne comprend pas pourquoi les humains vivent tous ainsi, sans jamais chercher à s'élever au-dessus de leur médiocrité ambiante, de ce quotidien morne où personne n'est réellement heureux. Le dessin de Coq est sans aucun doute une des plus belles armes de cette bande dessinée pour illustrer le message, ou plutôt la vision du monde, qu'elle véhicule. En effet, le dessinateur espagnol a une nouvelle fois recours à ce trait d'une élégance rare, à la fois très rigoureux et très épuré, qui donne merveilleusement corps à l'imaginaire de Goscinny, que ce soit dans son ton réaliste ou dans sa fantaisie débridée. Sous la plume de Coq, notre monde et notre quotidien sont magnifiés, et leur laideur disparaît sous un éblouissant vernis de poésie. Ainsi, à l'image de son héroïne, Goscinny opère un renversement titanesque : la normalité, ce n'est plus "métro, boulot, dodo", c'est "carrosse, loisirs, château". En nous immisçant dans cet univers de contes de fée, l'auteur nous montre ce qu'il recherche partout dans notre monde : cette petite étincelle de bonheur qui change tout. Et comme dans toute son oeuvre, il la concrétise avec un art consommé. Finalement, s'il fallait résumer ce chef-d'oeuvre de Goscinny, on ne pourrait guère trouver mieux que cette magnifique phrase de Chesterton, que j'aime souvent à rappeler : "Notre monde ne manque pas de merveilles, mais seulement du désir d'être émerveillé."
Celle que...
J'ai une infinie sympathie pour cette série. Vanyda y évoque merveilleusement l'adolescence et les bouleversements rencontrés durant cette période : le corps qui se transforme, la découverte du sentiment amoureux, la personnalité qui se fixe, les amitiés qui évoluent en conséquence... Cela est réalisé avec une délicatesse rare, proche de celle vue dans l'inégalée série TV "My so-called life" / "Angéla 15 ans". Vanyda parvient grâce à un trait rond, aérien et volontiers enfantin, à une mise en page dynamique et légère, à des cadrages réinterrogeant les situations, à signifier des sentiments aussi vaporeux que la timidité, le trouble, l’amour naissant, à donner vie au bouillonnement intérieur, aux doutes tus, à esquisser des sentiments éphémères. Avec bienveillance, Vanyda invite son lecteur dans l’intimité de personnages devenus familiers, révélant une complicité douce et silencieuse, chaude comme des souvenirs nostalgiquement suspendus, belle comme une vérité malicieusement reconnue.
La Grande Arnaque
"La Grande arnaque" est une merveille absolue. Cela fourmille d'idées grandioses et d'extravagances heureuses. Le mélange des genres (thriller politique, tragédie, historique, romance...), le jeu formellement incroyable avec la narration (faisant se déplacer le point de vue entre ici un acteur résigné à être la voix du pouvoir, là un chœur antique, etc.), l'horrible personnage de l'Iguane (véritable personnification visuelle de la terreur), cette manière de mêler les petites et la grande Histoire, les hommages au cinéma et à la littérature... Tout se renforce pour tout à la fois décrire dans leur mythologie le fonctionnement des dictatures, dénoncer avec une pertinence folle celle argentine et construire un thriller nerveux d'une habileté rare. Chef d’œuvre indispensable qui mériterait d'être étudié en fac de lettres tout autant qu'en école d'Art. Naturellement, ce coup de génie ne put être égalé, et la suite intitulée "l'Iguane", sans démériter, ne put atteindre un tel sommet.
Undertaker
L’Undertaker est un personnage qui a du caractère, de la répartie et des citations plus qu’approximatives ! Dès le premier diptyque, ça démarre fort. Undertaker est une série qui se dit inspirée de Blueberry, ce n’est pas rien, et on espère qu’elle tiendra la route jusqu’au bout. Jonas Crow est un croque mort qui a le sens des affaires. Appelé pour enterrer un client – jusque-là, rien de plus normal – il se retrouve embarqué dans une course-poursuite rocambolesque. Les personnages sont bien campés, ils prennent leur place dans l’histoire et sont intéressants. Le croque mort, pour commencer, est un homme cynique au passé trouble que l’on va découvrir au fil des tomes. Les personnages secondaires sont très bons eux-aussi en particulier les personnages féminins qui ont des caractères forts et une vraie présence dans le scénario. Dans le second diptyque, le scénario se fait plus sombre. L’histoire de chaque personnage est approfondie et la tension dramatique augmente surtout avec les nombreuses scènes de nuit, à la lueur des feux de camps. Ca crée une intimité propice aux révélations. Même si on retrouve une forme de course-poursuite, la dimension psychologique de ces deux albums et la personnalité puissante de Jeronimus Quint proposent un scénario qui réussit à bien évoluer. Le troisième diptyque apporte son lot de nouveaux personnages et de révélations. C’est vraiment une bonne série. Reste à espérer qu’elle saura s’arrêter à temps avant de commencer à s’étirer en longueur et à se répéter, ce serait dommage. Du côté du dessin, j'ai vraiment beaucoup aimé : les visages des personnages sont très expressifs, les décors somptueux, les ambiances très réussies. Tout ça est très bon.
Une maternité rouge
Une Maternité rouge est une des lectures que j'ai préférées cette année. C'est pourquoi je n'hésite pas à mettre la note max. Je trouve que Lax est aussi bon dans son scénario que dans son graphisme. Il possède une maîtrise dans les deux domaines qui fait de cet artiste un créateur d'oeuvres originales qui laissent rarement indifférentes. Lax s'empare ici du thème des migrants qui traversent l'Afrique et la mer au péril de leur vie. C'est le thème émotionnel central du récit même si Lax n'en rajoute pas. Du racket, des meurtres, des viols, des noyades ou de l'esclavagisme tout a été dit de nombreuses fois dans divers média. Alou est le témoin de ces misères sans en être la victime. Son impuissance est notre impuissance à sauver ces pauvres enfants transportés dans cet enfer. Le graphisme de Lax est tellement beau et précis que son récit est proche du réalisme d'un documentaire photographique. Mais Lax exploite aussi le thème sensible de la captation des oeuvres d'art qui peuplent nos si beaux musées. Point de manichéisme dans l'approche de l'auteur. Si la barbarie des intégristes n'a aucune légitimité, le soin avec lequel les oeuvres illégitimement acquises sont traitées, permet le débat. Lax ne propose pas de réponse toute faite. Comme tout artiste il doit apprécier les efforts fait par l'Etat pour sauvegarder tous les patrimoines. La culture a toujours été un rempart contre la barbarie et sauver une statuette Dogon c'est bien plus que présenter un ornement supplémentaire aux écoliers parisiens. Comme le dit Lax c'est le murmure des peuples que l'on écoute pour les aimer et les respecter. Le graphisme de Lax est à son summum. Les planches du delta du Niger, le marché africain ou la traversée de la Méditerranée sont à couper le souffle. Lax nous propose une galerie de beaux visages où la souffrance des épreuves pour les migrants ou celle de l'impuissance pour les bénévoles se lit aussi facilement qu'un texte. Une très belle série qui m'a beaucoup touché. C'est souvent le cas avec ce merveilleux auteur.
March comes in like a lion
J'ai connu March comes in like a lion via son adaptation en anime et ai par la suite lu les mangas car j'étais tombé amoureux de cet univers et de ses personnages. Ce qui fait la force de ce manga, en effet, ce n'est ni le fait que le héros soit un joueur professionnel de Shogi ni le fait qu'il soit orphelin. Nous ne sommes pas ici en présence d'un shonen à la Hikaru No Go et l'intérêt principal de ce manga est la tranche de vie des personnages et les relations qu'ils entretiennent, leur évolution et leur vie malgré les obstacles et les difficultés. Les personnages secondaires sont tous très intéressants et bien développés. On partage la vie de Rei Kiriyama, ses doutes, ses rencontres, ses joies et ses peines et sans s'en rendre compte, 16 tomes sont terminés et il faut attendre impatiemment la suite qui tarde toujours trop à arriver. J'ai lu les 16 tomes en quelques semaines et je recommande vivement ce manga à tous :) RIP Bunchan <3
Capricorne
300ème avis Ça aurait pu être 300 de Miller pour le clin d’œil, mais il était temps de mettre véritablement à l’honneur un auteur qui m’est cher : Andreas, un homme exigeant envers lui mais également envers son lecteur. Un tueur dans son genre, il m’en aura mis des claques et fait perdre des cheveux. Capricorne est sa série la plus abordable, un must pour qui souhaite découvrir l’auteur. Je l’ai découverte à l’aube des années 2000, depuis je me suis précipité sur chaque parution, ainsi que sur toutes les autres œuvres d’Andreas. A noter qu’une de ses autres séries, Rork, partage le même univers. Sa lecture enrichit diablement certains passages de Capricorne (Deliah, les cavaliers de l’apocalypse …) et donne énormément de cohérence. Capricorne est une série terminée en 20 tomes (prémédité par l’auteur) qui m’aura tenu en haleine de A à Z. De l’aventure fantastique (un peu old school) qui me ravit à chaque relecture. Pourtant c’est animé par des personnages pas spécialement charismatiques, alors d’où vient la magie ? Facile !! du style Andreas. La lecture est magique, j’en prends plein les yeux à chaque fois avec sa narration. C’est un peu sa marque de fabrique, une mise en page inspirée, des perspectives improbables, il peut tout dessiner. Avec lui, c’est tout sauf monotone, quelle maestria dans la réalisation graphique. J’adore !! c’est ponctué de pages tout simplement fabuleuses. Sur certains albums, l’auteur s’est même amusé en s’imposant des contraintes graphiques. L’aventure démarre gentiment avec les 5 premiers tomes. Des histoires uniques, on découvre les personnages, l’univers au style gentiment vieillot. Le 3 et 5 sont des pépites à mes yeux, ainsi que le début du 1er, plein de mystère et de promesses. Puis arrive au tome 6, le début du cycle « Concept » qui s’achèvera dans le 9 (un double album) et chamboulera le fonctionnement de ce monde. Des réponses et des nouvelles questions arrivent. Andreas joue avec son lecteur et l’emmène où il veut. Les lecteurs commenceront à apercevoir toutes les miettes (indices) semées depuis le début. Les 5 suivants affichent un changement de mentalité de notre héros. Comme une parenthèse dans la série, ils retracent son voyage retour vers New York. Andreas expérimente : il crée un huis clos dans le 10, teste une narration uniquement horizontale dans le 11, muette pour le 12, effet prison pour le 13… il continuera par la suite avec d’autres trouvailles. Le 11 et 12 sont peut être le ventre mou de la série, pour les autres c’est du tout bon. A compter du 15, du très lourd, on renoue avec les débuts, les fils se dénouent au compte goutte, jusqu’au tome 20, au final tant espéré. Je dois avouer que la toute fin est cohérente cependant je n’ai pas eu le petit goût de satisfaction totale. Mais qu’importe la destination tant qu’il y a le voyage. Culte !! J’adore cette série, chaque nouveauté me faisait systématiquement tout relire, on découvrait alors ce qui nous avait parfois échappé et le génie de son auteur. Le tout est d’une grande maîtrise, scotché par autant de talent, et dire que cette série a failli être abandonnée par l’éditeur en cours de route ?! Ça aurait été une hérésie.
Bobo
Les mini-albums Bobo paraissaient dans le journal de Spirou à une époque où nous étions étudiants. Il fallait retirer les pages centrales du journal, faire un découpage, un pliage et un agrafage. On avait alors un tout petit album qui évidemment ne permettait pas des dessins très élaborés. Mais le tout petit album avec des histoires courtes et drôles faisait partie du plaisir. Ainsi nous aimions beaucoup les tout petits albums de Bobo, qui ne se prenaient pas au sérieux et qui n'étaient pas destinés à être conservés. Et nous aimions aussi beaucoup les histoires des Dalton qui me font toujours rire. En fait, je ne sais pas si de nouvelles histoires de prisonniers me feraient rire actuellement.
Toutankhamon - L'Odyssée d'Howard Carter
Tombé dessus totalement par hasard dans une grande enseigne, moi et ma compagne avons tout de suite flashé sur l'aspect de la couverture, et des dessins que je trouve magnifique. Ayant toujours adoré les intégrales, on n'a pas hésité longtemps avant de l'acheter, autant dire que je n'ai pas regretté notre achat. Sincèrement je n'ai pas grand chose à dire, c'est une des meilleures BD que j'ai lues dernièrement, je ne vois pas vraiment de points négatifs. -L'aspect esthétique est très propre, que ça soit pour les effets de lumières, le choix des couleurs ou la texture des vêtements (le genre de BD où je peux facilement rester à observer les détails d'une planche longuement avant de changer de page). -L'histoire est claire et compréhensible, mais sans être trop simplifiée (notamment certains passages où on sent que la documentation technique a été bien étudiée). Je ne suis pas un expert, mais vu ce que j'ai pu lire sur le net c'est assez fidèle aux évènements réels. Je ne connaissais ni l'auteur ni le dessinateur avant ça, et j'espère revoir leur travail ailleurs !