"Lola Cordova" de Qwak, c’est typiquement le genre de BD, que je n’aurai pas acheté sans BDThèque. Ben, je l’aurais ouvert, feuilletée et vite reposée sur la pile en me disant c’est quoi ces dessins cheloux et cette histoire racoleuse : pas pour moi ce truc. Et ben, j’aurais eu tout faux.
Pour moi le vrai point fort de cette BD, c’est son design tout à fait atypique. Pour ma part je n’avais jamais vu ça. Cette mise en page très originale provoque même une nouvelle manière de raconter et donc de lire une bande dessinée. Je peux comprendre que ça puise paraître déroutant au départ mais laissez-vous guider et tout se passe bien.
Le dessin, très sincèrement c’est pas ma tasse de thé… trop… comment dire… bizarre. Mais ça ne m’a pas beaucoup gêné et de toute façon, ça fait partie intégrante de ce fameux design dont je viens de parler.
De la même manière, les couleurs contribuent aussi à façonner cette originalité. Elles sont faites par ordinateur, ce qui au passage ne me dérange pas du tout, du moment que c’est bien fait, et c’est le cas. Encore un point atypique, pratiquement chaque planche a une palette de couleurs et des effets différents qui s’accordent à l’ambiance du récit.
Malgré le cul, le langage cru et la drogue, le scénario n’est pas racoleur du tout. Mais l’héroïne, Lola Cordova, est une pute qui se drogue donc ces trois points font partie de l’histoire. De la même manière que les illustrations, le récit est écrit de main de maître. Cependant je trouve la fin un peu inachevée pour un One Shot… Mais cette fin ouverte laisse peut être entrevoir une suite ?
Arf je sais pas trop comment noter ça. D'un côté j'ai envie d'être indulgent. C'est vrai que c'est une belle histoire d'amour qui est racontée là, et en plus elle est vraie, plein de petits détails, de la sensualité. Mais de l'autre, c'est vrai que c'est un peu "creux", et qu'au final on s'en foutait que c'était la véritable histoire de Boilet, romancée avec de l'eau de rose quand même j'en suis sûr, et on n'a qu'une seule version de l'histoire.
Le dessin de Takahama est absolument superbe. Le récit est entrecoupé de petites histoires faites par Frédéric Boilet, dessin et scénar. Je les ai trouvé particulièrement mal intégrées et venant un peu comme un cheveu sur la soupe. Elles n'apportent rien si ce n'est une satisfaction pour leur auteur de les faire lire à un plus large public.
Bref une histoire de la vie, sans événement exceptionnel, avec un dessin très réussi.
On en disait tellement de bien, ici et ailleurs, enfin plutôt ici, que je me suis laissé tenté par l'achat hier. Et cela malgré un feuilletage rapide qui n'est pas spécialement attirant par ses couleurs, mais la lecture de la première page m'a fait sauter le pas.
Et c'est poilant, c'est barré, on sait pas si la fille, qui paie tout en nature rappelons le, est dans un méga trip ou si elle raconte la réalité. Elle est diablement excitante en plus, le langage est loin d'être châtié et les dialogues sont au poil. Le dessin est très spé, couleurs flashy (même que ça ressemble à du mauvais comics, enfin à du comics) et mélange d'image réelles. La mise en page est souvent très recherchée et du moins pas commune.
C'est sûr que ça ne plaira pas à tout le monde, aussi bien le dessin que l'histoire, et n'y cherchez pas une bd qui fasse réfléchir.
Bref très bonne bd, je ne lui mettrais pas la note maximale néanmoins, faut pas pousser mémé dans la soucoupe volante non plus.
Adrian Tomine, avec ses compères nord-américains Clowes, Ware, Cooper... est un des auteurs les plus marquants de la décennie. A travers des histoires courtes à teneur autobiographique (auto-fiction) Tomine explore et décortique l'inconfort des relations sociales, la solitude, la conformisation, le mal être dans une société ultra calibrée... bref, il observe le monde d'un peu plus haut pour y voir d'un peu plus prés.
L'atout majeur de ses histoires:
Aucune "vérité" n'est posée, seulement des réalités. Ce qui touche le plus est la construction narrative, un peu dans le même esprit que Baudoin, sans début ni sans fin, sans fil logique, parfois incohérent, à l'image de la vie.
Pas du tout d'accord avec le précédent avis.
Cette bd, dont le sous titre "promesses et illusions" pourrait prendre comme autre titre "promesses et désillusions" tant le thème de la trahison envers soi, envers sa famille, est fort.
Derrière un dessin assez sobre voire austère, Nabiel Kanan dépeint une société (à travers Max Collins) qui a renié son passé.
Comment ne pas penser à tous ces soixante-huitards qui ont retourné leurs vestes et qui à présent vivent des bienfaits de la haute fonction publique – je les connais... – en occultant leur passé.
Cette merveilleuse BD est formidable, car à travers le personnage du père qui, pour assurer son avenir financier et familial, fait fi de ses idéaux ; et de la fille, rebelle à l'autorité. Qui ne s'est pas reconnu à son âge? (Nous avons été aussi bien rebelle que conformiste).
Nabiel Kanan décrit sans concession, dans cette bd, un portrait au vitriol, aussi bien de la famille, que de la société. Une belle réussite. Je conseille vivement l'achat de ce livre.
L'histoire peut paraître assez simple et niaise au départ. Mais, ce manga se révèle fort sympathique, intéressant et très agréable à lire. En effet, l'auteur parvient à mélanger habilement l'humour et l'amour tout en restant très simple.
Bien que destiné à un public adolescent, ce manga est plus mature et meilleur (à mon goût) que Mint Na Bokura (du même auteur) ou Urukyu.
Les dessins sont très jolis, frais et aérés.
Une très bonne série du début à la fin. Les fans de shojos ne doivent pas s'abstenir.
Je n'ai lu pour l'instant que les 6 premiers tomes mais je trouve l'histoire très accrochante. Ce manga est à la fois drôle et touchant et ne manque pas de rebondissements.
Les dessins quant à eux sont plutôt jolis, il ne faut pas se fier aux couvertures, comme le soulignait Acheron4.
J'espère cependant que l'histoire ne traine pas en longueur par la suite, car il y a tout de même 18 tomes. Pour l'instant, je conseille vivement cette série fort sympathique.
Ajout après lecture de tous les tomes:
je conserve ma note de 4 étoiles. En effet je ne trouve pas que l'histoire s'est enlisée, au contraire il y a toujours des rebondissements et l'on s'attache aux personnages.
Une très bonne série romantique qui ne manque pas d'émotion et d'humour !
Le dessin est chouette, la couleur est faite à la main, ça bavouille parfois, on voit souvent le rouge des crayonnés préliminaires, mais j'adore le résultat.
Même si le fait qu'Anton assiste à une enquête policière est assez peu probable "dans la vraie vie", ne boudons pas notre plaisir pour ce détail (personne n'a jamais prétendu que la BD était la vraie vie). L'enquête peut paraître light, mais ce n'est pas cela qui importe. Dans Blacksad, il s'agissait plus du dessin que du scénario, ici, il s'agit plus du dessin, de la mise en scène et des états d'âme de chacun que de l'enquête, qui sert finalement de prétexte. De toute façon, Trillo est loin d'être manchot.
L'album est estampillé tome 1, je suppose donc qu'on peut espérer une suite. En attendant, ce tome 1 compose une histoire complète qui présente des personnages, dont au moins un reviendra, puisque la série porte son nom.
Personnellement j'ai adoré cette BD. Effectivement Christophe Bec est très éloigné de ses productions en tant que dessinateur. Son scénario a vraiment beaucoup de charme : la rencontre de ces deux personnages esseulés que la vie n'a pas épargnés est à la fois un peu triste, poétique mais aussi jubilatoire. Voila des personnages attachants que l'on suit avec plaisir.
Le dessin est également pour une bonne part dans la réussite de cet ouvrage. Il est vraiment superbe.
De même pour les couleurs. Moi qui ne suis vraiment pas un fan de la colorisation informatique, elle est ici très réussie.
Un scénario pour le moment encore assez mystérieux mais dont l'ambiance décalée est très prenante, des personnages attachants, un dessin très particulier mais dont je suis fan, des couleurs chaudes : vraiment une très grande réussite et assurément un de mes coups de cœur.
Si la suite est du même acabit, 5/5 !
Me voilà lancé à travers toutes les séries du Donjon, et pour le moment Potron minet est celle qui m'a le plus convaincu.
Contrairement à Zenith, l'humour y est plus fin et n'est pas le seul atout de la série. La touche de romantisme est ce qui caractérise le mieux PM.
J'aime bien les dessins de Blain et encore plus lorsqu'il s'agit des épopées nocturnes de Hyacinthe dans la ville d'Antipolis.
Malgré une légère baisse de qualité dans PM -97 (moins romantique et plus sanglant), j'attends la suite avec impatience (ce devrait être PM -88 ???).
A noter qu'à mon goût, la couverture "Un justicier dans l'ennui" est la plus belle couv' toutes séries Donjon comprises.
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Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
"Lola Cordova" de Qwak, c’est typiquement le genre de BD, que je n’aurai pas acheté sans BDThèque. Ben, je l’aurais ouvert, feuilletée et vite reposée sur la pile en me disant c’est quoi ces dessins cheloux et cette histoire racoleuse : pas pour moi ce truc. Et ben, j’aurais eu tout faux. Pour moi le vrai point fort de cette BD, c’est son design tout à fait atypique. Pour ma part je n’avais jamais vu ça. Cette mise en page très originale provoque même une nouvelle manière de raconter et donc de lire une bande dessinée. Je peux comprendre que ça puise paraître déroutant au départ mais laissez-vous guider et tout se passe bien. Le dessin, très sincèrement c’est pas ma tasse de thé… trop… comment dire… bizarre. Mais ça ne m’a pas beaucoup gêné et de toute façon, ça fait partie intégrante de ce fameux design dont je viens de parler. De la même manière, les couleurs contribuent aussi à façonner cette originalité. Elles sont faites par ordinateur, ce qui au passage ne me dérange pas du tout, du moment que c’est bien fait, et c’est le cas. Encore un point atypique, pratiquement chaque planche a une palette de couleurs et des effets différents qui s’accordent à l’ambiance du récit. Malgré le cul, le langage cru et la drogue, le scénario n’est pas racoleur du tout. Mais l’héroïne, Lola Cordova, est une pute qui se drogue donc ces trois points font partie de l’histoire. De la même manière que les illustrations, le récit est écrit de main de maître. Cependant je trouve la fin un peu inachevée pour un One Shot… Mais cette fin ouverte laisse peut être entrevoir une suite ?
Mariko Parade
Arf je sais pas trop comment noter ça. D'un côté j'ai envie d'être indulgent. C'est vrai que c'est une belle histoire d'amour qui est racontée là, et en plus elle est vraie, plein de petits détails, de la sensualité. Mais de l'autre, c'est vrai que c'est un peu "creux", et qu'au final on s'en foutait que c'était la véritable histoire de Boilet, romancée avec de l'eau de rose quand même j'en suis sûr, et on n'a qu'une seule version de l'histoire. Le dessin de Takahama est absolument superbe. Le récit est entrecoupé de petites histoires faites par Frédéric Boilet, dessin et scénar. Je les ai trouvé particulièrement mal intégrées et venant un peu comme un cheveu sur la soupe. Elles n'apportent rien si ce n'est une satisfaction pour leur auteur de les faire lire à un plus large public. Bref une histoire de la vie, sans événement exceptionnel, avec un dessin très réussi.
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
On en disait tellement de bien, ici et ailleurs, enfin plutôt ici, que je me suis laissé tenté par l'achat hier. Et cela malgré un feuilletage rapide qui n'est pas spécialement attirant par ses couleurs, mais la lecture de la première page m'a fait sauter le pas. Et c'est poilant, c'est barré, on sait pas si la fille, qui paie tout en nature rappelons le, est dans un méga trip ou si elle raconte la réalité. Elle est diablement excitante en plus, le langage est loin d'être châtié et les dialogues sont au poil. Le dessin est très spé, couleurs flashy (même que ça ressemble à du mauvais comics, enfin à du comics) et mélange d'image réelles. La mise en page est souvent très recherchée et du moins pas commune. C'est sûr que ça ne plaira pas à tout le monde, aussi bien le dessin que l'histoire, et n'y cherchez pas une bd qui fasse réfléchir. Bref très bonne bd, je ne lui mettrais pas la note maximale néanmoins, faut pas pousser mémé dans la soucoupe volante non plus.
Les Yeux à vif
Adrian Tomine, avec ses compères nord-américains Clowes, Ware, Cooper... est un des auteurs les plus marquants de la décennie. A travers des histoires courtes à teneur autobiographique (auto-fiction) Tomine explore et décortique l'inconfort des relations sociales, la solitude, la conformisation, le mal être dans une société ultra calibrée... bref, il observe le monde d'un peu plus haut pour y voir d'un peu plus prés. L'atout majeur de ses histoires: Aucune "vérité" n'est posée, seulement des réalités. Ce qui touche le plus est la construction narrative, un peu dans le même esprit que Baudoin, sans début ni sans fin, sans fil logique, parfois incohérent, à l'image de la vie.
The Birthday Riots
Pas du tout d'accord avec le précédent avis. Cette bd, dont le sous titre "promesses et illusions" pourrait prendre comme autre titre "promesses et désillusions" tant le thème de la trahison envers soi, envers sa famille, est fort. Derrière un dessin assez sobre voire austère, Nabiel Kanan dépeint une société (à travers Max Collins) qui a renié son passé. Comment ne pas penser à tous ces soixante-huitards qui ont retourné leurs vestes et qui à présent vivent des bienfaits de la haute fonction publique – je les connais... – en occultant leur passé. Cette merveilleuse BD est formidable, car à travers le personnage du père qui, pour assurer son avenir financier et familial, fait fi de ses idéaux ; et de la fille, rebelle à l'autorité. Qui ne s'est pas reconnu à son âge? (Nous avons été aussi bien rebelle que conformiste). Nabiel Kanan décrit sans concession, dans cette bd, un portrait au vitriol, aussi bien de la famille, que de la société. Une belle réussite. Je conseille vivement l'achat de ce livre.
Marmalade Boy
L'histoire peut paraître assez simple et niaise au départ. Mais, ce manga se révèle fort sympathique, intéressant et très agréable à lire. En effet, l'auteur parvient à mélanger habilement l'humour et l'amour tout en restant très simple. Bien que destiné à un public adolescent, ce manga est plus mature et meilleur (à mon goût) que Mint Na Bokura (du même auteur) ou Urukyu. Les dessins sont très jolis, frais et aérés. Une très bonne série du début à la fin. Les fans de shojos ne doivent pas s'abstenir.
Peach girl
Je n'ai lu pour l'instant que les 6 premiers tomes mais je trouve l'histoire très accrochante. Ce manga est à la fois drôle et touchant et ne manque pas de rebondissements. Les dessins quant à eux sont plutôt jolis, il ne faut pas se fier aux couvertures, comme le soulignait Acheron4. J'espère cependant que l'histoire ne traine pas en longueur par la suite, car il y a tout de même 18 tomes. Pour l'instant, je conseille vivement cette série fort sympathique. Ajout après lecture de tous les tomes: je conserve ma note de 4 étoiles. En effet je ne trouve pas que l'histoire s'est enlisée, au contraire il y a toujours des rebondissements et l'on s'attache aux personnages. Une très bonne série romantique qui ne manque pas d'émotion et d'humour !
Anton Blake
Le dessin est chouette, la couleur est faite à la main, ça bavouille parfois, on voit souvent le rouge des crayonnés préliminaires, mais j'adore le résultat. Même si le fait qu'Anton assiste à une enquête policière est assez peu probable "dans la vraie vie", ne boudons pas notre plaisir pour ce détail (personne n'a jamais prétendu que la BD était la vraie vie). L'enquête peut paraître light, mais ce n'est pas cela qui importe. Dans Blacksad, il s'agissait plus du dessin que du scénario, ici, il s'agit plus du dessin, de la mise en scène et des états d'âme de chacun que de l'enquête, qui sert finalement de prétexte. De toute façon, Trillo est loin d'être manchot. L'album est estampillé tome 1, je suppose donc qu'on peut espérer une suite. En attendant, ce tome 1 compose une histoire complète qui présente des personnages, dont au moins un reviendra, puisque la série porte son nom.
Carême
Personnellement j'ai adoré cette BD. Effectivement Christophe Bec est très éloigné de ses productions en tant que dessinateur. Son scénario a vraiment beaucoup de charme : la rencontre de ces deux personnages esseulés que la vie n'a pas épargnés est à la fois un peu triste, poétique mais aussi jubilatoire. Voila des personnages attachants que l'on suit avec plaisir. Le dessin est également pour une bonne part dans la réussite de cet ouvrage. Il est vraiment superbe. De même pour les couleurs. Moi qui ne suis vraiment pas un fan de la colorisation informatique, elle est ici très réussie. Un scénario pour le moment encore assez mystérieux mais dont l'ambiance décalée est très prenante, des personnages attachants, un dessin très particulier mais dont je suis fan, des couleurs chaudes : vraiment une très grande réussite et assurément un de mes coups de cœur. Si la suite est du même acabit, 5/5 !
Donjon Potron-minet
Me voilà lancé à travers toutes les séries du Donjon, et pour le moment Potron minet est celle qui m'a le plus convaincu. Contrairement à Zenith, l'humour y est plus fin et n'est pas le seul atout de la série. La touche de romantisme est ce qui caractérise le mieux PM. J'aime bien les dessins de Blain et encore plus lorsqu'il s'agit des épopées nocturnes de Hyacinthe dans la ville d'Antipolis. Malgré une légère baisse de qualité dans PM -97 (moins romantique et plus sanglant), j'attends la suite avec impatience (ce devrait être PM -88 ???). A noter qu'à mon goût, la couverture "Un justicier dans l'ennui" est la plus belle couv' toutes séries Donjon comprises.