Les derniers avis (32364 avis)

Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Clichés Beyrouth 1990
Clichés Beyrouth 1990

Je fais partie de cette génération qui a grandi avec la guerre du Liban tout les soirs au journal télévisé : le célèbre passage du Musée, les milices de Walid Joumblatt (dont on entend encore parler ces jours ci), les frères Gemayel, le général Aoun (toujours lui!), les druzes, les chiites, les enlèvements de journalistes français (déjà à l'époque) comme Seurat, Fontaine ou encore Kaufmann... Tout ceci, je l'ai vécu via la télévision. Alors ce livre des frères Ricard et de Gaultier c'est un retour vers un passé très proche et surtout beaucoup d'émotion. Débutant comme une franche rigolade, quasiment une mission de boy-scouts, l'aventure vire à la découverture d'une réalité dure, celle de la guerre civile ou plutôt de la guerre de religion. Parfaitement maîtrisée sur le plan scénaristique (bien qu'il s'agisse d'une histoire vraie) et sur le plan graphique, je ne peux que conseiller la lecture de cet ouvrage de plus de 150 pages. Après "Banquise", "Kuklos" et "le cirque aléatoire", Ricard et Gaultier signent, à mon humble avis, une de leurs meilleures BD : beaucoup d'humour au rendez vous sur fond de guerre. Un témoignage nécessaire et magnifique, et YALLAH !! (qui deviendra, j'en suis sûr, aussi célèbre que Geooooorges ! et le Boulaouane !). Achetez-le !

16/06/2005 (modifier)
Par Monu
Note: 4/5
Couverture de la série Pilules bleues
Pilules bleues

Je ne vois pas grand chose à rajouter de plus que ce qui a déjà été dit. Le thème du sida est ici traité d'une façon positive, sans apitoiement. Les personnages se posent des questions, ont des angoisses liées à cette maladie mais pour autant ils continuent à vivre et à être heureux. Le point de vue est différent de tout ce qu'on a l'habitude de voir et de toutes les images qui nous viennent quand on pense à ce virus, c'est un des points forts. C'est simple, c'est drôle, c'est touchant, c'est instructif, le format est cool et le dessin me plait beaucoup. Que demander de plus?

16/06/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Clichés Beyrouth 1990
Clichés Beyrouth 1990

Super témoignage des deux auteurs (les frères Ricard) pendant leur séjour au Liban en 1990, « Clichés Beyrouth » est une bédé qui devrait intéresser tous ceux qui sont passionnés par la géopolitique. Les autres lecteurs y trouveront aussi leur compte grâce à la grande efficacité du découpage de l’album et à la diversité des situations auxquelles se retrouvent les deux frères. Plus que les « Ricards », ce sont les personnages secondaires comme les sœurs ou encore leurs amis libanais qui se révéleront très attachants. Je pense notamment aux passages où deux de leurs copains libanais expriment leurs « joies du Christ » en sautant en l’air : hilarant ! J’ai même éprouvé de la tendresse pour les sœurs avec lesquelles les « Ricards » leur donneront des surnoms fantaisistes. Cette diversité des situations fait que j’ai lu ce livre en une seule traite avec enthousiasme. Une chose qui est un peu dommage, c’est lorsque nos deux héros se retrouvent sans rien faire et qu’ils attendent qu’on leur donne un travail (ils sont partis en Liban en espérant donner des premiers secours aux victimes de la guerre dans un hôpital), j’aurais aimé que les auteurs nous fassent davantage ressentir cette attente. Sinon, en lisant cet album, j’ai mieux compris la situation dans ce pays même si certaines choses restent assez confuses en moi. A ce sujet, la dernière lettre de leur tante m’a vraiment fait l’effet d’une bombe en partant du principe que je pensais la guerre finie depuis longtemps là-bas ! Le dessin est nerveux et simpliste à l’image de la représentation des avions, ils s’apparentent à des premiers coups de crayon. Le dessinateur n’hésite pas à nous montrer des paysages de ruine et d’ensemble du Beyrouth de l’époque aidé -il est vrai- grâce aux photos ramenées par les « Ricards ». « Clichés Beyrouth 1990 » est donc une bédé que je vous recommande vivement.

16/06/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de Philip et Francis
Les Aventures de Philip et Francis

Avis pour le premier tome : Gros coup de cœur pour cette satire de la célèbre série « Blake et Mortimer » à tel point que je considère que cet album est incontournable ! Le livre reprend la même maquette, les mêmes couleurs que la série mère. Pour les détracteurs des « Blake et Mortimer », sachez que la voix off est moins présente ! L’humour british occupe une place importante dans cet album mais il ne se révèle pas du tout grossier. J’ai senti que les auteurs s'étaient bien amusés pour réaliser cette bd et moi aussi d’ailleurs ! Les références à l’obésité de Mortimer et les moyens employés par son domestique pour obliger son maître à suivre un régime sont hilarants ! Plusieurs clins d’œil cinématographiques bienvenus ou clichés anglophones sympas parsèment ce premier tome. Chapeau donc aux auteurs qui ont réussi à faire une parodie de « Blake et Mortimer » tout en la respectant ! Aux détracteurs de ces personnages cultes de la bd francophone, sachez que cet album peut se lire sans problème indépendamment de la série mère.

16/06/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de Philip et Francis
Les Aventures de Philip et Francis

On ne peut que saluer l'initiative de Dargaud pour la publication de cette parodie réussie. Bel objet éditorial au format des aventures originales des héros de Jacobs, cette BD est franchement jubilatoire. Les amateurs de Blake et Mortimer, comme ceux de Pierre Veys et de Nicolas Barral (auteurs du décapant "Baker Street") devront se retrouver sur cet ouvrage, à la fois irrévérencieux mais tout de même respectueux de l'œuvre d'Edgar P Jacobs. On rit beaucoup dans cette BD. D'abord on découvre un Francis Blake déjanté, porté sur la gente féminine ; un Mortimer exubérant ; un Olrik affligeant de bêtise et entouré d'incapables... bref une galerie de portraits décalés par rapport à l'original. N'oublions pas le fidèle Nasir, absolument savoureux et, contrairement aux bd de Jacobs, très présent dans cette histoire délirante. Bel hommage à un des Maîtres de la BD Franco-Belge. Ce one shot est une très très bonne surprise.

15/06/2005 (modifier)
Couverture de la série Balder - La Guerre des royaumes
Balder - La Guerre des royaumes

Tout d'abord, je tiens à signaler que cette série n'est pas du tout abandonnée!!! J’ai eu la chance de voir des pages du tome 2 en cours... et quel plaisir pour les yeux!! On dirait presque que ce n'est pas le même dessinateur aux commandes (mais si pourtant), c'est du vertige graphique :) Les couleurs ne sont pas en reste: le (très) peu que j'ai pu voir (décidément, c'est au compte-goutte) me font trépigner d'impatience! J’ai pu comprendre pourquoi autant de temps est passé entre les 2 volumes... allez, vite, messieurs s'il vous plait, qu'on puisse se délecter de cette suite très attendue!

15/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série Capricorne
Capricorne

Sur cette série, je suis vraiment à deux doigts de mettre cinq étoiles. Ce qui est proprement hallucinant avec Andreas, c'est le niveau de complexité ahurissant de ses scénarios. On peut avoir une lecture simple, voir Capricorne comme une BD aventure/action classique et y trouver son bonheur : il y a ce qu'il faut de bagarres, poursuites, explosions, grands méchants, etc.. Mais on peut aussi la lire, la relire (et la re-relire 5 ou 6 fois) et découvrir toute la richesse de l'intrigue dont les circonvolutions s'étalent sur plusieurs volumes. Un petit détail prend tout son sens trois tomes plus loin, une scène permet de comprendre une situation un peu obscure deux tomes avant, et j'en passe. Andreas tisse ses intrigues comme on joue aux échecs, en ayant trois (voire quatre) coups d'avance. Capricorne a donc une cohérence en béton et réserve son lot de surprise. Le dessin d'Andreas est particulier, j'ai mis un peu de temps à l'apprécier mais je suis maintenant un fan. Et certaines planches sont véritablement à tomber par terre en ayant des convulsions. Ce mec est un malade du détail et de la mise en scène. C'est souvent génial. Alors pourquoi pas 'Culte' ? Je pense néanmoins que l'oeuvre reste difficile d'accès et demande un gros, gros travail de lecture (presque d'exégèse) pour en profiter pleinement. Son hermétisme est donc parfois un peu décourageant. Mais pour qui se donne la peine, c'est le bonheur garanti !

15/06/2005 (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5
Couverture de la série Eye Shield 21
Eye Shield 21

Un nouveau shonen, dans le style très classique du jeune lycéen japonais qui découvre un sport en club et qui va de compétitions en rencontres se passionner et devenir très fort. Le plus de cette série, c'est son humour omniprésent. J'aime pas trop le style Slam Dunk, mais cette série n'a rien à voir. Le trio central, qui tente désespérément de redorer le blason de leur club alors qu'ils ne sont que trois, est irrésistible. En particulier Hiruma, véritable terreur du lycée mais qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier, qui me fait penser à une espèce de "démon-renard" de la mythologie japonaise. Ce n'est pas réaliste, c'est même complètement loufoque, et ça se lit avec grand plaisir. Quelques passages plus sérieux permettent de s'attacher aux trois personnages et d'espérer qu'ils vont un jour ou l'autre parvenir à leurs fins. Voilà donc un bon nouveau shonen, pas trop répétitif et bien délirant !

15/06/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Une aventure rocambolesque de...
Une aventure rocambolesque de...

Le temps de chien Mouiche, ça démarre pas trop mal et l'idée de faire voyager Freud aux Far West pour psychanalyser les indigènes est sympa. C'est avec bonheur qu'on retrouve la narration si typique de Manu Larcenet où quelques bons dialogues viennent ponctuer le récit. Mais (car il y a un mais), l'histoire manque de corps et le final laisse un goût de trop peu . . . ce qui m'empêche de donner plus de 3 étoiles à cet album. La ligne de front Manu Larcenet narre la "mission insolite" de Vincent Van Gogh, chargé de (dé)peindre la Grande Guerre pour rendre compte au président du Conseil de la situation sur la ligne de front . . . point de tournesols là bas, juste des paysages dévastés et des visages torturés. L’auteur décrit l’absurdité de la guerre et l’aveuglement des gallonneux totalement déconnectés de la réalité. Toutefois, le récit glisse tout doucement en son milieu, devenant plus imagé, plus symbolique dans sa deuxième moitié. L’allégorie des "hommes-oiseaux" et celle de la "mère des obus" sont des images lourdes de sens mais traitées sans noirceur excessive. La dernière planche est particulièrement réussie car elle donne à l’histoire toute son importance. Quant au dessin, c’est du Larcenet comme on le connaît, juste un peu plus noir que d’habitude pour coller à l’ambiance du récit.

15/06/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Sophia
Sophia

AAAAAh Sophia !!! Quelle femme ! J'avoue avoir eu du mal à trouver l'intérêt de cette BD, mis à part son indéniable esthétisme. En effet sur 56 pages, on peut admirer cette Largo Winch au féminin, déambuler nue voire très peu vêtue sur plus du tiers de l'album. Loin des préoccupations matérielles (Madame est riche, Madame se rend à Venise comme on va à Montreuil, Madame possède un hors-bord, Madame a son majordome), Sophia promène son secret et sa beauté au bout du monde... Mention spéciale à Adriano de Vicentiis qui dessine admirablement les courbes avantageuses de son héroïne. Une petite critique pour le scénariste, Massimo Visavi, qui fait débuter la véritable histoire 2 pages avant la fin ; une bonne dizaine de pages étant, à mon avis parfaitement inutiles au déroulement de l'histoire (notamment les doubles pages 12 et 13). Vivement la suite quand même !

14/06/2005 (modifier)