Fini le zapping télé de la série Les Zappeurs, voici que commence la nouvelle série sur les technologies de notre époque avec « Zapping génération ». La télévision a laissé place aux téléphones portables, aux robots domestiques, au blouson capteur d’énergie solaire, au chien-robot savant, à l’hélicoptère microscopique…
On retrouve toujours les mêmes protagonistes avec Juju, la sœur, le papy et les parents. Toute la famille est présente et n’a toujours pas changé. Ils sont toujours autant accros à la technologie, mais c’est bien entendu Juju qui arrive à battre tous les records.
Les auteurs Ernst (Clin d'oeil dans la revue Tintin, c’est lui) et Janssens (national zéro) ont réussi le pari de faire du neuf sans presque rien changer.
Il n’y a pas que la télé dans la vie, mais il reste le zapping. C’est drôle, on arrive facilement à s’identifier dans certains gags. Pour tous ceux qui veulent s’amuser et apprendre à connaître de quoi est faite la société moderne.
Qui a plus de 30 ans se souvient de la série téléfilm « les brigades du tigre » qui représentait les premiers policiers mobiles. Cette série en noir et blanc d’une France du début du siècle dernier fit un carton. Il est donc normal et logique que plusieurs décennies après, le cinéma veut s’emparer de la mémoire des aventures du commissaire Faivre et du non moins célèbre ennemi public numéro 1, jules Bonnot.
L’album édité chez Glénat n’est en fait que le prologue du film.
Mais quel prologue, il ne s’agit rien de moins que de la première rencontre de Faivre et de Bonnot. Nous apprenons comment et pourquoi Bonnot monta sur Paris, et comment il se fait que Faivre se mit à sa recherche. Tout cela sous le regard et le double jeu de certains policiers qui ont tout intérêt que la division de la brigade mobile perde de sa crédibilité.
C’est beau, très beau, les dessins et les couleurs reflètent un aspect réaliste étonnant. La recherche de documents sur l’époque, sur les costumes, et l’ambiance des rues, est à tout point respectée.
C’est une BD qu’il faut lire avant ou après avoir vu le film. A ne pas manquer.
La terre en l’an 3075 n’a plus rien de comparable avec ce que l’on connaît dans notre bon jeune XXIème siècle.
Les nations, les frontières et les pays n’existent plus. Ils ont laissé leur place à ce qui ressemble à des sectes, qui unissent les peuples non plus sur leur sang ou lieux de naissance, mais sur leur manière de penser et leur opinion.
En haut de cela existe l’Alliance, qui a comme but d’essayer de donner une même direction à tous ces groupes. L’Alliance a comme représentante une femme qui est considérée comme une Reine intemporelle. Seulement il paraît vite évident que ce n’est pas la reine qui dirige, mais les Rémanents qui sont les gardiens des traditions dont lesquelles la reine doit obéir sous peine de mort.
Des révoltes des colonies sur les planètes mars et saturne. Pour y remettre de l’ordre, une armée qui suit les règles des Spartes de la Rome antique y est envoyée.
Nous sommes en pleine science fiction, mais pas n’importe laquelle, c’est de la très bonne science fiction.
Tout est présent, la représentante d’un peuple sans pouvoir, une armée qui peut sauver la terre, des méchants, des décors sublimes, des batailles dans l’espace. Et un scénario plus que construit, complet ou tout est expliqué et rien n’est laissé au hasard.
Plus qu’une BD c’est un véritable opéra cosmique.
Apres lecture des 4 premiers tomes de la série, je dois dire que pour le moment, Les chroniques de Magon rassemblent à peu prés tout ce que je peux attendre d’une série fantastique avec un scénario original mêlant quête et action dans un monde hostile laissant la porte ouverte à de possibles et peut être nombreux rebondissements pour ce récit tenant encore le lecteur en haleine après 4 volumes (même si le 4ème ressemble un peu à un tome de transition).
A côté de cela, ce qui ne gâche rien bien au contraire, un dessin soigné retransmettant bien les émotions des personnages et leur mise en mouvements, les couleurs elles, sont superbes.
L’ensemble est pour moi une réelle réussite. Vivement la suite !
J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre.
Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là.
Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté.
Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence).
Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens).
Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys)
Cet album formidable est un hymne à la vie.
Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir.
Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album.
A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot...
Donc foncez et vive les Nains... ^^
Note approximative : 3.5/5
On reconnait dans cette BD le dessin de Bonhomme, ce même dessin qui avec de très bonnes couleurs formera les superbes pages de la série Messire Guillaume. Ici, le trait du dessin est le même, il est donc bon. Mais les décors sont un peu trop épurés cependant, et surtout les couleurs sont quand même vraiment space. Dommage. Cela dit, cela reste assez joli, avec de belles compositions et des planches très fluide à la lecture.
C'est d'ailleurs heureux puisque les personnages ne parlent pas autrement que par grognements et cris. Mais le dessin et la narration suffisent à rendre le tout très compréhensible malgré tout.
Le récit nous montre les péripéties d'un homme préhistorique rejeté par son clan. Il raconte avec réalisme mais aussi avec une certaine dose d'humour, souvent de l'humour noir voire cruel d'ailleurs, les malheurs de ce héros fruste mais costaud. La vie était vraiment dure à cette époque et j'avoue y avoir été bien plongé au long de la lecture de cette BD. On s'y croirait.
L'album se lit un peu vite pour son prix élevé mais ce fut pour moi une lecture agréable et assez exotique.
Depuis le temps que je devais le faire, je viens d'acquérir l'intégrale de la trilogie qui a été publiée chez Casterman.
Pour moi, Enki Bilal fait partie de ces auteurs qui font que la Bd puisse être considérée comme un art à part entière, au même titre que la photo, le cinéma ou la musique. D'ailleurs le dernier volume de cette trilogie, Froid Equateur, a reçu le titre de meilleur livre dans le magazine LIRE (qui est dirigé par Bernard Pivot).
Techniquement, les trois volumes sont extrêmement aboutis, le trait est maîtrisé et le jeu des ambiances est intéressant, on passe ainsi d'un Paris post-apocalyptique gris et sale, à un désert africain avec des couleurs chaudes. Les mondes décrits fourmillent de 1001 détails, qui sont un régal pour les yeux.
Pour le scénario, on retrouve un thème cher à Bilal, à savoir les jeux et les enjeux du pouvoir.
Mais voilà, je ne mets pas ici le statut de culte parce que beaucoup de choses m'échappent encore dans cette Bd pour pouvoir l'apprécier pleinement. J'ai l'impression d'être un peu noyé dans un monde d'une complexité effarante, mais je ne désespère pas d'en comprendre un jour le sens, et ce jour là ma note passera de 4 à 5.
Un dessin une fois de plus très réussi comme à son habitude, une histoire d’aventure médiévale somme toute assez classique pour le moment mais très bien maîtrisée et assez passionnante à suivre s'accélérant un peu, dans ce troisième tome qui traite du passé du héros et qui révèle certaines zones d’ombres.
En bref, une série bien agréable à suivre pour l’instant que je conseille à tous les amateurs du genre.
Une très belle série dans le style du western humaniste. Buddy Longway a une famille, il vieillit et n'est pas épargné par les malheurs de la vie.
Les paysages montagneux sont très agréables à regarder. Buddy rappelle fortement le personnage de Jeremiah Johnson film de Sydney Pollack.
On peut voir quelques clins d'oeil amusants comme le personnage de Jim Mc Clure (le buveur ami de Blueberry) croiser Buddy Longway dans l'album la vengeance.
On peut noter que le vingtième et dernier album vient de sortir.
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Zapping Generation
Fini le zapping télé de la série Les Zappeurs, voici que commence la nouvelle série sur les technologies de notre époque avec « Zapping génération ». La télévision a laissé place aux téléphones portables, aux robots domestiques, au blouson capteur d’énergie solaire, au chien-robot savant, à l’hélicoptère microscopique… On retrouve toujours les mêmes protagonistes avec Juju, la sœur, le papy et les parents. Toute la famille est présente et n’a toujours pas changé. Ils sont toujours autant accros à la technologie, mais c’est bien entendu Juju qui arrive à battre tous les records. Les auteurs Ernst (Clin d'oeil dans la revue Tintin, c’est lui) et Janssens (national zéro) ont réussi le pari de faire du neuf sans presque rien changer. Il n’y a pas que la télé dans la vie, mais il reste le zapping. C’est drôle, on arrive facilement à s’identifier dans certains gags. Pour tous ceux qui veulent s’amuser et apprendre à connaître de quoi est faite la société moderne.
Une Aventure des Brigades du Tigre
Qui a plus de 30 ans se souvient de la série téléfilm « les brigades du tigre » qui représentait les premiers policiers mobiles. Cette série en noir et blanc d’une France du début du siècle dernier fit un carton. Il est donc normal et logique que plusieurs décennies après, le cinéma veut s’emparer de la mémoire des aventures du commissaire Faivre et du non moins célèbre ennemi public numéro 1, jules Bonnot. L’album édité chez Glénat n’est en fait que le prologue du film. Mais quel prologue, il ne s’agit rien de moins que de la première rencontre de Faivre et de Bonnot. Nous apprenons comment et pourquoi Bonnot monta sur Paris, et comment il se fait que Faivre se mit à sa recherche. Tout cela sous le regard et le double jeu de certains policiers qui ont tout intérêt que la division de la brigade mobile perde de sa crédibilité. C’est beau, très beau, les dessins et les couleurs reflètent un aspect réaliste étonnant. La recherche de documents sur l’époque, sur les costumes, et l’ambiance des rues, est à tout point respectée. C’est une BD qu’il faut lire avant ou après avoir vu le film. A ne pas manquer.
Bad Legion
La terre en l’an 3075 n’a plus rien de comparable avec ce que l’on connaît dans notre bon jeune XXIème siècle. Les nations, les frontières et les pays n’existent plus. Ils ont laissé leur place à ce qui ressemble à des sectes, qui unissent les peuples non plus sur leur sang ou lieux de naissance, mais sur leur manière de penser et leur opinion. En haut de cela existe l’Alliance, qui a comme but d’essayer de donner une même direction à tous ces groupes. L’Alliance a comme représentante une femme qui est considérée comme une Reine intemporelle. Seulement il paraît vite évident que ce n’est pas la reine qui dirige, mais les Rémanents qui sont les gardiens des traditions dont lesquelles la reine doit obéir sous peine de mort. Des révoltes des colonies sur les planètes mars et saturne. Pour y remettre de l’ordre, une armée qui suit les règles des Spartes de la Rome antique y est envoyée. Nous sommes en pleine science fiction, mais pas n’importe laquelle, c’est de la très bonne science fiction. Tout est présent, la représentante d’un peuple sans pouvoir, une armée qui peut sauver la terre, des méchants, des décors sublimes, des batailles dans l’espace. Et un scénario plus que construit, complet ou tout est expliqué et rien n’est laissé au hasard. Plus qu’une BD c’est un véritable opéra cosmique.
Les Chroniques de Magon
Apres lecture des 4 premiers tomes de la série, je dois dire que pour le moment, Les chroniques de Magon rassemblent à peu prés tout ce que je peux attendre d’une série fantastique avec un scénario original mêlant quête et action dans un monde hostile laissant la porte ouverte à de possibles et peut être nombreux rebondissements pour ce récit tenant encore le lecteur en haleine après 4 volumes (même si le 4ème ressemble un peu à un tome de transition). A côté de cela, ce qui ne gâche rien bien au contraire, un dessin soigné retransmettant bien les émotions des personnages et leur mise en mouvements, les couleurs elles, sont superbes. L’ensemble est pour moi une réelle réussite. Vivement la suite !
Les Petits Ruisseaux
J’ai honte de l’avouer mais c’est la première fois que je lis une bande dessinée de Rabaté ; et bien en l’occurrence je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Un petit bijou ce livre. Cela commence par une partie de pêche et cela s’achève sur une partie de pêche, mais entre les deux, que d’aventures pour Emile, fringuant sexagénaire qui menait une vie paisible jusque là. Car c’est un autre regard sur les vieux, que dans nos sociétés modernes, nous avons rebaptisés « séniors »( sans doute parce que ce terme nous fait moins peur) que propose Rabaté. Si dès le début, la solitude, la monotonie et les enterrements des copains sont le lot d’Emile, Rabate distille d’entrée un sujet, encore tabou, celui de la sexualité du troisième âge, à travers le truculent personnage d’Edmond. (Rabaté illustre d’ailleurs ces scènes avec beaucoup de pudeur et d’intelligence). Car « les petits ruisseaux » c’est bien cela, une claque donnée aux idées reçues, un vent de fraîcheur, et une leçon donnée aux autres (Ah !! Ce baiser fougueux sur le quai de la gare, page 92 –noter qu’au passage cette bd comporte 94 pages-, sous le regard réprobateur des braves gens, comme l’aurait dit Georges Brassens). Un autre a chanté « la vie commence à 60 ans » et c’est vrai que Rabaté ne se prive pas de le prouver. A la vie monotone du début succède en effet, avec la fugue d’Emile, une renaissance, une résurrection qui fait plaisir à voir avec des moments très drôles (la rencontre avec les hippys) Cet album formidable est un hymne à la vie. Jamais on ne tombe dans la nostalgie, non au contraire, mais vers l’avenir. Merci Monsieur Rabaté pour ce magnifique album. A acheter d’urgence, à lire et surtout à relire.
Le Donjon de Naheulbeuk
Franchement tout à fait dans l'esprit de Naheulbeuk... une bd à lire pour ceux qui aiment Naheulbeuk... Mais aussi pour ceux qui aiment le dessin de Marion Poinsot... Donc foncez et vive les Nains... ^^
L'Âge de raison
Note approximative : 3.5/5 On reconnait dans cette BD le dessin de Bonhomme, ce même dessin qui avec de très bonnes couleurs formera les superbes pages de la série Messire Guillaume. Ici, le trait du dessin est le même, il est donc bon. Mais les décors sont un peu trop épurés cependant, et surtout les couleurs sont quand même vraiment space. Dommage. Cela dit, cela reste assez joli, avec de belles compositions et des planches très fluide à la lecture. C'est d'ailleurs heureux puisque les personnages ne parlent pas autrement que par grognements et cris. Mais le dessin et la narration suffisent à rendre le tout très compréhensible malgré tout. Le récit nous montre les péripéties d'un homme préhistorique rejeté par son clan. Il raconte avec réalisme mais aussi avec une certaine dose d'humour, souvent de l'humour noir voire cruel d'ailleurs, les malheurs de ce héros fruste mais costaud. La vie était vraiment dure à cette époque et j'avoue y avoir été bien plongé au long de la lecture de cette BD. On s'y croirait. L'album se lit un peu vite pour son prix élevé mais ce fut pour moi une lecture agréable et assez exotique.
La Trilogie Nikopol
Depuis le temps que je devais le faire, je viens d'acquérir l'intégrale de la trilogie qui a été publiée chez Casterman. Pour moi, Enki Bilal fait partie de ces auteurs qui font que la Bd puisse être considérée comme un art à part entière, au même titre que la photo, le cinéma ou la musique. D'ailleurs le dernier volume de cette trilogie, Froid Equateur, a reçu le titre de meilleur livre dans le magazine LIRE (qui est dirigé par Bernard Pivot). Techniquement, les trois volumes sont extrêmement aboutis, le trait est maîtrisé et le jeu des ambiances est intéressant, on passe ainsi d'un Paris post-apocalyptique gris et sale, à un désert africain avec des couleurs chaudes. Les mondes décrits fourmillent de 1001 détails, qui sont un régal pour les yeux. Pour le scénario, on retrouve un thème cher à Bilal, à savoir les jeux et les enjeux du pouvoir. Mais voilà, je ne mets pas ici le statut de culte parce que beaucoup de choses m'échappent encore dans cette Bd pour pouvoir l'apprécier pleinement. J'ai l'impression d'être un peu noyé dans un monde d'une complexité effarante, mais je ne désespère pas d'en comprendre un jour le sens, et ce jour là ma note passera de 4 à 5.
Légende
Un dessin une fois de plus très réussi comme à son habitude, une histoire d’aventure médiévale somme toute assez classique pour le moment mais très bien maîtrisée et assez passionnante à suivre s'accélérant un peu, dans ce troisième tome qui traite du passé du héros et qui révèle certaines zones d’ombres. En bref, une série bien agréable à suivre pour l’instant que je conseille à tous les amateurs du genre.
Buddy Longway
Une très belle série dans le style du western humaniste. Buddy Longway a une famille, il vieillit et n'est pas épargné par les malheurs de la vie. Les paysages montagneux sont très agréables à regarder. Buddy rappelle fortement le personnage de Jeremiah Johnson film de Sydney Pollack. On peut voir quelques clins d'oeil amusants comme le personnage de Jim Mc Clure (le buveur ami de Blueberry) croiser Buddy Longway dans l'album la vengeance. On peut noter que le vingtième et dernier album vient de sortir.