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Couverture de la série Bob Denard - Le dernier mercenaire
Bob Denard - Le dernier mercenaire

La disparition de Pasqua, Foccart et des nombreux barbouzes qui, dans les services secrets ou au sein de multinationales comme ELF ont « œuvré » et magouillé pour des intérêts indéfendables laisse un pan important de l’histoire de France (et en partie du monde) sous la couverture. Surtout que la justice ne s’est pas montrée très curieuse, a été bâillonnée, et non lieux et prescriptions ont fait le reste. Cette biographie de Bob Denard est intéressante à plus d’un titre. D’abord parce qu’elle m’en a appris un peu plus sur l’être humain caché derrière le « mythe » (c’est un personnage dont le nom m’est familier depuis que je me suis intéressé à la politique internationale, au milieu des années 1980). C’est d’ailleurs la partie qui sans doute est la plus vérifiable, donc crédible. Mais l’autre mérite est de remettre en lumière une partie de l’Histoire. En effet, Denard a bien souvent été un révélateur, un symptôme de cette période trouble qui va de l’après-guerre à la fin de la guerre froide, en passant par les décolonisations. Instrument complaisant et intéressé des magouilles politiques et financières, utilisé par les pouvoirs (français en tête) pour agir sans apparaitre officiellement dans un coup d’État ou un assassinat, il a été un des maillons importants de la « Françafrique ». Et cette partie de l’album est intéressante (sans doute celle où restent le plus de zones d’ombres, mais l’ensemble présenté ici reste plutôt crédible). Intéressante, et en plus pas alourdi par la narration, que j’ai trouvé légère, parfois humoristique, même lorsque le cynisme s’imposait. A noter que l’évincement de Denard après la fin de la guerre froide ne met pas fin à l’action des mercenaires, mais les « artisans » comme Denard sont depuis remplacés par de grosses multinationales (Wagner fait la une aujourd’hui, mais les américaines sont depuis longtemps utilisées et non moins efficaces) : là aussi le capitalisme libéral ne laisse de côté aucune niche ! Le dessin de Cognet est surprenant pour ce genre de récit, mais il passe très bien. Souvent proche de l’illustration, dans un style assez naïf qui fait justement penser à certains artistes africains ou haïtiens, je l’ai trouvé adapté au sujet et aux « territoires » visités (généralement en Afrique noire). Bref, une biographie réussie, sur un personnage secondaire, archétype du mercenaire, au rôle important, un de ces salauds au costume parfois trop grand, que l’Histoire ne reconnaitra jamais à sa vraie valeur – fut-elle comme ici en grande partie noire et sulfureuse. Note réelle 3,5/5.

09/02/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fleur de lait
Fleur de lait

J'ai découvert Miguel Vila avec Padovaland, chronique acide d'une jeunesse perdue quelque part entre la banlieue padouane et la modernité qui caractérise désormais massivement les relations numériques, plus tout à fait humaines. L'auteur revient avec Fleur de lait, nouvelle fenêtre ouverte sur le jardin obscur de cette nouvelle génération de Digital Native. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il frappe dur. Si Padovaland était une sorte de récit choral, Fleur de lait recentre son propos autour d'un trio déglingué dont on suit le parcours hasardeux : Marco et Stella, jeune couple peinant à sortir de l'adolescence, et Ludovica, jeune maman larguée au jeu trouble. Graphiquement, c'est toujours aussi pertinent. Dans un style qui n'appartient qu'à lui, Vila éclate encore davantage ses cases façon puzzle. Les actions des personnages sont disséquées, étalées sous nos yeux un peu effarés. Des gros plans ingrats sur des visages qui ne le sont pas moins, des parties du corps disgracieuses, honteuses, graisseuses, parfois inopinément poilues, insistent sur la perversité des personnages que l'on peine à appeler héros, accentuant encore cette impression de pénétrer dans leur sphère intime. Vila capte des comportements apparemment anodins qu'il taraude afin d'enfoncer la vis. Tout cela fonctionne très très bien. Mais sont-ce mes yeux qui vieillissent ou bien les cases qui rétrécissent ? Sans doute les deux mon général ! En effet, l'auteur incère des cases parfois microscopiques. Du coup, la lisibilité s'en ressent, en particulier lorsqu'il y a des dialogues, ce qui me rappelle que je dois prendre rendez-vous chez l'ophtalmo de toute urgence... (Au passage, j'ai trouvé amusant de croiser un personnage déjà présent dans Padovaland, en l'occurrence cette fille en vélo qui manque ici de se faire renverser par Marco alors qu'il suit une leçon de conduite). Cela étant, le récit coule tout seul et avale la poussière qui se cache sous le tapis. A mesure que l'on progresse dans la lecture, la perversité se révèle. C'est particulièrement frappant avec le personnage de Ludovica qui a l'insigne honneur de figurer en couverture. Car c'est bien elle qui est la cheville de cette histoire. Jusqu'à la fin ou presque, le lecteur nourrit une sympathie certaine pour elle, sympathie qui fleurte avec la pitié. Et cette presque fin est d'ailleurs un passage magnifique où l'auteur semble enfin lever le voile sur la fragilité de Marco et Lulu. Jusque là, Lulu semblait en effet subir la vie qui, en contrepartie, ne se gênait pas pour la cogner de toutes ses forces, à commencer par un physique qui n'est pas vraiment celui d'une nymphe. Oui, pauvre fille égarée que cette jeune maman. Mais, ATTENTION SPOIL !!!! Les trois ou quatre dernières pages se chargent de renverser totalement la vapeur. Le piège s'est refermé sur le lecteur, et ça fait boom dans sa tête. Dans ma tête de pinpin naïf, ça l'a fait en tout cas, "boom !", très fort, très très fort. Fin puissante qui dit beaucoup sur les comportements de nos contemporains, noyés dans cette inconsistante civilisation du numérique, aux prises avec l'égoïsme, le chacun pour soi. Qui dit beaucoup également sur le règne sans partage du néolibéralisme. Car c'est bien cela qui ressort avec puissance de la vision de Vila : il ne fait que portrai(tor)turer cette génération sacrifiée, la première à naitre sous influence 2.0. Je terminerai en évoquant cette remarque qu'a lâchée ma compagne en feuilletant Fleur de lait : "Beurk ! Qu'est-ce que c'est laid !" (lait/laid). Oui, c'est laid ; ce que nous donne à voir Miguel Vila est laid, mais c'est bien parce que ce qui sous-tend l'idéologie qui nous pousse dans le gouffre virtuel l'est (lait/laid/l'est) tout autant, diluant à la fois nos responsabilité et notre dignité. Tout se passe comme si sous une impunité toute apparente, nous étions à notre insu privés de nos retenues morales. En ce qui me concerne, je pense que l'auteur cherche, consciemment ou non, à mesurer l'écart qui se creuse entre ce que nous fûmes en tant qu'êtres humains et ce qui nous attend si nous persévérons dans cette voie désespérée et désespérante. En s'attaquant à Fleur de lait, il ne faut pas s'y tromper : ce nom innocent renvoyant à la maternité tout comme cette couverture immaculée dissimulent un récit noir d'encre qui nous saisit des deux côtés. Boom !

09/02/2023 (modifier)
Couverture de la série La Méduse
La Méduse

Enorme coup de cœur pour cet album ! La Méduse est un pur roman graphique dans lequel nous allons suivre une jeune libraire. Une femme toute simple, avec ses petits problèmes, des parents un peu trop intrusifs, un nouveau flirt en conflit avec son père, le quotidien de la librairie et des demandes des clients, les sorties avec les amis… Mais surtout, Odette -car c’est son prénom- a une méduse dans l’œil, une tache persistante qui l’accompagne au quotidien. On sent que l’autrice a mis beaucoup d’elle-même dans ce récit. Il transpire d’authenticité et déborde d’émotions sans jamais sombrer dans le pathos. J’ai vraiment été embarqué par cette histoire, me sentant très proche du personnage central, partageant ses craintes, ses peurs, sa rage. La mise en page est exemplaire. La lecture est on ne peut plus fluide. Les dernières pages (pour la plupart muettes) se lisent très vite mais elles en disent tellement que je finis cette lecture véritablement ému. Le dessin est à la hauteur du récit, rond, simple d’aspect, épuré. Il apporte beaucoup sans jamais trop en faire. Vraiment, j’ai adoré.

09/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Douze Naissances de Miguel Marmol
Les Douze Naissances de Miguel Marmol

Voilà un album que j’ai vraiment pris plaisir à lire. La lecture est à la fois très instructive et agréable. La narration est fluide, le dessin, dans un style semi réaliste, est lui aussi à mon goût, et l’utilisation des dégradés de gris pour agrémenter le Noir et Blanc me convient tout autant. Au travers du destin de Miguel Marmol (que je ne connaissais pas), c’est tout un pan de l’histoire du Salvador et du Guatemala au XXème siècle qu’il nous est donné de découvrir. Les luttes sociales, les nombreuses dictatures qui s’y sont succédé, appuyées par les notables, l’armée et les États-Unis (voir ici le rôle joué par la multinationale United Fruit et du propagandiste Bernays) qui, sous couvert de lutte contre le communisme ont écrasé toutes les tentatives de révolte ou de réforme (pour la redistribution des terres, pour la défense des droits des minorités indiennes, pour la limitation des inégalités sociales, etc.). Et Miguel Marmol est au cœur de ces combats (il est un des fondateurs du parti communiste au Salvador, un de ses piliers durant près de soixante ans) et il va donc subir traque, répression, et échapper vraiment miraculeusement plusieurs fois à la mort (y compris en étant fusillé !), d’où le titre de cette biographie, inspirée des écrits d’Eduardo Galeano. Car effectivement, Marmol est un dur à cuir ! Et un homme remarquable, une personnalité attachante. Et cet album lui rend un bel hommage – par-delà la dénonciation des faits évoqués plus hauts. Ses « douze naissances » en font presque un immortel ! En tout cas, c’est typiquement le genre d’album qui mêle très bien petite et grande histoire, qui arrive à brosser le tableau d’un pays sur le long terme, d’une lutte sociale, sans jamais perdre de vue qu’il faut captiver le lecteur. Ce n’est jamais rébarbatif. Une réussite donc.

09/02/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Connexions
Connexions

J’ai acheté cet album pour son graphisme « isométrique ». Comme Ro, ce style me rappelle un peu les jeux vidéo de mon enfance mais aussi plus récents (voir le superbe Disco Elysium). J’ai moi aussi aimé inspecter les décors et dénicher les nombreux détails. De plus je trouve que l’exercice de style ne nuit pas du tout à la narration, ma lecture fut aisée et fluide. L’histoire est certes plus classique, et propose une brochette de personnages à la « Friends », qui s’interrogent sur leurs vies, leurs boulots, leurs relations amoureuses… J’ai toutefois trouvé le ton très juste, et j’adore la façon dont les différents destins se croisent et s’entrecroisent (d’où le titre de la BD). En tout cas je lirai très certainement la suite (surtout que la fin de ce premier tome laisse vraiment les choses en suspens !) Une découverte vraiment sympa.

09/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Batman - Trois jokers
Batman - Trois jokers

Surpris de l'avis précédent, j'ai commencé la lecture avec une mauvaise appréhension, et elle s'avère être vite retombée en quelques pages. Pour vous la faire courte, l'histoire ne contient pas Un Joker comme dans d'autres diptyques, mais ce même Joker étant en fait trois bien différents, selon trois époques différentes de l'univers de Batman. L'assassin dans les prémices de Batman,Le Clown celui qui avait tué le 2e Robin, ainsi que Le Comédien le plus récent, celui de Killing Joke. Chacun de ces Jokers vont hanter nos trois protagonistes, surtout Batgirl (Barbara Gordon) et Robin (Jason Todd) alias Red Hood avec pour chacun leurs revanches personnelles, cela donne au récit un coté noir et mature. Le scénario été un pari risqué, mais très réussi et original. J'ai vraiment accroché du début à la fin, surtout le 1er chapitre avec les répliques de Robin qui m'ont tellement fait rire. Le seul reproche que je peux faire est peut être une fin un peu expéditive sur le coup. Le dessin et le découpage sont très lisibles et bons, assez récents pour ceux qui aiment. Mais la colorisation sombre en gardant des couleurs vives colle très bien sur l'ensemble de l'œuvre. Pour ceux qui veulent une histoire originale sur le Joker, je vous le recommande.

08/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Dolorès (Loth)
Dolorès (Loth)

Je suis assez gourmand de tout ce qui touche à la guerre civile espagnole. C'est donc sans surprise que j'ai bien apprécié cette série. Bruno Loth commence son scénario par un schéma très classique de recherche des origines cachées. Mais bien vite on s'aperçoit qu'il est illusoire de reconstituer en détail la triste histoire de Marie/Dolorès autrement que par minuscules morceaux. C'est la juxtaposition d'une histoire ancienne et grandement enfouie et de l'histoire moderne de cette Espagne républicaine qui fait l'originalité du récit. C'est un peu comme si Loth voulait nous proposer une filiation oubliée entre les Républicains de 1939 et ceux de 2014 via Podemos. C'est un récit vivant bien que la fille de Dolorès reste toujours dans un rôle assez neutre d'observation. Bruno Loth sait mettre sa touche d'émotion à travers l'épisode dramatique de la plage d'Alicante mais cela reste toujours juste et sans excès. Le dessin est fin, précis et propose de nombreuses scènes d'entretiens. Il n'y a donc pas beaucoup d'action mais le rythme reste bon et je ne me suis pas du tout ennuyé. Une lecture rapide et plaisante qui propose un point de vue original sur la mémoire personnelle d'événements tragiques.

08/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Groenland Manhattan
Groenland Manhattan

Une histoire vraie, hélas classique, d’autochtones ramenés dans les bagages d’explorateurs (ici d’une expédition de l’Américain Peary), et ça se termine mal, étonnamment… J’ai trouvé le récit assez équilibré, alors qu’il brasse plusieurs thèmes, la suffisance des Blancs (Peary n’en sort pas grandi !) et le racisme, les réactions du jeune esquimau face à la civilisation occidentale qu’il découvre, son incapacité à se réadapter à son ancien milieu, etc. Et, au cœur de tout ça, le terrible moment (moment de bascule) où il découvre les restes de ses proches, venus avec lui aux États-Unis, morts et exposés dans une sorte de musée de l’Homme : il n’aura de cesse de faire revenir sur leur terre les squelettes de sa famille (ce qui ne sera fait que plus d’un siècle plus tard). Certains passages m’ont fait penser à une des lectures qui m’a le plus bouleversé (« Ishi », aux éditions Plon). Le dessin de Cruchaudet, comme le récit d’ailleurs, joue sur la simplicité. La narration est agréable, prend son temps au début, ne surjoue pas le pathos. Une lecture agréable, sur un sujet édifiant.

08/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Madame désire ?
Madame désire ?

Mardon s’était essayé à l’érotisme torride, qui plus est chez Fluide Glacial : voilà bien deux surprises en une ! La récente et très belle réédition chez Dynamite est moins surprenante, c’est davantage leur créneau ! Cette réédition répond à une remarque d’un précédent avis, puisque Mardon a colorisé son histoire, initialement parue en Noir et Blanc semble-t-il. C’est clairement un essai, un album « de genre », mais dans lequel Mardon glisse certaines de ses préoccupations visibles dans d’autres séries plus grand public, autour des rapports sociaux (il y a bien une lutte des classes entre nos deux socialistes en goguette et Madame – et surtout Monsieur) et amoureux, des non-dits, etc. Ici l’intrigue est assez simple à suivre. Durant l’été 1936, en pleine agitation liée à l’arrivée au pouvoir du Front populaire, deux jeunes hommes profitent des tous nouveaux congés payés pour se taper une longue virée à vélo. Suite à un quiproquo, ils s’installent dans une vaste demeure, et font la connaissance de Madame, sa riche propriétaire – temporairement délaissée par son mari –, de la bonne et de sa fille (ainsi que du fils de famille, plutôt benêt). Toutes ces dames vont s’avérer très accueillantes pour nos deux bonhommes, dans des styles très différents, jusqu’au retour brutal – dans tous les sens du terme ! – de Monsieur. Même si le cœur de l’album est rempli de scènes de sexe, Mardon traite son histoire comme un vaudeville, une parenthèse délurée dans une normalité de bon aloi (tout rentre dans l’ordre sur la fin). Comme si Sacha Guitry s‘était acoquiné avec Esparbec pour un petit défouloir. Quelques bons mots et quelques touches d’humour pimentent le tout. Atypique dans l’œuvre de Mardon, cet album n’en est pas moins intéressant. Même s’il est relativement léger, on a là un vrai scénario, et on est donc au-dessus du commun de la production du genre. J’ai bien aimé ma lecture. Note réelle 3,5/5.

08/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Carnets de Cerise
Les Carnets de Cerise

J'ai découvert cet immense succès de Joris Chamblain et Aurélie Neyret après la lecture de l' excellente série Lulu et Nelson. En toute confiance j'ai acheté les cinq tomes et au départ j'ai été un peu déçu. À tel point que j'ai interrompu ma lecture pour ne la reprendre que plusieurs mois plus tard. Avec le premier tome j'avais l'impression de retrouver les codes de Lou avec moins d'humour et une psychologie plus sommaire. Quant au tome 2 , il m'a rendu le personnage de Cerise vraiment antipathique: petite fouineuse, menteuse et presque manipulatrice . C'est tout ce que je déteste dans la personnalité d'une personne. Heureusement Joris propose un scénario qui joue avec les défauts de Cerise en les mettant en évidence et souvent en confrontation avec les points de vue de sa maman ou de ses copines. C'est à partir du tome 3 que je trouve le scénario vraiment très bon. L'introduction des blessures d'enfance qui expliquent les comportements et les conflits Cerise/maman et qui sont distillés avec intelligence et justesse au file des tomes 3 et 4. C'est vraiment très bien pensé. Le tome 5 donne la clé du personnage de Cerise que je pourrais relire d'un autre oeil. Autant dire que si chaque opus se présente comme un one shot, la série est subtilement construite sur une progression psychologique qu'il est bon de suivre. Le scénario met en avant des relations inter générationnelles fortes , ce qui est un autre atout de la série. C'est le graphisme d'Aurélie Neyret qui m'a permis de surmonter ma réticence du tome 2. J'aime son trait rond, ses expressions fortes et la vie qu'elle donne aux enfants. Ses extérieurs et ambiances sont vraiment bien travaillés et j'ai beaucoup aimé me retrouver dans le zoo ou le manoir. C'est original, coloré et pittoresque . Le découpage est moderne et les grandes planches apportent un surcroi de poésie à la série. En conclusion mon intérêt pour la série a été crescendo au fil des tomes avec un trou sur le 2. Cette très bonne série nécessite une vue globale de la personnalité des personnages pour être appréciée à sa juste valeur. Le scénario est donc franchement bon très bien soutenu par un beau graphisme qui plaira aux enfants et à leurs parents.

07/02/2023 (modifier)