Les derniers avis (7519 avis)

Par Bruno :)
Note: 5/5
Couverture de la série Le Génie des alpages
Le Génie des alpages

J'ai vraiment bien ri avec ces brebis complètement folles : c'est tellement nous -et je suis mortellement sérieux ! Je n'en connaissais que quelques gags éparts, au gré de lectures de recueils et magazines divers ; puis, après le premier album acheté, je me suis décidé à tous les dénicher, petit à petit. Des tâtonnements franchement amateurs du tout début aux expérimentations (discrètes !) en plein milieu, j'ai adoré vivre le quotidien absurde et pourtant plein de sens de ces alter-égos caractériels à nos existences modernes. La pensée de F'murrr, aussi perchée que les plus hauts sommets qui entourent ses personnages, m'a parfois échappé pour cause de culture générale très limitée -il est manifeste que l'Artiste en avait dans le citron !- mais, heureusement pour nous, le pendant humoristique de sa bande permet néanmoins d'en profiter à de nombreux niveaux -et, du coup, de s'imaginer presque aussi intelligents que lui... La poésie rivalise avec le gag et rend l'émotion prépondérante, souvent là où on l'attend le moins. Et le dessin, tout en courbes, nous caresse dans le sens du poil -frisé ou non- et nous invite à nous allonger quelques pages dans ces prairies paisibles où, sans qu'on le sache, se jouent en parallèle toutes les histoires du monde. Un autre exemple de la singularité de la Bande Dessinée, seule capable d'offrir quelque chose d'aussi rare -et donc précieux !- qu'une réflexion philosophique assez rigolote (et juste !) pour qu'on y revienne à la moindre occasion. Chapeau bas !

19/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 5/5
Couverture de la série Snoopy & les Peanuts
Snoopy & les Peanuts

Incontournable, pour qui aime la précision des mots au service de messages riches de significations via la magie des dialogues, dans la BD. Enfant, je ne comprenais pas non plus certains gags ; mais ceux que je pouvais appréhender m'assuraient déjà de la qualité de la bande et, bien que cela n'ait bien sûr pas eu la moindre importance pour moi lors de ces premières lectures, il est manifeste que mon subconscient s'en est souvenu puisque j'y suis revenu plus tard, pour m'y replonger en quête d'une compagnie chaleureusement amicale. Il y a une profondeur de caractère inusitée dans le petit groupe central des personnages de Charles Schulz ; et chacun d'entre nous peut facilement s'identifier, tour à tour, avec un Charlie désespéré, aux prises avec sa dépression récurrente, une Lucie prisonnière de ses exigences, possédée par ses accès de colère ; ou encore un Linus, frôlant le Burn-out dans sa crainte perpétuelle des autres et de l'extérieur... Bon, j'avoue n'avoir que peu d'atomes crochus avec Snoopy -et je le déplore !!- ; mais quel bonheur de savoir qu'une Peppermint Patty existe, quelque part, toujours prête à tendre la main et aider son prochain dans la lutte incessante de l'Homme contre l'oppresseur ?! J'aime l'âme de la bande ; et je suis très reconnaissant à l'auteur d'avoir su y insuffler si justement -cette osmose miraculeuse propre au Neuvième Art, images et mots en équilibre parfait !- autant de ce qu'il y avait du meilleur de sa vérité à lui.

19/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jonathan
Jonathan

2023, bientôt 50 ans que le premier album est sorti. Je déniche un lot dans une librairie d'occasion, je les achète. C'est pas cher et ça fait un avis de plus ! Retour à la maison, je commence le premier volume. J'en sors surpris : ça a été publié dans le journal Tintin, ça ? Ça parle d'une guerre que les occidentaux n'ont jamais vraiment regardée en face. Ça mentionne des ethnies inconnues, on a des morts, des bombardements. C'est vraiment fait pour enfant ? Je continue les lectures et l'étonnement grandit. On parle de vols d'œuvres culturelles par les occidentaux, de disparus dans l'Himalaya par manque de préparation, de maladies mentales. Chaque volume est une histoire mais toutes ensemble tissent une trame narrative qui se suit. C'est prenant, c'est passionnant. L'auteur évolue, et ça se sent. Le dessin du premier volume, plus grossier, s'affine. On sent l'amour pour la montagne, pour le Tibet, pour les populations locales. On mentionne quantité de noms inconnus en occident, ça parle de pays qu'on ne connait qu'en carte postale. Le tout accompagné de bandes originales à chaque album : Mike Oldfield, Kate Bush, Pink Floyd, Brian Eno, du classique parfois … Tiens, il a les mêmes goûts que mon papa, qui me les a transmis ! Et puis la césure, les albums américains. Cosey a changé d'imaginaires, tout comme dans ses BD. On oublie les montagnes de l'Asie, on a les plaines de l'Amérique. C'est le passage de Saigon-Hanoi à Orchidea. Mais Jonathan reste le même, il est toujours affublé de ses vêtements iconiques, sa coupe de cheveux et son spleen mélancolique. Jonathan, c'est du Corto Maltese inspiré par l'Asie et l'Amérique, c'est du baroudeur qui n'a jamais d'attaches. Il aime, il avance, il découvre. Jonathan ne juge pas, il est spectateur d'un monde, s'inscrit dedans et accepte les gens tels qu'ils sont. Marginaux, rêveurs, idéalistes, tous portés par leur foi en quelque chose. Jonathan, lui, regarde. Je ressors de ma lecture. C'est prenant. Une envie me vient d'aller prendre mes chaussures et de marcher dans les Vosges. On est en automne, c'est le moment où la forêt sera magnifique et j'ai soudainement envie de montagne. La BD qui habite après sa lecture, n'est-elle pas la meilleure ? Lorsqu'on est encore baigné par une ambiance, c'est qu'elle nous marque, après tout. Et j'ai envie de retourner faire des escapades avec Jonathan, voir un peu le monde et vivre quelques instants encore dans l'Himalaya. Il va falloir que je me procure les albums manquants. Et si je me remettais un Mike Oldfield en attendant ?

19/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Stray toasters
Stray toasters

Dans la foulée d'Elektra : Assassin, pour le style, mais sans Frank Miller au récit. Une histoire de démon en balade à New York, qui constate nos mœurs de sauvages (carrément déstabilisantes pour lui !) et croise les héros de l'histoire -aux prises avec leurs propres démons personnels, pour le coup !- alors que des meurtres de petits garçons et de jeunes femmes défrayent les chroniques, plutôt heureuses d'avoir du sordide à raconter au public... La speakerine est hilarante, avec ses apartés loufoques ! Les personnages sont tangibles et leurs affres faciles à suivre -même la psychopathe de service ! Et la créature qui inspire le titre assez obscur du Comic m'apparait assez impressionnante/inquiétante, sous les coups de pinceaux du Grand Bill -sans parler du toubib...! J'aime aussi les audaces graphiques alliées à l'humour, qui m'autorisent -pauvre petit cœur sensible que je suis !- à parcourir cette histoire sans ressentir trop d'empathie pour l'aspect Thriller du sujet : c'est du spectacle, avant tout. Je l'adore, cet Artiste-là !

19/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Elektra (Delcourt)
Elektra (Delcourt)

Fin d'été 1988, festival de BD (supermarché, quoi !) de Hyères. Je viens d'acheter l'album de Daredevil (Miller/Mazzucchelli - j'en connaissais les pages) et, ma maigre paie en poche (service militaire à peine entamé !), je passe pour la troisième fois devant un étal exhibant le Elektra : Assassin de Frank Miller et Bill Sienkiewicz... Décidément, la couverture m'intrigue ! Bien sûr la couleur (rose pétant !), mais aussi le fait que je n'arrive pas à l'interpréter ! Et puis le vendeur m'interpelle, pour me dire que le recueil est réservé pour un client ; mais que ce dernier n'étant toujours pas revenu... C'est un des plus grands chocs graphiques de ma vie -et l'impact perdure aujourd'hui. Je n'ai jamais retrouvé pareille joie purement visuelle à parcourir un Comic, sinon à la lecture du Stray toasters, du seul Bill. J'ignorais alors qu'on pouvait à ce point s'amuser à raconter une histoire ; et surtout que, pour l'illustrer, on pouvait tout se permettre, si on parvenait à ne pas noyer le sens sous la forme donnée au récit par les images. Ce miracle-ci prouve qu'on peut même le magnifier en explosant ses codes et cadres, tout en jouant avec ses pinceaux/crayons/ciseaux/photos/photocopies Etc...!! Il est manifeste que Miller, habituellement prisonnier de ses tics et obsessions plutôt ras des pâquerettes (c'est très subjectif !), a vu sa prose transcendée par l'incessant va-et-vient des idées -et remaniements graphico-scénaristiques !- entre lui et son artiste ! Le placement des phylactères même participe au rythme du récit ; en guidant par exemple nos yeux le long d'une splash-page à l'apparence de peinture mythologique tant elle est mise en scène : "No, Garreth.". "You cannot die.". "Not yet.". "Breathe.". Aujourd'hui adoubé mais, à l'époque, encore en devenir, le Grand Bill s'offre un terrain de jeux et d'expérimentations picturales de presque 300 pages et les idées fusent tous azimuts, jusqu'à la fin (jouissive à tous les niveaux, aussi !). Un festin créatif pour les deux associés, j'en suis persuadé. Et je continue d'en apprécier une bonne tranche bien nourrissante, de temps à autre : l'innovation amusante s'est faite rare, dans le genre.

19/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Version
Version

Tombé dessus par hasard en farfouillant l'arrière-salle d'une bouquinerie alors que je m'échinais à déplacer des piles d'albums, magazines, livres et autres merveilles illustrées pour tenter de dénicher des exemplaires du 2001 Nights de Yukinobu Hoshino (en Anglais par Dark Horse Comics) et dont je découvrais ce même jour l'existence -il y a des moments où tous les astres sont alignés ! :)) J'ai adoré cette histoire très "punchy" et pleine d'humour (graphique et scénaristique), à l'intrigue Science-Fictionnesque ma foi pas mal originale, se déroulant de manière classique mais néanmoins agrémentée de magnifiques trouvailles philosophiques et poétiques -encore une fois aussi bien écrites qu'illustrées. Ce talentueux Mangaka à qui l'on doit les bien plus célèbres Fleurs de Pierre et Ikkyu (que je ne connais pas) est malheureusement décédé en 1995 ; Version ayant été une version -justement !- du côté plus "léger" de l'artiste. La fin du Manga reste ouverte ; mais que ça ne vous empêche pas d'aller courir l'Australie et les océans -entre autres !- à la recherche d'une sirène, et en compagnie du gaguesque Happo et de l'intrépide Eiko (flanquée de Punky, son Orang-outan !), ainsi que de quelques autres personnages bien savoureux. C'est qu'il y a non seulement du souffle et des embruns, dans cette passionnante aventure rocambolesque, mais aussi un lyrisme enivrant !

19/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 5/5
Couverture de la série Yoko Tsuno
Yoko Tsuno

Yoko Tsuno a longtemps été une frustration enfantine : je n'avais pu qu'en feuilleter quelques pages, par-ci, par-là ; mais d'album, nenni. C'est donc laaaargement mature (!) que je me suis décidé à satisfaire ma curiosité ; et je ne l'ai jamais regretté. Alors, oui : Roger Leloup a, dans ses plus récentes publications, abordé des thématiques probablement plus personnelles et, surtout, semble les avoir explorées dans une optique beaucoup moins classique : il est manifeste que le soucis de vendre au plus grand nombre n'est pas sa priorité (bien que je ne m'inquiète en rien de la fidélité de ses lecteurs.). Mais pour qui aime les histoires bien écrites, distrayantes et inventives -ainsi que proches de la perfection graphique factuelle sur un assez grand nombre d'albums-, alors c'est une bonne idée de se plonger dans les aventures mouvementées et riches d'émotions de cette héroïne au caractère bien trempé, qui tranche dans le vif en paroles autant qu'en actes et dont la rectitude morale, remarquable, est heureusement adoucie par sa réelle vulnérabilité émotionnelle. De "Le Trio De L'Étrange" à "Le Dragon De Hong-Kong", je me suis, je dois dire, pas mal amusé -exception faite pour le laborieux "Les Archanges De Vinéa". Par la suite, il me semble que l'auteur s'est éloigné de la Yoko dont j'ai partagé les pages... Non ; plus exactement : il s'est éloigné du cadre "réaliste" de la construction de ses scénarios précédents pour donner à ses aventure une légèreté très -trop ?!- légère (!) ; presque enfantine par moments. Il m'a semblé aussi y avoir une sorte d'urgence pour Roger Leloup à étoffer la partie Vinéenne de l'univers de Yoko ; quitte à en mettre un peu beaucoup à la fois (Les Exilés De Kifa).

19/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

... Qu'ajouter ? Chapeau, Franquin, pour avoir eu le culot d'inventer ce héros-sans-emploi alors que personne ne devait y croire, et de l'avoir aussi rapidement cerné sans jamais l'avoir trahi ; assumant ta démarche jusqu'à nous offrir l'incarnation la plus humaine de la résistance -pas si passive...!- de l'individu face au système. Bravo Franquin pour, en si peu d'albums et probablement grâce à ton enthousiasme à les dessiner, avoir acquis ce graphisme prodigieusement moderne et dynamique (encore au jour d'aujourd'hui !) qui transfigure, pour ton lecteur énamouré, le plus simpliste des gags en infarctus potentiel... Félicitations Franquin pour avoir su, au travers d'une galerie de personnages aussi vrais que touchants -même les pires : salut, Longtarin !- dépeindre presque toute une époque avec une lucidité et une franchise qui témoignent, au travers de si nombreuses cases, de ton soucis de l'autre et de notre devenir. Et, sur un plan plus personnel : merci Franquin pour m'avoir -sans que je le comprenne à l'époque- offert un héros à qui m'identifier presque totalement et dont les nombreuses relectures de ses gaffes ont parsemé mes années de fou-rires, éclats de rire et, même une fois, une telle crise d'hilarité que ma mère a débarqué pour s'assurer que je ne faisais pas un malaise.

18/10/2023 (modifier)
Par Maxence
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ultra Heaven
Ultra Heaven

Ce manga m'a littéralement retourné la tête. Les graphismes sont fous et super détaillés ! Un univers intriguant où tous les médias incitent à la consommation de drogues. Le tout pris avec beaucoup de légèreté comme quelque chose de tout à fait banal. Je recommande !

18/10/2023 (modifier)
Par Jacques H
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fumier !
Fumier !

C'est très drôle. Je recommande vivement. L'intérêt est surtout dans le texte, ciselé, et qui ne tourne pas autour du pot. Je l'ai acheté après avoir lu la première page et je ne regrette pas mon achat. (3 Eur) Un superbe petit cadeau à offrir à une personne qui a de l'humour.

18/10/2023 (modifier)