Ami lecteur, si tu n'es pas totalement insensible à la fée télévision, Reality Show t'attend en bas...
"Il" t'attend en bas de ton immeuble, au coin de la rue, dans le jardin du voisin... Bref, partout où peut intervenir Norman K. Barron, enquêteur privé et héros de la meilleure émission de télé-réalité d'un futur pas trop lointain.
Robots-caméras qui virevoltent autour de lui comme autant d'insectes, ce mâle forcément beau, fort et spirituel traque le vrai crime en direct, émeut les téléspectateurs sous cybercasque et attise leur libido lorsqu'il retrouve sa femme, très sexy bien sûr !
Sauf que la télé, même réelle, biaise la vérité, que sa femme ne l'aime plus et qu'un androïde criminel complique cruellement ses missions.
Une série "forte"qui pousse le vice et la critique jusqu'à se présenter, elle-même, comme un programme télé.
Un sujet "tendance" qui, sur papier, mérite d'être suivi...
Le dessin de Porcel s'avère efficace et dynamique. Sans fioritures. Net et sans bavure. Tout à fait adapté au postulat !...
J'ai -vraiment- bien aimé.
Un sympathique petit conte de Sfar superbement mis en images par de très jolies et chaleureuses aquarelles de Guibert.
C’est frais, charmant, absurde dans le bon sens du terme, les personnages sont attachants et cette histoire d’amour surréaliste avec la momie d’ Imhotep IV amène souvent à sourire.
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce one shot.
Coup d'oeil -un jour- dans une librairie... Coup d'oeil sur une couverture...
Drôle de couverture pour un album. Jolie couverture. Très jolie même.
Un vrai coup de coeur. Pagination. Attirance immédiate...
Je me renseigne...
Les auteurs ont mis plusieurs années pour concevoir concept, histoire et réalisation.
Résultat ?... 184 planches au final, sans contrainte de pagination. Un défi d'édition et d'éditeur. Il sera néanmoins décidé d'en faire un diptyque. La sortie du premier tome sera retardée afin que le second puisse paraître dans un délai assez court.
Un très beau graphisme joint à la belle luminosité de la palette de couleurs traduisent ensemble l'ambiance des rivages méditerranéens "de ce temps-là".
Une très belle oeuvre concoctée par deux amis qui y ont mis coeur et talent. Et cela se ressent.
Preuve de l'intéressement des connaisseurs : on ne trouve plus l'album à moins de 70 Euro (très bon état) dans les bourses des festivals BD. C'est vous dire !...
Enorme !
Cette série est vraiment énorme ! J’ai d’abord été repoussée par le dessin, franchement pas top. Les visages de certains des protagonistes manquent d'unité, par exemple, et la colorisation insipide avec ces minables effets de flou pour suggérer le mouvement est franchement insupportable. Pouah !
En commençant à lire, j’ai de surcroît trouvé les situations ridicules. Le coup de la minette sexy qui demande au vendeur -déjà tout transpirant- de palper ses melons, non mais franchement ! La scène dans le bar, les propos bourrins,... Bref, je me suis alors dit “Et voilà, bienvenue en Amerloquie profonde !”
Mais bon, cette série ayant reçu de très bonnes critiques, j’ai donc persévéré, et je peux dire que je ne le regrette vraiment pas !
En effet, les choses évoluent vite et l’intrigue se met très rapidement en place.
Et là, on ne lâche plus sa lecture, ce n’est tout simplement plus possible. C’est bien simple, heureusement que je n’avais que les deux premiers tomes sous la main, sinon je me serais très probablement couchée très tard, sans avoir mangé !
On a une situation de crise, dont l’ampleur nous est dévoilée avec une grande maîtrise du timing, je trouve. Certes, les poncifs du genre sont là, à savoir, une galerie de personnages assez disparates (on pourrait même parler de panel !), comment chacun réagit à la situation en fonction de son caractère et de son histoire, et comment la crise exacerbe les tensions. Rien de nouveau sous le soleil, donc.
Mais les dialogues, qui m’horripilaient au début, gagnent en vraisemblance et en naturel. De même, plusieurs personnages se distinguent et ont assez d’épaisseur pour donner de la substance à l’histoire.
Parmi eux, celui de Wes sort du lot. Parce qu’il est celui qui “recadre” tous les autres et prend le commandement des opérations, il est très attachant même s’il représente un peu l’archétype du type bien, de l’homme sage auquel le statut social ou la personnalité confère une sorte d’autorité que personne ne s’avise de remettre en question, et qui sait garder son sang-froid en toute circonstances, façon Paul Newman dans La Tour infernale (ma référence absolue ;) ).
Les autres sont assez marqués, voire stéréotypés (le lâche et soumis à sa femme, le prêcheur un brin illuminé, l’allumeuse aux melons et à la forte tête (à claque), les Picket père et fils,... La liste est longue, ils ne sont pas tous attachants ou sympathiques, mais tous sonnent assez juste, et leurs relations ajoutent de l’intérêt à l’histoire.
Et puis, il y a le scénario en lui-même, indépendamment des personnages. Il est en béton armé. Qui sont ces femmes ? D’où viennent-elles ? Pourquoi agissent-elles ainsi ? Comment tout cela va -t’il finir ? Dès le premier tome, on est littéralement captivé, passionné, et on veut à tout prix lire la suiiiiiite !!
Une excellente série... à mes yeux "d'ancien", bien sûr...
"Orion" décrit les aventures d'un "nouvel" héros créé par Jacques Martin en 1990.
Dans une Grèce antique formidablement reconstituée, Orion m'a convié à de bondissantes aventures dans lesquelles il n'est qu'un pion manipulé ; mais il le sait.
Archer émérite, décideur, "sans peur et sans reproche" (comme tous les héros de Martin), il est le fil conducteur de la solide trame scénarisée par l'auteur.
Les histoires mêlent faits réels, réminiscences passées, dans des cases de toute beauté dont le détail, souvent, atteint la perfection graphique.
La mise en page, le graphisme sont magnifiés par les décors, les arrière-plans auquel le dessinateur nous habitue. Moult détails attirent l'oeil. La description d'époque est à nouveau la résultante d'un travail de documentation énorme.
Une belle colorisation d'ensemble de Maud Chapelle parachève l'ensemble.
C'est vrai, c'est un peu "lourd" à lire pour les "non-initiés" -mais c'est du Martin-.
Bien belle série qui se passe dans une période pas trop exploitée en BD.
Je suis emballé par cette série, point barre.
C'est exactement le genre de dessins et de colorisation que j'aime, très précis, très étudié et en même temps remarquablement fluide et dynamique.
L'univers fantastique créé sur les bases de la mythologie et de l'histoire nippones est intéressant, et riche de potentialités et de promesses.
Et les histoires, qu'il s'agisse du cycle de l'Eau (terminé) ou du cycle de la Terre (en cours), elles sont sobres, souvent inquiétantes tout en contenant la dose nécessaire d'action.
Je suis conquis et j'en redemande.
Comme le dit si bien M. Georges, les dessins font très "cartoon" mais la bédé est dans l'ensemble un grand mélange d'humour, d'amour et d'aventure.
Le prochain tome sort bientôt et il est plus loufoque que celui-ci !!! Je vous le conseille par avance !
André FAYARD (ami de l'auteur)
Quelle bonne surprise que cette série ! Ah ça, oui !...
Imaginez un album des Maîtres de l'Orge qui se déroulerait dans le milieu des avocats. Et à Largo Winch qui abandonnerait le monde des affaires pour affronter celui du business des juristes.
Tout est impeccablement formaté et précisément ciblé.
Les amateurs de grandes sagas économino-crimino-familiales (dont je suis) seront comblés.
Qui plus est : il y a le dessin imparable de Gillon, qui touche de la grâce de son trait chaque univers qu'il aborde. Un régal graphique.
Rien que pour ça, cette histoire un brin téléphonée de vendetta familiale sur fonds d'OPA sur un cabinet d'avocats prestigieux mérite de s'y arrêter. A déguster comme un très bon film.
PETITE HISTOIRE :
A quoi, parfois, tient l'achat d'une BD!...
C'est la couverture du premier tome, représentant un avocat en train de plaider, qui m'a attiré.
Deux ans plus tôt, lors d'un festival, j'ai été amené à rencontrer Eddy Paape (Marc Dacier, Luc Orient, les Belles Histoires de l'oncle Paul, etc... etc...). Il avait le temps et m'a dessiné un superbe original.
Je lui ai laissé le choix du sujet. Il a opté pour un avocat en train de plaider.
Le dessin -magnifique- quasi terminé, je l'entends qui y va d'un retentissant "Nom di dju !..". M'inquiétant, il m'avise qu'il a dessiné deux mains GAUCHES. Il s'excuse, m'informe qu'il va "gommer tout ça !". "Que nenni", lui ai-je répondu. Je tenais, en effet; à ce qu'il ne change rien au dessin.
Et c'est ainsi que je suis vraisemblablement le seul à posséder un original de Mr. Eddy Paape qui représente, au fusain, un avocat du 19ème siècle en train de plaider et affublé de DEUX MAINS GAUCHES.
C'est tout simple : j'adore !..
"Kid" fait sa première apparition dans l'hebdo Spirou n° 2887 du 10 Novembre 1993 (gloups !... déjà 13 ans !?...)
Kid, Horace et Big-Bang ?... un fabuleux trio né de l'imagination fertile et débordante de Midam.
Sincèrement, je pense souvent : "Mais où va-t-il chercher tout ça ?..."
Et c'est vrai que chaque parution d'un gag de Kid est -pour moi- un véritable régal.
"Kid" ?... c'est un gamin de "maintenant", féru de jeux vidéo et passionné d'inventer toutes les formes de torture possibles à l'encontre des jouets, poupées et nounours de sa "grande" soeur.
"Kid", c'est un fantastique petit univers où gravitent aussi son papa, le gardien de la salle de jeux-video, son chien, sa cousine, son grand-père.
"Kid" ?... c'est l'iconoclaste dans toute sa splendeur (naïve) ; un gamin dans les mains duquel il ne fait pas bon être un jouet ; un véritable surexcité du joystick qui -régulièrement- m'amène de vrais rires en fin de lecture d'un gag ou d'un tome.
Le graphisme ?... assez "raide" à ses débuts, le trait de Midam s'est vite affiné pour donner un dessin attirant, clair, lisible, fourmillant d'inventivité. La mise en page est classique, certes, mais elle offre ainsi un réel attrait de lecture.
Vraiment pas grand chose à jeter.
Une série dont le style de chaque gag se "renouvelle" à chaque planche.
J'apprécie vraiment.
Une grande série, qui débute directement en albums dès 1997.
Une grande et curieuse série aussi.
Dès le début de l'intrigue, un cadavre découvert se révèle être un monstre ailé non humain.
Qui que quoi donc est-ce ?...
Et là, j'ai plongé dans un grand thriller fantastique aux odeurs "lovecraftiennes"...
J'ai plongé -avec bonheur- dans des scénarios "en béton", qui donnent des histoires accrocheuses où se mêlent complots et paranormal.
J'ai plongé dans un drôle de climat délétère, voulu par les auteurs ; lesquels développent ici une véritable saga sombre. Sombre... mais attirante.
J'ai quand même fait quelques recherches !..
Les "Stryges"... ce sont des créatures qui viennent de la nuit des temps et dont on parle déjà dans la mythologie grecque. Et Corbeyran les fait intervenir à notre époque ; ce dans un univers qu'il a conçu et qui se montre d'une vraie cohérence. Joli, tout ça. Qui plus est, son textuel -fort imaginatif- fait montre d'une narration quasi cinématographique.
Une série à lire "à son aise", ce pour comprendre ce mélange de mythologie et d'époque contemporaine mêlés ; dans un postulat développé de maîtresse façon par les auteurs.
Costaud. Très.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Reality Show (Mediacop)
Ami lecteur, si tu n'es pas totalement insensible à la fée télévision, Reality Show t'attend en bas... "Il" t'attend en bas de ton immeuble, au coin de la rue, dans le jardin du voisin... Bref, partout où peut intervenir Norman K. Barron, enquêteur privé et héros de la meilleure émission de télé-réalité d'un futur pas trop lointain. Robots-caméras qui virevoltent autour de lui comme autant d'insectes, ce mâle forcément beau, fort et spirituel traque le vrai crime en direct, émeut les téléspectateurs sous cybercasque et attise leur libido lorsqu'il retrouve sa femme, très sexy bien sûr ! Sauf que la télé, même réelle, biaise la vérité, que sa femme ne l'aime plus et qu'un androïde criminel complique cruellement ses missions. Une série "forte"qui pousse le vice et la critique jusqu'à se présenter, elle-même, comme un programme télé. Un sujet "tendance" qui, sur papier, mérite d'être suivi... Le dessin de Porcel s'avère efficace et dynamique. Sans fioritures. Net et sans bavure. Tout à fait adapté au postulat !... J'ai -vraiment- bien aimé.
La fille du professeur
Un sympathique petit conte de Sfar superbement mis en images par de très jolies et chaleureuses aquarelles de Guibert. C’est frais, charmant, absurde dans le bon sens du terme, les personnages sont attachants et cette histoire d’amour surréaliste avec la momie d’ Imhotep IV amène souvent à sourire. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce one shot.
Où le regard ne porte pas...
Coup d'oeil -un jour- dans une librairie... Coup d'oeil sur une couverture... Drôle de couverture pour un album. Jolie couverture. Très jolie même. Un vrai coup de coeur. Pagination. Attirance immédiate... Je me renseigne... Les auteurs ont mis plusieurs années pour concevoir concept, histoire et réalisation. Résultat ?... 184 planches au final, sans contrainte de pagination. Un défi d'édition et d'éditeur. Il sera néanmoins décidé d'en faire un diptyque. La sortie du premier tome sera retardée afin que le second puisse paraître dans un délai assez court. Un très beau graphisme joint à la belle luminosité de la palette de couleurs traduisent ensemble l'ambiance des rivages méditerranéens "de ce temps-là". Une très belle oeuvre concoctée par deux amis qui y ont mis coeur et talent. Et cela se ressent. Preuve de l'intéressement des connaisseurs : on ne trouve plus l'album à moins de 70 Euro (très bon état) dans les bourses des festivals BD. C'est vous dire !...
Girls
Enorme ! Cette série est vraiment énorme ! J’ai d’abord été repoussée par le dessin, franchement pas top. Les visages de certains des protagonistes manquent d'unité, par exemple, et la colorisation insipide avec ces minables effets de flou pour suggérer le mouvement est franchement insupportable. Pouah ! En commençant à lire, j’ai de surcroît trouvé les situations ridicules. Le coup de la minette sexy qui demande au vendeur -déjà tout transpirant- de palper ses melons, non mais franchement ! La scène dans le bar, les propos bourrins,... Bref, je me suis alors dit “Et voilà, bienvenue en Amerloquie profonde !” Mais bon, cette série ayant reçu de très bonnes critiques, j’ai donc persévéré, et je peux dire que je ne le regrette vraiment pas ! En effet, les choses évoluent vite et l’intrigue se met très rapidement en place. Et là, on ne lâche plus sa lecture, ce n’est tout simplement plus possible. C’est bien simple, heureusement que je n’avais que les deux premiers tomes sous la main, sinon je me serais très probablement couchée très tard, sans avoir mangé ! On a une situation de crise, dont l’ampleur nous est dévoilée avec une grande maîtrise du timing, je trouve. Certes, les poncifs du genre sont là, à savoir, une galerie de personnages assez disparates (on pourrait même parler de panel !), comment chacun réagit à la situation en fonction de son caractère et de son histoire, et comment la crise exacerbe les tensions. Rien de nouveau sous le soleil, donc. Mais les dialogues, qui m’horripilaient au début, gagnent en vraisemblance et en naturel. De même, plusieurs personnages se distinguent et ont assez d’épaisseur pour donner de la substance à l’histoire. Parmi eux, celui de Wes sort du lot. Parce qu’il est celui qui “recadre” tous les autres et prend le commandement des opérations, il est très attachant même s’il représente un peu l’archétype du type bien, de l’homme sage auquel le statut social ou la personnalité confère une sorte d’autorité que personne ne s’avise de remettre en question, et qui sait garder son sang-froid en toute circonstances, façon Paul Newman dans La Tour infernale (ma référence absolue ;) ). Les autres sont assez marqués, voire stéréotypés (le lâche et soumis à sa femme, le prêcheur un brin illuminé, l’allumeuse aux melons et à la forte tête (à claque), les Picket père et fils,... La liste est longue, ils ne sont pas tous attachants ou sympathiques, mais tous sonnent assez juste, et leurs relations ajoutent de l’intérêt à l’histoire. Et puis, il y a le scénario en lui-même, indépendamment des personnages. Il est en béton armé. Qui sont ces femmes ? D’où viennent-elles ? Pourquoi agissent-elles ainsi ? Comment tout cela va -t’il finir ? Dès le premier tome, on est littéralement captivé, passionné, et on veut à tout prix lire la suiiiiiite !!
Orion
Une excellente série... à mes yeux "d'ancien", bien sûr... "Orion" décrit les aventures d'un "nouvel" héros créé par Jacques Martin en 1990. Dans une Grèce antique formidablement reconstituée, Orion m'a convié à de bondissantes aventures dans lesquelles il n'est qu'un pion manipulé ; mais il le sait. Archer émérite, décideur, "sans peur et sans reproche" (comme tous les héros de Martin), il est le fil conducteur de la solide trame scénarisée par l'auteur. Les histoires mêlent faits réels, réminiscences passées, dans des cases de toute beauté dont le détail, souvent, atteint la perfection graphique. La mise en page, le graphisme sont magnifiés par les décors, les arrière-plans auquel le dessinateur nous habitue. Moult détails attirent l'oeil. La description d'époque est à nouveau la résultante d'un travail de documentation énorme. Une belle colorisation d'ensemble de Maud Chapelle parachève l'ensemble. C'est vrai, c'est un peu "lourd" à lire pour les "non-initiés" -mais c'est du Martin-. Bien belle série qui se passe dans une période pas trop exploitée en BD.
Okko
Je suis emballé par cette série, point barre. C'est exactement le genre de dessins et de colorisation que j'aime, très précis, très étudié et en même temps remarquablement fluide et dynamique. L'univers fantastique créé sur les bases de la mythologie et de l'histoire nippones est intéressant, et riche de potentialités et de promesses. Et les histoires, qu'il s'agisse du cycle de l'Eau (terminé) ou du cycle de la Terre (en cours), elles sont sobres, souvent inquiétantes tout en contenant la dose nécessaire d'action. Je suis conquis et j'en redemande.
Les Z'aventures du Prince Nunki
Comme le dit si bien M. Georges, les dessins font très "cartoon" mais la bédé est dans l'ensemble un grand mélange d'humour, d'amour et d'aventure. Le prochain tome sort bientôt et il est plus loufoque que celui-ci !!! Je vous le conseille par avance ! André FAYARD (ami de l'auteur)
L'Ordre de Cicéron
Quelle bonne surprise que cette série ! Ah ça, oui !... Imaginez un album des Maîtres de l'Orge qui se déroulerait dans le milieu des avocats. Et à Largo Winch qui abandonnerait le monde des affaires pour affronter celui du business des juristes. Tout est impeccablement formaté et précisément ciblé. Les amateurs de grandes sagas économino-crimino-familiales (dont je suis) seront comblés. Qui plus est : il y a le dessin imparable de Gillon, qui touche de la grâce de son trait chaque univers qu'il aborde. Un régal graphique. Rien que pour ça, cette histoire un brin téléphonée de vendetta familiale sur fonds d'OPA sur un cabinet d'avocats prestigieux mérite de s'y arrêter. A déguster comme un très bon film. PETITE HISTOIRE : A quoi, parfois, tient l'achat d'une BD!... C'est la couverture du premier tome, représentant un avocat en train de plaider, qui m'a attiré. Deux ans plus tôt, lors d'un festival, j'ai été amené à rencontrer Eddy Paape (Marc Dacier, Luc Orient, les Belles Histoires de l'oncle Paul, etc... etc...). Il avait le temps et m'a dessiné un superbe original. Je lui ai laissé le choix du sujet. Il a opté pour un avocat en train de plaider. Le dessin -magnifique- quasi terminé, je l'entends qui y va d'un retentissant "Nom di dju !..". M'inquiétant, il m'avise qu'il a dessiné deux mains GAUCHES. Il s'excuse, m'informe qu'il va "gommer tout ça !". "Que nenni", lui ai-je répondu. Je tenais, en effet; à ce qu'il ne change rien au dessin. Et c'est ainsi que je suis vraisemblablement le seul à posséder un original de Mr. Eddy Paape qui représente, au fusain, un avocat du 19ème siècle en train de plaider et affublé de DEUX MAINS GAUCHES.
Kid Paddle
C'est tout simple : j'adore !.. "Kid" fait sa première apparition dans l'hebdo Spirou n° 2887 du 10 Novembre 1993 (gloups !... déjà 13 ans !?...) Kid, Horace et Big-Bang ?... un fabuleux trio né de l'imagination fertile et débordante de Midam. Sincèrement, je pense souvent : "Mais où va-t-il chercher tout ça ?..." Et c'est vrai que chaque parution d'un gag de Kid est -pour moi- un véritable régal. "Kid" ?... c'est un gamin de "maintenant", féru de jeux vidéo et passionné d'inventer toutes les formes de torture possibles à l'encontre des jouets, poupées et nounours de sa "grande" soeur. "Kid", c'est un fantastique petit univers où gravitent aussi son papa, le gardien de la salle de jeux-video, son chien, sa cousine, son grand-père. "Kid" ?... c'est l'iconoclaste dans toute sa splendeur (naïve) ; un gamin dans les mains duquel il ne fait pas bon être un jouet ; un véritable surexcité du joystick qui -régulièrement- m'amène de vrais rires en fin de lecture d'un gag ou d'un tome. Le graphisme ?... assez "raide" à ses débuts, le trait de Midam s'est vite affiné pour donner un dessin attirant, clair, lisible, fourmillant d'inventivité. La mise en page est classique, certes, mais elle offre ainsi un réel attrait de lecture. Vraiment pas grand chose à jeter. Une série dont le style de chaque gag se "renouvelle" à chaque planche. J'apprécie vraiment.
Le Chant des Stryges
Une grande série, qui débute directement en albums dès 1997. Une grande et curieuse série aussi. Dès le début de l'intrigue, un cadavre découvert se révèle être un monstre ailé non humain. Qui que quoi donc est-ce ?... Et là, j'ai plongé dans un grand thriller fantastique aux odeurs "lovecraftiennes"... J'ai plongé -avec bonheur- dans des scénarios "en béton", qui donnent des histoires accrocheuses où se mêlent complots et paranormal. J'ai plongé dans un drôle de climat délétère, voulu par les auteurs ; lesquels développent ici une véritable saga sombre. Sombre... mais attirante. J'ai quand même fait quelques recherches !.. Les "Stryges"... ce sont des créatures qui viennent de la nuit des temps et dont on parle déjà dans la mythologie grecque. Et Corbeyran les fait intervenir à notre époque ; ce dans un univers qu'il a conçu et qui se montre d'une vraie cohérence. Joli, tout ça. Qui plus est, son textuel -fort imaginatif- fait montre d'une narration quasi cinématographique. Une série à lire "à son aise", ce pour comprendre ce mélange de mythologie et d'époque contemporaine mêlés ; dans un postulat développé de maîtresse façon par les auteurs. Costaud. Très.