J’avais lu quelque part que cette Bd était le chef-d’œuvre de Fred. Pour cela, il faudrait poser la question à l’auteur, mais je pense que cela y ressemble fort.
Alors il est vrai que l’histoire de ce patient et de son psychiatre est très loufoque et peut-être difficile d’accès, mais lorsque l’on arrive à rentrer dans ce récit absurde dans le bon sens du terme, on y trouve un humour fin et décalé que je trouve délectable.
On aime ou on aime pas, mais si vous tombez dessus, lisez-le car il n’est pas certain que vous le regrettiez.
Sur un scénario imaginatif du grand Jacques Martin, Pleyers s'attaque à une série historique mettant en scène l'Egypte ancienne.
Une énorme documentation lui a permis de réussir au mieux personnages, décors, us, coutumes, édifices d'époque. Le souci du détail est là, à chaque case de n'importe quelle planche.
C'est vrai, on parle beaucoup, à la façon des Alix de Martin, mais ces textes font corps avec les histoires racontées et n'en gâchent pas la vision. Qui plus est, de nombreuses scènes épiques ont très souvent ravivé mon intérêt, déjà profond.
J'ai également relevé une très belle colorisation de l'ensemble qui fait corps avec le fourmillement de détails que Pleyers aime dessiner.
Une très belle série, malheureusement un peu délaissée par Pleyers qui ne nous a offert que 3 albums depuis 1992. Elle n'est pas abandonnée pour autant : d'un contact avec Christophe Simon, dessinateur-assistant de Jacques Martin, un quatrième opus est en préparation. Par Simon ? Moralès ? Olivier Pâques ?... Wait and see. Je "wait"... et je suis patient...
Kéos ?... Du très beau et bon travail d'artiste(s).
J'aime beaucoup. A découvrir...
Après lecture des 7 premiers tomes, mon avis sur l’ensemble est très enthousiaste puisque cette série allie des dessins superbes (j’aime beaucoup le trait de Marini) et un scénario qui arrive encore à me tenir en haleine après 7 épisodes.
Cette histoire de cape et d’épée sur fond de domination du monde est une vraie bonne série d’aventures très bien imaginée dans laquelle les rebondissements et le suspens sont présents à bonnes doses.
La relecture est toujours agréable et la suite toujours très attendue.
Bodart et Velhmann offrent ici une belle série d'enquêtes policières victoriennes... une ambiance feutrée pour de petits meurtres entre "amis".
Velhmann, talentueux scénariste, est parvenu à convaincre Bodart, devenu trop rare dans la BD, de revenir à sa planche à dessin.
Et ça marche bien. Très bien même !
Chaque album propose ainsi une série de quelques terribles méfaits qui se déroulent dans l'atmosphère ouatée des clubs sélects de l'Angleterre "de ce temps-là"...
Bon scénarios, graphisme "comme à l'époque", humour pincé -comme le caractère de certains intervenants, of course-, et bonne documentation en matière d'architecture et décoration(s) d'époque.
Un heureux mélange pour un vrai régal !
Toute mon enfance a été bercée au rythme des parutions de "Boule et Bill" (bon j’exagère…). En tout cas c’est une série à laquelle j’attache une affection toute particulière puisque je me souviens d’avoir souvent rigolé en lisant les frasques de ce tendre et attachant duo.
Alors il est vrai que cela fait longtemps que je n’ai plus le même regard sur cette série puisqu'en relisant les albums, le rire n’est plus souvent au rendez-vous et si je devais la noter avec un regard d’adulte, se serait 3/5, mais il me semble plus judicieux de la noter avec un regard d’enfant, et là c’est 4/5 sans hésiter.
Ca, c'est de la TRES bonne BD de science-fiction !...
Gigantik ?... C'est un énorme astéroïde transformé en un nouveau monde. Serti dans une énorme bulle, habité de milliers de personnes triées sur le volet, cette Nouvelle Terre va partir à l'assaut du ciel à la découverte de mondes inconnus. Et cette sorte de mini planète, ce gigantesque astronef se suffit à lui-même : on y produit l'eau, l'air, la lumière, toutes les ressources nutritives.
Il est accompagné de son "chien de garde" : Balmung, un satellite de défense équipé des toutes dernières technologies de combat.
Ces deux énormes "machines" vont ainsi vivre de concert.
L'idée de base est simple, mais traitée de bien bonne façon.
Mora, le scénariste espagnol, est très connu dans son pays. Féru de technologie, il a ainsi imaginé ce nouveau monde dans lequel habitent, entre autres, quelques "héros" qui seront la ligne rouge des scénarii imaginés.
Un très bon dessin de Ribero, dont la patte graphique fait quand même penser au Le Vagabond des Limbes, parachève l'ensemble de belle façon. Des couleurs "hors du temps" (pour l'époque !), des mondes nouveaux imaginés, une technologie qui pourrait -pourquoi pas- exister dans le futur : c'est ça, Gigantik.
Une série pas trop connue mais qui mérité VRAIMENT d'être (re)découverte.
Très bon... mais ce n'est que mon avis...
Au départ, il y a deux puissants romans de Marcel Pagnol : "Jean de Florette" et "Manon des Sources".
Les adapter en BD était une gageure. Il ne fallait pas dénaturer l'oeuvre de cet immense auteur. Ferrandez a osé. Et a réussi.
C'est avec du bleu et des "couleurs du soleil" qu'il m'a brossé les bastides et les paysages des environs d'Aubagne, tout au bout de la pointe du Massif de l'Etoile.
Ferrandez en a refait le chemin. Et ne s'y est pas fait piéger par les romans et les deux magnifiques films que Claude Berri en a tirés.
Grâce à un dessin lumineux et à un découpage qui suit fidèlement la trame originale des romans, il m'a récréé un "Jean de Florette" faussement naïf, pas entièrement esclave de son maître, mais pas non plus désobéissant.
Une série pleine de charme, qui sent bon les cigales... avant que l'orage n'éclate.
Une nouvelle vie, bien agréable à lire et à regarder, donnée aux écrits de Pagnol.
Midam (Kid Paddle) au scénario et Clarke (Mélusine) au dessin m'ont offert un véritable "comic-(s)trip" dans la plus pure appellation du terme. Tous deux se lâchent dans cette série de tendance graphiquement incorrecte.
Ils foncent dans la bêtise intelligente avec des histoires courtes où l'absurde n'est pas sans rappeler celui des "anciens (comme Sempé) du genre.
Un véritable exercice de styles réussi.
Drôles (très), jamais méchantes -quoique- ces "Histoires à lunettes" ne peuvent pas être lues à côté de quelqu'un concentré à faire quelque chose de méticuleux. A force de m'entendre souvent m'esclaffer, il raterait certainement son but.
Poilant. Des planches "poil à gratter" d'une idiotie spirituelle.
A découvrir. Très vite. Ah que ouiouioui !...
Avec Tardi et Vautrin aux commandes de cette très belle évocation de la Commune de Paris, pas question de plonger dans la grande histoire, celle que relatent les manuels scolaires...
Le duo s'est attaché à décrire cette révolution populaire à travers des faits et gestes des acteurs du terrain. Les putains de bas étage, les coups tordus des caïds de l'époque, les rapines de petits malotrus ou les actions sans éclat des parvenus sont disséqués par la plume alerte d'un Tardi jamais aussi à l'aise que lorsqu'il peut croquer "son" Paris, ses trottoirs pavés et son petit peuple.
Tardi balance ses dessins comme il respire. Naturellement. Avec violence. Avec candeur aussi, et délicatesse. Moi qui n'aime pas trop son graphisme j'ai, ici, vraiment apprécié !
Une étonnante vision de la Commune s'est ainsi "offerte" à moi, superbement présentée dans des albums au format "à l'italienne" qui permettent un autre regard sur une BD noir et blanc intelligente et sans concession.
Je conseille vivement. Ah que oui !...
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de passion cette BD, et plus on avance dans l'histoire, plus on a vraiment envie de connaître la suite, et la fin est tout ce qu'on a oublié d'imaginer.
Alors bravo, il en faut encore beaucoup dans le même genre ! Je suis client.
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L'Histoire du Corbac aux Baskets
J’avais lu quelque part que cette Bd était le chef-d’œuvre de Fred. Pour cela, il faudrait poser la question à l’auteur, mais je pense que cela y ressemble fort. Alors il est vrai que l’histoire de ce patient et de son psychiatre est très loufoque et peut-être difficile d’accès, mais lorsque l’on arrive à rentrer dans ce récit absurde dans le bon sens du terme, on y trouve un humour fin et décalé que je trouve délectable. On aime ou on aime pas, mais si vous tombez dessus, lisez-le car il n’est pas certain que vous le regrettiez.
Keos
Sur un scénario imaginatif du grand Jacques Martin, Pleyers s'attaque à une série historique mettant en scène l'Egypte ancienne. Une énorme documentation lui a permis de réussir au mieux personnages, décors, us, coutumes, édifices d'époque. Le souci du détail est là, à chaque case de n'importe quelle planche. C'est vrai, on parle beaucoup, à la façon des Alix de Martin, mais ces textes font corps avec les histoires racontées et n'en gâchent pas la vision. Qui plus est, de nombreuses scènes épiques ont très souvent ravivé mon intérêt, déjà profond. J'ai également relevé une très belle colorisation de l'ensemble qui fait corps avec le fourmillement de détails que Pleyers aime dessiner. Une très belle série, malheureusement un peu délaissée par Pleyers qui ne nous a offert que 3 albums depuis 1992. Elle n'est pas abandonnée pour autant : d'un contact avec Christophe Simon, dessinateur-assistant de Jacques Martin, un quatrième opus est en préparation. Par Simon ? Moralès ? Olivier Pâques ?... Wait and see. Je "wait"... et je suis patient... Kéos ?... Du très beau et bon travail d'artiste(s). J'aime beaucoup. A découvrir...
Le Scorpion
Après lecture des 7 premiers tomes, mon avis sur l’ensemble est très enthousiaste puisque cette série allie des dessins superbes (j’aime beaucoup le trait de Marini) et un scénario qui arrive encore à me tenir en haleine après 7 épisodes. Cette histoire de cape et d’épée sur fond de domination du monde est une vraie bonne série d’aventures très bien imaginée dans laquelle les rebondissements et le suspens sont présents à bonnes doses. La relecture est toujours agréable et la suite toujours très attendue.
Green Manor
Bodart et Velhmann offrent ici une belle série d'enquêtes policières victoriennes... une ambiance feutrée pour de petits meurtres entre "amis". Velhmann, talentueux scénariste, est parvenu à convaincre Bodart, devenu trop rare dans la BD, de revenir à sa planche à dessin. Et ça marche bien. Très bien même ! Chaque album propose ainsi une série de quelques terribles méfaits qui se déroulent dans l'atmosphère ouatée des clubs sélects de l'Angleterre "de ce temps-là"... Bon scénarios, graphisme "comme à l'époque", humour pincé -comme le caractère de certains intervenants, of course-, et bonne documentation en matière d'architecture et décoration(s) d'époque. Un heureux mélange pour un vrai régal !
Boule & Bill
Toute mon enfance a été bercée au rythme des parutions de "Boule et Bill" (bon j’exagère…). En tout cas c’est une série à laquelle j’attache une affection toute particulière puisque je me souviens d’avoir souvent rigolé en lisant les frasques de ce tendre et attachant duo. Alors il est vrai que cela fait longtemps que je n’ai plus le même regard sur cette série puisqu'en relisant les albums, le rire n’est plus souvent au rendez-vous et si je devais la noter avec un regard d’adulte, se serait 3/5, mais il me semble plus judicieux de la noter avec un regard d’enfant, et là c’est 4/5 sans hésiter.
Gigantik
Ca, c'est de la TRES bonne BD de science-fiction !... Gigantik ?... C'est un énorme astéroïde transformé en un nouveau monde. Serti dans une énorme bulle, habité de milliers de personnes triées sur le volet, cette Nouvelle Terre va partir à l'assaut du ciel à la découverte de mondes inconnus. Et cette sorte de mini planète, ce gigantesque astronef se suffit à lui-même : on y produit l'eau, l'air, la lumière, toutes les ressources nutritives. Il est accompagné de son "chien de garde" : Balmung, un satellite de défense équipé des toutes dernières technologies de combat. Ces deux énormes "machines" vont ainsi vivre de concert. L'idée de base est simple, mais traitée de bien bonne façon. Mora, le scénariste espagnol, est très connu dans son pays. Féru de technologie, il a ainsi imaginé ce nouveau monde dans lequel habitent, entre autres, quelques "héros" qui seront la ligne rouge des scénarii imaginés. Un très bon dessin de Ribero, dont la patte graphique fait quand même penser au Le Vagabond des Limbes, parachève l'ensemble de belle façon. Des couleurs "hors du temps" (pour l'époque !), des mondes nouveaux imaginés, une technologie qui pourrait -pourquoi pas- exister dans le futur : c'est ça, Gigantik. Une série pas trop connue mais qui mérité VRAIMENT d'être (re)découverte. Très bon... mais ce n'est que mon avis...
L'Eau des collines
Au départ, il y a deux puissants romans de Marcel Pagnol : "Jean de Florette" et "Manon des Sources". Les adapter en BD était une gageure. Il ne fallait pas dénaturer l'oeuvre de cet immense auteur. Ferrandez a osé. Et a réussi. C'est avec du bleu et des "couleurs du soleil" qu'il m'a brossé les bastides et les paysages des environs d'Aubagne, tout au bout de la pointe du Massif de l'Etoile. Ferrandez en a refait le chemin. Et ne s'y est pas fait piéger par les romans et les deux magnifiques films que Claude Berri en a tirés. Grâce à un dessin lumineux et à un découpage qui suit fidèlement la trame originale des romans, il m'a récréé un "Jean de Florette" faussement naïf, pas entièrement esclave de son maître, mais pas non plus désobéissant. Une série pleine de charme, qui sent bon les cigales... avant que l'orage n'éclate. Une nouvelle vie, bien agréable à lire et à regarder, donnée aux écrits de Pagnol.
Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)
Midam (Kid Paddle) au scénario et Clarke (Mélusine) au dessin m'ont offert un véritable "comic-(s)trip" dans la plus pure appellation du terme. Tous deux se lâchent dans cette série de tendance graphiquement incorrecte. Ils foncent dans la bêtise intelligente avec des histoires courtes où l'absurde n'est pas sans rappeler celui des "anciens (comme Sempé) du genre. Un véritable exercice de styles réussi. Drôles (très), jamais méchantes -quoique- ces "Histoires à lunettes" ne peuvent pas être lues à côté de quelqu'un concentré à faire quelque chose de méticuleux. A force de m'entendre souvent m'esclaffer, il raterait certainement son but. Poilant. Des planches "poil à gratter" d'une idiotie spirituelle. A découvrir. Très vite. Ah que ouiouioui !...
Le Cri du Peuple
Avec Tardi et Vautrin aux commandes de cette très belle évocation de la Commune de Paris, pas question de plonger dans la grande histoire, celle que relatent les manuels scolaires... Le duo s'est attaché à décrire cette révolution populaire à travers des faits et gestes des acteurs du terrain. Les putains de bas étage, les coups tordus des caïds de l'époque, les rapines de petits malotrus ou les actions sans éclat des parvenus sont disséqués par la plume alerte d'un Tardi jamais aussi à l'aise que lorsqu'il peut croquer "son" Paris, ses trottoirs pavés et son petit peuple. Tardi balance ses dessins comme il respire. Naturellement. Avec violence. Avec candeur aussi, et délicatesse. Moi qui n'aime pas trop son graphisme j'ai, ici, vraiment apprécié ! Une étonnante vision de la Commune s'est ainsi "offerte" à moi, superbement présentée dans des albums au format "à l'italienne" qui permettent un autre regard sur une BD noir et blanc intelligente et sans concession. Je conseille vivement. Ah que oui !...
Histoires noires
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de passion cette BD, et plus on avance dans l'histoire, plus on a vraiment envie de connaître la suite, et la fin est tout ce qu'on a oublié d'imaginer. Alors bravo, il en faut encore beaucoup dans le même genre ! Je suis client.