Jusqu'au tome 21 inclus, on peut acheter les yeux fermés, ça mérite 5 étoiles facilement : Dessin + scénario, c'est extra.
Ensuite, c'est plus par attachement aux personnages car les histoires deviennent complètement décousues, sans trame de fond, de logique réelle.
Cela dit, même dans ce cas-là, je me suis arrêté au 25 car vraiment, j'avais un peu l'impression de me faire avoir. Même certains personnages me tapaient sur le système à réitérer les mêmes erreurs.
Peut-être que si on nous annonce la fin définitive de "Thorgal", j'achèterais pour terminer la collection mais pas sûr.
Comme beaucoup donc, je conseille les 21 premiers tomes.
Ceci était mon premier post, j'ai décidé de me mettre à commenter alors que ça fait longtemps que je viens ici.
Bonne lecture à tous.
Comme mon pseudo le laisse supposer, je suis fan de tout ce qui touche à l’Amérique du sud et les civilisations précolombiennes. C’est pourquoi je me suis jeté sur l’intégrale !!
J’ai beaucoup aimé : le scénario et les recherches sur cette civilisation (richesse culturelle, rites, société, comme faiblesses). L’histoire est vraiment très rythmée (dialogues), et le personnage de Maki est prenant, même si deux tomes ne suffisent pas à mettre en valeur les autres personnages.
J’ai bien aimé le dessin type ‘hachuré ‘ ou crayonnage, et la colorisation. Mais… Je reste un peu sur ma faim car je persiste à penser que des dessins plus détaillés, plus recherchés auraient mieux ressorti la beauté de cette civilisation (mais là, c’est l’accro qui parle). ;)
En résumé, j’ai passé un très bon moment avec cette BD.
J’avais déjà lu quelques tomes dans le désordre de "Thorgal"… et je n’avais pas du tout accroché. A la vue des commentaires, je me suis dit que j’étais peut-être passé à coté de quelque chose… C’est pourquoi je viens de lire le premier cycle (T01 à T29) dans l’ordre.
Et j’étais bien passé à coté d’une petite perle… Tout est bon dans cette Bd, le dessin, les personnages. Un bon mélange de SF, de mysticisme et de Vikings cohérent. Le seul regret qu’on puisse avoir (comme d’autres l’ont dit auparavant) est une certaine baisse de régime dans les derniers tomes, et quelques histoires superflues… Mais "Thorgal" n’en reste pas moins une des meilleures BD que j’ai lues à ce jour.
Ah, j'oubliais... c'est quand même drôlement mieux quand c'est lu dans l'ordre !!!
"Buck Danny" est pour moi une excellente série franco-belge.
Le dessin de Hubinon, qui était tâtonnant dans le premier album, a très vite évolué pour atteindre une très haute qualité.
Par moment, certaines planches sont dessinées par un autre, pour une raison que j'ignore, et la perte de qualité du dessin saute aux yeux. Le summum de la laideur est atteint dans "l'escadrille de la mort", où environ 1/3 de l'album est dessiné par un autre : catastrophique.
Heureusement le repreneur choisi est excellent. Bergèse à même apporté un plus dans la qualité du dessin en créant des personnages aux physionomies plus variées.
Quant au scénario, c'est du Charlier, bien ficelé et efficace. Certes il y a 2, 3 aventures qui se ressemblent un peu. Mais ça ne gâche pas la qualité de l'ensemble.
"Buck Danny", c'est de la grande aventure, tantôt très "aérienne", tantôt plus "au sol". On y suit l'évolution de l'aéronavale américaine de la 2de guerre mondiale à aujourd'hui, Ce qui, tout en restant dans le cadre "Armée de l'air" en donne pour tous les goûts : Scènes de guerre, aviation civile, terrorisme, pilotes d'essais, espionnage, etc...
Alors bien sûr, c'est très "héros boy-scout", toujours droits et sans défaut, prêts à se sacrifier pour leur cause. Mais n'oublions pas qu'il s'agit de militaires pilotes de chasse ! L'exemple même du militaire dévoué aveuglément à son pays et qui doit obéir sans discuter à tout ordre donné. Un pilote de chasse ne peut pas se permettre d'avoir des états d'âme, il n'en aurait pas le temps.
Mais il faut reconnaître que dans le genre le personnage "Buck Danny" est particulièrement gratiné. L'ayant relu récemment j'ai noté à plusieurs reprise des situations où Danny était prêt à sacrifier ses meilleurs amis pour sa mission, ce qui ne le rend finalement pas très sympathique. Mais après tout pourquoi un héros devrait absolument être sympa ? Tout ce qu'on lui demande c'est de bien piloter et d'accomplir sa mission ; et là il est très fort !
Donc je continue d'acheter "Buck Danny", que j'apprécie toujours autant. Et il faut noter qu'il est difficile de créer des fictions dans ce cadre-là, (armée de l'air contemporaine), avec action, combats et rebondissements, lorsqu'on veut en même temps coller un maximum à la réalité géopolitique.
Un de mes seuls regrets est que, à part Slim Holden et Lady X, Danny ne recroise jamais certains personnages qu'il a côtoyés dans ses premières aventures, Susan ou Tao par exemple, ou même l'ingénieur qui se trouvait avec lui au tout début des "Japs attaquent" et qui disparaît subitement ; pourtant ils semblaient être bons amis.
Voilà, félicitations donc pour cette série qui a su ne pas perdre de sa qualité sur 60 ans de durée ! C'est déjà exceptionnel.
La jeunesse du futur Louis la Guigne, simple ouvrier dans une usine, son service militaire, etc...
Description réaliste de la classe ouvrière du début du vingtième siècle, la série plonge dès le départ Ferchot dans l'aventure en cherchant à élucider les mystères autour de la mort de son père lors d'une grève.
Le jeune homme, idéaliste mais naïf, n'hésite pas à se mettre en opposition contre ses compagnons de classes comme le patronat pour parvenir à ses fins, quitte à jouer contre lui-même.
Frank Giroud réussit la description de son personnage inflexible souhaitant obéir à une certaine idée de l'honneur et de la morale, mais la vie se charge bien vite de lui faire découvrir les inégalités du monde et de modérer son caractère. Les erreurs du héros sont d'ailleurs nombreuses, et ses maladresses forment un habile apprentissage de l'existence.
Tour à tour policière, d'espionnage ou d'aventure, les intrigues sont parfaitement construites autour de personnages concrets qui font voyager aussi bien dans la province française que vers l'Afrique.
Le dessin de Courtois, s'apparentant à une certaine école franco-belge mais étant assez personnel sert bien l'univers de Louis Ferchot, avec sa description minutieuse et son trait clair, qui capte bien les ambiances du terroir comme celle de l'Afrique. Son sens de l'espace convient à l'action soutenue des intrigues. On peut aussi noter le soin porté à l'éducation sentimentale du héros avec un climat sensuel et de nombreuses scènes érotiques où le dessinateur se révèle très à l'aise.
Le scénariste tente aussi un renouvellement au septième tome en testant la méthode de "vision subjective", où l'histoire est vue à travers le regard du héros lorsqu'il intervient, ce dernier ayant disparu et étant recherché par sa mère. Travail intéressant, bien servi par le dessinateur mais quand même un peu déroutant.
Au total, une brillante série classique, avec quelques audaces, qui aurait mérité un bien meilleur accueil. Elle révèle le talent de Courtois et confirme Giroud comme un auteur mêlant à merveille l'aventure et l'Histoire.
Les Naufragés d'Ythaq... une autre série d'Arleston chez Soleil... hum... encore une série agréable mais sans plus ? eh bien non !!
Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai pris une claque mais contrairement à tous les préjugés qui entoure chaque série d'Arleston, cette série a un petit quelque chose qui change.
Le dessin tout d'abord : il est vrai que ça fait très formaté Soleil mais une fois encore, pourquoi me plaindre quand ça me plaît ! Floch a un trait, très proche de Mourier ou Tarquin dessinateurs de séries phares d'Arleston, dynamique, parfois même tranchant, qui colle parfaitement à l'ambiance qui se dégage du scénario. Je crois même que c'est le plus beau dessin dans une série d'Arleston qu'il m'est été donné de voir.
La colorisation des planches me plaît beaucoup. Alors oui ce n'est pas posé à la main mais je trouve que les couleurs donnent une bonne profondeur au graphisme déjà très bon de Floch.
Les personnages sont dans l'ensemble assez réussis. Ils ont chacun un caractère bien défini. Il y a la jolie peste, le mécano naïf et attachant et la fille un poil garçon manqué. Calista la belle brune ressemble beaucoup de par sa personnalité à Cixi de Lanfeust de Troy mais c'est la seule véritable ressemblance que j'ai trouvée. Granite et Narvarth sont eux "inédit". On peut certes retrouver en Narvarth la candeur et la naïveté de Lanfeust mais c'est là le seul point commun. Je ne vois pas pourquoi il faudrait toujours tout ramener au héros précité. Astérix est malin tout comme Tintin mais personne ne fait de lien entre les deux...
Mention spéciale pour le méchant ultra charismatique qu'est Khengis. L'apparence et le caractère tout y est !
Le scénario est d'Arleston comme déjà dit plus haut. Ce monsieur est vraiment doué pour raconter les histoires. Il y a ici un mélange entre la fantasy et la science-fiction que j'aurai qualifié de très original si je n'avais pas lu Lanfeust des étoiles auparavant. Cela dit, je trouve le récit rythmé et plein de rebondissements. Derrière un simple crash d'astronef sur un monde que les rescapés tentent de fuir, l'auteur nous amène pas à pas vers le mystère que renferme la planète médiévale d'Ythaq. Le brume comète n'est de loin pas le premier vaisseau à avoir fait naufrage sur cette planète. Que se cache-t-il derrière tout ça ?? Je voudrai bien le savoir ! Heureusement le tome 4 sort très bientôt (juin 2007 si je ne m'abuse).
Je n'ai pas la prétention de considérer que cette BD est culte ou révolutionnaire mais je pense que c'est une bien bonne série que nous livre là l'archi controversé Arleston.
Je recommande donc au moins la lecture des Naufragés d'Ythaq. Pour ma part je suis très satisfait de mon achat ! :)
Attention ! Cet avis ne porte que sur "In love with Mauricette"!
Hommes – femmes : mode d’emploi ou la complexité des relations amoureuses vue par deux machos de la pire espèce.
Wandrille est un personnage atypique de la bande dessinée. Possédant une très forte personnalité, on se demande dans quelle mesure ses strips, d’une bande au trait ultra minimaliste, présentent un caractère autobiographique.
Cynisme, irrespect total de la gente féminine, les petites amies des deux compères en sont réduites au rang d’objet (généralement sexuel). Elles ne sont d’ailleurs jamais représentées graphiquement. Pourtant, on ne peut s’empêcher de sourire voire de rire face à certaines situations pour le moins cocasses. Il y a un peu de nous dans cette caricature poussée à l’extrême du Mâle avec un grand « M ». Wandrille parvient à venir chercher au plus profond de nous-même ce côté obscur qu’on essaie pourtant chaque jour de rejeter.
Destiné avant tout aux garçons, cet opus pourra aussi convenir aux filles dotées d’un sens de l’humour très développé !
Aventure, exotisme et aviation, voilà un cocktail réussi et ensoleillé qui m'a plutôt charmé. Nous suivons avec Tucker une vraie aventure à l'ancienne, une aventure façon film de Belmondo dont le héros partage d'ailleurs la même bouille. C'est frais, dynamique, simple et prenant à la fois.
Walther Taborda est au dessin. Egalement dessinateur de Big Bill est mort et Un Paradis distant, il change de style graphique à mes yeux pour Tucker. Son trait net, ses hachures, m'y rappellent un je ne sais quoi du graphisme d'Andreas que j'adore. S'y ajoutent quelques légers aspects sympathiquement désuets dont je ne sais s'ils sont voulus mais qui ajoutent à l'ambiance "aventure à l'ancienne" du récit.
J'apprécie moins son encrage qui devient plus gras par moment quand il veut différencier des personnages au premier plan d'autres à l'arrière, mais cela passe. Et je dois dire que la bouille de Bébel du héros me le rend tout de suite nettement plus attachant.
Régis Hautière est au scénario et on ne le présente plus quand il s'agit de raconter des histoires d'aviation (Au-delà des nuages, Le Dernier Envol, Dog fights). Il maîtrise son domaine et se fait plaisir tout en faisant plaisir aux lecteurs.
Acrobates aériens, fidèles mécanos, pilote baroudeur, jolie blonde, Amazonie, chercheurs d'or, pirates du ciel, indiens, rival américain, personnages attachants... Autant d'ingrédients qui forment une histoire pleine de fraicheur, d'action et de ce sens de l'aventure simple et exotique qui manque à beaucoup de BDs actuelles.
Une petite réussite qui ne se prend pas la tête et se lit avec un vrai plaisir.
Cette BD bizarre, je l’avais vue en magasin, feuilletée, et pas plus. Puis on me l’a offerte. Je me suis dit bof ! Et finalement, un peu à contrecœur, je l’ai commencée le soir même dans mon petit lit douillet.
Bon au début, très dérouté, les vignettes qui se suivent sans aucun commentaire m’ont paru ennuyeuses et ternes. On semble deviner l’histoire, le titre est assez évocateur d’ailleurs, c’est encore une histoire de déracinement, de dictature, d’immigration forcée.
Puis de grandes planches d’une page viennent rompre la monotonie des vignettes avec comme des jeux de « chercher l’intrus » au milieu de cette planche de nuages… Peu à peu le surréalisme s’insinue dans le quotidien sépia de l’auteur et plus on avance dans cette histoire curieuse, plus on est pris et envoûté et je ne refermerai cette histoire sans parole qu’à la fin qui n’est qu’un espoir sur un avenir radieux.
Et si c’était ça l’utopie ???
Passage de Swolfs à la bande dessinée historique alors qu'il n'était connu que pour Durango, notre homme confirme son talent d'auteur en abordant une époque précise où il excelle dans la reconstitution tant pour le scénario que pour le dessin.
Abandonnant les archétypes comme il a pu le faire pour le western, il ne se laisse pas aller à une quelconque série de cape et d'épée, mais conte l'histoire de Julien Dampierre, jeune homme du peuple qui souhaite entrer au service du maître-d'arme Forestier pour profiter de cours d'escrime et tenter de s'élever au dessus de sa condition. Le jeune garçon se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait, notamment dans ses fréquentations, et ses ambitions restent floues.
L'histoire choisira pour lui. Alors que la jeune République peine à se faire respecter, les nobles vendéens tentent de soulever ses paysans pour restaurer la monarchie. La révolte éclate alors que Dampierre se place sous la protection d'une comtesse qui souhaite en faire l'outil d'une vengeance contre plusieurs hommes qui ont dénoncé à leur place son mari comme traitre et l'ont fait exécuter.
Le jeune homme se retrouve officier de l'armée vendéenne, mais il regrette rapidement son choix d'avoir quitté maître Forestier et surtout la fille de ce dernier.
Personnages troubles, époque bien explorée, Swolfs se révèle excellent scénariste sur une intrigue dont certains côtés ont fait leurs preuves, mais jamais on ne trouve de vraie facilité.
Son dessin à la fois élégant et réaliste ajoute bien sûr au charme de l'oeuvre, où il montre beaucoup de virtuosité à mettre en scène des foules en mouvement ou des batailles d'envergure.
Il cède le dessin pour un unique tome à Eric, dont le dessin parait inférieur à ses travaux habituels, le trait un peu bâclé rehaussé de couleurs assez curieuses.
Pierre Legein lui succède avec un trait plus classique bien maîtrisé, on sent chez lui l'influence de Mitacq, et il illustre brillamment les scénarios toujours excellents de Swolfs, qui après les débuts de l'insurrection vendéenne et le temps des victoires, aborde celui des défaites.
L'Histoire lui fournit suffisamment d'horreurs trop souvent ignorées pour toujours fournir une lecture intelligente et instructive et renvoyer dos à dos républicains et monarchistes.
Toutefois, après le tome 7, on sent un essoufflement, tant dans les intrigues que dans les dessins, les ficelles apparaissent comme les défauts et la fin de la série est un peu laborieuse.
Pourtant, une très belle série sur une époque peu abordée en bandes dessinées, qui mérite la lecture tant pour les tomes signés Swolfs seul que les six premiers tomes.
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Thorgal
Jusqu'au tome 21 inclus, on peut acheter les yeux fermés, ça mérite 5 étoiles facilement : Dessin + scénario, c'est extra. Ensuite, c'est plus par attachement aux personnages car les histoires deviennent complètement décousues, sans trame de fond, de logique réelle. Cela dit, même dans ce cas-là, je me suis arrêté au 25 car vraiment, j'avais un peu l'impression de me faire avoir. Même certains personnages me tapaient sur le système à réitérer les mêmes erreurs. Peut-être que si on nous annonce la fin définitive de "Thorgal", j'achèterais pour terminer la collection mais pas sûr. Comme beaucoup donc, je conseille les 21 premiers tomes. Ceci était mon premier post, j'ai décidé de me mettre à commenter alors que ça fait longtemps que je viens ici. Bonne lecture à tous.
La Nuit de l'Inca
Comme mon pseudo le laisse supposer, je suis fan de tout ce qui touche à l’Amérique du sud et les civilisations précolombiennes. C’est pourquoi je me suis jeté sur l’intégrale !! J’ai beaucoup aimé : le scénario et les recherches sur cette civilisation (richesse culturelle, rites, société, comme faiblesses). L’histoire est vraiment très rythmée (dialogues), et le personnage de Maki est prenant, même si deux tomes ne suffisent pas à mettre en valeur les autres personnages. J’ai bien aimé le dessin type ‘hachuré ‘ ou crayonnage, et la colorisation. Mais… Je reste un peu sur ma faim car je persiste à penser que des dessins plus détaillés, plus recherchés auraient mieux ressorti la beauté de cette civilisation (mais là, c’est l’accro qui parle). ;) En résumé, j’ai passé un très bon moment avec cette BD.
Thorgal
J’avais déjà lu quelques tomes dans le désordre de "Thorgal"… et je n’avais pas du tout accroché. A la vue des commentaires, je me suis dit que j’étais peut-être passé à coté de quelque chose… C’est pourquoi je viens de lire le premier cycle (T01 à T29) dans l’ordre. Et j’étais bien passé à coté d’une petite perle… Tout est bon dans cette Bd, le dessin, les personnages. Un bon mélange de SF, de mysticisme et de Vikings cohérent. Le seul regret qu’on puisse avoir (comme d’autres l’ont dit auparavant) est une certaine baisse de régime dans les derniers tomes, et quelques histoires superflues… Mais "Thorgal" n’en reste pas moins une des meilleures BD que j’ai lues à ce jour. Ah, j'oubliais... c'est quand même drôlement mieux quand c'est lu dans l'ordre !!!
Buck Danny
"Buck Danny" est pour moi une excellente série franco-belge. Le dessin de Hubinon, qui était tâtonnant dans le premier album, a très vite évolué pour atteindre une très haute qualité. Par moment, certaines planches sont dessinées par un autre, pour une raison que j'ignore, et la perte de qualité du dessin saute aux yeux. Le summum de la laideur est atteint dans "l'escadrille de la mort", où environ 1/3 de l'album est dessiné par un autre : catastrophique. Heureusement le repreneur choisi est excellent. Bergèse à même apporté un plus dans la qualité du dessin en créant des personnages aux physionomies plus variées. Quant au scénario, c'est du Charlier, bien ficelé et efficace. Certes il y a 2, 3 aventures qui se ressemblent un peu. Mais ça ne gâche pas la qualité de l'ensemble. "Buck Danny", c'est de la grande aventure, tantôt très "aérienne", tantôt plus "au sol". On y suit l'évolution de l'aéronavale américaine de la 2de guerre mondiale à aujourd'hui, Ce qui, tout en restant dans le cadre "Armée de l'air" en donne pour tous les goûts : Scènes de guerre, aviation civile, terrorisme, pilotes d'essais, espionnage, etc... Alors bien sûr, c'est très "héros boy-scout", toujours droits et sans défaut, prêts à se sacrifier pour leur cause. Mais n'oublions pas qu'il s'agit de militaires pilotes de chasse ! L'exemple même du militaire dévoué aveuglément à son pays et qui doit obéir sans discuter à tout ordre donné. Un pilote de chasse ne peut pas se permettre d'avoir des états d'âme, il n'en aurait pas le temps. Mais il faut reconnaître que dans le genre le personnage "Buck Danny" est particulièrement gratiné. L'ayant relu récemment j'ai noté à plusieurs reprise des situations où Danny était prêt à sacrifier ses meilleurs amis pour sa mission, ce qui ne le rend finalement pas très sympathique. Mais après tout pourquoi un héros devrait absolument être sympa ? Tout ce qu'on lui demande c'est de bien piloter et d'accomplir sa mission ; et là il est très fort ! Donc je continue d'acheter "Buck Danny", que j'apprécie toujours autant. Et il faut noter qu'il est difficile de créer des fictions dans ce cadre-là, (armée de l'air contemporaine), avec action, combats et rebondissements, lorsqu'on veut en même temps coller un maximum à la réalité géopolitique. Un de mes seuls regrets est que, à part Slim Holden et Lady X, Danny ne recroise jamais certains personnages qu'il a côtoyés dans ses premières aventures, Susan ou Tao par exemple, ou même l'ingénieur qui se trouvait avec lui au tout début des "Japs attaquent" et qui disparaît subitement ; pourtant ils semblaient être bons amis. Voilà, félicitations donc pour cette série qui a su ne pas perdre de sa qualité sur 60 ans de durée ! C'est déjà exceptionnel.
Louis Ferchot
La jeunesse du futur Louis la Guigne, simple ouvrier dans une usine, son service militaire, etc... Description réaliste de la classe ouvrière du début du vingtième siècle, la série plonge dès le départ Ferchot dans l'aventure en cherchant à élucider les mystères autour de la mort de son père lors d'une grève. Le jeune homme, idéaliste mais naïf, n'hésite pas à se mettre en opposition contre ses compagnons de classes comme le patronat pour parvenir à ses fins, quitte à jouer contre lui-même. Frank Giroud réussit la description de son personnage inflexible souhaitant obéir à une certaine idée de l'honneur et de la morale, mais la vie se charge bien vite de lui faire découvrir les inégalités du monde et de modérer son caractère. Les erreurs du héros sont d'ailleurs nombreuses, et ses maladresses forment un habile apprentissage de l'existence. Tour à tour policière, d'espionnage ou d'aventure, les intrigues sont parfaitement construites autour de personnages concrets qui font voyager aussi bien dans la province française que vers l'Afrique. Le dessin de Courtois, s'apparentant à une certaine école franco-belge mais étant assez personnel sert bien l'univers de Louis Ferchot, avec sa description minutieuse et son trait clair, qui capte bien les ambiances du terroir comme celle de l'Afrique. Son sens de l'espace convient à l'action soutenue des intrigues. On peut aussi noter le soin porté à l'éducation sentimentale du héros avec un climat sensuel et de nombreuses scènes érotiques où le dessinateur se révèle très à l'aise. Le scénariste tente aussi un renouvellement au septième tome en testant la méthode de "vision subjective", où l'histoire est vue à travers le regard du héros lorsqu'il intervient, ce dernier ayant disparu et étant recherché par sa mère. Travail intéressant, bien servi par le dessinateur mais quand même un peu déroutant. Au total, une brillante série classique, avec quelques audaces, qui aurait mérité un bien meilleur accueil. Elle révèle le talent de Courtois et confirme Giroud comme un auteur mêlant à merveille l'aventure et l'Histoire.
Les Naufragés d'Ythaq
Les Naufragés d'Ythaq... une autre série d'Arleston chez Soleil... hum... encore une série agréable mais sans plus ? eh bien non !! Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai pris une claque mais contrairement à tous les préjugés qui entoure chaque série d'Arleston, cette série a un petit quelque chose qui change. Le dessin tout d'abord : il est vrai que ça fait très formaté Soleil mais une fois encore, pourquoi me plaindre quand ça me plaît ! Floch a un trait, très proche de Mourier ou Tarquin dessinateurs de séries phares d'Arleston, dynamique, parfois même tranchant, qui colle parfaitement à l'ambiance qui se dégage du scénario. Je crois même que c'est le plus beau dessin dans une série d'Arleston qu'il m'est été donné de voir. La colorisation des planches me plaît beaucoup. Alors oui ce n'est pas posé à la main mais je trouve que les couleurs donnent une bonne profondeur au graphisme déjà très bon de Floch. Les personnages sont dans l'ensemble assez réussis. Ils ont chacun un caractère bien défini. Il y a la jolie peste, le mécano naïf et attachant et la fille un poil garçon manqué. Calista la belle brune ressemble beaucoup de par sa personnalité à Cixi de Lanfeust de Troy mais c'est la seule véritable ressemblance que j'ai trouvée. Granite et Narvarth sont eux "inédit". On peut certes retrouver en Narvarth la candeur et la naïveté de Lanfeust mais c'est là le seul point commun. Je ne vois pas pourquoi il faudrait toujours tout ramener au héros précité. Astérix est malin tout comme Tintin mais personne ne fait de lien entre les deux... Mention spéciale pour le méchant ultra charismatique qu'est Khengis. L'apparence et le caractère tout y est ! Le scénario est d'Arleston comme déjà dit plus haut. Ce monsieur est vraiment doué pour raconter les histoires. Il y a ici un mélange entre la fantasy et la science-fiction que j'aurai qualifié de très original si je n'avais pas lu Lanfeust des étoiles auparavant. Cela dit, je trouve le récit rythmé et plein de rebondissements. Derrière un simple crash d'astronef sur un monde que les rescapés tentent de fuir, l'auteur nous amène pas à pas vers le mystère que renferme la planète médiévale d'Ythaq. Le brume comète n'est de loin pas le premier vaisseau à avoir fait naufrage sur cette planète. Que se cache-t-il derrière tout ça ?? Je voudrai bien le savoir ! Heureusement le tome 4 sort très bientôt (juin 2007 si je ne m'abuse). Je n'ai pas la prétention de considérer que cette BD est culte ou révolutionnaire mais je pense que c'est une bien bonne série que nous livre là l'archi controversé Arleston. Je recommande donc au moins la lecture des Naufragés d'Ythaq. Pour ma part je suis très satisfait de mon achat ! :)
Seul comme les pierres
Attention ! Cet avis ne porte que sur "In love with Mauricette"! Hommes – femmes : mode d’emploi ou la complexité des relations amoureuses vue par deux machos de la pire espèce. Wandrille est un personnage atypique de la bande dessinée. Possédant une très forte personnalité, on se demande dans quelle mesure ses strips, d’une bande au trait ultra minimaliste, présentent un caractère autobiographique. Cynisme, irrespect total de la gente féminine, les petites amies des deux compères en sont réduites au rang d’objet (généralement sexuel). Elles ne sont d’ailleurs jamais représentées graphiquement. Pourtant, on ne peut s’empêcher de sourire voire de rire face à certaines situations pour le moins cocasses. Il y a un peu de nous dans cette caricature poussée à l’extrême du Mâle avec un grand « M ». Wandrille parvient à venir chercher au plus profond de nous-même ce côté obscur qu’on essaie pourtant chaque jour de rejeter. Destiné avant tout aux garçons, cet opus pourra aussi convenir aux filles dotées d’un sens de l’humour très développé !
Tucker
Aventure, exotisme et aviation, voilà un cocktail réussi et ensoleillé qui m'a plutôt charmé. Nous suivons avec Tucker une vraie aventure à l'ancienne, une aventure façon film de Belmondo dont le héros partage d'ailleurs la même bouille. C'est frais, dynamique, simple et prenant à la fois. Walther Taborda est au dessin. Egalement dessinateur de Big Bill est mort et Un Paradis distant, il change de style graphique à mes yeux pour Tucker. Son trait net, ses hachures, m'y rappellent un je ne sais quoi du graphisme d'Andreas que j'adore. S'y ajoutent quelques légers aspects sympathiquement désuets dont je ne sais s'ils sont voulus mais qui ajoutent à l'ambiance "aventure à l'ancienne" du récit. J'apprécie moins son encrage qui devient plus gras par moment quand il veut différencier des personnages au premier plan d'autres à l'arrière, mais cela passe. Et je dois dire que la bouille de Bébel du héros me le rend tout de suite nettement plus attachant. Régis Hautière est au scénario et on ne le présente plus quand il s'agit de raconter des histoires d'aviation (Au-delà des nuages, Le Dernier Envol, Dog fights). Il maîtrise son domaine et se fait plaisir tout en faisant plaisir aux lecteurs. Acrobates aériens, fidèles mécanos, pilote baroudeur, jolie blonde, Amazonie, chercheurs d'or, pirates du ciel, indiens, rival américain, personnages attachants... Autant d'ingrédients qui forment une histoire pleine de fraicheur, d'action et de ce sens de l'aventure simple et exotique qui manque à beaucoup de BDs actuelles. Une petite réussite qui ne se prend pas la tête et se lit avec un vrai plaisir.
Là où vont nos pères
Cette BD bizarre, je l’avais vue en magasin, feuilletée, et pas plus. Puis on me l’a offerte. Je me suis dit bof ! Et finalement, un peu à contrecœur, je l’ai commencée le soir même dans mon petit lit douillet. Bon au début, très dérouté, les vignettes qui se suivent sans aucun commentaire m’ont paru ennuyeuses et ternes. On semble deviner l’histoire, le titre est assez évocateur d’ailleurs, c’est encore une histoire de déracinement, de dictature, d’immigration forcée. Puis de grandes planches d’une page viennent rompre la monotonie des vignettes avec comme des jeux de « chercher l’intrus » au milieu de cette planche de nuages… Peu à peu le surréalisme s’insinue dans le quotidien sépia de l’auteur et plus on avance dans cette histoire curieuse, plus on est pris et envoûté et je ne refermerai cette histoire sans parole qu’à la fin qui n’est qu’un espoir sur un avenir radieux. Et si c’était ça l’utopie ???
Dampierre
Passage de Swolfs à la bande dessinée historique alors qu'il n'était connu que pour Durango, notre homme confirme son talent d'auteur en abordant une époque précise où il excelle dans la reconstitution tant pour le scénario que pour le dessin. Abandonnant les archétypes comme il a pu le faire pour le western, il ne se laisse pas aller à une quelconque série de cape et d'épée, mais conte l'histoire de Julien Dampierre, jeune homme du peuple qui souhaite entrer au service du maître-d'arme Forestier pour profiter de cours d'escrime et tenter de s'élever au dessus de sa condition. Le jeune garçon se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait, notamment dans ses fréquentations, et ses ambitions restent floues. L'histoire choisira pour lui. Alors que la jeune République peine à se faire respecter, les nobles vendéens tentent de soulever ses paysans pour restaurer la monarchie. La révolte éclate alors que Dampierre se place sous la protection d'une comtesse qui souhaite en faire l'outil d'une vengeance contre plusieurs hommes qui ont dénoncé à leur place son mari comme traitre et l'ont fait exécuter. Le jeune homme se retrouve officier de l'armée vendéenne, mais il regrette rapidement son choix d'avoir quitté maître Forestier et surtout la fille de ce dernier. Personnages troubles, époque bien explorée, Swolfs se révèle excellent scénariste sur une intrigue dont certains côtés ont fait leurs preuves, mais jamais on ne trouve de vraie facilité. Son dessin à la fois élégant et réaliste ajoute bien sûr au charme de l'oeuvre, où il montre beaucoup de virtuosité à mettre en scène des foules en mouvement ou des batailles d'envergure. Il cède le dessin pour un unique tome à Eric, dont le dessin parait inférieur à ses travaux habituels, le trait un peu bâclé rehaussé de couleurs assez curieuses. Pierre Legein lui succède avec un trait plus classique bien maîtrisé, on sent chez lui l'influence de Mitacq, et il illustre brillamment les scénarios toujours excellents de Swolfs, qui après les débuts de l'insurrection vendéenne et le temps des victoires, aborde celui des défaites. L'Histoire lui fournit suffisamment d'horreurs trop souvent ignorées pour toujours fournir une lecture intelligente et instructive et renvoyer dos à dos républicains et monarchistes. Toutefois, après le tome 7, on sent un essoufflement, tant dans les intrigues que dans les dessins, les ficelles apparaissent comme les défauts et la fin de la série est un peu laborieuse. Pourtant, une très belle série sur une époque peu abordée en bandes dessinées, qui mérite la lecture tant pour les tomes signés Swolfs seul que les six premiers tomes.