3,5. Pour un premier album, Cyrille Pomès frappe fort ! Très fort ! Mon libraire avait posé un panneau sur la pile de ce livre avec l'inscription C'est pour ça qu'on est libraire !
Et clairement il y a là une idée, une inspiration, vraiment excellentes, quasi-littéraires dans le sens noble du terme. Le héros quarantenaire, en lisant sa lettre qu'il s'est écrit lorsqu'il avait 17 ans, montre le gouffre qui existe entre nos rêves, nos espoirs, nos... illusions, et la réalité qui vient mettre son nez dans tout ça. Dans son cas, ça a assez mal tourné, et le contraste qui existe entre le Patrick de 40 ans et celui de 17 est très important. Tout au long de l'album, c'est par de petits chapitres-flashbacks commençant par un passage de la fameuse lettre, que l'on découvre au fur et à mesure et antéchronologiquement la vie de Patrick, ses obstacles, et comment il est devenu celui qu'il est.
L'album n'est pas très facile d'accès (le choix de la bichromie verte n'était pas non plus évident, clairement pas incitatif). Non pas qu'il soit pénible ou littéraire dans le sens lourd du terme, non, mais son personnage principal est assez antipathique, et le sujet (même si on rit de temps à autre) assez oppressant, quelque part. Finalement les deux dernières cases illustrent superbement toute l'ambiguïté de son propos.
Amateur de "roman graphique", voilà un album qui devrait vraiment te toucher.
Une série vraiment excellente, vivement la sortie du dernier tome!!!
L'histoire apocalyptique est vraiment délirante, les personnages sont tous plus géniaux les uns que les autres.
David et Jonathan m'ont vraiment bien fait marrer (je pense qu'ils ne pourront plus venir pour les vacances après ce qui leur est arrivé!!!:D).
Neo Jésus est vraiment excellent ainsi que Vlad Tepes et Justine... hmmmm....Grrrrr.... Justine!!!:D.
Les dessins sont vraiment très propres la colorisation nickel et le Trio Tacito Angleraud Guenet hyper sympas. Vraiment rien à redire sinon qu'on en reveut!
Des histoires nombreuses et variées. Une intrigue bien construite, des décors somptueux, des voyages - pour nous lecteurs aussi - à travers le temps et l'espaaaaaaace ;-), un souci du détail... A découvrir.
Si vous n'avez jamais visité Brugge - beaucoup d'asiatiques visitent Brugge ;-) -, l'une des villes qu'on se doit de visiter en Belgique avec Bruxelles, voyez l'Astrologue de Brugge. Une découverte tout en BD.
PH de Mons (Belgique)
Une série historiquement très intéressante, de très chouettes scénarios empreints de contextes historiques. A lire pour en apprendre... un peu sur une période donnée.
Cédric est tellement rusé, tellement attachant, tellement maladroit qu'il en devient drôle à pleurer !
D'abord, il y a lui, amoureux de Chen, toutes ses gaffes, ses machinations pour tenter de sortir avec elle, toutes ses mésaventures poilantes couronnées de malchance et souvent d'un brin de renardise quand il s'agit de demander dix balles pour aller au cinoche...
Puis, il y a son grand-père, et ses souvenirs, plein de nostalgies, sa fille, qui pleure avec lui quand il évoque son passé et sa femme décédée, le grand-père qui s'engueule avec son gendre, vendeur de carpettes et fier de l'être...
Cette BD est vraiment terrible, autant par l'attachement grand-père/petit-fils, la drôlerie des gags, les détails à mourir, genre les titres des journaux ou les habits de la mère. Une chose qui n'est pas parfaitement défini dans "Cédric", le prénom de la grand-mère décédée, qui est tantôt appelée Germaine, tantôt Mathilde... Mais ça n'a pas d'importance, parce que Cédric est charmant, un vrai enfant, qui écoute son coeur, sans compter, qui est simple, avec toute sa logique d'enfant...
Je dirais même, meilleur que Titeuf !!
A découvrir !!
Ikkyu est vraiment un chef d'oeuvre...
La tranquillité et la sagesse de ce manga sont impressionnants. D'abord par l'évolution du personnage, que l'on retrouve de sa petite enfance jusqu'à sa grande vieillesse, et puis, par la spiritualité, le calme, la paisibilité qui s'en ressort de certains passages ; le dialogue qu'Ikkyu entreprend avec lui-même, les métaphores de ses différents interlocuteurs, ses monologues terriblement stylées ; l'obstination d'Ikkyu pour arriver à ses fins, la crudité de ses aventures sentimentales, le dévouement qu'il prête à sa mère et au voeu qu'elle a fait pour qu'il devienne un bonze estimé...
Ce manga est vraiment touchant. Les graphismes, desquels se dégage la tendresse ardue d'"Ikkyu", sont beaux, fins, surtout sur les éditions petits formats (les grands vulgarisent un peu les traits délicats de l'auteur d'après moi). Dramatiques, ils embrassent l'oeil comme une belle fleur, et je ne peux qu'être en extase de cette oeuvre complexe et centrée sur la réflexion et la méditation...
Je la conseille vivement aux fins d'esprits qui aiment penser. Il faut vraiment suivre pour comprendre ce manga (ça m'a un peu échappé, j'avoue) mais il est vraiment sublime, pur, serein.
Une Bd obscure et sanglante mais très captivante. Les dessins sont superbes, les personnages stylés et attachants. Une touche d'humour (surtout dans les premiers tomes) renforce l'intérêt de la bd, sans compter les détails de temps en temps sur quelques scènes (à découvrir!). Page de garde très travaillée et scénario conçu pour obliger de fréquents retours en arrière si l'on veut connaître parfaitement l'univers de la bd. De plus il existe des compléments à la bd (laquelle contient déjà 11 tomes et n'est pas terminée!) pour les fans sur l'histoire des différents personnages.
Bref, de très nombreux atouts qui en font une bd à découvrir absolument !
Mfff. Je suis en train de le chercher, mais il a l'air bien épuisé. :((
Tome 2 : La guerre des mondes
Partis pour la Lune dans un vaisseau-obus, le très fameux Docteur Mystère et son fidèle assistant Cigale découvrent : a. qu’une passagère clandestine aux jupons flottants et au caractère bien trempé a pris place à bord afin de rechercher son fiancé dont elle a rêvé qu’il partait sur la Lune. b. que la Lune est peuplée d’un peuple technologiquement fort avancé, et c. que l’infâââme Radetzky, pourtant vaincu dans le précédent épisode, n’est pas si mort que ça.
Le Docteur Mystère, c'est d'abord une couverture pas très attirante, et un dessin à l'intérieur qui a tendance à être assez repoussant. Pourtant si on regarde la couverture de plus près, on verra un certain nombre d'inscriptions du genre racontés [les souvenirs] par lui même aux célèbres artistes Castelli et Filippucci, ou encore Erko, éditeur de bandes dessinées de qualité depuis 1892, ou une jolie photo avec la légende Sur cette photo d'époque, Fernand LARCOLE, fondateur d'Erko, se prépare vaillamment à affronter l'invasion extraterrestre.
Voilà, le ton est donné. Le Docteur Mystère c'est une grosse parodie des romans d'aventure du XIXème siècle, avec ici pas mal de choses empruntées à "De la Terre à la Lune". C'est un gros pied de nez au genre puisque tous les éléments classiques du genre sont détournés, mis à mal, ridiculisés. Le Docteur Mystère lui-même en est un bon exemple : au fil de l'histoire il apparaît de plus en plus comme un looser. Ce trait vient de l'histoire réelle du Docteur Mystère, car en effet ses aventures furent historiquement très vite supplantées par celles de son assistant, Cigale.
Mais foin de choses sérieuses ! Lisez ces forrrmidables aventures, et découvrez les morceaux de "Los Angeles : invasion 1999" ! De "Goldorak" ! De "Star Trek" ! De "La guerre des étoiles" ! Et bien sûr de Jules Verne, de H.G. Wells et autres grands !
Alos oui, le dessin est très peu attirant, mais quand les trois premières pages vous auront fait rire, vous n'y penserez plus. Ce truc est complètement décalé, et c'est vraiment génial. :)
Evidemment, ce n’est pas une histoire gaie.
Laura, traumatisée par ce qu’elle a vécu petite, va se retrouver face à son père.
Et Laura veut profiter de l’état de son père pour déballer tout ce qu’elle a sur le cœur. Et pourtant parler n'est pas facile, car c'est aussi réveiller de douloureux souvenirs.
Ce récit d’une grande sensibilité est porté par un texte fort, par les propos parfois violents de cette femme, qui contrastent avec des dessins assez simples et figés.
On est touché, on se sent un peu mal à l’aise face à cette histoire complexe. Surtout quand on sent que Laura aime son père... Et comment ne pas réagir devant une telle situation? Toute sa vie, Laura s’est tue... Et Laura s’est sentie coupable... Mais Laura est bien la victime, non seulement des événements qui se sont passés, mais aussi de ce silence et de ce sentiment de culpabilité qui l’oppressent.
A lire, ne fusse que pour avoir une idée de ce que peut ressentir quelqu’un dans une telle situation, et pour mieux comprendre pourquoi les victimes de tels actes se taisent.
Merci Renaud Dillies!
Merci pour ces superbes albums que sont Betty Blues et Sumato! C'est plein de sensibilité, des histoires touchantes,... On s'attache aux petits personnages et on compatit.
"Petits" personnages, oui. En effet, ils semblent si fragiles qu'on a envie de les appeler avec tendresse, "petit".:)
L'histoire est très bien construite, les éléments coulent l'un après l'autre, sans heurt. Et puis ces événements ne sont pas toujours tout roses... et ils arrivent aussi comme ça, doucement, car la vie est ainsi faite.
Le dessin, à l'allure moins griffonnée que dans Betty Blues, plus lisse, convient superbement à ce récit. Et les pleine-pages, qui nous plongent encore mieux dans la réalité des personnages, sont très belles et jamais inutiles; ce ne sont pas des pleine-pages faites "comme ça", mais elles servent l'histoire.
Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce très bel album, et la découverte de cet auteur de talent!:)
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A la lettre près
3,5. Pour un premier album, Cyrille Pomès frappe fort ! Très fort ! Mon libraire avait posé un panneau sur la pile de ce livre avec l'inscription C'est pour ça qu'on est libraire ! Et clairement il y a là une idée, une inspiration, vraiment excellentes, quasi-littéraires dans le sens noble du terme. Le héros quarantenaire, en lisant sa lettre qu'il s'est écrit lorsqu'il avait 17 ans, montre le gouffre qui existe entre nos rêves, nos espoirs, nos... illusions, et la réalité qui vient mettre son nez dans tout ça. Dans son cas, ça a assez mal tourné, et le contraste qui existe entre le Patrick de 40 ans et celui de 17 est très important. Tout au long de l'album, c'est par de petits chapitres-flashbacks commençant par un passage de la fameuse lettre, que l'on découvre au fur et à mesure et antéchronologiquement la vie de Patrick, ses obstacles, et comment il est devenu celui qu'il est. L'album n'est pas très facile d'accès (le choix de la bichromie verte n'était pas non plus évident, clairement pas incitatif). Non pas qu'il soit pénible ou littéraire dans le sens lourd du terme, non, mais son personnage principal est assez antipathique, et le sujet (même si on rit de temps à autre) assez oppressant, quelque part. Finalement les deux dernières cases illustrent superbement toute l'ambiguïté de son propos. Amateur de "roman graphique", voilà un album qui devrait vraiment te toucher.
Magika
Une série vraiment excellente, vivement la sortie du dernier tome!!! L'histoire apocalyptique est vraiment délirante, les personnages sont tous plus géniaux les uns que les autres. David et Jonathan m'ont vraiment bien fait marrer (je pense qu'ils ne pourront plus venir pour les vacances après ce qui leur est arrivé!!!:D). Neo Jésus est vraiment excellent ainsi que Vlad Tepes et Justine... hmmmm....Grrrrr.... Justine!!!:D. Les dessins sont vraiment très propres la colorisation nickel et le Trio Tacito Angleraud Guenet hyper sympas. Vraiment rien à redire sinon qu'on en reveut!
Yoko Tsuno
Des histoires nombreuses et variées. Une intrigue bien construite, des décors somptueux, des voyages - pour nous lecteurs aussi - à travers le temps et l'espaaaaaaace ;-), un souci du détail... A découvrir. Si vous n'avez jamais visité Brugge - beaucoup d'asiatiques visitent Brugge ;-) -, l'une des villes qu'on se doit de visiter en Belgique avec Bruxelles, voyez l'Astrologue de Brugge. Une découverte tout en BD. PH de Mons (Belgique)
Timour
Une série historiquement très intéressante, de très chouettes scénarios empreints de contextes historiques. A lire pour en apprendre... un peu sur une période donnée.
Cédric
Cédric est tellement rusé, tellement attachant, tellement maladroit qu'il en devient drôle à pleurer ! D'abord, il y a lui, amoureux de Chen, toutes ses gaffes, ses machinations pour tenter de sortir avec elle, toutes ses mésaventures poilantes couronnées de malchance et souvent d'un brin de renardise quand il s'agit de demander dix balles pour aller au cinoche... Puis, il y a son grand-père, et ses souvenirs, plein de nostalgies, sa fille, qui pleure avec lui quand il évoque son passé et sa femme décédée, le grand-père qui s'engueule avec son gendre, vendeur de carpettes et fier de l'être... Cette BD est vraiment terrible, autant par l'attachement grand-père/petit-fils, la drôlerie des gags, les détails à mourir, genre les titres des journaux ou les habits de la mère. Une chose qui n'est pas parfaitement défini dans "Cédric", le prénom de la grand-mère décédée, qui est tantôt appelée Germaine, tantôt Mathilde... Mais ça n'a pas d'importance, parce que Cédric est charmant, un vrai enfant, qui écoute son coeur, sans compter, qui est simple, avec toute sa logique d'enfant... Je dirais même, meilleur que Titeuf !! A découvrir !!
Ikkyu
Ikkyu est vraiment un chef d'oeuvre... La tranquillité et la sagesse de ce manga sont impressionnants. D'abord par l'évolution du personnage, que l'on retrouve de sa petite enfance jusqu'à sa grande vieillesse, et puis, par la spiritualité, le calme, la paisibilité qui s'en ressort de certains passages ; le dialogue qu'Ikkyu entreprend avec lui-même, les métaphores de ses différents interlocuteurs, ses monologues terriblement stylées ; l'obstination d'Ikkyu pour arriver à ses fins, la crudité de ses aventures sentimentales, le dévouement qu'il prête à sa mère et au voeu qu'elle a fait pour qu'il devienne un bonze estimé... Ce manga est vraiment touchant. Les graphismes, desquels se dégage la tendresse ardue d'"Ikkyu", sont beaux, fins, surtout sur les éditions petits formats (les grands vulgarisent un peu les traits délicats de l'auteur d'après moi). Dramatiques, ils embrassent l'oeil comme une belle fleur, et je ne peux qu'être en extase de cette oeuvre complexe et centrée sur la réflexion et la méditation... Je la conseille vivement aux fins d'esprits qui aiment penser. Il faut vraiment suivre pour comprendre ce manga (ça m'a un peu échappé, j'avoue) mais il est vraiment sublime, pur, serein.
Chroniques de la lune noire
Une Bd obscure et sanglante mais très captivante. Les dessins sont superbes, les personnages stylés et attachants. Une touche d'humour (surtout dans les premiers tomes) renforce l'intérêt de la bd, sans compter les détails de temps en temps sur quelques scènes (à découvrir!). Page de garde très travaillée et scénario conçu pour obliger de fréquents retours en arrière si l'on veut connaître parfaitement l'univers de la bd. De plus il existe des compléments à la bd (laquelle contient déjà 11 tomes et n'est pas terminée!) pour les fans sur l'histoire des différents personnages. Bref, de très nombreux atouts qui en font une bd à découvrir absolument !
Véritables souvenirs du Docteur Mystère
Elle ne pleure pas, elle chante
Evidemment, ce n’est pas une histoire gaie. Laura, traumatisée par ce qu’elle a vécu petite, va se retrouver face à son père. Et Laura veut profiter de l’état de son père pour déballer tout ce qu’elle a sur le cœur. Et pourtant parler n'est pas facile, car c'est aussi réveiller de douloureux souvenirs. Ce récit d’une grande sensibilité est porté par un texte fort, par les propos parfois violents de cette femme, qui contrastent avec des dessins assez simples et figés. On est touché, on se sent un peu mal à l’aise face à cette histoire complexe. Surtout quand on sent que Laura aime son père... Et comment ne pas réagir devant une telle situation? Toute sa vie, Laura s’est tue... Et Laura s’est sentie coupable... Mais Laura est bien la victime, non seulement des événements qui se sont passés, mais aussi de ce silence et de ce sentiment de culpabilité qui l’oppressent. A lire, ne fusse que pour avoir une idée de ce que peut ressentir quelqu’un dans une telle situation, et pour mieux comprendre pourquoi les victimes de tels actes se taisent.
Sumato
Merci Renaud Dillies! Merci pour ces superbes albums que sont Betty Blues et Sumato! C'est plein de sensibilité, des histoires touchantes,... On s'attache aux petits personnages et on compatit. "Petits" personnages, oui. En effet, ils semblent si fragiles qu'on a envie de les appeler avec tendresse, "petit".:) L'histoire est très bien construite, les éléments coulent l'un après l'autre, sans heurt. Et puis ces événements ne sont pas toujours tout roses... et ils arrivent aussi comme ça, doucement, car la vie est ainsi faite. Le dessin, à l'allure moins griffonnée que dans Betty Blues, plus lisse, convient superbement à ce récit. Et les pleine-pages, qui nous plongent encore mieux dans la réalité des personnages, sont très belles et jamais inutiles; ce ne sont pas des pleine-pages faites "comme ça", mais elles servent l'histoire. Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce très bel album, et la découverte de cet auteur de talent!:)