"Le Vent dans les Saules" c’est une merveille. Plessix (dessin, couleur et scénario), nous livre une série drôle, chaleureuse et pleine de simplicité.
Les dessins sont magnifiques, fins et riches en détails. Les couleurs sont superbes et nous font découvrir un monde idyllique. Les personnages sont très attachants : Tapes, Rat, Blaireaux et Crapaud sont vraiment tous très expressifs et mignons à croquer.
Le scénario, c’est une adaptation du roman de 1908 de Kenneth Grahame. Mais les dialogues de Plessix sont mitonnés aux petits oignons (très poétique à la manière de De Cape et de Crocs même si ça n'a rien à voir). La voix off est géniale.
En revanche l’histoire est "bidon" (surtout les tomes 1 et 2, ensuite les deux suivants sont un peu plus soutenue avec les péripéties de Crapaud) mais de toutes façons, on s’en fout, ce n’est pas ça qui compte. Avec cette série, il faut juste se laisser bercer par l’ambiance reposante et bon enfant.
Je viens de tout relire avant d’attaquer le nouveau cycle (Le Vent dans les Sables) et je ne m’en lasse pas.
Premier tome d’une série à suivre de près, « La loi du sang » fait partie de ses albums qu’on commence et qu’on ne relâche pas avant la fin... Et pour cause : le dessin et la mise en couleurs sont très agréables, l’intrigue et les personnages plein de relief. J’aime la manière dont on sent poindre, tout au long de l’album, les contradictions du personnage principal, il vit dans deux mondes, totalement opposé : celui du crime et de la violence, et celui des premiers émois amoureux et des sentiments humains... Espérons que les auteurs sauront tirer bon parti de la thématique qu’ils ont si bien posée dans ce premier tome.
Jolie petite surprise que cet album lu sans savoir à quoi m'attendre. L'histoire est assez courte (30 planches + un certain nombre d'illustrations), mais elle est très fraîche et son rythme très enlevé. Ce petit conte assez cocasse, à la fois tendre, adorable et cruel, est cependant loin d'être privé de substance, les thèmes sous-jacents étant assez nombreux et proposant donc une vraie richesse de fond. Outre cela, le parti pris graphique de Dupuy & Berberian est assumé jusqu'au bout, et résulte en un graphisme d'une grande cohérence, d'une grande unité, parfois superbement stylisé.
Pas un coup de coeur en ce qui me concerne, mais la réalisation - d'une grande excellence sur tous les plans - mérite largement quatre étoiles.
Century Club :
--------------
Ce tome 2 de W.E.S.T est une vrai réussite. Il clôt superbement le 1er cycle de la série.
Concernant l'histoire, le scénario est très fouillé et le récit mené sur des chapeaux de roue. Les deux scénaristes, Xavier Dorison et Fabien Nury, développent leur complot surnaturel politico-financier de mains de maître en distillant ça et là les éléments de suspens.
Coté graphisme, les dessins de Rossi sont excellents et bien mis en valeur par une remarquable colorisation jaune-orangée. La mise en scène des planches, dynamique à souhait, semble pensée telle un découpage cinématographique. Outre les décors, Rossi parvient aussi à rendre ses personnages très expressifs. Magnifique !
Pour finir, l'éditeur nous annonce déjà un deuxième cycle. Pour ma part, j'en serai... et vous ?
Derrière une histoire très dépouillée, l'essentiel est là. Ce récit qui est en fait, une sorte de conte philosophique très dense, nous invite en effet à suivre l'évolution d'un personnage qui part de très bas pour retrouver un peu d'humanité. Personnellement, j'ai bien accroché et ce d'autant plus, que la symbolique utilisée par l'auteur est à la fois sobre et percutante.
Servi en outre par un graphisme très aéré, précis dans sa mise en page et rehaussée d'un bon travail sur les couleurs, cet album vaut incontestablement le détour.
A découvrir donc et à posséder pour ceux qui en plus, aime le contact tactile avec les albums plastiquement très soignés.
Mince alors, j'étais presque persuadé que je n'allais pas aimer cette série car, d'une part, je n'aime pas les histoires policiers-thriller et, d'autre part, on m'avait dit que l'ambiance de cette BD était noire et légèrement sordide et ça non plus je n'aime pas. Et pourtant, j'ai littéralement dévoré les 3 tomes.
Premier bon point, le dessin est très bon. J'ai été un peu déçu par le choix des couleurs (marron avec juste du jaune par-ci par-là), j'aurais aimé une colorisation plus... colorée, mais finalement ça colle bien avec l'ambiance et l'histoire.
Et de même, le début du premier tome, même si la narration et les textes sont bons, ne m'a pas tout de suite intéressé. Pourtant, à partir de la moitié du premier tome, j'ai commencé à accrocher (à partir du moment où la femme se lève de son fauteuil roulant) et à réaliser que le scénario était finalement plus original et plus complexe que je l'imaginais au premier abord.
Puis de découvrir dans le deuxième tome la version des faits selon la femme, de découvrir à la fois ce qu'elle nous apprend de plus, la façon dont elle modifie radicalement notre vision des choses et des évènements, là, ça a achevé de me captiver totalement.
Et avec le troisième tome, c'est selon un point de vue radicalement différent et nouveau qu'on voit les évènements, et tout s'imbrique, tout est parfaitement construit, tout est prenant. Bon, je n'ai pas trouvé véritablement excellente la fin du dernier tome, mais j'apprécie la façon dont cette nouvelle vision des choses offre une nouvelle perspective au récit.
Donc, comme je le craignais, ce n'est pas gai comme histoire, mais c'est tellement bien foutu, tellement bien raconté et tellement prenant que c'en est excellent.
Quand j'ai trouvé cet album par hasard chez un bouquiniste, j'ai d'abord été rebuté par les dessins qui me paraissaient simplistes, trop lisses et peu détaillés (ça m'a fait penser un peu à la série Les Naufragés du temps). Mais au fur et à mesure on s'y fait et les couleurs sont très vives et attirantes.
Passons à l'histoire qui pour moi a fait pencher la balance pour passer du "Pas Mal" au "Franchement bien". D'abord bien sûr on met en place le décor : on est sur Arsamia (Mars) où vivent bon nombre de guerriers répartis en famille. On sent bien vite que des problèmes vont survenir et que les dirigeants d'Arsamia vont faire appel à notre héro Lamo, chef de l'école exerçant l'art du Scient.
A découvrir... Seul bémol, y aura-t-il un jour une suite ?
Note approximative : 3.5/5
Le dessin est tout spécial dans cette série. ThePatrick, ci-dessous, le trouve laid et c'est vrai que le trait ne semble pas maîtrisé, que les personnages sont changeants (leurs visages ne sont parfois reconnaissables que grâce à leur coupe de cheveux) et que les détails ne sont pas légion. Mais étrangement, je trouve que ce dessin a une âme, qu'il donne une ambiance particulière au récit et personnellement je l'aime bien. J'ai pris plaisir à lire une BD ainsi dessinée.
Ensuite, c'est vrai également que le scénario est relativement simple et qu'au final, il ne se passe pas grand chose dans ce diptyque. Mais de la même manière que pour le dessin, j'ai malgré tout bien apprécié ma lecture.
Les personnages sont bons et plutôt crédibles. La narration est bonne même si je trouve qu'elle pêche sur le côté "angoisse" car je n'ai rien ressenti du tout d'effrayant au cours de ma lecture. Mais je crois que ce sont surtout les dialogues qui sont vraiment bons, et la traduction au passage. On suit les pensées de l'héroïne donc on est rapidement plongée dans l'histoire sans risque de distanciation par rapport à elle. Et cette narration et les dialogues qui l'entourent sont très réussis à mon goût. Il y a une petite part de lyrisme dans les textes et une bonne part d'humour dans les répliques. Et surtout le récit est intelligent et pas basique comme on peut parfois le craindre dans des histoires où l'auteur cherche à faire de l'horreur pour faire de l'horreur. L'ambiance est un peu gothique-rock à la façon de Sandman (sans être aussi bon sur ce point de vue à mon goût) et sa crédibilité m'a permis d'apprécier d'autant plus l'histoire.
J'ai néanmoins été un peu déçu par le final car je m'attendais à ce que les 2 tomes mènent quelque part, nous offre une vraie fin. Mais en fait, ça ne se termine pas vraiment : on comprend avec la dernière histoire que l'héroïne accepte son rôle et continue à faire ce que la Maison lui a proposé, et voilà... J'avoue que je m'attendais à plus que ça, à croire que la série n'est en fait pas terminée.
Un moment de lecture agréable, une bonne ambiance, des dialogues sympas et intelligents. Pas un chef-d'œuvre mais une BD sympa.
Comment est-ce possible que je n'ai pas déjà avisé cette série alors que c'était une de celles que je préférais quand j'étais gosse ?
Je trouve le dessin de Tranchand excellent. Il est frais, dynamique et précis à la fois. C'est le genre de dessin qui suffit presque à me faire lire une BD avec plaisir.
Mais les histoires de Marine sont elles aussi bien sympas. Destinées tout de même à la jeunesse (elles sont un peu... gentilles... quand on les lit en étant adulte), elles apportent un regard original et tendre sur le monde des corsaires et des pirates. Elles ne se cantonnent en outre pas seulement dans des histoires typiques de piraterie et de chasse au trésor; certains albums comme L'Empereur des Singes et Les yeux de Kukulkan sortent par exemple largement de ce décor. Et puis il y a une bonne dose d'humour, rien de vraiment hilarant mais suffisamment pour lire la série avec le sourire.
Alors je ne conseille pas vraiment cette série à des adultes car le héros est elle-même une petite fille et, dans certains albums, les personnages principaux sont uniquement des enfants et l'histoire est un peu plus destinée aux enfants que dans d'autres albums (je pense par exemple aux Lutins de Morleroc), mais je maintiens que ça reste une série qui se lit agréablement pour un adulte et avec grand plaisir pour un jeune.
Voilà une BD qui mérite bien sa place dans la catégorie "BD oubliées" ! A la bibliothèque où je travaille, elle a carrément été jugée trop ringarde, et retirée des rayons, et c'est en fouillant par hasard dans des caisses au sous-sol que je suis tombé dessus...
Bon, bref, vous vous en foutez.
Bien avant que Clint Eastwood, qui se traînait une image de vieux facho réac, ne gagne ses lauriers de vrai réalisateur sérieux et intelligent grâce à Impitoyable, Lauzier et Alexis dynamitaient déjà le mythe du gentil cow boy héroïque avec cette parodie féroce et réjouissante. C'est franchement très drôle et je trouve personnellement que ça n'a pas tant vieilli que ça.
Le seul petit reproche c'est qu'au bout d'un moment, ça tourne un tout petit peu en rond. Les auteurs finissent par atteindre les limites du personnage ; une fois qu'il est définitivement établi que c'est une ordure irrécupérable et le dernier des connards, il ne leur est plus possible de pousser encore plus loin la caricature, et du coup, les 2 ou 3 (ou 4) dernières histoires arrivent un peu comme une "deuxième couche" superflue, qui n'apporte rien au tableau. Ce côté redondant fait qu'on rit moins, du coup.
Cela étant dit, les petits bijoux d'humour noir du calibre de celui-ci se font trop rares de nos jours pour bouder son plaisir. Dommage qu'Al Crane soit tombé dans l'oubli et ne se trouve plus en librairies, c'est une des séries les plus fendardes que j'aie pu lire ces dernières années.
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Le Vent dans les Saules
"Le Vent dans les Saules" c’est une merveille. Plessix (dessin, couleur et scénario), nous livre une série drôle, chaleureuse et pleine de simplicité. Les dessins sont magnifiques, fins et riches en détails. Les couleurs sont superbes et nous font découvrir un monde idyllique. Les personnages sont très attachants : Tapes, Rat, Blaireaux et Crapaud sont vraiment tous très expressifs et mignons à croquer. Le scénario, c’est une adaptation du roman de 1908 de Kenneth Grahame. Mais les dialogues de Plessix sont mitonnés aux petits oignons (très poétique à la manière de De Cape et de Crocs même si ça n'a rien à voir). La voix off est géniale. En revanche l’histoire est "bidon" (surtout les tomes 1 et 2, ensuite les deux suivants sont un peu plus soutenue avec les péripéties de Crapaud) mais de toutes façons, on s’en fout, ce n’est pas ça qui compte. Avec cette série, il faut juste se laisser bercer par l’ambiance reposante et bon enfant. Je viens de tout relire avant d’attaquer le nouveau cycle (Le Vent dans les Sables) et je ne m’en lasse pas.
Albanie - La Loi du Kanun
Premier tome d’une série à suivre de près, « La loi du sang » fait partie de ses albums qu’on commence et qu’on ne relâche pas avant la fin... Et pour cause : le dessin et la mise en couleurs sont très agréables, l’intrigue et les personnages plein de relief. J’aime la manière dont on sent poindre, tout au long de l’album, les contradictions du personnage principal, il vit dans deux mondes, totalement opposé : celui du crime et de la violence, et celui des premiers émois amoureux et des sentiments humains... Espérons que les auteurs sauront tirer bon parti de la thématique qu’ils ont si bien posée dans ce premier tome.
Petit peintre
Jolie petite surprise que cet album lu sans savoir à quoi m'attendre. L'histoire est assez courte (30 planches + un certain nombre d'illustrations), mais elle est très fraîche et son rythme très enlevé. Ce petit conte assez cocasse, à la fois tendre, adorable et cruel, est cependant loin d'être privé de substance, les thèmes sous-jacents étant assez nombreux et proposant donc une vraie richesse de fond. Outre cela, le parti pris graphique de Dupuy & Berberian est assumé jusqu'au bout, et résulte en un graphisme d'une grande cohérence, d'une grande unité, parfois superbement stylisé. Pas un coup de coeur en ce qui me concerne, mais la réalisation - d'une grande excellence sur tous les plans - mérite largement quatre étoiles.
W.E.S.T
Century Club : -------------- Ce tome 2 de W.E.S.T est une vrai réussite. Il clôt superbement le 1er cycle de la série. Concernant l'histoire, le scénario est très fouillé et le récit mené sur des chapeaux de roue. Les deux scénaristes, Xavier Dorison et Fabien Nury, développent leur complot surnaturel politico-financier de mains de maître en distillant ça et là les éléments de suspens. Coté graphisme, les dessins de Rossi sont excellents et bien mis en valeur par une remarquable colorisation jaune-orangée. La mise en scène des planches, dynamique à souhait, semble pensée telle un découpage cinématographique. Outre les décors, Rossi parvient aussi à rendre ses personnages très expressifs. Magnifique ! Pour finir, l'éditeur nous annonce déjà un deuxième cycle. Pour ma part, j'en serai... et vous ?
Féroce
Derrière une histoire très dépouillée, l'essentiel est là. Ce récit qui est en fait, une sorte de conte philosophique très dense, nous invite en effet à suivre l'évolution d'un personnage qui part de très bas pour retrouver un peu d'humanité. Personnellement, j'ai bien accroché et ce d'autant plus, que la symbolique utilisée par l'auteur est à la fois sobre et percutante. Servi en outre par un graphisme très aéré, précis dans sa mise en page et rehaussée d'un bon travail sur les couleurs, cet album vaut incontestablement le détour. A découvrir donc et à posséder pour ceux qui en plus, aime le contact tactile avec les albums plastiquement très soignés.
Berceuse assassine
Mince alors, j'étais presque persuadé que je n'allais pas aimer cette série car, d'une part, je n'aime pas les histoires policiers-thriller et, d'autre part, on m'avait dit que l'ambiance de cette BD était noire et légèrement sordide et ça non plus je n'aime pas. Et pourtant, j'ai littéralement dévoré les 3 tomes. Premier bon point, le dessin est très bon. J'ai été un peu déçu par le choix des couleurs (marron avec juste du jaune par-ci par-là), j'aurais aimé une colorisation plus... colorée, mais finalement ça colle bien avec l'ambiance et l'histoire. Et de même, le début du premier tome, même si la narration et les textes sont bons, ne m'a pas tout de suite intéressé. Pourtant, à partir de la moitié du premier tome, j'ai commencé à accrocher (à partir du moment où la femme se lève de son fauteuil roulant) et à réaliser que le scénario était finalement plus original et plus complexe que je l'imaginais au premier abord. Puis de découvrir dans le deuxième tome la version des faits selon la femme, de découvrir à la fois ce qu'elle nous apprend de plus, la façon dont elle modifie radicalement notre vision des choses et des évènements, là, ça a achevé de me captiver totalement. Et avec le troisième tome, c'est selon un point de vue radicalement différent et nouveau qu'on voit les évènements, et tout s'imbrique, tout est parfaitement construit, tout est prenant. Bon, je n'ai pas trouvé véritablement excellente la fin du dernier tome, mais j'apprécie la façon dont cette nouvelle vision des choses offre une nouvelle perspective au récit. Donc, comme je le craignais, ce n'est pas gai comme histoire, mais c'est tellement bien foutu, tellement bien raconté et tellement prenant que c'en est excellent.
Chroniques Originelles
Quand j'ai trouvé cet album par hasard chez un bouquiniste, j'ai d'abord été rebuté par les dessins qui me paraissaient simplistes, trop lisses et peu détaillés (ça m'a fait penser un peu à la série Les Naufragés du temps). Mais au fur et à mesure on s'y fait et les couleurs sont très vives et attirantes. Passons à l'histoire qui pour moi a fait pencher la balance pour passer du "Pas Mal" au "Franchement bien". D'abord bien sûr on met en place le décor : on est sur Arsamia (Mars) où vivent bon nombre de guerriers répartis en famille. On sent bien vite que des problèmes vont survenir et que les dirigeants d'Arsamia vont faire appel à notre héro Lamo, chef de l'école exerçant l'art du Scient. A découvrir... Seul bémol, y aura-t-il un jour une suite ?
La Maison des Secrets
Note approximative : 3.5/5 Le dessin est tout spécial dans cette série. ThePatrick, ci-dessous, le trouve laid et c'est vrai que le trait ne semble pas maîtrisé, que les personnages sont changeants (leurs visages ne sont parfois reconnaissables que grâce à leur coupe de cheveux) et que les détails ne sont pas légion. Mais étrangement, je trouve que ce dessin a une âme, qu'il donne une ambiance particulière au récit et personnellement je l'aime bien. J'ai pris plaisir à lire une BD ainsi dessinée. Ensuite, c'est vrai également que le scénario est relativement simple et qu'au final, il ne se passe pas grand chose dans ce diptyque. Mais de la même manière que pour le dessin, j'ai malgré tout bien apprécié ma lecture. Les personnages sont bons et plutôt crédibles. La narration est bonne même si je trouve qu'elle pêche sur le côté "angoisse" car je n'ai rien ressenti du tout d'effrayant au cours de ma lecture. Mais je crois que ce sont surtout les dialogues qui sont vraiment bons, et la traduction au passage. On suit les pensées de l'héroïne donc on est rapidement plongée dans l'histoire sans risque de distanciation par rapport à elle. Et cette narration et les dialogues qui l'entourent sont très réussis à mon goût. Il y a une petite part de lyrisme dans les textes et une bonne part d'humour dans les répliques. Et surtout le récit est intelligent et pas basique comme on peut parfois le craindre dans des histoires où l'auteur cherche à faire de l'horreur pour faire de l'horreur. L'ambiance est un peu gothique-rock à la façon de Sandman (sans être aussi bon sur ce point de vue à mon goût) et sa crédibilité m'a permis d'apprécier d'autant plus l'histoire. J'ai néanmoins été un peu déçu par le final car je m'attendais à ce que les 2 tomes mènent quelque part, nous offre une vraie fin. Mais en fait, ça ne se termine pas vraiment : on comprend avec la dernière histoire que l'héroïne accepte son rôle et continue à faire ce que la Maison lui a proposé, et voilà... J'avoue que je m'attendais à plus que ça, à croire que la série n'est en fait pas terminée. Un moment de lecture agréable, une bonne ambiance, des dialogues sympas et intelligents. Pas un chef-d'œuvre mais une BD sympa.
Marine
Comment est-ce possible que je n'ai pas déjà avisé cette série alors que c'était une de celles que je préférais quand j'étais gosse ? Je trouve le dessin de Tranchand excellent. Il est frais, dynamique et précis à la fois. C'est le genre de dessin qui suffit presque à me faire lire une BD avec plaisir. Mais les histoires de Marine sont elles aussi bien sympas. Destinées tout de même à la jeunesse (elles sont un peu... gentilles... quand on les lit en étant adulte), elles apportent un regard original et tendre sur le monde des corsaires et des pirates. Elles ne se cantonnent en outre pas seulement dans des histoires typiques de piraterie et de chasse au trésor; certains albums comme L'Empereur des Singes et Les yeux de Kukulkan sortent par exemple largement de ce décor. Et puis il y a une bonne dose d'humour, rien de vraiment hilarant mais suffisamment pour lire la série avec le sourire. Alors je ne conseille pas vraiment cette série à des adultes car le héros est elle-même une petite fille et, dans certains albums, les personnages principaux sont uniquement des enfants et l'histoire est un peu plus destinée aux enfants que dans d'autres albums (je pense par exemple aux Lutins de Morleroc), mais je maintiens que ça reste une série qui se lit agréablement pour un adulte et avec grand plaisir pour un jeune.
Al Crane
Voilà une BD qui mérite bien sa place dans la catégorie "BD oubliées" ! A la bibliothèque où je travaille, elle a carrément été jugée trop ringarde, et retirée des rayons, et c'est en fouillant par hasard dans des caisses au sous-sol que je suis tombé dessus... Bon, bref, vous vous en foutez. Bien avant que Clint Eastwood, qui se traînait une image de vieux facho réac, ne gagne ses lauriers de vrai réalisateur sérieux et intelligent grâce à Impitoyable, Lauzier et Alexis dynamitaient déjà le mythe du gentil cow boy héroïque avec cette parodie féroce et réjouissante. C'est franchement très drôle et je trouve personnellement que ça n'a pas tant vieilli que ça. Le seul petit reproche c'est qu'au bout d'un moment, ça tourne un tout petit peu en rond. Les auteurs finissent par atteindre les limites du personnage ; une fois qu'il est définitivement établi que c'est une ordure irrécupérable et le dernier des connards, il ne leur est plus possible de pousser encore plus loin la caricature, et du coup, les 2 ou 3 (ou 4) dernières histoires arrivent un peu comme une "deuxième couche" superflue, qui n'apporte rien au tableau. Ce côté redondant fait qu'on rit moins, du coup. Cela étant dit, les petits bijoux d'humour noir du calibre de celui-ci se font trop rares de nos jours pour bouder son plaisir. Dommage qu'Al Crane soit tombé dans l'oubli et ne se trouve plus en librairies, c'est une des séries les plus fendardes que j'aie pu lire ces dernières années.