Les albums dessinés par Crisse sont tellement bons, je ferais abstraction du second cycle et considèrerais la fin du tome 5 comme la fin définitive.
Alors effectivement, je comprends que la fin suscite une déception, mais est-ce une raison pour descendre le tout ?
C'est une des BD qui, quand j'étais collégien, m'a emballé ;
Un monde de fantasy coloré, une héroïne sexy, de bons personnages secondaires, le cycle original est frais et sympa. Et il le reste.
S'il y a un domaine dans lequel la BD n'a pas évolué, c'est celui du gag. Et dans "Buster Brown", en 1902 donc, il y avait déjà tout.
Macaulay Culkin, Denis la Malice, Boule, Charlie Brown, tous ceux-là ne sont que des resucées de Buster. Snoopy n'est qu'un des descendants attardés de Tige.
Bien sûr, il ne faut pas trop s'attarder sur le dessin qui, même quand les planches sont en bon état, n'est pas extraordinaire. Mais enfin, l'esprit de cette BD est toujours là, elle est encore VIVANTE (contrairement à Bécassine par exemple).
Les gags sont vraiment amusants, j'ai quelques planches sur mon ordinateur que je regarde de temps en temps, et elles me font bien marrer (pas à rouler par terre, mais sincèrement). J'adore Buster.
C'est un bon comic, jusqu'en 1905 à peu près (après ce n'est plus du tout pareil). Dommage que les gens n'en retiennent souvent que la marque de chaussures.
PS: En ce qui concerne la morale à chaque fin de planche, je signale à tout hasard qu'elle est justement purement sarcastique.
Tout d'abord, en arrivant, je ne pensais pas que cette BD serait si mal notée. Et j'ai un peu de mal à comprendre.
Pour ma part, c'est une de mes BD préférées. J'ai lu pour la première fois les premiers tomes quand j'avais 12 ans ; et j'avoue qu'ils sont restés gravés dans mon esprit en partie pour leurs scènes érotiques, ou plutôt une scène particulière (" Je n'étais qu'un moineau crotté et tu m'as métamorphosé en aigle ").
Cette scène (que je ne vais pas raconter) m'a marqué à l'époque.
Au delà de l'anecdote, j'ai redécouvert la série complète il y a peu, et je l'ai tout autant appréciée :
- Bon scénario pour les 3 premiers tomes
- Bons graphismes, avec une ambiance et des lumières très bien restituées par les couleurs
- Quelques répliques piquantes
- Description de l'univers viking intéressante, les pillages, l'organisation du clan, vraiment immersif
- Les scènes érotiques ne sont pas un moins pour moi. Et ce n'est pas du tout du racolage.
Dans les pillages vikings il y a des meurtres et des viols, c'est tout à fait dans le contexte.
Pour le reste, c'est l'initiation du jeune héros, et sa maturation personnelle s'accompagne de maturation sexuelle.
D'ailleurs il y a autant de nudité et de sexe dans l'excellente série Murena (sur l'empire romain), et personne ne semble faire le même procès à cette BD.
Je conseillerais donc les premiers tomes (les 3 autres n'ayant pas un grand scénario), pour tout ado/adulte voulant une bonne BD d'aventure d'inspiration historique et non censurée en-dessous de la ceinture.
Là, je dis : inventif, brillant, drôle, tendre, inattendu !
Les qualificatifs me manquent un peu pour décrire cette série de Griffo qui, sur un magnifique scénario de Mangin, donne vraiment le meilleur de lui-même.
Le postulat ?... une religieuse meurt en couches la veille de la Révolution française. Le petit Denis vient au monde. Il est parfaitement proportionné à un détail près : sa tête est détachée de son corps. Commence alors pour l'enfant une vie d'aventures et de fuites. Comment échapper aux superstitions qui, de Versailles aux bas-fonds du Paris révolutionnaire, menacent de lui faire perdre, non pas la tête, mais la vie ?... Bête comme idée de base, non ?... mais tout débouche sur un formidable histoire !
Le scénariste dépeint avec pertinence et légèreté une des périodes les plus mouvementées de l'Histoire.
"Petit miracle" ?... un formidable conte, bien mis en scène, à posséder dans toute bdthèque qui se respecte !...
Houlà que c'est compliqué !... Mais houlà que c'est bien fait.
Une série profondément ésotérique. La quête de la connaissance est surtout ici la quête de sa propre personne, de sa propre vérité.
Avec Sinclair, j'ai appris moult détails sur la construction de Notre-Dame de Paris. Ce Templier est le fil conducteur d'une vaste fresque métaphysique.
Le scénariste premier (Piscaglia) a effectué d'admirables recherches historiques : nombre d'affirmations -qui sortent de la bouche de Guillaume- sont en effet réelles (pas de Christ en Croix, "monstres" sculptés, personnages guillotinés, sculptures et bas-reliefs emplis de symbolisme...)... vous pouvez vérifier !...
La lecture de l'ensemble est, je le reconnais, compliquée. Il faut une certaine connaissance du symbolisme pour comprendre les explications fournies.
Mais si vous -lecteur- "sautez" ces passages ardus où même les phrases simples sont constituées de symboles, il vous restera une belle histoire de chevalerie du temps des Templiers.
Mais il n'y a pas d'éventuels combats d'épopée. Le seul vrai combat est celui de Sinclair avec lui-même.
Dur à lire, mais magnifiquement mis en images par Vassaux ; lequel est surtout connu en Belgique pour ses albums relatifs à la guerre 40-45.
Une série (d)étonnante, qui peut s'avérer rébarbative pour nombre d'entre-vous ; mais que j'apprécie vraiment.
Une vraie série "best-seller" de Marini-Desberg ! Et elle le mérite !
Un magnifique postulat -ensuite diablement développé- qui m'a plongé dans les pires intrigues du Vatican au 18ème siècle. Le nouveau pape, issu d'une famille qui a toujours rêvé de contrôler le monde, est prêt à toutes les bassesses.
Face à lui, quelques ecclésiastiques et -surtout- un homme marqué du sceau de l'infamie : le Scorpion.
Des opus de haute volée...
Un long roman épique de cape et d'épée qui permet au jeune suisse Marini de démontrer son étonnante maestria.
Il m'a vraiment balancé des envolées graphiques somptueuses, au service d'une intrigue qui sait mener le lecteur par le bout du nez (mais je ne demande que ça, moi, le lecteur) jusqu'au mot "fin" de chaque tome.
Un vrai grand succès. Et ça le mérite ! Vraiment !...
Des super-héros au Moyen-Age : pourquoi pas ? Pour ceux qui apprécient les réalités alternatives (une Histoire qui se serait déroulée autrement dans un monde parallèle), les mystères façon "Le Nom de la Rose" et le roman "American Gods" de Neil Gaiman. Le concept renouvelle bien le genre mais peut déstabiliser les puristes. Et pourtant...
- le créateur de super-héros puise souvent son inspiration dans les héros anciens. Ainsi, Batman n'est-il pas un Zorro et un Dracula tout à la fois ?
- les connaisseurs des séries de Marvel ont été habitués à la réciproque : Thor, Hercule, etc. au milieu des gratte-ciels et habitants de Manhattan (cf. aussi American Gods).
Une idée super originale du scénariste que d'avoir voulu s'inspirer d'une nouvelle.
Le découpage est intéressant et c'est avec une habile subtilité qu'il nous emmène vers une chute à laquelle on ne s'attend pas. Le dessin est très agréable est les noirs mis pour les reliefs, la profondeur et les scènes de nuits ajoutent et servent considérablement cette histoire au caractère sombre.
Une histoire en un album est un très bon compromis pour ne pas attendre pendant 20 ans la suite d'un premier album et ici on attend plein d'autres albums d' Histoires Noires...
Je ne connaissais pas le dessinateur TCHITCHI mais j'ai déjà lu une première série de LAYE le scénariste qui s'appelle "M99" et on remarque un découpage original. L'oeil du cinéphile vers la BD c'est un renouveau... Je suis fan !!
Une série peu connue de Derib. Et c'est bien dommage !...
Le père de Buddy Longway y développe les dures réalités de la vie indienne actuelle : les réserves, la violence, le racisme, l'alcoolisme, la déchéance.
A travers la vie d'un jeune Sioux, c'est aussi toutes les difficultés de l'adolescence que m'a contées cet excellent auteur.
La narration est essentiellement graphique, dans le style qui a fait sa renommée.
Et je dois dire que -franchement- certaines planches sont d'une réelle grande beauté.
Une oeuvre adulte, en quatre albums, qui aborde le peuple indien -fascinant- de l'intérieur, en traitant sa mystique et sa spiritualité.
Si vous ne l'avez pas encore fait : du très beau travail à découvrir. Vite !...
Bluffé que j'ai été !...
Cette série de Nicolas de Crécy me semblait sentir le n'importe quoi, l'imagerie animalière facile nourrie au picotin du délire.
Mais j'ai pourtant plongé, sans me retenir, dans cette histoire. J'y ai retrouvé avec plaisir un trait immédiatement reconnaissable, un univers imaginaire affûté, un conte digne de ceux que l'on réclame avant d'aller au lit et qui se distille avec soin ; affrontant l'impatience et les effets de manches.
Une très bonne surprise.
J'avais acheté ces albums pour ma belle-fille ; laquelle collectionne les petits cochons.
Je les ai gardés ! Et tralala !..
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L'Epée de Cristal
Les albums dessinés par Crisse sont tellement bons, je ferais abstraction du second cycle et considèrerais la fin du tome 5 comme la fin définitive. Alors effectivement, je comprends que la fin suscite une déception, mais est-ce une raison pour descendre le tout ? C'est une des BD qui, quand j'étais collégien, m'a emballé ; Un monde de fantasy coloré, une héroïne sexy, de bons personnages secondaires, le cycle original est frais et sympa. Et il le reste.
Buster Brown
S'il y a un domaine dans lequel la BD n'a pas évolué, c'est celui du gag. Et dans "Buster Brown", en 1902 donc, il y avait déjà tout. Macaulay Culkin, Denis la Malice, Boule, Charlie Brown, tous ceux-là ne sont que des resucées de Buster. Snoopy n'est qu'un des descendants attardés de Tige. Bien sûr, il ne faut pas trop s'attarder sur le dessin qui, même quand les planches sont en bon état, n'est pas extraordinaire. Mais enfin, l'esprit de cette BD est toujours là, elle est encore VIVANTE (contrairement à Bécassine par exemple). Les gags sont vraiment amusants, j'ai quelques planches sur mon ordinateur que je regarde de temps en temps, et elles me font bien marrer (pas à rouler par terre, mais sincèrement). J'adore Buster. C'est un bon comic, jusqu'en 1905 à peu près (après ce n'est plus du tout pareil). Dommage que les gens n'en retiennent souvent que la marque de chaussures. PS: En ce qui concerne la morale à chaque fin de planche, je signale à tout hasard qu'elle est justement purement sarcastique.
Chroniques Barbares
Tout d'abord, en arrivant, je ne pensais pas que cette BD serait si mal notée. Et j'ai un peu de mal à comprendre. Pour ma part, c'est une de mes BD préférées. J'ai lu pour la première fois les premiers tomes quand j'avais 12 ans ; et j'avoue qu'ils sont restés gravés dans mon esprit en partie pour leurs scènes érotiques, ou plutôt une scène particulière (" Je n'étais qu'un moineau crotté et tu m'as métamorphosé en aigle "). Cette scène (que je ne vais pas raconter) m'a marqué à l'époque. Au delà de l'anecdote, j'ai redécouvert la série complète il y a peu, et je l'ai tout autant appréciée : - Bon scénario pour les 3 premiers tomes - Bons graphismes, avec une ambiance et des lumières très bien restituées par les couleurs - Quelques répliques piquantes - Description de l'univers viking intéressante, les pillages, l'organisation du clan, vraiment immersif - Les scènes érotiques ne sont pas un moins pour moi. Et ce n'est pas du tout du racolage. Dans les pillages vikings il y a des meurtres et des viols, c'est tout à fait dans le contexte. Pour le reste, c'est l'initiation du jeune héros, et sa maturation personnelle s'accompagne de maturation sexuelle. D'ailleurs il y a autant de nudité et de sexe dans l'excellente série Murena (sur l'empire romain), et personne ne semble faire le même procès à cette BD. Je conseillerais donc les premiers tomes (les 3 autres n'ayant pas un grand scénario), pour tout ado/adulte voulant une bonne BD d'aventure d'inspiration historique et non censurée en-dessous de la ceinture.
Petit Miracle
Là, je dis : inventif, brillant, drôle, tendre, inattendu ! Les qualificatifs me manquent un peu pour décrire cette série de Griffo qui, sur un magnifique scénario de Mangin, donne vraiment le meilleur de lui-même. Le postulat ?... une religieuse meurt en couches la veille de la Révolution française. Le petit Denis vient au monde. Il est parfaitement proportionné à un détail près : sa tête est détachée de son corps. Commence alors pour l'enfant une vie d'aventures et de fuites. Comment échapper aux superstitions qui, de Versailles aux bas-fonds du Paris révolutionnaire, menacent de lui faire perdre, non pas la tête, mais la vie ?... Bête comme idée de base, non ?... mais tout débouche sur un formidable histoire ! Le scénariste dépeint avec pertinence et légèreté une des périodes les plus mouvementées de l'Histoire. "Petit miracle" ?... un formidable conte, bien mis en scène, à posséder dans toute bdthèque qui se respecte !...
Le Templier de Notre-Dame
Houlà que c'est compliqué !... Mais houlà que c'est bien fait. Une série profondément ésotérique. La quête de la connaissance est surtout ici la quête de sa propre personne, de sa propre vérité. Avec Sinclair, j'ai appris moult détails sur la construction de Notre-Dame de Paris. Ce Templier est le fil conducteur d'une vaste fresque métaphysique. Le scénariste premier (Piscaglia) a effectué d'admirables recherches historiques : nombre d'affirmations -qui sortent de la bouche de Guillaume- sont en effet réelles (pas de Christ en Croix, "monstres" sculptés, personnages guillotinés, sculptures et bas-reliefs emplis de symbolisme...)... vous pouvez vérifier !... La lecture de l'ensemble est, je le reconnais, compliquée. Il faut une certaine connaissance du symbolisme pour comprendre les explications fournies. Mais si vous -lecteur- "sautez" ces passages ardus où même les phrases simples sont constituées de symboles, il vous restera une belle histoire de chevalerie du temps des Templiers. Mais il n'y a pas d'éventuels combats d'épopée. Le seul vrai combat est celui de Sinclair avec lui-même. Dur à lire, mais magnifiquement mis en images par Vassaux ; lequel est surtout connu en Belgique pour ses albums relatifs à la guerre 40-45. Une série (d)étonnante, qui peut s'avérer rébarbative pour nombre d'entre-vous ; mais que j'apprécie vraiment.
Le Scorpion
Une vraie série "best-seller" de Marini-Desberg ! Et elle le mérite ! Un magnifique postulat -ensuite diablement développé- qui m'a plongé dans les pires intrigues du Vatican au 18ème siècle. Le nouveau pape, issu d'une famille qui a toujours rêvé de contrôler le monde, est prêt à toutes les bassesses. Face à lui, quelques ecclésiastiques et -surtout- un homme marqué du sceau de l'infamie : le Scorpion. Des opus de haute volée... Un long roman épique de cape et d'épée qui permet au jeune suisse Marini de démontrer son étonnante maestria. Il m'a vraiment balancé des envolées graphiques somptueuses, au service d'une intrigue qui sait mener le lecteur par le bout du nez (mais je ne demande que ça, moi, le lecteur) jusqu'au mot "fin" de chaque tome. Un vrai grand succès. Et ça le mérite ! Vraiment !...
1602
Des super-héros au Moyen-Age : pourquoi pas ? Pour ceux qui apprécient les réalités alternatives (une Histoire qui se serait déroulée autrement dans un monde parallèle), les mystères façon "Le Nom de la Rose" et le roman "American Gods" de Neil Gaiman. Le concept renouvelle bien le genre mais peut déstabiliser les puristes. Et pourtant... - le créateur de super-héros puise souvent son inspiration dans les héros anciens. Ainsi, Batman n'est-il pas un Zorro et un Dracula tout à la fois ? - les connaisseurs des séries de Marvel ont été habitués à la réciproque : Thor, Hercule, etc. au milieu des gratte-ciels et habitants de Manhattan (cf. aussi American Gods).
Histoires noires
Une idée super originale du scénariste que d'avoir voulu s'inspirer d'une nouvelle. Le découpage est intéressant et c'est avec une habile subtilité qu'il nous emmène vers une chute à laquelle on ne s'attend pas. Le dessin est très agréable est les noirs mis pour les reliefs, la profondeur et les scènes de nuits ajoutent et servent considérablement cette histoire au caractère sombre. Une histoire en un album est un très bon compromis pour ne pas attendre pendant 20 ans la suite d'un premier album et ici on attend plein d'autres albums d' Histoires Noires... Je ne connaissais pas le dessinateur TCHITCHI mais j'ai déjà lu une première série de LAYE le scénariste qui s'appelle "M99" et on remarque un découpage original. L'oeil du cinéphile vers la BD c'est un renouveau... Je suis fan !!
Red Road
Une série peu connue de Derib. Et c'est bien dommage !... Le père de Buddy Longway y développe les dures réalités de la vie indienne actuelle : les réserves, la violence, le racisme, l'alcoolisme, la déchéance. A travers la vie d'un jeune Sioux, c'est aussi toutes les difficultés de l'adolescence que m'a contées cet excellent auteur. La narration est essentiellement graphique, dans le style qui a fait sa renommée. Et je dois dire que -franchement- certaines planches sont d'une réelle grande beauté. Une oeuvre adulte, en quatre albums, qui aborde le peuple indien -fascinant- de l'intérieur, en traitant sa mystique et sa spiritualité. Si vous ne l'avez pas encore fait : du très beau travail à découvrir. Vite !...
Salvatore
Bluffé que j'ai été !... Cette série de Nicolas de Crécy me semblait sentir le n'importe quoi, l'imagerie animalière facile nourrie au picotin du délire. Mais j'ai pourtant plongé, sans me retenir, dans cette histoire. J'y ai retrouvé avec plaisir un trait immédiatement reconnaissable, un univers imaginaire affûté, un conte digne de ceux que l'on réclame avant d'aller au lit et qui se distille avec soin ; affrontant l'impatience et les effets de manches. Une très bonne surprise. J'avais acheté ces albums pour ma belle-fille ; laquelle collectionne les petits cochons. Je les ai gardés ! Et tralala !..