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Couverture de la série Lilith
Lilith

J’avais découvert – et grandement apprécié – cet auteur avec Sixella, publié chez le même éditeur. Et c’est encore dans cet univers, avec le personnage de Sixella, que se déroule cette histoire. Et c’est aussi avec plaisir que je retrouve cette colorisation où les tons de mauves dominent, agrémentés d’orange et de bleu. C’est assez chouette. Et le dessin est classique, sans fioriture. L’éditeur évoque Moebius, Gillon (relations sexuelles entre une femme et un robot – Ugo Bienvenu a récemment réutilisé l’idée dans B.O. comme un dieu) et Serpieri comme influence. Je ne suis pas trop d’accord pour Moebius, mais pour les deux autres, c’est un peu plus évident, si l’on songe à La Survivante ou Druuna. Mais l’ambiance très sixties dans le dessin, et les décors me font surtout penser aux séries mêlant SF et érotisme qu’avait publiées l’excellent éditeur Losfeld dans ces mêmes années 60 (Barbarella, ou Saga de Xam par exemple), avec une héroïne sexy avec ses cuissardes en cuir noir, qui donne ici quelque chose de SM soft pas désagréable. L’intrigue est peut-être un peu légère, mais j’ai bien aimé cette lecture, souvent plus érotique que porno, où la sensualité donne une touche agréable à cette SF faussement vieillotte. J’ajoute que le travail éditorial est excellent et met très bien en valeur le travail de Janesky : une couverture épaisse avec dos toilé, un ruban marque-pages. Ça n’est pas toujours le cas pour les œuvres érotiques et ça mérite d’être signalé.

24/10/2023 (modifier)
Par maxime
Note: 4/5
Couverture de la série Les Combats Invisibles
Les Combats Invisibles

Superbe dessin et superbe couleur. J'ai beaucoup aimé le trait de la dessinatrice, ses cadrages et la manière dont elle fait ses pages. Le scénario est assez simple en soi , mais raconte de manière crue et assez réaliste une histoire de harcèlement scolaire. Les personnages peuvent parfois paraître bêtes (mauvais) ou peut-être caricaturés, mais ça se rapproche vachement de ce qu'il peut se passer au collège ou au lycée. Le petit bonus, un dossier à la fin assez bien fait qui nous informe sur le harcèlement scolaire et quoi faire. Je suis curieux de voir comment va tourner l'histoire dans les prochains tomes. Une BD tranche de vie/drame/romance.

24/10/2023 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série War and Peas - Salut la Terre
War and Peas - Salut la Terre

Mauvaise nouvelle, la Terre va mal et c’est loin de s’arranger. Bonne nouvelle, « Salut la Terre » vient de sortir et réussit à nous dérider en ces temps éco-anxiogènes ! Dans le drôle de bestiaire de War and Peas, on trouve toutes sortes de créatures (humains compris) et toutes ont droit à la parole pour mieux nous confronter à nos contradictions et à notre insignifiance. On peut rire de tout, même au bord du précipice, et ce petit livre le prouve. Si dans « Salut la Terre », les animaux ont des réflexions très humaines, c’est pour mieux tourner en ridicule le plus grand prédateur que la planète bleue ait jamais connu, j’ai nommé : l’Homme, qui est souvent loin de mériter son H majuscule. Signé par le duo allemand War and Peas, formé par Elizabeth Pich et Jonathan Kunz, « Salut la Terre » est leur deuxième publication en français. Depuis plusieurs années, les deux auteurs animent un webzine où ils alignent leurs gags jubilatoires — en anglais. Ces deux-là maîtrisent parfaitement les ressorts du comic strip, branche typique de la BD anglo-saxonne. Respectant les codes du genre, leur production est caractérisée par un humour pince-sans-rire et un sens de l’ellipse qui font mouche. Le fait de jouer à fond sur l’absurde permet à ces dignes héritiers des Monty Python et de Garry Larson de mieux souligner les travers de l’espèce humaine. Souvent le propos est très caustique voire trash par moments, mais la candeur du dessin rond et enfantin aux couleurs pimpantes arrondit les angles tout en repoussant les limites de la bienséance et du politiquement correct. Et puis on apprécie aussi cet art consommé du running gag. Dans cet immense zoo hétérogène en voie d’extinction, on s’amuse des angoisses des mantes religieuses mâles (se faire couper la tête par les femelles), des élans hormonaux des fleurs à la vue d’une abeille, des adeptes du « tree hugging » ou des hipsters accoutrés en bûcherons. Même les montagnes ont leur mot à dire, affichant sans états d’âme leur mépris envers les « fourmis humaines » gravitant leurs parois. Et il ne faudra pas davantage compter sur les petits hommes verts espionnant la planète bleue à bord de leurs soucoupes pour exprimer un semblant d’empathie… En même temps, on peut les comprendre… « Salut la Terre » se déguste avec bonheur et jubilation, tel un cocktail bigarré au gaz hilarant — servi glacé en raison des risques accrus de canicule ! — sur le pont d’un navire de croisière. A condition, cela va de soi, d’oublier pour quelques minutes (le temps qu'il faut pour le lire) que ce navire a pour nom « Titanic »…

23/10/2023 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Le Passeur de lagunes
Le Passeur de lagunes

Loin de la carte postale habituelle, c’est sous un jour inattendu que les auteurs évoquent la cité des Doges. Si l’histoire se situe bien à notre époque, c’est dans une temporalité légèrement différente, un peu floue, dans un futur si proche qu’il résonne parfaitement avec le présent. Cela n’a donc pas grand-chose à voir avec de la science-fiction. Venise se révèle être tombée sous la domination d’un groupe mafieux, simplement nommé « L’Organisation », qui contrôle la ville et sa lagune d’une main de fer, tout en continuant à exploiter la manne financière du tourisme. Et c’est dans la lagune et ses îles que va se dérouler la majeure partie de l’histoire. De Venise en elle-même, on ne verra que les images furtives d’une cité à l’écart des sites touristiques, une Venise bien moins glamour et romantique que celle que l’on peut avoir en tête. Il faut dire que le sujet traité n’est pas forcément très vendeur et ne prête guère à l’insouciance suggérée par le sirotage d’un Spritz sur une terrasse de la place Saint-Marc. L’album, qui par son titre ne fait pas trop mystère de la thématique abordée, raconte l’histoire de Paolo, un ado élevé par son père, officiellement pêcheur dans la lagune. Dans l’appartement très modeste d’un quartier populaire, Paolo commence à paniquer. Le paternel n’étant pas rentré comme d’habitude à l’heure prévue, il va partir à sa recherche dans les bas-fonds de la Sérénissime et bien sûr, dans les îles de la lagune, où tente de survivre une population à l’écart des radars de la fameuse Organisation : migrants venus de pays en guerre, réfugiés politiques ou économiques, zadistes qui tentent de construire « un autre monde » en opposition au système en place. Un monde finalement assez semblable au nôtre… Mais Paolo sera également amené à rencontrer des individus peu recommandables : les mafieux (ceux avec qui son pote Ahmad, migrant syrien arrivé en Italie dix ans plus tôt, fait du trafic de drogue…) et les autres qui ne veulent pas payer (parce qu’ils savent bien qu’Ahmad est un clandestin). Mais Paolo est une forte tête avec une conscience de classe et ne supporte pas l’injustice. Paolo est un cœur pur. Il ferme les yeux sur le petit business d’Ahmad, mais aspire à autre chose. Hélas, les tentacules de l’Organisation vont finir par le cerner. Le récit va virer à la série noire et se transformer en course-poursuite dans les tréfonds de la lagune. Le scénario de Christophe Dabitch est parfaitement maîtrisé, et le dessin de Piero Macola se montre à la hauteur. Le livre s’ouvre sur des vues impressionnistes de la lagune dans une aquarelle fort logiquement détrempée, dans des tonalités de gris-bleu pâle, estompant les contours des éléments du paysage. Quant aux personnages, ils restent dans l’esquisse, Macola ayant mis l’accent sur les expressions et les attitudes, très réalistes, qui rappellent beaucoup le travail de Gipi. Si l’atmosphère générale et l’imprécision du trait peuvent paraître au premier abord peu engageants, ils ne font que restituer la monotonie du quotidien dans cette lagune qui tranche avec Venise. Mais au fil des pages, ce monde flottant, vaporeux et un rien sinistre va révéler ses trésors d'ombres et de lumières, que les ambiances nocturnes mettent encore davantage en valeur. « Le Passeur de lagunes », résultat d’une première collaboration, est une vraie réussite. D’une profondeur remarquable, ce récit parle de la perte de l’innocence et nous donne à voir que même dans les pires circonstances, il existe toujours une porte de sortie, à condition de ne pas se perdre dans une lagune devenue métaphore et surtout… de ne jamais se retourner…

23/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série 2001 Nights stories
2001 Nights stories

Alors avant tout, faisons un petit rappel historique : 2001, l'Odyssée de l'Espace est un projet transmedia co-réalisé par Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick, aboutissant à la sortie d'un roman et d'un film presque simultanés en 1968. Clarke a ensuite donné trois suites à son roman, établissant une véritable saga cosmologique et cosmogonique presque unique à l'époque (enfin, sur 30 ans). La série de mangas qui nous intéresse ici y fait directement référence, même si les noms de Clarke et Kubrick n'apparaissent nulle part, hormis peut-être dans le communiqué de presse des Éditions Glénat, et la postface de l'auteur. C'est à mon sens une faute de goût. Ceci étant pesé, nous voilà donc avec une odyssée galactique presque aussi ambitieuse que l’œuvre dont elle est inspirée, qui nous montre une sorte de conquête de l'espace aux dimensions cosmogoniques, un aspect qui pour le coup correspond à l'esprit de Clarke (lisez Rendez-vous avec Rama pour vous en rendre compte). Construction de vaisseaux spatiaux, programmes d'exploration, colonisation de planètes lointaines, nous avons la panoplie presque complète, avec comme le signale Bruno dans son avis, le fil rouge d'une famille qui a joué un rôle particulier dans cette saga. J'aime beaucoup l'ensemble. Au-delà de cette fidélité à l’œuvre originale, les récits sont bien construits, intéressants, parfois haletants. Il y a un côté un peu daté dans les informations scientifiques (c'est le revers de la médaille de la hard science), mais ce n'est pas pour me déplaire, cela fait le charme d'une œuvre un peu ancienne (près de 40 ans ici). j'ai particulièrement aimé la huitième nuit, intitulée l’Étoile du Diable, avec ses manipulations, ses trahisons au nom de la science et de la religion. Avec plus de 100 pages, cela aurait fait un bel arc indépendant. Son dessin également a un parfum suranné, très connoté années 80 à la sauce Tsukasa Hôjô mâtiné d'imagerie soviétique, mais on ne peut qu'être admiratif devant ces vaisseaux au design très inspiré, et la mise en scène plutôt inventive (même si pas toujours compréhensible). Bref, un objet (enfin, deux) patrimonial, indispensable pour les amateurs de space opera.

23/10/2023 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Maltempo
Maltempo

C'est mon coté italien qui se laisse attendrir. Une sorte de réinterprétation de Le Local de Gipi avec des jeunes qui montent un groupe dans le trou du cul de l'Italie. Ici c'est plus carte postale, avec le village qui descend en cascade vers la mer. Le but c'est le télécrochet : passer pour la première fois sur scène et être choisi pour aller en finale à la télé. Alors que chez Gipi ça doit se passer dans les années 80, avec une sorte de ton glauque qui remonte, chez Alfred, c'est les belles couleurs ensoleillées, les années 60, les vieilles voitures de notre enfance, les enfants qui grandissent, les vieux qui gâtouillent, mais pas tant que ça, les adultes qui ne sont pas toujours à la hauteur, les méchants qui guettent. J'aime ces histoires tragiques où chaque génération a sa place, tressée dans des habitudes, des atavismes, où le bien et le mal se castagnent entre humour et magouille, entre amour viril et honte. Une nostalgie qui parle aux ritals... Et puis il y a toujours la politique qui montre son nez : jamais on ne voit ça dans une histoire de jeunes qui se passerait en France, ou même dans un autre pays. L'Italie, elle est politique ou elle n'est pas. C'est peut-être ça que j'ai conservé de ma grand-mère qui faisait chanter à ses élèves français "bandiera rossa" dans les rues de Rome, mais je ne sais pas au juste à quelle date ...

23/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Tout se complique
Tout se complique

Sempé est un auteur qui ne paye jamais de mine. Son dessin est très simple, du Reiser en plus joli, du dessin de presse en plus chiadé. Comme ces petits récits, parfois de simples dessins/gags, toujours très simple, avec une finesse dans la narration équivalente à la finesse du trait. Et, là encore, du plus. Quelque chose de difficile à définir qui fait que la lecture est très plaisante, agréable, vivifiante, elle nous envoie une bouffée d’air frais, de poésie. L’humour de Sempé est très léger, même lorsqu’il évoque des questions graves. Il ne déclenche jamais d’hilarité, il n’y a rien de trash, de con. Un peu d’absurdité parfois, comme chez Tati. Rarement « drôle », mais toujours amusant, intéressant. C’est même étonnant sa faculté à capter l’air du temps et à nous le rabattre aussi pur ! Il y a certes un peu de Quino chez lui, mais c’est un auteur à part. Ici, beaucoup de petites histoires montrent l’écart entre rêves et réalité, les aspirations déçues. Mais aussi tout simplement la folie de la réalité. Perce aussi, au travers de ces petits instantanés, un critique de la société telle qu’elle va, une certaine mélancolie aussi. Intemporel et inexplicable, l’humour de Sempé est revigorant. Moi qui recherche beaucoup l’humour trash et con, je trouve aussi mon bonheur en lisant cet artisan qui a publié beaucoup de choses semblables sans jamais se répéter. C’est toujours un plaisir de lire Sempé !

23/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Le Roi des oiseaux
Le Roi des oiseaux

Mais dites voir, c'est du très bon ça ! Je suis toujours aussi content de lire des contes, genre littéraire que j'apprécie grandement et qui me fait toujours autant voyager. Ici, l'idée est de s'inspirer du folklore russe pour nous conter une histoire, ou plutôt DES histoires. Et honnêtement, ça faisait longtemps que j'avais pas été pris dans un conte de cette façon. L'histoire est découpée en chapitres, chacun étant en somme une histoire de type conte, chacune emboitée l'une dans l'autre et formant une histoire continue. Je trouve juste dommage que le titre ne concerne que le début de l'histoire, puisque le roi des oiseaux disparait au bout du premier tiers de l'histoire. Par contre le reste est d'excellente facture, servi par une narration typique du conte. Si vous êtes habitués au genre d'histoire, vous ne serez pas surpris du déroulé. Mais ce n'est pas parce que la narration est évidente qu'elle n'est pas plaisante et c'est tout ce que j'aime, de suivre une histoire codifiée mais joliment racontée, utilisant des personnages et lieux nouveaux. L'histoire passe sur de nombreux aspects légendaires : animaux, esprits, bucherons au bord de la forêt, enfant enlevé par une créature etc. … Mais au global, c'est une seule histoire du début à la fin, parfaitement bien imbriquée. Le dessin est exactement ce qu'il faut pour ce genre d'histoires : coloré et dynamique, avec un aspect de craie grasse dans la colorisation, jouant sur les visages animaliers notamment avec le roi des animaux, mais aussi précis dans les représentations animalières. C'est une parfaite illustration de conte, et je suis certain que ça plaira autant aux enfants qu'aux adultes qui le découvriront. Pour ma part, j'en ressors ravi et je recommande ce conte à tout lecteur qui apprécie le genre !

23/10/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aurora
Aurora

Quand j’ai vu dans les bacs le premier tome d’Aurora, j’ai feuilleté rapidement – j’ai aimé – visuellement c’est terrible – pourtant je n’ai pas acheté. C’était en janvier dernier lors du festival d’Angoulême. Je n’ai pas franchi le pas de l’achat car je ne veux plus des séries à rallonge qui pour certaines ne se termineront jamais. Il y a des précédents chez Soleil ! Lorsque le tome 2 est paru, j’étais de nouveau titillé. J’achète / je n’achète pas ? Le duo Christophe Bec et Stefano Raffaele sont des valeurs sûres et je l’avoue je suis admirateur invétéré du travail de ce duo. J’ai donc plongé et je le dis haut et fort … c’est génial ! Qu’est-ce que j’ai bien fait. Les esprits chagrins diront que les histoires de Christophe Bec se ressemblent d’un album à l’autre. Et c’est tant mieux car j’adore me perdre dans son univers tortueux et fantastique. On avance dans l’histoire à travers des séquences rythmées. On a l’impression que l’on saute du coq à l’âne allégrement et puis au fil des pages la cohérence de l’ensemble semble de plus en plus évidente et aiguise notre appétit de découvrir la suite. La série est prometteuse. Ça fleur bon – je n’ai pas peur des mots – le chef d’œuvre même si le scénario n’est pas sans rappeler le village des damnées de Wolf Rilla. Graphiquement c’est magnifique. Le coup de crayon est assuré. Esthétiquement c’est vraiment mon kiff. Raffaele a du talent assurément. Il faudrait juste qu’il détaille peut être un peu plus certaines cases pour que je crie au génie. Je n’ai donc qu’un conseil, n’attendez pas … courez chez votre libraire pour vous procurer tous les albums de cette série.

22/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Chevalier au Dragon
Le Chevalier au Dragon

Belle et agréable surprise que cette bande dessinée. Sur des thématiques et des péripéties ultra rabâchées (Mythe Arthurien, un chevalier => une quête (Le Graal), des épreuves, etc...), je trouve que cet album arrive à apporter une certaine fraicheur. C'est en partie dû à l'histoire racontée qui nous relate les aventures originales "reconstituées" d'un chevalier de la table ronde oublié: Ségurant (Sigurant) ici dénommé Sivar et aussi grâce à un certain dynamisme dans le déroulé du récit. De premier abord, je n'adhérais pas totalement au dessin d'émiliano Tanzillo qui manquait légèrement de finesse à mon goût mais finalement, à la lecture, je fais mon mea culpa, je me ravise lamentablement car je ressors pleinement convaincu. Je dirais même que le graphisme est sublime par moment et qu'il montre un style propre (ce qui est loin d'être le cas dans la majorité des productions tagués Heroïc Fantasy/médiéval fantastique). Certains reprocheront certainement le coté vu et revu de quelques situations, le fait que des passages soient balayés un peu trop rapidement, le manque de densité de certains personnages et le final un peu trop vite expédié peut-être. Pour ma part, point de fausses notes même si il y avait du potentiel pour être encore meilleur. Après, il faut tenir compte du fait que c'est tiré d'écrits datant du XVème siècle au plus tard. Au final, et pour conclure, je dirais qu'on se croirait découvrir en BD l'équivalent d'un bon Disney (plutôt pour adulte). Ce n'est pas si fréquent de nos jours.

22/10/2023 (modifier)