Voilà une BD bien drôle comme je les aime... Se moquer gentiment des altermondialistes sans tomber dans une lourde parodie tout juste bonne à faire rire le MEDEF et les lecteurs du Figaro, telle est la grande réussite de cet album.
La caricature est franchement bien vue, certains gags m'ont carrément fait éclater de rire (la mascotte du mouvement ATTAC, l'arme absolue de José Bové, la visite à la boutique altermondialiste...), bref j'ai passé un très bon moment avec cette BD.
Devant tant d’avis dithyrambiques, j’ai profité d’une visite chez mon libraire pour me le procurer, et merci…
C’est génial ce truc. Et pourtant, ça cumule les handicaps (à mon sens), du photoshop en veux-tu ? En voila… et un scénario qui, mis entre les mains de n’importe qui, aurait pu donner un des pires nanars jamais vu.
Mais Qwak domine tout de A à Z sans la moindre fausse note, le dessin est traité avec beaucoup de brio, variation du trait et du style, mis en page donnant un vrai rythme aux dessins et le scénario est super bétonné.
On y croit… on n’y croit pas… on y croit à son histoire à Lola. Qwak nous emmène là où il veut et on se laisse faire, parce que ça fonctionne très bien et que c’est taillé au millimètre.
Bon, c’est clair, il y a du cul, mais en même temps c’est l’histoire d’une pute, et qui sait se servir de son « fond de commerce » pour obtenir tout ce qu’elle veut. Y compris sauver la terre (ou plutôt ses copines) de la destruction totale.
La première phrase donne effectivement le ton. Mais il n’y a rien de trop, c’est pas de la fesse pour de la fesse, ça s'inscrit dans une vrai logique scénaristique et ça ne tombe pas comme un cheveux (à défaut d’autre chose) dans la soupe. Bon, je n’irais pas l’offrir à mon petit neveu, non plus…
C’est absolument à lire, c’est la bd du moment, et je crois même qu’elle restera une référence…
Du même auteur, je n'avais rien lu ou presque, juste un début du Bibendum céleste qui m'avait très vite gavé. Je me suis quand même laissé tenter par la lecture de Salvatore, juste à cause de sa chouette couverture, mais je n'en attendais pas grand'chose de bon, je craignais même une mauvaise imitation de Betty Blues dans le genre "histoire d'amour animalier", avec un dessin un peu dans le même style "un peu gribouillis mais mignon quand même".
Et finalement, j'ai été plus qu'agréablement surpris. C'est original, c'est joli, l'auteur pratique un humour pince-sans-rire que j'aime beaucoup... Bref, un album franchement très sympa.
Je ne conseille pas encore l'achat parce qu'un seul tome est sorti pour l'instant et que j'attends de voir si Salvatore se confirme réellement comme une bonne série sur la durée.
Mais en attendant la suite, Transports amoureux est un 1er tome très réussi dont je conseille fortement la lecture.
Il y a des albums, on passe à côté sans même les voir (il faut dire que la couverture fait plutôt penser au dessin animé), et c'est un tort énorme.
Publié un an après le magistral et cultissime Batman - Dark Knight, Batman - Year One bénéficie des qualités de son grand frère. Ici encore Miller signe un scénario sombre et empreint d'une grande force, toujours à la limite de la violence. Cette force imprègne chaque page, qu'elle émane du personnage de Batman lui-même, de Gordon, Selina, ou même des personnages secondaires. On peut dire sans exagérer qu'elle fait partie des fondations de l'ouvrage.
Le Batman que l'on voit ici est encore Bruce Wayne. Physiquement exceptionnel, il n'est cependant pas encore un super-héros. Déjà doté de ses gadgets, ce qui lui manque c'est non seulement la connaissance de Gotham, de ses bas-fonds, de ses criminels et des rouages de la politique locale, mais aussi et surtout un esprit. On le comprend bien lors de ses premières expériences, maladroites et qui tournent presque à la catastrophe, non seulement pour lui-même mais aussi pour les autres. L'inspiration lui viendra sous la forme d'une révélation et d'une chauve-souris. Inspirer la crainte, paralyser l'ennemi, voilà la voie qu'il va suivre.
Pourtant, Batman n'est pas le personnage principal ici. En terme d'espace, Gordon apparaît sans doute plus souvent. Et ses débuts sont eux aussi difficiles, parmi une police corrompue, pourrie, au service des politiques véreux. Il va devoir gagner sa place à la dure. Au fil des pages on comprend les intérêts qui vont le lier à Batman, le cheminement qui les amène à se connaître et "faire équipe". Le personnage est assez loin d'être monolithique. Miller parvient à lui donner un côté très droit, tout en nuançant largement le personnage.
Apparaissent également, quoique dans une moindre mesure, Selina (la future CatWoman) et Harvey Dent (le futur Double Face).
Côté réalisation, Mazzuccheli est bon, très bon ! Son dessin peut plaire ou non (les couleurs en particulier, sont très vieillottes), mais sa mise en scène est impeccable, d'une excellente fluidité mais aussi et surtout d'une force remarquable ! De même que dans Dark Knight, certaines cases ou scènes donnent carrément des frissons.
Un album assez dense donc, qui remet en scène la naissance de Batman de façon magistrale. Suffisamment riche à mon avis pour que quelques relectures soient les bienvenues.
"Le Vent dans les Sables", est la suite de la magnifique aventure du Vent dans les Saules. Quel plaisir de retrouver Rat, Taupe et Crapaud dans une aventure inédite.
Plessix est toujours aussi doué, le dessin et les couleurs sont magnifiques et le dialogue extrêmement bien ficelé. Ce qui donne des personnages toujours aussi attachants.
Je trouve même que ce tome 1 lance un cycle qui m’a l’air de s’annoncer beaucoup plus vivant et soutenu au niveau de l’histoire que le premier cycle qui pêchait un peu de ce côté là. En tout cas la fin de l’album laisse le lecteur dans une ignorance insoutenable : « Qu’est il advenu de Crapaud ? » et « La mouche, retrouvera-t-elle son copain Raymond ? »…
Aller, je vais bien trouver un petit défaut… Ah oui… C’est trop court trente pages quand une BD est aussi agréable à lire, on en veut plus.
Une histoire mystérieuse, "à chute" (dont la conclusion m'a réellement pris par surprise je dois l'avouer, mais peut-être ai-je l'esprit plus lent que la moyenne) qui n'est pas sans rappeler cette excellente série télé qu'était La Quatrième Dimension... Ca se dévore d'une traite, et les dessins sont plutôt pas mal dans leur genre (surtout les décors, très réussis). Si on veut chipoter, on peut dire que les personnages ne sont pas du tout attachants, et que si l'ambiance générale est réussie, que la chute est bonne et qu'on ne s'ennuie pas un instant, il faut quand même avouer que l'intrigue n'est pas hyper folichonne. Pas forcément un album à posséder (j'achète rarement quand je sais que je n'ai pas forcément l'intention de relire), mais une lecture originale, que je conseille fortement.
Le fameux Maus que tout bdphile doit avoir lu diront certains. Certes. J'ai été un peu surpris du contenu de ce livre. Je parle de l'aspect "je raconte l'histoire de la création du livre dans mon livre" et non pas de la thématique des camps que je connaissais. Et à vrai dire on passe d'un sujet à l'autre assez facilement même si la gravité n'est pas la même, et je dois dire que c'est tout aussi intéressant.
Côté dessin on ne peut pas dire que ce soit beau mais pas moche non plus (elle est pas à gauche lalala hum :))
Pour autant je ne lui mettrais pas 5/5 car ce livre ne m'a pas remué tant que ça au final, ni sortir une petite larme ou je ne sais quoi. Et je ne lui mettrai pas cette note juste sous prétexte que l'album parle de la seconde guerre et des camps, et malgré cette époque de devoir de mémoire, 60ème anniversaire de la fin des camps etc. (et on notera au passage que ça se voit plus en grande surface depuis)
Et pour la petite histoire j'ai dû entendre parler de cette bd quand j'étais en première, peut-être même en 3ème aussi d'ailleurs, et j'ai reconnu certaines pages qu'on nous avait montrées en cours. Ca m'a fait marrer, même si ce qu'il y avait dessus ne l'était pas :(
Sortir des personnages célèbres de leur cadre classique et poussiéreux pour leur faire vivre sous forme de personnages de BD des aventures décalées au ton résolument moderne, c'est une idée qui m'a séduit.
L'histoire est très bien faite, revisiter un mythe et le détourner complètement de cette façon c'est adroit et le résultat est assez spectaculaire, sans parler des nombreux emprunts aux classiques de la littérature.
Les dessins sont simples, bien imaginés, la représentation des personnages est parfaite, la mise en couleur est idéale, de ce côté là aussi c'est très réussi.
Bref, moi j'ai beaucoup aimé, à noter que j'ai commencé par le tome Ulysse et qu'ensuite Héraclès ne m'a pas déçu, en tout cas je ne manquerai pas la suite.
J'ai découvert cette série par hasard et j'ai acheté les deux premiers tomes d'un coup. J'ai apprécié les deux tomes sans préférences pour l'un ou l'autre. Le seul regret est l'aspect un peu trop sombre des planches. Le scénario est irréprochable, l'histoire prenante. Un des grands plus de cette série qu'on a une histoire complète à chaque fois, on ne doit pas attendre des mois pour avoir la suite d'une histoire en suspend.
Il n'y a plus qu'à attendre les prochaines histoires. A lire sans hésiter !!!
Le trio Larcenet/Sfar/Trondheim est une vraie réussite.
Le ton de cette série est complètement potache, et c'est souvent très, très drôle.
Les travers des persos sont poussés à l'extrême, ils sont soumis à des situations complètement délirantes et incongrues, et les dialogues sont vifs et hilarants.
Bon alors d'accord, c'est pas toujours super fin comme humour, on tombe souvent (et même littéralement dans "Des fleurs et des marmots") dans le pipi-caca, mais moi ça m'éclate.
Une valeur vraiment sûre et qui exploite à fond le côté absurde de l'univers Donjon. Bravo et encore !
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Il faut tuer José Bové
Voilà une BD bien drôle comme je les aime... Se moquer gentiment des altermondialistes sans tomber dans une lourde parodie tout juste bonne à faire rire le MEDEF et les lecteurs du Figaro, telle est la grande réussite de cet album. La caricature est franchement bien vue, certains gags m'ont carrément fait éclater de rire (la mascotte du mouvement ATTAC, l'arme absolue de José Bové, la visite à la boutique altermondialiste...), bref j'ai passé un très bon moment avec cette BD.
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Devant tant d’avis dithyrambiques, j’ai profité d’une visite chez mon libraire pour me le procurer, et merci… C’est génial ce truc. Et pourtant, ça cumule les handicaps (à mon sens), du photoshop en veux-tu ? En voila… et un scénario qui, mis entre les mains de n’importe qui, aurait pu donner un des pires nanars jamais vu. Mais Qwak domine tout de A à Z sans la moindre fausse note, le dessin est traité avec beaucoup de brio, variation du trait et du style, mis en page donnant un vrai rythme aux dessins et le scénario est super bétonné. On y croit… on n’y croit pas… on y croit à son histoire à Lola. Qwak nous emmène là où il veut et on se laisse faire, parce que ça fonctionne très bien et que c’est taillé au millimètre. Bon, c’est clair, il y a du cul, mais en même temps c’est l’histoire d’une pute, et qui sait se servir de son « fond de commerce » pour obtenir tout ce qu’elle veut. Y compris sauver la terre (ou plutôt ses copines) de la destruction totale. La première phrase donne effectivement le ton. Mais il n’y a rien de trop, c’est pas de la fesse pour de la fesse, ça s'inscrit dans une vrai logique scénaristique et ça ne tombe pas comme un cheveux (à défaut d’autre chose) dans la soupe. Bon, je n’irais pas l’offrir à mon petit neveu, non plus… C’est absolument à lire, c’est la bd du moment, et je crois même qu’elle restera une référence…
Salvatore
Du même auteur, je n'avais rien lu ou presque, juste un début du Bibendum céleste qui m'avait très vite gavé. Je me suis quand même laissé tenter par la lecture de Salvatore, juste à cause de sa chouette couverture, mais je n'en attendais pas grand'chose de bon, je craignais même une mauvaise imitation de Betty Blues dans le genre "histoire d'amour animalier", avec un dessin un peu dans le même style "un peu gribouillis mais mignon quand même". Et finalement, j'ai été plus qu'agréablement surpris. C'est original, c'est joli, l'auteur pratique un humour pince-sans-rire que j'aime beaucoup... Bref, un album franchement très sympa. Je ne conseille pas encore l'achat parce qu'un seul tome est sorti pour l'instant et que j'attends de voir si Salvatore se confirme réellement comme une bonne série sur la durée. Mais en attendant la suite, Transports amoureux est un 1er tome très réussi dont je conseille fortement la lecture.
Batman - Année Un (Year One)
Il y a des albums, on passe à côté sans même les voir (il faut dire que la couverture fait plutôt penser au dessin animé), et c'est un tort énorme. Publié un an après le magistral et cultissime Batman - Dark Knight, Batman - Year One bénéficie des qualités de son grand frère. Ici encore Miller signe un scénario sombre et empreint d'une grande force, toujours à la limite de la violence. Cette force imprègne chaque page, qu'elle émane du personnage de Batman lui-même, de Gordon, Selina, ou même des personnages secondaires. On peut dire sans exagérer qu'elle fait partie des fondations de l'ouvrage. Le Batman que l'on voit ici est encore Bruce Wayne. Physiquement exceptionnel, il n'est cependant pas encore un super-héros. Déjà doté de ses gadgets, ce qui lui manque c'est non seulement la connaissance de Gotham, de ses bas-fonds, de ses criminels et des rouages de la politique locale, mais aussi et surtout un esprit. On le comprend bien lors de ses premières expériences, maladroites et qui tournent presque à la catastrophe, non seulement pour lui-même mais aussi pour les autres. L'inspiration lui viendra sous la forme d'une révélation et d'une chauve-souris. Inspirer la crainte, paralyser l'ennemi, voilà la voie qu'il va suivre. Pourtant, Batman n'est pas le personnage principal ici. En terme d'espace, Gordon apparaît sans doute plus souvent. Et ses débuts sont eux aussi difficiles, parmi une police corrompue, pourrie, au service des politiques véreux. Il va devoir gagner sa place à la dure. Au fil des pages on comprend les intérêts qui vont le lier à Batman, le cheminement qui les amène à se connaître et "faire équipe". Le personnage est assez loin d'être monolithique. Miller parvient à lui donner un côté très droit, tout en nuançant largement le personnage. Apparaissent également, quoique dans une moindre mesure, Selina (la future CatWoman) et Harvey Dent (le futur Double Face). Côté réalisation, Mazzuccheli est bon, très bon ! Son dessin peut plaire ou non (les couleurs en particulier, sont très vieillottes), mais sa mise en scène est impeccable, d'une excellente fluidité mais aussi et surtout d'une force remarquable ! De même que dans Dark Knight, certaines cases ou scènes donnent carrément des frissons. Un album assez dense donc, qui remet en scène la naissance de Batman de façon magistrale. Suffisamment riche à mon avis pour que quelques relectures soient les bienvenues.
Le Vent dans les Sables
"Le Vent dans les Sables", est la suite de la magnifique aventure du Vent dans les Saules. Quel plaisir de retrouver Rat, Taupe et Crapaud dans une aventure inédite. Plessix est toujours aussi doué, le dessin et les couleurs sont magnifiques et le dialogue extrêmement bien ficelé. Ce qui donne des personnages toujours aussi attachants. Je trouve même que ce tome 1 lance un cycle qui m’a l’air de s’annoncer beaucoup plus vivant et soutenu au niveau de l’histoire que le premier cycle qui pêchait un peu de ce côté là. En tout cas la fin de l’album laisse le lecteur dans une ignorance insoutenable : « Qu’est il advenu de Crapaud ? » et « La mouche, retrouvera-t-elle son copain Raymond ? »… Aller, je vais bien trouver un petit défaut… Ah oui… C’est trop court trente pages quand une BD est aussi agréable à lire, on en veut plus.
Echec & automates
Une histoire mystérieuse, "à chute" (dont la conclusion m'a réellement pris par surprise je dois l'avouer, mais peut-être ai-je l'esprit plus lent que la moyenne) qui n'est pas sans rappeler cette excellente série télé qu'était La Quatrième Dimension... Ca se dévore d'une traite, et les dessins sont plutôt pas mal dans leur genre (surtout les décors, très réussis). Si on veut chipoter, on peut dire que les personnages ne sont pas du tout attachants, et que si l'ambiance générale est réussie, que la chute est bonne et qu'on ne s'ennuie pas un instant, il faut quand même avouer que l'intrigue n'est pas hyper folichonne. Pas forcément un album à posséder (j'achète rarement quand je sais que je n'ai pas forcément l'intention de relire), mais une lecture originale, que je conseille fortement.
Maus
Le fameux Maus que tout bdphile doit avoir lu diront certains. Certes. J'ai été un peu surpris du contenu de ce livre. Je parle de l'aspect "je raconte l'histoire de la création du livre dans mon livre" et non pas de la thématique des camps que je connaissais. Et à vrai dire on passe d'un sujet à l'autre assez facilement même si la gravité n'est pas la même, et je dois dire que c'est tout aussi intéressant. Côté dessin on ne peut pas dire que ce soit beau mais pas moche non plus (elle est pas à gauche lalala hum :)) Pour autant je ne lui mettrais pas 5/5 car ce livre ne m'a pas remué tant que ça au final, ni sortir une petite larme ou je ne sais quoi. Et je ne lui mettrai pas cette note juste sous prétexte que l'album parle de la seconde guerre et des camps, et malgré cette époque de devoir de mémoire, 60ème anniversaire de la fin des camps etc. (et on notera au passage que ça se voit plus en grande surface depuis) Et pour la petite histoire j'ai dû entendre parler de cette bd quand j'étais en première, peut-être même en 3ème aussi d'ailleurs, et j'ai reconnu certaines pages qu'on nous avait montrées en cours. Ca m'a fait marrer, même si ce qu'il y avait dessus ne l'était pas :(
Socrate le demi-chien
Sortir des personnages célèbres de leur cadre classique et poussiéreux pour leur faire vivre sous forme de personnages de BD des aventures décalées au ton résolument moderne, c'est une idée qui m'a séduit. L'histoire est très bien faite, revisiter un mythe et le détourner complètement de cette façon c'est adroit et le résultat est assez spectaculaire, sans parler des nombreux emprunts aux classiques de la littérature. Les dessins sont simples, bien imaginés, la représentation des personnages est parfaite, la mise en couleur est idéale, de ce côté là aussi c'est très réussi. Bref, moi j'ai beaucoup aimé, à noter que j'ai commencé par le tome Ulysse et qu'ensuite Héraclès ne m'a pas déçu, en tout cas je ne manquerai pas la suite.
Millénaire
J'ai découvert cette série par hasard et j'ai acheté les deux premiers tomes d'un coup. J'ai apprécié les deux tomes sans préférences pour l'un ou l'autre. Le seul regret est l'aspect un peu trop sombre des planches. Le scénario est irréprochable, l'histoire prenante. Un des grands plus de cette série qu'on a une histoire complète à chaque fois, on ne doit pas attendre des mois pour avoir la suite d'une histoire en suspend. Il n'y a plus qu'à attendre les prochaines histoires. A lire sans hésiter !!!
Donjon Parade
Le trio Larcenet/Sfar/Trondheim est une vraie réussite. Le ton de cette série est complètement potache, et c'est souvent très, très drôle. Les travers des persos sont poussés à l'extrême, ils sont soumis à des situations complètement délirantes et incongrues, et les dialogues sont vifs et hilarants. Bon alors d'accord, c'est pas toujours super fin comme humour, on tombe souvent (et même littéralement dans "Des fleurs et des marmots") dans le pipi-caca, mais moi ça m'éclate. Une valeur vraiment sûre et qui exploite à fond le côté absurde de l'univers Donjon. Bravo et encore !