"Gomorrhe" semble être un des premiers albums de Riverstone. Si son coup de crayon laisse déjà rêveur, la mise en couleur par contre, a très nettement évolué depuis. On remarquera d'ailleurs qu'elle change très souvent dans cet album. Mauvaise, façon feutres pour gosses au début, on aura aussi droit a des passages avec de superbes aplats roses, violets, jaunes ou verts très années 70/80, et les dix dernières pages, sans relever de la peinture comme "Thamara & Juda" par exemple, sont déjà superbes.
Une chose à noter (rigoureusement immanquable quand vous lisez l'album), c'est le ridicule absolu des poses des filles. Elles peuvent être assises, en train de tomber, de parler, de se remettre d'un choc, elles auront TOUJOURS une pose d'une lascivité aussi fascinante qu'improbable. Impressionnant ! :)
L'histoire n'est bien sûr qu'un prétexte à voir se tortiller les nanas dans tous les sens, et ce qu'on en devine est quand même assez ridicule (à l'image de cette fille vue de derrière et qui urine au-dessus de champignons suggestivement phalliques. Jean-Michel Lemaire a donc de la concurrence ! ;)). Le vocabulaire choisi n'est pas vraiment là pour faire sérieux non plus : "les explorateurs s'enfoncent dans le sol inhospitalier", "Pendant ce temps, tout en déculant le pal de sa victime...", "Je ne puis rien vous dire de tout cela! C'est trop dur !", et autres cruels mandrins et codes morses in vagina.
Et pourtant les dialogues sont longs ! Très longs ! Trop longs ! Un lecteur moyen a bien du mal à se les enfourner, et -- criant grâce ! -- finira sans doute par effeuiller rapidement l'album.
Bref, tout ça ressemble à un gros délire visuellement superbe, gentiment émoustillant et plus ou moins complètement barré. Les scènes de torture du début (qui disparaissent vite) sont d'ailleurs à la fois rigolotes et dégoûtantes... On n'aura par contre sans doute jamais la fin, puisque l'album s'achève très brusquement par une chute (ah ah) avec cette pensée du héros : Aaaarg, Morgane ! C'est elle ! Quel bonheur ! Nous allons mourir ensemble ! ... Ouch !, suivie du commentaire scénaristiquement magistral : Rod est comblé d'avoir retrouvé Morgane ! Le destin de la révolte lui importe peu.
Ah ah ah ! J'adore ce truc, c'est complètement barje ! :D
Très beau ! Tenir l’angoisse à distance grâce au sexe, c’est un peu comme le bavard qui meuble le silence par peur de la mort. Superbe sujet auquel on veut vraiment croire. Avec très peu de choses, une petite mise en scène de pas grand chose, Manara créé une histoire d’une grande force. Et bien sûr son trait est comme d’habitude d’une beauté, d’une élégance qui laisse rêveur.
Attention, c’est de l’érotisme très léger mêlé à du mal-être, rien de hard ici.
Mais dites moi, Eric Liberge nous avait caché ça ?!
Pourtant, cet album est un très bon album dans ce genre si particulier (et finalement si difficile) qu’est le porno. Oui, parce qu’il s’agit ici d’une vraie BD Hard, il se lâche complètement en dessinant des orgies à faire pâlir Marc Dorcel lui même.
L’idée de base est forcément un peu légère, mais finalement c’est bien traité et on se laisse prendre au jeu, alors qu’habituellement je n’aime pas trop les incartades fantastiques dans les Bds X.
Album à faire dédicacer en urgence !
"Le donjon de Naheulbeuk" c'est tout simplement énorme. Pourquoi ? Parce que c'est tout simplement trop con et c'est ça qui est génial !!!
La saga du donjon disponible sur internet en format MP3 est donc désormais disponible en BD. Les fans vont donc se demander si la qualité de l'histoire audio a été conservée. La réponse est sans aucun doute oui à 100%.
Les blagues sont toutes bien retranscrites et les individualités bien transposées. Le scénario est pour ainsi dire le même que celui de la version MP3 : en un mot, GENIALISSIME. A la lecture de la BD j'entends même les voix des personnags originaux : trop bon.
Les dessins sont ma foi très humoristiques mais très réussis. Les couleurs sont très flash mais c'est tout bon à mon goût.
Foncez sans hésitation, "Le Donjon de Naheulbeuk" a sa place dans les immanquables.
C'est vrai que les arts urbains, et en particulier les graffiti, sont parfois fascinants. Si vous habitez une grande ville, vous devez voir assez souvent ces dessins, parfois de très haut niveau, sur les murs, les trains...
Pome Bernos rend un hommage intéressant, plein d'inventivité et d'humour, à cette discipline, en réutilisant certains dessins très connus des Parisiens. Son dessin, très enfantin, est extrêmement lisible, et agréable par bien des côtés. L'histoire, quant à elle, est pleine de fraîcheur, et on a envie d'aller se promener à la recherche de ces dessins (plan à l'intérieur de l'album)...
Note approximative : 3.5/5
Le gros défaut de cette BD, c'est que comme nombre de recueil de gags en une image à raison de 2 gags au plus par planche, ça se lit très vite, trop vite. C'est pourquoi je suis tenté de ne pas en conseiller l'achat mais plutôt l'emprunt, à moins que vous mêmes soyez sûrs après achat de pouvoir le faire lire à beaucoup de vos amis et famille.
De même, tous les gags ne sont pas du même niveau. Mais non seulement la moyenne de l'humour y est bonne, mais surtout il y a vraiment pas mal de gags sur lesquels j'ai été plié de rire. J'aime beaucoup l'humour de Ferri. Il n'a pas toujours réussi à me séduire avec d'autres séries composées d'histoires courtes comme Aimé Lacapelle ou les Fables Autonomes, mais quand il s'agit de faire des petits strips ou des gags en une image, je trouve qu'il est vraiment très bon.
Une bonne tranche de rigolade que je vous conseille au moins à la lecture.
J'ai été conquis par le premier tome d'"Initiation". Mon prédecesseur a raison, si vous cherchez un manga érotique ou pornographique, passez votre chemin, sur ce plan, "Initiation" ne vous conviendra pas. Pourtant, c'est d'initiation sexuelle qu'il s'agit et le sexe est bien au centre des préocupations des personnages. Mais vous connaissez l'adage: c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins...
Tout réside en fait dans ce qui pourrait se passer. Un jeune ado de 15 ans, encore ignorant des choses de la chair, se retrouve bloqué dans un petit village perdu au fin fond du Japon. Les femmes du village semblent avoir une sexualité plutôt particulière : elles ne pensent qu'à ça! Et elles sont prêtes à passer à l'acte avec le premier étranger venu. C'est même la tradition qui veut ça!
Je trouve que l'auteur restranscrit bien toute l'angoisse du personnage effrayé par l'inconnu. Il s'agit peut-être même d'une allégorie de l'adolescence...
Le rythme est très bon, le suspense nous gagne très vite et pour ne rien gacher, le dessin est très mignon et très réussi...
Original et envoûtant...
Une très bonne BD qui nous plonge dans les méandres de l'horreur. Lorsque la fiction dépasse la réalité, le lecteur aura tout intérêt à bien s'accrocher. Quelle machination se joue ? Qui est véritablement cet ancien réalisateur ? Quel secret cache t-il ?
Autant de questions qui renforcent l'atmosphère déjà très pesante. A lire, sans aucun doute!
Un bon moment de lecture qui va franchement en s'améliorant au fil des tomes. L'histoire peut sembler un peu ténue, sans grande consistance et franchement farfelue.
Ce qui fait le bon point de cette série c'est le côté décalé, anti-héros et satyre sociale du personnage principal. On est vraiment dans un monde très décalé, qui est pourtant le notre.
Je trouve que ceci s'illustre bien dans le dessin qui fait rétro alors que l'histoire se passe aujourd'hui, maintenant.
J'aime beaucoup les petites caricatures qui sont faites du monde parisien. J'aime bien les jeux de mots, un peu puérils qui sont faits.
Le choucas ce n'est pas la BD la plus fine, ni la plus philosophique, ni la "plus autobiographico-réflexive" que je connaisse, c'est certain...
Mais c'est une BD que j'aime bien lire après une bonne journée, histoire de rigoler un bon coup et de décompresser sans me casser le crane.
L'intrigue porte sur les rapports qu'entretiennent les personnages et c'est très bien fait, c'est vrai qu'il y a des passages où l'on sent une méchanceté latente et insidieuse surgir des cases pour nous prendre aux tripes.
Les deux principaux personnages masculins du récit sont tous deux, même si c'est de manière différente, des êtres au comportement assez pathétique. Ils doivent leurs moments de bonheur à Bénérice, une femme gentille et généreuse mais aussi gourmande et gironde. L'un passe ses frustrations en la torturant mentalement de façon si sadique que ça en est révoltant et l'autre a l'impression d'exister aux yeux des gens depuis qu'il la fréquente.
Evidemment un tel triangle manque trop d'équilibre pour durer longtemps et certaines conséquences seront assez dramatiques...
Les dessins sont simples, des graphismes presque minimalistes, mais ils ne sont pas dénués de charmes, les nombreuses hachures donnent une ampleur satisfaisante à l'ensemble.
Un album que j'ai aimé qui se termine non sans ambiguïté et qui transporte un certain malaise. Lecture conseillée, sauf si on a envie de rire.
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Gomorrhe
"Gomorrhe" semble être un des premiers albums de Riverstone. Si son coup de crayon laisse déjà rêveur, la mise en couleur par contre, a très nettement évolué depuis. On remarquera d'ailleurs qu'elle change très souvent dans cet album. Mauvaise, façon feutres pour gosses au début, on aura aussi droit a des passages avec de superbes aplats roses, violets, jaunes ou verts très années 70/80, et les dix dernières pages, sans relever de la peinture comme "Thamara & Juda" par exemple, sont déjà superbes. Une chose à noter (rigoureusement immanquable quand vous lisez l'album), c'est le ridicule absolu des poses des filles. Elles peuvent être assises, en train de tomber, de parler, de se remettre d'un choc, elles auront TOUJOURS une pose d'une lascivité aussi fascinante qu'improbable. Impressionnant ! :) L'histoire n'est bien sûr qu'un prétexte à voir se tortiller les nanas dans tous les sens, et ce qu'on en devine est quand même assez ridicule (à l'image de cette fille vue de derrière et qui urine au-dessus de champignons suggestivement phalliques. Jean-Michel Lemaire a donc de la concurrence ! ;)). Le vocabulaire choisi n'est pas vraiment là pour faire sérieux non plus : "les explorateurs s'enfoncent dans le sol inhospitalier", "Pendant ce temps, tout en déculant le pal de sa victime...", "Je ne puis rien vous dire de tout cela! C'est trop dur !", et autres cruels mandrins et codes morses in vagina. Et pourtant les dialogues sont longs ! Très longs ! Trop longs ! Un lecteur moyen a bien du mal à se les enfourner, et -- criant grâce ! -- finira sans doute par effeuiller rapidement l'album. Bref, tout ça ressemble à un gros délire visuellement superbe, gentiment émoustillant et plus ou moins complètement barré. Les scènes de torture du début (qui disparaissent vite) sont d'ailleurs à la fois rigolotes et dégoûtantes... On n'aura par contre sans doute jamais la fin, puisque l'album s'achève très brusquement par une chute (ah ah) avec cette pensée du héros : Aaaarg, Morgane ! C'est elle ! Quel bonheur ! Nous allons mourir ensemble ! ... Ouch !, suivie du commentaire scénaristiquement magistral : Rod est comblé d'avoir retrouvé Morgane ! Le destin de la révolte lui importe peu. Ah ah ah ! J'adore ce truc, c'est complètement barje ! :D
Nouvelles Coquines
Très beau ! Tenir l’angoisse à distance grâce au sexe, c’est un peu comme le bavard qui meuble le silence par peur de la mort. Superbe sujet auquel on veut vraiment croire. Avec très peu de choses, une petite mise en scène de pas grand chose, Manara créé une histoire d’une grande force. Et bien sûr son trait est comme d’habitude d’une beauté, d’une élégance qui laisse rêveur. Attention, c’est de l’érotisme très léger mêlé à du mal-être, rien de hard ici.
Fornikandias
Mais dites moi, Eric Liberge nous avait caché ça ?! Pourtant, cet album est un très bon album dans ce genre si particulier (et finalement si difficile) qu’est le porno. Oui, parce qu’il s’agit ici d’une vraie BD Hard, il se lâche complètement en dessinant des orgies à faire pâlir Marc Dorcel lui même. L’idée de base est forcément un peu légère, mais finalement c’est bien traité et on se laisse prendre au jeu, alors qu’habituellement je n’aime pas trop les incartades fantastiques dans les Bds X. Album à faire dédicacer en urgence !
Le Donjon de Naheulbeuk
"Le donjon de Naheulbeuk" c'est tout simplement énorme. Pourquoi ? Parce que c'est tout simplement trop con et c'est ça qui est génial !!! La saga du donjon disponible sur internet en format MP3 est donc désormais disponible en BD. Les fans vont donc se demander si la qualité de l'histoire audio a été conservée. La réponse est sans aucun doute oui à 100%. Les blagues sont toutes bien retranscrites et les individualités bien transposées. Le scénario est pour ainsi dire le même que celui de la version MP3 : en un mot, GENIALISSIME. A la lecture de la BD j'entends même les voix des personnags originaux : trop bon. Les dessins sont ma foi très humoristiques mais très réussis. Les couleurs sont très flash mais c'est tout bon à mon goût. Foncez sans hésitation, "Le Donjon de Naheulbeuk" a sa place dans les immanquables.
Chroniques d'un pigeon parisien
C'est vrai que les arts urbains, et en particulier les graffiti, sont parfois fascinants. Si vous habitez une grande ville, vous devez voir assez souvent ces dessins, parfois de très haut niveau, sur les murs, les trains... Pome Bernos rend un hommage intéressant, plein d'inventivité et d'humour, à cette discipline, en réutilisant certains dessins très connus des Parisiens. Son dessin, très enfantin, est extrêmement lisible, et agréable par bien des côtés. L'histoire, quant à elle, est pleine de fraîcheur, et on a envie d'aller se promener à la recherche de ces dessins (plan à l'intérieur de l'album)...
Revoir Corfou
Note approximative : 3.5/5 Le gros défaut de cette BD, c'est que comme nombre de recueil de gags en une image à raison de 2 gags au plus par planche, ça se lit très vite, trop vite. C'est pourquoi je suis tenté de ne pas en conseiller l'achat mais plutôt l'emprunt, à moins que vous mêmes soyez sûrs après achat de pouvoir le faire lire à beaucoup de vos amis et famille. De même, tous les gags ne sont pas du même niveau. Mais non seulement la moyenne de l'humour y est bonne, mais surtout il y a vraiment pas mal de gags sur lesquels j'ai été plié de rire. J'aime beaucoup l'humour de Ferri. Il n'a pas toujours réussi à me séduire avec d'autres séries composées d'histoires courtes comme Aimé Lacapelle ou les Fables Autonomes, mais quand il s'agit de faire des petits strips ou des gags en une image, je trouve qu'il est vraiment très bon. Une bonne tranche de rigolade que je vous conseille au moins à la lecture.
Initiation
J'ai été conquis par le premier tome d'"Initiation". Mon prédecesseur a raison, si vous cherchez un manga érotique ou pornographique, passez votre chemin, sur ce plan, "Initiation" ne vous conviendra pas. Pourtant, c'est d'initiation sexuelle qu'il s'agit et le sexe est bien au centre des préocupations des personnages. Mais vous connaissez l'adage: c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins... Tout réside en fait dans ce qui pourrait se passer. Un jeune ado de 15 ans, encore ignorant des choses de la chair, se retrouve bloqué dans un petit village perdu au fin fond du Japon. Les femmes du village semblent avoir une sexualité plutôt particulière : elles ne pensent qu'à ça! Et elles sont prêtes à passer à l'acte avec le premier étranger venu. C'est même la tradition qui veut ça! Je trouve que l'auteur restranscrit bien toute l'angoisse du personnage effrayé par l'inconnu. Il s'agit peut-être même d'une allégorie de l'adolescence... Le rythme est très bon, le suspense nous gagne très vite et pour ne rien gacher, le dessin est très mignon et très réussi... Original et envoûtant...
L'Ombre du Cinéphage
Une très bonne BD qui nous plonge dans les méandres de l'horreur. Lorsque la fiction dépasse la réalité, le lecteur aura tout intérêt à bien s'accrocher. Quelle machination se joue ? Qui est véritablement cet ancien réalisateur ? Quel secret cache t-il ? Autant de questions qui renforcent l'atmosphère déjà très pesante. A lire, sans aucun doute!
Le Choucas
Un bon moment de lecture qui va franchement en s'améliorant au fil des tomes. L'histoire peut sembler un peu ténue, sans grande consistance et franchement farfelue. Ce qui fait le bon point de cette série c'est le côté décalé, anti-héros et satyre sociale du personnage principal. On est vraiment dans un monde très décalé, qui est pourtant le notre. Je trouve que ceci s'illustre bien dans le dessin qui fait rétro alors que l'histoire se passe aujourd'hui, maintenant. J'aime beaucoup les petites caricatures qui sont faites du monde parisien. J'aime bien les jeux de mots, un peu puérils qui sont faits. Le choucas ce n'est pas la BD la plus fine, ni la plus philosophique, ni la "plus autobiographico-réflexive" que je connaisse, c'est certain... Mais c'est une BD que j'aime bien lire après une bonne journée, histoire de rigoler un bon coup et de décompresser sans me casser le crane.
Incognito
L'intrigue porte sur les rapports qu'entretiennent les personnages et c'est très bien fait, c'est vrai qu'il y a des passages où l'on sent une méchanceté latente et insidieuse surgir des cases pour nous prendre aux tripes. Les deux principaux personnages masculins du récit sont tous deux, même si c'est de manière différente, des êtres au comportement assez pathétique. Ils doivent leurs moments de bonheur à Bénérice, une femme gentille et généreuse mais aussi gourmande et gironde. L'un passe ses frustrations en la torturant mentalement de façon si sadique que ça en est révoltant et l'autre a l'impression d'exister aux yeux des gens depuis qu'il la fréquente. Evidemment un tel triangle manque trop d'équilibre pour durer longtemps et certaines conséquences seront assez dramatiques... Les dessins sont simples, des graphismes presque minimalistes, mais ils ne sont pas dénués de charmes, les nombreuses hachures donnent une ampleur satisfaisante à l'ensemble. Un album que j'ai aimé qui se termine non sans ambiguïté et qui transporte un certain malaise. Lecture conseillée, sauf si on a envie de rire.