Manga sombre et violent datant de 1980, Satsuma présente un aspect historique pour l'instant très poussé, plus encore que dans Lone Wolf & Cub. S'il ressemble un peu à ce dernier, le propos est plus vaste puisqu'il traite d'une époque, d'un climat social, d'une révolte. Les parenthèses (encore plus) historiques sont d'ailleurs multiples, parfois un peu complexes (les termes japonais ne facilitant pas la compréhension immédiate) mais pas pesantes pour autant, au contraire.
La "réalité" de l'époque est très bien décrite, ainsi que l'état d'esprit de la population. Par moments ce manga aurait presque un aspect documentaire, comme lorsque l'auteur décrit les différents métiers exercés par les samouraïs (p.60-71), qui montre un souci poussé de documentation et qui apprend pas mal de choses sur ces métiers et façons de faire.
La première scène, en grande partie muette et assez longue (60 pages), fait preuve de violence, presque de cruauté. Très dynamique, sa lisibilité n'est pas toujours parfaite (alors que dans le reste de l'album tout est très fluide), mais elle donne bien le ton. Le dessin présente très peu de trames, et ressemble parfois beaucoup à celui de Lone Wolf & Cub, dynamique et vraiment agréable. Un point noir tout de même : la police de caractères quand les personnages crient, toute distordue, et surtout assez illisible...
Très bien pour l'instant, assez passionnant (même s'il établit surtout l'ambiance, le climat et l'état d'esprit des différentes classes), ce premier tome augure d'une suite prometteuse.
Et en plus la jaquette est très belle et les notes de fin de volume intéressantes et enrichissantes. Aucune raison de s'en priver, donc. :)
Tiens, je ne connaissais pas cet auteur. J'ai pris l'album plus par curiosité que par réel intérêt. Mais je dois avouer que ça se lit bien, très bien même. Ce sont des instantanés, des regards un peu décalés sur la banalité de la vie, des moments apparemment sans intérêt. Mais le regard d'Ayroles magnifie ces moments de rien, on suit ces saynètes avec délice, grâce également à un dessin avide de détails. Très sympa. :)
Un manga, relativement difficile à classer et à noter.
Ce n'est pas un manga qui est très distrayant et très fort émotionnellement, sûrement du fait de la pudeur et de la distance que l'auteur entretient avec ses histoires.
Cependant c'est cette distance qui fait la force de ce tome et qui permet à la fois de faire des histoires plaisantes à lire, qui soulèvent des questions sur l'amour, et qui leur donne une certaine force.
J'aime beaucoup le style de dessin très épuré, qui entretient cette pudeur et cette tendresse qui caractérise les mangas de Ejine Yamaji.
Les histoires ne sont pas toutes aussi bien traitées et la première est réellement au dessus de toutes. Certaines histoires pourront être trouvées ennuyeuses, ce qui peut faire hésiter à l'achat.
Mais c'est au moins à lire une fois.
Je ne vais pas répéter ce que d'autres ont dit mais le point fort indéniable de cette série c'est tout l'aspect psychologique du tueur professionnel. C'est vraiment bien on s'y croirait.
Contrairement à certains, j'ai beaucoup aimé le dessin. Je trouve le trait très tranchant et incisif. S'ajoute à cela que les couleurs sont un vrai régal.
Cette BD doit être absolument lue mais attention, contrairement à beaucoup de série policière, ici, l'action est relèguée au second plan. Cette série montre avant tout ce qui se passe dans la tête d'un tueur... alléchant non ?
Situation:
Ce manga est redoutablement sombre et macabre. Les dessins se marient extrêmement bien avec le contexte.
Ambiance religieuse malsaine avec tragédies et scènes violentes voire choquantes!!!
On sent le jeu BLOOD à plein nez!!! (far west satanique)
Scénario:
Le premier tome n'est qu'un défouloir d'hémoglobine. Oubliez-le. Seul le dessin est intéressant.
Au fil des tomes, 6 maintenant: l'histoire sombre s'installe : complot folie et perversion de chacun des personnages transforment cette série du banal hachoir en une monstrueuse machination satanique ou des demi-dieux/démons s'affrontent...
Dessin:
Tout simplement magnifique. Quel talent ce dessinateur!!!! Les personnages ont un charisme incroyable. Ces traits secs et tranchants comme une lame sont tout simplement magnifiques!!!
En tout cas moi j'adore!!!!
J’ai été de suite emballé par le ton de la série, mi grave, mi humoristique. Les personnages aussi, sont très attachants. Le scénario est plein de finesse, mais vers la fin du tome 3, l'histoire semble prendre une autre direction avec la déchéance du héros. J'avoue que je ne comprends pas trop où veut en venir l'auteur et j'ai bien peur, moi aussi, qu'il soit en panne d'inspiration. Mais j'attendrai la suite avant d'éventuellement baisser ma note.
Coté dessin, c'est original, c'est vrai, mais de là à parler de chef-d’oeuvre... Pour moi, ça n'est pas le point fort de la série.
J'ai vraiment adoré le "pétage de câble" de l'équipage, entraîné dans la folie mégalomane du capitaine.
Voila encore une bd surprenante, autant dans sa construction originale que dans sa conclusion. C'est étonnant comme Jason arrive à susciter l'émotion pratiquement sans texte, comme dans un film muet. Le seul petit reproche, c'est que c'est vraiment très vite lu, et je suis un peu resté sur ma faim.
Un rythme de narration bien maîtrisé du début à la fin, une mise en scène réfléchie et intelligente, de beaux thèmes abordés tels que la réincarnation, la destinée ou la fatalité, la xénophobie, les premiers émois amoureux de l’enfance… voilà tout à fait une belle lecture en perspective pour ceux qui n’ont pas encore découvert cette bd.
Le dessin un peu « naïf » passe très bien dans le premier album, un petit peu moins dans le second lorsque les enfants sont devenus adultes… mais cet album n’en reste pas moins dénué de charme pour autant.
On se laisse volontiers embarquer avec plaisir dans ce récit qui ne fait appel à aucun autre artifice que celui de l’authenticité.
Un très bon quatre étoiles.
Alors là, c'est mon gros coup de coeur du moment !
Surement un des meilleurs albums de cette fin d'année 2004, voire même de l'année.
Coup de coeur sur le dessin pour commencer. Un rapide feuilletage m'a immédiatement convaincu d'acheter cet album. C'est un noir & blanc de toute beauté, Stéphane Douay manie les pinceaux avec une dextérité dont il n'a pas à rougir. Les personnages semblent comme animés par la magie du dessinateur, c'est un petit régal. Les passages où Don Quichotte pète les plombs et à ses hallucinations sont vraiment impressionants.
Coup de coeur aussi sur le scénario bien déjanté de Denis Leroux. Don Quichotte revisité à la sauce nordique (avec l'accent s'il vous plaît), incarné par un vieux fou de littérature, nous mène dans des aventures à la fois contemporaines et proches de la réelle histoire de Don Quichotte de Cervantès.
Il a réussi à créer des personnage pittoresques dont on n'a pas pitié un seul instant malgré leur QI un peu bancal. Non je ne me suis pas identifié à eux (quoi que...) mais j'ai éprouvé une réelle sympathie envers ce Don Quichotte et son (sa !) fidèle Sancho.
La fin de l'album, bien que tragique, n'a pas pu m'empêcher de sourire doucement, comme si j'avais été apaisé pour ce vieux auquel je m'étais attaché tant il est touchant.
Ces deux auteurs qui m'étaient jusqu'alors inconnus ont réussis à m'enthousiasmer dès les premières pages, et ce jusqu'à la toute dernière... C'est rare, et ma boulimie de lecture de bonnes BDs en redemande ! :)
La comparaison avec "Le Photographe" paraît en effet inévitable, mais cette comparaison n'est pas une tare, bien au contraire.
En fait, c'est assez dur d'expliquer pourquoi j'ai aimé ce bouquin... Je crois que tout réside dans la manière de traiter ce sujet, et non dans le sujet lui même (deux frenchies qui débarquent au Liban pour essayer de "faire quelque chose", ce n'est pas le postulat de départ qui peut sembler le plus fascinant du monde)
Là où les auteurs ont été très fort, c'est qu'ils ont réussis à rester finalement assez neutres dans leur récits. Tout le monde n'est pas beau et gentil, mais personne ne leur sert de tête de turc pour expliquer ce beau bordel Libannais. D'ailleurs, il ne chechent pas à expliquer le conflit, mais bien à agir, à aider, et maintenant à témoigner, pour nous autres européens bien trop mal informés par TF1 (et pas assez curieux aussi ?)
Un très beau bouquin qui fleure bon la sincérité. Ca fait du bien.
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Satsuma - L'Honneur de ses Samouraïs
Manga sombre et violent datant de 1980, Satsuma présente un aspect historique pour l'instant très poussé, plus encore que dans Lone Wolf & Cub. S'il ressemble un peu à ce dernier, le propos est plus vaste puisqu'il traite d'une époque, d'un climat social, d'une révolte. Les parenthèses (encore plus) historiques sont d'ailleurs multiples, parfois un peu complexes (les termes japonais ne facilitant pas la compréhension immédiate) mais pas pesantes pour autant, au contraire. La "réalité" de l'époque est très bien décrite, ainsi que l'état d'esprit de la population. Par moments ce manga aurait presque un aspect documentaire, comme lorsque l'auteur décrit les différents métiers exercés par les samouraïs (p.60-71), qui montre un souci poussé de documentation et qui apprend pas mal de choses sur ces métiers et façons de faire. La première scène, en grande partie muette et assez longue (60 pages), fait preuve de violence, presque de cruauté. Très dynamique, sa lisibilité n'est pas toujours parfaite (alors que dans le reste de l'album tout est très fluide), mais elle donne bien le ton. Le dessin présente très peu de trames, et ressemble parfois beaucoup à celui de Lone Wolf & Cub, dynamique et vraiment agréable. Un point noir tout de même : la police de caractères quand les personnages crient, toute distordue, et surtout assez illisible... Très bien pour l'instant, assez passionnant (même s'il établit surtout l'ambiance, le climat et l'état d'esprit des différentes classes), ce premier tome augure d'une suite prometteuse. Et en plus la jaquette est très belle et les notes de fin de volume intéressantes et enrichissantes. Aucune raison de s'en priver, donc. :)
Notes mésopotamiennes
Tiens, je ne connaissais pas cet auteur. J'ai pris l'album plus par curiosité que par réel intérêt. Mais je dois avouer que ça se lit bien, très bien même. Ce sont des instantanés, des regards un peu décalés sur la banalité de la vie, des moments apparemment sans intérêt. Mais le regard d'Ayroles magnifie ces moments de rien, on suit ces saynètes avec délice, grâce également à un dessin avide de détails. Très sympa. :)
Sweet lovin' baby
Un manga, relativement difficile à classer et à noter. Ce n'est pas un manga qui est très distrayant et très fort émotionnellement, sûrement du fait de la pudeur et de la distance que l'auteur entretient avec ses histoires. Cependant c'est cette distance qui fait la force de ce tome et qui permet à la fois de faire des histoires plaisantes à lire, qui soulèvent des questions sur l'amour, et qui leur donne une certaine force. J'aime beaucoup le style de dessin très épuré, qui entretient cette pudeur et cette tendresse qui caractérise les mangas de Ejine Yamaji. Les histoires ne sont pas toutes aussi bien traitées et la première est réellement au dessus de toutes. Certaines histoires pourront être trouvées ennuyeuses, ce qui peut faire hésiter à l'achat. Mais c'est au moins à lire une fois.
Le Tueur
Je ne vais pas répéter ce que d'autres ont dit mais le point fort indéniable de cette série c'est tout l'aspect psychologique du tueur professionnel. C'est vraiment bien on s'y croirait. Contrairement à certains, j'ai beaucoup aimé le dessin. Je trouve le trait très tranchant et incisif. S'ajoute à cela que les couleurs sont un vrai régal. Cette BD doit être absolument lue mais attention, contrairement à beaucoup de série policière, ici, l'action est relèguée au second plan. Cette série montre avant tout ce qui se passe dans la tête d'un tueur... alléchant non ?
Priest
Situation: Ce manga est redoutablement sombre et macabre. Les dessins se marient extrêmement bien avec le contexte. Ambiance religieuse malsaine avec tragédies et scènes violentes voire choquantes!!! On sent le jeu BLOOD à plein nez!!! (far west satanique) Scénario: Le premier tome n'est qu'un défouloir d'hémoglobine. Oubliez-le. Seul le dessin est intéressant. Au fil des tomes, 6 maintenant: l'histoire sombre s'installe : complot folie et perversion de chacun des personnages transforment cette série du banal hachoir en une monstrueuse machination satanique ou des demi-dieux/démons s'affrontent... Dessin: Tout simplement magnifique. Quel talent ce dessinateur!!!! Les personnages ont un charisme incroyable. Ces traits secs et tranchants comme une lame sont tout simplement magnifiques!!! En tout cas moi j'adore!!!!
Isaac le pirate
J’ai été de suite emballé par le ton de la série, mi grave, mi humoristique. Les personnages aussi, sont très attachants. Le scénario est plein de finesse, mais vers la fin du tome 3, l'histoire semble prendre une autre direction avec la déchéance du héros. J'avoue que je ne comprends pas trop où veut en venir l'auteur et j'ai bien peur, moi aussi, qu'il soit en panne d'inspiration. Mais j'attendrai la suite avant d'éventuellement baisser ma note. Coté dessin, c'est original, c'est vrai, mais de là à parler de chef-d’oeuvre... Pour moi, ça n'est pas le point fort de la série. J'ai vraiment adoré le "pétage de câble" de l'équipage, entraîné dans la folie mégalomane du capitaine.
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Voila encore une bd surprenante, autant dans sa construction originale que dans sa conclusion. C'est étonnant comme Jason arrive à susciter l'émotion pratiquement sans texte, comme dans un film muet. Le seul petit reproche, c'est que c'est vraiment très vite lu, et je suis un peu resté sur ma faim.
Où le regard ne porte pas...
Un rythme de narration bien maîtrisé du début à la fin, une mise en scène réfléchie et intelligente, de beaux thèmes abordés tels que la réincarnation, la destinée ou la fatalité, la xénophobie, les premiers émois amoureux de l’enfance… voilà tout à fait une belle lecture en perspective pour ceux qui n’ont pas encore découvert cette bd. Le dessin un peu « naïf » passe très bien dans le premier album, un petit peu moins dans le second lorsque les enfants sont devenus adultes… mais cet album n’en reste pas moins dénué de charme pour autant. On se laisse volontiers embarquer avec plaisir dans ce récit qui ne fait appel à aucun autre artifice que celui de l’authenticité. Un très bon quatre étoiles.
Don Quichotte dans la Manche
Alors là, c'est mon gros coup de coeur du moment ! Surement un des meilleurs albums de cette fin d'année 2004, voire même de l'année. Coup de coeur sur le dessin pour commencer. Un rapide feuilletage m'a immédiatement convaincu d'acheter cet album. C'est un noir & blanc de toute beauté, Stéphane Douay manie les pinceaux avec une dextérité dont il n'a pas à rougir. Les personnages semblent comme animés par la magie du dessinateur, c'est un petit régal. Les passages où Don Quichotte pète les plombs et à ses hallucinations sont vraiment impressionants. Coup de coeur aussi sur le scénario bien déjanté de Denis Leroux. Don Quichotte revisité à la sauce nordique (avec l'accent s'il vous plaît), incarné par un vieux fou de littérature, nous mène dans des aventures à la fois contemporaines et proches de la réelle histoire de Don Quichotte de Cervantès. Il a réussi à créer des personnage pittoresques dont on n'a pas pitié un seul instant malgré leur QI un peu bancal. Non je ne me suis pas identifié à eux (quoi que...) mais j'ai éprouvé une réelle sympathie envers ce Don Quichotte et son (sa !) fidèle Sancho. La fin de l'album, bien que tragique, n'a pas pu m'empêcher de sourire doucement, comme si j'avais été apaisé pour ce vieux auquel je m'étais attaché tant il est touchant. Ces deux auteurs qui m'étaient jusqu'alors inconnus ont réussis à m'enthousiasmer dès les premières pages, et ce jusqu'à la toute dernière... C'est rare, et ma boulimie de lecture de bonnes BDs en redemande ! :)
Clichés Beyrouth 1990
La comparaison avec "Le Photographe" paraît en effet inévitable, mais cette comparaison n'est pas une tare, bien au contraire. En fait, c'est assez dur d'expliquer pourquoi j'ai aimé ce bouquin... Je crois que tout réside dans la manière de traiter ce sujet, et non dans le sujet lui même (deux frenchies qui débarquent au Liban pour essayer de "faire quelque chose", ce n'est pas le postulat de départ qui peut sembler le plus fascinant du monde) Là où les auteurs ont été très fort, c'est qu'ils ont réussis à rester finalement assez neutres dans leur récits. Tout le monde n'est pas beau et gentil, mais personne ne leur sert de tête de turc pour expliquer ce beau bordel Libannais. D'ailleurs, il ne chechent pas à expliquer le conflit, mais bien à agir, à aider, et maintenant à témoigner, pour nous autres européens bien trop mal informés par TF1 (et pas assez curieux aussi ?) Un très beau bouquin qui fleure bon la sincérité. Ca fait du bien.