Aaaaah, que c'est rafraîchissant ! Soleil continue dans la lancée de Princesse Saphir en publiant une oeuvre très mignonne. Etonnamment Unico date de 1978... Je l'aurais crue bien plus ancienne.
Toujours est-il qu'il s'agit là d'une oeuvre assez jeunesse, et avec un certain goût de shôjo. Unico visite involontairement différentes époques et lieux, sa mémoire à chaque fois perdue... mécanisme commode pour raconter plusieurs petites histoires (3 histoires de 70 pages dans le premier tome) sans avoir à forcément les bâtir les unes sur les autres... mais qui marche bien.
Unico c'est vraiment mignon. C'est gentil et c'est adorable. Le dessin est très rond, les sentiments (amour, amitié, tristesse, duplicité...) assez exacerbé, la mise en scène excellente (en termes de cadrage et découpage, Tezuka est quand même un maître), et mine de rien les histoires ne sont pas niaises. Oh, bien sûr elles ne sont pas comparables au Phénix, et certainement pas à ses oeuvres plus sombres comme MW ou Ayako ! Rappelez-vous, le propos d'Unico est gentil. Mais on trouve quand même une complexité dans les histoires et dans les personnages, une vraie situation avec de vrais acteurs, qui est très bien brossée. L'ensemble se lit très facilement, et réussit à être vraiment distrayant et prenant.
Le point très particulier de la série concerne le dessin. D'une part il était à l'origine en couleurs, mais la série a été réédité au Japon en noir et blanc, et c'est (malheureusement ?) cette version qui paraît aujourd'hui... D'autre part les cases débordent systématiquement sur tous les bords de toutes les pages (cf la galerie). L'effet ainsi créé est très étrange, mais clairement original et même intéressant... on se retrouve à scruter les morceaux de cases sur les bords des pages pour voir les détails des dessins.
Donc voilà, si vous cherchez une petite série vraiment sympathique, chaleureuse et pas prise de tête, Unico vous tend les bras, devenez son ami. :S
Je ne vais pas dire grand'chose de nouveau par rapport aux 3 précédents posteurs : voilà un petit album bien marrant, qui a de quoi faire rire les adultes même s'il est clairement ciblé "jeunesse". C'est mignon, c'est rigolo, une vraie réussite.
Maintenant, ça n'est jamais que 24 planches petit format, et 9 euros pour 5-10 minutes de lecture, ça fait un peu cher la page... Donc, je ne mets pas "achat conseillé" : si vous n'avez pas de gosses, c'est à lire en bibliothèque pour rigoler un bon p'tit coup, mais certainement pas à posséder chez soi.
Par contre, si vous avez commis l'erreur de vous reproduire, là, n'hésitez pas à faire la dépense : les gamins aiment relire 50 fois le même truc, donc tant qu'à faire, autant les faire relire un bon bouquin comme celui-ci.
Après la lecture des deux tomes parus à ce jour, je dois avouer que cette série a été pour moi une "bonne surprise". Pourtant, le récit débute de manière simple et fort conventionnelle (dans le style "un homme qui vend son âme au diable"). Mais bien vite le scénario prend de l’ampleur. Il se densifie pour dévoiler une intrigue plus complexe qu’attendue. A travers la trame riche et bien ficelée, on devine le travail conséquent fourni par Isabelle Plongeon. Cela donne encore plus d’attrait et de crédit à cette série dont le deuxième opus ne vient pas démentir cette impression d’une narration parfaitement maîtrisée. Le trait de Briones me rappelle par moments celui de Varanda (un gage de qualité). D’ailleurs, ce n’est sans doute pas un hasard si Briones a dessiné le tome 2 de la "Geste des Chevaliers Dragon" !
Mais je vois sur la fiche BDT que cette série est abandonnée . . . C’est sûr et sans appel ? :(
Si tel est le cas, c’est à se demander quelle est la politique éditoriale de Soleil ? Car face à des séries comme "Japper Jack", y a pourtant pas photo !
Evidemment, sans suite, ces deux premiers tomes perdent grandement de leur intérêt !
A mon tour, je dirai que c'est une superbe série.
Car on a là l'épiphanie, le moment de grâce de deux auteurs en devenir, Gibelin et Claire Wendling. Gibelin parce qu'il a su tresser un filet très serré, duquel on ne peut s'échapper, Claire Wendling, parce que son dessin est déjà très intéressant dans les deux premiers tomes, qu'il s'affirme sur les deux suivants, pour exploser littéralement sur l'ultime opus. C'est bien simple, on a du mal à décrocher. Le petit bémol est dédié à certaines petites difficultés de compréhension de l'histoire par moments, même si Gibelin a su planter ça et là des "rappels" bienvenus. :)
A lire, absolument.
J'ai tellement aimé que j'ai englouti les 10 tomes en une nuit presque sans m'arrêter.
Le premier tome pose des bases assez intéressantes, puis ça s'étoffe petit à petit pour monter en intensité, pour arriver à un tome 9 assez incroyable. Mon seul regret est pour le 10e et dernier tome qui est assez vide finalement, un genre de chute pourrave... mais vu la qualité des précédents, ce n'est pas si grave.
Le dessin n'a rien de très particulier comparé au scénar en fait. Les scènes sanglantes sont quand même assez clean comparé à ce que ça aurait pu être aux vues du nombre de morts.
Pour moi, Parasite est une bonne surprise puisque l'auteur a su garder un rythme soutenu tout au long de la série en partant d'une idée finalement assez simple.
Truc amusant : Soleil Prod avait édité un album au début des années 90 qui partait du même principe de base (j'ai complètement oublié le titre, mais je me souviens que c'était assez mauvais) Copie ou simple hasard ? ;)
Je m'enflamme peut-être un peu, mais j'ai trouvé cet album carrément sympa. Le dessin de Bernet en N&B est absolument nickel pour ce type d'histoire, et même si tout n'est pas parfait, il réussit à créer une vraie ambiance western. Une fois encore, il nous gâte en jolies femmes, ce qui n'est pas pour me déplaire ;)
Les différentes histoires courtes sont assez homogènes bien qu'assez différentes (la seule constante est que Snake est un looser) et chacune se lit très vite (pas bla bla inutile, on va droit au but)
Bref, un album dans la plus pure tradition des westerns qui ne se prennent pas la tête.
Voilà un très chouette premier album.
Pourtant, j'avoue qu'au départ le sujet lui-même, l'art urbain, ne m'intéressait pas particulièrement, voire pas du tout. Et avant d'ouvrir l'album, je me disais, "pfffff, encore un de ces jeunes auteurs intellos qui se la pètent".
Mais finalement, non, c'est très sympa comme BD, et le premier qui dit du mal de Pome Bernos, style "pfffff, encore un de ces jeunes auteurs intellos qui se la pètent", j'y casse la gueule.
Loin des élucubrations pompeuses que nous pondent habituellement les jeunes étudiants narcissico-dépressifs frais émoulus des Beaux-Arts, la délicieuse Pome Bernos signe un premier album à son image, c'est-à-dire plein de charme, et tout en simplicité. Parler d'art sans tomber soit dans le prétentieux chiant soit dans le superficiel sans intérêt n'est pas donné à tout le monde, et pourtant, la jeune et troublante demoiselle y parvient avec talent, grâce, délicatesse, tendresse et parfois même drôlerie, mais je vais me calmer un peu sur les superlatifs ou ça va finir par se voir, que je suis amoureux de Pome Bernos.
Bref, en un mot comme en cent, voilà une jeune femme dont je suivrai la carrière avec intérêt, et en attendant son prochain livre, Chroniques d'un pigeon parisien, c'est très bien, achetez-le, si possible en plusieurs exemplaires.
Comme d’autres lecteurs, je m’attendais à un thriller au paradis, et j’ai donc été agacée par les premières pages qui se déroulent de nos jours à San Francisco. Le contraste entre la très belle couverture et les graphismes de comic moderne est déjà un peu décevant, et puis on se retrouve à regarder avec impatience ce jeune homme nous faire part de ses réflexions sur le plan de la ville ou discuter avec une fille. Mais la suite vaut le coup, et quand on rentre vraiment dans l’histoire, c’est tout de suite autre chose.
Si comme le dit le « clochard », il fut un temps où les histoires étaient une monnaie d’échange, la sienne vaut son pesant d’or. Moitié conte, moitié enquête policière, on découvre une vision du paradis originale et cohérente, très travaillée. La création du monde est en cours, et avec elle celle des émotions. Cela donne un enjeu difficile à réaliser, puisque les anges ne sont pas des humains avec des super pouvoirs, mais des êtres différents, ne connaissant pas (pour le moment ?) de sentiments très marqués. L’auteur s’en tire très bien, et arrive malgré cela à mettre en place dans son Royaume de Dieu des personnages marquant voire attachants. La conclusion de l’enquête n’est pas très surprenante, mais est bien ammenée et déclanche des réactions vraiment intéressantes.
Et la fin du récit donne enfin un peu d’intérêt aux premières pages, que je me suis empressée d’aller relire. Ceci dit, c’est surtout pour le récit central que cet album vaut la lecture.
Le graphisme de l’ensemble est moyen. Les couleurs sont très typées « comic » ; les visages sont plus ou moins réussis (si j’aime beaucoup le personnage du clochard, j’ai par contre du mal avec Lucifer, d’autant plus que le narrateur nous le décrit comme étant d’une beauté sans mesure …) ; certains effets, comme lorsqu’un ange se laisse envahir par sa fonction, sont un peu lassants ; quant à la représentation de la création, si elle a le mérite d’être originale, elle est quand même un peu bizarre.
Mais l’ensemble reste très très bon, et laisse songeur à la fin sur les voies impénétrables du Dieu omniscient qui gouverne ce paradis.
Si on devait classer cette bd pour son originalité, je pense que celle-ci figurerait sûrement en bonne place parmi les premiers. Etienne Lécroart nous fait découvrir, ici, un univers loufoque mais où il se dégage beaucoup d'intelligence et de justesse.
L'histoire est difficilement racontable mais croyez-moi, cela vaut vraiment le coup d'oeil. Pourtant, en lisant les premières pages, on a un peu de mal en cerner les intentions de l'auteur. Mais au bout d'un moment, tout devient clair et à partir de là, les évènements s'enchaînent pour notre plus grande joie.
Sans exagérer, je pense que le talent y est pour beaucoup dans la réussite de ce one-shot.
Cercle Vicieux est un album à posséder et à conseiller !
Je pense que l'on peut dire qu'avec ce one-shot, Corbeyran a fait fort. Le climat général du récit est tout à fait singulier ainsi que le scénario qui, lui non plus, ne manque pas d'originalité.
L'histoire nous plonge dans une ambiance glauque et oppressante. Dans cet univers, le temps semble figé et on suit le parcours d'un enfant que les parents ont laissé en pension dans un établissement hors du commun. A partir de là, on va essayer de découvrir avec notre pensionnaire, les secrets de cette école assez particulière.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce one-shot. Le récit est haletant et on tourne les pages avec beaucoup de curiosité. La narration est fluide et l'auteur ne fait aucune concession quant à l'aboutissement de cette histoire. En résumé, ce récit est dramatiquement beau !
Amaury Bouillez ("Pest") nous offre un dessin à la mesure du récit. Son trait épuré convient parfaitement à l'atmosphère crée par le scénariste.
A noter : Les visages sont très expressifs surtout devant la peur, ce qui intensifie la crédibilité de l'histoire.
Le Phalanstère du Bout du Monde ne manque vraiment pas d'intérêt. C'est un album qui mérite d'être lu.
Je le conseille vivement !!!!
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Unico
Aaaaah, que c'est rafraîchissant ! Soleil continue dans la lancée de Princesse Saphir en publiant une oeuvre très mignonne. Etonnamment Unico date de 1978... Je l'aurais crue bien plus ancienne. Toujours est-il qu'il s'agit là d'une oeuvre assez jeunesse, et avec un certain goût de shôjo. Unico visite involontairement différentes époques et lieux, sa mémoire à chaque fois perdue... mécanisme commode pour raconter plusieurs petites histoires (3 histoires de 70 pages dans le premier tome) sans avoir à forcément les bâtir les unes sur les autres... mais qui marche bien. Unico c'est vraiment mignon. C'est gentil et c'est adorable. Le dessin est très rond, les sentiments (amour, amitié, tristesse, duplicité...) assez exacerbé, la mise en scène excellente (en termes de cadrage et découpage, Tezuka est quand même un maître), et mine de rien les histoires ne sont pas niaises. Oh, bien sûr elles ne sont pas comparables au Phénix, et certainement pas à ses oeuvres plus sombres comme MW ou Ayako ! Rappelez-vous, le propos d'Unico est gentil. Mais on trouve quand même une complexité dans les histoires et dans les personnages, une vraie situation avec de vrais acteurs, qui est très bien brossée. L'ensemble se lit très facilement, et réussit à être vraiment distrayant et prenant. Le point très particulier de la série concerne le dessin. D'une part il était à l'origine en couleurs, mais la série a été réédité au Japon en noir et blanc, et c'est (malheureusement ?) cette version qui paraît aujourd'hui... D'autre part les cases débordent systématiquement sur tous les bords de toutes les pages (cf la galerie). L'effet ainsi créé est très étrange, mais clairement original et même intéressant... on se retrouve à scruter les morceaux de cases sur les bords des pages pour voir les détails des dessins. Donc voilà, si vous cherchez une petite série vraiment sympathique, chaleureuse et pas prise de tête, Unico vous tend les bras, devenez son ami. :S
Les Sept Ours Nains
Je ne vais pas dire grand'chose de nouveau par rapport aux 3 précédents posteurs : voilà un petit album bien marrant, qui a de quoi faire rire les adultes même s'il est clairement ciblé "jeunesse". C'est mignon, c'est rigolo, une vraie réussite. Maintenant, ça n'est jamais que 24 planches petit format, et 9 euros pour 5-10 minutes de lecture, ça fait un peu cher la page... Donc, je ne mets pas "achat conseillé" : si vous n'avez pas de gosses, c'est à lire en bibliothèque pour rigoler un bon p'tit coup, mais certainement pas à posséder chez soi. Par contre, si vous avez commis l'erreur de vous reproduire, là, n'hésitez pas à faire la dépense : les gamins aiment relire 50 fois le même truc, donc tant qu'à faire, autant les faire relire un bon bouquin comme celui-ci.
Les Seigneurs d'Agartha
Après la lecture des deux tomes parus à ce jour, je dois avouer que cette série a été pour moi une "bonne surprise". Pourtant, le récit débute de manière simple et fort conventionnelle (dans le style "un homme qui vend son âme au diable"). Mais bien vite le scénario prend de l’ampleur. Il se densifie pour dévoiler une intrigue plus complexe qu’attendue. A travers la trame riche et bien ficelée, on devine le travail conséquent fourni par Isabelle Plongeon. Cela donne encore plus d’attrait et de crédit à cette série dont le deuxième opus ne vient pas démentir cette impression d’une narration parfaitement maîtrisée. Le trait de Briones me rappelle par moments celui de Varanda (un gage de qualité). D’ailleurs, ce n’est sans doute pas un hasard si Briones a dessiné le tome 2 de la "Geste des Chevaliers Dragon" ! Mais je vois sur la fiche BDT que cette série est abandonnée . . . C’est sûr et sans appel ? :( Si tel est le cas, c’est à se demander quelle est la politique éditoriale de Soleil ? Car face à des séries comme "Japper Jack", y a pourtant pas photo ! Evidemment, sans suite, ces deux premiers tomes perdent grandement de leur intérêt !
Les Lumières de l'Amalou
A mon tour, je dirai que c'est une superbe série. Car on a là l'épiphanie, le moment de grâce de deux auteurs en devenir, Gibelin et Claire Wendling. Gibelin parce qu'il a su tresser un filet très serré, duquel on ne peut s'échapper, Claire Wendling, parce que son dessin est déjà très intéressant dans les deux premiers tomes, qu'il s'affirme sur les deux suivants, pour exploser littéralement sur l'ultime opus. C'est bien simple, on a du mal à décrocher. Le petit bémol est dédié à certaines petites difficultés de compréhension de l'histoire par moments, même si Gibelin a su planter ça et là des "rappels" bienvenus. :) A lire, absolument.
Parasite
J'ai tellement aimé que j'ai englouti les 10 tomes en une nuit presque sans m'arrêter. Le premier tome pose des bases assez intéressantes, puis ça s'étoffe petit à petit pour monter en intensité, pour arriver à un tome 9 assez incroyable. Mon seul regret est pour le 10e et dernier tome qui est assez vide finalement, un genre de chute pourrave... mais vu la qualité des précédents, ce n'est pas si grave. Le dessin n'a rien de très particulier comparé au scénar en fait. Les scènes sanglantes sont quand même assez clean comparé à ce que ça aurait pu être aux vues du nombre de morts. Pour moi, Parasite est une bonne surprise puisque l'auteur a su garder un rythme soutenu tout au long de la série en partant d'une idée finalement assez simple. Truc amusant : Soleil Prod avait édité un album au début des années 90 qui partait du même principe de base (j'ai complètement oublié le titre, mais je me souviens que c'était assez mauvais) Copie ou simple hasard ? ;)
Snake
Je m'enflamme peut-être un peu, mais j'ai trouvé cet album carrément sympa. Le dessin de Bernet en N&B est absolument nickel pour ce type d'histoire, et même si tout n'est pas parfait, il réussit à créer une vraie ambiance western. Une fois encore, il nous gâte en jolies femmes, ce qui n'est pas pour me déplaire ;) Les différentes histoires courtes sont assez homogènes bien qu'assez différentes (la seule constante est que Snake est un looser) et chacune se lit très vite (pas bla bla inutile, on va droit au but) Bref, un album dans la plus pure tradition des westerns qui ne se prennent pas la tête.
Chroniques d'un pigeon parisien
Voilà un très chouette premier album. Pourtant, j'avoue qu'au départ le sujet lui-même, l'art urbain, ne m'intéressait pas particulièrement, voire pas du tout. Et avant d'ouvrir l'album, je me disais, "pfffff, encore un de ces jeunes auteurs intellos qui se la pètent". Mais finalement, non, c'est très sympa comme BD, et le premier qui dit du mal de Pome Bernos, style "pfffff, encore un de ces jeunes auteurs intellos qui se la pètent", j'y casse la gueule. Loin des élucubrations pompeuses que nous pondent habituellement les jeunes étudiants narcissico-dépressifs frais émoulus des Beaux-Arts, la délicieuse Pome Bernos signe un premier album à son image, c'est-à-dire plein de charme, et tout en simplicité. Parler d'art sans tomber soit dans le prétentieux chiant soit dans le superficiel sans intérêt n'est pas donné à tout le monde, et pourtant, la jeune et troublante demoiselle y parvient avec talent, grâce, délicatesse, tendresse et parfois même drôlerie, mais je vais me calmer un peu sur les superlatifs ou ça va finir par se voir, que je suis amoureux de Pome Bernos. Bref, en un mot comme en cent, voilà une jeune femme dont je suivrai la carrière avec intérêt, et en attendant son prochain livre, Chroniques d'un pigeon parisien, c'est très bien, achetez-le, si possible en plusieurs exemplaires.
Le Premier Meurtre (Les Mysteres du Meurtre)
Comme d’autres lecteurs, je m’attendais à un thriller au paradis, et j’ai donc été agacée par les premières pages qui se déroulent de nos jours à San Francisco. Le contraste entre la très belle couverture et les graphismes de comic moderne est déjà un peu décevant, et puis on se retrouve à regarder avec impatience ce jeune homme nous faire part de ses réflexions sur le plan de la ville ou discuter avec une fille. Mais la suite vaut le coup, et quand on rentre vraiment dans l’histoire, c’est tout de suite autre chose. Si comme le dit le « clochard », il fut un temps où les histoires étaient une monnaie d’échange, la sienne vaut son pesant d’or. Moitié conte, moitié enquête policière, on découvre une vision du paradis originale et cohérente, très travaillée. La création du monde est en cours, et avec elle celle des émotions. Cela donne un enjeu difficile à réaliser, puisque les anges ne sont pas des humains avec des super pouvoirs, mais des êtres différents, ne connaissant pas (pour le moment ?) de sentiments très marqués. L’auteur s’en tire très bien, et arrive malgré cela à mettre en place dans son Royaume de Dieu des personnages marquant voire attachants. La conclusion de l’enquête n’est pas très surprenante, mais est bien ammenée et déclanche des réactions vraiment intéressantes. Et la fin du récit donne enfin un peu d’intérêt aux premières pages, que je me suis empressée d’aller relire. Ceci dit, c’est surtout pour le récit central que cet album vaut la lecture. Le graphisme de l’ensemble est moyen. Les couleurs sont très typées « comic » ; les visages sont plus ou moins réussis (si j’aime beaucoup le personnage du clochard, j’ai par contre du mal avec Lucifer, d’autant plus que le narrateur nous le décrit comme étant d’une beauté sans mesure …) ; certains effets, comme lorsqu’un ange se laisse envahir par sa fonction, sont un peu lassants ; quant à la représentation de la création, si elle a le mérite d’être originale, elle est quand même un peu bizarre. Mais l’ensemble reste très très bon, et laisse songeur à la fin sur les voies impénétrables du Dieu omniscient qui gouverne ce paradis.
Cercle vicieux
Si on devait classer cette bd pour son originalité, je pense que celle-ci figurerait sûrement en bonne place parmi les premiers. Etienne Lécroart nous fait découvrir, ici, un univers loufoque mais où il se dégage beaucoup d'intelligence et de justesse. L'histoire est difficilement racontable mais croyez-moi, cela vaut vraiment le coup d'oeil. Pourtant, en lisant les premières pages, on a un peu de mal en cerner les intentions de l'auteur. Mais au bout d'un moment, tout devient clair et à partir de là, les évènements s'enchaînent pour notre plus grande joie. Sans exagérer, je pense que le talent y est pour beaucoup dans la réussite de ce one-shot. Cercle Vicieux est un album à posséder et à conseiller !
Le phalanstère du bout du monde
Je pense que l'on peut dire qu'avec ce one-shot, Corbeyran a fait fort. Le climat général du récit est tout à fait singulier ainsi que le scénario qui, lui non plus, ne manque pas d'originalité. L'histoire nous plonge dans une ambiance glauque et oppressante. Dans cet univers, le temps semble figé et on suit le parcours d'un enfant que les parents ont laissé en pension dans un établissement hors du commun. A partir de là, on va essayer de découvrir avec notre pensionnaire, les secrets de cette école assez particulière. Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce one-shot. Le récit est haletant et on tourne les pages avec beaucoup de curiosité. La narration est fluide et l'auteur ne fait aucune concession quant à l'aboutissement de cette histoire. En résumé, ce récit est dramatiquement beau ! Amaury Bouillez ("Pest") nous offre un dessin à la mesure du récit. Son trait épuré convient parfaitement à l'atmosphère crée par le scénariste. A noter : Les visages sont très expressifs surtout devant la peur, ce qui intensifie la crédibilité de l'histoire. Le Phalanstère du Bout du Monde ne manque vraiment pas d'intérêt. C'est un album qui mérite d'être lu. Je le conseille vivement !!!!