Je suis tombé par hasard sur cette BD, n'y croyant pas trop... Et puis j'ai tout de suite été pris dans l'histoire en l'ouvrant ! On a là ce qui se fait de mieux en termes de divertissements, de contes racontés au coin du feu... Oger a vraiment réussi son coup, d'autant plus qu'avec un dessinateur de la trempe de Patrick Prugne, l'illustration est superbe ! Poésie, sensibilité, discrétion, tout est bon dans ce premier album.
« Kady » est une satire de notre société de consommation.
Le « colporte de Roplan » est un supermarché flottant en route vers un port. L’équipage est en plein préparatif pour la quinzaine commerciale. Dès son accotement, il est assailli par une foule impressionnante qui s’arrache les promotions. Du côté des organisateurs, tous les moyens sont bons pour appâter le client : venu de stars et de personnages du milieu politique, corruption, règne de l’apparence. Tout va pour le mieux pour les organisateurs jusqu’à l’intervention plus ou moins volontaire de plusieurs personnages. Parmi eux figurent Shaker, héros que l’on retrouvera dans « Balade Balade » du même auteur ; Kady, jeune mannequin victime de cette société et avec qui des scandales vont apparaître à jour ; Fidji et son ours blanc apprivoisé.
Il est assez difficile de classer cet album. Humour, tendresse, poésie avec la présence irréaliste d’un ours, sarcasme sont présents tout au long de cette BD. Ce qui fait que « Kady » est un livre assez difficile à aborder. Des idées, des détails foisonnent et une relecture s’avère à mon avis indispensable pour saisir la richesse du propos. Ça dérange, ça émue parfois, ça enfante bref la lecture de cette BD ne m’a pas laissé indifférent !
La qualité du découpage et de la mise en page s’avèrent excellentes avec la succession de passages calmes entrecoupés par des scènes d’action. Le format est assez inhabituel dans le monde éditorial (112 pages), il laisse une liberté de narration aux auteurs et permet à Kokor d'exprimer ses idées pleinement.
« Kady » est finalement un livre attachant et qui se classe parmi les albums les plus surprenants de ma bédéthèque.
Voici un manga que l'on lira surtout pour son scénario. Quand on trouve un manga qui fait dans le genre si peu utilisé du thriller, inutile de se faire prier pour le lire. Le premier tome nous met tout de suite dans l'ambiance même s'il fait peu de révélations sur notre héros séquestré. Mais c'est l'objectif de l'auteur qui veut nous faire découvrir des vérités au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire. Le scénario ne s'élève peut-être pas au niveau de ceux de Monster mais il vaut largement le détour.
Côté dessins, ceux-ci sont plutôt beau sans pour autant être exceptionnels. L'encrage est parfois trop appuyé surtout au niveau des cheveux et certains pourront être dérangés par les visages des personnages. Cependant il ya des doubles-pages de toute beauté.
Bref une série très prometteuse qui a l'avantage d'être courte (8 tomes). Etudiants en manque d'argent, vous pouvez investir votre budget BD du mois dans cette BD (6,95€ le manga).
Cette bd est un petit bijou au niveau du scénario.
J’ai beaucoup aimé la façon dont l’histoire se met en place et la narration. Il y a aussi ce choix de l’époque qui va plus loin que le simple fait que le scénario fait référence à l’horlogerie.
Le dénouement de cette bd en surprendra plus d’un et j’avoue que c’est l'une des fins les plus réussies que j’ai assisté jusqu’à maintenant ! Et en plus, cet album est one-shot !
Le dessin est assez particulier, j’ai eu l’impression de voir des crayonnés repassés à la couleur. J’aime cet effet car elle apporte une touche de personnalité à l’album et ce trait se révèle finalement vivant. La mise en couleurs est elle-aussi très réussie avec cette ambiance qui rappelle la fin du XIXème siècle et le début de l’industrialisation.
L’ensemble m’est donc apparu excellent aussi bien graphiquement et scénaristiquement. Excellente bd finalement !
Décidément, Paquet est un excellent découvreur de jeunes (bons) talents.
Renaud Dillies fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs dont le coup de patte s’apparente aux Blain (Issac le pirate), Sfar (le chat du rabbin) et compagnie. Le style de cet auteur est, à mon avis, très dynamique et possède une excellente faculté à nous transmettre facilement des sentiments. En seulement 2 albums (Betty Blues, sumato), Renaud Dillies est devenu un de mes auteurs préférés, par conséquent, parler de son dessin ne vous serait donc pas assez cohérent à mes yeux !
L’ambiance jazzy qui se dégage en lisant cet album n’est pas ce que j’y ai retenu le plus mais j’avoue avoir été très touché par l’histoire triste de Duck : celle d’un amour déchiré et l’envie ensuite de changer de vie, de tout repartir à zéro.
Certes, les passages où on voit notre canard broyé du noir sont très présents mais certaines séquences arrivent à nous faire arracher un beau sourire (surtout ceux liés au parcours de la trompette). Les personnages secondaires sont attachants et peuvent être assimilés à ceux que l’on rencontre dans notre quotidien avec leurs espoirs, leurs rêves et leurs manies.
L’auteur a utilisé des personnages animaliers et son parti-pris est finalement cohérent, cela nous permet d’identifier rapidement les acteurs et de nous de les rendre attachants.
La mise en page est très simple, elle est composée de 6 cases. Si cette disposition est très lisible, son défaut réside par des vues d’ensemble qui ont été injustement découpés afin de garder cette structure narrative. Les couleurs de A.C. Jouvray sont en adéquation avec le trait de R. Dillies, sobres, elles permettent de mettre en avant le travail en n&B du dessinateur. C’est du beau boulot ! Cependant, je serais assez curieux de voir une version N&B de cet album…
« Betty Blues » est finalement une excellente bédé, très touchante. Une réussite !
Franchement très bien à la limite du culte !
Ce qui m'enchante le plus c'est le scénario, c'est 64 années d’histoire racontées pour faire comprendre au monde ce qu'était ces 113 spéciaux. Straczynski est donc un grand et ça se voit.
Au niveau du dessin il faut souligner qu'il à plusieurs dessinateurs, mais contrairement à beaucoup de comics il y a une belle unité dans le dessin, en fait on ne s'aperçoit pas que le dessinateur change et ça c'est un vrai plus.
Pour en revenir au scénario, tout comme pour midnight nation, Straczynski va plus loin que les autres scénaristes en ayant une belle réflexion sur le devenir des gens différents et l'importance du devoir.
Une très grande surprise, on est bien loin de ce que fait Rosinski d'habitude, il a dessiné, d'une manière unique.
Il sait peindre et choisir ses couleurs, les visages sont un peu flous mais c'est voulu; et puis les décors, les peintures, Magdalène... c'est sublime ya pas à dire.
Sente aussi se lâche, l'intrique est excellente, quoiqu’on multiplie les rebondissements dans ce premier tome, mais faut se dire que la série n'en comportera que deux, donc ça se justifie, et puis au moins on s'ennuie pas.
La suite à la fin de l'année, j'ai hâte, tant de connaître la fin que d'admirer de nouvelles planches comme celles-ci.
Outlaw est carrément mieux que Alban, des mêmes auteurs.
On retrouve le même humour que dans celle-ci. Mais les aventures de Jason sont beaucoup mieux, et la palette de personnages est vraiment excellente, bien qu'on puisse faire un parallèle avec Alban sur les caractères de certains protagonistes.
Le dessin de Fourquemin que je trouvais assez bof a changé, ça vient aussi des couleurs qui sont superbes, bref tout est un ton au dessus.
Au final on a le droit à un western original, drôle, très esthétique, avec de belles couvertures, que du bon quoi.
Attention les gars, ça c'est du lourd!
Les aventures de Valérian et Laureline, tout lecteur de BD amateur de SF est obligé de connaître. On est en face d'un des piliers fondateurs du genre en France.
Il faut cependant reconnaître que l'ensemble de l'oeuvre est d'une qualité assez inégale. Certains albums sont des purs chefs d'oeuvre (je pense notamment à l'Empire des Mille Planètes, les Héros de l'Equinoxe, l'Ambassadeur des Ombres et surtout, surtout, le diptyque Métro Châtelet et Brooklyn Station) servis par des scénarios brillants et intelligents et des dessins plein de richesse, parfaitement maîtrisés.
Malheureusement, la production récente (disons à partir de Sur les frontières) est franchement en dessous, surtout au niveau du scénario.
Je regrette franchement le temps de Galaxity et de l'empire terrien.
Mais, bien entendu, la série reste incontournable.
Voilà ce qu'on appelle un grand classique.
Je me souviens avoir découvert cette BD il y a une bonne quinzaine d'années alors que je lisais Casus Belli ou les auteurs avaient fait naître Kroc le Bô (fermeture de la parenthèse de rôliste nostalgique).
Cette histoire qui paraît au premier abord ultra-convenue pour de l'heroic fantasy (un groupe d'aventuriers qui se lance dans une quête) prend rapidement un tournant beaucoup plus complexe et tourmenté qu'elle ne le laissait présager. Le conflit entre les anciens dieux, les répercussions sur le royaume des nains, le déchirement des amitiés au sein du groupe et la fin tragique de nombre de protagonistes sont autant de facteurs qui font la richesse et la force de cette série.
On est très, très au dessus de la production de masse médiocre qui innonde le genre actuellement (bouchez vous le nez et plongez dans l'univers de Troy, la comparaison est révélatrice).
Le dessin a un style unique, très tourmenté (au point que les poses des personnages sont parfois à la limite du réaliste) et la colorisation est une pure merveille.
Pourquoi pas 5 étoiles? Hum, en dépit de ses très, très nombreuses qualités, cette série n'atteint pas le sommets du genre qu'estla Quête de l'Oiseau du Temps. Peut être parce que l'univers reste quand même très collé aux stéréotypes de D&D. Mais ça se discute..
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L'Auberge du Bout du Monde
Je suis tombé par hasard sur cette BD, n'y croyant pas trop... Et puis j'ai tout de suite été pris dans l'histoire en l'ouvrant ! On a là ce qui se fait de mieux en termes de divertissements, de contes racontés au coin du feu... Oger a vraiment réussi son coup, d'autant plus qu'avec un dessinateur de la trempe de Patrick Prugne, l'illustration est superbe ! Poésie, sensibilité, discrétion, tout est bon dans ce premier album.
Kady
« Kady » est une satire de notre société de consommation. Le « colporte de Roplan » est un supermarché flottant en route vers un port. L’équipage est en plein préparatif pour la quinzaine commerciale. Dès son accotement, il est assailli par une foule impressionnante qui s’arrache les promotions. Du côté des organisateurs, tous les moyens sont bons pour appâter le client : venu de stars et de personnages du milieu politique, corruption, règne de l’apparence. Tout va pour le mieux pour les organisateurs jusqu’à l’intervention plus ou moins volontaire de plusieurs personnages. Parmi eux figurent Shaker, héros que l’on retrouvera dans « Balade Balade » du même auteur ; Kady, jeune mannequin victime de cette société et avec qui des scandales vont apparaître à jour ; Fidji et son ours blanc apprivoisé. Il est assez difficile de classer cet album. Humour, tendresse, poésie avec la présence irréaliste d’un ours, sarcasme sont présents tout au long de cette BD. Ce qui fait que « Kady » est un livre assez difficile à aborder. Des idées, des détails foisonnent et une relecture s’avère à mon avis indispensable pour saisir la richesse du propos. Ça dérange, ça émue parfois, ça enfante bref la lecture de cette BD ne m’a pas laissé indifférent ! La qualité du découpage et de la mise en page s’avèrent excellentes avec la succession de passages calmes entrecoupés par des scènes d’action. Le format est assez inhabituel dans le monde éditorial (112 pages), il laisse une liberté de narration aux auteurs et permet à Kokor d'exprimer ses idées pleinement. « Kady » est finalement un livre attachant et qui se classe parmi les albums les plus surprenants de ma bédéthèque.
Old Boy
Voici un manga que l'on lira surtout pour son scénario. Quand on trouve un manga qui fait dans le genre si peu utilisé du thriller, inutile de se faire prier pour le lire. Le premier tome nous met tout de suite dans l'ambiance même s'il fait peu de révélations sur notre héros séquestré. Mais c'est l'objectif de l'auteur qui veut nous faire découvrir des vérités au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire. Le scénario ne s'élève peut-être pas au niveau de ceux de Monster mais il vaut largement le détour. Côté dessins, ceux-ci sont plutôt beau sans pour autant être exceptionnels. L'encrage est parfois trop appuyé surtout au niveau des cheveux et certains pourront être dérangés par les visages des personnages. Cependant il ya des doubles-pages de toute beauté. Bref une série très prometteuse qui a l'avantage d'être courte (8 tomes). Etudiants en manque d'argent, vous pouvez investir votre budget BD du mois dans cette BD (6,95€ le manga).
Les mesures du temps
Cette bd est un petit bijou au niveau du scénario. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’histoire se met en place et la narration. Il y a aussi ce choix de l’époque qui va plus loin que le simple fait que le scénario fait référence à l’horlogerie. Le dénouement de cette bd en surprendra plus d’un et j’avoue que c’est l'une des fins les plus réussies que j’ai assisté jusqu’à maintenant ! Et en plus, cet album est one-shot ! Le dessin est assez particulier, j’ai eu l’impression de voir des crayonnés repassés à la couleur. J’aime cet effet car elle apporte une touche de personnalité à l’album et ce trait se révèle finalement vivant. La mise en couleurs est elle-aussi très réussie avec cette ambiance qui rappelle la fin du XIXème siècle et le début de l’industrialisation. L’ensemble m’est donc apparu excellent aussi bien graphiquement et scénaristiquement. Excellente bd finalement !
Betty Blues
Décidément, Paquet est un excellent découvreur de jeunes (bons) talents. Renaud Dillies fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs dont le coup de patte s’apparente aux Blain (Issac le pirate), Sfar (le chat du rabbin) et compagnie. Le style de cet auteur est, à mon avis, très dynamique et possède une excellente faculté à nous transmettre facilement des sentiments. En seulement 2 albums (Betty Blues, sumato), Renaud Dillies est devenu un de mes auteurs préférés, par conséquent, parler de son dessin ne vous serait donc pas assez cohérent à mes yeux ! L’ambiance jazzy qui se dégage en lisant cet album n’est pas ce que j’y ai retenu le plus mais j’avoue avoir été très touché par l’histoire triste de Duck : celle d’un amour déchiré et l’envie ensuite de changer de vie, de tout repartir à zéro. Certes, les passages où on voit notre canard broyé du noir sont très présents mais certaines séquences arrivent à nous faire arracher un beau sourire (surtout ceux liés au parcours de la trompette). Les personnages secondaires sont attachants et peuvent être assimilés à ceux que l’on rencontre dans notre quotidien avec leurs espoirs, leurs rêves et leurs manies. L’auteur a utilisé des personnages animaliers et son parti-pris est finalement cohérent, cela nous permet d’identifier rapidement les acteurs et de nous de les rendre attachants. La mise en page est très simple, elle est composée de 6 cases. Si cette disposition est très lisible, son défaut réside par des vues d’ensemble qui ont été injustement découpés afin de garder cette structure narrative. Les couleurs de A.C. Jouvray sont en adéquation avec le trait de R. Dillies, sobres, elles permettent de mettre en avant le travail en n&B du dessinateur. C’est du beau boulot ! Cependant, je serais assez curieux de voir une version N&B de cet album… « Betty Blues » est finalement une excellente bédé, très touchante. Une réussite !
Rising Stars
Franchement très bien à la limite du culte ! Ce qui m'enchante le plus c'est le scénario, c'est 64 années d’histoire racontées pour faire comprendre au monde ce qu'était ces 113 spéciaux. Straczynski est donc un grand et ça se voit. Au niveau du dessin il faut souligner qu'il à plusieurs dessinateurs, mais contrairement à beaucoup de comics il y a une belle unité dans le dessin, en fait on ne s'aperçoit pas que le dessinateur change et ça c'est un vrai plus. Pour en revenir au scénario, tout comme pour midnight nation, Straczynski va plus loin que les autres scénaristes en ayant une belle réflexion sur le devenir des gens différents et l'importance du devoir.
La Vengeance du Comte Skarbek
Une très grande surprise, on est bien loin de ce que fait Rosinski d'habitude, il a dessiné, d'une manière unique. Il sait peindre et choisir ses couleurs, les visages sont un peu flous mais c'est voulu; et puis les décors, les peintures, Magdalène... c'est sublime ya pas à dire. Sente aussi se lâche, l'intrique est excellente, quoiqu’on multiplie les rebondissements dans ce premier tome, mais faut se dire que la série n'en comportera que deux, donc ça se justifie, et puis au moins on s'ennuie pas. La suite à la fin de l'année, j'ai hâte, tant de connaître la fin que d'admirer de nouvelles planches comme celles-ci.
Outlaw
Outlaw est carrément mieux que Alban, des mêmes auteurs. On retrouve le même humour que dans celle-ci. Mais les aventures de Jason sont beaucoup mieux, et la palette de personnages est vraiment excellente, bien qu'on puisse faire un parallèle avec Alban sur les caractères de certains protagonistes. Le dessin de Fourquemin que je trouvais assez bof a changé, ça vient aussi des couleurs qui sont superbes, bref tout est un ton au dessus. Au final on a le droit à un western original, drôle, très esthétique, avec de belles couvertures, que du bon quoi.
Valérian
Attention les gars, ça c'est du lourd! Les aventures de Valérian et Laureline, tout lecteur de BD amateur de SF est obligé de connaître. On est en face d'un des piliers fondateurs du genre en France. Il faut cependant reconnaître que l'ensemble de l'oeuvre est d'une qualité assez inégale. Certains albums sont des purs chefs d'oeuvre (je pense notamment à l'Empire des Mille Planètes, les Héros de l'Equinoxe, l'Ambassadeur des Ombres et surtout, surtout, le diptyque Métro Châtelet et Brooklyn Station) servis par des scénarios brillants et intelligents et des dessins plein de richesse, parfaitement maîtrisés. Malheureusement, la production récente (disons à partir de Sur les frontières) est franchement en dessous, surtout au niveau du scénario. Je regrette franchement le temps de Galaxity et de l'empire terrien. Mais, bien entendu, la série reste incontournable.
Légendes des Contrées Oubliées
Voilà ce qu'on appelle un grand classique. Je me souviens avoir découvert cette BD il y a une bonne quinzaine d'années alors que je lisais Casus Belli ou les auteurs avaient fait naître Kroc le Bô (fermeture de la parenthèse de rôliste nostalgique). Cette histoire qui paraît au premier abord ultra-convenue pour de l'heroic fantasy (un groupe d'aventuriers qui se lance dans une quête) prend rapidement un tournant beaucoup plus complexe et tourmenté qu'elle ne le laissait présager. Le conflit entre les anciens dieux, les répercussions sur le royaume des nains, le déchirement des amitiés au sein du groupe et la fin tragique de nombre de protagonistes sont autant de facteurs qui font la richesse et la force de cette série. On est très, très au dessus de la production de masse médiocre qui innonde le genre actuellement (bouchez vous le nez et plongez dans l'univers de Troy, la comparaison est révélatrice). Le dessin a un style unique, très tourmenté (au point que les poses des personnages sont parfois à la limite du réaliste) et la colorisation est une pure merveille. Pourquoi pas 5 étoiles? Hum, en dépit de ses très, très nombreuses qualités, cette série n'atteint pas le sommets du genre qu'estla Quête de l'Oiseau du Temps. Peut être parce que l'univers reste quand même très collé aux stéréotypes de D&D. Mais ça se discute..