Les derniers avis (32362 avis)

Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Clichés Beyrouth 1990
Clichés Beyrouth 1990

Super témoignage des deux auteurs (les frères Ricard) pendant leur séjour au Liban en 1990, « Clichés Beyrouth » est une bédé qui devrait intéresser tous ceux qui sont passionnés par la géopolitique. Les autres lecteurs y trouveront aussi leur compte grâce à la grande efficacité du découpage de l’album et à la diversité des situations auxquelles se retrouvent les deux frères. Plus que les « Ricards », ce sont les personnages secondaires comme les sœurs ou encore leurs amis libanais qui se révéleront très attachants. Je pense notamment aux passages où deux de leurs copains libanais expriment leurs « joies du Christ » en sautant en l’air : hilarant ! J’ai même éprouvé de la tendresse pour les sœurs avec lesquelles les « Ricards » leur donneront des surnoms fantaisistes. Cette diversité des situations fait que j’ai lu ce livre en une seule traite avec enthousiasme. Une chose qui est un peu dommage, c’est lorsque nos deux héros se retrouvent sans rien faire et qu’ils attendent qu’on leur donne un travail (ils sont partis en Liban en espérant donner des premiers secours aux victimes de la guerre dans un hôpital), j’aurais aimé que les auteurs nous fassent davantage ressentir cette attente. Sinon, en lisant cet album, j’ai mieux compris la situation dans ce pays même si certaines choses restent assez confuses en moi. A ce sujet, la dernière lettre de leur tante m’a vraiment fait l’effet d’une bombe en partant du principe que je pensais la guerre finie depuis longtemps là-bas ! Le dessin est nerveux et simpliste à l’image de la représentation des avions, ils s’apparentent à des premiers coups de crayon. Le dessinateur n’hésite pas à nous montrer des paysages de ruine et d’ensemble du Beyrouth de l’époque aidé -il est vrai- grâce aux photos ramenées par les « Ricards ». « Clichés Beyrouth 1990 » est donc une bédé que je vous recommande vivement.

16/06/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de Philip et Francis
Les Aventures de Philip et Francis

Avis pour le premier tome : Gros coup de cœur pour cette satire de la célèbre série « Blake et Mortimer » à tel point que je considère que cet album est incontournable ! Le livre reprend la même maquette, les mêmes couleurs que la série mère. Pour les détracteurs des « Blake et Mortimer », sachez que la voix off est moins présente ! L’humour british occupe une place importante dans cet album mais il ne se révèle pas du tout grossier. J’ai senti que les auteurs s'étaient bien amusés pour réaliser cette bd et moi aussi d’ailleurs ! Les références à l’obésité de Mortimer et les moyens employés par son domestique pour obliger son maître à suivre un régime sont hilarants ! Plusieurs clins d’œil cinématographiques bienvenus ou clichés anglophones sympas parsèment ce premier tome. Chapeau donc aux auteurs qui ont réussi à faire une parodie de « Blake et Mortimer » tout en la respectant ! Aux détracteurs de ces personnages cultes de la bd francophone, sachez que cet album peut se lire sans problème indépendamment de la série mère.

16/06/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de Philip et Francis
Les Aventures de Philip et Francis

On ne peut que saluer l'initiative de Dargaud pour la publication de cette parodie réussie. Bel objet éditorial au format des aventures originales des héros de Jacobs, cette BD est franchement jubilatoire. Les amateurs de Blake et Mortimer, comme ceux de Pierre Veys et de Nicolas Barral (auteurs du décapant "Baker Street") devront se retrouver sur cet ouvrage, à la fois irrévérencieux mais tout de même respectueux de l'œuvre d'Edgar P Jacobs. On rit beaucoup dans cette BD. D'abord on découvre un Francis Blake déjanté, porté sur la gente féminine ; un Mortimer exubérant ; un Olrik affligeant de bêtise et entouré d'incapables... bref une galerie de portraits décalés par rapport à l'original. N'oublions pas le fidèle Nasir, absolument savoureux et, contrairement aux bd de Jacobs, très présent dans cette histoire délirante. Bel hommage à un des Maîtres de la BD Franco-Belge. Ce one shot est une très très bonne surprise.

15/06/2005 (modifier)
Couverture de la série Balder - La Guerre des royaumes
Balder - La Guerre des royaumes

Tout d'abord, je tiens à signaler que cette série n'est pas du tout abandonnée!!! J’ai eu la chance de voir des pages du tome 2 en cours... et quel plaisir pour les yeux!! On dirait presque que ce n'est pas le même dessinateur aux commandes (mais si pourtant), c'est du vertige graphique :) Les couleurs ne sont pas en reste: le (très) peu que j'ai pu voir (décidément, c'est au compte-goutte) me font trépigner d'impatience! J’ai pu comprendre pourquoi autant de temps est passé entre les 2 volumes... allez, vite, messieurs s'il vous plait, qu'on puisse se délecter de cette suite très attendue!

15/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série Capricorne
Capricorne

Sur cette série, je suis vraiment à deux doigts de mettre cinq étoiles. Ce qui est proprement hallucinant avec Andreas, c'est le niveau de complexité ahurissant de ses scénarios. On peut avoir une lecture simple, voir Capricorne comme une BD aventure/action classique et y trouver son bonheur : il y a ce qu'il faut de bagarres, poursuites, explosions, grands méchants, etc.. Mais on peut aussi la lire, la relire (et la re-relire 5 ou 6 fois) et découvrir toute la richesse de l'intrigue dont les circonvolutions s'étalent sur plusieurs volumes. Un petit détail prend tout son sens trois tomes plus loin, une scène permet de comprendre une situation un peu obscure deux tomes avant, et j'en passe. Andreas tisse ses intrigues comme on joue aux échecs, en ayant trois (voire quatre) coups d'avance. Capricorne a donc une cohérence en béton et réserve son lot de surprise. Le dessin d'Andreas est particulier, j'ai mis un peu de temps à l'apprécier mais je suis maintenant un fan. Et certaines planches sont véritablement à tomber par terre en ayant des convulsions. Ce mec est un malade du détail et de la mise en scène. C'est souvent génial. Alors pourquoi pas 'Culte' ? Je pense néanmoins que l'oeuvre reste difficile d'accès et demande un gros, gros travail de lecture (presque d'exégèse) pour en profiter pleinement. Son hermétisme est donc parfois un peu décourageant. Mais pour qui se donne la peine, c'est le bonheur garanti !

15/06/2005 (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5
Couverture de la série Eye Shield 21
Eye Shield 21

Un nouveau shonen, dans le style très classique du jeune lycéen japonais qui découvre un sport en club et qui va de compétitions en rencontres se passionner et devenir très fort. Le plus de cette série, c'est son humour omniprésent. J'aime pas trop le style Slam Dunk, mais cette série n'a rien à voir. Le trio central, qui tente désespérément de redorer le blason de leur club alors qu'ils ne sont que trois, est irrésistible. En particulier Hiruma, véritable terreur du lycée mais qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier, qui me fait penser à une espèce de "démon-renard" de la mythologie japonaise. Ce n'est pas réaliste, c'est même complètement loufoque, et ça se lit avec grand plaisir. Quelques passages plus sérieux permettent de s'attacher aux trois personnages et d'espérer qu'ils vont un jour ou l'autre parvenir à leurs fins. Voilà donc un bon nouveau shonen, pas trop répétitif et bien délirant !

15/06/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Une aventure rocambolesque de...
Une aventure rocambolesque de...

Le temps de chien Mouiche, ça démarre pas trop mal et l'idée de faire voyager Freud aux Far West pour psychanalyser les indigènes est sympa. C'est avec bonheur qu'on retrouve la narration si typique de Manu Larcenet où quelques bons dialogues viennent ponctuer le récit. Mais (car il y a un mais), l'histoire manque de corps et le final laisse un goût de trop peu . . . ce qui m'empêche de donner plus de 3 étoiles à cet album. La ligne de front Manu Larcenet narre la "mission insolite" de Vincent Van Gogh, chargé de (dé)peindre la Grande Guerre pour rendre compte au président du Conseil de la situation sur la ligne de front . . . point de tournesols là bas, juste des paysages dévastés et des visages torturés. L’auteur décrit l’absurdité de la guerre et l’aveuglement des gallonneux totalement déconnectés de la réalité. Toutefois, le récit glisse tout doucement en son milieu, devenant plus imagé, plus symbolique dans sa deuxième moitié. L’allégorie des "hommes-oiseaux" et celle de la "mère des obus" sont des images lourdes de sens mais traitées sans noirceur excessive. La dernière planche est particulièrement réussie car elle donne à l’histoire toute son importance. Quant au dessin, c’est du Larcenet comme on le connaît, juste un peu plus noir que d’habitude pour coller à l’ambiance du récit.

15/06/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Sophia
Sophia

AAAAAh Sophia !!! Quelle femme ! J'avoue avoir eu du mal à trouver l'intérêt de cette BD, mis à part son indéniable esthétisme. En effet sur 56 pages, on peut admirer cette Largo Winch au féminin, déambuler nue voire très peu vêtue sur plus du tiers de l'album. Loin des préoccupations matérielles (Madame est riche, Madame se rend à Venise comme on va à Montreuil, Madame possède un hors-bord, Madame a son majordome), Sophia promène son secret et sa beauté au bout du monde... Mention spéciale à Adriano de Vicentiis qui dessine admirablement les courbes avantageuses de son héroïne. Une petite critique pour le scénariste, Massimo Visavi, qui fait débuter la véritable histoire 2 pages avant la fin ; une bonne dizaine de pages étant, à mon avis parfaitement inutiles au déroulement de l'histoire (notamment les doubles pages 12 et 13). Vivement la suite quand même !

14/06/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série A l'ombre de la croix
A l'ombre de la croix

J'avais trouvé la lecture du premier volume assez fastidieuse : un scénario confus (mêlant histoires familiales et quête d’un mystérieux « noir »), des personnages difficilement reconnaissables d'une case à l'autre. Mais ce second opus est beaucoup mieux maîtrisé que le précédent, comme si en "éliminant" des personnages secondaires inutiles (Isabelle, Nicolas, véritable arlésienne de cette aventure, et d'autres encore...) l'intérêt de l'histoire rebondissait. Sur fond de prise de Saint Jean d'Acre pendant les croisades, Ilaria Trondoli développe une chasse au Trésor menée par un mystérieux Luc de Ridefort, ancien templier. Le principal atout de cette bd est sans nul doute le magnifique dessin, en couleurs directes. En outre, ce second volume bénéficie de plus de lumière que le tome précédent. Le moins bon réside sans doute dans le scénario qui nous fait penser au "Troisième Testament". La dessinatrice, étrangement, transforme physiquement son héros (Luc de Ridefort) dans ce volume, ce qui le rapproche de Conrad de Marbourg. Une bonne histoire en deux volumes, à acheter si vous n'êtes pas encore rassasié de Templiers -, qui surfe sur la vague de l'héroïc-catholique. Auteur à suivre de près !!

14/06/2005 (modifier)
Par Picado
Note: 4/5
Couverture de la série L'Immeuble d'en face
L'Immeuble d'en face

Ce tome m'a été offert et j'ai eu du mal à l'apprécier, car je le trouvais extrêmement plat, malgré quelques saynètes qui m'ont bien fait marrer. Après plusieurs lectures je dois reconnaître que je suis conquis. Pourquoi ce revirement ??? Je trouve qu'effectivement (l'avis de Cassidy le montre) certains auteurs surfent sur une vague "vie quotidienne" qui se résume par "je n'ai rien à raconter". Je n'ai rien contre les gens qui rompent avec Lanfeust, au contraire, mais c'est vrai que l'on a parfois des platitudes assez déconcertantes. Au départ je classais Immeuble d'en face dans cette catégorie... En plus le dessin est, il faut bien le reconnaître, vraiment pas top, avec peu de personnalité. Et pourtant je n'arrivais pas à remiser ce tome dans les lointains fonds de ma bibliothèque avec les BD que je n'ouvrent jamais. Un "je ne sais quoi" m'empêchait de le faire. Ce "je ne sais quoi" est l'extrême délicatesse qu'utilise Vanyda pour faire les transitions entre les saynètes, la poésie qu'elle met en œuvre pour conclure les tranches de vie et pour illustrer les relations entre les personnages. Je trouve qu'elle s'en tire extrêmement bien pour au final ne pas tomber dans la "chiantitude extrême" et pour rester dans le juste et le poétique... Une espèce de sublimation du quotidien, qui m'a demandé plusieurs lectures et des comparaisons avec d'autres BD pour pouvoir le sentir et trouver cette Bd vraiment appréciable. C'est ainsi que je trouve que la lecture de ce manga demande du temps, de la lenteur afin d'apprécier la valeur des cases, du découpage et généralement des dernières cases qui mettent généralement en valeur toute la tranche de vie illustrée précédemment. Je trouve ainsi que sans ces dernières cases, effectivement cette histoire serait vraiment ennuyeuse... Mais essayez de passer outre et de savourer la construction de ce manga qui finalement pèche majoritairement par ces dessins.

14/06/2005 (modifier)