Les derniers avis (32258 avis)

Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Marsupilami
Marsupilami

J'ai été impressionné par l'imagination de Franquin dans la création du Marsupilami. Cet animal exotique apporte une touche d'originalité et de fantaisie à l'univers de Spirou et Fantasio. Les premiers tomes m'ont vraiment plu avec leurs histoires amusantes et leurs leçons morales. Cependant, j'ai ressenti que la série a perdu de sa qualité au fil des albums, devenant plus industrielle et moins captivante. Bien que le Marsupilami soit attachant, je trouve qu'il est mieux en second rôle. En tant que personnage principal, les aventures ont tendance à tourner en rond et manquent parfois de profondeur. Malgré quelques répétitions et un manque de renouvellement, la série conserve un charme certain, surtout pour les jeunes lecteurs. Les dessins sont vivants et la jungle de Palombie est magnifiquement dépeinte. Je dirais donc pour finir que le Marsupilami reste une lecture agréable qui divertira surtout les enfants. Je lui donne une note de 4/5 pour son impact culturel et les bons moments qu'il continue d'offrir.

25/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

Spirou et Fantasio sont des personnages qui traversent les âges avec leurs aventures pleines d'humour et de camaraderie. Leur amitié et leur dynamisme m'ont vraiment captivé. Les illustrations sont un régal pour les yeux, pleines de vie et de détails qui rendent chaque page attrayante et invitent à l'exploration visuelle. Chaque album offre une nouvelle aventure, et j'apprécie la manière dont les histoires se renouvellent tout en gardant une cohérence qui fait le charme de la série. La série m'a fait ressentir un éventail d'émotions, du rire aux moments de tension. En lisant cette BD, j'ai été transporté dans un univers où l'aventure et l'amitié règnent en maîtres. C'est une lecture que je recommande chaudement !

25/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Gaston est un personnage hors du commun, un anti-héros attachant avec ses gaffes et sa paresse. Il apporte une touche d'humour unique et une critique sociale subtile à travers ses aventures. Le trait de Franquin est dynamique et expressif, rendant chaque gag vivant. Les situations absurdes et les running gags autour des personnages secondaires comme Longtarin et Jules-de-chez-Smith-en-face sont un régal. Au-delà des rires, Gaston Lagaffe offre une réflexion sur le monde de l'entreprise et la résistance passive de l'individu face au système, le tout avec une touche écologique avant-gardiste. Cette BD traverse les générations. Elle a marqué mon enfance et continue de résonner aujourd'hui. Les personnages secondaires sont tout aussi mémorables que Gaston lui-même. En somme, Gaston Lagaffe est une oeuvre culte qui mérite sa place dans le panthéon de la bande dessinée franco-belge. Un chef-d'oeuvre qui, malgré quelques gags convenus, reste un incontournable pour son humour, son originalité et ses valeurs.

25/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Un putain de salopard
Un putain de salopard

J'ai été immédiatement captivé par l'histoire de Max, ce jeune homme à la recherche de son passé en Amazonie. L'aventure, teintée de mystère et de révélations surprenantes, m'a tenu en haleine du début à la fin. Les personnages sont si réalistes et bien développés que je me suis rapidement attaché à eux. Leur quête personnelle et leur dynamique de groupe ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire. Le trait d'Olivier Pont, allié aux couleurs de François Lapierre, donne vie à la jungle amazonienne avec une richesse et une précision qui m'ont transporté au coeur de l'aventure. Au-delà de l'aventure, cette BD m'a fait réfléchir sur des thèmes comme la survie, la corruption et la beauté de la nature. C'est une oeuvre qui, tout en divertissant, invite à la réflexion. En résumé, cette bande dessinée est une réussite. Elle combine habilement l'action, l'émotion et la réflexion, le tout servi par un graphisme de qualité. Un régal pour les yeux et l'esprit !

25/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête

J'ai été immédiatement happé par l'histoire de Bragon, ce jeune paysan avide d'aventures et de combats. La quête de sa transformation en chevalier défenseur d'Akbar est racontée avec un rythme soutenu qui maintient l'intérêt à chaque page. Les auteurs ont su créer des moments émotionnels intenses, particulièrement aux tomes 1, 3 et 5, où Bragon doit affronter des pertes personnelles déchirantes, ajoutant une profondeur psychologique à son parcours. Malgré le changement de dessinateurs, la série conserve une qualité visuelle remarquable. Chaque planche est un régal pour les yeux, avec une attention particulière portée à la création d'une faune et d'une flore originales. Bien que cette préquelle ne surpasse pas l'originalité et la puissance de La Quête de l'Oiseau du Temps, elle reste une lecture très agréable et respecte l'univers établi tout en offrant une aventure fraîche et intéressante. Finalement, cette préquelle m'a procuré un plaisir de lecture certain. Elle a su renouveler mon intérêt pour l'univers de La Quête de l'Oiseau du Temps et m'a invité à redécouvrir la série originale avec un regard neuf. Je lui donne une note de 4/5 pour son scénario intelligent et son dessin sublime.

25/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Une sardine à la mer
Une sardine à la mer

Après avoir commandé l’album, ma première réaction a été d’être bien deg’. Ma faute aussi de n’avoir pas fait plus attention, j’imaginais une suite à Comme un poisson dans l’huile et Les sardines sont cuites, 2 albums que j’apprécie beaucoup … et c’est à 1/3 vrai. En fait, Une sardine à la mer les compile tout en y ajoutant une conclusion plus de 15 ans après : Extra ball + 2 autres courts récits, un peu dommage d’ailleurs que le 3eme titre oublie l’allusion « poiscaille » (même si c’est justifié par la suite). Rien vraiment de méchant au final mais c’est toujours con quand on possède déjà les tomes chez Vertige Graphic. Dans les 2 premiers tomes, Guillaume Long nous narre ses 2 premières années aux Beaux-Arts. Je vous renvoie à mes avis pour plus de détails mais j’aime beaucoup, l’auteur se raconte sans se la raconter. Je trouve ça assez frais, drôle, léger et décalé. Au rayon des nouveautés, on a donc un premier récit de 2001 placé en interlude. C’est une lettre sous forme de bd qu’il a adressé à Matthieu Boogaert. Les premiers pas de l’auteur, son style est encore un peu maladroit mais le fond est très touchant. L’autre court récit sert d’épilogue à son aventure autobiographique, je dois dire que je n’aime pas trop le trait utilisé, mais le but est atteint. Et enfin la conclusion des 2ers tomes, l’auteur reprend les pinceaux pour reprendre le fil de son aventure mais 15 ans après. On retrouve sa narration et ton mais son style a bien évolué, il n’est plus ce jeune étudiant insouciant. Ce récit se divise en 2 parties. Une première où l’auteur va revenir sur cette période de sa vie, ainsi que ses premiers travaux avec toujours autant d’honnêteté et d’autodérision, j’aime son parti pris esthétique mais c’est encore plus marrant quand on connaît le dessous des cartes. Nous connaîtrons ou pas le destin des différents étudiants et mine de rien ces albums ont lancé la profession de l’auteur, lui qui ne savait pas trop quoi faire. Le fait que l’auteur réalisait ses pages avant son examen final renforce ma sympathie comme le côté authentique et journal de bord. La deuxième partie est consacrée à un événement beaucoup moins léger, l’auteur nous livre son expérience suite à un cancer. La dissymétrie testiculaire, moquée à ses débuts, n’était malheureusement pas si anodine. La narration redondante (gaufrier, texte) peut faire peur mais pour moi c’est l’une des grandes forces. Bref, un récit autobiographique, un peu atypique, et pour lequel j’éprouve plus que de la sympathie.

24/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Crayon noir - Samuel Paty, histoire d'un prof
Crayon noir - Samuel Paty, histoire d'un prof

Je suis professeur d’Histoire et, comme Samuel Paty, j’enseigne à des élèves de quatrième. Forcément une leçon sur la liberté d’expression, et très souvent avec des caricatures de Charlie-Hebdo, utilisées pour nourrir un débat sur la liberté d’expression et ses éventuelles limites. C’est dire si sa mort – et son caractère « monstrueux » m’a touché. L’idée que l’on puisse mourir de la sorte, simplement pour avoir « fait son travail »… J’ai déjà vu des documentaires et reportages où étaient interrogés les anciens collègues, et suis donc familiarisé avec le contexte et « l’après » de ce drame. Mais cet album est bien fichu, bien mené. Il prend son temps pour « mettre en place » les choses, que ce soit la personnalité de Paty, ses cours et les relations avec ses élèves, ses maladresses. Et, en parallèle, la radicalisation de son futur meurtrier. Et bien sûr « l’affaire » (Paty a surtout été victime de rumeurs, de fausses dénonciations, récupérées et amplifiées par des imbéciles extrémistes). Comme les collègues de Paty, ce n’est pas tant l’absence de réactivité de l’institution (qui avait pas mal d’information sur ceux qui « montaient la cabale » avant le drame) qui m’a le plus marqué (mis à part l’assassinat lui-même bien sûr), c’est surtout ces 5 ou 6 élèves qui ont aidé le meurtrier, qui ont accepté sans se poser trop de question de désigner leur prof contre de l’argent. Qu’est-ce qui a été « raté » ? Paty n’est pas un héros, ni un professeur hors du commun. Mais à l’évidence il était un bon pédagogue, apprécié de ses élèves. Sa mort interroge les enseignants, l’institution Education Nationale, et notre société. Les questions posées n’ont pas toutes trouvé de réponses, loin de là. Cet album est aussi l’occasion pour beaucoup de protagonistes de « faire le point ». C’est un très bon documentaire « à chaud », sur un crime qui m’a je pense davantage touché que je ne l’ai pensé au départ.

24/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 4/5
Couverture de la série Chroniques de Jérusalem
Chroniques de Jérusalem

Guy Delisle fait partie de mes auteurs préférés donc suis-je encore objectif ? J’ai particulièrement aimé Shenzhen, Pyongyang et S'enfuir par exemple. Cet album n’échappe pas à la règle et j’ai beaucoup aimé cette plongée dans le coeur de Jérusalem. Guy Delisle ne propose qu’un témoignage et n’est pas un auteur engagé comme peut l’être Joe Sacco. Delisle adopte une posture de témoin plutôt que de militant, ce qui peut donner une impression de distance par rapport aux événements dramatiques qu’il décrit. Il accompagne ici sa femme, et c’est son expérience d’expat père de famille qu’il partage ici. L’album se compose de multiples scènes de la vie quotidienne, entre anecdotes personnelles, observations sur la ville et réflexions sur les conflits. Cette structure permet à Delisle de juxtaposer des moments légers avec des passages plus sérieux, et c’est ce que j’apprécie particulièrement dans cette formule. Les péripéties des expatriés, les défis logistiques et les rencontres improbables se succèdent, offrant un tableau vivant et souvent drôle de la vie à Jérusalem. Le trait de Delisle, bien que simple, est terriblement expressif. Ses dessins capturent l’essence des lieux et des personnes avec une précision presque documentaire, mais sans jamais perdre cette touche personnelle qui rend ses chroniques si attachantes. C’est le fait de rendre accessibles et intéressants des aspects souvent méconnus de la vie en Israël et en Palestine qui m’a beaucoup plu ici, et qui me plait dans les BD autobiographiques en général. L’humour pince-sans-rire de Delisle et son regard naïf mais perspicace font mouche, rendant la lecture à la fois agréable et instructive.

24/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Kaya
Kaya

Savant mix quand La Route rencontre Gung Ho, Kaya souffrira néanmoins de la comparaison avec ces deux chef d’œuvres. Pourtant, conseil avisé, accordé lui sa chance, cette BD arrive en effet à trouver sa place et s’en tire avec beaucoup plus que les honneurs dans le secteur ultra embouteillé du post-apo. Œuvre plutôt ambitieuse (presque un veritable studio crédité!), pluri-forme puisqu’accompagné par un environnement sonore de qualité (en scannant un QR code), l’expérience global fonctionne bien (c-a-d séquençage musique/lecture) et se révèle très réussi. Je n'ai en effet pas trouvé de coté gadget à la musique, au contraire elle complète la lecture et apporte un coté Miyazaki à l'ensemble avec son brin de mélancolie et de contemplation. La bd en elle-même n'est pas très bavarde et se lit assez vite. Beaucoup de choses resteront d'ailleurs inexpliquées. Cet album est annoncé comme un one shot mais il y a matière à développer d'autres histoires dans cet univers. Une bonne pioche et un vrai coup de coeur. Note réelle: 03.75/5

24/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Douze
Douze

J’ai passé vraiment un très bon moment avec ce tome. Je suis rapidement rentré dedans pour ne plus le lâcher jusqu’au dénouement. Certes ça ne révolutionnera pas grand chose mais j’ai trouvé ça super bien fait, les auteurs m’ont régalé. Grossièrement résumé, l’histoire prend la tournure d’un tournoi de tueurs façon Highlander. Un pitch pas bien profond déjà aperçu sur grand écran (The Tournament, Mi$e à prix …) mais la BD les enterre tous. Les auteurs amènent leur patte pour en faire un cocktail réussi et se démarquer. En fait tout est dans l’atmosphère, je vais reprendre les références de mes prédécesseurs qui ne s’y sont pas trompés : un mix de Shining, d’Agatha Christie et de Tarantino. C’est parfaitement orchestré et millimétré, une longue mise en place exemplaire avant de lâcher les chiens. Ça a fonctionné sur moi du tonnerre, à mes yeux le cahier des charges est plus que rempli. Je ne peux que constater le soin apporté par les auteurs à leur création, nous ne sommes jamais perdus. Un scénario astucieux d’Hanna donc mais pas que, la mise en page de Boivin accompagne magnifiquement le récit et participe grandement à l’ambiance. Ses personnages sont vites reconnaissables et surtout sa narration est magique (la scène du dîner est formidable). Il n’y a qu’un truc qui m’a chiffonné (mais c’est pour faire mon chieur), c’est qu’à un moment un personnage se retrouve blessé sans que ça me paraisse si évident. Bref passé ce détail plutôt anodin, j’ai beaucoup aimé, un petit plaisir coupable.

24/06/2024 (modifier)