Les derniers avis (32292 avis)

Par Jeïrhk
Note: 4/5
Couverture de la série Poltron Minet
Poltron Minet

Je me suis laissé convaincre par les avis précédents et j'ai bien fait, sympa à lire :) ça me fait penser à Toys stories mais avec des animaux, les péripéties et la mignonitude du chaton nous plonge bien dans l'histoire. Seul petit point qui m’a un peu agacé, c'est qu'il passe de sauvage à bien penseur citoyen modèle en un claquement de doigt. Je chipote car la BD étant certainement adressé à la jeunesse c'est très bien d'apporter ce genre de discours. Juste que la transition "je tue une souris pour m'amuser" et le lendemain "je prône la bonne parole" est assez express. Je ne comprends pas non plus cette manie à toujours vouloir humaniser les animaux qui parlent, au final ils se comportent comme des humains, s’habillent pareil, utilisent les mêmes objets (table, chaise, maison...) etc. Très bonne surprise en tout cas, je l'ai noté dans mes favoris dans le genre jeunesse aventure et j'ai hâte de lire la suite.

25/09/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 4/5
Couverture de la série Pour quelques degrés de plus
Pour quelques degrés de plus

Cet exercice de style est à la fois très stimulant, pertinent et tout simplement bon. Il adapte ingénieusement les différents scénarios décrits dans les rapports du GIEC sur le réchauffement climatique, en 3 variations autour de la même histoire : une course-poursuite entre 3 hors-la-loi à la recherche d'un même "butin", en hommage assumé et référencé au film de Léone "Le Bon, la Brute et le Truand". L'exercice de style se prolonge donc dans ce jeu sur le genre, entre thriller dystopique et western, la comédie s'invite évidemment. Visuellement, outre l'importance du format à l'italienne, cela débute de manière ludique avec un découpage de chaque planche en 3, la ligne supérieure pour le scénario +2°, celle médiane pour +3° et celle inférieure pour +4°. Le ludique du procédé visuel pouvant rapidement s'estomper puis lasser, de nombreuses pages proposent des variantes plus dynamiques : un même dessin découpé de biais, des intermèdes "virgules" humoristiques, etc. Très vite se pose la méta-question de que regarder, comment lire, par quel bout commencer : d'abord un 1er jet avec uniquement le scénario 1 optimiste, puis que le 2 et enfin uniquement le 3 ? Alterner en permanence les 3 ? Sachant que les 3 scénarios se répondent, sont des variations autour de la même proposition, s’enrichissent mutuellement dans leur redondance détournée : la mise en abîme est pleinement souhaitée et véritablement explicite. Définitivement une belle idée, un exercice de style assez remarquable. Et tout se suffirait même sans, tant scénario et illustrations répondent aux attentes plus habituelles du lecteur de BD.

18/07/2023 (MAJ le 25/09/2023) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sweet Tooth
Sweet Tooth

J’ai beaucoup aimé cette réinterprétation du récit post-apo par Jeff Lemire. On retrouve les poncifs du genre (les factions de tarés qui se font la guerre, la recherche de nourriture, la survie) mais aussi quelques éléments originaux, dont la nature de la maladie et cette nouvelle espèce mi-homme mi-animale, qui semble être liée à la pandémie. Les réponses finissent par arriver, et sont logiques et satisfaisantes, voire presque réalistes. Les personnages sont bien développés et attachants (comme souvent avec cet auteur), et la fin est juste parfaite. Un seul reproche : quelques longueurs, surtout sur la deuxième moitié du récit, avec quelques chapitres un peu « remplissage » selon moi, et une pagination totale de 1000 pages. J’ai néanmoins passé un excellent moment de lecture. Je lirai sans doute le deuxième cycle pour revisiter cet univers attachant.

25/09/2023 (modifier)
Par Cosme
Note: 4/5
Couverture de la série Le Droit Chemin
Le Droit Chemin

Lupano ne me déçoit que très rarement. Et encore une fois, il a réussi à me faire passer un très bon moment. Dans une ambiance de campagne du sud ouest de la France à la fin des années 1920, on suit les péripéties de quatre jeunes orphelins dans un pensionnat, voisin d’un manoir ou vit une jeune comtesse. Le décor est planté, on sait qu’il va y avoir de la transgression, une touche d’humour, et les nombreux stéréotypes qui vont avec ce genre d’histoire. Et Lupano, conteur doué comme il est, réussit parfaitement cet exercice de style. Je me suis laissé embarquer dans l’histoire, bien qu’elle ne soit pas particulièrement originale. Alors pourquoi l’ai je autant apprécié ? Car ce scénariste sait écrire, sait conter des histoires, nous emporter dans son imagination, il a un vrai talent pour ça. Pour l’écriture, pour les dialogues. Et pour accompagner son récit, de très beaux dessins collant parfaitement à l’ambiance. J’ai pu voir qu’il avait dessiné également de nombreuses adaptations de Pagnol, et je comprends pourquoi, son style correspond parfaitement à ses ambiances. Beau, le souci du détail, des personnages très expressifs. Alors oui, c’est un petit diptyque sans prétention, mais qui offre un très bon moment de divertissement, et c’est tout à fait ce que j’aime en bande dessinée, ce que je recherche, et c’est en grande partie pour ce genre de moment que j’en lis. A lire simplement pour le plaisir de lire et de se divertir.

25/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Amour cru
Amour cru

J'aurais envie de mettre un 3* à cause de ce qu'il me reste à la lecture, c'est à dire des images franchement glauques et marquantes, mais je dois dire que le propre du récit est de nous heurter par ce qu'il montre et avant-tout par ce qu'il propose comme idée. Et là, je suis désolé, El diablo sait faire parfaitement bien. Il développe une trame narrative surprenante, autant dans les retournements que dans le propos de l'histoire. C'est fort ! Ce qui m'a surpris, c'est surtout que je m'attendais à ce que la première surprise arrive plus tard. El diablo ne reste pas conventionnel : lorsque l'héroïne a quelque chose à dire, elle n'attend pas et le sort tout de suite, quitte à mettre les pieds dans le plat. Mais l'histoire progresse alors rapidement et ce qui est développé va être d'un autre aspect. On joue vite sur le registre glauque et malsain, l'idée centrale étant franchement de nature dérangeante, mais le propos est justement de questionner cette étrangeté malsaine. Et ce qui en ressort est encore plus dérangeant. Je suis assez marqué par les images et les idées, il faut maintenant que ça infuse. Mais je ne pensais pas sortir aussi marqué par l'histoire. Le dessin de l'auteur convient parfaitement à l'histoire, n'accentuant clairement pas les aspects érotiques mais ne négligeant pas ceux-ci non plus. Par contre, oubliez l'idée de lire la BD à une main, c'est clairement l'histoire au centre de l'ouvrage. Une collection qui m'intrigue de plus en plus, j'ai hâte de lire les prochains opus que je vais dénicher.

24/09/2023 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Wanted - Portrait de sang
Wanted - Portrait de sang

J’ai passé un très bon moment de lecture avec cet album que j’ai découvert grâce à bdtheque (merci !!). J’ai mis quelques pages à m’y retrouver parmi tous les personnages mais après quelques petits retours en arrière pour vérifier qui est qui je me suis laissé entraîner par ce beau récit, original et humain. Scénario complexe mais pas trop, un zeste de magie mais pas trop et un très beau dessin aux couleurs chaudes, à l’ambiance poussiéreuse et aux personnages qui ont de vraies belles trognes de méchants, bref ! Pari tenu, c’est un album à lire !

24/09/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Freebooters
Freebooters

Après avoir lu et apprécié Young gods, je n'ai pas résisté longtemps pour me procurer Freebooters. Tout d'abord, je tiens à remercier Komics Initiative d'avoir eu l'heureuse idée (merci Ulule) de publier ces histoires dans un grand format et pour la qualité de l'édition. La genèse de ce comics est compliquée. Au début des années 90, BWS quitte Marvel, il ne se reconnaît plus dans ce qu'on lui propose de réaliser, il veut faire autre chose (Marvel lui a refusé la réalisation d'un projet sur Hulk, tant mieux pour nous, il peaufinera ce projet qui donnera des années plus tard Monstres, son chef-d’œuvre). Il va passer deux ans chez Valiant, puis arriver chez Dark Horse Comics où il va publier la revue Storytellers avec des titres originaux : Paradoxman, Young Gods et ce Freebooters. Après neuf numéros la revue s’arrête faute de succès. BWS quitte fâché Dark Horse, il reproche à son éditeur de ne pas avoir fait la promotion nécessaire au lancement de la revue. Heureusement, Fantagraphics sort en 2003 une intégrale reprenant les neuf premiers chapitres de Freebooters complétés par des chapitres inédits. De la Fantasy avec un trame classique mais qui se démarque par le ton employé, un ton décalé où l'humour (pas toujours très fin) est très présent avec un soupçon d'ironie. Barry Windsor-Smith se concentre sur les personnages et met l'action au second plan. Le choix des protagonistes principaux sort des standards des comics de l'époque (1996). D'abord Axus, il a été le plus grand guerrier du royaume mais après quelques années, il se retrouve ventripotent, à vivre sur sa gloire passée en racontant ses aventures dans sa taverne. Ensuite Aran, un beau blondinet un peu niais, poète et qui a des visions. Les seconds rôles ne sont pas en reste, particulièrement la jolie Alita qui n'a d'yeux que pour Aran. Une narration atypique et maîtrisée qui propose son lot de surprises. Information importante, BWS ayant abandonné la série, vous ne connaîtrez jamais la conclusion de Freebooters, mais ce n'est pas grave, l'essentiel est ailleurs. Il est dans les nombreux bonus que propose cet album, dans les interviews de BWS qui explique les raisons qui l'ont poussé à créer la revue Storytellers et sa vision du monde des comics, les témoignages de personnes baignant dans ce monde de rapaces et enfin dans le courrier des lecteurs. Une mine d'informations très instructives. L'album se termine sur quelques planches de "La fête". Visuellement c'est très beau, un trait puissant, une mise en page soignée et des couleurs rétros. Je suis fan. BWS est une mine d'or et ce comics une de ses plus belles pépites. Il ne me reste plus qu'à attendre la publication de "Paradoxman".

24/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Satanie (Voyage en Satanie)
Satanie (Voyage en Satanie)

Encore une fois les trois auteurs réussissent à produire une belle histoire (remarque valable pour le scénario et le dessin d’ailleurs !). C’est une histoire presque tout public, finalement assez simple – mais pas simpliste. On s’attache aux personnages (et en particulier à cette jeune fille rousse, Charlie, à la recherche de son frère disparu sous terre alors qu’il cherchait à étayer une découverte sensationnelle. La narration est fluide, alternant passages calmes et contemplatifs (ou le coup de crayon du duo aux dessins fait merveille) avec d’autres moments plus dramatiques – les péripéties ne manquent pas, c’est très rythmé, on ne s’ennuie jamais. Il y a un peu de l’« L’énigme de l’Atlantide » (un des rares Blake et Mortimer que je relis toujours avec plaisir) dans ces déambulations souterraines, même si les dangers rencontrés diffèrent. Le dessin, simple et très lisible, avec des couleurs chatoyantes, est pour beaucoup dans la fluidité de cette lecture, très agréable donc.

24/09/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série L'Abomination de Dunwich
L'Abomination de Dunwich

Tanabe m'a encore cueilli avec son adaptation de Lovecraft. L'abomination de Dunwich est l'un des récits les plus emblématiques du reclus de Providence, et l'auteur japonais, fort de ses travaux précédents, s'attaque donc à ce monument du genre, qu'il va découper en trois tomes. Yog-Sothoth, le Necronimicon, l'Université de Miskatonic... On est en plein mythe de Cthulhu, que Lovecraft a créé et d'autres continué. Cette fois-ci c'est une bourgade paumée du Massachusetts, terre de légendes indiennes, qui abrite l'histoire étrange des Whateley, qui semblent associés depuis plusieurs générations à la magie noire. Comme d'habitude nous avons des intervenants extérieurs, quelques villageois apeurés et un brin idiots, qui semblent ne pas comprendre ce qu'il se trame dans la ferme surplombée par Sentinel Hill... L'ambiance est inquiétante au possible, avec ces craquements dans la vieille bâtisse, l'odeur pestilentielle qui y règne, et par les grondements souterrains tout droit descendus de l'éminence plantée de pierres dressées. Dans ce premier tome on ne voit pas grand-chose de significatif, seulement quelques formes inquiétantes, et bien sûr Wilbur, cet enfant à la peau sombre, au visage étrangement étiré, qui semble grandir plus vite que la normale. Et participer au sabbat auquel se livre régulièrement sa mère dans le cercle de pierres. C'est oppressant et excitant à souhait. Tanabe réussit le tour de force de me réconcilier en partie avec Lovecraft, avec ses structures étrangement organiques, ses contrastes terrifiants sur les visages ou encore ses décors cyclopéens. Nul doute qu'on va avoir droit à une suite pleine de créatures incroyables, sorties du fond des âges. J'ai hâte de lire la suite.

23/09/2023 (modifier)
Par greg
Note: 4/5
Couverture de la série Féréüs le Fléau
Féréüs le Fléau

Bon, alors, autant le dire tout de suite : c'est con, méchant et irrévérencieux. Donc indispensable. L'histoire se déroule dans un univers de type heroic fantasy où un nécromant envoie son armée de zombies voler des tartes aux pommes, violer des cochons, et saccager les petites potagers de basilic. C'est assez toléré par les indigènes car il faut bien s'amuser. Jusqu'au jour où les zombies s'attaquent à un plan de vigne. Et là ça rigole plus, car l'économie locale est en danger. Le village désigne son champion, Féréüs, pour aller mettre la pâtée au nécromant. Féréüs est costaud, lâche, un peu simplet mais malin, et va remplir sa mission en utilisant des moyens détournés et pas franchement moraux. Pour qui aime ce genre de style, c'est franchement drôle et je recommande vivement.

23/09/2023 (modifier)