"Gil Jourdan" est pour moi ce qui se fait de mieux dans le genre Bd détective humoristique. C’était déjà un plaisir de lire ses aventures il y a quelques années et le plus étonnant c’est que ça le reste encore aujourd’hui, puisque je trouve qu’elle a assez peu vieilli.
C’est bien construit, c’est souvent drôle et assurément à découvrir ou à redécouvrir.
Je ne connaissais pas "Soda" et je peux dire que j'ai littéralement dévoré les 12 tomes en une semaine (sans indigestion).
Soda est un policier de New-York qui se fait passer pour un pasteur auprès de sa mère cardiaque pour qu'elle ne s'inquiète pas.
Alors que les histoires sont assez noires avec des serial killers, des mafieux, des tueurs à gages à la pelle, l'ambiance (dessins et scénario) est toujours légère et drôle.
Le personnage principal est très attachant et je me suis bien marré de ses péripéties avec sa mère : dignes des quiproquos des pièces de théâtre de boulevard.
Le dessin est proche d'un "Spirou" à la Franquin ou à la Janry. Par son côté enfantin, il dédramatise complètement les situations sordides (meurtres, tortures, accidents, ...). Je le trouve très agréable et dynamique.
Mon tome préféré : le 10, c'est un petit bijou où Soda devient amnésique. Le scénariste et le dessinateur se sont amusés en parodiant XIII et en affirmant que l'amnésie est un ressort trop facile pour raconter des histoires, alors que c'est ce qu'ils font eux-même... trop fort !
Coup de cœur et conseil d'achat... d'ailleurs c'est la prochaine série que je vais m'acheter.
Un tome qui débute par un prologue de huit planches muettes qui me font un peu penser à l'univers de Didier Comès (Silence, La Belette). Mais la suite du récit, tant sur le plan de l'intrigue que sur celui du graphisme, s'éloigne de l'univers du créateur ardennais.
Chabouté possède une excellente maîtrise du noir et blanc et utilise son trait pour croquer des gueules typiques.
Du policier envoyé de la ville pour mener l'enquête, au patron de l'unique bistrot et ses fidèles clients, aucune erreur de "casting" dans le choix des personnages. Ceux-ci, d'ailleurs, vont s'affronter dans un huis clos de plus en plus angoissant.
Car le postulat est assez attirant : des crimes rituels sont perpétrés la nuit. L'atroce mutilation des cadavres lacérés innocente la horde de loups d'abord soupçonnée par les chasseurs. La neige a bloqué l'accès au village et l'inspecteur, plus que perplexe, profite de cette immobilisation forcée pour faire connaissance avec la seule personne sensée du hameau : une jeune peintre qui s'y est installée voici quelques années.
Il n'imagine pas que cette femme, avec laquelle il sympathise, détient la clé du mystère.
Si la peur fait réapparaître des légendes de loups-garous, il n'y a en fait que l'apparence du fantastique dans cette histoire dont la fin ramène à un sordide fait divers du passé.
Un "thriller rural" captivant, une belle mise en scène graphique, des "gueules" bien croquées... trois brelans pour un as : l'auteur !
Excellent série originale à bien des égards: cadre historique, géographique, personnalité du héros...
La qualité du dessin se marie très bien à l'histoire et au ton adopté.
Quel dommage que cette série se soit arrêtée ! J'ai toujours rêvé d'une suite à la fuite en avant du héros, pourquoi pas en extrême orient pour renouveler le décor.
Argh...! Parfois crispante, cette série. Et je dirais même plus !...
C'est vrai que Brunschwig a ici l'art de jouer avec les nerfs du gentil lecteur que je suis. A petites doses, il m'a distillé l'incertitude dans la construction dramatique, ainsi qu'une certaine "angoisse" dans ce qui un thriller plus que passionnant.
Il faut dire que le postulat de départ -simple pourtant à première vue- est en béton : New York. Une campagne électorale. Et une soudaine flambée de violence entre les mafieux et les humanistes. Mais le tout va être agrémenté par l'arrivée d'un ancien soldat d'élite, revenu traumatisé du Vietnam.
Cette série est également très bien mise en valeur par le graphisme de Him : un dessin réaliste, au trait dur, haché parfois, qui fait bien ressortir -et ressentir- les états d'âme des personnages et les actions diverses qui émargent des tomes.
Du bon travail : costaud dans la construction, l'élaboration des histoires, et au graphisme relevé.
Tome 2
Cet ouvrage porte bien l'antinomie de son appellation…
Cette BD de format A5, pas très épais, comporte tout de même 48 pages qui se lisent assez vite.
Les histoires contenues, font tout au plus 4 pages. La lecture en est ainsi dynamisée et agréable.
Les histoires bien au contraire d'être de véritables contes de fées, font appel à toute la désillusion, toute la violence, tout le sexe, toute la rage, du quotidien ingrat des protagonistes.
L'humour parfois à prendre au 10ème degré est pertinent, parfois à la limite du vulgaire, toujours corrosif, toujours levant en nous un flot de questions et d'interrogation sur les valeurs qui font notre monde actuel.
Le dessin assez simple porte pourtant fièrement les scénarii et fait mouche à chaque fois.
Un album décalé, qu'il est fort intéressant de compulser.
Un album curieux... mais très positivement.
Le postulat ?... Une jeune femme aveugle sert de modèle à son frère. Des liens étranges les unissent. Mais l'arrivée d'une "dame de compagnie" va mettre ces liens en lumière.
Un album attirant. Très.
Le scénario, déjà, est l'oeuvre d'un "jeune" de 23 ans. Et "il en a dans la tête", ce jeune scénariste. Il m'a ici emmené dans une sorte de passé -finalement pas si lointain- où tout un chacun peut découvrir des endroits qui pourraient lui être familiers. C'est bon, parfois, de sentir des sortes de "racines" à la lecture d'une histoire.
Mais ce qui m'a subjugué, c'est le dessin. Alors là, le graphisme, c'est superbe. Deleers a plus qu'une sacrée "patte". Il faut vraiment voir ses planches au dessin hyperréalistes. J'ai au départ cru à des photos redessinées ; mais non... c'est du dessin, du vrai. Un trait magnifique, puissant, d'une très grande force.
La mise en page également, bien que classique, fait oeuvre de recherche. Le découpage des planches est tel que chaque "case" mérite d'être quasi étudiée, tant elles représentent chacune un véritable petit tableau.
Je pensais mettre "3" pour l'ensemble mais je n'ai pas pu. Un graphisme comme ça, "on" ne peut pas passer à côté. Alors, un franc "4". Sans regret.
Vraiment à découvrir.
Chic !... une chouette série qui met en scène une "Tunique Rouge" canadienne, et ce au début des années 1900. Postulat attirant car depuis "King, le roi de la Police Montée" (de Zane Grey, dès 1935), ce type de personnage n'avait plus trop été exploité.
Une très bonne série, c'est vrai, où les auteurs jouent sur les espaces encore vierges et où une psychologie assez profonde des personnages est bien intégrée dans le textuel.
Qui plus est, Trent n'est pas ce qu'on peut appeler un "décideur" ; il se retrouve plus souvent qu'à son tour ballotté au milieu de faits qu'il ne parvient pas trop à contrôler.
Et ils lui en font faire, ses auteurs : côtoyer une anarchiste braqueuse de banque, jouer les nounous, faire le coup de feu avec d'anciennes gloires de ce mythique Ouest...
Cette série durera le temps de huit solides albums à l'intensité dramatique prenante, aux rebondissements inattendus... et au beau graphisme aussi.
Car au dessin, j'ai vraiment apprécié le style de Léo : un graphisme réaliste au trait limpide qui donne un vrai "plus" à la valeur de chaque case dessinée.
Et pourtant... ça va faire quand même quelques années que Trent a disparu. A t’il pris une sorte de retraite tranquille à pêcher le saumon de rivière ?... reviendra t’il un jour ?... Je n'y compte pas trop ; et seuls ses auteurs le savent...
En résumé : c'est vraiment tout bon !
L’esprit de Warren est vraiment un excellent polar. Je l’avais déjà lu il y a quelques temps et bizarrement je n’avais pas autant aimé. Cette seconde lecture m’a permis d’apprécier cette série à sa juste valeur. J’ai trouvé le premier tome vraiment exceptionnel, l’histoire se met remarquablement bien en place.
La série mêle habilement les évènements du passé et du présent. Les liens entre les différentes péripéties sont parfaitement calculés. Le scénario est terriblement bien construit, c’est à mon avis un modèle du genre.
J’ai eu une légère crainte de voir ce polar virer dans le fantastique avec cette histoire de réincarnation, et je n’aime pas le mélange de ces 2 genres. Heureusement, pour mon plus grand bonheur, ce n’est pas le cas ici.
Comme en plus j’aime bien ce style de dessin, j’ai passé un super moment avec cette série. C’est la meilleure de Brunschwig que j’ai lu à ce jour. Une BD à posséder absolument pour les amateurs de polar.
Une bd pour adultes très intéressante.
L'héroïne est une catwoman qui découvre les petits travers de la vie des personnages qu'elle dérobe. Sous couvert de planches très suggestives, il n'en reste pas moins une critique acerbe.
Le graphisme en noir et blanc à l'aérographe est incroyable.
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Gil Jourdan
"Gil Jourdan" est pour moi ce qui se fait de mieux dans le genre Bd détective humoristique. C’était déjà un plaisir de lire ses aventures il y a quelques années et le plus étonnant c’est que ça le reste encore aujourd’hui, puisque je trouve qu’elle a assez peu vieilli. C’est bien construit, c’est souvent drôle et assurément à découvrir ou à redécouvrir.
Soda
Je ne connaissais pas "Soda" et je peux dire que j'ai littéralement dévoré les 12 tomes en une semaine (sans indigestion). Soda est un policier de New-York qui se fait passer pour un pasteur auprès de sa mère cardiaque pour qu'elle ne s'inquiète pas. Alors que les histoires sont assez noires avec des serial killers, des mafieux, des tueurs à gages à la pelle, l'ambiance (dessins et scénario) est toujours légère et drôle. Le personnage principal est très attachant et je me suis bien marré de ses péripéties avec sa mère : dignes des quiproquos des pièces de théâtre de boulevard. Le dessin est proche d'un "Spirou" à la Franquin ou à la Janry. Par son côté enfantin, il dédramatise complètement les situations sordides (meurtres, tortures, accidents, ...). Je le trouve très agréable et dynamique. Mon tome préféré : le 10, c'est un petit bijou où Soda devient amnésique. Le scénariste et le dessinateur se sont amusés en parodiant XIII et en affirmant que l'amnésie est un ressort trop facile pour raconter des histoires, alors que c'est ce qu'ils font eux-même... trop fort ! Coup de cœur et conseil d'achat... d'ailleurs c'est la prochaine série que je vais m'acheter.
La Bête
Un tome qui débute par un prologue de huit planches muettes qui me font un peu penser à l'univers de Didier Comès (Silence, La Belette). Mais la suite du récit, tant sur le plan de l'intrigue que sur celui du graphisme, s'éloigne de l'univers du créateur ardennais. Chabouté possède une excellente maîtrise du noir et blanc et utilise son trait pour croquer des gueules typiques. Du policier envoyé de la ville pour mener l'enquête, au patron de l'unique bistrot et ses fidèles clients, aucune erreur de "casting" dans le choix des personnages. Ceux-ci, d'ailleurs, vont s'affronter dans un huis clos de plus en plus angoissant. Car le postulat est assez attirant : des crimes rituels sont perpétrés la nuit. L'atroce mutilation des cadavres lacérés innocente la horde de loups d'abord soupçonnée par les chasseurs. La neige a bloqué l'accès au village et l'inspecteur, plus que perplexe, profite de cette immobilisation forcée pour faire connaissance avec la seule personne sensée du hameau : une jeune peintre qui s'y est installée voici quelques années. Il n'imagine pas que cette femme, avec laquelle il sympathise, détient la clé du mystère. Si la peur fait réapparaître des légendes de loups-garous, il n'y a en fait que l'apparence du fantastique dans cette histoire dont la fin ramène à un sordide fait divers du passé. Un "thriller rural" captivant, une belle mise en scène graphique, des "gueules" bien croquées... trois brelans pour un as : l'auteur !
Bastos et Zakousky
Excellent série originale à bien des égards: cadre historique, géographique, personnalité du héros... La qualité du dessin se marie très bien à l'histoire et au ton adopté. Quel dommage que cette série se soit arrêtée ! J'ai toujours rêvé d'une suite à la fuite en avant du héros, pourquoi pas en extrême orient pour renouveler le décor.
Le Pouvoir des innocents
Argh...! Parfois crispante, cette série. Et je dirais même plus !... C'est vrai que Brunschwig a ici l'art de jouer avec les nerfs du gentil lecteur que je suis. A petites doses, il m'a distillé l'incertitude dans la construction dramatique, ainsi qu'une certaine "angoisse" dans ce qui un thriller plus que passionnant. Il faut dire que le postulat de départ -simple pourtant à première vue- est en béton : New York. Une campagne électorale. Et une soudaine flambée de violence entre les mafieux et les humanistes. Mais le tout va être agrémenté par l'arrivée d'un ancien soldat d'élite, revenu traumatisé du Vietnam. Cette série est également très bien mise en valeur par le graphisme de Him : un dessin réaliste, au trait dur, haché parfois, qui fait bien ressortir -et ressentir- les états d'âme des personnages et les actions diverses qui émargent des tomes. Du bon travail : costaud dans la construction, l'élaboration des histoires, et au graphisme relevé.
De véritables contes de fées
Tome 2 Cet ouvrage porte bien l'antinomie de son appellation… Cette BD de format A5, pas très épais, comporte tout de même 48 pages qui se lisent assez vite. Les histoires contenues, font tout au plus 4 pages. La lecture en est ainsi dynamisée et agréable. Les histoires bien au contraire d'être de véritables contes de fées, font appel à toute la désillusion, toute la violence, tout le sexe, toute la rage, du quotidien ingrat des protagonistes. L'humour parfois à prendre au 10ème degré est pertinent, parfois à la limite du vulgaire, toujours corrosif, toujours levant en nous un flot de questions et d'interrogation sur les valeurs qui font notre monde actuel. Le dessin assez simple porte pourtant fièrement les scénarii et fait mouche à chaque fois. Un album décalé, qu'il est fort intéressant de compulser.
Hurlevent
Un album curieux... mais très positivement. Le postulat ?... Une jeune femme aveugle sert de modèle à son frère. Des liens étranges les unissent. Mais l'arrivée d'une "dame de compagnie" va mettre ces liens en lumière. Un album attirant. Très. Le scénario, déjà, est l'oeuvre d'un "jeune" de 23 ans. Et "il en a dans la tête", ce jeune scénariste. Il m'a ici emmené dans une sorte de passé -finalement pas si lointain- où tout un chacun peut découvrir des endroits qui pourraient lui être familiers. C'est bon, parfois, de sentir des sortes de "racines" à la lecture d'une histoire. Mais ce qui m'a subjugué, c'est le dessin. Alors là, le graphisme, c'est superbe. Deleers a plus qu'une sacrée "patte". Il faut vraiment voir ses planches au dessin hyperréalistes. J'ai au départ cru à des photos redessinées ; mais non... c'est du dessin, du vrai. Un trait magnifique, puissant, d'une très grande force. La mise en page également, bien que classique, fait oeuvre de recherche. Le découpage des planches est tel que chaque "case" mérite d'être quasi étudiée, tant elles représentent chacune un véritable petit tableau. Je pensais mettre "3" pour l'ensemble mais je n'ai pas pu. Un graphisme comme ça, "on" ne peut pas passer à côté. Alors, un franc "4". Sans regret. Vraiment à découvrir.
Trent
Chic !... une chouette série qui met en scène une "Tunique Rouge" canadienne, et ce au début des années 1900. Postulat attirant car depuis "King, le roi de la Police Montée" (de Zane Grey, dès 1935), ce type de personnage n'avait plus trop été exploité. Une très bonne série, c'est vrai, où les auteurs jouent sur les espaces encore vierges et où une psychologie assez profonde des personnages est bien intégrée dans le textuel. Qui plus est, Trent n'est pas ce qu'on peut appeler un "décideur" ; il se retrouve plus souvent qu'à son tour ballotté au milieu de faits qu'il ne parvient pas trop à contrôler. Et ils lui en font faire, ses auteurs : côtoyer une anarchiste braqueuse de banque, jouer les nounous, faire le coup de feu avec d'anciennes gloires de ce mythique Ouest... Cette série durera le temps de huit solides albums à l'intensité dramatique prenante, aux rebondissements inattendus... et au beau graphisme aussi. Car au dessin, j'ai vraiment apprécié le style de Léo : un graphisme réaliste au trait limpide qui donne un vrai "plus" à la valeur de chaque case dessinée. Et pourtant... ça va faire quand même quelques années que Trent a disparu. A t’il pris une sorte de retraite tranquille à pêcher le saumon de rivière ?... reviendra t’il un jour ?... Je n'y compte pas trop ; et seuls ses auteurs le savent... En résumé : c'est vraiment tout bon !
L'Esprit de Warren
L’esprit de Warren est vraiment un excellent polar. Je l’avais déjà lu il y a quelques temps et bizarrement je n’avais pas autant aimé. Cette seconde lecture m’a permis d’apprécier cette série à sa juste valeur. J’ai trouvé le premier tome vraiment exceptionnel, l’histoire se met remarquablement bien en place. La série mêle habilement les évènements du passé et du présent. Les liens entre les différentes péripéties sont parfaitement calculés. Le scénario est terriblement bien construit, c’est à mon avis un modèle du genre. J’ai eu une légère crainte de voir ce polar virer dans le fantastique avec cette histoire de réincarnation, et je n’aime pas le mélange de ces 2 genres. Heureusement, pour mon plus grand bonheur, ce n’est pas le cas ici. Comme en plus j’aime bien ce style de dessin, j’ai passé un super moment avec cette série. C’est la meilleure de Brunschwig que j’ai lu à ce jour. Une BD à posséder absolument pour les amateurs de polar.
Catlady (La Chatte)
Une bd pour adultes très intéressante. L'héroïne est une catwoman qui découvre les petits travers de la vie des personnages qu'elle dérobe. Sous couvert de planches très suggestives, il n'en reste pas moins une critique acerbe. Le graphisme en noir et blanc à l'aérographe est incroyable.