Une série bien passionnante, difficile de s’arrêter entre deux tomes ! Au début peu convaincue à l’idée de lire un truc d’horreur, puis rebutée par les quelques passages gores, j’ai poursuivi ma lecture car le duo Shin'ichi-Miggy donne une ambiance très particulière au récit. Comme le disent les autres avis, on a ici un mélange curieux entre le scénar de film d’horreur et le cadre classique du lycéen japonais un peu niais mais sympathique. Le résultat est original et très réussi.
Le récit ne se résume pas à une suite de combats aux techniques variées, mais s’intéresse à l’évolution de la relation pas évidente entre l’humain et le parasite, à l’étude des motivations et de l’organisation des envahisseurs, dont certains sont très différents, le tout parsemé de réflexions philosophiques assez surprenantes dans ce genre d’histoire sur la légitimité de l’homme à détruire ses prédateurs.
Un récit qui évolue donc tout en restant accrocheur, avec des rebondissements surprenants, et, dernier point fort, à signaler pour un manga, une vraie fin au bout des 10 tomes :)
Ne vous laissez pas rebuter par les couvertures et allez donc dévorer cette série ! (par contre c'est sûr que pour un lecteur qui s'attend à lire une histoire d'horreur, ce doit être un peu décevant...)
J'ai vraiment apprécié cet album.
Le dessin m'a plu dès le départ : il n'est pas véritablement impressionnant de technique ou de beauté, mais il est très lisible, très agréable à lire, beau par beaucoup d'endroits, très sympa en somme.
Puis c'est pareil, j'ai plongé directement dans l'histoire. Si ce n'est une petite difficulté initiale à appréhender qui était qui dans les divers récits non chronologiques du début, je me suis très vite attaché aux personnages mais surtout à la façon dont l'histoire est racontée. Je ne me suis pas ennuyé à aucun moment, j'ai pris plaisir à découvrir la vie aventureuse, exotique puis nostalgique de Dodo. J'ai vraiment ressenti l'émotion de cette histoire, et même si le personnage même de Dodo m'est parfois légèrement antipathique par son comportement sûr de lui, j'ai appris à l'apprécier comme son petit fils semble l'aimer. Cette histoire de grand-père qui a vécu de telles aventures, ça me rappelle un peu le film Big Fish de Tim Burton que j'ai bien apprécié aussi.
Très sympa, agréable et plein d'émotion.
Une très bonne BD dans la collection "série B" de Delcourt. Le scénario de Duval est parfaitement huilé, et on retrouve un peu l'ambiance des "mystères de l'Ouest" avec ses gadgets, ses déguisements, sa modernité par rapport à l'époque, et ses services secrets. Aucun temps mort dans ce premier volume mené tambour battant. Les deux héros, Gavroche et Zelda sont très attachants même s'ils obéissent au sempiternel stéréotype "bel espion, divine garce".
Bref, de l'aventure, de l'espionnage, de l'action, des fusillades... que demander de plus à une BD ? Un coup de chapeau, en passant, à Carole Beau, pour les couleurs(admirez les pages 8,20...) et puis Zelda est belle (ah! La scène de changement de costume, page 32!)... On en redemande. Bravo aux auteurs.
Heurteau est un auteur que j'aime vraiment beaucoup. Il est certes décalé par rapport aux auteurs classiques mais c'est ce qui fait le charme de ses productions (itinereve d'un gentilhomme d'infortune). Je trouve que son dessin est vraiment original et arrive d'emblée à distiller une atmosphère de mystère et de poésie.
Le scénario est honnête, sans plus, mais je ne pense pas que pour ce type de BD, ce soit primordial.
Je ne pense pas que tout le monde aimera cette bd.
Mon conseil: ouvrez la bd et si vous aimez le dessin, alors achetez la car vous aurez alors une bd vraiment agréable à lire et la magie du dessin vous plongera tout de suite dans l'ambiance.
Excellent ! L'album mélange allègrement les genres : pas mal de SF, un peu de thriller, une dose de roman graphique, et beaucoup de délire et d'humour (souvent discret, mais bien présent). Le sujet, qui peut apparaître au début comme vaguement ennuyeux, est en fait traité sur un mode vraiment jouissif, avec pas mal de petits détails pétillants. Comme ces terribles lagomorphes (vous savez, les créatures du démon, dévoreuses de carottes, dont on ne doit pas prononcer le nom sur un navire) qui à défaut d'envahir le vaisseau envahissent le scénario, de manière joliment exploitée. Le voyage a beau durer 18 ans on ne s'ennuie pas, Witko réussissant fort bien à faire bifurquer l'histoire et à garder l'intérêt du lecteur tout éveillé.
Et lorsqu'on sent le point mort arriver, la "surprise" est totale, et le délire se poursuit avec un bonheur pour ma part complet dans les dernières pages, que j'ai vraiment adorées.
Bref, très jolie surprise, je vais le relire avec plaisir. Seul le prix me fait un peu tiquer, mais bon, l'album fait 64 pages.
Ma vraie appréciation est 3,5 mais on ne va pas chicaner sur une virgule...
Surtout que Kosmo, c'est de la sf bien délirante. Quatre couples se retrouvent embarqués dans un voyage de plusieurs dizaines d'années en dehors du système solaire à la recherche d'escargots extra-terrestres. On s'en doute, l'ambiance va très vite merder... Les personnages n'étant pas des modèles de probité. Imaginez l'île de la tentation dessiné par Blain!
Blain, oui, j'ai lâché le mot... Le dessin de Witko ressemble beaucoup à celui de Blain et une ressemblance un peu trop poussée. Remarquez, il est pas le seul à le copier... Chaque mois, y'a deux trois albums qui sortent avec pile poil le style de l'auteur d'Isaac le pirate. A chaque génération, y'a deux trois auteurs que tout le monde copie. Y'a cinquante ans, c'était Franquin ou Jacobs... Aujourd'hui c'est Blain.
Cela dit, la chose est navrante quand le scénario ne suit pas. Ce qui n'est pas du tout le cas ici. J'ai trouvé la fin tordante. On pardonne donc facilement...
Le dessin de Fretet est tout simplement sublime, même s'il paraît un peu brouillon sur certaines pages. Il réussit à donner un côté presque réel à son dessin, c'est de toute beauté !
Pour un fois dans une BD porno, il y a un vrai scénario et pas juste une trame servant de prétexte à une succession de scènes de cul. On a là un vrai scénario, un vrai polar, et une vraie recherche dans le traitement. Aucune bulle, juste une monologue, sachant que le narrateur change à chaque chapitre. Le résultat est tout à fait satisfaisant.
Bon, c'est pas non plus le scénario du siècle hein, mais c'est sûrement un des plus aboutis dans ce que j'ai pu lire en BD pour adultes.
Les scènes de cul sont assez banales, mais le dessin et le scénario général rendent cette BD très nettement au dessin de la moyenne.
A noter que les deux histoires courtes en fin d'album sont elles aussi bien faites, mais elles auraient put-être gagnées à être plus longues.
Première particularité de cette bande dessinée : elle est découpée en deux actes et chacun d’un est dessiné par un auteur différent ; le premier est l’œuvre de Raimondo, le second est réalisé par Balance et Fattori.
Deuxième particularité : les deux parties sont somptueuses et qualitativement presque identiques. J’ai tendance à préféré les dessin du premier acte même s’ils ne sont pas exempts de quelques fautes de perspective mais c’est vraiment pour chipoter, l’ensemble est absolument superbe.
Troisième particularité : le semblant de scénario est plutôt original, à défaut d’être captivant (comme d’habitude les femmes sont maltraitées et aiment ça); Fildor exploite le mythe de Don Giovanni en le croisant avec celui de Faust, pour en faire un séducteur dénué de scrupule et de morale qui aurait vendu son âme au diable afin de pouvoir séduire et profiter éternellement.
Au final on tient là, à mon avis, une des toutes meilleures bande dessinée érotique, clairement à ne pas rater si vous voulez ne lire que le meilleur dans cette catégorie souvent banale.
BD des plus classiques dans le genre, aussi bien à cause du dessin que du scénario, « Education anglaise » reste très plaisant et agréable. Pas de faux scénars ni d’ambition démesurée mais une succession de scènes plutôt émoustillantes dans une sorte de pension pour jeunes filles en devenir, cadre parfait pour ce genre d’histoires. Le dessin est plutôt bon sans être décoiffant. 3,5 serait la note la plus appropriée mais je me sens l’âme généreuse.
"Gomorrhe" semble être un des premiers albums de Riverstone. Si son coup de crayon laisse déjà rêveur, la mise en couleur par contre, a très nettement évolué depuis. On remarquera d'ailleurs qu'elle change très souvent dans cet album. Mauvaise, façon feutres pour gosses au début, on aura aussi droit a des passages avec de superbes aplats roses, violets, jaunes ou verts très années 70/80, et les dix dernières pages, sans relever de la peinture comme "Thamara & Juda" par exemple, sont déjà superbes.
Une chose à noter (rigoureusement immanquable quand vous lisez l'album), c'est le ridicule absolu des poses des filles. Elles peuvent être assises, en train de tomber, de parler, de se remettre d'un choc, elles auront TOUJOURS une pose d'une lascivité aussi fascinante qu'improbable. Impressionnant ! :)
L'histoire n'est bien sûr qu'un prétexte à voir se tortiller les nanas dans tous les sens, et ce qu'on en devine est quand même assez ridicule (à l'image de cette fille vue de derrière et qui urine au-dessus de champignons suggestivement phalliques. Jean-Michel Lemaire a donc de la concurrence ! ;)). Le vocabulaire choisi n'est pas vraiment là pour faire sérieux non plus : "les explorateurs s'enfoncent dans le sol inhospitalier", "Pendant ce temps, tout en déculant le pal de sa victime...", "Je ne puis rien vous dire de tout cela! C'est trop dur !", et autres cruels mandrins et codes morses in vagina.
Et pourtant les dialogues sont longs ! Très longs ! Trop longs ! Un lecteur moyen a bien du mal à se les enfourner, et -- criant grâce ! -- finira sans doute par effeuiller rapidement l'album.
Bref, tout ça ressemble à un gros délire visuellement superbe, gentiment émoustillant et plus ou moins complètement barré. Les scènes de torture du début (qui disparaissent vite) sont d'ailleurs à la fois rigolotes et dégoûtantes... On n'aura par contre sans doute jamais la fin, puisque l'album s'achève très brusquement par une chute (ah ah) avec cette pensée du héros : Aaaarg, Morgane ! C'est elle ! Quel bonheur ! Nous allons mourir ensemble ! ... Ouch !, suivie du commentaire scénaristiquement magistral : Rod est comblé d'avoir retrouvé Morgane ! Le destin de la révolte lui importe peu.
Ah ah ah ! J'adore ce truc, c'est complètement barje ! :D
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Parasite
Une série bien passionnante, difficile de s’arrêter entre deux tomes ! Au début peu convaincue à l’idée de lire un truc d’horreur, puis rebutée par les quelques passages gores, j’ai poursuivi ma lecture car le duo Shin'ichi-Miggy donne une ambiance très particulière au récit. Comme le disent les autres avis, on a ici un mélange curieux entre le scénar de film d’horreur et le cadre classique du lycéen japonais un peu niais mais sympathique. Le résultat est original et très réussi. Le récit ne se résume pas à une suite de combats aux techniques variées, mais s’intéresse à l’évolution de la relation pas évidente entre l’humain et le parasite, à l’étude des motivations et de l’organisation des envahisseurs, dont certains sont très différents, le tout parsemé de réflexions philosophiques assez surprenantes dans ce genre d’histoire sur la légitimité de l’homme à détruire ses prédateurs. Un récit qui évolue donc tout en restant accrocheur, avec des rebondissements surprenants, et, dernier point fort, à signaler pour un manga, une vraie fin au bout des 10 tomes :) Ne vous laissez pas rebuter par les couvertures et allez donc dévorer cette série ! (par contre c'est sûr que pour un lecteur qui s'attend à lire une histoire d'horreur, ce doit être un peu décevant...)
Vagues à l'âme
J'ai vraiment apprécié cet album. Le dessin m'a plu dès le départ : il n'est pas véritablement impressionnant de technique ou de beauté, mais il est très lisible, très agréable à lire, beau par beaucoup d'endroits, très sympa en somme. Puis c'est pareil, j'ai plongé directement dans l'histoire. Si ce n'est une petite difficulté initiale à appréhender qui était qui dans les divers récits non chronologiques du début, je me suis très vite attaché aux personnages mais surtout à la façon dont l'histoire est racontée. Je ne me suis pas ennuyé à aucun moment, j'ai pris plaisir à découvrir la vie aventureuse, exotique puis nostalgique de Dodo. J'ai vraiment ressenti l'émotion de cette histoire, et même si le personnage même de Dodo m'est parfois légèrement antipathique par son comportement sûr de lui, j'ai appris à l'apprécier comme son petit fils semble l'aimer. Cette histoire de grand-père qui a vécu de telles aventures, ça me rappelle un peu le film Big Fish de Tim Burton que j'ai bien apprécié aussi. Très sympa, agréable et plein d'émotion.
Hauteville House
Une très bonne BD dans la collection "série B" de Delcourt. Le scénario de Duval est parfaitement huilé, et on retrouve un peu l'ambiance des "mystères de l'Ouest" avec ses gadgets, ses déguisements, sa modernité par rapport à l'époque, et ses services secrets. Aucun temps mort dans ce premier volume mené tambour battant. Les deux héros, Gavroche et Zelda sont très attachants même s'ils obéissent au sempiternel stéréotype "bel espion, divine garce". Bref, de l'aventure, de l'espionnage, de l'action, des fusillades... que demander de plus à une BD ? Un coup de chapeau, en passant, à Carole Beau, pour les couleurs(admirez les pages 8,20...) et puis Zelda est belle (ah! La scène de changement de costume, page 32!)... On en redemande. Bravo aux auteurs.
Winston Hoggart
Heurteau est un auteur que j'aime vraiment beaucoup. Il est certes décalé par rapport aux auteurs classiques mais c'est ce qui fait le charme de ses productions (itinereve d'un gentilhomme d'infortune). Je trouve que son dessin est vraiment original et arrive d'emblée à distiller une atmosphère de mystère et de poésie. Le scénario est honnête, sans plus, mais je ne pense pas que pour ce type de BD, ce soit primordial. Je ne pense pas que tout le monde aimera cette bd. Mon conseil: ouvrez la bd et si vous aimez le dessin, alors achetez la car vous aurez alors une bd vraiment agréable à lire et la magie du dessin vous plongera tout de suite dans l'ambiance.
Kosmo
Excellent ! L'album mélange allègrement les genres : pas mal de SF, un peu de thriller, une dose de roman graphique, et beaucoup de délire et d'humour (souvent discret, mais bien présent). Le sujet, qui peut apparaître au début comme vaguement ennuyeux, est en fait traité sur un mode vraiment jouissif, avec pas mal de petits détails pétillants. Comme ces terribles lagomorphes (vous savez, les créatures du démon, dévoreuses de carottes, dont on ne doit pas prononcer le nom sur un navire) qui à défaut d'envahir le vaisseau envahissent le scénario, de manière joliment exploitée. Le voyage a beau durer 18 ans on ne s'ennuie pas, Witko réussissant fort bien à faire bifurquer l'histoire et à garder l'intérêt du lecteur tout éveillé. Et lorsqu'on sent le point mort arriver, la "surprise" est totale, et le délire se poursuit avec un bonheur pour ma part complet dans les dernières pages, que j'ai vraiment adorées. Bref, très jolie surprise, je vais le relire avec plaisir. Seul le prix me fait un peu tiquer, mais bon, l'album fait 64 pages.
Kosmo
Ma vraie appréciation est 3,5 mais on ne va pas chicaner sur une virgule... Surtout que Kosmo, c'est de la sf bien délirante. Quatre couples se retrouvent embarqués dans un voyage de plusieurs dizaines d'années en dehors du système solaire à la recherche d'escargots extra-terrestres. On s'en doute, l'ambiance va très vite merder... Les personnages n'étant pas des modèles de probité. Imaginez l'île de la tentation dessiné par Blain! Blain, oui, j'ai lâché le mot... Le dessin de Witko ressemble beaucoup à celui de Blain et une ressemblance un peu trop poussée. Remarquez, il est pas le seul à le copier... Chaque mois, y'a deux trois albums qui sortent avec pile poil le style de l'auteur d'Isaac le pirate. A chaque génération, y'a deux trois auteurs que tout le monde copie. Y'a cinquante ans, c'était Franquin ou Jacobs... Aujourd'hui c'est Blain. Cela dit, la chose est navrante quand le scénario ne suit pas. Ce qui n'est pas du tout le cas ici. J'ai trouvé la fin tordante. On pardonne donc facilement...
Sex Addict Story
Le dessin de Fretet est tout simplement sublime, même s'il paraît un peu brouillon sur certaines pages. Il réussit à donner un côté presque réel à son dessin, c'est de toute beauté ! Pour un fois dans une BD porno, il y a un vrai scénario et pas juste une trame servant de prétexte à une succession de scènes de cul. On a là un vrai scénario, un vrai polar, et une vraie recherche dans le traitement. Aucune bulle, juste une monologue, sachant que le narrateur change à chaque chapitre. Le résultat est tout à fait satisfaisant. Bon, c'est pas non plus le scénario du siècle hein, mais c'est sûrement un des plus aboutis dans ce que j'ai pu lire en BD pour adultes. Les scènes de cul sont assez banales, mais le dessin et le scénario général rendent cette BD très nettement au dessin de la moyenne. A noter que les deux histoires courtes en fin d'album sont elles aussi bien faites, mais elles auraient put-être gagnées à être plus longues.
Don Juan
Première particularité de cette bande dessinée : elle est découpée en deux actes et chacun d’un est dessiné par un auteur différent ; le premier est l’œuvre de Raimondo, le second est réalisé par Balance et Fattori. Deuxième particularité : les deux parties sont somptueuses et qualitativement presque identiques. J’ai tendance à préféré les dessin du premier acte même s’ils ne sont pas exempts de quelques fautes de perspective mais c’est vraiment pour chipoter, l’ensemble est absolument superbe. Troisième particularité : le semblant de scénario est plutôt original, à défaut d’être captivant (comme d’habitude les femmes sont maltraitées et aiment ça); Fildor exploite le mythe de Don Giovanni en le croisant avec celui de Faust, pour en faire un séducteur dénué de scrupule et de morale qui aurait vendu son âme au diable afin de pouvoir séduire et profiter éternellement. Au final on tient là, à mon avis, une des toutes meilleures bande dessinée érotique, clairement à ne pas rater si vous voulez ne lire que le meilleur dans cette catégorie souvent banale.
Education anglaise
BD des plus classiques dans le genre, aussi bien à cause du dessin que du scénario, « Education anglaise » reste très plaisant et agréable. Pas de faux scénars ni d’ambition démesurée mais une succession de scènes plutôt émoustillantes dans une sorte de pension pour jeunes filles en devenir, cadre parfait pour ce genre d’histoires. Le dessin est plutôt bon sans être décoiffant. 3,5 serait la note la plus appropriée mais je me sens l’âme généreuse.
Gomorrhe
"Gomorrhe" semble être un des premiers albums de Riverstone. Si son coup de crayon laisse déjà rêveur, la mise en couleur par contre, a très nettement évolué depuis. On remarquera d'ailleurs qu'elle change très souvent dans cet album. Mauvaise, façon feutres pour gosses au début, on aura aussi droit a des passages avec de superbes aplats roses, violets, jaunes ou verts très années 70/80, et les dix dernières pages, sans relever de la peinture comme "Thamara & Juda" par exemple, sont déjà superbes. Une chose à noter (rigoureusement immanquable quand vous lisez l'album), c'est le ridicule absolu des poses des filles. Elles peuvent être assises, en train de tomber, de parler, de se remettre d'un choc, elles auront TOUJOURS une pose d'une lascivité aussi fascinante qu'improbable. Impressionnant ! :) L'histoire n'est bien sûr qu'un prétexte à voir se tortiller les nanas dans tous les sens, et ce qu'on en devine est quand même assez ridicule (à l'image de cette fille vue de derrière et qui urine au-dessus de champignons suggestivement phalliques. Jean-Michel Lemaire a donc de la concurrence ! ;)). Le vocabulaire choisi n'est pas vraiment là pour faire sérieux non plus : "les explorateurs s'enfoncent dans le sol inhospitalier", "Pendant ce temps, tout en déculant le pal de sa victime...", "Je ne puis rien vous dire de tout cela! C'est trop dur !", et autres cruels mandrins et codes morses in vagina. Et pourtant les dialogues sont longs ! Très longs ! Trop longs ! Un lecteur moyen a bien du mal à se les enfourner, et -- criant grâce ! -- finira sans doute par effeuiller rapidement l'album. Bref, tout ça ressemble à un gros délire visuellement superbe, gentiment émoustillant et plus ou moins complètement barré. Les scènes de torture du début (qui disparaissent vite) sont d'ailleurs à la fois rigolotes et dégoûtantes... On n'aura par contre sans doute jamais la fin, puisque l'album s'achève très brusquement par une chute (ah ah) avec cette pensée du héros : Aaaarg, Morgane ! C'est elle ! Quel bonheur ! Nous allons mourir ensemble ! ... Ouch !, suivie du commentaire scénaristiquement magistral : Rod est comblé d'avoir retrouvé Morgane ! Le destin de la révolte lui importe peu. Ah ah ah ! J'adore ce truc, c'est complètement barje ! :D