Bon comme d’autres l’ont dit avant moi, le 5/5 est presque là, mais les tomes sont trop inégaux pour classer la série en culte. Cependant on n’en est pas loin du tout.
Tout d’abord le concept initial est franchement agréable : la rencontre d’une terrienne seule abandonné avec un univers d’extraterrestres tous différents. On est au cœur de la SF et ça fait plaisir !
Personnellement j’aime bien le mélange entre la SF et le médiéval, ingrédients que l’on retrouve dans sillage notamment dans le tome 4, mais dans chaque tome on retrouve un mélange entre des façons de penser différentes : humain primitif vs extraterrestres au sommet de la technologie, technologie spatiale vs révolution industrielle, future vs monde médiéval, êtres vivants vs mécas, libres vs prisonniers etc.
De plus les personnages sont vraiment bien faits et représentent chacun une qualité ou un défaut de l’homme ; il y a la témérité (navïs), l’honnêteté (bobo), la fourberie et le mensonge (l’ambassadeur), la bonne conscience (snivel), etc.
En somme, c’est une très bonne série qui se lie très bien et plus d’une fois.
Le scénario de Morgana est selon moi très proche de celui du fléau des dieux, on y retrouve les mêmes ingrédients : une jeune et belles femmes luttant pour le salut du monde, elle est l’élue, et un méchant vil est sanguinaire qui souhaite tout détruire pour avoir le pouvoir, et comme de bien entendu ils sont forcément attirés l’un vers l’autre ! Le tout dans un univers futuriste et médiéval où l’épée à la même importance que les vaisseaux spatiaux (mélange de genre que j’affectionne particulièrement)
Le scénario est donc commun mais on accroche de suite, les personnages sont assez énigmatiques pour entretenir le suspense. Le dessin, qu’en à lui, est franchement agréable Alberti est vraiment un grand (j’adore vraiment le gris pastel avec beaucoup de rouge ).
PS : les vaisseaux en forme de moulinet de pêche je trouve ça spécial même si y a une justification presque plausible, on va dire que c’est la petite
Dans les années 60 et début 70, je lisais Foufi dans Spirou. J'aimais cet humour mignon et bon enfant avec ce luxe de détail dans les vignettes. Les expressions étaient assez pharamineuses et jubilatoires.
Hélas, je n'ai qu'un seul album, n'ayant jamais trouvé les autres...
Encore un bon auteur méconnu...
Décidément les placards de chez Dupuis sont remplis de cadavres... Snif...
Je conseille et je ne conseille pas d'acheter cette BD :) Ben oui, j'adore cette BD, pourtant, les différents volumes ne décorent pas encore ma bibliothèque :)
Mon problème, c'est le premier volume, je ne l'aime pas du tout, il est très mal dessiné et le scénario me fait trop penser à Stephen King, plus précisément "Christine". C'est franchement glauque.
Cet esprit disparaît dans les volumes suivants où tout est tinté d'un humour désopilant, rien que la tête du chat me fait sourire. Et puis il s'est rapidement amélioré niveau dessin ;)
C'est une chouette série, mais le premier fait une tache, l'erreur de jeunesse...
Soda est vraiment une BD divertissante, au niveau des intrigues c'est toujours réussi, pour les personnages il n'y a que du bon, à commencer par notre pasteur/flic à 8 doigts, la plantureuse Linda et tous les autres.
Les dessins sont bons, même si le style verse dans l'humoristique cela ne manque pas de dynamisme et les scènes d'action sont toujours idéalement cadrées.
Le côté ténébreux que donne Gazotti à Soda malgré son trait bon enfant est un bon exemple de maîtrise.
Bref ce Soda est bon, on se croirait devant une bonne vieille série télé à une époque où elles avaient de la classe.
Avec son action menée tambour battant, son suspense qui monte crescendo, ses passages d'humour et la narration volontairement old school (les fins de volumes sont de franches réussites au niveau narratif à la première personne), Soda est un classique du polar.
Un très beau conte de fées pour les grands enfants.
Voilà, ce que je dirais si je devais résumer en quelque mots cette superbe –mini- série de Griffo et Dufaux.
Dufaux, je le connaissais déjà au travers des ombres, Giacomo C. ou encore de la superbe série Jessica Blandy tandis que j’avais déjà eu l’occasion d’admirer le trait –ultra varié– de Griffo au travers de séries telles que Vlad ou Giacomo C.
A priori, je ne courrais que peu de risques d’être déçu par cette bd dont on me disait le plus grand bien. A vrai dire, la surprise s’est avérée meilleure encore que je ne l’aurais pressentie.
Amateurs de contes morbides, amoureux d’ambiances à la Tim Burton, Monsieur Noir est fait pour vous ! Imaginez un peu la rencontre entre un Lewis Carrol sardonique et un Bertrand Blier tout droit échappé de Buffet Froid et vous aurez une petite idée de ce que vous réserve cette excellente bd !
Passons vite sur l’histoire de la jeune orpheline recueilli par d’étranges tuteurs qui n’a d’autre but que de servir de fil conducteur à une série de rencontres toutes plus absurdes les unes que les autres et de prétexte à une intrigue des plus barrées.
Tout, dans Monsieur Noir, est prétexte à découvrir un individu encore plus loufoque que le précédent, une bestiole plus incongrue ou un nouveau rituel totalement absurde.
C’est justement ça qui fait la force de cette bd : chaque page réserve une nouvelle surprise et donne une nouvelle image de cet étrange micro-univers que constitue le château de Blackmore. Le revers de la médaille est, évidemment, que tous les personnages rencontrés, tous les rituels évoqués, peuvent sembler manquer de consistance tant ils n’ont d’autre vocation que de faire progresser le parcours initiatique de la jeune héroïne.
Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise et je me contenterais donc de louer les superbes dessins et cadrages de Griffo qui donnent un relief saisissant à ce conte morbide.
Il me semble, comme mes prédécesseurs, qu’une légère similitude puisse être relevée entre le dessin de Griffo et celui d’Yslaire, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Un dernier mot pour dire qu’il eu été fort dommage de donner une suite à ces deux opus qui forment un tout des plus homogène.
Bref, à découvrir au plus vite !
J'ai été immédiatement séduit par l'univers de cette série, celui de Baghdad du temps de la splendeur de l'Islam, au 9ème siècle ap. JC. C'est un contexte complètement dépaysant et original, où se croisent des croyances et des ethnies aussi différentes que surprenantes.
Sur cette toile de fond, David B. tisse avec maestria une intrigue inquiétante à la frontière du fantastique, de l'aventure et de l'ésotérique.
Les personnages du club des chercheurs de trésor sont riches et dotés de cultures et d'origines très diverses et chacun d'entre eux semble posséder une histoire propre qui ne demande qu'à être développer (même si ces deux premiers tomes sont surtout concentrés sur le bourreau juif, véritable héros de l'histoire et ne font que survoler certains des autres protagonistes dont le forgeron, le derviche et le chevalier).
L'intrigue est sinueuse et parfois un peu confuse mais elle est riche d'élements de folklore et d'enseignements sur cette période et cet univers. Il n'y a pour ainsi dire aucun temps mort et les rebondissements sont légion. Bref, on ne s'ennuie pas un seul instant.
Le trait de David B. est très, très particulier. Personnellement, j'aime beaucoup. Il est accompagné par certaines mises en page vraiment extraordinaires et très audacieuses, qui m'ont fait pensé à certaines enluminures des ouvrages musulmans de cette période.
J'attends la suite avec impatience, c'est une série intelligente et très divertissante.
Violine était une nouvelle série très prometteuse, et il est regrettable qu'elle soit tombée aux oubliettes.
Le dessin est parfois succinct mais toujours très dynamique, jusque dans le découpage des planches. Les expressions sont particulièrement bien choisies et bien rendues.
Le scénario, pour sa part, est riche, original, et parvient à installer une atmosphère intéressante. Les personnages sont attachants.
A quand une reprise, M. Dupuis ?
J'ai été emballé par cette série. D'une étonnante maîtrise graphique et scénaristique, l'histoire est un mélange réussi entre romantisme et fantastique, entre philosophie et aventure. Sans rien dévoiler de la trame et surtout de la fin, je voudrais juste préciser que l'ensemble est incroyablement original et qu'il débouche sur de vraies questions et au bout du compte, sur une véritable mélancolie. Personnellement, j'ai adoré ce parti pris de Thierry Robin. Voila un auteur qui pour sa première oeuvre importante, choisit des voies bien loin des canons dictées par les stratégies commerciales, vantant dans la bd comme ailleurs, les vertus du happy end.
Je ne saurais donc que conseiller aux indécis de se lancer dans l'aventure. Le voyage en vaut la peine.
Taniguchi est un auteur qui n'est plus à présenter. A chacune de ces nouvelles publications, on retrouve la même sensibilité qui est, on peut le dire, sa marque de fabrique.
Terre de Rêve ne faillit pas à la règle. Excepté pour la dernière histoire, l'auteur s'attarde sur un sujet qui est relativement banal, c'est à dire l'animal domestique.
Evidement, l'auteur nous présente cela sur un jour très réaliste. Par exemple, la première histoire met en valeur ce qu'on peut ressentir quand notre animal de compagnie est sur le point de mourir. Et franchement, le résultat est vraiment réaliste. Personnellement, j'adore les animaux mais je suis contre le fait d'en avoir chez soi. Après avoir lu cet ouvrage, vous comprendrez pourquoi.
Une fois de plus, j'ai été touché une oeuvre de ce grand mangaka. C'est toujours un plaisir de pénétrer dans ces univers.
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Sillage
Bon comme d’autres l’ont dit avant moi, le 5/5 est presque là, mais les tomes sont trop inégaux pour classer la série en culte. Cependant on n’en est pas loin du tout. Tout d’abord le concept initial est franchement agréable : la rencontre d’une terrienne seule abandonné avec un univers d’extraterrestres tous différents. On est au cœur de la SF et ça fait plaisir ! Personnellement j’aime bien le mélange entre la SF et le médiéval, ingrédients que l’on retrouve dans sillage notamment dans le tome 4, mais dans chaque tome on retrouve un mélange entre des façons de penser différentes : humain primitif vs extraterrestres au sommet de la technologie, technologie spatiale vs révolution industrielle, future vs monde médiéval, êtres vivants vs mécas, libres vs prisonniers etc. De plus les personnages sont vraiment bien faits et représentent chacun une qualité ou un défaut de l’homme ; il y a la témérité (navïs), l’honnêteté (bobo), la fourberie et le mensonge (l’ambassadeur), la bonne conscience (snivel), etc. En somme, c’est une très bonne série qui se lie très bien et plus d’une fois.
Morgana
Le scénario de Morgana est selon moi très proche de celui du fléau des dieux, on y retrouve les mêmes ingrédients : une jeune et belles femmes luttant pour le salut du monde, elle est l’élue, et un méchant vil est sanguinaire qui souhaite tout détruire pour avoir le pouvoir, et comme de bien entendu ils sont forcément attirés l’un vers l’autre ! Le tout dans un univers futuriste et médiéval où l’épée à la même importance que les vaisseaux spatiaux (mélange de genre que j’affectionne particulièrement) Le scénario est donc commun mais on accroche de suite, les personnages sont assez énigmatiques pour entretenir le suspense. Le dessin, qu’en à lui, est franchement agréable Alberti est vraiment un grand (j’adore vraiment le gris pastel avec beaucoup de rouge ). PS : les vaisseaux en forme de moulinet de pêche je trouve ça spécial même si y a une justification presque plausible, on va dire que c’est la petite
Foufi
Dans les années 60 et début 70, je lisais Foufi dans Spirou. J'aimais cet humour mignon et bon enfant avec ce luxe de détail dans les vignettes. Les expressions étaient assez pharamineuses et jubilatoires. Hélas, je n'ai qu'un seul album, n'ayant jamais trouvé les autres... Encore un bon auteur méconnu... Décidément les placards de chez Dupuis sont remplis de cadavres... Snif...
Soda
Je conseille et je ne conseille pas d'acheter cette BD :) Ben oui, j'adore cette BD, pourtant, les différents volumes ne décorent pas encore ma bibliothèque :) Mon problème, c'est le premier volume, je ne l'aime pas du tout, il est très mal dessiné et le scénario me fait trop penser à Stephen King, plus précisément "Christine". C'est franchement glauque. Cet esprit disparaît dans les volumes suivants où tout est tinté d'un humour désopilant, rien que la tête du chat me fait sourire. Et puis il s'est rapidement amélioré niveau dessin ;) C'est une chouette série, mais le premier fait une tache, l'erreur de jeunesse...
Soda
Soda est vraiment une BD divertissante, au niveau des intrigues c'est toujours réussi, pour les personnages il n'y a que du bon, à commencer par notre pasteur/flic à 8 doigts, la plantureuse Linda et tous les autres. Les dessins sont bons, même si le style verse dans l'humoristique cela ne manque pas de dynamisme et les scènes d'action sont toujours idéalement cadrées. Le côté ténébreux que donne Gazotti à Soda malgré son trait bon enfant est un bon exemple de maîtrise. Bref ce Soda est bon, on se croirait devant une bonne vieille série télé à une époque où elles avaient de la classe. Avec son action menée tambour battant, son suspense qui monte crescendo, ses passages d'humour et la narration volontairement old school (les fins de volumes sont de franches réussites au niveau narratif à la première personne), Soda est un classique du polar.
Monsieur Noir
Un très beau conte de fées pour les grands enfants. Voilà, ce que je dirais si je devais résumer en quelque mots cette superbe –mini- série de Griffo et Dufaux. Dufaux, je le connaissais déjà au travers des ombres, Giacomo C. ou encore de la superbe série Jessica Blandy tandis que j’avais déjà eu l’occasion d’admirer le trait –ultra varié– de Griffo au travers de séries telles que Vlad ou Giacomo C. A priori, je ne courrais que peu de risques d’être déçu par cette bd dont on me disait le plus grand bien. A vrai dire, la surprise s’est avérée meilleure encore que je ne l’aurais pressentie. Amateurs de contes morbides, amoureux d’ambiances à la Tim Burton, Monsieur Noir est fait pour vous ! Imaginez un peu la rencontre entre un Lewis Carrol sardonique et un Bertrand Blier tout droit échappé de Buffet Froid et vous aurez une petite idée de ce que vous réserve cette excellente bd ! Passons vite sur l’histoire de la jeune orpheline recueilli par d’étranges tuteurs qui n’a d’autre but que de servir de fil conducteur à une série de rencontres toutes plus absurdes les unes que les autres et de prétexte à une intrigue des plus barrées. Tout, dans Monsieur Noir, est prétexte à découvrir un individu encore plus loufoque que le précédent, une bestiole plus incongrue ou un nouveau rituel totalement absurde. C’est justement ça qui fait la force de cette bd : chaque page réserve une nouvelle surprise et donne une nouvelle image de cet étrange micro-univers que constitue le château de Blackmore. Le revers de la médaille est, évidemment, que tous les personnages rencontrés, tous les rituels évoqués, peuvent sembler manquer de consistance tant ils n’ont d’autre vocation que de faire progresser le parcours initiatique de la jeune héroïne. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise et je me contenterais donc de louer les superbes dessins et cadrages de Griffo qui donnent un relief saisissant à ce conte morbide. Il me semble, comme mes prédécesseurs, qu’une légère similitude puisse être relevée entre le dessin de Griffo et celui d’Yslaire, ce qui n’est pas pour me déplaire. Un dernier mot pour dire qu’il eu été fort dommage de donner une suite à ces deux opus qui forment un tout des plus homogène. Bref, à découvrir au plus vite !
Les Chercheurs de trésor
J'ai été immédiatement séduit par l'univers de cette série, celui de Baghdad du temps de la splendeur de l'Islam, au 9ème siècle ap. JC. C'est un contexte complètement dépaysant et original, où se croisent des croyances et des ethnies aussi différentes que surprenantes. Sur cette toile de fond, David B. tisse avec maestria une intrigue inquiétante à la frontière du fantastique, de l'aventure et de l'ésotérique. Les personnages du club des chercheurs de trésor sont riches et dotés de cultures et d'origines très diverses et chacun d'entre eux semble posséder une histoire propre qui ne demande qu'à être développer (même si ces deux premiers tomes sont surtout concentrés sur le bourreau juif, véritable héros de l'histoire et ne font que survoler certains des autres protagonistes dont le forgeron, le derviche et le chevalier). L'intrigue est sinueuse et parfois un peu confuse mais elle est riche d'élements de folklore et d'enseignements sur cette période et cet univers. Il n'y a pour ainsi dire aucun temps mort et les rebondissements sont légion. Bref, on ne s'ennuie pas un seul instant. Le trait de David B. est très, très particulier. Personnellement, j'aime beaucoup. Il est accompagné par certaines mises en page vraiment extraordinaires et très audacieuses, qui m'ont fait pensé à certaines enluminures des ouvrages musulmans de cette période. J'attends la suite avec impatience, c'est une série intelligente et très divertissante.
Violine
Violine était une nouvelle série très prometteuse, et il est regrettable qu'elle soit tombée aux oubliettes. Le dessin est parfois succinct mais toujours très dynamique, jusque dans le découpage des planches. Les expressions sont particulièrement bien choisies et bien rendues. Le scénario, pour sa part, est riche, original, et parvient à installer une atmosphère intéressante. Les personnages sont attachants. A quand une reprise, M. Dupuis ?
Rouge de Chine
J'ai été emballé par cette série. D'une étonnante maîtrise graphique et scénaristique, l'histoire est un mélange réussi entre romantisme et fantastique, entre philosophie et aventure. Sans rien dévoiler de la trame et surtout de la fin, je voudrais juste préciser que l'ensemble est incroyablement original et qu'il débouche sur de vraies questions et au bout du compte, sur une véritable mélancolie. Personnellement, j'ai adoré ce parti pris de Thierry Robin. Voila un auteur qui pour sa première oeuvre importante, choisit des voies bien loin des canons dictées par les stratégies commerciales, vantant dans la bd comme ailleurs, les vertus du happy end. Je ne saurais donc que conseiller aux indécis de se lancer dans l'aventure. Le voyage en vaut la peine.
Terre de rêves
Taniguchi est un auteur qui n'est plus à présenter. A chacune de ces nouvelles publications, on retrouve la même sensibilité qui est, on peut le dire, sa marque de fabrique. Terre de Rêve ne faillit pas à la règle. Excepté pour la dernière histoire, l'auteur s'attarde sur un sujet qui est relativement banal, c'est à dire l'animal domestique. Evidement, l'auteur nous présente cela sur un jour très réaliste. Par exemple, la première histoire met en valeur ce qu'on peut ressentir quand notre animal de compagnie est sur le point de mourir. Et franchement, le résultat est vraiment réaliste. Personnellement, j'adore les animaux mais je suis contre le fait d'en avoir chez soi. Après avoir lu cet ouvrage, vous comprendrez pourquoi. Une fois de plus, j'ai été touché une oeuvre de ce grand mangaka. C'est toujours un plaisir de pénétrer dans ces univers. Merci pour tant d'émotions ! A lire !