Peeters, en plus d'être remarquablement doué pour le dessin a un talent extraordinaire pour exprimer un optimisme à travers des situations parfois tragiques. OK, cette histoire à tendance SF rend les scènes moins pesantes, mais c'est la manière de raconter ce que ressentent ses personnages qui est saisissante. Bien que déprimé, Lupus semble dégager un amour de la vie. Peeters nous montre qu'il est possible de dire ce que l'on pense sans contrainte c'est vraiment impressionnant.
Ici on a affaire à une histoire bien menée, prenante mais qui n'a pas la finesse de Pilules bleues ou la sensibilité d'un Koma mais qui fait passer beaucoup d'idées par sa très grande richesse de situation.
C'est tout bon, ... du Peeters quoi !
Très très bel album...
Sur le plan du sujet, le piège était justement, pour gabella, de tomber dans d'autres directions déjà prises par des BD comme phenomenum, sur un sujet semblable. Eh bien non ! Loin des redites, fi des convenances et des grosses ficelles, il nous livre un récit à la fois très fin, pas tout à fait linéaire, et surprenant. Quant au dessin d'Audibert, proche de celui d'Alfred et de Pedrosa, il est très maîtrisé (étonnant d'ailleurs pour un "premier" album, mais il est vrai qu'Audibert a déjà oeuvré sur des collectifs chez le même éditeur...).
Mais je ne peux décemment mettre la note maximale en raison d'un petit manque de maturité -quand même- des deux auteurs...
Une des meilleures séries sur l'Antiquité Romaine que j'ai lu jusque là.
Le dessin est magnifique, très fin, et les couleurs, à la main, c'est vraiment quelque chose.
Et contrairement à d'autres avis précédents, je n'ai pas noté de longueurs particulières, certes l'histoire n'est pas parsemée de grandes batailles ou autres, c'est un jeu de pouvoir, d'ambition et d'influence auquel nous assistons, et il est rondement mené.
Les personnages principaux ont tous un grand charisme, et c'est vraiment de l'art que de faire ressentir ça à travers des dialogues et des dessins.
Une excellente série, très bien documentée et qui a le souci du détail, bravo à Dufaux qui signe encore une belle série et à Delaby pour son travail. Vivement le prochain cycle.
Oh la jolie découverte !
Il s'agit là d'une série qui n'a sans doute pas le succès qu'elle mérite, car elle est vraiment très bonne ! Les auteurs, en osmose quasi-parfaite, ont su recréer l'atmosphèe victorienne de Londres, et donner la touche de Conan Doyle qui sied à ces histoires délicieusement policières et limite fantastiques. Curieusement, je me suis surpris à imaginer un épisode de Les Aventures de Philip et Francis réalisé par ces deux joyeux lurons. Ca pourrait donner quelque chose de sympa. :)
Mais pour en revenir à Green Manor, c'est une série assez jouissive (pour les mateurs du genre), à lire en dégustant un Scotch frais, dans un salon décoré de marqueterie délicate, sans modération.
Un seul petit regret : à la fin du tome 3, on a un peu le sentiment que les auteurs se sont arrêtés trop tôt, qu'ils auraient pu nous livrer encore deux albums du même tonneau...
C'est grâce au sujet particulier dédié à cet album que j'ai pu voir combien il était apprécié et je suis allé l'acheter. Mais j'ai bien pris soin de ne pas lire les commentaires écrit sur le sujet. Après coup, je suis bien content car certains en disent beaucoup trop à mon goût.
C'était donc sans connaître sur la BD que je me suis lancé dans cette lecture et il m'a fallu quelque temps pour rentrer dans l'histoire, ou plus exactement pour arriver à réaliser que l'auteur avait osé faire ça. Graphiquement, je suis sous le charme, les dessins sont pleins de caractères et sont très originaux. J'adore notamment les scènes d'explosion où on voit Lola assise en tailleur propulsée à l'extérieur : géant. Mais c'est vraiment le ton général de cette histoire qui m'a le plus emballé. Ca sonne juste, c'est vraiment drole et c'est un vrai bonheur à parcourir.
Ca c'est de la BD !
Très jolie histoire que celle d’Octave et du cachalot qui nous conte l’imaginaire d’un enfant amené à surmonter ses peurs. J’ai été touché par cette histoire simple mais pas dénuée d’intérêt. D’Alfred, j’avais lu Abraxas, la Digue ou encore Le chant du Coq. Avec Octave, il a su adapter son style graphique sans rien perdre de sa personnalité. Bref, cet album destiné aux plus jeunes pourrait bien ne pas vous laisser indifférent! :)
Tout comme Spooky, je trouve cette adaptation du conte de Perrault vraiment réussie ! En à peine une trentaine de pages, Loyer a su préserver l’essence de cette histoire sans user de raccourcis malheureux. Le dessin et plus encore les couleurs interpellent. Personnellement, je suis sous le charme. J’avais déjà remarqué cet auteur à travers l’illustration d’une fable de La Fontaine (parue chez Delcourt également). A lire et à savourer !
Après 11 volumes, je dois dire que la série s'en tire bien. J'avais peur vers le volume 7 que ca s'enlise un peu, mais finalement ca va.
Les persos sont très bien décrits (même les personnages secondaires) et réalistes, le dessin (qui rappelle les stylistes au niveau des formes et des vêtements) est très agréable, l'histoire toute simple (la vie de deux jeunes femmes ayant le même prénom à Tokyo) est sympa à suivre (d' autant plus que le coté réaliste fait que tout ne se passe tjrs comme on le souhaite)
A celui en dessous <- étrange, pourtant les dialogues sont assez simples^^ ne te fais pas un avis sur tout un genre avec un seul titre en tout cas, ca serait dommage (du genre ouah Astérix c'est nul, je veux plus lire de bd)
Mon avis ne porte que sur Lazarr, le seul tome de lu et je dois dire que je me suis régalé ! Manu Larcenet propose une satire sur la ségrégation raciale aux USA en unissant bien malgré eux le devenir d’un shérif raciste et d’un jeune noir envoyés dans un monde parallèle. Sur fond grave, l’histoire est traitée avec beaucoup d’esprit et de finesse. En outre, quelques réparties échangées entre les deux "inséparables" valent le détour.
Bref, voici une caricature bien sentie de la bêtise humaine.
Du tout bon Larcenet !
L'anatomiste est un album sorti dans la collection Latitudes, ce qui signifie pour les connaisseurs : BD grand format, 80 pages (rien que ça), couverture et papier de grande qualité, bref un bien bel objet.
Parlons du contenu maintenant (c'est le plus important). L'anatomiste est un one shot à l'univers très sombre. En effet, Nicolas Tackian et Stéphane Miquel nous invitent à suivre la lente descente aux enfers de deux hommes employés par un médecin anatomiste (le professeur Knox) afin de déterrer les morts. Mais bientôt, l'anatomiste ne va plus se contenter de corps inertes depuis trop longtemps pour réaliser ses expériences... Au final, l'album est vraiment bon : bonne ambiance, très bien rythmé, les 80 pages se lisent vraiment d'un trait.
Côté dessins, je suis perplexe. Loïc Godart a un style vraiment particulier (notamment pour le dessin des visages). Et il faut avouer qu'au début j'ai eu quelques réticences. Puis en refermant l'album, je l'ai trouvé très beau. Alors, j'aime ou je n'aime pas ce style que j'ai tant de mal à expliquer ? Puisqu'il faut trancher, je vais pencher pour le "j'aime le coup de crayon de Godart" malgré quelques imperfections (notamment sur quelques impressions de mouvement un peu bizarres).
Un très bon album, même si j'ai une grosse critique à faire à l'éditeur : 19,5€ c'est cher !!!! Certains albums de la collection Latitudes (même format, même qualité de papier, même nombre de pages) sont à 14,5€, alors pourquoi pas là ? Grrrr !
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Lupus
Peeters, en plus d'être remarquablement doué pour le dessin a un talent extraordinaire pour exprimer un optimisme à travers des situations parfois tragiques. OK, cette histoire à tendance SF rend les scènes moins pesantes, mais c'est la manière de raconter ce que ressentent ses personnages qui est saisissante. Bien que déprimé, Lupus semble dégager un amour de la vie. Peeters nous montre qu'il est possible de dire ce que l'on pense sans contrainte c'est vraiment impressionnant. Ici on a affaire à une histoire bien menée, prenante mais qui n'a pas la finesse de Pilules bleues ou la sensibilité d'un Koma mais qui fait passer beaucoup d'idées par sa très grande richesse de situation. C'est tout bon, ... du Peeters quoi !
Les mesures du temps
Très très bel album... Sur le plan du sujet, le piège était justement, pour gabella, de tomber dans d'autres directions déjà prises par des BD comme phenomenum, sur un sujet semblable. Eh bien non ! Loin des redites, fi des convenances et des grosses ficelles, il nous livre un récit à la fois très fin, pas tout à fait linéaire, et surprenant. Quant au dessin d'Audibert, proche de celui d'Alfred et de Pedrosa, il est très maîtrisé (étonnant d'ailleurs pour un "premier" album, mais il est vrai qu'Audibert a déjà oeuvré sur des collectifs chez le même éditeur...). Mais je ne peux décemment mettre la note maximale en raison d'un petit manque de maturité -quand même- des deux auteurs...
Murena
Une des meilleures séries sur l'Antiquité Romaine que j'ai lu jusque là. Le dessin est magnifique, très fin, et les couleurs, à la main, c'est vraiment quelque chose. Et contrairement à d'autres avis précédents, je n'ai pas noté de longueurs particulières, certes l'histoire n'est pas parsemée de grandes batailles ou autres, c'est un jeu de pouvoir, d'ambition et d'influence auquel nous assistons, et il est rondement mené. Les personnages principaux ont tous un grand charisme, et c'est vraiment de l'art que de faire ressentir ça à travers des dialogues et des dessins. Une excellente série, très bien documentée et qui a le souci du détail, bravo à Dufaux qui signe encore une belle série et à Delaby pour son travail. Vivement le prochain cycle.
Green Manor
Oh la jolie découverte ! Il s'agit là d'une série qui n'a sans doute pas le succès qu'elle mérite, car elle est vraiment très bonne ! Les auteurs, en osmose quasi-parfaite, ont su recréer l'atmosphèe victorienne de Londres, et donner la touche de Conan Doyle qui sied à ces histoires délicieusement policières et limite fantastiques. Curieusement, je me suis surpris à imaginer un épisode de Les Aventures de Philip et Francis réalisé par ces deux joyeux lurons. Ca pourrait donner quelque chose de sympa. :) Mais pour en revenir à Green Manor, c'est une série assez jouissive (pour les mateurs du genre), à lire en dégustant un Scotch frais, dans un salon décoré de marqueterie délicate, sans modération. Un seul petit regret : à la fin du tome 3, on a un peu le sentiment que les auteurs se sont arrêtés trop tôt, qu'ils auraient pu nous livrer encore deux albums du même tonneau...
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
C'est grâce au sujet particulier dédié à cet album que j'ai pu voir combien il était apprécié et je suis allé l'acheter. Mais j'ai bien pris soin de ne pas lire les commentaires écrit sur le sujet. Après coup, je suis bien content car certains en disent beaucoup trop à mon goût. C'était donc sans connaître sur la BD que je me suis lancé dans cette lecture et il m'a fallu quelque temps pour rentrer dans l'histoire, ou plus exactement pour arriver à réaliser que l'auteur avait osé faire ça. Graphiquement, je suis sous le charme, les dessins sont pleins de caractères et sont très originaux. J'adore notamment les scènes d'explosion où on voit Lola assise en tailleur propulsée à l'extérieur : géant. Mais c'est vraiment le ton général de cette histoire qui m'a le plus emballé. Ca sonne juste, c'est vraiment drole et c'est un vrai bonheur à parcourir. Ca c'est de la BD !
Octave
Très jolie histoire que celle d’Octave et du cachalot qui nous conte l’imaginaire d’un enfant amené à surmonter ses peurs. J’ai été touché par cette histoire simple mais pas dénuée d’intérêt. D’Alfred, j’avais lu Abraxas, la Digue ou encore Le chant du Coq. Avec Octave, il a su adapter son style graphique sans rien perdre de sa personnalité. Bref, cet album destiné aux plus jeunes pourrait bien ne pas vous laisser indifférent! :)
Le Chat Botté
Tout comme Spooky, je trouve cette adaptation du conte de Perrault vraiment réussie ! En à peine une trentaine de pages, Loyer a su préserver l’essence de cette histoire sans user de raccourcis malheureux. Le dessin et plus encore les couleurs interpellent. Personnellement, je suis sous le charme. J’avais déjà remarqué cet auteur à travers l’illustration d’une fable de La Fontaine (parue chez Delcourt également). A lire et à savourer !
Nana
Après 11 volumes, je dois dire que la série s'en tire bien. J'avais peur vers le volume 7 que ca s'enlise un peu, mais finalement ca va. Les persos sont très bien décrits (même les personnages secondaires) et réalistes, le dessin (qui rappelle les stylistes au niveau des formes et des vêtements) est très agréable, l'histoire toute simple (la vie de deux jeunes femmes ayant le même prénom à Tokyo) est sympa à suivre (d' autant plus que le coté réaliste fait que tout ne se passe tjrs comme on le souhaite) A celui en dessous <- étrange, pourtant les dialogues sont assez simples^^ ne te fais pas un avis sur tout un genre avec un seul titre en tout cas, ca serait dommage (du genre ouah Astérix c'est nul, je veux plus lire de bd)
Les Entremondes
Mon avis ne porte que sur Lazarr, le seul tome de lu et je dois dire que je me suis régalé ! Manu Larcenet propose une satire sur la ségrégation raciale aux USA en unissant bien malgré eux le devenir d’un shérif raciste et d’un jeune noir envoyés dans un monde parallèle. Sur fond grave, l’histoire est traitée avec beaucoup d’esprit et de finesse. En outre, quelques réparties échangées entre les deux "inséparables" valent le détour. Bref, voici une caricature bien sentie de la bêtise humaine. Du tout bon Larcenet !
L'Anatomiste
L'anatomiste est un album sorti dans la collection Latitudes, ce qui signifie pour les connaisseurs : BD grand format, 80 pages (rien que ça), couverture et papier de grande qualité, bref un bien bel objet. Parlons du contenu maintenant (c'est le plus important). L'anatomiste est un one shot à l'univers très sombre. En effet, Nicolas Tackian et Stéphane Miquel nous invitent à suivre la lente descente aux enfers de deux hommes employés par un médecin anatomiste (le professeur Knox) afin de déterrer les morts. Mais bientôt, l'anatomiste ne va plus se contenter de corps inertes depuis trop longtemps pour réaliser ses expériences... Au final, l'album est vraiment bon : bonne ambiance, très bien rythmé, les 80 pages se lisent vraiment d'un trait. Côté dessins, je suis perplexe. Loïc Godart a un style vraiment particulier (notamment pour le dessin des visages). Et il faut avouer qu'au début j'ai eu quelques réticences. Puis en refermant l'album, je l'ai trouvé très beau. Alors, j'aime ou je n'aime pas ce style que j'ai tant de mal à expliquer ? Puisqu'il faut trancher, je vais pencher pour le "j'aime le coup de crayon de Godart" malgré quelques imperfections (notamment sur quelques impressions de mouvement un peu bizarres). Un très bon album, même si j'ai une grosse critique à faire à l'éditeur : 19,5€ c'est cher !!!! Certains albums de la collection Latitudes (même format, même qualité de papier, même nombre de pages) sont à 14,5€, alors pourquoi pas là ? Grrrr !