Une œuvre à ne pas lire si vous êtes dépressif : Bilal est un grand angoissé qui traduit ses névroses dans ses œuvres !
Une œuvre magnifique, avec des dessins et des couleurs sublimes dans un style inimitable, pour un scénario mêlant SF, mythologie égyptienne et satire sociale mordante !
On peut s'en passer mais qu'est-ce que ca fait du bien !!
Ces lapins suicidaires ne sont pas crétins (et l'auteur non plus).
Le dessin très simple sert parfaitement le propos.
Le bouquin à mettre dans les toilettes pour le relire quand on a un peu de vague à l'âme :)
De la même époque que "Idées Nores" de Franquin .
Peut-être un tout petit peu moins "bons" mais que ça fait du bien : une image , un concept, un éclat de rire !
Une vision décalée du monde, avec un humour corrosif et mordant .
A lire d'urgence car intemporel .
Le scénariste a fait la Guerre du Vietnam, dont il est revenu blessé et très profondément dégouté.
De plus, entre les "Boys" du Vietnam et l'Amérique où ils sont revenus, plus libertaire et pacifiste, un fossé culturel s'était ouvert, avec toutes les difficultés de réadaptation et de réinsertion que cela suppose pour les vétérans.
La Guerre Eternelle est donc la transposition dans un univers de science-fiction de l'absurdité de la guerre, et des trop lourdes conséquences qu'elle a.
C'est bien la Guerre qui est le "héros" de cette histoire, pas les personnages, parfois un peu falots ni le dessin, un peu daté bien que précis et évocateur !
Une lecture fortement recommandée !
J'aurai bien mis 4,5 / 5 mais pas possible ...
Une belle histoire d'amour entre une Tibétaine "particulière" et un Anglais, sur fond de présence politique lourde de la Chine au Tibet.
On sent tout l'amour de Cosey pour le Tibet et ses habitants.
Une histoire très bien écrite, avec des dessins magnifiques : je recommande !
Un petit avis rapide et fainéant qui se rangera à la grande majorité.
Échaudé par la 1ère monture de l’histoire (Urban Games), je ne me suis penché que tout récemment sur cette version 2.0, avec l’incontestable avantage de pouvoir enchaîner les tomes d’une traite.
Verdict : le scénariste a bien fait de persévérer avec cet/son univers, j’ai beaucoup aimé.
L’histoire tient bien la route avec cet havre de plaisir dans ce monde sordide. J’ai apprécié la multiplicité des protagonistes, et surtout la narration faussement complexe, nous ne sommes jamais perdu.
Mais ce qui ajoute indéniablement du charme à l’ensemble est la partie graphique de Roberto Ricci. Luc Brunschwig a trouvé le candidat parfait pour illustrer sa fable, j’en ai pris plein les mirettes.
Un chouette moment de lecture.
Nota (spoiler) : il y a juste un petit détail qui me perturbe un peu, c’est ce qui arrive à la famille du héros. Ça donne plus d’ambivalence à un personnage central mais l’impression qu’on aurait pu faire sans.
Je ne sais pas trop quoi penser de cet album, mais j’en suis sorti avec un ressenti positif, la lecture a été très plaisante.
Pourtant l’intrigue peut paraitre à la fois légère et obscure, nébuleuse. Mais il s’en dégage une rêverie, une poésie qui m’a touché.
Et j’ai aussi – et surtout – grandement apprécié le côté graphique. Tout l’univers steampunk – Jules Verne est directement évoqué plusieurs fois qui plus est – avec des machineries, des décors très chouettes. Comme l’est la colorisation, qui convient bien au steampunk, mais aussi à l’ambiance développée dans le récit.
Je ne sais pas si j’y retournerai, et l’histoire aurait pu être plus consistante – même si ne pas donner toutes les clés peut ici participer du charme diffus de la lecture. Mais c’est un album à découvrir.
Note réelle 3,5/5.
Delcourt nous propose un bel album, grand format à la couverture attirante. Ce Fidji est l'histoire de 2 potes qui ne se sont pas vu depuis un an. Le retour de celui qui vit exilé au Fidji sera l'occasion d'un road trip à travers la France. Ce sera surtout l'occasion de faire le point sur la vie, de se remémorer le bon vieux de temps, de régler leurs comptes et leur problèmes.
Vincent, bientôt 30 ans, est au moment où il doit s'engager et acheter un appartement avec sa copine. Il entrevoit surtout la perspective de la routine et un job fixe pour payer ses traites. Il doute. Sam le pousse à ne pas le faire, à reprendre la vie insouciante qu'ils ont menés dans un passé pas si lointain, une vie faite de délires, de bêtises et d'insouciance. A travers ces retrouvailles et les échanges entre Sam et Vincent, ce road trip aborde pas mal de thèmes existentiels. Les questionnements des deux protagonistes sur leur vie alimentent le récit. On sent assez bien l'inspiration personnelle de l'auteur qui se confesse à travers ses personnages.
Les thématiques abordées résonneront avec une intensité différente selon sa propre histoire personnelle. En tout cas, concerné ou pas, on sent le doute chez Vincent, on voit bien qu'un truc ne va pas, qu'il a quelque chose à régler et on a envie de savoir quoi. Il adresse souvent des reproches à son ami, critiquant ses choix, et leurs échanges montent un peu trop souvent dans les tours. Un peu ça va, mais leurs engueulades et leurs fâcheries ont eu un peu tendance à m'agacer au bout d'un moment.
C'est sur cette impression partagée, entre curiosité et agacement, que cette histoire nous emmène vers sa conclusion. Et là, ce truc à régler qui traine en toile de fond trouve tout son sens dans les dernières pages. Je ne l'avais pas senti venir et j'applaudis des deux mains. J'adore cette fin qui change la vision qu'on s'est faite tout au long du récit et qui donne envie de le relire une deuxième fois. Avec probablement un oeil averti qui donnera un autre éclairage au récit, et offrira je n'en doute pas une seconde lecture encore meilleure que la première.
Un album entre le pas mal et le franchement bien, mais l'impression finale l'emporte.
MIAM !
Cette "cuisine des Ogres" recelle autant de visions fantastiques que de dangers mortels. Les auteurs remettent au goût du jour la recette des contes d'antan : noirceur et merveilleux.
Les références sont multiples. Il me semble que Fabien Vehlmann pioche aussi bien chez Perrault, Rabelais ou Cervantes que dans le jeu vidéo ("Little Nightmares") et le dessin animé (Le Voyage de Chihiro). Malgré tout il parvient à maintenir une certaine cohérence et l'histoire globale est enlevée et agréable à suivre.
De nombreuses scènes spectaculaires sont sublimées par le dessin généreux de Jean-Baptiste Andreae.
Sa couleur directe est un régal pour les pupilles. Les personnages sont différenciés et expressifs, dans un style original. Tout au plus aurais-je aimé apercevoir davantage le visage de Trois-fois-morte, couverte de bandages la plupart du temps. En parlant d'elle : heureusement qu'elle a un surnom badass parce que "Blanchette" c'est pas terrible, même si ses amis sont des chèvres...
Je suis content d'apprendre qu'il y aura une suite et curieux de découvrir qui en sera au centre, puisque le personnage principal devrait changer.
En espérant survivre au traitement
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Ce tome comprend une histoire complète indépendante de toute autre. Il regroupe les 3 épisodes de la minisérie ainsi que le numéro supplémentaire Batamn: Smile Killer, initialement parus en 2020, écrits par Jeff Lemire, dessinés et encrés par Andrea Sorrentino, et mis en couleurs par Jordie Bellaire. Les couvertures originales ont été réalisées par Sorrentino & Bellaire. Les deux couvertures variantes ont été réalisées par Kaare Andrews.
Dans une large avenue de Gotham, un petit garçon marche en donnant la main à a maman : il regarde des ballons s'élever dans le ciel, certains verts certains violets. Dans sa cellule, Joker pense à sa motivation : créer des belles choses, des choses sublimes que personne n'a jamais créées. Des ballons flottent par dizaine dans le ciel de ce quartier de Gotham : ils explosent et libèrent un gaz mortel, empoisonnant les passants qui meurent avec un rictus sur le visage, comme un grand sourire crispé trop large. Dans sa grande cellule très haute de plafond, avec une grande paroi de verre, Joker continue à parler : le rire est la vraie beauté, la vie est faite pour être savourée, et certains en sont incapables. De l'autre côté de la paroi vitrée, le psychologue Ben Arnell prend régulièrement des notes. Joker lui indique que ça va être dur pour lui d'établir un diagnostic s'il n'est pas capable de déceler quand il ment. Le docteur lui répond qu'il n'est pas là pour établir un diagnostic, mais pour guérir Joker. Ce dernier rit doucement pendant un instant. Arnel lui demande si ce n'est pas ça qu'il veut : guérir ? Joker répond que ça fait longtemps que quelqu'un ne lui a pas demandé ce qu'il veut, mais que le guérir n'apporterait rien aux centaines de personnes qu'il a tuées. Il termine en ajoutant que ces sessions ne sont pas pour ses victimes, ni même pour lui, mais bien pour Ben Arnell lui-même.
Après cet entretien avec Joker, le docteur Ben Arnell effectue un débriefing avec la docteure Marie Hutchins, responsable des suivis psychiatriques des patients de l'asile d'Arkham. Elle lui demande si Joker a raison quant à une motivation égocentrée d'Arnell : il lui répond que non et qu'il espère bien que l'étude d'une folie aussi poussée que celle de Joker lui permettra de formuler des propositions de traitement pour des patients à un stade moins avancé. Elle lui rappelle qu'il n'a plus que deux semaines d'étude, et qu'après il retourne à son université, car déjà il semble que Joker commence à jouer avec lui, et elle ne veut pas perdre un autre jeune psychologue. Puis elle lui raconte une blague nulle de Jason Woodrue, un autre patient. Ils sourient doucement tous les deux, Joker semblant les regarder en fixant la caméra de sa cellule. Enfin, Ben Arnell rentre chez lui en voiture, en banlieue. Il arrive tardivement et trouve sa femme Anna avec son fils Simon dans le spacieux salon, autour de la table basse, devant le manteau de la cheminée au-dessus duquel est accroché un tableau avec un test de Rorschach. Son épouse lui fait observer qu'il a une heure de retard, mais elle sourit. Ben demande à son fils comment s'est passé sa journée : Simon lui montre un dessin. Ils passent à table, et Ben ressent la chaleur humaine, le bonheur domestique, appréciant les rires. Il y a une vraie beauté dans les rires.
Joker est un personnage créé par Bob Kane, Bill Finger et Jerry Robinson en 1940, et apparu pour la première fois dans Batman 1. Ici, Jeff Lemire met en œuvre une version générique : un individu maigre, à la peau blanche et aux cheveux discrètement verts, un criminel endurci, un tueur en série et un tueur de masse, un individu fou, mis en prison par Batman. Comme il s'agit de la collection Black Label destinée à un public adulte, il n'est pas tenu de faire référence à quelque continuité que ce soit. Andrea Sorrentino en donne une représentation très naturaliste : un homme normal, calme et posé, avec un sourire inquiétant, parfois juste un peu trop large. De fait, les références à la mythologie associée à Batman sont très limitées : deux ou trois apparitions de Batman dans une case, la vision d'une partie des autres patients incarcérés à Arkham (des supercriminels classiques comme Bane, Clayface, Harley Quinn, Killer Croc, Mad Hatter, Man-Bat, Mister Freeze, Penguin, Poison Ivy, Professor Pyg, The Riddler, Scarecrow, Two-Face, Ventriloquist) le temps de 2 ou 3 courtes séquences. L'objet du récit n'est pas la lutte de Joker contre Batman, ou les patients d'Arkham : c'est l'évolution de la relation entre Joker et son analyste, la façon dont il le manipule à son insu. En voyant le test de Rorschach accroché comme un tableau, le lecteur pense tout de suite à l'épisode 6 de la série Watchmen d'Alan Moore & Dave Gibbons : le psychologue Malcolm Long interrogeant Walter Korvacs qui lui fait prendre conscience de l'horreur du monde, du gouffre sans fond de la méchanceté de l'être humain. Le lecteur se doute bien que les choses vont mal tourner pour le pauvre Ben Arnell, trop idéaliste, trop jeune.
Le lecteur s'attend donc à ce que Ben Arnell perde pied progressivement. Ça commence très discrètement avec cette remarque anodine sur le rire comme moment de beauté. La narration visuelle s'appuie sur une approche naturaliste, sans les exagérations propres aux comics de superhéros : pas de musculature du culturiste dopé, pas de combats physiques chorégraphiés avec une violence sadique. La scène avec les ballons est même jolie tant qu'on ne voit pas les visages grimaçants des cadavres. Ensuite seule la hauteur sous plafond de la pièce d'entretien sort de l'ordinaire, vraisemblablement une bizarrerie architecturale de l'asile d'Arkham. Ben Armell a un physique quelconque et ordinaire, avec un sourire confiant. L'artiste détoure les personnages et les éléments d'un trait fin, mais pas cassant, leur donnant un peu de poids avec des aplats de noir mesurés, comme la barbe de Ben, la chevelure d'Anna. La mise en page est aérée, avec de nombreuses cases de la largeur de la page, et le personnage au centre. Il n'y a que la mise en couleurs qui génère une sensation vaguement cafardeuse, avec des teintes un peu sombres.
Alors qu'il est le maître de compositions de page aventureuses (par exemple dans Green Arrow, ou dans Gideon Falls, toutes les deux avec un scénario de Lemire), ici, Sorrentino s'en tient à des cases bien rectangulaires et sagement alignées. Le choc n'en est que plus fort quand il passe dans un autre mode avec un découpage de page audacieux, soulignant un effet horrifique avec une grande efficacité. Les couleurs suivent le mouvement devenant plus sombre ou noyées dans le rouge sang. Le suspense psychologique augmente d'autant de crans, Ben Arnell subissant une hallucination ou effectuant une action sortant de l'ordinaire, attestant de l'emprise inconsciente de Joker sur son esprit, son ressenti, sa façon de réfléchir, de voir le monde. Le lecteur mesure toute l'habileté de l'artiste en regardant les pages faites à la manière d'un livre pour enfant où l'illustration gentille avec des formes rondes comprend un élément sinistre, preuve de la présence de la perversion meurtrière insidieuse de Joker. Pour peu qu'il ait déjà lu ou vu une histoire de ce genre, le lecteur se doute bien de la tournure et des événements, et sait que l'intérêt du récit réside dans la manière dont le psychologue perd pied, les symptômes attestant de sa manipulation par Joker et de la capacité de conviction de ce dernier. De ce point de vue, le scénariste maîtrise ses effets : le lecteur est convaincu par les éléments qui font que le personnage principal perd pied, doute de son système de valeurs. Cela commence très élégamment par Joker faisant incidemment remarquer qu'il n'a peut-être aucune envie de guérir. En bon scénariste, Jeff Lemire a réservé une surprise de taille au lecteur en cours de route, mettant en cause la fiabilité du comportement d'Arnell.
Cette histoire relève d'un bel ouvrage, bien exécuté, avec une ambiance sur le point de basculer dans les ténèbres, des dessins réalistes, avec une mise en page bien stable, rendant ses écarts visuels ponctuels très significatifs et impressionnants, et une tonalité qui convainc doucement le lecteur de la folie profonde de Joker, et de la force de son esprit, inimaginable par le commun des mortels, même un professionnel. Le lecteur éprouve la sensation de la perte d'équilibre et de repères de Ben, ressentant une forte empathie pour lui, mais il manque le grain de folie nécessaire pour que le récit soit assez noir, ou assez oppressant pour être indispensable.
Entraînés par son sujet et par le succès de la série, Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Jordie Bellaire ont réalisé un quatrième épisode, cette fois-ci du point de vue de Batman. Enfant Bruce Wayne regardait une émission jeunesse à la télévision avec une marionnette (Mr. Smiles) sur la main du présentateur dont le visage n'apparaissait pas à l'écran. Mr. Smiles tenait des propos étranges sur incitant les enfants à sourire, semblant s'adresser directement au jeune Bruce et lui reprocher de ne pas sourire. Au temps présent, Batman intervient dans un immeuble où Joker est sensé se trouver. Il découvre des cadavres dans un présentoir de boucher, et un dessin sur une feuille : Mr. Pouts, un visage qu'il avait représenté enfant. Plus tard, Bruce Wayne est interné à Arkham Asylum et Ben Arnell est dans la cellule contiguë.
Logique que les responsables éditoriaux aient voulu prolonger les ventes de la série, et que le scénariste propose une suite en adoptant le point de vue de Batman. Andrea Sorrentino et Jordie Bellaire sont dans le même mode réaliste, avec une dose de désespoir dans les couleurs ternes et sombres. Mais ce n'est pas une suite : l'histoire suit surtout Bruce Wayne, et Ben Arnell est cette fois-ci un patient d'Arkham. Le scénariste joue sur la difficulté de savoir ce qui est réel, et ce qui correspond à la réalité déformée dans l'esprit de Bruce, par l'administration d'une drogue de Joker. Bien sûr, le lecteur effectue le parallèle entre le cheminement de Ben Arnell dans le récit principal et celui de Wayne dans cette coda. L'influence de Joker sur Bruce enfant est particulièrement malsaine, mais vraisemblablement totalement factice, ou pas. Difficile d'y retrouver ses petits. Mais ce n'est pas non plus totalement onirique. Le lecteur aurait bien aimé bénéficier d'un signe, comme Bruce dans la dernière page du récit, pour lui aussi s'y retrouver. Sympathique et malsain, mais pas totalement convaincant.
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La Trilogie Nikopol
Une œuvre à ne pas lire si vous êtes dépressif : Bilal est un grand angoissé qui traduit ses névroses dans ses œuvres ! Une œuvre magnifique, avec des dessins et des couleurs sublimes dans un style inimitable, pour un scénario mêlant SF, mythologie égyptienne et satire sociale mordante !
Le Coup du lapin
On peut s'en passer mais qu'est-ce que ca fait du bien !! Ces lapins suicidaires ne sont pas crétins (et l'auteur non plus). Le dessin très simple sert parfaitement le propos. Le bouquin à mettre dans les toilettes pour le relire quand on a un peu de vague à l'âme :)
Serre
De la même époque que "Idées Nores" de Franquin . Peut-être un tout petit peu moins "bons" mais que ça fait du bien : une image , un concept, un éclat de rire ! Une vision décalée du monde, avec un humour corrosif et mordant . A lire d'urgence car intemporel .
La Guerre Eternelle
Le scénariste a fait la Guerre du Vietnam, dont il est revenu blessé et très profondément dégouté. De plus, entre les "Boys" du Vietnam et l'Amérique où ils sont revenus, plus libertaire et pacifiste, un fossé culturel s'était ouvert, avec toutes les difficultés de réadaptation et de réinsertion que cela suppose pour les vétérans. La Guerre Eternelle est donc la transposition dans un univers de science-fiction de l'absurdité de la guerre, et des trop lourdes conséquences qu'elle a. C'est bien la Guerre qui est le "héros" de cette histoire, pas les personnages, parfois un peu falots ni le dessin, un peu daté bien que précis et évocateur ! Une lecture fortement recommandée ! J'aurai bien mis 4,5 / 5 mais pas possible ...
Le Bouddha d'Azur
Une belle histoire d'amour entre une Tibétaine "particulière" et un Anglais, sur fond de présence politique lourde de la Chine au Tibet. On sent tout l'amour de Cosey pour le Tibet et ses habitants. Une histoire très bien écrite, avec des dessins magnifiques : je recommande !
Urban
Un petit avis rapide et fainéant qui se rangera à la grande majorité. Échaudé par la 1ère monture de l’histoire (Urban Games), je ne me suis penché que tout récemment sur cette version 2.0, avec l’incontestable avantage de pouvoir enchaîner les tomes d’une traite. Verdict : le scénariste a bien fait de persévérer avec cet/son univers, j’ai beaucoup aimé. L’histoire tient bien la route avec cet havre de plaisir dans ce monde sordide. J’ai apprécié la multiplicité des protagonistes, et surtout la narration faussement complexe, nous ne sommes jamais perdu. Mais ce qui ajoute indéniablement du charme à l’ensemble est la partie graphique de Roberto Ricci. Luc Brunschwig a trouvé le candidat parfait pour illustrer sa fable, j’en ai pris plein les mirettes. Un chouette moment de lecture. Nota (spoiler) : il y a juste un petit détail qui me perturbe un peu, c’est ce qui arrive à la famille du héros. Ça donne plus d’ambivalence à un personnage central mais l’impression qu’on aurait pu faire sans.
Bunkerville
Je ne sais pas trop quoi penser de cet album, mais j’en suis sorti avec un ressenti positif, la lecture a été très plaisante. Pourtant l’intrigue peut paraitre à la fois légère et obscure, nébuleuse. Mais il s’en dégage une rêverie, une poésie qui m’a touché. Et j’ai aussi – et surtout – grandement apprécié le côté graphique. Tout l’univers steampunk – Jules Verne est directement évoqué plusieurs fois qui plus est – avec des machineries, des décors très chouettes. Comme l’est la colorisation, qui convient bien au steampunk, mais aussi à l’ambiance développée dans le récit. Je ne sais pas si j’y retournerai, et l’histoire aurait pu être plus consistante – même si ne pas donner toutes les clés peut ici participer du charme diffus de la lecture. Mais c’est un album à découvrir. Note réelle 3,5/5.
Fidji
Delcourt nous propose un bel album, grand format à la couverture attirante. Ce Fidji est l'histoire de 2 potes qui ne se sont pas vu depuis un an. Le retour de celui qui vit exilé au Fidji sera l'occasion d'un road trip à travers la France. Ce sera surtout l'occasion de faire le point sur la vie, de se remémorer le bon vieux de temps, de régler leurs comptes et leur problèmes. Vincent, bientôt 30 ans, est au moment où il doit s'engager et acheter un appartement avec sa copine. Il entrevoit surtout la perspective de la routine et un job fixe pour payer ses traites. Il doute. Sam le pousse à ne pas le faire, à reprendre la vie insouciante qu'ils ont menés dans un passé pas si lointain, une vie faite de délires, de bêtises et d'insouciance. A travers ces retrouvailles et les échanges entre Sam et Vincent, ce road trip aborde pas mal de thèmes existentiels. Les questionnements des deux protagonistes sur leur vie alimentent le récit. On sent assez bien l'inspiration personnelle de l'auteur qui se confesse à travers ses personnages. Les thématiques abordées résonneront avec une intensité différente selon sa propre histoire personnelle. En tout cas, concerné ou pas, on sent le doute chez Vincent, on voit bien qu'un truc ne va pas, qu'il a quelque chose à régler et on a envie de savoir quoi. Il adresse souvent des reproches à son ami, critiquant ses choix, et leurs échanges montent un peu trop souvent dans les tours. Un peu ça va, mais leurs engueulades et leurs fâcheries ont eu un peu tendance à m'agacer au bout d'un moment. C'est sur cette impression partagée, entre curiosité et agacement, que cette histoire nous emmène vers sa conclusion. Et là, ce truc à régler qui traine en toile de fond trouve tout son sens dans les dernières pages. Je ne l'avais pas senti venir et j'applaudis des deux mains. J'adore cette fin qui change la vision qu'on s'est faite tout au long du récit et qui donne envie de le relire une deuxième fois. Avec probablement un oeil averti qui donnera un autre éclairage au récit, et offrira je n'en doute pas une seconde lecture encore meilleure que la première. Un album entre le pas mal et le franchement bien, mais l'impression finale l'emporte.
La Cuisine des ogres
MIAM ! Cette "cuisine des Ogres" recelle autant de visions fantastiques que de dangers mortels. Les auteurs remettent au goût du jour la recette des contes d'antan : noirceur et merveilleux. Les références sont multiples. Il me semble que Fabien Vehlmann pioche aussi bien chez Perrault, Rabelais ou Cervantes que dans le jeu vidéo ("Little Nightmares") et le dessin animé (Le Voyage de Chihiro). Malgré tout il parvient à maintenir une certaine cohérence et l'histoire globale est enlevée et agréable à suivre. De nombreuses scènes spectaculaires sont sublimées par le dessin généreux de Jean-Baptiste Andreae. Sa couleur directe est un régal pour les pupilles. Les personnages sont différenciés et expressifs, dans un style original. Tout au plus aurais-je aimé apercevoir davantage le visage de Trois-fois-morte, couverte de bandages la plupart du temps. En parlant d'elle : heureusement qu'elle a un surnom badass parce que "Blanchette" c'est pas terrible, même si ses amis sont des chèvres... Je suis content d'apprendre qu'il y aura une suite et curieux de découvrir qui en sera au centre, puisque le personnage principal devrait changer.
Joker - Killer Smile
En espérant survivre au traitement - Ce tome comprend une histoire complète indépendante de toute autre. Il regroupe les 3 épisodes de la minisérie ainsi que le numéro supplémentaire Batamn: Smile Killer, initialement parus en 2020, écrits par Jeff Lemire, dessinés et encrés par Andrea Sorrentino, et mis en couleurs par Jordie Bellaire. Les couvertures originales ont été réalisées par Sorrentino & Bellaire. Les deux couvertures variantes ont été réalisées par Kaare Andrews. Dans une large avenue de Gotham, un petit garçon marche en donnant la main à a maman : il regarde des ballons s'élever dans le ciel, certains verts certains violets. Dans sa cellule, Joker pense à sa motivation : créer des belles choses, des choses sublimes que personne n'a jamais créées. Des ballons flottent par dizaine dans le ciel de ce quartier de Gotham : ils explosent et libèrent un gaz mortel, empoisonnant les passants qui meurent avec un rictus sur le visage, comme un grand sourire crispé trop large. Dans sa grande cellule très haute de plafond, avec une grande paroi de verre, Joker continue à parler : le rire est la vraie beauté, la vie est faite pour être savourée, et certains en sont incapables. De l'autre côté de la paroi vitrée, le psychologue Ben Arnell prend régulièrement des notes. Joker lui indique que ça va être dur pour lui d'établir un diagnostic s'il n'est pas capable de déceler quand il ment. Le docteur lui répond qu'il n'est pas là pour établir un diagnostic, mais pour guérir Joker. Ce dernier rit doucement pendant un instant. Arnel lui demande si ce n'est pas ça qu'il veut : guérir ? Joker répond que ça fait longtemps que quelqu'un ne lui a pas demandé ce qu'il veut, mais que le guérir n'apporterait rien aux centaines de personnes qu'il a tuées. Il termine en ajoutant que ces sessions ne sont pas pour ses victimes, ni même pour lui, mais bien pour Ben Arnell lui-même. Après cet entretien avec Joker, le docteur Ben Arnell effectue un débriefing avec la docteure Marie Hutchins, responsable des suivis psychiatriques des patients de l'asile d'Arkham. Elle lui demande si Joker a raison quant à une motivation égocentrée d'Arnell : il lui répond que non et qu'il espère bien que l'étude d'une folie aussi poussée que celle de Joker lui permettra de formuler des propositions de traitement pour des patients à un stade moins avancé. Elle lui rappelle qu'il n'a plus que deux semaines d'étude, et qu'après il retourne à son université, car déjà il semble que Joker commence à jouer avec lui, et elle ne veut pas perdre un autre jeune psychologue. Puis elle lui raconte une blague nulle de Jason Woodrue, un autre patient. Ils sourient doucement tous les deux, Joker semblant les regarder en fixant la caméra de sa cellule. Enfin, Ben Arnell rentre chez lui en voiture, en banlieue. Il arrive tardivement et trouve sa femme Anna avec son fils Simon dans le spacieux salon, autour de la table basse, devant le manteau de la cheminée au-dessus duquel est accroché un tableau avec un test de Rorschach. Son épouse lui fait observer qu'il a une heure de retard, mais elle sourit. Ben demande à son fils comment s'est passé sa journée : Simon lui montre un dessin. Ils passent à table, et Ben ressent la chaleur humaine, le bonheur domestique, appréciant les rires. Il y a une vraie beauté dans les rires. Joker est un personnage créé par Bob Kane, Bill Finger et Jerry Robinson en 1940, et apparu pour la première fois dans Batman 1. Ici, Jeff Lemire met en œuvre une version générique : un individu maigre, à la peau blanche et aux cheveux discrètement verts, un criminel endurci, un tueur en série et un tueur de masse, un individu fou, mis en prison par Batman. Comme il s'agit de la collection Black Label destinée à un public adulte, il n'est pas tenu de faire référence à quelque continuité que ce soit. Andrea Sorrentino en donne une représentation très naturaliste : un homme normal, calme et posé, avec un sourire inquiétant, parfois juste un peu trop large. De fait, les références à la mythologie associée à Batman sont très limitées : deux ou trois apparitions de Batman dans une case, la vision d'une partie des autres patients incarcérés à Arkham (des supercriminels classiques comme Bane, Clayface, Harley Quinn, Killer Croc, Mad Hatter, Man-Bat, Mister Freeze, Penguin, Poison Ivy, Professor Pyg, The Riddler, Scarecrow, Two-Face, Ventriloquist) le temps de 2 ou 3 courtes séquences. L'objet du récit n'est pas la lutte de Joker contre Batman, ou les patients d'Arkham : c'est l'évolution de la relation entre Joker et son analyste, la façon dont il le manipule à son insu. En voyant le test de Rorschach accroché comme un tableau, le lecteur pense tout de suite à l'épisode 6 de la série Watchmen d'Alan Moore & Dave Gibbons : le psychologue Malcolm Long interrogeant Walter Korvacs qui lui fait prendre conscience de l'horreur du monde, du gouffre sans fond de la méchanceté de l'être humain. Le lecteur se doute bien que les choses vont mal tourner pour le pauvre Ben Arnell, trop idéaliste, trop jeune. Le lecteur s'attend donc à ce que Ben Arnell perde pied progressivement. Ça commence très discrètement avec cette remarque anodine sur le rire comme moment de beauté. La narration visuelle s'appuie sur une approche naturaliste, sans les exagérations propres aux comics de superhéros : pas de musculature du culturiste dopé, pas de combats physiques chorégraphiés avec une violence sadique. La scène avec les ballons est même jolie tant qu'on ne voit pas les visages grimaçants des cadavres. Ensuite seule la hauteur sous plafond de la pièce d'entretien sort de l'ordinaire, vraisemblablement une bizarrerie architecturale de l'asile d'Arkham. Ben Armell a un physique quelconque et ordinaire, avec un sourire confiant. L'artiste détoure les personnages et les éléments d'un trait fin, mais pas cassant, leur donnant un peu de poids avec des aplats de noir mesurés, comme la barbe de Ben, la chevelure d'Anna. La mise en page est aérée, avec de nombreuses cases de la largeur de la page, et le personnage au centre. Il n'y a que la mise en couleurs qui génère une sensation vaguement cafardeuse, avec des teintes un peu sombres. Alors qu'il est le maître de compositions de page aventureuses (par exemple dans Green Arrow, ou dans Gideon Falls, toutes les deux avec un scénario de Lemire), ici, Sorrentino s'en tient à des cases bien rectangulaires et sagement alignées. Le choc n'en est que plus fort quand il passe dans un autre mode avec un découpage de page audacieux, soulignant un effet horrifique avec une grande efficacité. Les couleurs suivent le mouvement devenant plus sombre ou noyées dans le rouge sang. Le suspense psychologique augmente d'autant de crans, Ben Arnell subissant une hallucination ou effectuant une action sortant de l'ordinaire, attestant de l'emprise inconsciente de Joker sur son esprit, son ressenti, sa façon de réfléchir, de voir le monde. Le lecteur mesure toute l'habileté de l'artiste en regardant les pages faites à la manière d'un livre pour enfant où l'illustration gentille avec des formes rondes comprend un élément sinistre, preuve de la présence de la perversion meurtrière insidieuse de Joker. Pour peu qu'il ait déjà lu ou vu une histoire de ce genre, le lecteur se doute bien de la tournure et des événements, et sait que l'intérêt du récit réside dans la manière dont le psychologue perd pied, les symptômes attestant de sa manipulation par Joker et de la capacité de conviction de ce dernier. De ce point de vue, le scénariste maîtrise ses effets : le lecteur est convaincu par les éléments qui font que le personnage principal perd pied, doute de son système de valeurs. Cela commence très élégamment par Joker faisant incidemment remarquer qu'il n'a peut-être aucune envie de guérir. En bon scénariste, Jeff Lemire a réservé une surprise de taille au lecteur en cours de route, mettant en cause la fiabilité du comportement d'Arnell. Cette histoire relève d'un bel ouvrage, bien exécuté, avec une ambiance sur le point de basculer dans les ténèbres, des dessins réalistes, avec une mise en page bien stable, rendant ses écarts visuels ponctuels très significatifs et impressionnants, et une tonalité qui convainc doucement le lecteur de la folie profonde de Joker, et de la force de son esprit, inimaginable par le commun des mortels, même un professionnel. Le lecteur éprouve la sensation de la perte d'équilibre et de repères de Ben, ressentant une forte empathie pour lui, mais il manque le grain de folie nécessaire pour que le récit soit assez noir, ou assez oppressant pour être indispensable. Entraînés par son sujet et par le succès de la série, Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Jordie Bellaire ont réalisé un quatrième épisode, cette fois-ci du point de vue de Batman. Enfant Bruce Wayne regardait une émission jeunesse à la télévision avec une marionnette (Mr. Smiles) sur la main du présentateur dont le visage n'apparaissait pas à l'écran. Mr. Smiles tenait des propos étranges sur incitant les enfants à sourire, semblant s'adresser directement au jeune Bruce et lui reprocher de ne pas sourire. Au temps présent, Batman intervient dans un immeuble où Joker est sensé se trouver. Il découvre des cadavres dans un présentoir de boucher, et un dessin sur une feuille : Mr. Pouts, un visage qu'il avait représenté enfant. Plus tard, Bruce Wayne est interné à Arkham Asylum et Ben Arnell est dans la cellule contiguë. Logique que les responsables éditoriaux aient voulu prolonger les ventes de la série, et que le scénariste propose une suite en adoptant le point de vue de Batman. Andrea Sorrentino et Jordie Bellaire sont dans le même mode réaliste, avec une dose de désespoir dans les couleurs ternes et sombres. Mais ce n'est pas une suite : l'histoire suit surtout Bruce Wayne, et Ben Arnell est cette fois-ci un patient d'Arkham. Le scénariste joue sur la difficulté de savoir ce qui est réel, et ce qui correspond à la réalité déformée dans l'esprit de Bruce, par l'administration d'une drogue de Joker. Bien sûr, le lecteur effectue le parallèle entre le cheminement de Ben Arnell dans le récit principal et celui de Wayne dans cette coda. L'influence de Joker sur Bruce enfant est particulièrement malsaine, mais vraisemblablement totalement factice, ou pas. Difficile d'y retrouver ses petits. Mais ce n'est pas non plus totalement onirique. Le lecteur aurait bien aimé bénéficier d'un signe, comme Bruce dans la dernière page du récit, pour lui aussi s'y retrouver. Sympathique et malsain, mais pas totalement convaincant.