Le tueur ?... Un homme froid et méticuleux. Par un gugusse qui tue pour le plaisir. Non. Un pro. Un vrai. Un mec qui n'agit que sur commande et qui n'aime vraiment pas les imprévus.
Sur cette trame de base on ne peut plus classique se développent des scénarios -un peu convenus, certes- mais aux intrigues accrocheuses, servies par un excellent graphisme.
Il y a dans diverses pages quelques dessins qui éclatent par leur maestria graphique. Autant de petits bijoux qui parsèment ces albums à la très belle colorisation.
Jacamon fait également ici preuve de son sens du découpage qui, souvent, sort de l'ordinaire.
Une très bonne série, faite d'action, mais aussi d'une bonne dose d'introspection.
A lire, mais à ne pas faire. Du beau et bon travail ; distrayant, solide et aussi bien documenté.
Un "4" mérité.
Une série intéressante...
Etre une "petite frappe" dans la France de la première partie de l'ancien siècle (déjà !) n'est pas de tout repos. Surtout quand on multiplie les coups foireux et qu'on voudrait bien pouvoir forcer les portes de la respectabilité...
C'est le résumé du quotidien du "héros" de cette sage 100% noir de chez noir.
Cette aventure est inspirée de Léo Mallet ; et surtout bien traduite en bande dessinée par le duo Daoudi-Bonifay.
J'y ai suivi de bon coeur le malaise d'un petit gangster au coeur bien accroché lorsqu'il s'agit d'envoyer des "pruneaux" dans le ventre de ceux qui se mettent sur son chemin, mais qui a aussi le coeur bien tendre lorsqu'il s'agit de sa dulcinée.
Un univers dur, noir, accrocheur pourtant ; et que j'ai dévoré avec une facilité déconcertante.
Vraiment pas mal du tout.
3.5
Un road-movie sur fond d'espionnage pendant la Guerre Froide, je ne pouvais pas passer à côté...
La Liste 66 est un bon polar. Un pur produit des années 60 qui fait penser aux films noirs de cette époque. L'histoire démarre très vite, trop vite peut-être, on est immédiatement embringués dans l'histoire de ce père en cavale avec son fils sur la mythique route 66, cette route qui traverse 8 Etats, de l'Illinois à la Californie. Chaque tome prenant pour cadre un Etat, le postulat est original et alléchant !
Au départ je suis resté perplexe sur ce démarrage en trombe mais par la suite l'auteur distille quelques éléments qui nous aident à comprendre le motif de cette fuite. Il y a un paradoxe qui réside dans le fait qu'on n'a très peu d'explications mais qu'elles suffisent amplement à nous faire saisir l'intégralité du sac de noeuds. C'est dans la dernière planche qu'on apprend quasiment tout, bien qu'on en ait déjà l'idée avant !
Il y a peu de dialogues, quelques cases narratives et de fait l'album se lit assez vite, l'auteur faisant la part belle à l'action avec de la bagarre, des flingues et des courses-poursuites. La lecture est facile et rythmée, divertissante et intéressante, du bon polar, je n'en demande pas plus :)
Le dessin est très réussi, l'épaisseur du trait accentue la noirceur surtout dans les passages de nuit. Stalner nous gratifie de quelques planches magnifiques qui prennent toute la page (vues extérieures comme intérieures), il semble aussi particulièrement apprécier les vieilles voitures américaines et il faut admettre qu'il les dessine plutôt bien ! J'ai juste l'impression qu'il y a parfois quelques problèmes de proportion et de perspective mais rien de choquant. Les couleurs sont très réussies également.
La lecture de ce premier tome s'achève sur une bonne impression, bien que toutes les clefs de l'intrigue nous soient déjà connues dans ce qui demeure une introduction, une question reste cependant en suspens et donne l'envie de connaître la suite et les péripéties qui vont arriver à nos deux héros de fortune à travers le Missouri...
PS : Ceci est mon 66ème avis mais je ne l'ai pas fait exprès lol :p
Une très bonne série, aux scénarios solides, captivants, qui a tenu mon attention en éveil au long des divers épisodes.
Yann Calec visite le monde des années 50, et moi avec lui, dans un très beau style graphique bien mis en valeur par une colorisation quelques fois "intimiste".
Tout comme Corto Maltese -dont il doit être un cousin- Yann Calec offre souvent de magnifiques images, de drôles de rencontres ; ce dans ses aventures maritimes remplies de suspense et d'exotisme.
Policier ?... Thriller ?... Aventures?... Un bon mélange de tout ça.
Kraehn, le scénariste, s'est scrupuleusement documenté. Il a un sens du dialogue qui sonne juste et de la reconstitution des décors et des ambiances. Ses récits m'ont à chaque fois embarqué dans de passionnantes traversées.
Albums de qualité. BD et série de qualité. Des pages de bonheur. Que demander de plus ?...
Le non-sens à l'état pur. La déconnade en première ligne.
Tom Carbone ?... c'est un peu "Les belles histoires de l'Oncle Paul" remises au goût du jour, avec une certaine férocité qui fait bien rire sans se forcer. Il raconte des histoires dans lesquelles il est -souvent- le premier intervenant.
C'est con, bête, idiot... dans la meilleure tradition des Gotlib, Reiser et autre Mandryka de la grande époque de l'hebdo Pilote.
Quelques histoires de plusieurs pages chacune composent les tomes. Chacune débute normalement, par un petit fait de la vie de tous les jours. Puis Tom se met à raconter. Et là, c'est la folie pure...
Le scénariste y va à grands coups de louche, m'a balancé en pleine figure des conneries "pas possible" qui feraient se mortifier de honte les soit-disants "bien-pensants" de notre époque. De toute façon, si ça ne leur plaît pas, qu'ils se replongent dans la lecture de Bécassine !
Moi, ça me fait marrer. Et plus c'est con, plus ça marche !
Le dessin ?... Vif, haché, simple, sans fioritures ni entrelacs compliqués.
Par quelques traits, Cromheecke saisit à vif la nature, le comportement -souvent hystérique-, les attitudes de ses personnages ; qu'ils soient humains ou non. Un chouette trait rapide, nerveux, "illustré" par des couleurs aux tons basiques.
Une bien bonne série à (re)lire lorsqu'un coup de cafard s'annonce.
AVIS POUR LE TOME n° 2 :
Auteur prolifique, Larcenet plonge le peintre Van Gogh dans l'enfer de 14-18.
L'anachronisme est résolu par une pirouette : il imagine le peintre en tant qu'agent secret artistique qui, après l'échec d'une mission, est puni de mort médiatique. Depuis 1890, l'artiste vit dans l'ombre. 25 ans plus tard, la guerre ravage l'Europe. Van Gogh, caporal, est envoyé en première ligne pour y dépeindre ce qui cause le désarroi des combattants.
Larcenet m'a ici balancé une superbe fresque en pleine figure.
Il surprend et s'améliore à chaque tome et/ou histoire. Il m'a ainsi offert une oeuvre qui allie émotion, humour et dérision. Le principe est simple : projeter un personnage très connu dans un décor totalement décalé.
La présente association de dialogues cyniques et percutants à un graphisme personnel de plus en plus maîtrisé m'a gratifié d'un vraiment "grand" album.
Vraiment bien.
Un polar qui ne révolutionnera pas le genre mais qui se lit quand même très bien. Le dessin net et réaliste s’inscrit tout à fait dans le style qui me plaît le plus en général. Petite curiosité, notre héros ressemble étrangement à Sylvester Stallone.
Les aventures de Franck Lincoln m’ont fait penser à celles de Gil St André (dans la même collection). Il est détective privé et il est sans nouvelles de sa femme depuis 5 ans. La recherche de celle-ci est d’ailleurs le fil conducteur entre les différents tomes, et chacun fait avancer un peu plus cette histoire principale.
Les différentes intrigues sont plutôt plaisantes, même si au final elles ne sont pas très novatrices. Ce n’est vraiment pas nécessaire de se faire des nœuds au cerveau pour comprendre les scénarios et j’ai passé un bon moment avec cette série. Le 4ème tome est un peu moins bien que les premiers, mais pas suffisamment pour revoir la note à la baisse.
La demi-douzaine d'histoires proposées n'ont, au départ, qu'un seul lien, celui d'un grand voyage en "absurdie", dans une société d'apparence fort semblable à la nôtre, mais où tout aurait été mis en oeuvre pour procurer du bonheur au plus grand nombre.
L'emploi, la santé, les loisirs, la culture, le contrôle des dépenses et des naissances sont organisés, planifiés et centralisés dans une dictature du bien-être.
Les insoumis, les rebelles et les malchanceux sont condamnés à disparaître, comme chaque protagoniste à la dernière planche.
On les retrouve pourtant dans le dernier chapitre, celui qui livre les clés de la manipulation.
Ce "SOS bonheur" est-il un cauchemar utopique ou une dérive qui nous menace ?...
Un scénario diabolique, intelligent, qui mérite d'être découvert dans son ensemble.
Avec la "mondialisation" en cours... sommes-nous sûrs que cela n'arrivera jamais ?...
Vraiment très bon.
Une excellente série qui m'a fait plonger dans cette "vieille Russie" d'il y a un siècle...
Arnoux a un véritable sens du détail et de la recherche historique, qu'il dépeint avec minutie dans cette véritable saga que sont les aventures de Sophaletta.
J'ai été visuellement intéressé par un découpage 'cinéma' bien marqué, traduit notamment dans des expressions très fines sur les visages des protagonistes.
Tout cela est dû à la patte de Dominique Hé (à partir du 4ème tome).
Pour certains, ce graphisme manque peut-être de modernisme, mais ce serait vraiment aller chercher la petite bête.
Hé possède un style que j'apprécie beaucoup. Donnez-lui à réaliser un Blake et Mortimer et vous en serez positivement surpris. Hé a vraiment la "patte" de Jacobs.
Une excellente série à découvrir, car -à mes yeux- trop peu connue.
J'ai été attiré moi aussi par la couverture. Les dessins sont magnifiques (j'ai rarement vu plus joli) mais cela a déjà été dit.
Le scénario commence à prendre tournure, et on se pose les premières questions (qui est le jeune homme, pourquoi ces rêves ?)
Bref j'attends avec impatience la suite, qui -je l'espère- va être à la hauteur de ce premier tome, et confirmer un début de scénario encourageant.
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Le Tueur
Le tueur ?... Un homme froid et méticuleux. Par un gugusse qui tue pour le plaisir. Non. Un pro. Un vrai. Un mec qui n'agit que sur commande et qui n'aime vraiment pas les imprévus. Sur cette trame de base on ne peut plus classique se développent des scénarios -un peu convenus, certes- mais aux intrigues accrocheuses, servies par un excellent graphisme. Il y a dans diverses pages quelques dessins qui éclatent par leur maestria graphique. Autant de petits bijoux qui parsèment ces albums à la très belle colorisation. Jacamon fait également ici preuve de son sens du découpage qui, souvent, sort de l'ordinaire. Une très bonne série, faite d'action, mais aussi d'une bonne dose d'introspection. A lire, mais à ne pas faire. Du beau et bon travail ; distrayant, solide et aussi bien documenté. Un "4" mérité.
La Trilogie noire
Une série intéressante... Etre une "petite frappe" dans la France de la première partie de l'ancien siècle (déjà !) n'est pas de tout repos. Surtout quand on multiplie les coups foireux et qu'on voudrait bien pouvoir forcer les portes de la respectabilité... C'est le résumé du quotidien du "héros" de cette sage 100% noir de chez noir. Cette aventure est inspirée de Léo Mallet ; et surtout bien traduite en bande dessinée par le duo Daoudi-Bonifay. J'y ai suivi de bon coeur le malaise d'un petit gangster au coeur bien accroché lorsqu'il s'agit d'envoyer des "pruneaux" dans le ventre de ceux qui se mettent sur son chemin, mais qui a aussi le coeur bien tendre lorsqu'il s'agit de sa dulcinée. Un univers dur, noir, accrocheur pourtant ; et que j'ai dévoré avec une facilité déconcertante. Vraiment pas mal du tout.
La Liste 66
3.5 Un road-movie sur fond d'espionnage pendant la Guerre Froide, je ne pouvais pas passer à côté... La Liste 66 est un bon polar. Un pur produit des années 60 qui fait penser aux films noirs de cette époque. L'histoire démarre très vite, trop vite peut-être, on est immédiatement embringués dans l'histoire de ce père en cavale avec son fils sur la mythique route 66, cette route qui traverse 8 Etats, de l'Illinois à la Californie. Chaque tome prenant pour cadre un Etat, le postulat est original et alléchant ! Au départ je suis resté perplexe sur ce démarrage en trombe mais par la suite l'auteur distille quelques éléments qui nous aident à comprendre le motif de cette fuite. Il y a un paradoxe qui réside dans le fait qu'on n'a très peu d'explications mais qu'elles suffisent amplement à nous faire saisir l'intégralité du sac de noeuds. C'est dans la dernière planche qu'on apprend quasiment tout, bien qu'on en ait déjà l'idée avant ! Il y a peu de dialogues, quelques cases narratives et de fait l'album se lit assez vite, l'auteur faisant la part belle à l'action avec de la bagarre, des flingues et des courses-poursuites. La lecture est facile et rythmée, divertissante et intéressante, du bon polar, je n'en demande pas plus :) Le dessin est très réussi, l'épaisseur du trait accentue la noirceur surtout dans les passages de nuit. Stalner nous gratifie de quelques planches magnifiques qui prennent toute la page (vues extérieures comme intérieures), il semble aussi particulièrement apprécier les vieilles voitures américaines et il faut admettre qu'il les dessine plutôt bien ! J'ai juste l'impression qu'il y a parfois quelques problèmes de proportion et de perspective mais rien de choquant. Les couleurs sont très réussies également. La lecture de ce premier tome s'achève sur une bonne impression, bien que toutes les clefs de l'intrigue nous soient déjà connues dans ce qui demeure une introduction, une question reste cependant en suspens et donne l'envie de connaître la suite et les péripéties qui vont arriver à nos deux héros de fortune à travers le Missouri... PS : Ceci est mon 66ème avis mais je ne l'ai pas fait exprès lol :p
Tramp
Une très bonne série, aux scénarios solides, captivants, qui a tenu mon attention en éveil au long des divers épisodes. Yann Calec visite le monde des années 50, et moi avec lui, dans un très beau style graphique bien mis en valeur par une colorisation quelques fois "intimiste". Tout comme Corto Maltese -dont il doit être un cousin- Yann Calec offre souvent de magnifiques images, de drôles de rencontres ; ce dans ses aventures maritimes remplies de suspense et d'exotisme. Policier ?... Thriller ?... Aventures?... Un bon mélange de tout ça. Kraehn, le scénariste, s'est scrupuleusement documenté. Il a un sens du dialogue qui sonne juste et de la reconstitution des décors et des ambiances. Ses récits m'ont à chaque fois embarqué dans de passionnantes traversées. Albums de qualité. BD et série de qualité. Des pages de bonheur. Que demander de plus ?...
Tom Carbone
Le non-sens à l'état pur. La déconnade en première ligne. Tom Carbone ?... c'est un peu "Les belles histoires de l'Oncle Paul" remises au goût du jour, avec une certaine férocité qui fait bien rire sans se forcer. Il raconte des histoires dans lesquelles il est -souvent- le premier intervenant. C'est con, bête, idiot... dans la meilleure tradition des Gotlib, Reiser et autre Mandryka de la grande époque de l'hebdo Pilote. Quelques histoires de plusieurs pages chacune composent les tomes. Chacune débute normalement, par un petit fait de la vie de tous les jours. Puis Tom se met à raconter. Et là, c'est la folie pure... Le scénariste y va à grands coups de louche, m'a balancé en pleine figure des conneries "pas possible" qui feraient se mortifier de honte les soit-disants "bien-pensants" de notre époque. De toute façon, si ça ne leur plaît pas, qu'ils se replongent dans la lecture de Bécassine ! Moi, ça me fait marrer. Et plus c'est con, plus ça marche ! Le dessin ?... Vif, haché, simple, sans fioritures ni entrelacs compliqués. Par quelques traits, Cromheecke saisit à vif la nature, le comportement -souvent hystérique-, les attitudes de ses personnages ; qu'ils soient humains ou non. Un chouette trait rapide, nerveux, "illustré" par des couleurs aux tons basiques. Une bien bonne série à (re)lire lorsqu'un coup de cafard s'annonce.
Une aventure rocambolesque de...
AVIS POUR LE TOME n° 2 : Auteur prolifique, Larcenet plonge le peintre Van Gogh dans l'enfer de 14-18. L'anachronisme est résolu par une pirouette : il imagine le peintre en tant qu'agent secret artistique qui, après l'échec d'une mission, est puni de mort médiatique. Depuis 1890, l'artiste vit dans l'ombre. 25 ans plus tard, la guerre ravage l'Europe. Van Gogh, caporal, est envoyé en première ligne pour y dépeindre ce qui cause le désarroi des combattants. Larcenet m'a ici balancé une superbe fresque en pleine figure. Il surprend et s'améliore à chaque tome et/ou histoire. Il m'a ainsi offert une oeuvre qui allie émotion, humour et dérision. Le principe est simple : projeter un personnage très connu dans un décor totalement décalé. La présente association de dialogues cyniques et percutants à un graphisme personnel de plus en plus maîtrisé m'a gratifié d'un vraiment "grand" album. Vraiment bien.
Frank Lincoln
Un polar qui ne révolutionnera pas le genre mais qui se lit quand même très bien. Le dessin net et réaliste s’inscrit tout à fait dans le style qui me plaît le plus en général. Petite curiosité, notre héros ressemble étrangement à Sylvester Stallone. Les aventures de Franck Lincoln m’ont fait penser à celles de Gil St André (dans la même collection). Il est détective privé et il est sans nouvelles de sa femme depuis 5 ans. La recherche de celle-ci est d’ailleurs le fil conducteur entre les différents tomes, et chacun fait avancer un peu plus cette histoire principale. Les différentes intrigues sont plutôt plaisantes, même si au final elles ne sont pas très novatrices. Ce n’est vraiment pas nécessaire de se faire des nœuds au cerveau pour comprendre les scénarios et j’ai passé un bon moment avec cette série. Le 4ème tome est un peu moins bien que les premiers, mais pas suffisamment pour revoir la note à la baisse.
S.O.S. Bonheur
La demi-douzaine d'histoires proposées n'ont, au départ, qu'un seul lien, celui d'un grand voyage en "absurdie", dans une société d'apparence fort semblable à la nôtre, mais où tout aurait été mis en oeuvre pour procurer du bonheur au plus grand nombre. L'emploi, la santé, les loisirs, la culture, le contrôle des dépenses et des naissances sont organisés, planifiés et centralisés dans une dictature du bien-être. Les insoumis, les rebelles et les malchanceux sont condamnés à disparaître, comme chaque protagoniste à la dernière planche. On les retrouve pourtant dans le dernier chapitre, celui qui livre les clés de la manipulation. Ce "SOS bonheur" est-il un cauchemar utopique ou une dérive qui nous menace ?... Un scénario diabolique, intelligent, qui mérite d'être découvert dans son ensemble. Avec la "mondialisation" en cours... sommes-nous sûrs que cela n'arrivera jamais ?... Vraiment très bon.
Sophaletta
Une excellente série qui m'a fait plonger dans cette "vieille Russie" d'il y a un siècle... Arnoux a un véritable sens du détail et de la recherche historique, qu'il dépeint avec minutie dans cette véritable saga que sont les aventures de Sophaletta. J'ai été visuellement intéressé par un découpage 'cinéma' bien marqué, traduit notamment dans des expressions très fines sur les visages des protagonistes. Tout cela est dû à la patte de Dominique Hé (à partir du 4ème tome). Pour certains, ce graphisme manque peut-être de modernisme, mais ce serait vraiment aller chercher la petite bête. Hé possède un style que j'apprécie beaucoup. Donnez-lui à réaliser un Blake et Mortimer et vous en serez positivement surpris. Hé a vraiment la "patte" de Jacobs. Une excellente série à découvrir, car -à mes yeux- trop peu connue.
Songes
J'ai été attiré moi aussi par la couverture. Les dessins sont magnifiques (j'ai rarement vu plus joli) mais cela a déjà été dit. Le scénario commence à prendre tournure, et on se pose les premières questions (qui est le jeune homme, pourquoi ces rêves ?) Bref j'attends avec impatience la suite, qui -je l'espère- va être à la hauteur de ce premier tome, et confirmer un début de scénario encourageant.